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	<title>Archives des agriculture biologique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des agriculture biologique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 10:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le GABLEC 41 appellent agriculteurs et citoyens à se rassembler samedi 18 juillet 2026, à 17 heures, devant la préfecture à Blois. La mobilisation intervient deux jours après l’accord trouvé entre députés et sénateurs sur un projet de loi qui maintient plusieurs dispositions controversées concernant les pesticides, le stockage &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-une-mobilisation-samedi-contre-le-projet-de-loi-durgence-agricole-apres-un-compromis-parlementaire-conteste">À Blois, une mobilisation samedi contre le projet de loi d’urgence agricole après un compromis parlementaire contesté</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le <a href="https://www.bio-centre.org/index.php/la-bio-en-centre-val-de-loire/gab-6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GABLEC 41</a> appellent agriculteurs et citoyens à se rassembler samedi 18 juillet 2026, à 17 heures, devant la préfecture à Blois. La mobilisation intervient deux jours après l’accord trouvé entre députés et sénateurs sur un projet de loi qui maintient plusieurs dispositions controversées concernant les pesticides, le stockage de l’eau et les élevages. France Nature Environnement qualifie le texte de « catastrophe » pour la santé, l’environnement et le monde paysan. Le texte n’est toutefois pas encore définitivement adopté.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Nous avons besoin d’eau potable, d’une nourriture saine et d’un environnement permettant des conditions de vie décentes à tous. »</em></strong> C’est autour de cette exigence que la Confédération paysanne de Loir-et-Cher et le Groupement des agriculteurs biologiques du Loir-et-Cher, le GABLEC 41, appellent à manifester samedi 18 juillet à Blois. Le rassemblement est fixé à 17 heures <strong>devant la préfecture de Loir-et-Cher. </strong>Il doit réunir des agriculteurs biologiques et conventionnels, mais aussi des habitants préoccupés par les conséquences du projet de loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs dénoncent un texte qui favoriserait <strong>la concentration des élevages</strong>, accroîtrait les <strong><a href="https://bloiscapitale.com/quelques-pesticides-dans-leau-potable-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risques de pollution de l’eau</a></strong> et réserverait <strong>une part croissante de la ressource aux exploitations les plus intensives</strong>. Ils lui reprochent également <strong>de ne pas apporter de réponses suffisamment fortes au</strong> <strong>revenu paysan</strong>, à la <strong>régulation des marchés</strong> et à <strong>l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.</strong></p>



<h2 id="h-un-accord-trouve-en-commission-mixte-paritaire" class="wp-block-heading">Un accord trouvé en commission mixte paritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La situation parlementaire a évolué jeudi 16 juillet</strong>. Après près de six heures de négociations, les sept députés et sept sénateurs réunis en commission mixte paritaire, ou CMP, sont parvenus à élaborer un texte commun à partir des versions différentes précédemment adoptées par les deux chambres. Cette étape est classique lorsqu’un projet de loi examiné selon la procédure accélérée n’a pas été voté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle ne signifie pas que la loi est définitivement adoptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compromis a recueilli huit voix favorables, celles de <strong>parlementaires de droite, du centre sénatorial et du Rassemblement national.</strong> Les quatre représentants de gauche ont voté contre, tandis que les deux parlementaires issus du camp présidentiel se sont abstenus. <strong>Il s’agit donc d’un accord entre les deux chambres, mais pas d’un consensus politique transpartisan.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions de la CMP doivent encore être examinées par l’Assemblée nationale lundi 20 juillet à 21h30, puis par le Sénat mardi 21 juillet en fin d’après-midi. Leur adoption paraît probable au Sénat, où la droite et le centre disposent d’une majorité, mais demeure <strong>plus incertaine à l’Assemblée nationale</strong> <strong>en raison des divisions du bloc central et de l’opposition de la gauche.</strong></p>



<h2 id="h-un-compromis-largement-inspire-de-la-version-du-senat" class="wp-block-heading">Un compromis largement inspiré de la version du Sénat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi avait été présenté par le Gouvernement le 8 avril 2026 afin de répondre à <strong>plusieurs revendications du monde agricole</strong> : sécurisation de l’accès à l’eau, protection des moyens de production, amélioration des relations commerciales, lutte contre certaines concurrences étrangères, protection du foncier et adaptation du cadre sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son adoption par l’Assemblée nationale le 2 juin, le Sénat l’avait profondément modifié. <strong>La majorité sénatoriale de droite et du centre avait notamment ajouté des dérogations à l’interdiction de certains insecticides,</strong> renforcé la place des représentants agricoles dans la <strong>gouvernance de l’eau</strong> et facilité les <strong>projets de stockage.</strong> <strong>Le compromis adopté jeudi reste</strong>, selon son corapporteur sénatorial Franck Menonville, <strong>très proche de la version du Sénat</strong>. </p>



<h2 id="h-acetamipride-et-flupyradifurone-le-retour-de-derogations-tres-contestees" class="wp-block-heading">Acétamipride et flupyradifurone : le retour de dérogations très contestées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La CMP a conservé <strong>la possibilité de réutiliser</strong>, sous certaines conditions, <strong>deux substances actuellement interdites en France : l’acétamipride et le flupyradifurone.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les informations les plus précises publiées à l’issue des négociations, l’acétamipride pourrait être autorisé pour les cultures de noisettes. Le flupyradifurone pourrait l’être en enrobage de semences de betteraves et en pulvérisation sur les cerisiers et les pommiers. Le dispositif serait limité à trois ans et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses, y jouerait un rôle central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acétamipride appartient à la famille des néonicotinoïdes. Le flupyradifurone est un insecticide de la famille des buténolides, mais présente un mode d’action comparable sur le système nerveux des insectes. <strong>La législation française range précisément l’acétamipride et le flupyradifurone parmi les substances néonicotinoïdes ou présentant un mode d’action identique,</strong> dont l’utilisation est interdite en France. L’acétamipride reste autorisé au niveau européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En août 2025, le Conseil constitutionnel avait censuré la dérogation aux néonicotinoïdes prévue par la loi dite Duplomb</strong>. Le nouveau dispositif a manifestement été resserré pour tenter d’éviter une nouvelle censure, mais il pourrait encore être contesté devant le Conseil constitutionnel.</p>



