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	<title>Archives des articles : Politique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<description>Le Webmag de Blois</description>
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	<title>Archives des articles : Politique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Violences sexistes et sexuelles : rassemblement samedi à Blois pour une loi-cadre intégrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 10:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants est organisé samedi 4 juillet 2026, à 14h, devant la préfecture de Blois. Il s’inscrit dans une mobilisation nationale pour l’adoption d’une loi-cadre intégrale, portée par une coalition féministe et enfantiste qui demande à la fois un texte ambitieux et des &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/violences-sexistes-et-sexuelles-rassemblement-samedi-a-blois-pour-une-loi-cadre-integrale">Violences sexistes et sexuelles : rassemblement samedi à Blois pour une loi-cadre intégrale</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants</strong> est organisé <strong>samedi 4 juillet 2026, à 14h, devant la préfecture de Blois. </strong>Il s’inscrit dans une mobilisation nationale <strong>pour l’adoption d’une loi-cadre intégrale, </strong>portée par une coalition féministe et enfantiste qui demande à la fois un texte ambitieux et des moyens budgétaires. À Blois, le rendez-vous est fixé samedi. Plusieurs organisations locales appellent à la mobilisation. Figurent notamment Solidaires, la FSU, Nous Toutes 41, la <a href="https://www.facebook.com/udcgt41/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CGT Loir-et-Cher</a>, le Collectif féministe 41 et le Planning familial 41.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mobilisation locale prolonge un précédent rassemblement organisé à <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-alentours-du-29-juin-au-5-juillet">Saint-Aignan, lundi 29 juin,</a> par la coordination féministe départementale. Dans son appel, celle-ci estimait qu’<em>« une brèche s’ouvrait »</em> après la décision du Premier ministre d’inscrire la proposition de loi intégrale à l’agenda parlementaire, tout en appelant à <em><strong>« transformer les annonces en actes ».</strong></em> L’enjeu, pour les organisations mobilisées, est que le texte ne soit pas réduit à une réponse uniquement répressive, mais conserve <strong>une approche globale : prévention, protection des victimes, justice, réparation et lutte contre la récidive.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="816" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-1.png" alt="" class="wp-image-34719" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-1.png 816w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-1-240x300.png 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-1-768x960.png 768w" sizes="(max-width: 816px) 100vw, 816px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">La journée du 4 juillet entend être une <em><strong>« grande marche citoyenne »</strong></em> organisée <strong>partout en France.</strong> Cette mobilisation s’est structurée autour d’une coalition féministe et enfantiste <strong>réunissant 150 associations, ONG et syndicats.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte auquel se réfèrent les manifestantes et manifestants existe déjà : il s’agit de la <strong>proposition de loi n°2169</strong>, déposée à l’Assemblée nationale le 2 décembre 2025. Elle vise à lutter <em>« de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants »</em> et a été renvoyée à la commission des lois. La séquence politique s’est accélérée fin juin. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 23 juin 2026, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que l’Assemblée pourrait se saisir du texte en commission en septembre,</strong> avant un examen en séance au début du mois d’octobre, avant le budget. Il a toutefois précisé que la proposition de loi comprend <strong>78 articles</strong>, dont une partie relève selon le gouvernement du domaine réglementaire, d’autres textes en cours ou de mesures nécessitant un travail juridique complémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les associations, cette annonce constitue une victoire d’étape, mais pas une garantie. La Fondation des Femmes insiste sur la nécessité de préserver l’ambition initiale du texte et <strong>d’y associer des moyens</strong>. La coalition demande notamment <strong>3 milliards d’euros</strong> pour renforcer la prévention, la protection, les soins, les enquêtes, la justice et l’accompagnement des victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications portent aussi sur <strong>l’application effective de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle,</strong> le <strong>renforcement des moyens de la justice</strong>, des forces d’enquête et de la protection de l’enfance, la formation obligatoire des professionnels, le <strong>repérage des mineurs en danger</strong>, le remboursement des soins liés au psychotraumatisme et <strong>la lutte contre les contenus pédocriminels</strong>. Ces axes figurent dans la pétition nationale déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres publics rappellent l’ampleur du phénomène. <strong>En 2025,</strong> les services de police et de gendarmerie <strong>ont enregistré 132 300 victimes de violences sexuelles</strong>, en hausse de 8 % par rapport à 2024 ; 76 200 étaient mineures, soit 58 % des victimes enregistrées. Pour les femmes majeures, <strong>les données officielles estiment à 277 000 le nombre de victimes de viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles en 2023 ; seules 7 % déclarent avoir déposé plainte.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des enfants,<strong> la CIIVISE rappelle que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France,</strong> et que <strong>5,4 millions de femmes et d’hommes adultes en ont été victimes dans leur enfance.</strong> Ces données donnent tout son sens à la demande d’une <strong>réponse <em>« intégrale »</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, comme ailleurs, le rassemblement de samedi veut donc <strong>maintenir la pression</strong> jusqu’à l’examen parlementaire annoncé à l’automne. Pour les organisations féministes et syndicales mobilisées, l’enjeu est double : obtenir une loi réellement globale et garantir qu’elle soit accompagnée d’un budget suffisant. Sans moyens, rappellent-elles, une loi-cadre resterait largement symbolique.</p>



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		<title>Ceux qui reviennent : le Loir-et-Cher face à une nouvelle mobilité résidentielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 14:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont partis étudier, travailler, se construire ailleurs. Paris, souvent, a été une étape, parfois un passage obligé. Puis vient le moment où l’on regarde autrement son territoire d’origine : non plus comme un lieu quitté, mais comme un lieu où revenir vivre, élever des enfants, travailler autrement, retrouver des liens. Ce mouvement, observé à &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ceux-qui-reviennent-le-loir-et-cher-face-a-une-nouvelle-mobilite-residentielle">Ceux qui reviennent : le Loir-et-Cher face à une nouvelle mobilité résidentielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils sont partis étudier, travailler, se construire ailleurs. Paris, souvent, a été une étape, parfois un passage obligé. Puis vient le moment où l’on regarde autrement son territoire d’origine : non plus comme un lieu quitté, mais <strong>comme un lieu où revenir vivre, élever des enfants, travailler autrement, retrouver des liens.</strong> Ce mouvement, observé à l’échelle nationale, intéresse directement le Loir-et-Cher. <strong><em>Be LC</em></strong>, l’agence d’attractivité du département, y voit <strong>une aspiration à accompagner, mais aussi une chance pour le territoire </strong>: celle de faire revenir des compétences, des familles et des énergies qui n’ont jamais complètement cessé de lui appartenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pauline Rochart connaît ce mouvement de l’intérieur</strong>. Autrice de <strong><a href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/ceux-qui-reviennent-9782228937726" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ceux qui reviennent</em> (Payot),</a></strong> spécialiste des mutations du travail, de la prospective et de l’évolution des modes de vie, elle fait elle-même partie de ces <em>“revenants”</em>. <strong>Après plus de douze ans passés à Paris, elle est revenue s’installer dans son territoire d’origine,</strong> dans l’agglomération de Dunkerque. De cette expérience, elle n’a pas seulement tiré un changement de vie, mais <strong>une enquête sur celles et ceux qui, après avoir quitté leur région, <a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">choisissent un jour d’y revenir.</a></strong> <em>« On a été assez surpris, en bien, de l’écho du livre. Cela démontre un intérêt vif, le fait que<strong> c’est un vrai sujet de société »</strong></em>, relève Pauline Rochart.</p>



<h2 id="h-emploi-logement-services-les-conditions-objectives-du-retour" class="wp-block-heading"><strong>Emploi, logement, services : les conditions objectives du retour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour revenir, il faut pouvoir vivre. L’emploi arrive en tête</strong>. Le retour n’a de sens que si l’on peut trouver une activité correspondant à ses compétences, à son niveau de qualification, à ses aspirations. Un territoire peut être beau, calme, patrimonial, agréable à regarder ; si l’on ne peut pas y travailler dignement, l’installation risque de devenir déclassement. <strong><em>« Les raisons qui poussent aux trajectoires résidentielles, c’est un mix entre des raisons objectives », </em></strong>explique Pauline Rochart. Parmi elles, l&rsquo;experte cite l&#8217;emploi et <strong>la qualité de vie</strong>, au sens très concret du terme : <em>« l’espace dont on va pouvoir bénéficier, le prix de l’immobilier, les espaces verts »</em>. À cela s’ajoute <em>« toute l’offre de services qu’il y a autour ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On part pour les études, pour le travail, pour Paris, pour une grande métropole, pour une première carrière. Puis <strong>arrive un moment où les priorités changent. Les enfants naissent ou sont envisagés</strong>. Le logement devient trop étroit. Les trajets deviennent trop lourds. Le coût de la vie pèse davantage. Le couple, la famille, l’école, les modes de garde et la maison entrent dans l’arbitrage. <strong>L’expérience de la parentalité transforme profondément le rapport au lieu</strong>. <strong>On choisit où l’on veut que ses enfants grandissent</strong>, dans quel espace, avec quels relais, quelle école, quelle famille proche, quelle respiration quotidienne. Pour autant, Pauline Rochart insiste : <strong>le retour ne peut pas être réduit à une addition de cases cochées.</strong> <em>« En fait, si c’était aussi simple que ça, ce serait trop facile. »</em></p>



<h2 id="h-le-sensible-l-attachement-le-paysage" class="wp-block-heading"><strong>Le sensible, l’attachement, le paysage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour engage une part plus intime. Il suppose <strong>une relation au territoire</strong>. Pas forcément un amour béat, mais une familiarité, une mémoire, une attache. <em>« Je trouve que ce phénomène est intéressant à observer en ce qu’il montre que l’on a aussi <strong>des raisons qui dépassent les critères objectifs</strong> : l’attachement au territoire, le sensible, l’attachement au paysage, les liens que l’on continue d’entretenir avec les gens qui vivent sur le territoire, ceux qui restent, ceux qui n’ont pas bougé. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les territoires doivent comprendre ce qu’ils ont déjà déposé dans la mémoire de ceux qui y ont grandi.</strong> Une ville, un village, un département, ce n’est pas seulement un ensemble d’équipements. C’est une somme de souvenirs, de relations, de paysages, de trajets répétés, de lieux d’enfance, de liens familiaux, d’expériences scolaires, culturelles, sportives, associatives. <strong>Revenir suppose que quelque chose soit resté vivant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi l’attractivité ne commence pas au moment où l’on veut faire revenir un trentenaire diplômé, avec conjoint, enfants et emploi qualifié. <strong>Elle commence bien avant, dans la manière dont un territoire traite ses jeunes, ses adolescents, ses étudiants, ses enfants d’ici.</strong> <em>« Plus vous ferez en sorte que les gens aient vécu des expériences heureuses dans leur jeunesse, dans leur territoire, plus vous aurez de chances qu’ils reviennent »,</em> souligne Pauline Rochart. Cela concerne le Loir-et-Cher comme tous les départements. On peut vanter Blois, Vendôme, la Loire, les châteaux, les villages, les forêts, la proximité avec Paris. Mais pour faire revenir ceux qui sont partis, encore faut-il qu’ils aient eu envie, plus jeunes, d’appartenir à ce territoire. Ont-ils accumulé de bons souvenirs ? <strong>La réponse future se fabrique dans le présent</strong>. <em><strong>« Les élus locaux doivent prendre la mesure de cette question »</strong></em>, juge l&rsquo;autrice.</p>



<h2 id="h-revenir-n-est-jamais-un-coup-de-tete" class="wp-block-heading"><strong>Revenir n’est jamais un coup de tête</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’imaginaire contemporain, quitter Paris peut ressembler à une tentation de retour de vacances. On respire trois jours ailleurs, on rêve de maison, de jardin, de ciel plus large. Mais entre l’envie d’ailleurs et l’installation réelle, il y a tout un chemin. Pauline Rochart le rappelle : <em><strong>« On ne déménage pas comme ça sur un coup de tête et, encore moins, on ne décide de revenir sur un coup de tête. »</strong></em> Dans son enquête, les personnes interrogées ont mûri leur décision. Elles savent que revenir implique des choix. Elles identifient les difficultés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retour peut impliquer des sacrifices ou des arbitrages</strong> : moins d’opportunités professionnelles dans certains secteurs, un tissu social à reconstruire, des modes de vie différents, une place à retrouver, des habitudes locales qui n’ont pas attendu le revenant. <em><strong>« Ça implique de faire des choix, parfois des sacrifices, dans les choix de carrière, dans les choix de vie. </strong>Et ça, c’est vrai qu’on ne peut pas toujours l’anticiper. »</em> Cette prudence évite de présenter le retour comme une solution magique à la fatigue métropolitaine. Revenir ne répare pas tout. <strong>Revenir ouvre une autre série de questions.</strong></p>



