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	<title>Archives des articles : Politique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des articles : Politique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, une soirée pour dire franchement les discriminations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 16:46:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à la lutte contre les discriminations. Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à <strong>la lutte contre les discriminations.</strong> Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et simples participants se sont succédé au micro dans une ambiance attentive, parfois grave, souvent très directe. <strong>Derrière les prises de parole, un même constat revenait : celui de discriminations devenues ordinaires, parfois banalisées,</strong> qui touchent l’école, l’emploi, le logement, les démarches administratives ou encore les rapports sociaux les plus quotidiens. L’objectif de la soirée était de remettre la parole au centre. <em>« En parler, c’est agir. Écouter les gens, c’est agir »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="648" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg" alt="discriminations" class="wp-image-33542" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-300x190.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-768x486.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1536x972.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-2048x1296.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-des-discriminations-vecues-dans-les-details-du-quotidien" class="wp-block-heading">Des discriminations vécues dans les détails du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les prises de parole, celle de <strong>Corinne Kibongui Saminou Oumba,</strong> maire-adjointe à l’égalité femmes-hommes, aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations. L’élue évoque d’abord une discrimination qu’elle dit vivre <em><strong>« pratiquement tous les jours »</strong></em> : <strong>celle liée à son nom.</strong> <em>« Quand vous avez un nom un peu kilométrique comme celui-là, et qu’on ne vous appelle que par la moitié de votre nom — ce qui, du coup, n’a plus de sens — qu’est-ce que c’est ? »</em>, a-t-elle lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce témoignage, c’est toute la question des <strong>assignations identitaires ordinaires</strong> qui apparaît : la réduction du nom, la difficulté à le prononcer, ou encore l’effacement d’une partie de l’identité familiale. Le rapport du Défenseur des droits rappelle justement que les discriminations liées à l’origine reposent souvent sur des indices tels que l’apparence physique, le prénom, le nom, l’accent, la religion, le lieu de résidence ou la tenue vestimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élue a insisté ensuite sur la nécessité de <strong>parler des situations vécues, même lorsqu’il existe un doute.</strong> <em>« Si vous êtes victime, allez en parler. Il vaut mieux en parler, quitte à ce qu’on vous dise finalement que ce n’en est peut-être pas une, plutôt que de vous dire : “Non, je pense que ce n’est pas ça.” »</em> Et la soirée a justement été marquée par cette succession de récits personnels, parfois simples en apparence, mais révélateurs. Un participant raconte ainsi avoir été confronté à des stéréotypes liés à son accent africain. Un autre, syrien, évoque une impossibilité de trouver un emploi au niveau de ses compétences en IA.</p>



<h2 id="h-j-ai-l-impression-d-entendre-les-memes-choses-que-dans-les-annees-90" class="wp-block-heading">« J’ai l’impression d’entendre les mêmes choses que dans les années 90 »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Redouane Zaaraoui,</strong> <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/redouane-zaaraoui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseiller municipal</a> et président de l’association <em><a href="https://redouanehag.wixsite.com/accma/home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Culture et connaissance du monde arabe, entre Orient et Occident,</a></em> a lui exprimé un sentiment de répétition historique. <em><strong>« Ce que je viens d’écouter ce soir, je l’ai déjà entendu dans les années 90 »</strong></em>, explique-t-il. <em>« J’ai l’impression que les choses n’ont pas beaucoup changé. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élu, qui travaille depuis vingt-sept ans à la Halle aux grains – Scène nationale de Blois, évoque notamment les parcours migratoires et la question de l’accueil réservé aux personnes arrivant en France. <strong><em>« Arriver en France, pour beaucoup de personnes, c’est devoir repartir de zéro. »</em>,</strong> souligne-t-il. Comme c&rsquo;est le cas pour les <strong>femmes issues de l’immigration arrivées à Blois dans les années 1970.</strong> Des femmes qui, selon lui, ont souvent dû reconstruire une vie entière dans un pays dont elles ne parlaient parfois pas la langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux de Redouane Zaaraoui, les <em>« droits culturels »</em> sont une piste importante pour lutter contre les discriminations. <em><strong>« Chaque personne a des droits : le droit à l’éducation, le droit à son identité, le droit de faire partie d’une communauté »,</strong></em> rappelle-t-il. Tout en prévenant : <em>« Nous avons tous, parfois, des stéréotypes, des représentations sur les autres. Et nous aussi, de l’autre côté, nous pouvons discriminer. »</em></p>



<h2 id="h-le-defenseur-des-droits-dresse-un-constat-alarmant" class="wp-block-heading">Le Défenseur des droits dresse un constat alarmant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée a également été marquée par l’intervention particulièrement dense de <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/slimane-laoufi-460b619a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slimane Laoufi</a></strong>, représentant régional du Défenseur des droits en Centre-Val de Loire et en Normandie. Juriste spécialisé dans la non-discrimination, ancien conseiller ministériel chargé de la diversité et de la lutte contre les discriminations auprès d’Élisabeth Moreno, il a dressé <strong>un état des lieux très critique de la situation française.</strong> Son intervention s’inscrivait directement dans la continuité du rapport publié en février 2026 par le Défenseur des droits, intitulé <strong><em>Jeunesses et discriminations fondées sur l’origine : répondre à l’impératif d’égalité</em>.</strong> Ce document de plus de cent pages analyse les discriminations subies par les jeunes de 15 à 26 ans dans l’éducation, l’enseignement supérieur, le logement, la santé, l’accès aux biens et services, l’insertion professionnelle et les relations avec la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord à travers les chiffres. En 2025, le Défenseur des droits a reçu <strong>165 000 réclamations en France.</strong> Parmi elles, 50 000 concernaient le droit au séjour. Slimane Laoufi évoque notamment les difficultés liées au <strong>système ANEF</strong>, utilisé pour les demandes et renouvellements de titres de séjour. <strong><em>« Cela fait quatre ans que ce système ne fonctionne pas correctement »</em></strong>, affirme-t-il. <em><strong>« Des personnes se retrouvent sans titre de séjour, perdent leur emploi, perdent parfois leurs aides sociales. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’intervention s’est surtout concentrée sur les discriminations liées à l’origine. <strong><em>« La discrimination, en France, est un délit pénal »</em></strong>, rappelle-t-il. Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le représentant du Défenseur des droits insiste particulièrement sur une idée : <strong>les discriminations ne se limitent pas aux insultes ou aux actes explicitement racistes.</strong> <em><strong>« Dans 90 % des cas, la discrimination est non intentionnelle. Elle résulte d’un système. </strong>Une femme qui porte le voile, on ne va pas la voir comme vendeuse parce qu’il y a un contact avec la clientèle. Donc on ne l’embauche pas. En revanche, cela ne dérange pas qu’elle soit cliente. »</em></p>



<h2 id="h-une-discrimination-continuum" class="wp-block-heading">Une discrimination « continuum »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Slimane Laoufi, la discrimination ne se manifeste pas à un seul moment de la vie. Elle forme au contraire un <em><strong>« continuum ».</strong></em> <strong>L’école apparaît ainsi comme l’un des premiers lieux où les inégalités se fabriquent.</strong> Le représentant du Défenseur des droits cite le témoignage d’une jeune femme de 19 ans recueilli lors d’une enquête menée à Blois : <em>« Une professeure de français, en seconde, nous a clairement dit de ne pas poursuivre des études générales, car nous étions étrangères et que nous n’y arriverions jamais. »</em> La jeune fille expliquait pourtant vouloir devenir pilote d’avion, tandis que son amie souhaitait devenir avocate. <em><strong>« Vous vous rendez compte du gâchis que cela représente ? »</strong></em>, lance alors Slimane Laoufi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;expert, ces mécanismes commencent désormais très tôt, y compris lors de la recherche des stages de troisième. <em><strong>« Certains jeunes finissent dans des stages par défaut parce qu’ils n’ont pas les réseaux, pas les contacts. »</strong></em> Le phénomène se poursuit ensuite dans l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs, aux assurances ou encore aux services bancaires.</p>



<h2 id="h-on-finit-par-croire-que-c-est-normal" class="wp-block-heading">« On finit par croire que c’est normal »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de son intervention, Slimane Laoufi revient aussi sur <strong>un phénomène qu’il juge particulièrement inquiétant : la résignation.</strong> <em>« On est arrivés à un stade où certaines personnes disent : “Je suis victime de discrimination, c’est comme ça.” »</em> Selon lui, cette banalisation produit des effets profonds sur la confiance envers les institutions et sur le rapport à la société. <em><strong>« On est maintenant sur plusieurs générations qui subissent des discriminations. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations peuvent alors éroder leurs trajectoires, leur sentiment d’appartenance, leur confiance dans les institutions et dans la promesse républicaine. Le représentant du Défenseur des droits cite également une autre étude menée auprès de jeunes diplômés victimes de discriminations dans leur recherche d’emploi. <em><strong>« 45 % nous ont répondu qu’ils étaient partis à l’étranger. »</strong></em> Angleterre, pays du Golfe ou autres destinations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations fondées sur l’origine ne s’arrêtent pas à l’entrée du marché du travail. Elles traversent aussi <strong>le logement, les parcours de soins, l’accès aux biens et services, les loisirs et les relations avec les forces de sécurité.</strong></p>



<h2 id="h-je-n-ai-jamais-vu-de-veritable-politique-publique" class="wp-block-heading">« Je n’ai jamais vu de véritable politique publique »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Slimane Laoufi critique frontalement l’absence, selon lui, de stratégie nationale cohérente contre les discriminations.</strong> <em>« Moi qui ai travaillé en ministère, je n’ai jamais vu de politique publique digne de ce nom de lutte contre les discriminations. »</em> Il estime que <strong>le sujet reste souvent cantonné à la politique de la ville, alors que les discriminations dépassent largement les seuls quartiers prioritaires.</strong> <em>« Dès qu’on sort d’un QPV, on peut encore être discriminé. »</em> Le représentant du Défenseur des droits appelle ainsi à une véritable politique publique nationale, accompagnée de moyens concrets pour les associations et les acteurs de terrain. <em>« Tous les cinq ans, pendant les campagnes présidentielles, on nous parle de lutte contre les discriminations, de plan Marshall, de grandes annonces. Et dès le lendemain de l’élection, il n’y a plus rien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de la soirée, <strong>un constat</strong> s’est progressivement imposé : malgré les évolutions législatives et les discours institutionnels, <strong>beaucoup de participants ont le sentiment que les discriminations restent difficiles à nommer, à dénoncer et parfois même à reconnaître.</strong> Parler reste encore, pour beaucoup, la première étape avant toute possibilité d’agir.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">&#8212;</p>