<h2 id="h-stocker-deux-fois-plus-d-eau-agricole-d-ici-a-2035" class="wp-block-heading">Stocker deux fois plus d’eau agricole d’ici à 2035</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le second point majeur du compromis concerne l’eau. <strong>Les parlementaires ont maintenu l’objectif de doubler, d’ici à 2035, les capacités de stockage destinées aux usages agricoles.</strong> Le texte modifie par ailleurs la gouvernance de l’eau. Les agences seraient placées sous la tutelle conjointe des ministères chargés de l’Agriculture, de l’Économie, de l’Aménagement du territoire et de la Santé. Dans les commissions locales de l’eau, qui participent à l’élaboration des schémas d’aménagement et de gestion, <strong>un tiers des sièges attribués aux usagers serait réservé aux représentants agricoles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La construction de retenues peut sécuriser certaines productions</strong> lorsqu’elle repose sur des prélèvements réellement disponibles et qu’elle s’accompagne d’un partage équitable. <strong>Elle peut,</strong> à l’inverse, <strong>accroître la pression sur les nappes, les cours d’eau et les écosystèmes </strong>lorsque les volumes stockés sont prélevés <strong>dans des milieux déjà fragilisés.</strong></p>



<h2 id="h-la-crainte-d-un-accaparement" class="wp-block-heading">La crainte d’un accaparement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Confédération paysanne considère que le développement massif du stockage risque de concentrer la ressource entre les mains d’une minorité de <strong>grandes exploitations</strong> irriguées. Le syndicat souligne que <strong>les agriculteurs ne disposent pas tous des mêmes moyens financiers et fonciers</strong> pour participer à des <strong>projets coûteux.</strong> Dans une lettre adressée aux parlementaires, il affirme que <strong>le stockage, lorsqu’il devient la réponse centrale à la raréfaction de l’eau, peut accentuer les conflits entre grands irrigants, petites fermes, maraîchers, habitants et collectivités.</strong> Il demande que les <strong>usages vitaux,</strong> l’alimentation en eau potable et le maintien des écosystèmes soient prioritaires, tout en développant la protection des zones humides et la recharge naturelle des nappes.</p>



<h2 id="h-france-nature-environnement-parle-d-une-catastrophe" class="wp-block-heading">France Nature Environnement parle d’une « catastrophe »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://fne.asso.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France Nature Environnement</a></strong> qualifie le projet de loi de <em><strong>« catastrophe »</strong></em> et met en cause le développement des élevages industriels, l’accaparement de l’eau, la diminution de la protection des captages et l’assouplissement des règles concernant les tirs de loups. Elle estime que les coûts environnementaux et sanitaires seraient supportés par les habitants comme par les agriculteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié jeudi 16 juillet, après la réunion de la CMP, France Nature Environnement appelle les députés à voter contre un texte qui, selon elle, <em><strong>« met en péril » </strong></em><strong>la santé et l’eau sans résoudre les difficultés économiques des paysans.</strong> La fédération nationale soutient les rassemblements organisés les 18 et 19 juillet dans plusieurs villes françaises, avant une nouvelle mobilisation prévue lundi 20 juillet à proximité de l’Assemblée nationale. <strong>La manifestation annoncée à Blois s’inscrit ainsi dans une séquence nationale destinée à peser sur le dernier vote des députés.</strong></p>



<h2 id="h-des-inquietudes-sur-les-captages-d-eau-potable" class="wp-block-heading">Des inquiétudes sur les captages d’eau potable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les opposants au projet de loi redoutent également un affaiblissement de la prévention autour des captages d’eau potable. <strong>Les pollutions agricoles ne rendent pas nécessairement l’eau distribuée immédiatement dangereuse</strong>. La présence durable de pesticides et de leurs métabolites peut imposer des opérations de dépollution coûteuses, provoquer l’abandon de certains captages ou conduire les collectivités à rechercher de nouvelles ressources. <strong>Une fois les nappes contaminées, la dépollution est lente, techniquement complexe et financée en grande partie par la collectivité.</strong></p>