<h2 id="h-la-famille-relais-espere-et-realite-plus-complexe" class="wp-block-heading"><strong>La famille, relais espéré et réalité plus complexe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retour est souvent familial.</strong> On revient avec de jeunes enfants, ou parce qu’ils arrivent. On cherche de l’espace, une école plus proche, <strong>une maison,</strong> mais aussi <strong>du relais</strong>. Les parents restés sur place sont devenus grands-parents. Dans les représentations, ils peuvent incarner une aide, une sécurité, une présence. Pauline Rochart met pourtant en garde contre les projections trop simples. Quand on revient de temps en temps pour un week-end, la famille est heureuse de vous voir. Quand on revient pour vivre, cette présence devient ordinaire. <em>« Une fois que vous revenez, ça n’a plus rien d’exceptionnel. Vous êtes là, vous êtes là. <strong>Les gens ne changent pas leur vie parce que vous êtes revenu. »</strong></em> Ils ont leurs engagements, leurs habitudes, leurs contraintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les grands-parents d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’il y a trente ans.</strong> Ils peuvent être retraités sans être disponibles en permanence. Ils voyagent, s’engagent, sortent, gardent leurs activités, leur vie sociale, parfois une activité professionnelle ou associative importante. <strong><em>« Ils sont souvent encore actifs, dans le sens où ils s’investissent dans plein de choses. »</em></strong> La garde du mercredi, la sortie de l’école, le dépannage permanent ne vont plus toujours de soi. <em>« On revient pour avoir du relais, et parfois, effectivement, on ne le trouve pas, ou on le trouve moins que ce que l’on aurait espéré. »</em> Pour Pauline Rochart, ce décalage raconte aussi <strong><em>« l’évolution des modes de vie des seniors ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour vers la famille est donc ambivalent. Il peut alléger la charge mentale, notamment celle des jeunes parents. Il peut offrir une présence précieuse. Mais <strong>il ne reconstitue pas automatiquement une communauté familiale disponible à la demande.</strong> Là encore, revenir oblige à renoncer à une illusion : celle d’un territoire d’origine qui aurait attendu intact, avec des rôles familiaux inchangés.</p>



<h2 id="h-des-trajectoires-de-mobilite-successives" class="wp-block-heading"><strong>Des trajectoires de mobilité successives</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui reviennent sont rarement des immobiles repentis. Au contraire, leur parcours est souvent fait de déplacements successifs. On quitte d’abord son village ou sa petite ville pour le lycée, puis pour l’université, puis pour une métropole régionale, puis parfois pour Paris. <strong>Revenir est alors un moment de plus dans une chaîne de mobilités.</strong> Les personnes rencontrées dans l’enquête ont souvent bougé pour les études, puis pour la carrière. Elles ont acquis ailleurs des compétences, des codes, des expériences professionnelles, des références culturelles. <strong>En revenant, elles ne retrouvent pas simplement leur place d’avant. Elles reviennent transformées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point peut aussi créer <strong>des frottements</strong>. Revenir suppose de l’humilité. On ne revient pas dans un territoire vide. Les autres ont continué à y vivre, à y travailler, à y élever leurs enfants, à y tenir les associations, les commerces, les écoles, les clubs, les réseaux locaux. <strong>Le revenant ne reprend pas une place intacte ; il doit en trouver une nouvelle.</strong></p>



<h2 id="h-revenir-ne-veut-pas-dire-renoncer-a-l-ambition" class="wp-block-heading"><strong>Revenir ne veut pas dire renoncer à l’ambition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Revenir en région n’est pas forcément faire une croix sur l’ambition professionnelle. <strong><em>« Ce phénomène questionne la notion même d’ambition »</em></strong>, explique Pauline Rochart. Dans les représentations dominantes, l’ambition est souvent associée à l’ascension sociale, aux grandes entreprises, aux grandes villes, aux opportunités concentrées dans les métropoles et en région parisienne. De là naît un amalgame : ceux qui reviennent seraient moins ambitieux. La nordiste conteste cette lecture. <strong>L’ambition peut consister à se réaliser autrement</strong> <strong>que par la seule carrière,</strong> à mettre ses compétences au service d’un territoire, à s’investir dans des associations, à passer d’un grand groupe à une PME, à se reconvertir, à travailler dans un milieu que l’on connaît moins, à chercher <strong>une utilité plus concrète.</strong> <em>« Avoir un boulot bien payé dans une grosse boîte, ce n’est pas l’unique façon d’être ambitieux pour sa vie. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les générations qui reviennent interrogent la place du travail dans leur vie. <strong>Elles ne veulent pas nécessairement moins travailler. </strong>Elles veulent parfois travailler autrement, avec d’autres équilibres, d’autres finalités, d’autres formes de reconnaissance.<em>« La place du statut compte moins que ce que vous faites au quotidien pour votre ville et pour votre territoire. »</em> Ce qui pèse, <strong>ce sont les interactions locales </strong>: <em><strong>« On s’en contrefiche un peu de savoir que vous êtes cadre dans telle boîte.</strong> Ce qui compte dans les discussions du quotidien, ça va plutôt être la façon dont vous interagissez dans les associations du coin, dans la promotion de la culture locale, dans les associations sportives, dans les associations de parents d’élèves. »</em></p>



<h2 id="h-le-besoin-d-ancrage" class="wp-block-heading"><strong>Le besoin d’ancrage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pauline Rochart critique une idée très répandue sur sa génération, et plus encore sur les diplômés : <strong><em>« On a voulu nous faire croire que l’on était une génération très fluide, sans attache, et qu’en fait on pouvait vivre partout. »</em></strong> Elle juge cette idée fausse. <em><strong>« On a besoin d’être ancré dans un territoire, d’être ancré dans un collectif où l’on sent que l’on a une place. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce besoin ne se confond pas avec une idéalisation du territoire. On ne revient pas nécessairement parce qu’un lieu est <em>“hype”,</em> beau, photogénique ou vendable. Cette remarque a une portée directe pour le Loir-et-Cher. Le département dispose d’images fortes : la Loire, les châteaux, les paysages, les villes patrimoniales, la proximité avec Paris. Mais <strong>le retour ne se construit pas seulement avec des images. Il se construit avec un sentiment d’appartenance</strong>. Ce que l’on a vécu ici, ce que l’on a aimé, ce qui nous a fait grandir, ce qui a donné le sentiment d’avoir une place : voilà ce qui peut, un jour, faire revenir.</p>



<h2 id="h-blois-vendome-paris-le-train-comme-question-politique" class="wp-block-heading"><strong>Blois, Vendôme, Paris : le train comme question politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Loir-et-Cher, la question du transport occupe une place particulière. <strong>Vendôme dispose d’une liaison TGV qui met Paris-Montparnasse à environ quarante minutes. Blois dépend du TER</strong>, avec des directs moins systématiques, et une revendication locale pour des trains directs entre Blois et Paris permettant un trajet plus rapide <strong><a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a></strong>.<strong> <em>« Ce pays, malheureusement, crève un peu de son extrême centralisation</em></strong><em> et du fait que c’est à Paris que l’on retrouve le plus d’opportunités, professionnelles notamment »</em>, lance-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le train permet de garder un emploi parisien, de conserver des clients, de se rendre ponctuellement dans la capitale, de ne pas rompre d’un coup avec un écosystème professionnel. <em>« Les territoires et les villes qui sont reliés facilement à Paris et qui ont des TGV attirent plus, parce que <strong>le coût du retour est moins élevé. »</strong></em> Mais Pauline Rochart nuance. Tous les retours ne se construisent pas dans le maintien d’un lien avec Paris. <em>« On fait des changements de vie plus ou moins drastiques. »</em></p>



<h2 id="h-aimer-une-ville-c-est-aussi-etre-exigeant-avec-elle" class="wp-block-heading"><strong>Aimer une ville, c’est aussi être exigeant avec elle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que produisent ceux qui reviennent ?</strong> Disposent-ils d’un regard particulier ? <em>« S’ils choisissent de revenir, c’est parce qu’ils savent pourquoi. Donc <strong>très souvent, ils ont envie de s’investir pour le territoire. »</strong></em> Ils ont connu d’autres manières de travailler, d’autres organisations, d’autres rythmes, d’autres références. Ils peuvent apporter des compétences, des idées, mais aussi un regard critique. <strong><em>« C’est un peu comme dans un couple. Quand vous aimez quelqu’un, vous êtes exigeant avec l’autre. Moi, je pense que c’est pareil dans une ville. Quand vous l’aimez, vous êtes exigeant avec elle. »</em></strong> Ce regard décalé peut être précieux,<strong> à condition qu’il ne devienne pas surplombant.</strong> Pauline Rochart parle de <strong><em>« brassage »</em></strong> et d’<strong><em>« hybridation »</em></strong> entre ceux qui n’ont pas bougé et ceux qui sont partis puis revenus. Les deux expériences ont de la valeur. </p>



<h2 id="h-revenir-c-est-apprendre-a-creer-du-lien" class="wp-block-heading"><strong>Revenir, c’est apprendre à créer du lien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour oblige à fréquenter des gens qui n’ont pas nécessairement les mêmes références, les mêmes opinions, les mêmes habitudes culturelles ou politiques. Ceux qui reviennent peuvent avoir vécu dans des milieux diplômés, urbains, politisés, homogènes socialement. En revenant, ils retrouvent un territoire plus divers, ou différemment polarisé. Pauline Rochart parle sans détour <strong>des frottements possibles</strong>. Dans certains territoires, les lignes politiques, culturelles ou sociales peuvent être fortes. Revenir impose de ne pas se placer au-dessus. <em><strong>« Plus on aura une posture haute et jugeante, moins on se réintégrera. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réintégration passe par l’acceptation d’un monde commun avec des personnes différentes. <em>« Vous devez accepter que vous allez fréquenter des gens qui n’ont pas vos manières de voir le monde, qui n’ont pas forcément les mêmes opinions politiques que les vôtres, qui ne regardent pas les mêmes films, qui n’écoutent pas les mêmes radios, qui ne saluent pas de la même manière que vous. »</em> <strong>Ce n’est pas une concession triste</strong>. Elle y voit même l’une des beautés du retour. <strong>Le territoire oblige à sortir de ses bulles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffit pas d’acheter une maison, d’inscrire ses enfants à l’école et de travailler à distance. <strong>Il faut refaire du lien. S’investir. Participer. Proposer. Écouter.</strong> <em>« Si l’on ne cultive pas ce lien social et cette base de <strong>vivre-ensemble</strong> — pour employer un mot un peu galvaudé —, ça ne va pas marcher. On ne va pas bien vivre notre retour. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire :</strong> <em>Ceux qui reviennent</em>, de Pauline Rochart, Essais Payot, parution janvier 2025, 256 pages, 20 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ceux-qui-reviennent-le-loir-et-cher-face-a-une-nouvelle-mobilite-residentielle">Ceux qui reviennent : le Loir-et-Cher face à une nouvelle mobilité résidentielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Quand le livre jeunesse devient un levier contre l’illettrisme familial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 15:46:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conseil départemental de Loir-et-Cher a organisé, vendredi 19 juin 2026 à Vineuil, une journée consacrée au programme « Des livres à soi ». Ce dispositif s’inscrit dans ses actions de prévention et de lutte contre l’illettrisme, ainsi que dans sa politique de soutien à la parentalité. Il est mis en œuvre conjointement par la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/quand-le-livre-jeunesse-devient-un-levier-contre-lillettrisme-familial">Quand le livre jeunesse devient un levier contre l’illettrisme familial</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <strong><a href="https://www.departement41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil départemental de Loir-et-Cher</a></strong> a organisé, vendredi 19 juin 2026 <strong>à Vineuil, </strong>une journée consacrée au programme <strong><em>« Des livres à soi »</em></strong>. Ce dispositif s’inscrit dans ses <strong>actions de prévention et de lutte contre l’illettrisme</strong>, ainsi que dans sa politique de soutien à la <strong>parentalité</strong>. Il est mis en œuvre conjointement par la Médiathèque départementale et la direction développement social du territoire, avec le soutien du ministère de la Culture, par l’intermédiaire de la DRAC Centre-Val de Loire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/prevention-de-lillettrisme-remise-des-diplomes-des-livres-a-soi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour sa <strong>quatrième édition</strong></a>, le programme a de nouveau permis à plusieurs familles loir-et-chériennes de participer à un parcours de découverte autour du livre jeunesse. L’objectif est de <strong>sensibiliser les parents à l’importance de la lecture pour les jeunes enfants, tout en tenant compte des difficultés que certains peuvent rencontrer</strong> dans leur rapport à l’écrit. Le dispositif s’adresse notamment à <strong>des parents en difficulté d’accès à la lecture, en situation d’illettrisme, d’analphabétisme, non francophones, ou souhaitant renforcer leur lien parental par le livre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Des livres à soi »</em> repose sur une idée simple : permettre aux parents, quelle que soit leur maîtrise de la lecture, de <strong>partager des albums jeunesse avec leurs enfants de 0 à 6 ans</strong>. Les ateliers proposés s’appuient notamment sur la <strong>narration par l’image</strong>, afin que le livre puisse devenir un support d’échange, de langage, d’imaginaire et de relation familiale.</p>