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		<title>Centre-ville de Blois : comment la Ville et Agglopolys veulent reprendre la main sur les immeubles dégradés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:40:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à enquête publique du 4 au 29 mai 2026, les collectivités veulent traiter six immeubles anciens, principalement situés rue du Commerce et rue Denis-Papin. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La Ville de Blois et Agglopolys engagent une nouvelle étape* dans leur politique de reconquête du centre-ville. Avec l’opération de restauration immobilière, soumise à <strong>enquête publique du 4 au 29 mai 2026,</strong> les collectivités veulent traiter <strong>six immeubles anciens,</strong> principalement situés <strong><a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-le-projet-de-revitalisation-urbaine-de-l-ilot-denis-papin-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rue du Commerce et rue Denis-Papin</a></strong>. Après plusieurs années de dispositifs incitatifs, l’ORI introduit un levier plus contraignant : les propriétaires concernés pourront être accompagnés, mais ils devront aussi s’engager sur des travaux précis. <strong>En dernier recours, la procédure peut aller jusqu’à l’expropriation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet n’est pas seulement technique. Il touche à l’un des points les plus sensibles de la vie urbaine blésoise : <strong>la dégradation d’une partie du bâti ancien, les étages vacants au-dessus des commerces,</strong> la difficulté de créer des logements attractifs en cœur de ville, mais aussi <strong>le coût des cellules commerciales</strong> et la <strong>capacité du centre-ville à rester un lieu habité, travaillé et fréquenté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI s’inscrit dans la continuité de l’OPAH-RU, l’opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain, menée de 2020 à 2025. Ce dispositif visait déjà à faciliter la rénovation du centre-ville de Blois, <strong>en mobilisant aides, accompagnement et démarches volontaires auprès des propriétaires.</strong> Mais les élus dressent aujourd’hui un constat : <strong>l’incitation ne suffit plus</strong> pour certains immeubles. <strong>François Thiollet,</strong> nouveau vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, résume le changement de logique : <em><strong>« Jusqu’à présent, la Ville et Agglopolys accompagnaient principalement les propriétaires volontaires. L’ORI ajoute un levier plus ferme : elle permet d’imposer des travaux lorsque certains immeubles dégradés restent bloqués. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances, ajoute : <em><strong>« Cet outil coercitif est aussi là pour réveiller un petit peu les propriétaires,</strong> puisque l’outil incitatif n’a pas suffi. Mais l’idée, ce n’est pas d’exproprier tout le monde. »</em> L’OPAH-RU doit d’ailleurs se poursuivre. L’ORI vient s’ajouter à cet arsenal. Elle cible d’abord <strong>les situations les plus difficiles</strong> : immeubles dégradés, accès aux étages supprimés ou rendus complexes, logements vacants, baux commerciaux portant parfois sur la totalité d’un immeuble, impossibilité de remettre les étages sur le marché sans restructuration lourde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la question du centre-ville n’est pas uniquement un sujet commercial. C’est d’abord un sujet urbain, à plusieurs dimensions : l’habitat, les boutiques, l’emploi, les usages quotidiens, les circulations, l’état du bâti, les accès aux logements, la sécurité, l’attractivité résidentielle. Pour que le centre-ville fonctionne, poursuit-il, <em><strong>« il faut que les gens y vivent, y travaillent, aient envie de s’y amuser, aient envie d’y consommer ».</strong></em> Un cap souligné par Claire Mollière, adjointe en charge de l’économie de proximité, et de Stéphanie Charret, responsable du développement commercial.</p>



<h2 id="h-six-immeubles-cibles-pour-commencer" class="wp-block-heading">Six immeubles ciblés pour commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique ouverte du 4 au 29 mai 2026 porte sur <strong>six immeubles du centre-ville</strong>, principalement rue du Commerce, ainsi que le 19 rue Denis-Papin. L’un des immeubles occupe déjà une place particulière dans le dispositif : le 73 rue du Commerce. La Ville a engagé son acquisition après une délibération en conseil municipal en février, avec une signature annoncée dans les prochains mois. François Thiollet a évoqué autour de ce bien une <em><strong>« opération exemplaire »</strong></em>. L’objectif serait d’y mener des travaux à la fois sur les logements et sur les commerces, puis de les remettre sur le marché <em><strong>« à des coûts qui soient beaucoup plus raisonnables ».</strong></em></p>



<h2 id="h-comment-fonctionne-l-ori" class="wp-block-heading">Comment fonctionne l’ORI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération de restauration immobilière suit une logique progressive. L’enquête publique permet d’abord de présenter le dossier, de recueillir les observations et d’établir l’utilité publique de l’intervention. Ensuite, des diagnostics doivent permettre de définir précisément les travaux attendus.<strong> Les propriétaires concernés seront ensuite destinataires de programmes de travaux et de délais.</strong> <em>« On ne va pas leur dire : “Vous avez tant de travaux à faire et tant de temps, et puis débrouillez-vous” »,</em> a précisé Benjamin Vételé. <strong>Les services doivent aider les propriétaires</strong> à identifier les aides possibles, les opérateurs, les partenaires et, le cas échéant, les solutions de vente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, <strong>en bout de chaîne, si les travaux ne sont pas réalisés ou si le blocage demeure, la collectivité pourra intervenir plus directement.</strong> C&rsquo;est à dire <strong>racheter les biens au prix du domaine</strong> afin de faire réaliser les travaux. Mais François Thiollet insiste sur le fait que cette issue n’est pas le scénario recherché : <em>« C’est vraiment au pire du pire. C’est plutôt le scénario qu’on envisage en bout de course. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg" alt="ORI Blois" class="wp-image-27431" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/IMG_2816-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 id="h-une-enquete-publique-qui-doit-peser-dans-la-decision" class="wp-block-heading">Une enquête publique qui doit peser dans la décision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête publique est souvent perçue comme une procédure administrative lointaine. Les élus ont au contraire insisté sur son importance. <strong>Elle permet au public de consulter le dossier, de formuler des observations et d’alimenter le rapport du commissaire enquêteur, transmis ensuite à la préfecture.</strong> À la question de savoir si les contributions comptent réellement, la réponse donnée lors du point presse est nette : <em>« La quantité, les avis, cela compte toujours. Même si on a l’impression que cela ne sert à rien, c’est toujours utile. Même si c’est pour aller mettre un mot, pour dire que c’est utile, que c’est urgent »</em>, juge François Thiollet. L’enquête publique ne décide pas mécaniquement de la suite. <strong>Elle ne fonctionne pas comme un vote.</strong> Mais <strong>elle documente</strong> l’intérêt général du projet, l’attente des habitants, l’existence de préoccupations ou de soutiens.</p>



<h2 id="h-des-etages-invisibles-bloques-ou-inaccessibles" class="wp-block-heading">Des étages invisibles, bloqués ou inaccessibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Certains immeubles ne sont pas seulement ou forcément dégradés.</strong> Ils sont devenus <strong>difficiles à utiliser.</strong> Dans plusieurs cas, les commerces occupent ou ont occupé une place telle que <strong>les étages ne disposent plus d’accès indépendant</strong> ou ne peuvent plus être transformés facilement en logements. <strong>Julie Truffer</strong> a rappelé que la Ville n’avait pas toujours connaissance de l’état réel des étages : <em>« On parle de situations de monopropriété, sans accès indépendant. Donc la Ville n’avait pas accès aux étages. »</em> Selon elle, <strong>c’est notamment lorsque des commerçants sont partis, ou lorsqu’ils ont engagé des procédures et des litiges avec leurs propriétaires, que l’ampleur du problème est apparue plus clairement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté vient aussi de <strong>certains baux commerciaux.</strong> Stéphanie Charret a expliqué que, dans certains cas, <em><strong>« le bail commercial porte sur l’intégralité de l’immeuble »</strong></em>. Pendant des années, les loyers commerciaux ont pu suffire à rentabiliser tout un bâtiment. <strong>Les propriétaires n’avaient alors pas nécessairement intérêt à dissocier les usages,</strong> à créer une copropriété, à louer des appartements ou à réorganiser les accès. La question n’est pas seulement celle de murs anciens à rénover, mais celle d’<strong>une architecture d’usage à reconstruire</strong> : accès indépendants, cages d’escalier, séparation entre commerce et logement, locaux de service, habitabilité des étages, lumière, surfaces adaptées.</p>



<h2 id="h-une-degradation-parfois-plus-grave-que-prevu" class="wp-block-heading">Une dégradation parfois plus grave que prévu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Julie Truffer a expliqué que la dégradation s’était accélérée, notamment sous l’effet d’infiltrations et de phénomènes liés au dérèglement climatique. <em><strong>« On savait que c’était en mauvais état, mais à ce point, non »</strong></em>, a-t-elle résumé. La directrice de l’urbanisme et de l’habitat a également rappelé que les arrêtés de péril répondent d’abord à l’urgence : <strong>éviter un effondrement, traiter un risque immédiat.</strong> Mais l’ORI vise plus loin :<strong> empêcher que la dégradation ne s’étende</strong> dans un tissu ancien très imbriqué. <em><strong>« Tous les bâtiments sont vraiment imbriqués les uns dans les autres, et il y a une certaine porosité qui est en train de se créer aussi au titre des infiltrations »</strong></em>, a-t-elle expliqué.<em> « Sans vouloir être alarmiste, la déchéance d’un immeuble pourrait entraîner la défaillance d’un autre. »</em></p>



<h2 id="h-un-potentiel-residentiel-encore-reel" class="wp-block-heading">Un potentiel résidentiel encore réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours n’est pas seulement alarmiste. Les élus et les services insistent aussi sur le potentiel de ces immeubles. Le 19 rue Denis-Papin, occupé par Devred, a été cité comme exemple. <em>« On est sur un magnifique immeuble du XIXe siècle, beaucoup de gens aimeraient y habiter »</em>, a souligné Julie Truffer. C&rsquo;est un paradoxe blésois : des immeubles très bien placés, parfois beaux, parfois vastes, restent vides ou sous-utilisés alors qu’ils pourraient accueillir des logements de qualité. <em><strong>« Il y a beaucoup de Blésois qui se questionnent, qui se demandent pourquoi c’est vide, alors que, potentiellement, cela peut être vraiment de très beaux logements »</strong></em>, a-t-elle ajouté. Mais ce potentiel ne suffit pas. Pour redevenir habitables, <strong>ces étages doivent correspondre aux attentes actuelles</strong> : accès clair, lumière, volumes, logements traversants lorsque c’est possible, surfaces dignes, sécurité, performance énergétique. <em><strong>« On n’a pas envie d’habiter un micro-appartement avec juste une fenêtre. On a envie de lumière, on a envie que ce soit traversant, on a envie que ce soit spacieux »</strong></em>, a rappelé la directrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est là que la logique d’îlot ou de regroupement d’immeubles prend son sens</strong>. Dans du bâti médiéval ou ancien, travailler immeuble par immeuble peut parfois produire de mauvais logements. En travaillant sur deux ou trois immeubles voisins, la collectivité espère pouvoir reconstituer des logements mieux distribués et plus conformes aux usages contemporains.</p>



<h2 id="h-refaire-aussi-le-modele-economique-des-immeubles" class="wp-block-heading">Refaire aussi le modèle économique des immeubles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, l’ensemble du bâtiment repose sur le seul loyer du commerce. Cette situation pèse à la fois sur les commerçants et sur la remise en état des logements. <em><strong>« Quand vous devez amortir tout un immeuble de quatre étages sur la seule cellule commerciale, évidemment, c’est très élevé »</strong></em>, a observé Stéphanie Charret. Si les étages redeviennent des logements louables, si l’immeuble retrouve plusieurs sources de revenus, la pression sur le seul commerce peut diminuer. Un T4 au deuxième étage, un T2 au troisième, un local commercial au rez-de-chaussée avec une réserve bien organisée : le modèle économique change. Et avec lui, peut-être, le niveau des loyers commerciaux. Cette lecture rejoint les préoccupations de Claire Mollière. La restauration immobilière n’est pas uniquement une affaire d’habitat. Elle peut aussi devenir <strong>un instrument de stabilisation commerciale,</strong> en évitant que le commerce supporte seul le coût d’immeubles entiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adjointe au maire en charge de l’économie de proximité inscrit le sujet commercial dans une réflexion plus large sur la pérennité des activités en cœur de ville. Le problème ne tient pas seulement à la présence ou non de commerces en rez-de-chaussée, mais aux <strong>conditions dans lesquelles ces commerces peuvent s’installer, durer et fonctionner.</strong> Le commerce pérenne suppose ainsi <strong>une stratégie urbaine complète.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg" alt="rue du commerce" class="wp-image-20228" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 id="h-aides-anah-agglopolys-accompagner-sans-renoncer-a-l-obligation" class="wp-block-heading">Aides, <a href="https://www.anah.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anah</a>, Agglopolys : accompagner sans renoncer à l’obligation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propriétaires concernés ne seront pas seulement placés devant une liste de travaux. Les collectivités veulent aussi les orienter vers les dispositifs existants. L’Anah par exemple. Les services de l’État, Agglopolys et la Ville pourront intervenir selon la nature des dossiers, les revenus, les travaux envisagés et les aides mobilisables. <em><strong>« L’accompagnement de l’Agglomération et des services de l’État, c’est d’abord de s’adresser au bon guichet pour accrocher des aides financières »</strong></em>, a expliqué François Thiollet. Des compléments d’Agglopolys peuvent également intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la nouveauté de l’ORI demeure : <strong>l’aide n’efface pas l’obligation</strong>. Le propriétaire peut être accompagné, mais <strong>il doit avancer.</strong> Si les travaux commencent puis s’arrêtent, ou si le dossier ne progresse pas au rythme attendu, la collectivité pourra intervenir davantage. D’autres solutions peuvent aussi être envisagées : <strong>vente amiable, mise en relation avec un promoteur, acquisition par la future SPL dans certains cas.</strong> La collectivité ne veut pas devenir propriétaire de tous les immeubles concernés. Elle veut disposer d’<strong>un outil pour débloquer les situations.</strong></p>