<h2 id="h-elevages-industriels-un-autre-point-de-fracture" class="wp-block-heading">Élevages industriels : un autre point de fracture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel blésois évoque une <strong><em>« généralisation des mégaprojets d’élevage »</em>. </strong>La Confédération paysanne estime que ces mesures profiteront d’abord aux unités les plus importantes et favoriseront <strong>la concentration des animaux,</strong> alors que la majorité des éleveurs rencontre surtout des difficultés de revenu, de transmission et de partage de la valeur. France Nature Environnement parle, pour sa part, d’une <em><strong>« ouverture totale des vannes aux élevages industriels »</strong></em>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rassemblement contre le projet de loi d’urgence agricole</strong><br><strong>Samedi 18 juillet 2026 à 17 heures</strong><br><strong>Place de la République, devant la préfecture de Loir-et-Cher, à Blois</strong><br>À l’appel de la Confédération paysanne de Loir-et-Cher et du GABLEC 41.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 13:44:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les rues de Blois, Laurène Bailly, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson, cette maraîchère bio a vu son exploitation s’arrêter net après deux cambriolages survenus en 2025, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans les rues de Blois, <strong>Laurène Bailly</strong>, 39 ans, fait aujourd’hui la manche pour tenter de tenir. Installée depuis 2011 à la <strong>ferme des Grotteaux, à Huisseau-sur-Cosson</strong>, cette <strong><a href="https://www.facebook.com/fermedesgrotteaux/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maraîchère bio</a></strong> a vu son exploitation s’arrêter net après <strong>deux cambriolages survenus en 2025</strong>, à quelques semaines d’écart. Depuis, la ferme ne produit plus. Privée de ses tracteurs, de sa voiture, de son matériel, d&rsquo;équipements de la maison, confrontée ensuite à la coupure de l’électricité puis à l’impossibilité de remettre seule le site en état, elle a craqué moralement et quitté les lieux pour vivre chez ses parents avec son petit garçon. <strong>Sur place, les serres, les bâtiments et les dépendances sont toujours là, mais tout dit l’arrêt</strong> : champs envahis, maison dégradée par des squats, équipements manquants, activité suspendue. <strong>En quelques semaines, une exploitation construite sur quinze ans </strong>(depuis ses 23 ans) <strong>a basculé dans l’abandon.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32792" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6116-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Laurène Bailly dit vouloir repartir, <strong>relancer la ferme des Grotteaux.</strong> À condition de retrouver un minimum de matériel, de trésorerie et de moyens. Et c&rsquo;est là que chacun, chacune peut apporter sa pierre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-achetee-en-2010-lancee-seule-en-2011">Une ferme achetée en 2010, lancée seule en 2011</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La ferme des Grotteaux</strong> n’est pas une exploitation reprise dans la continuité d’une histoire familiale. <strong>Laurène Bailly l’a achetée le 16 novembre 2010</strong> pour s’y installer officiellement le 1er janvier 2011, avec un objectif immédiat : produire des légumes dès le printemps suivant pour alimenter une AMAP. Au moment de l’acquisition, rien ou presque n’était en place. <em>« Il n’y avait pas de clôture, il n’y avait pas de serre, il n’y avait pas de forage »</em>, dit-elle. Les anciens propriétaires avaient eu des moutons et un peu de vigne, mais étaient retraités depuis des années. Mais la volonté était là. <em><strong>« En six mois, je me suis installée. »</strong></em> Le site représente <strong>2,5 hectares, avec la maison, le bâti et les champs. </strong>Aujourd’hui, précise-t-elle, <strong>l’ensemble est payé.</strong> Le prêt principal avait été contracté sur quinze ans ; le prêt d’entreprise, sur sept ans, était soldé depuis longtemps.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32791" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6115-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-agricole-a-taille-humaine-sans-grosse-structure">Un projet agricole à taille humaine, sans grosse structure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laurène Bailly décrit <strong>une ferme volontairement maintenue à une échelle modeste</strong>. <em>« Moi, c’était un choix de ne pas prendre d’employé, et puis de ne pas avoir non plus une grosse structure. »</em> <strong>Elle travaille seule, avec ponctuellement des stagiaires et du woofing.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La production est diversifiée : <strong>courgettes, concombres, tomates, aubergines, poivrons, carottes, radis, salades, pommes de terre, haricots.</strong> L’objectif est de composer <strong>des paniers</strong> de légumes. Une partie de l’activité passe par l’AMAP pendant plusieurs années. <em>« Pendant sept ans, j’ai fait les paniers »</em>, résume-t-elle. À cela s’ajoutent <strong>de la vente à la ferme, des marchés, des surplus écoulés localement,</strong> ainsi qu’un peu de fruit : <strong>pommes, mirabelles, quetsches, cerises.</strong> Deux poulaillers sont construits, pour aller jusqu’à <strong>200 poules.</strong> Un volet ensuite réduit, notamment après la naissance de son fils.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="680" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png" alt="" class="wp-image-32801" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1024x680.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-300x199.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-768x510.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33-1536x1020.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-33.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La ferme des Grotteaux en 2021</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-locale-entre-maraichage-environnement-et-animation-nature">Une formation locale, entre maraîchage, environnement et animation nature</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Originaire de Vineuil,</strong> Laurène Bailly inscrit son parcours dans une histoire locale. Son père a été boucher-charcutier et éleveur de vaches à Vineuil ; son grand-père tenait auparavant la boucherie familiale. Elle suit pour sa part une autre voie, mais sans rompre avec le travail de la terre. Elle passe par le <strong>lycée horticole de Blois,</strong> où elle prépare un bac professionnel en production horticole, option production légumière et florale, avec mention européenne. Elle effectue un stage chez un maraîcher de Vineuil, puis un autre aux Pays-Bas dans des serres. Elle poursuit ensuite avec un <strong><a href="https://www.onisep.fr/ressources/univers-formation/formations/post-bac/btsa-gestion-et-protection-de-la-nature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BTS Gestion et protection de la nature.