<h2 id="h-un-parcours-en-dix-rendez-vous" class="wp-block-heading">Un parcours en dix rendez-vous</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif est présenté par le Département comme une <strong>action de démocratisation de la lecture et de prévention de l’illettrisme.</strong> Il est principalement déployé <strong>dans les quartiers prioritaires et en milieu rural.</strong> Son but est de donner aux parents les moyens et la confiance nécessaires pour <strong>faire entrer le livre dans le quotidien familial,</strong> sans que la difficulté de lecture constitue un obstacle. Le parcours comprend <strong>dix rendez-vous</strong>. Les familles participent à <strong>six ateliers de découverte</strong> à partir de la bibliographie <em>« Des livres à soi ». </em><strong>Trois sorties</strong> sont également organisées : en bibliothèque, en librairie et au salon du livre jeunesse de Saint-Gervais-la-Forêt. Le parcours se conclut par <strong>une fête de clôture</strong>, accompagnée de la remise d’un document de validation. Les familles reçoivent aussi <strong>un chèque-lire de 80 euros</strong>, destiné à l’achat d’albums jeunesse et de livres.</p>



<h2 id="h-une-journee-de-cloture-a-vineuil" class="wp-block-heading">Une journée de clôture à Vineuil</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La journée organisée le 19 juin à Vineuil avait pour objectif de valoriser l’investissement des familles ayant participé au programme. Elles ont été reçues par <strong>Florence Doucet, vice-présidente</strong> du conseil départemental chargée de la solidarité liée à l’action sociale, à la famille et à la protection de l’enfance, ainsi que par les équipes de la Médiathèque départementale et des directions adjointes du développement social des territoires Centre et Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont notamment assisté au spectacle <em>« Du poil de la bête »</em>, proposé par <strong>la compagnie L’Intruse et Nathalie Kiniecik</strong>. La journée comprenait également une présentation des supports d’animation de la Médiathèque départementale, ainsi qu’un temps d’échanges avec l’autrice et illustratrice <strong>Malika Doray, </strong>marraine de l’édition 2026 du festival <em>« Raconte-moi ».</em> Les familles se sont ensuite vu remettre leurs certificats par Florence Doucet.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Violences sexistes et sexuelles : nouveau rassemblement féministe lundi devant la préfecture de Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 14:59:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles se poursuit à Blois comme ailleurs en France. La Coordination féministe 41 appelle à un nouveau rassemblement, un troisième, lundi 22 juin à 19h, devant la préfecture de Loir-et-Cher. L’appel local est porté par la CGT, le Collectif des droits des femmes, la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/violences-sexistes-et-sexuelles-nouveau-rassemblement-feministe-lundi-devant-la-prefecture-de-blois">Violences sexistes et sexuelles : nouveau rassemblement féministe lundi devant la préfecture de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mobilisation pour une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles se poursuit à Blois comme ailleurs en France.</strong> La Coordination féministe 41 appelle à un <strong>nouveau rassemblement, </strong>un troisième,<strong> lundi 22 juin à 19h, devant la préfecture de Loir-et-Cher. </strong>L’appel local est porté par la CGT, le Collectif des droits des femmes, la FSU, NousToutes, le Planning familial et Solidaires, dans le cadre d’une nouvelle mobilisation nationale de la <a href="https://osezlefeminisme.fr/la-coalition-feministe-et-enfantiste-pour-une-loi-cadre-integrale-contre-les-violences-sexuelles-reagit-a-lannonce-du-depot-de-la-loi-cadre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coalition féministe et enfantiste</a> pour une loi intégrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau rendez-vous, <a href="https://bloiscapitale.com/canicule-en-loir-et-cher-vers-un-episode-inedit-par-son-intensite" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sous la canicule</a>, intervient après plusieurs semaines de mobilisation, relancées par la <strong>mort de Lyhanna</strong> et par la demande, portée par des associations, syndicats et parlementaires, d’une <strong>réponse politique plus globale face aux violences sexuelles</strong>. À Blois, la coordination féministe entend participer à l’appel national et rappelle que le combat <strong>pour une loi intégrale</strong> concerne aussi le monde du travail, où les violences sexistes et sexuelles restent un enjeu majeur de prévention, de protection et de droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte de référence est la proposition de loi n°2169, déposée à l’Assemblée nationale le 2 décembre 2025. Elle entend <strong>lutter <em>« de manière intégrale »</em> contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants.</strong> Le texte a été renvoyé à la commission des lois. Pour ses soutiens, l’enjeu est de dépasser une succession de mesures partielles afin de construire une politique publique complète : <strong>prévention, formation, accompagnement des victimes, protection des enfants, justice, moyens humains et financiers.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué national publié après l’intervention d’Emmanuel Macron sur <em>France 2</em>, la Coalition féministe et enfantiste reproche au chef de l’État de ne pas répondre à la hauteur de l’urgence. Elle affirme que <strong>la loi intégrale est demandée par plus de 150 parlementaires, 320 000 personnes et 81 % des Français.</strong> Ces chiffres sont ceux avancés par les organisations mobilisées. La Coalition demande que le texte soit inscrit à <strong>l’agenda parlementaire en septembre,</strong> avec des moyens concrets pour lutter contre les violences sexuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">la loi intégrale a été présentée au Conseil d’État. La Coalition appelle à de nouveaux rassemblements lundi, place Vendôme à Paris et devant les tribunaux dans plusieurs villes. À Blois, le lieu retenu reste la préfecture. Une grande marche est également annoncée samedi 4 juillet à Paris, avec des mobilisations prévues ailleurs en France le même jour. Pour les organisations féministes et syndicales, il s’agit de <strong>maintenir la pression afin que la proposition de loi soit examinée dans son ensemble, et non réduite à quelques dispositions isolées.</strong></p>



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		<title>Entre Blois et Paris, l’association Illico réclame des trains directs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 15:01:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa relance, Blois-Paris Illico veut replacer la desserte ferroviaire entre Blois et Paris au centre du débat territorial. L’association, créée en 2010, défend aujourd’hui une demande très concrète : obtenir davantage de trains directs adaptés aux horaires réels des usagers, en particulier un départ plus tardif de Blois le matin et un retour direct &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs">Entre Blois et Paris, l’association Illico réclame des trains directs</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa relance, <strong>Blois-Paris Illico</strong> veut replacer la <strong>desserte ferroviaire </strong>entre Blois et Paris au centre du débat territorial. L’association, créée en 2010, défend aujourd’hui une demande très concrète : <strong>obtenir davantage de trains directs adaptés aux horaires réels des usagers, </strong>en particulier un départ plus tardif de Blois le matin et un retour direct depuis Paris en soirée. Pour <strong>Charles</strong>, membre du bureau de l’association avec <strong>Antoine Huguet et Élise Mollière, </strong>il ne s’agit pas seulement de faciliter la vie des travailleurs pendulaires. Derrière les horaires,<strong> c’est l’attractivité économique, résidentielle, touristique et universitaire de Blois qui se joue.</strong></p>



<h2 id="h-le-retour-a-blois-entre-choix-de-vie-et-contrainte-ferroviaire" class="wp-block-heading">Le retour à Blois, entre choix de vie et contrainte ferroviaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de la relance de Blois-Paris Illico, <strong>il y a d’abord des parcours personnels</strong>. Charles fait partie de ces Blésois partis étudier ailleurs, puis revenus sur leur territoire d’origine au moment où se pose la question d’une vie familiale et d’un ancrage plus durable. <em>« À l’initiative, nous sommes deux trentenaires, avec Antoine, tous les deux originaires de Blois, qui avons fait nos études en dehors de Blois et qui sommes <strong>revenus ici</strong> pour des raisons différentes »</em>, explique-t-il. Mais <strong>ce retour ne signifie pas une rupture professionnelle immédiate avec Paris. Charles continue de s’y rendre deux à trois fois par semaine.</strong> <em>« À force d&rsquo;utiliser la ligne et de la suivre au quotidien, je me suis aperçu que cette situation ferroviaire était assez insuffisante, en tout cas la desserte offerte entre Blois et Paris. »</em> Le duo a été rejoint par Élise Mollière, consultante concertation, communication et relations institutionnelles, qui professionnellement se doit d&rsquo;être mobile. Paris doit être accessible, vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est là : <strong>Blois n’est pas loin de Paris.</strong> <strong>En train direct</strong>, la liaison se fait en <strong>environ 1h20 ou 1h25</strong>. Ce temps pourrait constituer un atout majeur pour attirer des actifs, favoriser des retours au territoire, permettre à des familles de s’installer à Blois tout en conservant, au moins provisoirement, un emploi parisien. Mais <strong>encore faut-il que les horaires suivent.</strong> <em>« J’ai beaucoup d’amis dans le même cas que moi, qui rêveraient de pouvoir <strong>revenir à Blois tout en continuant à travailler à Paris</strong>, au moins dans un premier temps. Aujourd’hui, ce qui leur manque, <strong>ce sont des dessertes ferroviaires suffisantes pour leur permettre de le faire. »</strong></em></p>



<h2 id="h-une-association-ancienne-remise-sur-les-rails" class="wp-block-heading">Une association ancienne, remise sur les rails</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Blois-Paris Illico n’est pas née avec cette nouvelle mobilisation. L’association a été créée il y a quinze ans, notamment autour de Charles-Antoine de Vibraye, propriétaire du château de Cheverny. À l’époque, l’ambition était différente, plus lointaine aussi : il s’agissait de défendre l’arrivée du TGV à Blois. L’association a ensuite été mise en sommeil autour des années 2020. La relance est venue d’une rencontre entre usagers. <strong>Charles avait sollicité le maire de Blois, Marc Gricourt, pour évoquer les difficultés rencontrées</strong>. Celui-ci lui a alors indiqué qu’un autre usager, Antoine Huguet, faisait le même constat. Les deux hommes se rencontrent et décident de structurer leur démarche. <em><strong>« En nous rencontrant, nous nous sommes dit qu’il était utile de structurer notre démarche pour avoir plus de poids auprès de la Région »</strong></em>, résume Charles. <strong>Car l’interlocuteur décisif, dans ce dossier, n’est pas la SNCF</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le soutien de Marc Gricourt</strong>, premier vice-président de la Région en charge des finances, est jugé important par l’association. Charles cite aussi les soutiens de <strong>Christophe Degruelle,</strong> président d’Agglopolys, et de <strong>Philippe Gouet</strong>, président du conseil départemental de Loir-et-Cher. Il insiste au passage sur un point : <em><strong>« Nous sommes une association apolitique et citoyenne. C’est quelque chose auquel nous tenons. »</strong></em></p>