<h2 id="h-la-future-spl-agglopolys-amenagement-comme-outil-operationnel" class="wp-block-heading">La future SPL Agglopolys Aménagement comme outil opérationnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création prochaine d’une société publique locale, <strong>SPL Agglopolys Aménagement</strong> doit donner aux collectivités un outil capable de porter des opérations complexes : acquisition, portage foncier, réhabilitation, restructuration, revente. François Thiollet l’a indiqué : la SPL pourra intervenir lorsque certains biens devront être rachetés, notamment si les travaux ne sont pas réalisés ou si une opportunité se présente. Elle n’a pas vocation à tout acquérir, mais elle peut devenir le bras opérationnel de la stratégie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ORI fixe un cadre. <strong>La SPL permettra, dans certains cas, de passer à l’acte immobilier.</strong> Elle pourra porter temporairement un bien, conduire ou faire conduire des travaux, puis remettre logements ou cellules commerciales sur le marché. L’opération potentielle autour du 73 rue du Commerce et de deux immeubles voisins pourrait ainsi servir de démonstrateur. L’objectif est de prouver qu’il est possible de transformer des immeubles complexes, de recréer des logements et de proposer des surfaces commerciales plus adaptées.</p>



<h2 id="h-une-premiere-etape-avant-une-mobilisation-plus-large" class="wp-block-heading">Une première étape avant une mobilisation plus large</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une concertation plus large</strong> doit être organisée dans les mois à venir, avec les habitants, les commerçants, les écoles et les différents services municipaux. Cela avec l&rsquo;élue <strong><a href="https://bloiscapitale.com/budget-participatif-comment-les-habitants-de-blois-peuvent-transformer-leur-ville" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amandine Lebrat</a></strong>, en charge de la démocratie locale. Mais aussi avec d’autres élus selon les sujets : espace public, propreté, accessibilité, sécurité, animation culturelle. <strong><em>« C’est vraiment un sujet très transversal »,</em></strong> a déclaré François Thiollet. La Ville et Agglopolys assument que le chantier sera long. Benjamin Vételé l’a dit sans promettre d’effet immédiat : <em><strong>« On ne fera rien en claquant des doigts. C’est aussi un chantier au long cours. »</strong></em> <strong>Une dizaine d&rsquo;années.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*La présentation du dispositif s’est tenue jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Ville, en présence de plusieurs élus et responsables municipaux ou communautaires : <strong>Benjamin Vételé,</strong> adjoint au maire en charge de l’urbanisme, du patrimoine et des finances ; <strong>François Thiollet,</strong> vice-président d’Agglopolys en charge de l’aménagement, de l’urbanisme, du PLUI, de l’habitat, de l’accueil des gens du voyage et du PCAET ; <strong>Claire Mollière,</strong> adjointe au maire en charge de l’économie de proximité ; <strong>Agathe Gourdault-Montagne,</strong> conseillère municipale déléguée à l’Action cœur de ville et à l’ORI ; <a href="https://bloiscapitale.com/l-avenir-du-commerce-a-blois-en-questions" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Stéphanie Charret,</strong> responsable du développement commercial de la Ville de Blois</a> ; et <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/julie-truffer-3b7b24a9/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Julie Truffer</a></strong>, directrice de l’urbanisme et de l’habitat pour la Ville de Blois et Agglopolys.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Budget participatif : comment les habitants de Blois peuvent transformer leur ville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 13:22:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, certaines installations du quotidien racontent déjà une autre manière de fabriquer la ville. Les cabanes installées place Jean-Jaurès, l’aire de jeux inclusive du Mail Pierre-Charlot ou encore le théâtre de verdure de la Pinçonnière sont issus du budget participatif, dispositif lancé par la Ville en 2019 et qui revient cette année avec une &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, certaines installations du quotidien racontent déjà une autre manière de fabriquer la ville. Les cabanes installées place Jean-Jaurès, l’aire de jeux inclusive du Mail Pierre-Charlot ou encore le théâtre de verdure de la Pinçonnière sont <strong><a href="https://www.blois.fr/citoyenne/participation/budget-participatif" target="_blank" rel="noreferrer noopener">issus du budget participatif,</a></strong> dispositif lancé par la Ville en 2019 et qui revient cette année avec <strong>une enveloppe maintenue à 250 000 euros (dépôt des dossiers jusqu’au 31 mai 2026</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces aménagements visibles, parfois modestes mais très concrets, se dessine une trame : <strong>associer davantage les habitants</strong> aux décisions touchant directement leur cadre de vie. Une volonté que porte notamment <strong><a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/amandine-lebrat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amandine Lebrat, maire-adjointe à&nbsp;la&nbsp;démocratie participative,</a></strong> qui voit dans le budget participatif bien plus qu’un simple appel à idées. <em><strong>« Les habitants et les habitantes sont les experts de leur quotidien »,</strong></em> affirme-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-dispositif-installe">Un dispositif installé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif blésois existe <strong>depuis 2019.</strong> À son lancement, l’enveloppe allouée était de 150 000 euros avant d’être portée à 250 000 euros dès 2020. Le principe est simple : <strong>permettre aux habitants de proposer des projets d’intérêt général relevant du budget d’investissement de la Ville.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Culture, environnement, sport, mobilité, sécurité, patrimoine ou encore cadre de vie : les champs possibles sont relativement larges, à condition qu’il s’agisse d’<strong>une réalisation concrète et durable.</strong> <em>« On ne pourrait pas financer un festival, parce que cela reste quelque chose d’éphémère qui ne laisse pas de réalisation concrète »</em>, précise l’élue. Le dispositif est ouvert à <strong>toute personne de plus de 15 ans résidant à Blois, sans condition de nationalité. </strong>Les projets peuvent être portés individuellement, par une association ou par un collectif d’habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la municipalité observe une évolution dans la manière dont les habitants s’emparent du dispositif. <em>« Au début, certains projets étaient peut-être un peu moins structurés, un peu plus flous. <strong>Aujourd’hui, on voit que les choses sont davantage pensées en amont »</strong></em>, explique <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-2026-blois-en-commun-le-collectif-qui-veut-faire-vivre-la-democratie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’élue</a>. <em>« Quand on arrive à faire dialoguer de nombreuses personnes autour de sujets qui les concernent directement, il peut émerger des choses très fortes »</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aire de jeux inclusive du Mail Pierre-Charlot, par exemple, avait été proposée par la mère d’un enfant porteur de handicap. D’autres projets, plus discrets, traduisent aussi cette logique d’usages quotidiens : l’agrandissement des toilettes du port de la Creusille, l’aménagement d’un parcours de rando-trail ou encore la création d’espaces dédiés aux chiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2025, 800 personnes ont pris part au vote pour départager les projets retenus.</strong> Un chiffre que la Ville souhaite désormais <strong>faire progresser.</strong> <em>« On aimerait vraiment qu’il y ait davantage de votants et que de plus en plus de personnes s’emparent du dispositif »</em>, reconnaît Amandine Lebrat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-selection-beaucoup-plus-technique-qu-il-n-y-parait">Une sélection beaucoup plus technique qu’il n’y paraît</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’image parfois légère du <em>“projet citoyen”</em>, le budget participatif repose en réalité sur <strong>un important travail technique réalisé par les services municipaux.</strong> Chaque proposition fait l’objet d’une étude de faisabilité : coût, contraintes réglementaires, emprise sur le domaine public, compatibilité avec le budget d’investissement, accessibilité ou encore sécurité. <em>« Ce sont notamment les services techniques qui étudient la faisabilité et vérifient que cela relève bien du domaine public et du budget d’investissement »</em>, explique l’élue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines contraintes sont invisibles pour le grand public mais peuvent devenir décisives. Les cabanes installées près de la Halle aux Grains en constituent un exemple révélateur. <em>« Il y avait une question de poids parce qu’elles sont installées au-dessus d’un parking. Il fallait être extrêmement attentif à cela. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter d’améliorer la qualité des dossiers, la Ville a mis en place depuis deux ans un <strong><em>“accélérateur d’idées”</em></strong> en partenariat avec <strong>Loir&amp;Cher Tech</strong>. Le rendez-vous, organisé cette année le <strong>jeudi 21 mai, de&nbsp;17h30 à&nbsp;20h30 à&nbsp;la&nbsp;Cité du&nbsp;Numérique (5–11 avenue de&nbsp;Vendôme)</strong>, permet aux habitants de confronter leurs idées à <strong>des experts capables d’évaluer leur faisabilité technique et budgétaire.</strong> L’objectif est aussi d’aider les porteurs de projets à mieux structurer leur dossier <strong>avant son dépôt officiel.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convaincre-faire-campagne-obtenir-des-votes">Convaincre, faire campagne, obtenir des votes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif est aussi devenu, au fil des années, un exercice de mobilisation. Une fois les projets jugés éligibles, leurs porteurs doivent convaincre les habitants de voter pour eux. Réunions, communication sur les réseaux sociaux, mobilisation des proches ou du quartier : certains projets mènent désormais de véritables campagnes locales. <em><strong>« La Ville ne va pas faire campagne à leur place »</strong></em>, rappelle Amandine Lebrat. <em>« Mais il y a des réunions pour les accompagner et leur expliquer le dispositif. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-projets-retenus-racontent-aussi-les-attentes">Les projets retenus racontent aussi les attentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En observant les projets lauréats, une tendance se dessine : les habitants privilégient souvent des aménagements très concrets, liés à <strong>l’usage quotidien des espaces publics</strong>. Le <strong>cani-parc</strong> <em>“Les Babines Heureuses”,</em> arrivé en tête en 2025, en est un exemple marquant. Porté par plusieurs habitantes, le projet prévoit des espaces d’agility, de détente et de végétalisation dédiés aux chiens. Autre illustration : le <strong>parcours de rando-trail</strong> imaginé par l’association Génération Trail et Triathlon Blois, ou encore <strong>l’agrandissement des toilettes du port de la Creusille,</strong> pensé en réponse à la fréquentation croissante du site lors des événements estivaux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-1024x768.jpeg" alt="budget participatif" class="wp-image-33320" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6390-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Des frustrations peuvent également apparaître autour de certains projets. <strong>La galerie à ciel ouvert de la rue des Fossés-du-Château</strong>, réalisée dans le cadre du budget participatif, a ainsi suscité <strong>des réserves chez plusieurs commerçants du quartier des Arts,</strong> qui estiment que cet espace devrait avant tout mettre en valeur les artisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-du-budget-participatif">Les limites du budget participatif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif ouvre des possibilités, mais il possède aussi <strong>des limites</strong>. Par exemple, un projet de piétonnisation de l’hypercentre peut-il être posé ? <em>« Probablement pas</em>« , répond Amandine Lebrat. Les services municipaux considèrent qu’il s’agit d’un <em>« projet structurant déjà largement traité en interne »,</em> dépassant largement l’échelle financière et opérationnelle du dispositif. Et puis, le contexte réglementaire actuel autour de la loi d’orientation des mobilités impose progressivement l’interdiction du stationnement à moins de cinq mètres en amont des passages piétons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réponse illustre les frontières très concrètes du dispositif : <strong>les habitants peuvent proposer des aménagements, parfois transformer des usages, mais les grands choix structurants de la ville restent traités dans le cadre des politiques municipales classiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-democratie-locale-appelee-a-s-etendre">Une démocratie locale appelée à s’étendre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget participatif ne constitue qu’un volet d’une stratégie plus large de <strong>démocratie locale</strong> que la municipalité souhaite renforcer durant cette mandature. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une nouvelle assemblée citoyenne</strong> doit ainsi être lancée au second semestre. Une première expérience avait déjà accompagné <strong>l’émergence du tiers-lieu intergénérationnel à l&rsquo;Espace Jorge-Semprun</strong>. <em>« L’idée est aussi de fédérer les différents dispositifs de démocratie locale pour que les habitants puissent plus facilement s’en emparer »</em>, explique Amandine Lebrat. La Ville envisage également de multiplier les <strong>consultations ciblées</strong> autour des projets touchant directement au cadre de vie des habitants.