</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son esprit, <strong>agriculture et environnement ne s’opposent jamais</strong>. Hors de question d&rsquo;utiliser un pesticide. <em><strong>« On travaille le sol, on protège la biodiversité,</strong> on est dans un environnement et il faut le préserver pour le futur. »</em> Laurène évoque aussi son goût pour la transmission : <em>« J’aime bien parler, j’aime bien animer. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-huisseau-un-lieu-de-production-mais-aussi-de-vie">À Huisseau, un lieu de production, mais aussi de vie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour des cultures, elle avait aussi développé d’autres présences : chevaux, basse-cour, oies, dindon. La ferme des Grotteaux, c&rsquo;est sa maison, son espace, une vie avec des animaux, des saisons, un cadre de vie idéal pour son fils. <em><strong>« Mon père me dit de vendre la ferme. Mais moi, je ne veux pas</strong>. Elle est finie de payer. <strong>C’est ma maison. Mon fils est né ici. C’est un beau lieu,</strong> c’est agréable quand tout est en état, c’est <strong>magnifique à vivre. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-parcours-ornithologique-aussi">Un parcours ornithologique aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des particularités de la ferme des Grotteaux tenait aussi à <strong>un parcours ornithologique mis en place avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)</strong>. Des bornes avaient été installées. L’idée était cohérente avec le parcours de Laurène Bailly, <strong>entre maraîchage bio, observation du vivant et sensibilisation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux - Laurène Bailly" class="wp-image-32789" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6119-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-cambriolages-en-2025">Deux cambriolages en 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de rupture tient en deux épisodes successifs, deux cambriolages, en mai 2025. <em>« Il y a eu un premier cambriolage où on a volé un tracteur ainsi qu&rsquo;un outil. »</em> Puis les auteurs reviennent peu après. <em><strong>« Ils sont revenus quelques semaines après, et là ils ont tout pris. Ils ont pris l’autre tracteur, la voiture, tout, vraiment tout ! »</strong></em>, explique-t-elle, les larmes aux yeux. Aux tracteurs et à la voiture s’ajoutent de nombreux outils et équipements, agricoles ou domestiques. Elle cite notamment du matériel d’atelier, un chauffe-eau, des radiateurs, la chaudière… Une immense partie de ces biens ne sera pas indemnisée. <strong>Le préjudice total est évalué par elle à environ 55 000 euros. L’assurance, dit-elle, ne lui a versé que 1 747 euros, <em>« pour juste quelques outils »</em></strong>. Beaucoup d’éléments volés ne sont pas pris en compte, soit parce qu’ils n’étaient pas couverts de manière adéquate, soit parce qu’ils étaient anciens et sans facture.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-sans-suite">Une enquête sans suite</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le signalement des vols, la gendarmerie intervient rapidement. </strong><em>« En un quart d’heure, ils étaient sur place. Ils ont fait les relevés d’empreintes </em>», raconte Laurène. Dans la maison, elle dit avoir vu des traces nettes, jusque dans la chambre de son fils. Selon elle, les gendarmes lui ont alors indiqué qu’elle avait probablement été observée en amont, le second cambriolage étant survenu pendant une absence de deux jours. <strong>Elle souhaite l’exploitation d’images de vidéosurveillance</strong>. Cette demande n’aboutit pas. <em><strong>« On m’a dit, mot pour mot : “Ça fait bien trop d’heures de visionnage pour nous.” »</strong></em> À ce jour, l’affaire est, selon elle, <em>« classée sans suite ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apres-les-vols-l-impossibilite-de-continuer">Après les vols, l’impossibilité de continuer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc matériel se double immédiatement d’un blocage concret. Les cambriolages surviennent à un moment décisif du calendrier agricole. <em>« Au mois de mai, c’est là où justement, mai-juin, c’est là où on plante tout. »</em> <strong>Sans tracteur, sans outils, sans capacité d’intervention dans les champs, sans argent, elle ne peut plus suivre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Je n’avais plus d’outils, je ne pouvais plus rien faire dans les champs. »</strong></em> Ce qui était déjà planté tient un temps : <em>« Il y avait des tomates encore, un petit peu, des choses comme ça qui étaient plantées. </em>» Mais très vite, la situation se dégrade encore avec la <strong>coupure de l’électricité.</strong> Or le forage fonctionne à l’électrique. <em>« Sans eau, pas de légumes, ça c’est sûr. »</em> Impossible de continuer. C&rsquo;est le burn-out.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32787" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6122-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-perdu-pied">« J’ai perdu pied »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce moment-là que <strong>l’effondrement devient aussi psychique</strong>. Elle part vivre chez ses parents. La ferme, elle, reste en l’état. <em><strong>« J’ai tout laissé. J’ai perdu pied »</strong></em>, dit-elle lorsqu’elle revient sur les semaines qui suivent. Elle emploie aujourd’hui le mot de <strong>dépression,</strong> qu’elle dit ne pas avoir voulu poser tout de suite. <em>« J’en parle maintenant, mais bon au début je ne mettais pas trop un nom dessus. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’elle décrit est celui d’un après marqué par la sidération, la répétition des mêmes questions, l’impossibilité de se remettre en mouvement. <em><strong>« Toujours les mêmes questions : pourquoi on m’a fait ça ? Pourquoi ils m’ont tout pris ? Pourquoi on m’a tout cassé ? »</strong></em> Elle ajoute : <em>« On ne le saura jamais. Donc il faut arrêter de penser au pourquoi. <strong>Désormais, il faut penser à l’avenir. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferme-encore-debout-mais-a-l-arret">Une ferme encore debout, mais à l’arrêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur place, le site donne aujourd’hui à voir cette suspension. Les serres sont encore là, les dépendances aussi, le forage existe toujours, mais rien n’est réellement en ordre de fonctionnement. Dans les champs, l’herbe a repris. <em>« Il y a même des petits arbres qui ont poussé. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg" alt="ferme des Grotteaux" class="wp-image-32788" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6121-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">ferme des Grotteaux</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La maison, de son côté, n’est plus habitable en l’état. Laurène explique que des passages ont encore eu lieu après les cambriolages, avec à l&rsquo;évidence du squat. De l’eau a coulé dans la maison, des robinets ayant été ouverts en son absence. Le chauffage a disparu. <em><strong>« Ils m’ont pris ma chaudière, ils m’ont pris tous mes radiateurs. Donc je n’ai plus de chauffage. »</strong></em> La jeune femme dit aussi ne plus avoir de <strong>poêle à bois</strong> dans la cuisine. La salle de bain est à reprendre. La porte est endommagée. Des souris sont passées. <em><strong>« Il y a de l’eau noire partout dans la maison »</strong></em>, résume-t-elle. À l’extérieur comme à l’intérieur, tout indique un lieu qui n’est pas ruiné au point d’être perdu, mais qui a été désossé et laissé sans continuité. Il y a du travail, mais tout est encore possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-blois-la-manche-pour-tenir">À Blois, la manche pour tenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce cauchemar a conduit Laurène à faire la manche</strong> chez <em>Auchan</em>. Éconduite, elle s&rsquo;est déplacée dans le centre-ville de Blois. Car, même si ses parents l’hébergent, eux-mêmes ont des moyens limités. <em>« Il y a mon fils, il y a moi, il y a l’assurance de la maison, la mutuelle, tout ça ils en ont pris la charge. Et il n’y a plus d’argent. Ça m’a fait faire quelque chose de mes journées aussi. »</em> L’image est rude : <strong>une agricultrice bio</strong> installée depuis quinze ans, propriétaire d’une ferme désormais entièrement payée, <strong>réduite à demander de l’aide</strong> dans les rues de Blois <strong>pour acheter de quoi nourrir</strong> sa famille alors que son outil de travail lui a été ôté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ce-qu-il-lui-faudrait-pour-se-relancer">Ce qu’il lui faudrait pour se relancer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour relancer l’activité, <strong>Laurène Bailly estime qu’il lui faudrait environ 30 000 euros.</strong> À cela s’ajoutent environ 6 000 à 6 500 euros de dettes, notamment liées à l’électricité et à son label bio. Sur le plan matériel, elle liste des besoins précis :<strong> un tracteur, un gyrobroyeur, un rotavator, un <a href="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cover crop</a>, des outils de base, des graines.</strong> Elle précise qu’elle possède encore un petit semoir poussé, mis à l’abri chez ses parents, et qu’elle n’a pas besoin d’un parc matériel démesuré. <em>« Pas un gros panel d’outils »</em>, mais <strong>le minimum pour travailler.</strong> Sa banque a refusé de lui prêter de l&rsquo;argent. Or, c&rsquo;est le nerf de la guerre. De son combat.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg" alt="https://www.mr-jardinage.com/2025/08/12/le-cover-crop-une-solution-pour-une-agriculture-durable/" class="wp-image-32786" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-1536x818.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6124-2048x1091.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur la capacité à repartir, elle se montre nette. <em><strong>« En six mois, même moins de six mois… »</strong></em> Le nettoyage ne l’effraie pas en soi. Dans les champs, dit-elle, la remise en état peut aller assez vite avec les bâches occultantes qu’elle utilisait déjà. Ce qui manque, ce sont <strong>les moyens de relancer</strong> correctement la mécanique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise qu’elle imagine ne serait pas forcément un retour à l’identique. Elle parle d’une production <em>« assez simple »,</em> moins éclatée, <strong>recentrée sur des légumes qu’elle sait produire et vendre : tomates, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, haricots, pommes de terre.</strong> Elle évoque aussi l’idée de <strong>l’endive bio, peu présente localement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un point, <strong>elle ne veut pas changer : le bio</strong>. <em>« Ah oui, toujours ! »</em> Elle insiste sur sa manière de travailler, <strong>sans pulvérisateur, sans traitements,</strong> y compris ceux autorisés en agriculture biologique. <em>« Même la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouillie_bordelaise#:~:text=La%20bouillie%20bordelaise%20est%20un,et%20tomate)%20contre%20le%20mildiou." target="_blank" rel="noreferrer noopener">bouillie bordelaise</a> sur mes tomates, je n’en ai jamais fait. »</em> Pour les débouchés, elle cite plusieurs pistes : retrouver une AMAP, reconstituer un réseau de clients le vendredi après-midi et le samedi matin à la ferme, refaire des marchés. Aujourd’hui, Laurène Bailly est prête à repartir. Il lui manque les moyens.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">>> <strong>Si vous avez des solutions pour Laurène Bailly,</strong> veuillez nous contacter à cette adresse : <strong><em>bloiscapitale@gmail.com</em></strong>. Nous vous transmettrons son numéro de téléphone.</mark></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/cambriolee-ruinee-mais-pas-resignee-laurene-bailly-veut-relancer-sa-ferme-bio">Cambriolée, ruinée, mais pas résignée : Laurène Bailly veut relancer sa ferme bio</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>[Podcast JBEL] Le 145 : un tiers-lieu blésois au service de l’alimentation durable et solidaire</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-le-145-un-tiers-lieu-blesois-au-service-de-lalimentation-durable-et-solidaire</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 14:16:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les deux nouveaux épisodes (136 et 137) du podcast Journal de bord d’un élu* local, l&#8217;écologiste Nicolas Orgelet et Gaël Point Bernard donnent la parole à Arnaud Moyen, chef de projet du 145, un tiers lieu autour de l’alimentaire, à Blois. Situé rue de Bas Rivière, dans le quartier historique de Blois-Vienne, Le 145 &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-le-145-un-tiers-lieu-blesois-au-service-de-lalimentation-durable-et-solidaire">[Podcast JBEL] Le 145 : un tiers-lieu blésois au service de l’alimentation durable et solidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux nouveaux épisodes (136 et 137) du <strong>podcast <em><a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-focus-sur-les-jardins-de-cocagne-bio-solidaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journal de bord d’un élu* local</a></em><a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-municipalisme-et-ressources-humaines-avec-alice-wanneroy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">,</a></strong> l&rsquo;écologiste <strong>Nicolas Orgelet</strong> et <strong>Gaël Point Bernard</strong> donnent la parole à <strong>Arnaud Moyen, </strong>chef de projet du <strong>145</strong>, un <strong>tiers lieu autour de l’alimentaire</strong>, à Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Situé rue de Bas Rivière, dans le quartier historique de Blois-Vienne, <strong><em>Le 145</em> est un tiers-lieu dédié à l’alimentation durable et à l’insertion sociale.</strong> Cette ancienne ferme maraîchère, rachetée en 2019 par l’association <a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-focus-sur-les-jardins-de-cocagne-bio-solidaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Bio-Solidaire &#8211; Jardins de Cocagne de Blois</em></strong>,</a> se transforme progressivement<strong> en un espace hybride</strong>, mêlant production agricole, ateliers de cuisine, sensibilisation à l’alimentation et expérimentations culturelles.</p>