<h2 id="h-un-seul-train-vraiment-utilisable-le-matin" class="wp-block-heading">Un seul train vraiment utilisable le matin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du dossier tient en quelques horaires. Aujourd’hui, <strong>un seul train direct part de Blois vers Paris le matin : celui de 6h56.</strong> Il permet une arrivée à Paris à 8h23. Mais ce départ très matinal rend son usage difficile pour les familles. <em>« C’est contraignant pour mener une vie de famille, parce que les accueils périscolaires, notamment, ne commencent qu’à 7h30 »</em>, souligne Charles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En fin de journée, deux retours directs existent depuis Paris vers Blois.</strong> <strong>Le premier à 17h37, suppose de quitter son travail très tôt.</strong> <strong>Le second, à 18h37</strong>, reste plus acceptable, mais ne permet pas toujours une journée complète. <em>« Si l’on résume la situation actuelle, il y a quatre allers-retours entre Blois et Paris en journée, mais il n’y a qu’un train à l’aller et un train au retour qui soient compatibles avec des horaires de travailleurs pendulaires. »</em> <strong>Blois-Paris Illico demande donc deux ajustements</strong>. Le matin, l’association souhaite <strong>un train permettant de partir de Blois entre 7h40 et 8h,</strong> pour arriver à Paris autour de 9h ou 9h10. <strong>Le soir, elle demande un train direct depuis Paris autour de 19h30</strong>, avec une arrivée à Blois autour de 20h45 ou 21h. L’objectif est simple : permettre aux usagers de travailler réellement une journée complète à Paris, sans devoir s’excuser auprès de leur employeur d’un départ trop précoce. <em>« Nous ne sommes pas là pour tout transformer. Nous sommes vraiment là pour obtenir un train de plus le matin et un train de plus le soir »,</em> résume Charles. L’association insiste sur le caractère ciblé de ses demandes. <strong>Elle ne réclame pas une révolution de l’offre ferroviaire, mais une adaptation de trains existants</strong>, afin de mieux répondre aux besoins des usagers blésois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare.png" alt="Blois Chambord" class="wp-image-6685" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/gare-768x480.png 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-le-poids-du-noeud-ferroviaire-orleanais" class="wp-block-heading">Le poids du nœud ferroviaire orléanais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Blois-Paris Illico, le problème ne se limite pas à Blois. Il renvoie à l’organisation de l’axe ferroviaire autour d’Orléans et des Aubrais. <strong>L’association dit ne pas vouloir opposer Blois à Orléans, mais elle pointe un déséquilibre dans la desserte. </strong><em>« Pour un train direct le matin de Blois vers Paris, vous en avez environ <strong>neuf entre l’agglomération orléanaise et Paris »</strong></em>, avance Charles. Le soir l’écart est du même ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nœud du problème tient à la double gare orléanaise : Orléans-Centre d’un côté, Les Aubrais de l’autre. Lorsque les trains sont arrêtés à Orléans-Centre, les usagers venant de Blois, Tours, Amboise ou d’autres territoires doivent souvent subir une rupture de charge. Un Blois-Paris direct prend environ 80 à 90 minutes ; avec correspondance, la durée peut monter à 1h50 ou 2h. <em><strong>« Il est compliqué pour moi de comprendre pourquoi on accepte de faire perdre environ 40 minutes aux Blésois, alors que la gare des Aubrais et la gare d’Orléans sont reliées en sept minutes par tramway »,</strong></em> estime Charles. <strong>Blois-Paris Illico ne demande pas que l’offre orléanaise soit diminuée</strong>. L’association propose de réorienter certains trains via Les Aubrais, afin de maintenir une desserte de l’agglomération orléanaise tout en prolongeant le service vers Blois, Amboise et Tours.</p>



<h2 id="h-des-trous-dans-la-journee" class="wp-block-heading">Des trous dans la journée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux horaires de pointe s’ajoute une autre difficulté : la faiblesse de la desserte directe en milieu de journée. Selon Charles, après le train de 6h56, <strong>le train direct suivant n’arrive qu’en fin de matinée (11h56), lorsqu’il n’est pas supprimé en raison de travaux</strong>. Dans certains cas, l’absence de liaison directe peut créer un vide de plusieurs heures. <em><strong>« Régulièrement, nous n’avons pas de train entre 6h56 et 15h54, soit un créneau de neuf heures sans train direct entre Blois et Paris. »</strong></em> Dans l’autre sens, la situation est comparable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association reconnaît que des travaux sont en cours et qu’ils peuvent expliquer une partie des suppressions. Elle ne les conteste pas en tant que tels. <em>« Nous voyons cela d’un bon œil à moyen et long terme, parce que ce sont des travaux qui vont permettre de maintenir le temps de desserte et une certaine régularité ferroviaire »</em>, précise Charles. Mais l’effet sur les usagers reste réel. <strong>Les suppressions du train de milieu de journée compliquent les déplacements</strong>. C’est une autre limite de la liaison actuelle.</p>



<h2 id="h-une-bataille-pour-les-pendulaires-mais-pas-seulement" class="wp-block-heading">Une bataille pour les pendulaires, mais pas seulement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Blois-Paris Illico refuse de réduire son combat à une affaire de quelques centaines de voyageurs réguliers. Les travailleurs pendulaires sont au cœur du sujet, mais l’enjeu dépasse leur quotidien. <em><strong>« On ne parle pas seulement ici d’améliorer le quotidien de 300, 400 ou 500 pendulaires. On parle d’améliorer l’attractivité économique du territoire »</strong></em>, affirme Charles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, <strong>les entreprises locales sont directement concernées.</strong> Une meilleure liaison avec Paris peut faciliter le recrutement, attirer des profils qui hésitent à <strong>venir s’installer dans le Loir-et-Cher</strong>, ou permettre à des cadres et dirigeants de se déplacer plus facilement. Charles rapporte des échanges avec la CCI de Loir-et-Cher, où la difficulté à attirer des talents aurait été clairement évoquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, <strong>faute de solution ferroviaire adaptée, certains déplacements vers Paris se font en voiture, avec un coût écologique et pratique plus important.</strong> <strong>Le sujet est donc aussi environnemental.</strong> Pour que les habitants choisissent le train plutôt que la voiture, encore faut-il que le train soit réellement utilisable. Une ligne directe d’1h20 entre Blois et Paris peut être un argument puissant, mais seulement si ses horaires correspondent aux contraintes professionnelles, familiales et économiques contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;association y voit aussi <strong>une question d’image.</strong> Blois est une ville-préfecture, une ville patrimoniale, touristique, culturelle. Elle ne peut pas se contenter, selon lui, d’une desserte qui donne <strong>le sentiment d’un territoire secondaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 45 minutes de Paris-Montparnasse en TGV, Vendôme bénéficie depuis longtemps d’un avantage d’accessibilité qui a nourri son attractivité résidentielle</strong> <strong><a href="https://bloiscapitale.com/sarah-bouer-de-paris-a-vendome-le-choix-dune-vie-a-taille-humaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(lire ici)</a></strong>. Blois n’a pas le TGV, mais elle dispose d’autres arguments. Et puis, le temps de trajet en TER direct reste raisonnable, autour d’1h20 ou 1h25. <strong>Surtout, le coût du TER est bien plus attractif que celui du TGV</strong>. Ne manquent que les trains directs.</p>



<h2 id="h-le-tourisme-autre-beneficiaire-possible" class="wp-block-heading">Le tourisme, autre bénéficiaire possible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’amélioration de la desserte ne concernerait pas seulement les actifs. Pour Blois-Paris Illico, <strong>le tourisme est un autre argument central.</strong> Une liaison plus lisible et mieux cadencée entre Paris et Blois <strong>pourrait favoriser les séjours, les visites à la journée, les excursions scolaires, les déplacements vers les châteaux et la fréquentation du centre-ville.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le château de Cheverny soutient déjà les actions de l&rsquo;association, qui est également en contact avec le château de Chambord. Charles estime que d’autres sites, comme Chaumont-sur-Loire, pourraient être concernés par une amélioration de la desserte ferroviaire, notamment via la gare d’Onzain &#8211; Chaumont-sur-Loire.<strong> Le raisonnement est simple : faire venir des visiteurs par le train suppose que l’offre soit suffisamment pratique. </strong>Si le trajet paraît trop long, trop complexe ou trop dépendant d’une correspondance, une partie des visiteurs peut renoncer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le centre-ville de Blois, l’enjeu est tout aussi concret. <em><strong>« Si vous arrivez à faire venir plus de touristes à Blois et à les faire rester sur Blois, vous allez aussi aider le commerce du centre-ville »</strong></em>, rappelle Charles. La liaison ferroviaire devient alors <strong>un outil d’aménagement et de développement local.</strong> Elle peut contribuer à la fréquentation du château royal, de la Maison de la magie, des hôtels, des restaurants, des commerces, des itinéraires cyclables et <strong>plus largement de l’économie touristique blésoise</strong>.</p>



<h2 id="h-la-gare-de-blois-porte-d-entree-a-ameliorer" class="wp-block-heading">La gare de Blois, porte d’entrée à améliorer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois la question du train posée, une autre difficulté remonte du terrain : <strong>l’accès à la gare de Blois</strong>. <strong>Les usagers qui contactent</strong> Blois-Paris Illico évoquent régulièrement les problèmes de <strong>stationnement.</strong> Sur ce point, Charles indique avoir échangé avec Christine Grégoire, directrice des mobilités de Blois et Agglopolys. Pour Charles, dans un territoire qui devient très vite périurbain et rural autour de Blois, une partie des usagers doit encore pouvoir rejoindre la gare en voiture avant de prendre le train. Charles cite plusieurs avancées obtenues ou discutées : Le dépose-minute de la gare mieux signalé et sa durée portée de quinze à vingt minutes. Côté avenue Médicis, près de la passerelle, un parking gratuit d’environ 70 places a été maintenu. Mais, selon lui, il est déjà très utilisé. <strong>L’association souhaite aller plus loin. Elle propose notamment de réfléchir à des tarifs préférentiels pour les voyageurs disposant d’un billet de train.</strong> L’idée n’est pas nécessairement de rendre le stationnement gratuit, mais de le rendre <strong>suffisamment attractif pour encourager l’usage du train plutôt que la voiture jusqu’à Paris.</strong> <em>« Nous demandons des tarifs beaucoup plus avantageux, qui fassent dire à quelqu’un qui prend le train : plutôt que de prendre ma voiture, l’autoroute et d’aller à Paris, je vais poser ma voiture au parking, prendre le train et utiliser les moyens ferroviaires qui me sont offerts. Croire que toutes les personnes qui veulent prendre le train vont pouvoir le faire à vélo ou via les transports en commun, c’est pour le moment un peu utopiste », </em>estime Charles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la gare de Blois offre une vraie proximité urbaine, celle-ci crée aussi <strong>des tensions sur le stationnement, entre les besoins des voyageurs, ceux du centre-ville et la volonté d’éviter des voitures tampons occupant durablement l’espace public.</strong></p>



<h2 id="h-construire-un-rapport-de-force-regional" class="wp-block-heading">Construire un rapport de force régional</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire avancer ses demandes, <strong>Blois-Paris Illico invite les usagers à répondre à la consultation régionale sur les mobilités</strong> <strong><a href="https://bloiscapitale.com/mobilites-la-region-centre-val-de-loire-consulte-les-habitants-jusquau-10-juillet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(voir ici)</a></strong> et à faire remonter leurs difficultés. Elle les encourage aussi à <strong><a href="https://www.facebook.com/BloisParisIllico" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la contacter directement via sa page Facebook.</a></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.facebook.com/BloisParisIllico" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="781" height="302" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33.png" alt="" class="wp-image-34353" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33.png 781w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33-300x116.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-33-768x297.png 768w" sizes="auto, (max-width: 781px) 100vw, 781px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’association sait que <strong>la mobilisation citoyenne ne suffit pas toujours.</strong> Elle doit rencontrer de nouveaux interlocuteurs dans les prochaines semaines. Un nouveau point est prévu avec <strong>Marc Gricourt</strong> fin juin. Blois-Paris Illico envisage également une réunion en septembre avec des acteurs politiques locaux et régionaux, en espérant notamment la présence de <strong>François Bonneau,</strong> président de la Région Centre-Val de Loire, et de <strong><a href="https://www.centre-valdeloire.fr/comprendre/lassemblee-regionale/annuaire-des-elus/fournie-philippe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Philippe Fournié,</a></strong> vice-président chargé des mobilités. Le calendrier n’est pas neutre. Les discussions budgétaires 2027 doivent arriver entre octobre et décembre. L’association veut donc <strong>maintenir la pression.</strong></p>