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">>> Pour participer au budget participatif (jusqu’au 31 mai 2026) : <strong><em><a href="https://www.blois.fr/info/2026/bp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois.fr/info/2026/bp</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Centre-Val de Loire : plus de 2 000 propositions pour nommer les habitants de la région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 10:20:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La première phase de l’« opération gentilé » lancée par la Région Centre-Val de Loire s’est achevée le 30 avril 2026. Au total, 2 043 propositions ont été déposées par 1 358 participants. Le public sera de nouveau sollicité à partir du 13 mai pour choisir parmi dix noms sélectionnés. Dix ans après le changement &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/centre-val-de-loire-plus-de-2-000-propositions-pour-nommer-les-habitants-de-la-region">Centre-Val de Loire : plus de 2 000 propositions pour nommer les habitants de la région</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>La première phase de l’<strong>« opération gentilé »</strong> lancée par la <a href="https://www.centre-valdeloire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Région</a> Centre-Val de Loire s’est achevée le 30 avril 2026. Au total, <strong>2 043 propositions</strong> ont été déposées par 1 358 participants. <strong>Le public sera de nouveau sollicité à partir du 13 mai</strong> pour choisir parmi dix noms sélectionnés.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Dix ans après le changement de nom de la Région Centre, devenue <strong>Région Centre-Val de Loire</strong>, une nouvelle étape symbolique est engagée : <strong>donner officiellement un nom aux habitantes et habitants du territoire régional.</strong> Lancée le 6 mars 2026, l’<em>« opération gentilé »</em> vise à <strong>choisir collectivement ce terme d’appartenance,</strong> appelé à désigner celles et ceux qui vivent dans les six départements de la région. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La première phase de cette consultation citoyenne s’est clôturée le 30 avril. <strong>2 043 propositions</strong> ont été déposées. Parmi elles, <strong>938 propositions uniques</strong> ont été recensées. Au total, 1 358 personnes ont <a href="https://bloiscapitale.com/utilisez-vous-les-boites-a-livres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contribué</a> à cette démarche. <strong>François Bonneau, président de la Région,</strong> estime que le bilan de la mobilisation est <em>« extraordinaire »,</em> évoquant des propositions <em><strong>« diverses, argumentées, souvent pleines d’humour ».</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-loir-et-cher-represente-15-4-des-contributions">Le Loir-et-Cher représente 15,4 % des contributions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La participation se répartit de manière contrastée selon les départements. L’Indre-et-Loire arrive en tête avec <strong>26,8 %</strong> des contributions, juste devant le Loiret avec <strong>26,7 %</strong>. Le Loir-et-Cher représente <strong>15,4 %</strong> des contributions, devant l’Eure-et-Loir (<strong>11,4 %</strong>), le Cher (<strong>9,6 %</strong>) et l’Indre (<strong>6,8 %</strong>). Les contributions venues de l’extérieur de la région représentent <strong>3 %</strong> du total. Cette répartition traduit à la fois le poids démographique des grands départements régionaux et <strong>l’intérêt suscité par cette démarche au-delà des seuls centres urbains.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-noms-selectionnes-avant-un-premier-vote-public">Dix noms sélectionnés avant un premier vote public</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La suite du calendrier est désormais engagée. Entre le 4 et le 12 mai, le Comité du Gentilé doit sélectionner <strong>dix noms</strong> parmi les propositions recueillies. Ces dix propositions seront ensuite soumises au public lors d’une première campagne de vote, organisée du <strong>13 au 30 mai 2026</strong>. Cette étape devra permettre de faire émerger <strong>trois noms finalistes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une seconde phase de vote aura lieu du <strong>1er au 24 juin 2026</strong>. Elle permettra de choisir le gentilé définitif parmi les trois noms retenus. L’annonce officielle est prévue lors de la session plénière du Conseil régional, le <strong>jeudi 25 juin 2026</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-comite-melant-personnalites-elus-et-medias-regionaux">Un comité mêlant personnalités, élus et médias régionaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité du Gentilé est présidé par <strong>François Bonneau et Stéphane Bern,</strong> ambassadeur des Nouvelles Renaissances en Centre-Val de Loire. Il rassemble une vingtaine de personnalités issues de différents domaines : patrimoine, gastronomie, sport, enseignement supérieur, économie, tourisme, médias et vie politique régionale. Parmi ses membres figurent notamment le chef <strong>Christophe Hay,</strong> installé à Blois, <strong>Marie-Amélie Le Fur,</strong> triple championne paralympique d’athlétisme, <strong>Chantal Colleu-Dumond,</strong> directrice du Domaine régional de Chaumont-sur-Loire, <strong>Benjamin Brillaud,</strong> créateur de la chaîne Nota Bene, ou encore <strong>Nicolas Vanier,</strong> réalisateur et explorateur.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Fonds Santé : en Loir-et-Cher, un appui concret pour installer les soignants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 17:02:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de deux ans après son lancement, le Fonds Santé affiche un premier bilan en Loir-et-Cher : 17 professionnels accompagnés financièrement, 286 000 € d’aides mobilisées et un dispositif désormais renforcé par de nouveaux abondements. Jeudi 30 avril, les partenaires du fonds ont présenté cette montée en puissance, avec le témoignage de José Pérez, chirurgien-dentiste &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/fonds-sante-en-loir-et-cher-un-appui-concret-pour-installer-les-soignants">Fonds Santé : en Loir-et-Cher, un appui concret pour installer les soignants</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://bloiscapitale.com/une-nouvelle-initiative-pour-attirer-des-professionnels-de-sante-en-loir-et-cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plus de deux ans après son lancement,</a> le <strong>Fonds Santé</strong> affiche un premier bilan <strong>en Loir-et-Cher : 17 professionnels accompagnés financièrement, 286 000 € d’aides mobilisées</strong> et un dispositif désormais renforcé par <strong>de nouveaux abondements.</strong> Jeudi 30 avril, les partenaires du fonds ont présenté cette montée en puissance, avec le témoignage de José Pérez, chirurgien-dentiste installé à Saint-Gervais-la-Forêt depuis novembre 2025.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds Santé, impulsé par <a href="https://loiretcher-attractivite.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Be LC</strong></a>, soutenu par le <strong>conseil départemental de Loir-et-Cher</strong> et porté par <strong>Initiative Loir-et-Cher</strong>, est l’<strong>un des outils mobilisés pour faciliter l’installation, la reprise ou le développement d’activités de santé dans le département.</strong> Depuis son lancement, 54 porteurs de projet ont pris attache. Dix-sept d’entre eux ont vu leur demande aboutir à un financement, pour un montant total de 286 000 € d’aides mobilisées. <strong>Initialement doté de 162 500 €, le fonds atteint désormais 260 000 € </strong>grâce à l’engagement renouvelé de ses partenaires, le <strong>Crédit Agricole Val de France</strong> et le <strong>Crédit Mutuel</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fonds-pour-lever-les-freins-de-l-installation">Un fonds pour lever les freins de l’installation</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Fonds Santé repose notamment sur des prêts d’honneur à taux zéro, sans garantie personnelle</strong>. Ces prêts ne remplacent pas les financements bancaires classiques, mais peuvent faciliter leur obtention. Ils permettent aussi de sécuriser une étape souvent délicate : le passage du projet d’installation à sa réalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’aide ne porte pas uniquement sur le financement.</strong> L’un des intérêts du dispositif tient à l’accompagnement proposé autour du projet : structuration du dossier, lien avec les banques, réflexion sur la gestion, adaptation du plan de financement. En effet, <strong>les professionnels de santé n’ont pas toujours les mêmes habitudes que les créateurs ou repreneurs d’entreprise accompagnés habituellement par <a href="https://www.initiative-france.fr/je-me-lance/contacter-le-reseau-initiative-france.html?utm_source=google&amp;utm_medium=cpc&amp;utm_campaign=Ekads_INITIATIVEFRANCE_Marque&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=21994650640&amp;gbraid=0AAAAA-KKxBD02KE9kxaB-yg3axjj5bP3Z&amp;gclid=CjwKCAjw-8vPBhBbEiwAoA39Wjl8W5tslj2VTo-4kcO2O0B6mRfqpzugxe8cjjR1e1195QYhuK20vBoCEXQQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Initiative Loir-et-Cher</a>.</strong> La réalisation de prévisionnels, par exemple, n’est pas toujours un réflexe dans certaines professions libérales de santé, alors qu’elle est courante pour un commerçant, un artisan ou un chef d’entreprise. Le fonds a donc nécessité quelques ajustements. Il s’agit moins de plaquer un modèle d’accompagnement classique que de <strong>l’adapter à des professionnels dont la priorité reste le soin,</strong> mais qui doivent aussi construire une activité viable, acheter du matériel, parfois reprendre un cabinet, employer du personnel ou travailler avec des associés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dix-sept professionnels accompagnés depuis 2023</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan présenté à Blois montre une diversité de profils. <strong>Les dentistes sont les plus représentés,</strong> avec sept professionnels accompagnés. Le fonds a également soutenu <strong>trois kinésithérapeutes, deux médecins généralistes, un podologue, un pharmacien, un orthopédiste, une psychomotricienne et un endocrinologue.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité des projets concerne des <strong>créations de cabinet, qui représentent 56 % des dossiers. </strong>Les reprises comptent pour 19 %, tandis que les projets de croissance représentent 25 %. Cette répartition donne une indication utile : l’enjeu n’est pas seulement d’attirer de nouveaux professionnels, mais <strong>aussi d’accompagner des évolutions d’activité, des réorganisations ou des reprises</strong> qui permettent de maintenir une offre de soins existante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les aides mobilisées atteignent 286 000 €. Elles se répartissent entre le Fonds Santé proprement dit, les fonds BPI et le Fonds Mutualisé Départemental de Revitalisation. Les projets financés concernent plusieurs intercommunalités du département, <strong>de l’agglomération blésoise au Vendômois, du Val-de-Cher au Romorantinais.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-jose-perez-nouveau-dentiste-a-saint-gervais-la-foret">José Pérez, nouveau dentiste à Saint-Gervais-la-Forêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour donner une traduction concrète à ce bilan, les partenaires du fonds avaient invité <strong>José Pérez, 33 ans, chirurgien-dentiste installé à Saint-Gervais-la-Forêt depuis novembre 2025. Originaire de Murcie, en Espagne, il a repris un cabinet existant</strong> et bénéficié de deux prêts d’honneur de 10 000 €, soit 20 000 € au total.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="677" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6213-1024x677.jpeg" alt="Fonds Santé Loir-et-Cher" class="wp-image-32985" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6213-1024x677.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6213-300x198.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6213-768x508.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6213-1536x1016.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6213-2048x1355.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Son témoignage a montré l’usage très pratique de cette aide. Dans son cas, le financement a contribué à moderniser le cabinet, notamment par l’achat d’un appareil de radiographie de précision, de matériel de désinfection et l’installation d’un fauteuil supplémentaire dans une salle jusque-là inutilisée. Le cabinet repris disposait d’un fauteuil ancien d’une vingtaine d’années… et d’un autre datant de 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La reprise d’un cabinet dentaire ne consiste donc pas seulement à poursuivre une activité existante.</strong> Elle suppose souvent de <strong>réinvestir</strong>, surtout lorsque le repreneur souhaite travailler avec du matériel plus récent ou développer la capacité d’accueil. D&rsquo;ailleurs, son cabinet comprend désormais <strong>trois assistants et une secrétaire,</strong> soit <strong>deux embauches.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;installation du dentiste espagnol répond aussi à une demande locale forte. Avant l’arrivée d’un collaborateur, il évoque une liste d’attente pouvant approcher six mois. <em><strong>« Ça me faisait mal de dire : vous devez venir dans six mois pour faire un soin, alors que c’est un soin qu’il faut faire »</strong></em>, a-t-il expliqué. L’arrivée d’un second praticien a permis de réduire une partie de cette attente, mais le cabinet cherche encore à se renforcer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le témoignage a aussi permis d’aborder un autre aspect de l’attractivité médicale : la capacité à faire venir des professionnels d’autres régions ou d’autres pays. José Pérez a expliqué que <strong>plusieurs confrères espagnols pourraient être intéressés,</strong> tout en rappelant que changer de pays, de langue et de cadre de vie reste une décision importante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dispositif inscrit dans une politique plus large</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce Fonds Santé, pour nous, est un des outils qui permet de développer l’attractivité médicale sur le territoire »,</em> a souligné <strong>Philippe Gouet,</strong> président du conseil départemental de Loir-et-Cher et de Be LC. <em>« On a créé une filière santé en 2023 et l’idée, c’est de pouvoir continuer à attirer des professions médicales sur le territoire, parce qu’on sait que la population en a besoin. »</em> Le Fonds Santé est donc l’un des outils de la politique d’attractivité médicale engagée en Loir-et-Cher. On peut citer plusieurs leviers : <strong>les maisons de santé, la télémédecine, mais aussi la recherche de lieux d’installation.</strong> Be LC a notamment travaillé à recenser des locaux possibles, avec les conditions d’exercice associées : loyer, présence d’autres professionnels, configuration du cabinet, possibilités de reprise ou d’association. En outre, <strong>l’installation d’un professionnel de santé ne dépend pas uniquement de son cabinet,</strong> a souligné <strong>Karine Gourault,</strong> directrice de l&rsquo;agence. Elle engage souvent un projet de vie : trouver un emploi pour le conjoint, un logement, un environnement adapté, un équilibre entre vie professionnelle et personnelle. C’est sur cet ensemble que les acteurs de l’attractivité disent travailler, au-delà du seul volet financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les dispositifs complémentaires &#8211; comme l&rsquo;a souligné <strong>Mathieu Lecadet,</strong> directeur des entreprises au Crédit agricole Val de France &#8211; figurent aussi par exemple les <strong>colocations santé</strong> : trois appartements représentant quatorze chambres, destinés à accueillir des professionnels de santé en stage de fin d’études. L’idée est de faciliter leur venue dans le département et de leur permettre de découvrir le territoire dans de bonnes conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds Santé ne peut pas, à lui seul, répondre aux difficultés d’accès aux soins. <em><strong>« 94% du territoire français est sous-doté en médecins, et cela vaut pour l&rsquo;Ile-de-France »</strong></em>, a rappelé Philippe Gouet. Mais il fait partie des mesures indispensables en attendant un rétablissement du niveau de soin en France envisageable d&rsquo;ici huit à dix ans. </p>