<iframe name="Ausha Podcast Player" frameborder="0" loading="lazy" id="ausha-MKGH" height="420" style="border: none; width:100%; height:420px" src="https://player.ausha.co/?showId=w0mGrizADqVn&#038;color=%2377bb22&#038;dark=true&#038;playlist=true&#038;v=3&#038;playerId=ausha-MKGH"></iframe><script src="https://player.ausha.co/ausha-player.js"></script>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un lieu ancré dans le territoire et l’économie sociale et solidaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bio-Solidaire est une association d’insertion bien implantée à Blois, connue pour ses <strong>Jardins de Cocagne</strong>, qui produisent et distribuent des paniers de légumes bio à un large public. Mais au-delà de la production, l’objectif du <em>145</em> est d’<strong>élargir l’accès à une alimentation saine et locale en développant de nouveaux usages autour de la cuisine et du lien social.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’espace du <em>145</em> se compose :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>d’une boutique de vente directe</strong>, où l’on trouve les légumes des Jardins de Cocagne ainsi que des produits de producteurs partenaires locaux ;</li>



<li><strong>d’une cuisine collective</strong>, où se déroulent des ateliers participatifs et des formations ;</li>



<li><strong>d’un espace polyvalent</strong>, utilisé pour des réunions, des événements ou des initiatives culturelles.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des cuisines nourricières pour lever les freins à l’accessibilité alimentaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>145</em> accueille des ateliers de cuisine pour différents publics, notamment en partenariat avec des structures sociales et éducatives. Ces sessions permettent d’apprendre à cuisiner avec des produits locaux et de saison, tout en favorisant les échanges et le partage des savoirs. <strong><em>« Il y a un frein culturel à l’accessibilité alimentaire : la méconnaissance des légumes, leur préparat</em></strong>ion, explique Arnaud Moyen. <em>On organise donc des ateliers avec des partenaires du médico-social, des centres sociaux, ou encore avec des publics sous protection internationale. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les initiatives développées au <em>145</em>, plusieurs acteurs locaux ont déjà trouvé leur place : <strong>Mélanie Bournez</strong> (<em>Mémé dans les orties</em>), qui forme aux plantes aromatiques et médicinales ; <strong>Nina Fenateu</strong>, spécialisée dans la cuisine lacto-fermentée ; le <strong>collectif </strong><em><strong>Cuisine pour tous 41</strong>,</em> issu du mouvement <em>Let’s go for a climate</em>, qui organise des ateliers accessibles à toutes et tous. D’autres projets émergent, comme la création d’un <strong>espace de coworking pour les acteurs de l’alimentation durable</strong> et le développement d’une <strong>cantine de quartier</strong>. <em>« On veut penser une logique où chaque activité alimente la suivante, au lieu d’avoir une succession de services payants,</em> explique Arnaud Moyen. <em>Par exemple, avec le GRETA, on récupère des légumes de tri ou des invendus, les élèves en CAP Cuisine les transforment et nous rendent des bocaux stérilisés, qui peuvent ensuite être utilisés dans nos futurs repas collectifs. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un modèle économique à construire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme tout projet associatif, le <em>145</em> doit trouver un équilibre entre ses ambitions sociales et la viabilité économique. <strong><em>« On a un vrai défi sur le modèle économique. Il faut qu’on définisse ce qui peut être gratuit, et ce qui doit être facturé pour permettre ces événements accessibles à tous,</em></strong> analyse Arnaud Moyen. <em>L’activité de restauration, les ateliers payants et la location d’espaces sont autant de leviers pour consolider notre projet. »</em> Dans cette logique, l’équipe du <em>145</em> est ouverte aux collaborations et aux nouvelles idées. <em><strong>« Si vous avez un projet alimentaire, venez nous voir !,</strong></em> lance Arnaud Moyen. <em>La porte est ouverte, et même si je ne suis pas là, vous serez toujours bien accueillis. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Infos pratiques</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Adresse</strong> : 145 rue de Bas Rivière, Blois-Vienne</li>



<li><strong>Boutique ouverte</strong> : mardi, mercredi et jeudi de 10h à 18h30, vendredi de 10h à 13h</li>



<li><strong>Présence sur les marchés</strong> :
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Samedi matin</strong> : marché Place Louis XII, Blois</li>



<li><strong>Vendredi après-midi</strong> : marché bio de Blois-Vienne</li>



<li><strong>Jeudi après-midi</strong> : micro-marché de la collectivité</li>
</ul>
</li>



<li><strong>Contact</strong> : Biosolidaire, Jardins de Cocagne de Blois</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>145</em> est encore en pleine évolution, et les mois à venir verront émerger de nouvelles initiatives. Un lieu à suivre de près pour qui s’intéresse à l’alimentation durable et solidaire.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-credits-des-podcasts-journal-de-bord-d-un-elu-local">Crédits des podcasts Journal de Bord d’un élu local</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>*<a href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-orgelet-64306865/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Élu</a>&nbsp;: Nicolas Orgelet,
<ul class="wp-block-list">
<li>Vice-président de l’agglomération de Blois en charge de la transition écologique et énergétique, du Plan climat air énergie, de la biodiversité, des paysages, de la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondation, du paysage</li>



<li>Conseiller municipal de Blois et co-Président du groupe politique écologiste à la municipalité de Blois</li>
</ul>
</li>



<li>Suivi de projet – montage : Gaël Point Bernard</li>



<li>Musique originale : Clément Oury</li>



<li>Partenaires : StudioZef et Blois Capitale.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/image.png" alt="" class="wp-image-22668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/image.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/image-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/image-768x689.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-le-145-un-tiers-lieu-blesois-au-service-de-lalimentation-durable-et-solidaire">[Podcast JBEL] Le 145 : un tiers-lieu blésois au service de l’alimentation durable et solidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>[Podcast JBEL] Focus sur les Jardins de Cocagne (Bio-Solidaire)</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-focus-sur-les-jardins-de-cocagne-bio-solidaire</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 13:26:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Les éditos des politiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les deux nouveaux épisodes du podcast Journal de bord d’un élu local, l&#8217;élu écologiste Nicolas Orgelet et Gaël Point Bernard donnent la parole à Bruno Chauvet, coprésident de Bio-Solidaire et acteur clé des Jardins de Cocagne, à Blois. Ensemble, ils explorent la mission sociale, les défis économiques et les projets d’avenir de cette structure &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-focus-sur-les-jardins-de-cocagne-bio-solidaire">[Podcast JBEL] Focus sur les Jardins de Cocagne (Bio-Solidaire)</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux nouveaux épisodes du <strong>podcast <a href="https://bloiscapitale.com/podcast-jbel-municipalisme-et-ressources-humaines-avec-alice-wanneroy" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Journal de bord d’un élu local</em>,</a></strong> l&rsquo;élu écologiste <strong>Nicolas Orgelet</strong> et <strong>Gaël Point Bernard</strong> donnent la parole à <strong>Bruno Chauvet, coprésident de Bio-Solidaire</strong> et <strong>acteur clé des Jardins de Cocagne</strong>, à Blois. Ensemble, ils explorent la mission sociale, les défis économiques et les projets d’avenir de cette structure qui mêle agriculture biologique et insertion professionnelle.</p>



<iframe name="Ausha Podcast Player" frameborder="0" loading="lazy" id="ausha-MKGH" height="420" style="border: none; width:100%; height:420px" src="https://player.ausha.co/?showId=w0mGrizADqVn&#038;color=%2377bb22&#038;dark=true&#038;playlist=true&#038;v=3&#038;playerId=ausha-MKGH"></iframe><script src="https://player.ausha.co/ausha-player.js"></script>