<h2 id="h-deux-trains-une-question-de-place-pour-blois" class="wp-block-heading">Deux trains, une question de place pour Blois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ses demandes, Blois-Paris Illico pose une question plus large que celle des horaires. <strong>Quelle place la Région veut-elle donner à Blois</strong> ? La ville peut-elle pleinement jouer son rôle de préfecture, de pôle touristique, de bassin résidentiel et de point d’équilibre entre Tours et Orléans, si sa liaison directe avec Paris reste difficilement compatible avec une journée de travail ordinaire ? Charles le répète : l’association ne demande pas une transformation radicale, mais <strong>deux ajustements concrets.</strong> Un train direct supplémentaire le matin pour arriver à Paris autour de 9h ou 9h10. Un train direct supplémentaire le soir pour rentrer à Blois après une vraie journée de travail. Deux trains, mais un effet potentiellement beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière ces horaires se dessinent des choix de vie, des retours possibles au territoire, des recrutements, des séjours touristiques, des mobilités étudiantes, des déplacements professionnels, des retombées sur le commerce de centre-ville, une image de ville accessible ou non. <strong>Le train n’est pas seulement un moyen de transport. Pour Blois, il peut devenir une condition d’avenir.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>>> Pour contacter Blois Paris Illico : <em><a href="https://www.facebook.com/BloisParisIllico" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Facebook.com/BloisParisIllico</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>>> Consultation en ligne de la Région sur les mobilités : <em><a href="https://rcvl.fr/Consultation-Mobilites" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rcvl.fr/Consultation-Mobilites</a></em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UhnklQEDE2"><a href="https://bloiscapitale.com/mobilites-la-region-centre-val-de-loire-consulte-les-habitants-jusquau-10-juillet">Mobilités : la Région Centre-Val de Loire consulte les habitants jusqu’au 10 juillet</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mobilités : la Région Centre-Val de Loire consulte les habitants jusqu’au 10 juillet » — Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/mobilites-la-region-centre-val-de-loire-consulte-les-habitants-jusquau-10-juillet/embed#?secret=nikCppOKNB#?secret=UhnklQEDE2" data-secret="UhnklQEDE2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs">Entre Blois et Paris, l’association Illico réclame des trains directs</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Violences sexistes et sexuelles : nouvelle mobilisation lundi devant la préfecture de Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 16:08:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Coordination féministe de Loir-et-Cher appelle à un nouveau rassemblement, lundi 15 juin à 18h, devant la préfecture de Blois. Dans un communiqué, les organisations signataires — CGT 41, Collectif des Droits des Femmes 41, FSU 41, NousToutes 41, Planning familial 41 et Solidaires 41 — demandent l’examen d’une loi dite « intégrale » contre &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Coordination féministe de Loir-et-Cher</strong> appelle à un nouveau rassemblement, <strong>lundi 15 juin à 18h, devant la préfecture de Blois.</strong> Dans un communiqué, les organisations signataires — CGT 41, Collectif des Droits des Femmes 41, FSU 41, NousToutes 41, Planning familial 41 et Solidaires 41 — demandent<strong> l’examen d’une loi dite <em>« intégrale »</em> contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.</strong> Cette mobilisation locale s’inscrit <strong>dans le prolongement des rassemblements organisés après la mort de Lyhanna.</strong> Les précédentes mobilisations ont réuni plus de 150.000 personnes dans près de 200 villes en France, dont plus de 400 à Blois. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l’appel figure la <strong>proposition de loi n°2169</strong>, déposée à l’Assemblée nationale le 2 décembre 2025, visant à <em>« lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants ».</em> Le texte a été renvoyé à la commission des lois. Ces derniers jours, il est revenu dans le débat national. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a demandé son inscription à l’ordre du jour d’une session extraordinaire. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également indiqué, à l’Assemblée nationale, que le Conseil d’État avait été saisi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour la Coordination féministe de Loir-et-Cher, cette évolution constitue une avancée, mais ne suffit pas</strong>. Les organisations disent craindre que seules certaines mesures soient reprises, notamment dans le cadre d’un texte sur la protection de l’enfance, sans vote global de la proposition de loi ni <strong>moyens suffisants</strong>. Elles réclament donc <strong>l’examen de l’ensemble du texte.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué s’appuie sur plusieurs données nationales. <strong>La CIIVISE estime que 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles</strong>. Les chiffres publics diffusés par le ministère chargé de l’égalité indiquent par ailleurs que <strong>325 000 personnes âgées de 18 ans ou plus ont déclaré avoir été victimes de violences sexuelles physiques en 2023, dont 277 000 femmes. </strong>Sur le volet judiciaire, une étude de l’Institut des politiques publiques a également mis en évidence un taux très élevé de <strong>classements sans suite</strong> dans les affaires de viol traitées par les parquets sur la période 2012-2021, atteignant 94 % dans le champ étudié. Ces données nourrissent la demande d’une réponse plus globale, à la fois judiciaire, sociale, éducative et budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué évoque aussi plusieurs affaires récentes ou locales. <strong>La Coordination féministe se réjouit de l’évolution judiciaire de l’affaire Patrick Bruel,</strong> mis en examen le 10 juin pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, faits qu’il conteste. Elle mentionne également <a href="https://www.magcentre.fr/370964-saint-aignan-la-candidature-deric-carnat-au-sidelc-suscite-la-colere-des-associations-feministes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le cas d’<strong>Éric Carnat, maire de Saint-Aignan-sur-Cher,</strong></a> mis en examen en 2023 dans une affaire de viols et d’agressions sexuelles présumés. L’élu nie les accusations et évoque un complot politique. Ces éléments doivent être rappelés avec la présomption d’innocence, qui s’applique à toute personne mise en cause.</p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/violences-sexistes-et-sexuelles-nouvelle-mobilisation-lundi-devant-la-prefecture-de-blois">Violences sexistes et sexuelles : nouvelle mobilisation lundi devant la préfecture de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 13:27:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la première fois depuis la fin des années 1980, le ciel de Blois ne s’illuminera pas d’un feu d’artifice le 13 juillet. Annoncée ce jeudi 4 juin par le maire Marc Gricourt et son premier adjoint Nicolas Orgelet, cette décision marque une rupture avec une tradition profondément ancrée dans la vie locale. Elle est &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete">Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois depuis la fin des années 1980, le ciel de Blois ne s’illuminera pas d’un feu d’artifice le 13 juillet. Annoncée ce jeudi 4 juin par le maire <strong>Marc Gricourt</strong> et son premier adjoint <strong>Nicolas Orgelet, </strong>cette décision marque une rupture avec une tradition profondément ancrée dans la vie locale. Elle est la conséquence directe d’une étude scientifique commandée par la Ville sur<strong> l’impact des tirs pyrotechniques sur plusieurs espèces protégées</strong> nichant au cœur même de la Loire blésoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la municipalité fait le choix d’un report. <strong>Le feu d’artifice aura finalement lieu le 29 août </strong>(après la période sensible),<strong> dans le cadre des célébrations de la Libération de Blois</strong>. Une décision qui ouvre aussi un débat plus large sur l’avenir des grandes manifestations populaires dans un contexte de protection croissante de la biodiversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision est également motivée par un contexte juridique devenu plus contraignant. Marc Gricourt a indiqué que le maintien du feu d’artifice malgré les alertes de l’Office français de la biodiversité et des associations <strong>pourrait exposer la Ville à des recours et le maire à d’éventuelles suites pénales.</strong> Un cas connu à Nevers.</p>



<h2 id="h-une-tradition-bousculee" class="wp-block-heading">Une tradition bousculée</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Il faut dès à présent annoncer en responsabilité qu’il n’y aura plus de feu d’artifice le 13 juillet à Blois. Nous l’assumons. »</em></strong> Le ton est posé. Marc Gricourt sait que l’annonce ne sera pas anodine. <strong>Chaque année, le feu d’artifice attire plusieurs milliers de personnes sur les bords de Loire.</strong> Son cadre exceptionnel, avec les reflets sur le fleuve et la silhouette du centre historique en arrière-plan, en a fait au fil du temps l’un des rendez-vous populaires les plus emblématiques de l’été blésois. <em>« Le feu d’artifice de Blois a une notoriété qui dépasse largement les frontières de la ville et même du département »</em>, rappelle le maire. <em>« Il participe aussi à l’attractivité touristique du territoire. »</em><strong> La décision n’a donc pas été prise à la légère.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1024x768.jpeg" alt="feu d'artifice" class="wp-image-33864" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/B6093AA1-35F8-4E63-AE8F-DEFC14C5063B-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-au-coeur-du-sujet-les-iles-de-loire-et-leurs-oiseaux-proteges" class="wp-block-heading">Au cœur du sujet : les îles de Loire et leurs oiseaux protégés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la Ville est alertée par l’<strong><a href="https://ofb.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Office français de la biodiversité</a></strong> et plusieurs associations environnementales sur les conséquences du feu d’artifice pour les espèces nichant sur les îles situées en aval du pont Charles-de-Gaulle. Ces espaces bénéficient d’un statut de protection particulièrement élevé.<strong> Ils sont intégrés au réseau Natura 2000 et font également l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope.</strong> Quatre espèces protégées y nichent régulièrement : la sterne naine, la sterne pierregarin, la mouette rieuse, la mouette mélanocéphale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La période sensible s’étend du mois d’avril jusqu’au 15 août,</strong> soit précisément au moment où est traditionnellement tiré le feu d’artifice du 13 juillet. <em>« À Blois, nous avons l’une des plus importantes colonies nicheuses de sternes de tout le bassin ligérien », </em>souligne Nicolas Orgelet. Le premier adjoint rappelle qu’environ 250 couples nicheurs sont recensés localement, contre une trentaine seulement sur certains autres sites ligériens. <em>« C’est aussi une fierté pour la ville. Nous avons au cœur même de Blois un des biotopes les plus importants de la Loire. »</em></p>



<h2 id="h-une-etude-qui-change-la-donne" class="wp-block-heading">Une étude qui change la donne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux interrogations croissantes, <strong>la municipalité a commandé en 2025 une étude indépendante</strong> au bureau spécialisé Altifaune. Objectif : <strong>mesurer scientifiquement les effets du feu d’artifice sur les colonies d’oiseaux.</strong> Les résultats ont profondément pesé dans la décision finale. Selon l’étude, 86 % des oiseaux présents sur les îles quittent leur nid dans les minutes qui suivent les premiers tirs. <em>« On passe d’environ 360 oiseaux présents à une cinquantaine seulement »</em>, résume Marc Gricourt. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met en évidence plusieurs phénomènes. Le premier est le <strong>stress sonore</strong>. Les détonations provoquent <strong>des envols massifs, </strong>des <strong>situations de panique</strong> et des perturbations importantes du comportement des oiseaux. Le second concerne le <strong>stress visuel</strong>. Les éclats lumineux désorientent certains individus, qui peuvent ne pas retrouver immédiatement leur nid. Enfin, <strong>l’abandon temporaire des nichées expose les œufs et les jeunes aux prédateurs et à des risques de refroidissement.</strong> Les experts qualifient ces impacts de <em>« significatifs ».</em> Pour la municipalité, il était difficile de les ignorer.</p>



<h2 id="h-une-accumulation-de-contraintes" class="wp-block-heading">Une accumulation de contraintes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’en arriver au report du feu d’artifice, plusieurs mesures avaient déjà été mises en œuvre. Au fil des années, la Ville a supprimé le plomb et les plastiques dans les mortiers, réduit les calibres utilisés, abaissé les hauteurs de tir et diminué l’emprise du champ de tir. Ces adaptations n’ont cependant pas suffi à répondre aux préoccupations exprimées par l’OFB et les associations. La Ville a alors exploré <strong>plusieurs scénarios.</strong> Un déplacement du feu d’artifice à environ un kilomètre des îles protégées a notamment été étudié. Cette distance correspond aux recommandations formulées dans plusieurs documents techniques relatifs à la protection des oiseaux nicheurs. Mais <strong>cette hypothèse n’a pas reçu un avis favorable.</strong> Marc Gricourt explique avoir demandé <strong>une autorisation exceptionnelle</strong> pour maintenir encore une année le feu d’artifice traditionnel tout en travaillant à une solution pérenne pour 2027. La réponse a été négative.</p>



<h2 id="h-pourquoi-les-autres-sites-ont-ete-ecartes" class="wp-block-heading">Pourquoi les autres sites ont été écartés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question du lieu s’est naturellement posée. <strong>Pourquoi ne pas déplacer le feu d’artifice ailleurs ?</strong> Plusieurs pistes ont été examinées. Parc Expo, <strong>le parc de l’Arrou ou encore la Pinçonnière ont été évoqués.</strong> Mais chacune présente des difficultés. À Parc des expositions, la dimension patrimoniale et paysagère du feu d’artifice disparaîtrait largement. <em>« Tirer le feu d’artifice là-bas n’aurait pas du tout le même intérêt culturel »,</em> estime Marc Gricourt. S’ajoutent <strong>les risques liés aux épisodes de sécheresse estivale et aux éventuels arrêtés préfectoraux.</strong> Les espaces comme le parc de l’Arrou ou la Pinçonnière soulèvent d’autres problèmes : risques d’incendie, gestion de la sécurité et <strong>capacité d’accueil insuffisante pour absorber les quelque 20 000 spectateurs susceptibles de se déplacer.</strong> Aucune de ces alternatives n’apparaît aujourd’hui satisfaisante. Pour la municipalité, le changement ne doit pas être perçu comme une suppression. <strong><em>« Ce n’est pas un feu d’artifice annulé. C’est un feu d’artifice décalé »</em></strong>, insiste Nicolas Orgelet.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-819x1024.jpeg" alt="feu d'artifice" class="wp-image-33863" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-819x1024.jpeg 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-240x300.jpeg 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-768x960.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-1229x1536.jpeg 1229w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-1638x2048.jpeg 1638w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/442E7B54-A4EC-4ED3-A22D-9421A1CA41D4-scaled.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
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<h2 id="h-" class="wp-block-heading">&#8212;</h2>



<h2 id="h-imaginer-les-fetes-populaires-de-demain" class="wp-block-heading">Imaginer les fêtes populaires de demain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du seul cas du feu d’artifice, Marc Gricourt estime que cette situation doit conduire à <strong>réfléchir à de <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-faut-il-substituer-le-feu-dartifice-du-14-juillet-par-des-lumineoles" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelles formes de spectacles.</a></strong> Certaines villes ont déjà remplacé les feux d’artifice par des <strong>spectacles de drones</strong>. Une option qui ne convainc pas totalement l&rsquo;édile. <em>« On sait que cela entraîne une démobilisation importante du public. »</em> Il estime que les professionnels de l’événementiel devront innover. <em><strong>« Au XXIe siècle, nous devons être capables d’inventer des choses nouvelles.</strong> Les gens ont besoin de lumière. Qu’est-ce qui empêche demain d’imaginer des spectacles lumineux sans détonation ? »</em></p>