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			</item>
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		<title>Sur quelles lignes s’ouvre le quatrième mandat de Marc Gricourt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Municipales 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réélu maire de Blois pour un quatrième mandat, Marc Gricourt a donné samedi dernier &#8211; lors d&#8217;un conseil municipal dédié &#8211; le ton de la nouvelle mandature : celui d’une continuité revendiquée. « Cette quatrième élection m’oblige toujours autant que la première », affirme-t-il, en décrivant un État « qui nous demande toujours plus mais &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-"><strong>Réélu maire de Blois pour un quatrième mandat, Marc Gricourt</strong> a donné <a href="https://www.blois.fr/info/2026/03/cm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">samedi dernier</a> &#8211; lors d&rsquo;un <a href="https://bloiscapitale.com/le-quatrieme-mandat-de-marc-gricourt-commence-par-linstallation-du-nouveau-conseil-municipal" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil municipal dédié</a> &#8211; le ton de la nouvelle mandature : celui d’<strong>une continuité revendiquée</strong>. <em>« Cette quatrième élection m’oblige toujours autant que la première »</em>, affirme-t-il, en décrivant un État <em>« qui nous demande toujours plus mais se désengage et met à mal nos ressources » .</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;édile n’a pas éludé le climat de la campagne municipale. Il a évoqué <strong>une séquence <em>« longue et difficile »</em></strong><em>,</em> dénonçant <em>« le mensonge, la surenchère, la démagogie, la calomnie »</em> avant d’appeler à <em><strong>« renouer les liens que la violence de cette campagne a pu dénouer. » </strong></em>Cet appel a trouvé un écho, plus tard dans la séance, dans l’intervention de <strong>Benjamin Vételé,</strong> troisième adjoint chargé de l’urbanisme et des finances, venu parler au nom de la majorité. Celui-ci a lui aussi regretté <em><strong>« la brutalité de la campagne »</strong></em>, notamment dans sa dimension numérique, en évoquant les mensonges, les faux comptes, les insultes et les mauvais usages de l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cette tension politique, Marc Gricourt a surtout cherché à inscrire son mandat dans un cadre plus large. Il a décrit un monde traversé par les crises, une instabilité nationale persistante et une inquiétude diffuse chez les habitants. Dans ce contexte, la ville est pensée comme un point d’appui, un niveau de stabilité, de protection et d’action concrète. <strong><em>« À l’échelle locale, notre responsabilité est de protéger, rassurer et continuer à porter une espérance en l’avenir »</em></strong>, a-t-il résumé.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-continuite-revendiquee">Une continuité revendiquée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le fond, le discours du maire est resté fidèle aux <strong>grands marqueurs de son projet municipal. </strong>L’éducation, la jeunesse et l’alimentation y occupent une place centrale, avec l’accompagnement des enfants et des jeunes <em>« de la crèche à la vie étudiante »</em>, le travail sur les temps scolaire et périscolaire, l’accès aux loisirs et la poursuite du retour à une gestion publique de la restauration scolaire. Même logique sur les solidarités et la santé. Marc Gricourt a insisté sur l’accompagnement des personnes isolées, fragiles ou en perte d’autonomie, sur l’enjeu du bien vieillir à Blois et sur l’accès aux soins, avec l’espoir d’une <strong>ouverture prochaine d’un centre de santé à Coty.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie de proximité reste également un pilier du discours. Le maire a confirmé sa <strong>volonté d’aller plus loin pour les commerces, en centre-ville comme dans les quartiers,</strong> à travers une feuille de route dédiée, l’expérimentation de boutiques <em>« test »</em> et le développement d’animations destinées à recréer des flux. Dont <strong>un nouveau festival au printemps.</strong> L&rsquo;édile a aussi réaffirmé <strong>le rôle central de la culture dans l’identité blésoise</strong>. <em>« La culture, un marqueur fort de l’identité de Blois ! »</em>, a-t-il lancé, avant de confirmer que <strong><em>« la Maison de la bd ne bougera pas »</em></strong> et que la <strong>construction du nouveau théâtre</strong> se poursuivait. Le sport, lui, demeure présenté comme une composante majeure de la ville, avec le soutien au sport pour tous, au sport de haut niveau et l’annonce d’un <em><strong>« plan investissement sport »</strong></em> à partir du budget 2027 .</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur le terrain écologique,</strong> le maire s’est inscrit dans une logique de poursuite et d’amplification. Rénovation énergétique, gestion de l’eau, végétalisation, désimperméabilisation, transports collectifs, plan cyclable et futur plan piéton. Sur la sécurité, Marc Gricourt a repris une ligne qu’il présente comme constante : <strong>prévention et répression,</strong> partenariat avec l’État, mais aussi adaptation de l’action municipale. Il a annoncé un développement des effectifs de police municipale, une spécialisation sur les rodéos urbains et la police verte, ainsi qu’un recours mesuré à la vidéosurveillance si nécessaire. Quant à la démocratie locale, il a confirmé le maintien du budget participatif et des instances existantes, tout en ouvrant la voie à des <em><strong>« conventions citoyennes »</strong></em> destinées à mieux éclairer certaines décisions.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-notre-ville-de-blois-ne-meurt-pas"><em>« Notre ville de Blois ne meurt pas »</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la dernière partie de son discours, Marc Gricourt a clairement cherché à contrer les récits de déclin. <em><strong>« Notre ville de Blois ne meurt pas »</strong></em>, a-t-il lancé, décrivant au contraire <strong>un territoire <em>« dynamique, rayonnant, attractif. »</em></strong> Benjamin Vételé a rejoint ce point lorsqu’il a regretté que trop de choses blessantes aient été dites sur Blois et l&rsquo;équipe municipale pendant la campagne.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="361" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-1693-1024x361.png" alt="Marc Gricourt" class="wp-image-32223" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-1693-1024x361.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-1693-300x106.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-1693-768x270.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-1693-1536x541.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-1693.png 1732w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image Blois.fr</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-majorite-qui-revendique-sa-pluralite-et-son-ancrage-a-gauche">Une majorité qui revendique sa pluralité et son ancrage à gauche</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom du groupe <strong><em>Blois en commun</em>, Claire Mollière</strong> a apporté une tonalité plus politique à la séquence d’installation, en réaffirmant clairement l’identité de la majorité municipale. Une majorité <strong><em>« de gauche unie »,</em></strong> a-t-elle insisté, qui place <em><strong>« la justice sociale et écologique »</strong></em> ainsi que <em><strong>« la participation citoyenne »</strong></em> au cœur de son action. <em>« C’est ensemble, avec la diversité de nos points de vue […] et avec l’association des Blésoises et des Blésois, que nous réussirons »</em>, affirme-t-elle, appelant à une gouvernance ouverte, <strong>incluant le dialogue avec les oppositions.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-oppositions-qui-s-installent-entre-vigilance-et-positionnement">Des oppositions qui s’installent entre vigilance et positionnement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la majorité reconduite, les groupes d’opposition ont posé les bases de leur posture pour la mandature à venir, dans des registres distincts mais convergents sur un point : <strong>la volonté d’exister politiquement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier groupe d’opposition avec huit élus, la liste <em>Unis pour Blois</em> menée par <strong>Malik Benakcha</strong> a d’abord tenu à rappeler sa légitimité électorale. Se disant <em>« attaché au respect du vote démocratique »</em>, l’élu de droite a acté la fin de la campagne pour mieux installer sa ligne : celle d’une opposition <strong><em>« apaisée, vigilante, ferme, constructive »</em></strong>, promettant de proposer <em><strong>« une alternative à chaque désaccord ».</strong></em> Il a exprimé une attente claire : que les élus de la minorité soient, au cours de ce mandat, <em>« davantage écoutés, respectés et associés »</em> aux décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même volonté d’affirmation du rôle d’opposition du côté du <strong>Rassemblement National (deux élus</strong>)<strong>. Marine Bardet</strong> s&rsquo;inscrit dans une ligne axée sur les thématiques régaliennes et économiques. <em><strong>« La sécurité, c’est la première des libertés »</strong></em>, a-t-elle déclaré, appelant à une <em><strong>« tolérance zéro »</strong></em> face aux incivilités, violences et trafics, et à un renforcement des effectifs de police municipale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a également évoqué plusieurs axes programmatiques : soutien au commerce de centre-ville, amélioration de l’accueil touristique, aménagements urbains ciblés, mais aussi vigilance accrue sur la gestion budgétaire. <strong><em>« Nous serons particulièrement attentifs au budget de notre ville »</em></strong>, a-t-elle insisté.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/sur-quelles-lignes-souvrent-le-nouveau-mandat-de-marc-gricourt">Sur quelles lignes s’ouvre le quatrième mandat de Marc Gricourt</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Le quatrième mandat de Marc Gricourt commence par l&#8217;installation du nouveau conseil municipal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 11:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Municipales 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réélu maire de Blois pour un quatrième mandat, Marc Gricourt ouvre une nouvelle séquence municipale avec une majorité issue de l’union de la gauche et un exécutif redistribué. Autour de lui, quatorze adjoints et plusieurs conseillers délégués se partagent les grands champs de l’action municipale, dans une organisation qui donne déjà une lecture assez nette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Réélu maire de Blois pour un quatrième mandat, Marc Gricourt ouvre une <strong><a href="https://www.blois.fr/info/2026/03/cm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelle séquence municipale</a></strong> avec une majorité issue de l’union de la gauche et un exécutif redistribué. Autour de lui, <strong>quatorze adjoints et plusieurs conseillers délégués</strong> se partagent les grands champs de l’action municipale, dans <a href="https://bloiscapitale.com/christelle-leclerc-nous-sommes-une-collectivite-tres-vertueuse-en-matiere-degalite-femmes-hommes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une organisation</a> qui donne déjà une lecture assez nette des priorités du mandat 2026-2032.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau mandat s’ouvre à Blois avec un équilibre politique clarifié. Marc Gricourt, reconduit à la tête de la ville, s’appuie désormais sur une majorité structurée autour de deux composantes, <strong>Prenons soin de l’avenir</strong> et <strong>Blois en commun</strong>. On y trouve plusieurs sensibilités de gauche, écologistes, socialistes, communistes, Place publique, ainsi que des élus sans étiquette. Dans cette architecture, la composition du nouvel exécutif dessine une méthode de gouvernement et une hiérarchie des priorités.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="572" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-28-114530-1024x572.png" alt="Gricourt 2026" class="wp-image-32174" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-28-114530-1024x572.