Blois : une marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale le 26 septembre

Une marche partira de la place Lorjou, samedi 26 septembre à 15 heures, dans le cadre d’une mobilisation organisée le même jour dans toute la France. Née après un été 2026 marqué par des records de chaleur et une sécheresse exceptionnelle, l’initiative entend réunir les questions de climat, de biodiversité, de justice sociale et de paix. Plus de 200 mobilisations sont désormais recensées dans le pays.
À Blois, le rendez-vous est fixé samedi 26 septembre à 15 heures, place Lorjou. Le cortège empruntera ensuite la rue Maréchal-de-Tourville, la rue Bégon, la rue de la Garenne, la place Victor-Hugo, la rue Porte-Côté et la rue Denis-Papin avant de rejoindre la place de la Résistance.
La marche blésoise s’inscrit dans une journée nationale organisée autour de quatre mots : « climat, vivant, paix et justice sociale ». Les organisateurs locaux entendent notamment dénoncer ce qu’ils considèrent comme l’inaction face au changement climatique et réclamer « un plan d’urgence » d’adaptation et d’atténuation, accompagné des moyens nécessaires à son financement.
L’appel n’est pas resté cantonné à quelques grandes villes. Au 19 septembre, le Mouvement du 26 septembre revendique 890 organisations nationales et locales et 230 mobilisations recensées dans 87 départements. En deux semaines, le nombre de rendez-vous recensés a donc plus que doublé.
Après l’été le plus chaud jamais mesuré en France
Si la date du 26 septembre arrive à la rentrée, le mouvement trouve son origine dans ce qui s’est produit au cours des mois précédents. L’été météorologique 2026 — juin, juillet et août — a été le plus chaud observé en France depuis le début des mesures en 1900. La température moyenne a atteint 24 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale 1991-2020. Le précédent record appartenait à l’été 2003, avec une anomalie de 2,7 °C.
La chaleur n’a pas seulement atteint ponctuellement des niveaux élevés. Elle s’est installée dans la durée. Météo-France dénombre 53 jours en vague de chaleur au cours de l’été, répartis en trois épisodes. Le précédent record, établi en 2022, était de 33 jours.
Sur l’ensemble de la saison, 90 % du territoire français a connu au moins une température maximale de 35 °C ou davantage. Le seuil de 40 °C a été franchi au moins une fois sur 45 % du territoire. Dans le sud de la région Centre-Val de Loire, Météo-France relève plus de 30 journées dépassant 35 °C, contre cinq à dix habituellement.
La chaleur s’est accompagnée d’un manque d’eau prononcé. La pluviométrie estivale a été inférieure d’environ 40 % aux normales, ce qui fait de 2026 le deuxième été le moins pluvieux enregistré en France. Météo-France décrit également une sécheresse des sols exceptionnelle à l’échelle du pays.
Une surmortalité notable
Santé publique France estime à 5 764 le nombre de décès toutes causes en excès observés dans les départements concernés par la canicule entre le 17 juin et le 2 juillet. Une deuxième estimation fait état de 1 243 décès en excès entre le 3 et le 22 juillet, puis une troisième de 817 décès supplémentaires entre le 27 juillet et le 20 août. Additionnées, ces premières estimations atteignent au moins 7 824 décès toutes causes en excès pendant les périodes de canicule étudiées. Les personnes les plus âgées apparaissent particulièrement exposées. Les 75 ans et plus représentent les deux tiers des décès en excès lors du premier épisode, les trois quarts lors du suivant et 751 des 817 décès en excès estimés pour la dernière période.
S’adapter, mais aussi réduire les causes du réchauffement
C’est dans ce contexte que les organisateurs du 26 septembre réclament à la fois adaptation et atténuation. Les deux termes recouvrent des politiques différentes. L’atténuation consiste à agir sur les causes du changement climatique, en particulier en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. L’adaptation vise, elle, à préparer la société aux conséquences déjà perceptibles ou devenues difficiles à éviter : fortes chaleurs, sécheresses, tensions sur la ressource en eau, incendies, effets sanitaires ou encore conséquences pour l’agriculture.
Le mouvement demande que ces politiques soient accompagnées de moyens financiers et inscrit volontairement cette question climatique dans un ensemble plus large. D’où l’association, dans le même appel, du climat, du vivant et de la justice sociale. Les conséquences des fortes chaleurs ou de la sécheresse ne touchent pas tous les habitants de la même manière : âge, état de santé, qualité du logement ou conditions de travail modifient fortement l’exposition aux risques.
Une initiative citoyenne soutenue par associations, syndicats et partis
À Blois, la marche se présente comme « apartisane » et « à l’initiative des citoyens », tout en précisant qu’elle bénéficie du soutien d’associations, de syndicats et de partis politiques. Cette distinction existe également au niveau national. Le mouvement n’est pas né d’une formation politique et revendique son autonomie. Mais son appel a progressivement été rejoint par de nombreuses organisations : Greenpeace France, France Nature Environnement, Attac, Les Amis de la Terre, Alternatiba, ANV-COP21, la Confédération paysanne, Solidaires, Zero Waste France, Fridays for Future France, mais aussi plusieurs formations politiques.
>> Pratique — Samedi 26 septembre 2026, départ à 15 heures place Lorjou à Blois. Parcours annoncé : rue Maréchal-de-Tourville, rue Bégon, rue de la Garenne, place Victor-Hugo, rue Porte-Côté, rue Denis-Papin, arrivée place de la Résistance.