<h3 class="wp-block-heading">Une mission sociale depuis 1993</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 1993, l’association Bio-Solidaire, porteuse des Jardins de Cocagne à Blois, est une <strong>structure d’insertion par l’activité économique.</strong> Sa mission est claire : réinsérer des personnes éloignées de l’emploi en leur proposant des contrats de travail de 6 à 18 mois. Ces personnes, accompagnées par des conseillers en insertion professionnelle (CIP) et des encadrants maraîchers, reprennent confiance en elles et acquièrent des compétences pratiques dans le maraîchage biologique. <strong>Bruno Chauvet, horticulteur et pépiniériste de profession,</strong> est engagé dans l’association depuis plus de 20 ans. Désormais coprésident avec Christian Vételé, il explique : <em>« On réinsère entre 60 et 80 personnes par an. Ils apprennent un métier, mais aussi à retrouver un rythme de travail avec des horaires stables et des consignes. Cela va bien au-delà de l’agriculture. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une agriculture biologique au service du social</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les Jardins de Cocagne cultivent 8 hectares de <strong>terres certifiées bio</strong>. Chaque semaine, ils produisent environ 500 paniers de légumes frais, distribués à des adhérents abonnés à l’année. Depuis janvier, le panier moyen coûte 13,50€ (9.50€ le petit), un ajustement qui reflète les hausses de coûts post-Covid : <em>« On a dû s’aligner sur le marché. Avant, on vendait légèrement en dessous du prix moyen, mais on ne peut plus se permettre ce luxe »,</em> reconnaît Bruno Chauvet. Les paniers, composés de 3 à 4 kilos de <strong>légumes variés</strong>, sont disponibles dans plusieurs points de collecte répartis dans le Loir-et-Cher. L’association a également ouvert <strong>une boutique en <a href="https://www.association-biosolidaire.fr/boutique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vente directe,</a></strong> au 145 rue de Bas-Rivière, à Blois, permettant aux habitants de choisir leurs produits librement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’épreuve de la faillite et le renouveau</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout n’a pas toujours été rose pour les Jardins de Cocagne. <strong>Une période critique a commencé en 2020, </strong>lorsque Val Bio Centre, une association qui commercialisait leurs paniers bio sur Paris, a capoté. Cette chute a entraîné un trou dans les finances de Bio Solidaire, mettant la structure en danger. Bruno Chauvet se souvient : <em>« On a perdu d’un coup 4 000 paniers hebdomadaires. Cela a créé un manque de trésorerie de plusieurs centaines de milliers d’euros. Chaque mois, on se demandait si on allait pouvoir payer les salaires. »</em> <strong>Grâce à l’aide du département, de l’agglomération de Blois et à l’implication des salariés et du conseil d’administration, Bio-Solidaire a tenu bon.</strong> Aujourd’hui, la structure voit enfin le bout du tunnel. En 2022, elle affichait encore un déficit de 59 000 euros, mais celui-ci est descendu à 18 000 euros en 2024, avec <strong>l’objectif d’équilibrer les comptes en 2025.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Diversification et projets d’avenir</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour assurer son avenir, Bio-Solidaire mise sur la diversification.</strong> Une des initiatives phares est la <strong>cueillette libre</strong>, qui permet aux habitants de récolter eux-mêmes des petits fruits comme les fraises, les framboises et bientôt des mûres. <em>« Les petits fruits ont une meilleure marge, et il manque de producteurs bio sur le territoire »,</em> explique Bruno Chauvet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association a également commencé à planter des pommiers en collaboration avec le Conservatoire des Mille Variétés Anciennes. <strong>Bruno, spécialiste des petits fruits rares, teste également des cultures innovantes comme les agrumes rustiques et le fruit de la passion.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, Biosolidaire explore de nouvelles sources de revenus grâce à la <strong>vente directe sur les marchés</strong> de Blois et des environs. Une activité qui, bien que bénéfique, nécessite une adaptation des équipes : <em>« Travailler les week-ends et gérer la relation avec d’autres maraîchers, parfois inquiets de la concurrence, n’est pas simple. Mais cela fait partie de notre démarche pour stabiliser nos finances et relocaliser nos activités, »</em> souligne Bruno.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une démarche collective et participative</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre pilier du renouveau des Jardins de Cocagne est leur <strong>gouvernance participative.</strong> Bruno raconte : <em>« Nous avons bâti un plan de relance avec la participation des salariés. Ils ont voté pour hiérarchiser les priorités et travaillent aujourd’hui dans des groupes dédiés à chaque projet. »</em> Cette démarche inclut également un <strong>appel aux bénévoles.</strong> Que ce soit pour aider à la boutique, sur les marchés ou dans la distribution des paniers, l’association cherche à mobiliser des forces vives locales.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-credits-des-podcasts-journal-de-bord-d-un-elu-local">Crédits des podcasts Journal de Bord d’un élu local</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>*<a href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-orgelet-64306865/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Élu</a>&nbsp;: Nicolas Orgelet,
<ul class="wp-block-list">
<li>Vice-président de l’agglomération de Blois en charge de la transition écologique et énergétique, du Plan climat air énergie, de la biodiversité, des paysages, de la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondation, du paysage</li>



<li>Conseiller municipal de Blois et co-Président du groupe politique écologiste à la municipalité de Blois</li>
</ul>
</li>