<h2 id="h-deux-fetes-au-lieu-d-une" class="wp-block-heading">Deux fêtes au lieu d’une</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le feu d’artifice quitte le calendrier du 13 juillet, la Fête nationale reste bien célébrée à Blois. Le programme est maintenu avec <strong>la prise d’armes et le défilé militaire place de la Résistance</strong> à 20 heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 21 heures, le port de la Creusille accueillera un concert gratuit de Broken Back,</strong> artiste français à la carrière internationale qui cumule plusieurs centaines de millions d’écoutes. La nouveauté sera <strong>une soirée DJ organisée à partir de 22h30.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Historiquement, la première tradition du 14 juillet, c’est aussi le bal populaire »,</em> rappelle Nicolas Orgelet. La municipalité souhaite ainsi retrouver cette dimension festive et intergénérationnelle. <strong>Le feu d’artifice est quant à lui reporté au samedi 29 août.</strong> <strong>Après un bal populaire.</strong> Cette nouvelle soirée marquera à la fois la fin de l’été, la clôture des Lyres d’été et l’anniversaire de la Libération de Blois. Au programme donc : à 20 heures le bal populaire place Louis-XII puis à 22 heures puis un feu d’artifice tiré depuis le port de la Creusille.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-blois-decale-son-feu-dartifice-du-13-juillet-mais-maintient-la-fete">Pourquoi Blois décale son feu d’artifice du 13 juillet mais maintient la fête</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>De Blois à l’Élysée : le pari Villepin de Gildas Vieira</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:02:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux mois après les municipales à Blois, Gildas Vieira (8,09 %) dresse son propre bilan. Le candidat de La France autrement, son parti, assume la déception d’un score inférieur à ses attentes, revient sur les discussions de l’entre-deux-tours et précise la place qu’il entend occuper dans le débat local. Sans siège au conseil municipal, il &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Deux mois après les municipales à Blois, <strong>Gildas Vieira</strong> (8,09 %) dresse son propre bilan. Le candidat de <strong><a href="https://www.lafranceautrement.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France autrement</a></strong>, son parti, assume <strong>la déception d’un score inférieur à ses attentes</strong>, revient sur les discussions de l’entre-deux-tours et précise la place qu’il entend occuper dans le débat local. Sans siège au conseil municipal, il revendique désormais une <em><strong>« opposition de l’extérieur »</strong></em>. Mais son regard porte déjà au-delà de Blois : son mouvement annonce soutenir une éventuelle <strong>candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle</strong> et lance un comité blésois de <a href="https://lafrancehumaniste.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France humaniste</a>.</p>



<h2 id="h-une-desillusion-plus-qu-un-echec" class="wp-block-heading">« Une désillusion plus qu’un échec »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 8 % des voix au premier tour des municipales, Gildas Vieira reconnaît avoir vécu une soirée électorale du premier tour en demi-teinte. Pas un effondrement politique, dit-il, mais une réelle déception au regard des ambitions affichées pendant la campagne. <em><strong>« On se voyait faire plus de 10 %. Donc se retrouver à 8 %, ce n’était pas ce qu’on souhaitait. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien élu municipal explique avoir volontairement pris du recul après le scrutin, sans faire public un bilan à chaud. Selon lui, la liste espérait transformer une dynamique de terrain en résultat plus fort dans les urnes. <em><strong>« Plus que un échec, c’est une désillusion. »</strong></em> Pour autant, <strong>il assure ne pas regretter l’absence d’élus au conseil municipal. Et notamment le fait de ne pas siéger dans l’opposition.</strong> <em>« Moi, j’ai fait six ans d’opposition, six ans de majorité. Être à nouveau dans l’opposition n’aurait rien apporté. »</em> Cela parce que Gildas Vieira estime que la majorité municipale actuelle reste <em><strong>« assez bornée »</strong></em> et <strong>peu ouverte aux propositions extérieures.</strong> Selon lui, refaire six années d’opposition aurait conduit à <em>« redire les mêmes choses »</em> sans véritable capacité d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette critique, il développe surtout une inquiétude plus large sur l’évolution de la ville. <em><strong>« Blois est en train de perdre un peu de sa splendeur. »</strong></em> Il évoque tour à tour le centre-ville, la sécurité, le maintien des entreprises ou encore le quotidien des habitants. Une ligne déjà largement développée pendant la campagne municipale et qu’il continue aujourd’hui de défendre. <em>« On est quand même une belle ville entre Tours et Orléans. Je pense qu’on a plein de choses à faire ici. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même sans siège au conseil municipal, Gildas Vieira assure vouloir continuer à intervenir dans le débat local. <strong><em>« On va être une opposition de l’extérieur. »</em></strong> Il promet de poursuivre ses <strong>prises de parole publiques</strong> : <em>« L’idée, c’est de dénoncer ce qui ne va pas, mais aussi de faire des propositions. »</em> Il cite notamment les fermetures de commerces du centre-ville parmi les sujets qui l’inquiètent. Ses critiques se dirigent également vers sur ce qu’il qualifie de <em><strong>« communautarisme »</strong></em> et de <em><strong>« clientélisme »</strong></em>. Et <em>« je pèse mes mots »</em>, ajoute l&rsquo;ancien conseiller municipal. </p>



<h2 id="h-les-coulisses-de-l-entre-deux-tours" class="wp-block-heading">Les coulisses de l’entre-deux-tours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 5 % des voix, la liste <strong>Osons Blois Autrement</strong> menée en binôme avec le docteur Marchand pouvait fusionner avec une autre liste qualifiée pour le second tour. Des échanges ont donc eu lieu. <em><strong>« On a eu des discussions »</strong></em>, explique Gildas Vieira. L&rsquo;ex conseiller municipal confie avoir discuté avec plusieurs camps, avec la liste de droite et de centre droit menée par Malik Benakcha mais aussi avec la liste citoyenne Blois en commun. Il évoque notamment des réticences internes du côté de certaines personnalités locales. <strong><em>« Je ne souhaite surtout pas travailler avec ceux qui ne travaillent pas avec moi. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la piste la plus sérieuse aurait concerné un rapprochement avec la liste avec pour tête de liste Nicolas Orgelet, jugée <strong><em>« plus proche »</em></strong> de La France autrement <strong>sur le volet citoyen</strong>. Mais il estime que le scénario du second tour était déjà largement écrit. <em>« Et je pense que si on avait fait 10 %, les négociations n’auraient pas été les mêmes. »</em> Au cœur de son analyse apparaît aussi la notion de <strong>vote <em>« anti-Gricourt »</em>.</strong> Gildas Vieira estime qu’une partie de ses électeurs s’est reportée sur Malik Benakcha non par adhésion naturelle, mais faute d’alternative crédible contre le maire sortant. <em><strong>« Tous ceux qui ne voulaient pas Gricourt n’avaient pas d’autre choix que d’aller vers celui qui, potentiellement, pouvait le battre. »</strong></em></p>



<h2 id="h-rebondir" class="wp-block-heading">Rebondir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le résultat des municipales, Gildas Vieira affirme que son mouvement reste actif et structuré. <strong><em>« Nous n’avons pas perdu notre dynamique. »</em></strong> Il évoque un noyau d’une centaine de personnes toujours impliquées dans La France autrement et désireuses de poursuivre l’aventure politique. <em>« Même si on ne gagne pas, on doit donner une possibilité à ceux qui ne veulent pas voter pour tous les autres de pouvoir voter pour nous. »</em> L’ancien candidat insiste régulièrement sur cette idée de <strong>représenter une voie alternative, en dehors des grands partis traditionnels.</strong> <em>« Donner une voix aux sans-voix, ça reste primordial. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de l’entretien, il revient aussi longuement sur son rapport personnel aux partis politiques. Un sujet qu’il considère central dans son engagement. <strong><em>« Je n’ai jamais pris de carte politique de ma vie. »</em></strong> S’il accepte les partenariats ou les soutiens ponctuels, il refuse l’idée d’un alignement partisan classique. <em>« J’ai toujours considéré qu’on entre dans une forme de sectarisme lorsqu’on prend une carte politique et qu’on est obligé de suivre les consignes du national, même lorsqu’elles vont contre vos valeurs. »</em> Selon lui, cette indépendance permet justement à La France autrement de rassembler des profils très différents politiquement.</p>



<h2 id="h-pourquoi-dominique-de-villepin" class="wp-block-heading">Pourquoi Dominique de Villepin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’autre grand sujet de cet entretien : <strong>la présidentielle.</strong> Gildas Vieira annonce officiellement le<strong> soutien de La France autrement à une éventuelle candidature de Dominique de Villepin.</strong> <em>« On a décidé de porter notre énergie pour le faire gagner. »</em> Un choix qu’il décrit comme <em>« réfléchi et pragmatique ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac représente, selon lui, une figure capable de dépasser les clivages traditionnels. <em><strong>« Il se positionne aujourd’hui au-delà des partis et au-dessus des partis. »</strong></em> Gildas Vieira insiste notamment sur le positionnement international de Dominique de Villepin, <a href="https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000004238/discours-de-dominiquedevillepin-a-l-onu-en-2003-contre-une-intervention-militaire-en-irak.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en particulier son opposition à la guerre en Irak en 2003.</a> <em><strong>« On a besoin d’hommes de paix. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable politique blésois revendique également une volonté de rupture avec le macronisme sans basculer vers les extrêmes. <strong><em>« Ni l’extrême gauche mélenchoniste, ni le Rassemblement national. »</em></strong> Il critique également les figures jugées trop proches de l’actuel pouvoir présidentiel. <em>« Des noms comme Gabriel Attal ou Édouard Philippe restent dans la même mouvance. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour concrétiser ce soutien, La France autrement a créé un premier comité local baptisé <em>Blois 1 – La France humaniste</em>. <em>« Tout ça est officiel »</em>, confirme Gildas Vieira, en lien avec la structure soutenant Dominique de Villepin. <em><strong>« On est sur une dynamique nationale. »</strong></em> L’objectif affiché : fédérer localement autour d’une candidature de rassemblement.</p>



<h2 id="h-la-perspective-des-legislatives" class="wp-block-heading">La perspective des législatives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gildas Vieira n’écarte pas <strong>l’idée de se présenter dans la première circonscription du Loir-et-Cher,</strong> <strong>mais conditionne clairement cette possibilité à une victoire présidentielle de Dominique de Villepin.</strong> Il estime qu’un président nouvellement élu aurait besoin d’une majorité et de relais implantés localement. Mais il reconnaît aussi connaître les réalités des appareils politiques et des investitures nationales. <em>« On n’est pas dupes des gens qui rejoindront après coup le mouvement s’il devient très bien positionné. »</em></p>



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		<title>À Blois, une soirée pour dire franchement les discriminations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 16:46:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à la lutte contre les discriminations. Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à <strong>la lutte contre les discriminations.</strong> Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et simples participants se sont succédé au micro dans une ambiance attentive, parfois grave, souvent très directe. <strong>Derrière les prises de parole, un même constat revenait : celui de discriminations devenues ordinaires, parfois banalisées,</strong> qui touchent l’école, l’emploi, le logement, les démarches administratives ou encore les rapports sociaux les plus quotidiens. L’objectif de la soirée était de remettre la parole au centre. <em>« En parler, c’est agir. Écouter les gens, c’est agir »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="648" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg" alt="discriminations" class="wp-image-33542" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-300x190.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-768x486.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1536x972.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-2048x1296.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-des-discriminations-vecues-dans-les-details-du-quotidien" class="wp-block-heading">Des discriminations vécues dans les détails du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les prises de parole, celle de <strong>Corinne Kibongui Saminou Oumba,</strong> maire-adjointe à l’égalité femmes-hommes, aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations. L’élue évoque d’abord une discrimination qu’elle dit vivre <em><strong>« pratiquement tous les jours »</strong></em> : <strong>celle liée à son nom.</strong> <em>« Quand vous avez un nom un peu kilométrique comme celui-là, et qu’on ne vous appelle que par la moitié de votre nom — ce qui, du coup, n’a plus de sens — qu’est-ce que c’est ? »</em>, a-t-elle lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce témoignage, c’est toute la question des <strong>assignations identitaires ordinaires</strong> qui apparaît : la réduction du nom, la difficulté à le prononcer, ou encore l’effacement d’une partie de l’identité familiale. Le rapport du Défenseur des droits rappelle justement que les discriminations liées à l’origine reposent souvent sur des indices tels que l’apparence physique, le prénom, le nom, l’accent, la religion, le lieu de résidence ou la tenue vestimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élue a insisté ensuite sur la nécessité de <strong>parler des situations vécues, même lorsqu’il existe un doute.</strong> <em>« Si vous êtes victime, allez en parler. Il vaut mieux en parler, quitte à ce qu’on vous dise finalement que ce n’en est peut-être pas une, plutôt que de vous dire : “Non, je pense que ce n’est pas ça.” »</em> Et la soirée a justement été marquée par cette succession de récits personnels, parfois simples en apparence, mais révélateurs. Un participant raconte ainsi avoir été confronté à des stéréotypes liés à son accent africain. Un autre, syrien, évoque une impossibilité de trouver un emploi au niveau de ses compétences en IA.</p>