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-28-114530-300x167.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-28-114530-768x429.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-28-114530.png 1451w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image Blois.fr</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-pouvoir-redistribue">Un pouvoir redistribué</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nicolas Orgelet</strong>, tête de liste de Blois en commun, est nommé <strong>premier adjoint</strong>. Il reçoit une délégation particulièrement vaste autour de la <strong>ville durable</strong>, qui couvre la voirie, les espaces publics, la mobilité, le plan piéton, le plan cycliste, la propreté urbaine, les espaces verts, la biodiversité, la renaturation des espaces, l’agriculture urbaine, l’alimentation, le bien-être animal et les jardins familiaux. Par son ampleur même, ce portefeuille installe les questions de cadre de vie et de transformation écologique parmi les marqueurs les plus visibles du nouveau mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La deuxième adjointe,</strong> <strong>Corinne Garcia</strong>, prend en charge la <strong>solidarité</strong>, avec un champ qui va de l’action sociale à la santé, du logement et des copropriétés au handicap, à l’inclusion et à l’intergénérationnel. Là encore, le périmètre est large et dit la place que la municipalité entend accorder aux enjeux sociaux dans les années à venir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-urbanisme-finances-commerce-les-postes-strategiques">Urbanisme, finances, commerce : les postes stratégiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les délégations les plus structurantes figure celle de <strong>Benjamin Vételé</strong>, troisième adjoint, à qui revient le couple <strong>urbanisme et finances</strong>. Son champ comprend notamment l’urbanisme, Action Cœur de Ville, l’ORI, l’habitat, le patrimoine bâti, l’énergie, le réseau de chaleur urbain, les grands projets, le numérique, les finances et les marchés publics, ainsi que l’accessibilité des bâtiments et l’inclusion sur l’espace public. Ce regroupement concentre entre les mêmes mains plusieurs leviers décisifs du mandat, qu’il s’agisse de l’aménagement, de l’investissement ou de la conduite des grands dossiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commerce et l’économie de proximité reviennent à <strong>Claire Mollière</strong>, quatrième adjointe. Elle suit le commerce sédentaire et non sédentaire, l’artisanat, les services et l’économie sociale et solidaire, tout en occupant une fonction de <strong>référente Centre</strong>. Dans une ville où <a href="https://bloiscapitale.com/les-vitrines-de-blois-dans-la-bataille-pour-un-centre-ville-vivant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la vitalité commerciale du cœur urbain reste un sujet permanent,</a> cette délégation comptera parmi les plus observées du mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mourad Salah Brahim</strong>, cinquième adjoint, hérite du <strong>personnel et de la vie civile</strong>, avec les ressources humaines, la vie civile et les élections, en plus d’un rôle de <strong>référent Nord</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-culture-securite-participation-les-autres-lignes-de-force-du-mandat">Culture, sécurité, participation : les autres lignes de force du mandat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l’exécutif complète le paysage municipal. <strong>Fabienne Quinet</strong> prend la culture et le tourisme ; <strong>Cédric Marmuse</strong> la ville éducatrice et les relations internationales ; <strong>Céline Moreau</strong> les sports ; <strong>Frédéric Orain</strong> la prévention, la sécurité et la tranquillité publique, avec en plus une fonction de <strong>référent Ouest</strong> ; <strong>Amandine Lebrat</strong> la démocratie participative, la politique de la ville, la jeunesse et la vie étudiante ; <strong>Johann Elbory</strong> la mémoire, la laïcité et l’intégration républicaine, avec un rôle de <strong>référent Sud</strong> ; <strong>Corinne Kibongui Saminou</strong> l’égalité femmes-hommes, les droits des femmes et la lutte contre les discriminations, avec une fonction de <strong>référente Est</strong> ; <strong>Malik Boufatah</strong> la vie associative ; <strong>Anaïs Saillau</strong> les maisons de quartier et les centres sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette répartition permet déjà de dégager plusieurs axes forts : la ville durable, les solidarités, l’urbanisme, le commerce de proximité, la tranquillité publique, la démocratie participative, l’égalité et la vie associative. Mais également des marqueurs politiques, comme la renaturation, les droits culturels, l’inclusion ou encore la lutte contre les discriminations.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-conseillers-delegues-pour-affiner-le-maillage-municipal">Des conseillers délégués pour affiner le maillage municipal</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouvel organigramme repose aussi sur plusieurs <strong>conseillers délégués</strong>, chargés de compléter le travail des adjoints sur des politiques. <strong>Redouane Zaaraoui</strong> suit ainsi la voirie, les espaces publics et la propreté urbaine ; <strong>Hélène Menou</strong> la renaturation, l’agriculture urbaine, l’alimentation, le bien-être animal et les jardins familiaux ; <strong>Diane Obono Ovono</strong> la santé et l’intergénérationnel ; <strong>Anne-Laure Cabirol</strong> le logement et les copropriétés ; <strong>Agathe Gourdault-Montagne</strong> Action Cœur de Ville et l’ORI ; <strong>Yann Laffont</strong> l’énergie, le réseau de chaleur urbain et le numérique ; <strong>Yuki Penot</strong> l’accessibilité des bâtiments et l’inclusion sur l’espace public ; <strong>Mélanie Robert</strong> les événements culturels, les droits culturels, la médiation culturelle et le tourisme de loisirs et d’affaires ; <strong>Julie Eymard</strong> la petite enfance ; <strong>Simon Blin</strong> le sport à l’école, le sport santé et le sport inclusif ; <strong>Guillaume Saveuse</strong> la démocratie participative et la politique de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette majorité, l’opposition municipale se compose de <strong>huit élus</strong> de la liste <strong>Unis pour Blois</strong>, conduite par <strong>Malik Benakcha</strong>, avec des représentants des Républicains, du Modem, de l’UDI et des élus sans étiquette (Mathilde Desjonquères, Jean-François Mortelette, Cécile Dreux, Etienne Panchout, Anne-Sophie Aubert-Ranguin, Michel Pillefer, Emilie Hamet). Le <strong>Rassemblement national</strong> disposera, lui, de <strong>deux sièges</strong>, avec <strong>Marine Bardet</strong> et <strong>Eric Coullon</strong>.vLe rapport de force est donc toujours sans ambiguïté : la coalition qui entoure Marc Gricourt dispose d’une assise municipale très large, tandis que l’opposition, plurielle mais numériquement réduite, devra exister davantage par ses prises de position que par sa capacité d’infléchir les délibérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/le-quatrieme-mandat-de-marc-gricourt-commence-par-linstallation-du-nouveau-conseil-municipal">Le quatrième mandat de Marc Gricourt commence par l&rsquo;installation du nouveau conseil municipal</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Marc Gricourt réélu : « L’intérêt général, c’est Blois »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 20:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Candidat d&#8217;une gauche unie, Marc Gricourt a été réélu maire de Blois, dimanche 22 mars 2026, pour un quatrième mandat, avec 51,74 % des suffrages exprimés*. Il devance, allié avec Blois en commun, le candidat de la droite et du centre Malik Benakcha, crédité de 36,14 %, et Marine Bardet (Rassemblement National), à 12,12 %. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/marc-gricourt-reelu-linteret-general-cest-blois">Marc Gricourt réélu : « L’intérêt général, c’est Blois »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Candidat d&rsquo;une <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-a-blois-lunion-de-la-gauche-pose-50-mesures-et-une-methode" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gauche unie</a>, <strong>Marc Gricourt</strong> a été <strong>réélu <a href="https://www.blois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maire</a> de Blois,</strong> dimanche 22 mars 2026, pour un <strong>quatrième mandat</strong>, avec <strong>51,74 % des suffrages exprimés</strong>*. Il devance, allié avec Blois en commun, le candidat de la droite et du centre <strong>Malik Benakcha</strong>, crédité de <strong>36,14 %</strong>, et <strong>Marine Bardet</strong> (Rassemblement National), à <strong>12,12 %</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="589" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5693-1024x589.jpeg" alt="Marc Gricourt" class="wp-image-32014" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5693-1024x589.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5693-300x173.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5693-768x442.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5693-1536x884.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5693-2048x1179.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans une salle comble, <strong>entouré de ses soutiens, Marc Gricourt</strong> a pris la parole en donnant à cette victoire une portée à la fois politique et personnelle. Le maire réélu y a vu <em><strong>« une reconnaissance très forte »</strong></em> du travail mené depuis 2008 à la tête de la ville. Il a défendu le bilan d’une action municipale tournée, selon ses mots, vers <strong>une ville<em> « toujours plus écologique, toujours plus solidaire, toujours plus citoyenne, toujours plus éducatrice, toujours plus sportive et culturelle »</em></strong>, avec en ligne de fond l’amélioration de la qualité de vie des habitants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-interet-general-c-est-blois">« L’intérêt général, c’est Blois »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de son intervention, l&rsquo;édile a aussi rappelé qu’il entendait s’en tenir à l’engagement déjà annoncé : cette élection municipale est la dernière le concernant. Il a évoqué la nécessité de <em><strong>« sécuriser, protéger, et puis garantir l’avenir »</strong></em> après lui, <strong>inscrivant ainsi sa victoire dans une perspective de transmission</strong> autant que de continuité. <em>« Quand on est engagé politiquement, la première des responsabilités, c’est l’intérêt général. Et l’intérêt général, c’est Blois »</em>, a affirmé le maire réélu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Gricourt a également expliqué que <strong>le rapprochement conclu entre les deux tours s’était accompagné d’un travail programmatique commun <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-a-blois-lunion-de-la-gauche-pose-50-mesures-et-une-methode" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(lire ici).</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Invité à réagir à l’idée selon laquelle, sans fusion, la droite aurait pu l’emporter, Marc Gricourt a reconnu qu’il existait bien <strong><em>« un risque »</em>.</strong> Il s’est toutefois refusé à affirmer avec certitude ce qu’aurait été l’issue d’un second tour sans rassemblement. Dans son analyse du scrutin, le maire reconduit estime par ailleurs que <strong>la progression de Malik Benakcha s’est faite <em>« au détriment de Mme Bardet »</em></strong>. Il l’explique par une campagne qu’il a qualifiée de <em><strong>« très dure de diffamation, de populisme, d’outrance »</strong></em>, à rebours, selon lui, de l’attitude de <strong>Marine Bardet</strong> (RN).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-quatrieme-victoire-depuis-2008">Une quatrième victoire depuis 2008</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce résultat, Marc Gricourt prolonge une séquence municipale ouverte en <strong>2008</strong> et s’installe pour <strong>un quatrième mandat à la tête de Blois, une première.</strong> Cette nouvelle victoire confirme son ancrage, malgré une participation restée sous les 50 % et malgré les tensions entre les deux tours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scrutin dessine aussi un paysage politique local plus tendu. Dans ses propos de victoire, Marc Gricourt a d’ailleurs déjà projeté l’affrontement dans la prochaine mandature, estimant qu’il faudrait aussi, demain, <strong>combattre au sein du conseil municipal les formes de radicalité qu’il dit voir progresser.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*<strong>29 043 inscrits</strong>, <strong>13 818 bulletins</strong>, soit une participation de <strong>47,58 %</strong>. <strong>234 bulletins blancs</strong> et <strong>166 bulletins nuls</strong> recensés, pour un total de <strong>13 418 suffrages exprimés</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>[Municipales] À Blois, l’union de la gauche pose 50 mesures et une méthode</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 14:25:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, le second tour des municipales a rebattu les cartes à gauche sans effacer les lignes de partage. Arrivé en situation de peser sur l’issue du scrutin, Blois en commun, emmené au premier tour par Nicolas Orgelet, a choisi de fusionner avec la liste du maire sortant Marc Gricourt (et réciproquement). De cette négociation &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-a-blois-lunion-de-la-gauche-pose-50-mesures-et-une-methode">[Municipales] À Blois, l’union de la gauche pose 50 mesures et une méthode</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-malik-benakcha-il-faut-mettre-fin-au-systeme-gricourt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">second tour des municipales</a> a rebattu les cartes <strong>à gauche</strong> sans effacer les lignes de partage. Arrivé en situation de peser sur l’issue du scrutin, <strong>Blois en commun</strong>, <a href="https://www.bloisencommun.