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[Municipales] Marc Gricourt, ses colistiers et les choix du prochain mandat municipal

À l’heure où la campagne des élections municipales (15 et 22 mars 2026) entre dans une phase décisive, la présentation du programme de la liste conduite par Marc Gricourt (voir ici) est synonyme de temps politique structurant. Entouré de colistiers, le maire sortant a dévoilé un projet élaboré sur près d’un an.

La méthode occupe une place centrale dans le récit du programme. Anaïs Saillau, colistière non encartée et numéro deux de la liste, a décrit un travail mené en plusieurs phases, visant d’abord à définir un socle commun. « Nous avons commencé par travailler sur un état d’esprit partagé, sur les volontés politiques et sur la direction que nous voulions donner aux six prochaines années », a-t-elle expliqué. Les échanges ont rapidement débouché sur une accumulation de propositions. Un matériau dense, parfois foisonnant, qui a ensuite fait l’objet d’un important travail de synthèse, de regroupement et d’arbitrage.

De cette démarche est né un programme structuré autour de cinq grands axes. Benjamin Vételé, colistier, insiste sur ce point : « Le programme n’est pas un catalogue. C’est à la fois une vision de la ville, des mesures concrètes et des engagements forts. » À la fin du processus, une centaine de propositions ont été retenues, dont une vingtaine identifiées comme prioritaires afin de donner une lisibilité immédiate aux habitants.

Le terrain comme point d’ancrage permanent

Si le programme se revendique structuré, il se veut avant tout ancré dans le réel. Interrogé sur les priorités qui remontent le plus fréquemment lors de ses déplacements, Marc Gricourt évoque d’abord la santé.

L’accès aux soins apparaît aujourd’hui comme la principale préoccupation exprimée par les habitants, dans un contexte de pénurie médicale. Le maire sortant rappelle les dispositifs déjà mis en place, notamment le centre de soins Chavy, créé en partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS), la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et le centre hospitalier, qui a permis d’apporter une réponse à plusieurs milliers de personnes sans médecin traitant. Il évoque également le cabinet médical 5 rue Louis-Bernicot et le projet en cours dans le secteur de Coty.

La sécurité constitue un autre sujet récurrent, mais dans une acception plus large que la seule délinquance. Selon Marc Gricourt, la première insécurité ressentie reste aujourd’hui l’insécurité routière : vitesses excessives, non-respect des feux, conflits d’usages entre piétons, cyclistes et automobilistes. La réponse avancée s’appuie sur plusieurs leviers : aménagements urbains, développement des mobilités alternatives, renforcement de la vidéoverbalisation et création d’un véritable plan piéton, destiné notamment à accompagner le vieillissement de la population. « Bien vieillir suppose aussi de pouvoir se déplacer à pied en sécurité pour les actes du quotidien », souligne le maire.

Les mobilités constituent également un point de tension identifié sur le terrain. Dans certains quartiers en développement, des habitants font part d’un manque de desserte en dehors des transports scolaires. Ces remontées alimentent déjà la réflexion engagée par Agglopolys en vue de la future délégation de service public des transports, dont la préparation a débuté plusieurs années avant son échéance.

Une proximité revendiquée comme marqueur politique

Au fil des échanges, la question de la proximité revient comme un fil rouge. Nouvelle venue sur la liste, Agnès Verlinde (Place Publique) confie avoir été frappée par cette dimension. Elle évoque « une proximité impressionnante dans une ville de près de 50 000 habitants », estimant que cette relation directe avec les habitants constitue un élément structurant de la manière de gouverner. Cette proximité est présentée comme un contrepoint à un contexte national jugé anxiogène. L’objectif affiché est de maintenir, à l’échelle locale, un climat de dialogue et de stabilité.

Parmi les prises de parole, Emma Clairet a tenu à porter la voix des plus jeunes colistiers (9 de moins de 35 ans), un signal qu’elle considère comme important dans une campagne municipale. La jeune femme de 22 ans a souligné son attention particulière aux mesures liées aux droits des femmes et à la parentalité. « Le maintien du soutien aux droits des femmes est essentiel. C’est un engagement déjà présent lors des précédentes mandatures, mais qui doit continuer à être affirmé », a-t-elle déclaré, évoquant également l’importance de l’accompagnement des familles monoparentales. Elle a aussi insisté sur les enjeux de sécurité du quotidien, notamment à travers l’éclairage public. « L’éclairage à détection automatique est important pour le sentiment de sécurité, en particulier quand les femmes rentrent seules le soir », a-t-elle expliqué.

L’union comme condition d’action

Sur le plan politique, la liste conduite par Marc Gricourt revendique une union rassemblant socialistes, communistes, écologistes et citoyens non encartés. Un choix présenté comme stratégique autant que philosophique. Pour Yann Laffont, élu écologiste, ex EELV et Blois Naturellement, le contexte actuel ne laisse guère de place à la dispersion. « Nous sommes dans une période de recul écologique et de montée du climatoscepticisme. Dans ce contexte, la désunion est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre », affirme-t-il, estimant que seules des majorités stables permettent de transformer les intentions en politiques publiques effectives. Même analyse du côté d’Agnès Verlinde, pour qui l’union constitue une réponse à la fragilisation démocratique observée à l’échelle nationale.

Des absences expliquées, parfois regrettées

Interrogé sur l’absence de certaines formations de gauche dans sa liste, Marc Gricourt évoque des échanges menés en amont. Concernant La France insoumise (LFI), il indique que la possibilité d’une liste commune avait été écartée très tôt, notamment en raison des positionnements nationaux. Le maire sortant insiste toutefois sur le caractère largement citoyen de la liste. « À aucun moment je n’ai demandé à qui que ce soit pour qui il avait voté. Ce qui compte, c’est l’adhésion au projet pour Blois », affirme-t-il. Il reconnaît néanmoins une forme de déception face à l’éclatement, estimant que les convergences programmatiques sont souvent réelles. « Ce n’est pas une divergence de vision qui explique ces choix. On perd de l’énergie », observe-t-il.

L’agglomération comme enjeu central du scrutin

Au cœur de cette campagne, un sujet doit s’imposer avec force : la relation entre la ville-centre et l’agglomération. C’est en tout cas une évidence dans l’esprit de Christophe Degruelle, président d’Agglopolys, qui rappelle que les compétences intercommunales structurent désormais le quotidien des blésois. « Sur une centaine de mesures du programme, 38 concernent directement ou indirectement l’agglomération », souligne-t-il, rappelant que « l’habitant ne distingue pas la ville de l’agglo : il veut simplement que le service public fonctionne ».

Gricourt 2026

Le président insiste également sur la nécessité de clarté démocratique. « Aujourd’hui, 88 % des Français souhaitent connaître à l’avance les candidats à la présidence des intercommunalités. Quand on ne clarifie pas sa position, on se moque du monde », affirme-t-il.

Le projet défendu par la majorité sortante se veut à la fois programmatique et institutionnel. Il s’agit, selon Marc Gricourt, de sécuriser les politiques publiques autant que les équilibres de gouvernance. « Sécuriser, ce n’est pas seulement protéger. C’est aussi garantir la capacité à agir dans la durée », résume l’édile.

A lire : https://bloiscapitale.com/municipales-le-programme-de-marc-gricourt-devoile

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