<h2 id="h-j-ai-l-impression-d-entendre-les-memes-choses-que-dans-les-annees-90" class="wp-block-heading">« J’ai l’impression d’entendre les mêmes choses que dans les années 90 »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Redouane Zaaraoui,</strong> <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/redouane-zaaraoui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseiller municipal</a> et président de l’association <em><a href="https://redouanehag.wixsite.com/accma/home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Culture et connaissance du monde arabe, entre Orient et Occident,</a></em> a lui exprimé un sentiment de répétition historique. <em><strong>« Ce que je viens d’écouter ce soir, je l’ai déjà entendu dans les années 90 »</strong></em>, explique-t-il. <em>« J’ai l’impression que les choses n’ont pas beaucoup changé. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élu, qui travaille depuis vingt-sept ans à la Halle aux grains – Scène nationale de Blois, évoque notamment les parcours migratoires et la question de l’accueil réservé aux personnes arrivant en France. <strong><em>« Arriver en France, pour beaucoup de personnes, c’est devoir repartir de zéro. »</em>,</strong> souligne-t-il. Comme c&rsquo;est le cas pour les <strong>femmes issues de l’immigration arrivées à Blois dans les années 1970.</strong> Des femmes qui, selon lui, ont souvent dû reconstruire une vie entière dans un pays dont elles ne parlaient parfois pas la langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux de Redouane Zaaraoui, les <em>« droits culturels »</em> sont une piste importante pour lutter contre les discriminations. <em><strong>« Chaque personne a des droits : le droit à l’éducation, le droit à son identité, le droit de faire partie d’une communauté »,</strong></em> rappelle-t-il. Tout en prévenant : <em>« Nous avons tous, parfois, des stéréotypes, des représentations sur les autres. Et nous aussi, de l’autre côté, nous pouvons discriminer. »</em></p>



<h2 id="h-le-defenseur-des-droits-dresse-un-constat-alarmant" class="wp-block-heading">Le Défenseur des droits dresse un constat alarmant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée a également été marquée par l’intervention particulièrement dense de <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/slimane-laoufi-460b619a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slimane Laoufi</a></strong>, représentant régional du Défenseur des droits en Centre-Val de Loire et en Normandie. Juriste spécialisé dans la non-discrimination, ancien conseiller ministériel chargé de la diversité et de la lutte contre les discriminations auprès d’Élisabeth Moreno, il a dressé <strong>un état des lieux très critique de la situation française.</strong> Son intervention s’inscrivait directement dans la continuité du rapport publié en février 2026 par le Défenseur des droits, intitulé <strong><em>Jeunesses et discriminations fondées sur l’origine : répondre à l’impératif d’égalité</em>.</strong> Ce document de plus de cent pages analyse les discriminations subies par les jeunes de 15 à 26 ans dans l’éducation, l’enseignement supérieur, le logement, la santé, l’accès aux biens et services, l’insertion professionnelle et les relations avec la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord à travers les chiffres. En 2025, le Défenseur des droits a reçu <strong>165 000 réclamations en France.</strong> Parmi elles, 50 000 concernaient le droit au séjour. Slimane Laoufi évoque notamment les difficultés liées au <strong>système ANEF</strong>, utilisé pour les demandes et renouvellements de titres de séjour. <strong><em>« Cela fait quatre ans que ce système ne fonctionne pas correctement »</em></strong>, affirme-t-il. <em><strong>« Des personnes se retrouvent sans titre de séjour, perdent leur emploi, perdent parfois leurs aides sociales. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’intervention s’est surtout concentrée sur les discriminations liées à l’origine. <strong><em>« La discrimination, en France, est un délit pénal »</em></strong>, rappelle-t-il. Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le représentant du Défenseur des droits insiste particulièrement sur une idée : <strong>les discriminations ne se limitent pas aux insultes ou aux actes explicitement racistes.</strong> <em><strong>« Dans 90 % des cas, la discrimination est non intentionnelle. Elle résulte d’un système. </strong>Une femme qui porte le voile, on ne va pas la voir comme vendeuse parce qu’il y a un contact avec la clientèle. Donc on ne l’embauche pas. En revanche, cela ne dérange pas qu’elle soit cliente. »</em></p>



<h2 id="h-une-discrimination-continuum" class="wp-block-heading">Une discrimination « continuum »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Slimane Laoufi, la discrimination ne se manifeste pas à un seul moment de la vie. Elle forme au contraire un <em><strong>« continuum ».</strong></em> <strong>L’école apparaît ainsi comme l’un des premiers lieux où les inégalités se fabriquent.</strong> Le représentant du Défenseur des droits cite le témoignage d’une jeune femme de 19 ans recueilli lors d’une enquête menée à Blois : <em>« Une professeure de français, en seconde, nous a clairement dit de ne pas poursuivre des études générales, car nous étions étrangères et que nous n’y arriverions jamais. »</em> La jeune fille expliquait pourtant vouloir devenir pilote d’avion, tandis que son amie souhaitait devenir avocate. <em><strong>« Vous vous rendez compte du gâchis que cela représente ? »</strong></em>, lance alors Slimane Laoufi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;expert, ces mécanismes commencent désormais très tôt, y compris lors de la recherche des stages de troisième. <em><strong>« Certains jeunes finissent dans des stages par défaut parce qu’ils n’ont pas les réseaux, pas les contacts. »</strong></em> Le phénomène se poursuit ensuite dans l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs, aux assurances ou encore aux services bancaires.</p>



<h2 id="h-on-finit-par-croire-que-c-est-normal" class="wp-block-heading">« On finit par croire que c’est normal »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de son intervention, Slimane Laoufi revient aussi sur <strong>un phénomène qu’il juge particulièrement inquiétant : la résignation.</strong> <em>« On est arrivés à un stade où certaines personnes disent : “Je suis victime de discrimination, c’est comme ça.” »</em> Selon lui, cette banalisation produit des effets profonds sur la confiance envers les institutions et sur le rapport à la société. <em><strong>« On est maintenant sur plusieurs générations qui subissent des discriminations. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations peuvent alors éroder leurs trajectoires, leur sentiment d’appartenance, leur confiance dans les institutions et dans la promesse républicaine. Le représentant du Défenseur des droits cite également une autre étude menée auprès de jeunes diplômés victimes de discriminations dans leur recherche d’emploi. <em><strong>« 45 % nous ont répondu qu’ils étaient partis à l’étranger. »</strong></em> Angleterre, pays du Golfe ou autres destinations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations fondées sur l’origine ne s’arrêtent pas à l’entrée du marché du travail. Elles traversent aussi <strong>le logement, les parcours de soins, l’accès aux biens et services, les loisirs et les relations avec les forces de sécurité.</strong></p>



<h2 id="h-je-n-ai-jamais-vu-de-veritable-politique-publique" class="wp-block-heading">« Je n’ai jamais vu de véritable politique publique »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Slimane Laoufi critique frontalement l’absence, selon lui, de stratégie nationale cohérente contre les discriminations.</strong> <em>« Moi qui ai travaillé en ministère, je n’ai jamais vu de politique publique digne de ce nom de lutte contre les discriminations. »</em> Il estime que <strong>le sujet reste souvent cantonné à la politique de la ville, alors que les discriminations dépassent largement les seuls quartiers prioritaires.</strong> <em>« Dès qu’on sort d’un QPV, on peut encore être discriminé. »</em> Le représentant du Défenseur des droits appelle ainsi à une véritable politique publique nationale, accompagnée de moyens concrets pour les associations et les acteurs de terrain. <em>« Tous les cinq ans, pendant les campagnes présidentielles, on nous parle de lutte contre les discriminations, de plan Marshall, de grandes annonces. Et dès le lendemain de l’élection, il n’y a plus rien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de la soirée, <strong>un constat</strong> s’est progressivement imposé : malgré les évolutions législatives et les discours institutionnels, <strong>beaucoup de participants ont le sentiment que les discriminations restent difficiles à nommer, à dénoncer et parfois même à reconnaître.</strong> Parler reste encore, pour beaucoup, la première étape avant toute possibilité d’agir.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">&#8212;</p>
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		<title>Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:40:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à enquête publique du 4 au 29 mai 2026, les collectivités veulent traiter six immeubles anciens, principalement situés rue du Commerce et rue Denis-Papin. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à <strong>enquête publique du 4 au 29 mai 2026,</strong> les collectivités veulent traiter <strong>six immeubles anciens,</strong> principalement situés <strong><a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-le-projet-de-revitalisation-urbaine-de-l-ilot-denis-papin-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rue du Commerce et rue Denis-Papin</a></strong>. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit un levier plus contraignant : les propriétaires concernés pourront être accompagnés, mais ils devront aussi s’engager sur des travaux précis. <strong>En dernier recours, la procédure peut aller jusqu’à l’expropriation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet n’est pas seulement technique. Il touche à l’un des points les plus sensibles de la vie urbaine blésoise : <strong>la dégradation d’une partie du bâti ancien, les étages vacants au-dessus des commerces,</strong> la difficulté de créer des logements attractifs en cœur de ville, mais aussi <strong>le coût des cellules commerciales</strong> et la <strong>capacité du centre-ville à rester un lieu habité, travaillé et fréquenté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI s’inscrit dans la continuité de l’OPAH-RU, l’opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain, menée de 2020 à 2025. Ce dispositif visait déjà à faciliter la rénovation du centre-ville de Blois, <strong>en mobilisant aides, accompagnement et démarches volontaires auprès des propriétaires.</strong> Mais les élus dressent aujourd’hui un constat : <strong>l’incitation ne suffit plus</strong> pour certains immeubles. <strong>François Thiollet,</strong> nouveau vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, résume le changement de logique : <em><strong>« Jusqu’à présent, la Ville et Agglopolys accompagnaient principalement les propriétaires volontaires. L’ORI ajoute un levier plus ferme : elle permet d’imposer des travaux lorsque certains immeubles dégradés restent bloqués. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances, ajoute : <em><strong>« Cet outil coercitif est aussi là pour réveiller un petit peu les propriétaires,</strong> puisque l’outil incitatif n’a pas suffi. Mais l’idée, ce n’est pas d’exproprier tout le monde. »</em> L’OPAH-RU doit d’ailleurs se poursuivre. L’ORI vient s’ajouter à cet arsenal. Elle cible d’abord <strong>les situations les plus difficiles</strong> : immeubles dégradés, accès aux étages supprimés ou rendus complexes, logements vacants, baux commerciaux portant parfois sur la totalité d’un immeuble, impossibilité de remettre les étages sur le marché sans restructuration lourde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la question du centre-ville n’est pas uniquement un sujet commercial. C’est d’abord un sujet urbain, à plusieurs dimensions : l’habitat, les boutiques, l’emploi, les usages quotidiens, les circulations, l’état du bâti, les accès aux logements, la sécurité, l’attractivité résidentielle. Pour que le centre-ville fonctionne, poursuit-il, <em><strong>« il faut que les gens y vivent, y travaillent, aient envie de s’y amuser, aient envie d’y consommer ».</strong></em> Un cap souligné par Claire Mollière, adjointe en charge de l’économie de proximité, et de Stéphanie Charret, responsable du développement commercial.</p>



<h2 id="h-six-immeubles-cibles-pour-commencer" class="wp-block-heading">Six immeubles ciblés pour commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique ouverte du 4 au 29 mai 2026 porte sur <strong>six immeubles du centre-ville</strong>, principalement rue du Commerce, ainsi que le 19 rue Denis-Papin. L’un des immeubles occupe déjà une place particulière dans le dispositif : le 73 rue du Commerce. La Ville a engagé son acquisition après une délibération en conseil municipal en février, avec une signature annoncée dans les prochains mois. François Thiollet a évoqué autour de ce bien une <em><strong>« opération exemplaire »</strong></em>. L’objectif serait d’y mener des travaux à la fois sur les logements et sur les commerces, puis de les remettre sur le marché <em><strong>« à des coûts qui soient beaucoup plus raisonnables ».</strong></em></p>