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">emmené au premier tour par <strong>Nicolas Orgelet</strong></a>, a choisi de <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-sallie-avec-marc-gricourt-pour-le-second-tour" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fusionner avec la liste du maire sortant <strong>Marc Gricourt</strong> (et réciproquement).</a> De cette <strong>négociation </strong>est né un document intitulé <strong><em>« En commun, prenons soin de l’avenir »</em></strong>, présenté comme un <strong>accord programmatique en 50 mesures</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Claire Mollière</strong> et <strong>Nicolas Orgelet</strong>, l’enjeu n’était pas seulement électoral. Il s’agissait aussi, disent-ils, d<strong>’inscrire dans la future majorité une part du programme, de la méthode et des exigences portées par Blois en commun</strong> pendant la campagne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-union-preparee-avant-meme-le-premier-tour">Une union préparée avant même le premier tour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Claire Mollière insiste sur un point : <strong>la négociation n’a pas été improvisée entre les deux tours.</strong> Blois en commun avait anticipé plusieurs hypothèses et préparé, en amont, une base de discussion. <em>« <strong>On avait déjà préparé une feuille de route programmatique</strong> »</em>, explique-t-elle, en précisant que le collectif avait listé <em>« <strong>des garanties</strong> »</em> plutôt que de simples lignes rouges. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le collectif citoyen écologiste n’est pas entré dans les discussions comme une force d’appoint appelée à se rallier au programme du maire sortant, mais comme <strong>un partenaire venant avec son propre contenu, déjà structuré.</strong> Nicolas Orgelet rappelle que sa ligne avait été de dire : <em>« <strong>Au premier tour, on choisit ; au deuxième tour, on s’unit</strong>. »</em> Autrement dit, l’union n’est pas présentée comme un revirement, mais comme <strong>la seconde étape d’une stratégie assumée.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-accord-de-fond">Un accord de fond</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les propos de Claire Mollière comme dans les 50 mesures rendues publiques, une idée revient avec insistance : l’accord n&rsquo;est pas seulement technique. Les deux responsables reconnaissent l’existence de divergences, parfois nettes, mais considèrent qu’<strong>un socle commun existait déjà sur l’essentiel.</strong> Claire Mollière résume cette lecture en expliquant qu’il y a <em>« <strong>un cap clair et commun de gauche, citoyen, écologiste, social</strong> ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document en 50 mesures articule des propositions très diverses, mais autour de plusieurs axes cohérents : <strong>participation citoyenne, santé, écologie, mobilités, revitalisation commerciale, soutien associatif, rénovation du patrimoine public, politiques sociales et attention aux quartiers.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-participation-citoyenne-comme-marqueur-central">La participation citoyenne comme marqueur central</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les éléments les plus visibles de l’accord, la question démocratique occupe une place de choix, avec <strong>des conventions citoyennes sur trois grands thèmes</strong> : <strong>santé, économie-commerce et sécurité-tranquillité publique</strong>, avec <em>« pouvoir de codécision ».</em> Le texte prévoit également le maintien de l’assemblée citoyenne, la poursuite des ateliers et des marches exploratoires par micro-quartiers, la possibilité de pétitions citoyennes et un budget participatif réparti entre les territoires de la ville.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="605" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4735-1024x605.jpeg" alt="Blois en Commun" class="wp-image-30577" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4735-1024x605.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4735-300x177.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4735-768x454.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4735-1536x908.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4735-2048x1211.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation est présentée comme une réponse à la fois <strong>politique et pratique.</strong> Politique, parce qu’elle revendique une autre manière de gouverner. Pratique, parce qu’elle permettrait, selon les intéressés, de <strong>traiter des sujets complexes avec les habitants eux-mêmes. </strong>C’est particulièrement net sur la santé et la sécurité, deux domaines où Blois en commun rappelle que <strong>la ville n’a pas tous les leviers, mais peut malgré tout agir à son niveau.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sante-des-ambitions-locales-sur-un-terrain-en-partie-national">Santé : des ambitions locales sur un terrain en partie national</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième bloc fort de l’accord concerne la santé. Le document prévoit la création d’un <strong>pôle municipal de santé</strong>, un travail spécifique sur la <strong>santé mentale</strong>, ainsi qu’une convention citoyenne dédiée. Il intègre aussi des dimensions plus sociales, comme l’expérimentation d’une <strong>sécurité sociale de l’alimentation</strong> et la création d’une <strong>ordonnance verte</strong> destinée aux femmes enceintes, sous la forme de paniers bio et locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Claire Mollière et Nicolas Orgelet prennent soin de ne pas présenter ces mesures comme des solutions miracles. Ils rappellent au contraire que l’accès aux soins dépend largement de compétences nationales. <strong><em>« Nous n’avons jamais prétendu avoir de baguette magique »</em></strong>, affirme Claire Mollière, qui refuse les <em>« surpromesses »</em> sur le nombre de médecins ou de soignants. Ici, le positionnement consiste à dire : la commune ne peut pas tout, mais elle peut <strong>créer des conditions plus favorables.</strong> Cela passe, selon eux, par <strong>l’attractivité du territoire,</strong> le lien avec les universités, la structuration d’une offre municipale, mais aussi par des politiques touchant à l’alimentation, à l’eau ou à la prévention. La mesure sur l’ordonnance verte, présentée comme à la fois sociale, sanitaire et environnementale, illustre bien cette conception élargie de la santé publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-centre-ville-commerce-et-mobilites-une-feuille-de-route-assez-dense">Centre-ville, commerce et mobilités : une feuille de route assez dense</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord consacre aussi une place importante au centre-ville et aux circulations. Parmi les mesures les plus concrètes figurent <strong>la lutte contre la vacance commerciale</strong>, le développement de <strong>boutiques éphémères</strong>, l’étude d’un <strong>espace-test pour les commerces</strong>, la consultation des habitants sur les commerces manquants, ainsi que plusieurs dispositions liées à l’accès au centre : <strong>parkings relais, navettes gratuites, réflexion sur la gratuité temporaire de certains stationnements, amélioration des liaisons piétonnes et cyclables, meilleur accès à la gare.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-eau-vegetalisation-energie-un-accord-fortement-marque-par-l-ecologie">Eau, végétalisation, énergie : un accord fortement marqué par l’écologie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le document en 50 mesures confirme également le poids des thématiques écologiques dans la fusion. On y trouve la <strong>protection des zones de captage</strong>, un travail sur la politique de l’eau, la restauration du <strong>ruisseau des Mées</strong>, un projet de <strong>réserve naturelle intégrale à la Bouillie</strong>, un <strong>plan de végétalisation</strong>, un <strong>plan piéton</strong>, un <strong>plan cyclable</strong>, un <strong>objectif de budget vert</strong>, une stratégie d’<strong>autonomie énergétique</strong>, sans oublier des mesures plus ponctuelles sur l’éclairage nocturne ou le <a href="https://bloiscapitale.com/lagglomeration-blesoise-compte-desormais-41-etoiles-pour-la-qualite-de-sa-nuit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">label <em>« Villes et villages étoilés »</em>.</a> L’écologie, dit Claire Mollière, ne doit pas être pensée comme un domaine séparé, mais comme quelque chose qui touche directement à la santé, à l’alimentation, à l’eau, au cadre de vie et à la justice sociale. </p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-culture-patrimoine-jeunesse-sport-un-accord-plus-large">Culture, patrimoine, jeunesse, sport : un accord plus large</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme commun étend son champ à la <strong>programmation culturelle</strong>, au <strong>soutien au tissu associatif</strong>, à la <strong>jeunesse</strong>, au <strong>sport</strong>, à l’<strong>éducation artistique et culturelle</strong>, au <strong>patrimoine</strong> ou encore au <strong>tourisme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les mesures les plus significatives figurent la <strong>pluriannualisation des aides associatives, l’ouverture des commissions d’attribution</strong> aux citoyens à titre expérimental, la relance d’un projet de valorisation patrimoniale autour du <a href="https://www.culture.gouv.fr/regions/drac-centre-val-de-loire/nos-secteurs-d-activite/valorisation-du-patrimoine/les-villes-et-pays-d-art-et-d-histoire/centre-d-interpretation-de-l-architecture-et-du-patrimoine-ciap" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CIAP</a>, l’attention aux collections du château et du Muséum d’histoire naturelle, ou encore <strong>plusieurs propositions de tourisme durable</strong> (création d’une baignade en Loire sécurisée, une consigne en gare pour les cyclotouristes, l’étude d’une boucle cyclable Blois-Chaumont, une offre “Nature et Loire en hiver” décarbonée, un mécénat vert adossé aux billets touristiques, ou encore une formule “1+1” visant à mieux répartir les flux de visiteurs).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-desaccords-maintenus-et-meme-ecrits-noir-sur-blanc">Des désaccords maintenus, et même écrits noir sur blanc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La singularité du document tient aussi à ce qu’il ne cherche pas à effacer toutes les <strong>divergences.</strong> Plusieurs désaccords y sont explicitement inscrits. C’est le cas sur <strong>Saint-Vincent</strong>, où l’accord mentionne un désaccord sur le projet et sur le principe d’un référendum ; sur la <strong>vidéosurveillance</strong>, où le désaccord sur le déploiement continu est acté ; sur la <strong>patinoire</strong>, où la divergence est maintenue ; et sur le <strong>feu d’artifice</strong> de la fête nationale, avec une différence d’appréciation sur l’opportunité de le déplacer pour préserver les sternes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-gouvernance-non-cumul-probite-l-autre-versant-de-la-negociation">Gouvernance, non-cumul, probité : l’autre versant de la négociation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du programme, Nicolas Orgelet et Claire Mollière insistent sur un autre terrain de discussion : <strong>celui de la gouvernance</strong>. L’accord ne porterait pas seulement sur des mesures, mais aussi sur la façon de travailler ensemble, sur la répartition des responsabilités et sur plusieurs principes éthiques. Ils évoquent ainsi <strong>un accord sur les délégations,</strong> et un engagement en matière de <strong>probité</strong>. Claire Mollière mentionne notamment un principe de retrait des responsabilités en cas de mise en examen, ainsi qu’une volonté de limiter le cumul entre fonctions d’adjoint, de vice-président et de délégué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quid du fonctionnement de la potentielle majorité ?</strong> <strong>Deux groupes politiques distincts,</strong> avec <strong>une solidarité assurée au moins sur le budget,</strong> mais <strong>une liberté de parole maintenue</strong>. Pour Blois en commun, cette formule semble permettre une synthèse : rester identifiable tout en participant à l’exécutif. Pour Marc Gricourt et ses soutiens, elle suppose d’accepter une majorité plus composite.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-a-blois-lunion-de-la-gauche-pose-50-mesures-et-une-methode">[Municipales] À Blois, l’union de la gauche pose 50 mesures et une méthode</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>[Municipales] Malik Benakcha : « Il faut mettre fin au système Gricourt »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 13:07:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 15 mars, le premier tour des municipales à Blois a placé Marc Gricourt en tête avec 33,65 % des suffrages exprimés, devant le candidat de la droite et du centre Malik Benakcha à 24,50 %, Nicolas Orgelet (« Blois en commun ») à 17,76 %, Marine Bardet (RN) à 13,85 %, Gildas Vieira à 8,09 % &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-malik-benakcha-il-faut-mettre-fin-au-systeme-gricourt">[Municipales] Malik Benakcha : « Il faut mettre fin au système Gricourt »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 15 mars, le <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-2026-malik-benakcha-appelle-les-commercants-a-sinscrire-sur-les-listes-electorales" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier tour des municipales</a> à Blois a placé <strong>Marc Gricourt en tête avec 33,65 % des suffrages exprimés</strong>, devant le candidat de la droite et du centre <strong>Malik Benakcha à 24,50 %</strong>, Nicolas Orgelet (« Blois en commun ») à 17,76 %, Marine Bardet (RN) à 13,85 %, Gildas Vieira à 8,09 % et Michel Vila (LO) à 2,15 %. Avec 14 496 votants pour 29 027 inscrits, <strong>l’abstention a atteint 50,06 %.