<h2 id="h-comment-fonctionne-l-ori" class="wp-block-heading">Comment fonctionne l’ORI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération de restauration immobilière suit une logique progressive. L’enquête publique permet d’abord de présenter le dossier, de recueillir les observations et d’établir l’utilité publique de l’intervention. Ensuite, des diagnostics doivent permettre de définir précisément les travaux attendus.<strong> Les propriétaires concernés seront ensuite destinataires de programmes de travaux et de délais.</strong> <em>« On ne va pas leur dire : “Vous avez tant de travaux à faire et tant de temps, et puis débrouillez-vous” »,</em> a précisé Benjamin Vételé. <strong>Les services doivent aider les propriétaires</strong> à identifier les aides possibles, les opérateurs, les partenaires et, le cas échéant, les solutions de vente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, <strong>en bout de chaîne, si les travaux ne sont pas réalisés ou si le blocage demeure, la collectivité pourra intervenir plus directement.</strong> C&rsquo;est à dire <strong>racheter les biens au prix du domaine</strong> afin de faire réaliser les travaux. Mais François Thiollet insiste sur le fait que cette issue n’est pas le scénario recherché : <em>« C’est vraiment au pire du pire. C’est plutôt le scénario qu’on envisage en bout de course. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg" alt="ORI Blois" class="wp-image-27431" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-une-enquete-publique-qui-doit-peser-dans-la-decision" class="wp-block-heading">Une enquête publique qui doit peser dans la décision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique est souvent perçue comme une procédure administrative lointaine. Les élus ont au contraire insisté sur son importance. <strong>Elle permet au public de consulter le dossier, de formuler des observations et d’alimenter le rapport du commissaire enquêteur, transmis ensuite à la préfecture.</strong> À la question de savoir si les contributions comptent réellement, la réponse donnée lors du point presse est nette : <em>« La quantité, les avis, cela compte toujours. Même si on a l’impression que cela ne sert à rien, c’est toujours utile. Même si c’est pour aller mettre un mot, pour dire que c’est utile, que c’est urgent »</em>, juge François Thiollet. L’enquête publique ne décide pas mécaniquement de la suite. <strong>Elle ne fonctionne pas comme un vote.</strong> Mais <strong>elle documente</strong> l’intérêt général du projet, l’attente des habitants, l’existence de préoccupations ou de soutiens.</p>



<h2 id="h-des-etages-invisibles-bloques-ou-inaccessibles" class="wp-block-heading">Des étages invisibles, bloqués ou inaccessibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains immeubles ne sont pas seulement ou forcément dégradés.</strong> Ils sont devenus <strong>difficiles à utiliser.</strong> Dans plusieurs cas, les commerces occupent ou ont occupé une place telle que <strong>les étages ne disposent plus d’accès indépendant</strong> ou ne peuvent plus être transformés facilement en logements. <strong>Julie Truffer</strong> a rappelé que la Ville n’avait pas toujours connaissance de l’état réel des étages : <em>« On parle de situations de monopropriété, sans accès indépendant. Donc la Ville n’avait pas accès aux étages. »</em> Selon elle, <strong>c’est notamment lorsque des commerçants sont partis, ou lorsqu’ils ont engagé des procédures et des litiges avec leurs propriétaires, que l’ampleur du problème est apparue plus clairement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté vient aussi de <strong>certains baux commerciaux.</strong> Stéphanie Charret a expliqué que, dans certains cas, <em><strong>« le bail commercial porte sur l’intégralité de l’immeuble »</strong></em>. Pendant des années, les loyers commerciaux ont pu suffire à rentabiliser tout un bâtiment. <strong>Les propriétaires n’avaient alors pas nécessairement intérêt à dissocier les usages,</strong> à créer une copropriété, à louer des appartements ou à réorganiser les accès. La question n’est pas seulement celle de murs anciens à rénover, mais celle d’<strong>une architecture d’usage à reconstruire</strong> : accès indépendants, cages d’escalier, séparation entre commerce et logement, locaux de service, habitabilité des étages, lumière, surfaces adaptées.</p>



<h2 id="h-une-degradation-parfois-plus-grave-que-prevu" class="wp-block-heading">Une dégradation parfois plus grave que prévu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Julie Truffer a expliqué que la dégradation s’était accélérée, notamment sous l’effet d’infiltrations et de phénomènes liés au dérèglement climatique. <em><strong>« On savait que c’était en mauvais état, mais à ce point, non »</strong></em>, a-t-elle résumé. La directrice de l’urbanisme et de l’habitat a également rappelé que les arrêtés de péril répondent d’abord à l’urgence : <strong>éviter un effondrement, traiter un risque immédiat.</strong> Mais l’ORI vise plus loin :<strong> empêcher que la dégradation ne s’étende</strong> dans un tissu ancien très imbriqué. <em><strong>« Tous les bâtiments sont vraiment imbriqués les uns dans les autres, et il y a une certaine porosité qui est en train de se créer aussi au titre des infiltrations »</strong></em>, a-t-elle expliqué.<em> « Sans vouloir être alarmiste, la déchéance d’un immeuble pourrait entraîner la défaillance d’un autre. »</em></p>



<h2 id="h-un-potentiel-residentiel-encore-reel" class="wp-block-heading">Un potentiel résidentiel encore réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours n’est pas seulement alarmiste. Les élus et les services insistent aussi sur le potentiel de ces immeubles. Le 19 rue Denis-Papin, occupé par Devred, a été cité comme exemple. <em>« On est sur un magnifique immeuble du XIXe siècle, beaucoup de gens aimeraient y habiter »</em>, a souligné Julie Truffer. C&rsquo;est un paradoxe blésois : des immeubles très bien placés, parfois beaux, parfois vastes, restent vides ou sous-utilisés alors qu’ils pourraient accueillir des logements de qualité. <em><strong>« Il y a beaucoup de Blésois qui se questionnent, qui se demandent pourquoi c’est vide, alors que, potentiellement, cela peut être vraiment de très beaux logements »</strong></em>, a-t-elle ajouté. Mais ce potentiel ne suffit pas. Pour redevenir habitables, <strong>ces étages doivent correspondre aux attentes actuelles</strong> : accès clair, lumière, volumes, logements traversants lorsque c’est possible, surfaces dignes, sécurité, performance énergétique. <em><strong>« On n’a pas envie d’habiter un micro-appartement avec juste une fenêtre. On a envie de lumière, on a envie que ce soit traversant, on a envie que ce soit spacieux »</strong></em>, a rappelé la directrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est là que la logique d’îlot ou de regroupement d’immeubles prend son sens</strong>. Dans du bâti médiéval ou ancien, travailler immeuble par immeuble peut parfois produire de mauvais logements. En travaillant sur deux ou trois immeubles voisins, la collectivité espère pouvoir reconstituer des logements mieux distribués et plus conformes aux usages contemporains.</p>



<h2 id="h-refaire-aussi-le-modele-economique-des-immeubles" class="wp-block-heading">Refaire aussi le modèle économique des immeubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, l’ensemble du bâtiment repose sur le seul loyer du commerce. Cette situation pèse à la fois sur les commerçants et sur la remise en état des logements. <em><strong>« Quand vous devez amortir tout un immeuble de quatre étages sur la seule cellule commerciale, évidemment, c’est très élevé »</strong></em>, a observé Stéphanie Charret. Si les étages redeviennent des logements louables, si l’immeuble retrouve plusieurs sources de revenus, la pression sur le seul commerce peut diminuer. Un T4 au deuxième étage, un T2 au troisième, un local commercial au rez-de-chaussée avec une réserve bien organisée : le modèle économique change. Et avec lui, peut-être, le niveau des loyers commerciaux. Cette lecture rejoint les préoccupations de Claire Mollière. La restauration immobilière n’est pas uniquement une affaire d’habitat. Elle peut aussi devenir <strong>un instrument de stabilisation commerciale,</strong> en évitant que le commerce supporte seul le coût d’immeubles entiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adjointe au maire en charge de l’économie de proximité inscrit le sujet commercial dans une réflexion plus large sur la pérennité des activités en cœur de ville. Le problème ne tient pas seulement à la présence ou non de commerces en rez-de-chaussée, mais aux <strong>conditions dans lesquelles ces commerces peuvent s’installer, durer et fonctionner.</strong> Le commerce pérenne suppose ainsi <strong>une stratégie urbaine complète.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg" alt="rue du commerce" class="wp-image-20228" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 id="h-aides-anah-agglopolys-accompagner-sans-renoncer-a-l-obligation" class="wp-block-heading">Aides, <a href="https://www.anah.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anah</a>, Agglopolys : accompagner sans renoncer à l’obligation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propriétaires concernés ne seront pas seulement placés devant une liste de travaux. Les collectivités veulent aussi les orienter vers les dispositifs existants. L’Anah par exemple. Les services de l’État, Agglopolys et la Ville pourront intervenir selon la nature des dossiers, les revenus, les travaux envisagés et les aides mobilisables. <em><strong>« L’accompagnement de l’Agglomération et des services de l’État, c’est d’abord de s’adresser au bon guichet pour accrocher des aides financières »</strong></em>, a expliqué François Thiollet. Des compléments d’Agglopolys peuvent également intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la nouveauté de l’ORI demeure : <strong>l’aide n’efface pas l’obligation</strong>. Le propriétaire peut être accompagné, mais <strong>il doit avancer.</strong> Si les travaux commencent puis s’arrêtent, ou si le dossier ne progresse pas au rythme attendu, la collectivité pourra intervenir davantage. D’autres solutions peuvent aussi être envisagées : <strong>vente amiable, mise en relation avec un promoteur, acquisition par la future SPL dans certains cas.</strong> La collectivité ne veut pas devenir propriétaire de tous les immeubles concernés. Elle veut disposer d’<strong>un outil pour débloquer les situations.</strong></p>



<h2 id="h-la-future-spl-agglopolys-amenagement-comme-outil-operationnel" class="wp-block-heading">La future SPL Agglopolys Aménagement comme outil opérationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création prochaine d’une société publique locale, <strong>SPL Agglopolys Aménagement</strong> doit donner aux collectivités un outil capable de porter des opérations complexes : acquisition, portage foncier, réhabilitation, restructuration, revente. François Thiollet l’a indiqué : la SPL pourra intervenir lorsque certains biens devront être rachetés, notamment si les travaux ne sont pas réalisés ou si une opportunité se présente. Elle n’a pas vocation à tout acquérir, mais elle peut devenir le bras opérationnel de la stratégie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI fixe un cadre. <strong>La SPL permettra, dans certains cas, de passer à l’acte immobilier.</strong> Elle pourra porter temporairement un bien, conduire ou faire conduire des travaux, puis remettre logements ou cellules commerciales sur le marché. L’opération potentielle autour du 73 rue du Commerce et de deux immeubles voisins pourrait ainsi servir de démonstrateur. L’objectif est de prouver qu’il est possible de transformer des immeubles complexes, de recréer des logements et de proposer des surfaces commerciales plus adaptées.</p>



<h2 id="h-une-premiere-etape-avant-une-mobilisation-plus-large" class="wp-block-heading">Une première étape avant une mobilisation plus large</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une concertation plus large</strong> doit être organisée dans les mois à venir, avec les habitants, les commerçants, les écoles et les différents services municipaux. Cela avec l&rsquo;élue <strong><a href="https://bloiscapitale.com/budget-participatif-comment-les-habitants-de-blois-peuvent-transformer-leur-ville" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amandine Lebrat</a></strong>, en charge de la démocratie locale. Mais aussi avec d’autres élus selon les sujets : espace public, propreté, accessibilité, sécurité, animation culturelle. <strong><em>« C’est vraiment un sujet très transversal »,</em></strong> a déclaré François Thiollet. La Ville et Agglopolys assument que le chantier sera long. Benjamin Vételé l’a dit sans promettre d’effet immédiat : <em><strong>« On ne fera rien en claquant des doigts. C’est aussi un chantier au long cours. »</strong></em> <strong>Une dizaine d&rsquo;années.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*La présentation du dispositif s’est tenue jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Ville, en présence de plusieurs élus et responsables municipaux ou communautaires : <strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances ; <strong>François Thiollet,</strong> vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, de l’accueil des gens du voyage et du PCAET ; <strong>Claire Mollière,</strong> adjointe au maire en charge de l’économie de proximité ; <strong>Agathe Gourdault-Montagne,</strong> conseillère municipale déléguée à l’Action cœur de ville et à l’ORI ; <a href="https://bloiscapitale.com/l-avenir-du-commerce-a-blois-en-questions" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Stéphanie Charret,</strong> responsable du développement commercial de la Ville de Blois</a> ; et <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/julie-truffer-3b7b24a9/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Julie Truffer</a></strong>, directrice de l’urbanisme et de l’habitat pour la Ville de Blois et Agglopolys.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/centre-ville-de-blois-comment-la-ville-et-agglopolys-veulent-reprendre-la-main-sur-les-immeubles-degrades">Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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