</strong> Depuis, <strong>Marc Gricourt et Nicolas Orgelet ont fusionné leurs listes</strong> (<a href="https://bloiscapitale.com/municipales-blois-en-commun-sallie-avec-marc-gricourt-pour-le-second-tour" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>) pour le second tour du dimanche 22 mars, transformant la configuration issue des urnes en une <strong>triangulaire entre la liste d’union de la gauche, celle de Malik Benakcha </strong>avec « Unis pour Blois »<strong> et celle de Marine Bardet </strong>(Rassemblement National).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À trois jours du scrutin, Malik Benakcha veut imposer une lecture simple de ce second tour : il ne s’agirait plus seulement de départager des programmes, mais de <strong>savoir si Blois souhaite ou non prolonger</strong> un mode de pouvoir qu’il résume en une formule martelée tout au long de l’entretien : <strong><em>« le système Gricourt »</em></strong>. Dans ses mots, la campagne n’est plus celle d’un premier tour d’adhésion. Elle devient celle d’un choix plus net, plus conflictuel, <strong>entre continuité municipale et volonté d’alternance.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le candidat d’Unis pour Blois part d’un constat électoral qu’il juge politiquement favorable. <strong><em>« Aujourd’hui, on a une vraie satisfaction »</em></strong>, dit-il. <em>« En termes de vote d’adhésion, on a près d’un quart des électeurs qui se sont portés vers nous, et seulement un tiers vers le maire sortant. »</em> Puis il pousse plus loin l’argument : <em>« <strong>Finalement, ce sont donc deux tiers des électeurs qui ne se sont pas portés sur Marc Gricourt au premier tour.</strong> On a bien le sentiment qu’il y a une volonté de changement, qu’il y a un souffle, un vent de changement, qui est en train de se lever. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="703" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5635-1024x703.jpeg" alt="Malik Benakcha 2026" class="wp-image-31986" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5635-1024x703.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5635-300x206.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5635-768x527.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5635-1536x1054.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5635-2048x1405.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5635-220x150.jpeg 220w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les chiffres du premier tour laissent la liste « Unis pour Blois » à plus de neuf points de Marc Gricourt, tandis que l’alliance conclue entre le maire sortant et « Blois en commun » additionne théoriquement plus de 51 % des suffrages du premier tour. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de cette nouvelle séquence politique : <strong>Malik Benakcha parie que la fusion des listes de gauche ne produira pas une addition mécanique des voix,</strong> et que l’électorat du second tour se déplacera selon d’autres logiques que celles du 15 mars.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-victoire-est-parfaitement-possible"><strong><em>« La victoire est parfaitement possible »</em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans son analyse, la présence de Marine Bardet au second tour ne change pas la nature profonde de l’affrontement.</strong> Il la relègue au rang d’obstacle périphérique. <em><strong>« Maintenant, il y a match, il y a un duel</strong> entre ceux qui veulent Gricourt et qui vont revoter Gricourt, et ceux qui veulent du changement et qui vont se porter vers nous »</em>, affirme-t-il. Et il ajoute : <em><strong>« Moi, je crois vraiment que ça va être serré, et que la victoire est parfaitement possible. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour défendre cette possibilité, le candidat de droite et du centre revient sans cesse à <strong>la question de la participation</strong>. Avec une abstention supérieure à 50 % au premier tour, il voit dans les non-votants le principal <strong>gisement électoral</strong>. <em>« Beaucoup s’étaient dit que ce serait comme en 2020, où il avait été élu au premier tour. <strong>Là, il a perdu plus de 20 points. Donc beaucoup de personnes qui se sont abstenues au premier tour se disent : “Ah, si, là, c’est possible, on va se déplacer ce dimanche.” »</strong></em> Dans sa bouche, l’abstention n’est pas seulement un symptôme démocratique ; elle devient un réservoir stratégique. <em>« On appelle vraiment les électeurs à se déplacer parce qu’effectivement, c’est possible. La victoire est possible et on peut proposer un changement, à condition qu’il y ait une vraie mobilisation. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Malik Benakcha cherche à installer, c’est moins l’idée d’un simple affrontement partisan que celle d’une usure du pouvoir local. <strong><em>« Aujourd’hui, le vrai sujet, c’est de savoir si les Blésois veulent la poursuite du système Gricourt »</em></strong>, dit-il. Et, pour définir ce système, il accumule les griefs. Il évoque d’abord la longévité politique du maire sortant : <em>« Le système Gricourt, c’est un engagement selon lequel on ne ferait pas plus de deux mandats, alors qu’il est aujourd’hui candidat à un quatrième mandat. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À cette critique de la durée s’ajoute celle de l’entre-soi.</strong> Le candidat Benakcha décrit <em>« le fait d’avoir privilégié un entre-soi pendant toutes ces dernières années »</em>, et il cite une série d’exemples qu’<strong>il présente comme révélateurs d’une concentration des fonctions autour du même cercle familial et politique.</strong> Plus loin, il développe aussi un autre grief, celui d’un pouvoir qui protégerait les siens. <em>« Le système Gricourt, c&rsquo;est mettre son propre gendre <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/jerome-boujot" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier adjoint</a>, son propre gendre vice-président d’agglomération, son propre gendre PDG de Stationeo, son propre gendre salarié du CRJS, qui est mis à disposition par la ville de Blois. C’est effectivement protéger un directeur de cabinet qui, avec une voiture de la ville, se retrouve condamné après avoir eu un accident avec un taux d’alcoolémie de plus de 2 grammes »</em>, dit-il, avant de conclure : <em>« Le fait que Marc Gricourt, là-dessus, ne l’ait pas sanctionné en allant jusqu’au licenciement ou à la mise à pied, ça montre bien qu’il y a eu une forme de protection. »</em> <strong>Ces accusations, Malik Benakcha les prolonge par une autre mise en cause, visant cette fois </strong>le président d&rsquo;Agglopolys,<strong> Christophe Degruelle,</strong> qu’il estime <em>« resté très flou »</em> sur <em>« le sujet de financement d&rsquo;une association »,</em> en parlant de <em>« plusieurs dizaines de milliers d’euros dont l’usage n’a pas été réellement clarifié »</em>, dans le cadre de l&rsquo;affaire Epstein.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-malik-benakcha-denonce-des-tripatouillages"><strong>Malik Benakcha dénonce des « tripatouillages »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;offensive du candidat de la liste « Unis pour Blois » se concentre aussi sur l’accord passé entre Marc Gricourt et Nicolas Orgelet.</strong> Annoncée le 17 mars, cette fusion a permis à la gauche blésoise de se présenter unie pour le second tour, sur une liste commune qui se revendique à la fois comme un rassemblement et comme une réponse au risque de dispersion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Malik Benakcha, au contraire, cette alliance est devenue la preuve la plus récente de ce qu’il dénonce. <em>« J’ai pris l’engagement de présenter un programme et de ne pas le modifier. J’ai pris des engagements que je respecte »</em>, dit-il. Puis il poursuit : <em>« Aujourd’hui, ce dont on se rend compte, c’est que <strong>mes concurrents, Marc Gricourt et Nicolas Orgelet, ont pris ces mêmes engagements, ne les respectent pas</strong> et renient la parole donnée en à peine 48 heures. »</em> Le vocabulaire est dur, assumé, parfois brutal. Il parle de <em>« frustration »</em>, de <em>« déception »</em>, d’électeurs qui pourraient se dire <strong><em>« finalement, ce sont tous des menteurs »</em></strong>. Et il se pose, lui, en contrepoint : <em>« Moi, je veux redonner ses lettres de noblesse à la parole politique, je veux redonner de la crédibilité à la parole politique. Dès 9 heures, lundi, nous étions à la préfecture et nous avons déposé notre liste. Parce qu’une fois de plus, <strong>à aucun moment il n’y a eu de sujet de discussion, de changement de liste, etc. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ligne vaut pour <strong>sa relation au Rassemblement national*.</strong> <em>« Concernant mes colistiers, concernant mon équipe, c’était parfaitement clair : pas de tripatouillage d’entre-deux-tours »,</em> dit-il. <em>« Dès lors, il n’était pas question d’aller vers le Rassemblement national. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en mène pas moins une offensive politique très dure contre le maintien de la candidate RN, Marine Bardet. <strong><em>« Je pense qu’elle préfère, plutôt que de voir la droite gagner, siéger à titre personnel dans l’opposition »</em>,</strong> lance-t-il. Puis il oppose sa propre logique à celle qu’il prête au RN : <em>« Moi, mon idée, c’est de changer Blois, de faire plus de sécurité, de développer le commerce, de faire plus d’attractivité pour le Blaisois, de défendre le pouvoir d’achat. <strong>Ce n’est pas faire le jeu d’un parti politique, ce n’est pas répondre à une logique de boutique partisane, ce n’est pas recevoir des ordres de Paris. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre réserve de voix que Malik Benakcha vise est celle de <strong>« Blois en commun »</strong>. Il ne s’adresse pas aux dirigeants de cette liste, désormais alliés à Marc Gricourt, mais à leurs électeurs. <em><strong>« Sur le terrain, on l’entend, une grosse partie des gens qui ont voté Nicolas Orgelet s’attendait à ce que ce soit un vote de changement, un vote pour tourner la page de Gricourt »</strong></em>, dit-il. Plus loin, il précise : <em>« Moi, je comprends que des électeurs qui souhaitent changer les choses, et qui auraient voté Nicolas Orgelet au premier tour, <strong>se reportent aujourd’hui vers nous, parce qu’une fois de plus, Blois a besoin de changement. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement est le mot-pivot de tout l’entretien. <strong>Malik Benakcha cherche à agréger des électeurs différents</strong> — de droite, du centre, du RN, de l’écologie critique vis-à-vis de l’alliance, de l’abstention — autour d<strong>’une même impulsion contre la majorité sortante.</strong> Il articule même cette promesse de rupture à une critique plus rarement mise en avant dans les campagnes locales :<strong> la place des femmes dans la distribution du pouvoir. </strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-place-des-femmes-autre-angle-d-attaque-contre-la-majorite-sortante">La place des femmes, autre angle d’attaque contre la majorité sortante</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Le système Gricourt, c’est laisser les femmes de côté »</em></strong>, dit-il. Il énumère ensuite ce qu’il présente comme l’architecture prévue des responsabilités : <em>« Aujourd’hui, ils se sont engagés à ce que le maire de Blois soit un homme, Marc Gricourt ; à ce que le président d’agglomération soit un homme, Christophe Degruelle ; à ce que le premier adjoint soit un homme, Nicolas Orgelet ; à ce que le deuxième adjoint soit un homme, Benjamin Vételé »</em> Puis il en tire une critique plus générale : <em>« Aujourd’hui, la loi nous impose la parité. Ce n’est pas pour, derrière, avoir <strong>un comportement que, moi, je trouve délétère vis-à-vis des femmes, </strong>en considérant qu’elles ne devraient pas elles-mêmes avoir des responsabilités. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En miroir, il valorise <strong>son propre ticket</strong>. <em>« Moi, au contraire, j’ai assumé cette complémentarité en me portant candidat à la mairie et en proposant un binôme, <strong>Mathilde Desjonquères,</strong> qui, en plus d’être compétente, est aussi une femme. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-second-tour-referendum-local-sur-la-continuite-du-pouvoir">Un second tour référendum local sur la continuité du pouvoir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que, derrière la charge, la campagne de second tour est aussi <strong>une campagne de terrain, expresse, resserrée,</strong> presque militaire dans son calendrier. Malik Benakcha explique avoir ciblé plusieurs bureaux de vote jugés favorables ou sous-exploités. <em><strong>« On s’est rendu compte qu’on avait de nombreux bureaux de vote où, effectivement, il y avait encore de la marge, un vrai réservoir de voix : à la fois des gens qui ont voté Rassemblement national, à la fois des gens qui ont voté Nicolas Orgelet ou qui se sont abstenus. »</strong></em> Il dit miser sur le porte-à-porte et sur un tract au message volontairement binaire : <em>« Est-ce qu’ils veulent encore du système Gricourt ou est-ce qu’ils veulent du changement ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette simplification est assumée jusqu’au bout. Même lorsqu’on lui demande si une forte progression sans victoire pourrait constituer un résultat honorable, il balaie l’idée. <em><strong>« Une défaite serait un échec »,</strong></em> répond-il. <strong><em>« Aujourd’hui, la victoire est possible. »</em></strong> Il refuse manifestement la consolation statistique. Son raisonnement est le suivant : puisque l’élection est ouverte, ne pas l’emporter signifierait manquer l’occasion historique d’un basculement.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>*Marine Bardet, la candidate RN affirme avoir tenté de bâtir « une union des droites, sincère et solide »</strong>, mais met l’échec de cette stratégie sur le compte <strong>« des divisions internes et des ambitions personnelles du camp Benakcha ».</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-malik-benakcha-il-faut-mettre-fin-au-systeme-gricourt">[Municipales] Malik Benakcha : « Il faut mettre fin au système Gricourt »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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