<li>Suivi de projet – montage : Gaël Point Bernard</li>



<li>Musique originale : Clément Oury</li>



<li>Partenaires : StudioZef et Blois Capitale.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-21900" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025.png 1562w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La majorité municipale blésoise plaide pour « une agriculture locale rémunératrice et durable »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/la-majorite-municipale-blesoise-plaide-pour-une-agriculture-locale-remuneratrice-et-durable</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 07:53:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 60e édition du Salon International de l&#8217;Agriculture* à Paris &#8211; du 24 février au 3 mars 2024 &#8211; va capter les attentions dans un contexte de crise agricole. Le président de la République, Emmanuel Macron, devait y débattre au moins deux heures, afin de convaincre les acteurs du monde agricole de la volonté de &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-majorite-municipale-blesoise-plaide-pour-une-agriculture-locale-remuneratrice-et-durable">La majorité municipale blésoise plaide pour « une agriculture locale rémunératrice et durable »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La 60e édition du <strong><a href="https://www.salon-agriculture.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Salon International de l&rsquo;Agriculture</a></strong>* à Paris &#8211; du 24 février au 3 mars 2024 &#8211; va capter les attentions dans un contexte de<strong> crise agricole.</strong> Le <strong>président de la République, Emmanuel Macron,</strong> devait y débattre au moins deux heures, afin de convaincre les acteurs du monde agricole de la volonté de son gouvernement d&rsquo;aller dans le sens des requêtes, mais suite à des désistements, cela ne se fera pas. Quoi qu&rsquo;il en soit, <em><strong>« un nouveau cap à l&rsquo;horizon 2030 »</strong></em> doit être déterminé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La majorité municipale blésoise</strong>** a choisi de prendre la parole pour dessiner ce cap. La ville de Blois plaide dans un communiqué <strong>pour <em>« une agriculture locale rémunératrice et durable. »</em></strong> Elle rappelle que, par son plan alimentaire territorial et sa politique de restauration collective, elle s&rsquo;engage à soutenir une agriculture durable et équitable, en dépit du contexte d&rsquo;inaction au niveau européen et national. <strong>La majorité municipale de Blois réaffirme son soutien à une agriculture biologique et à la protection des ressources en eau, tout en veillant à l&rsquo;accès de tous à des produits sains et locaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Alors que le problème politique commençait tout juste à être posé et saisi dans sa complexité, le gouvernement et son ministre de l’industrie agricole, Marc Fesneau, se sont empressés de ne rien faire, de dépolitiser l’enjeu agricole en y apportant des non-réponses court-termistes,</em> regrette la majorité municipale de Blois. <em>Rien n’a été proposé pour anticiper le remplacement des agriculteurs et des agricultrices partant à la retraite, tout est fait pour faciliter l’agrandissement des exploitations au détriment des personnes souhaitant s’installer. Aucun changement structurel n’est annoncé pour mieux répartir la valeur de vente des produits vers les producteurs, et pour réduire les écarts de revenus indécents du monde agroalimentaire. Rien n’a été fait pour préparer une transition agronomique ou un renouvellement de la protection sociale des agriculteurs.trices. Rien n’a été fait pour garantir une retraite décente pour tous les exploitant.e.s agricoles. Rien n’a été annoncé concernant une assurance récolte universelle capable de protéger l’ensemble de la profession. Rien n’a été annoncé concernant un soutien massif à l’agriculture biologique et à l’agriculture de conservation des sols. Aucune clause de sauvegarde n’a été mobilisée pour protéger l’importation sur notre sol de produits cultivés, élevés, dans des conditions sociales et environnementales indignes. Aucune interdiction d’achat des productions agricoles en dessous du prix de revient n’a été<br>faite pour préserver des débouchés et revenus convenables à nos agriculteurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce communiqué, la majorité municipale exprime sa volonté : <em>« Nous tenons à entretenir l&rsquo;espoir pour notre territoire rural : <strong>oui, une autre agriculture est possible, faite de revenus dignes, préservant des<br>aspects néfastes du libre-échange, de la concurrence déloyale, préservant l’eau, le vivant et les sols dont tous les citoyens et plus particulièrement les agriculteurs dépendent.</strong> Par son plan alimentaire territorial, par sa politique de restauration collective visant à satisfaire aux exigences des lois Egalim et même au-delà, la ville de Blois se veut tout à la fois soucieuse de l’avenir de ses enfants et de ses agriculteurs.trices. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et on lit encore : <em>« Ayant déjà eu l’occasion de rappeler son engagement dans cette direction le 4 avril 2023, le conseil municipal n’a alors pas été entendu dans ce qui s’est révélé la supercherie d’une non-consultation sur la loi d’orientation agricole. Pour autant, alors qu’une légitime colère paysanne s’est exprimée, dans ce contexte nouveau, <strong>la majorité municipale de Blois</strong> comme elle s’emploie à le faire advenir sur le territoire, <strong>tient à réaffirmer :</strong></em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>sa solidarité avec le milieu agricole soumis à la toxicité du système agro-industriel<br>financier ;</em></li>



<li><em>son soutien à une agriculture désindustrialisée, <a href="https://bloiscapitale.com/pesticides-agriculture-et-alimentation-un-nouveau-cine-debat-programme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dépolluée</a> et qui permette un revenu digne à tous les paysans ;</em></li>



<li><em>la condamnation des dégradations sur les biens publics, en particulier celles menées contre l’OFB qui protège notre environnement et celles qui ont mobilisé les agents de la collectivité ;</em></li>



<li><em>sa disposition à être associée ainsi que Agglopolys à la réflexion commune agricole (“convention agricole départementale” ou “assises agricoles”) instituée par le Préfet de Loir-et-Cher et ce, alors que les besoins alimentaires de la ville de Blois et d’autres communes en agriculture biologique locale vont aller croissant ;</em></li>



<li><em>son soutien préférentiel à l’agriculture biologique, fragilisée par le label Haute Valeur Environnementale (HVE), dénoncé par les Associations de protection de l’Environnement et par les associations de protection des consommateurs</em></li>



<li><em>son souhait de protéger nos ressources en eau, aussi bien dans les quantités utilisées qui doivent évoluer en fonction des changements climatiques, que dans la protection des nappes phréatiques contre les pollutions des intrants chimiques ;</em></li>



<li><em>son souhait, dans un contexte d’inflation alimentaire, de permettre à tous d’avoir accès à des produits sains, durables et produits localement, comme nous le permettons déjà plus largement depuis le 1er janvier avec la reprise de la restauration collective en gestion publique. »</em></li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li>*il y aura une <strong>journée Loir-et-Cher le mardi 27 février</strong> (avec l&rsquo;Indre-et-Loire) au Salon de l&rsquo;Agriculture. </li>



<li>**(Blois résolument et Blois naturellement)</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Les agriculteurs montrent à Blois la force de leur motivation</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/les-agriculteurs-montrent-a-blois-la-force-de-leur-motivation</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Feb 2024 16:22:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Neuf jours après la grande mobilisation devant la Préfecture de Loir-et-Cher, la&#160;FDSEA&#160;41 et les&#160;Jeunes Agriculteurs&#160;du département étaient de retour in situ au terme d&#8217;une longue bataille, et de nombreuses annonces du gouvernement Attal. L&#8217;heure était à la fraternité et à la fierté entre les agriculteurs mobilisés devant la Préfecture. Mais aussi à la vigilance. « Dès &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/ce-que-les-agriculteurs-de-loir-et-cher-sont-venus-clamer-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Neuf jours après</a> la grande mobilisation devant la Préfecture de Loir-et-Cher, la&nbsp;<strong>FDSEA</strong>&nbsp;41 et les&nbsp;<strong><a href="https://www.jeunes-agriculteurs.fr/reseau/loir-et-cher/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeunes Agriculteurs</a></strong>&nbsp;du département étaient de retour in situ au terme d&rsquo;une longue bataille, et de nombreuses annonces du gouvernement Attal. L&rsquo;heure était à la fraternité et à la fierté entre les agriculteurs mobilisés devant la Préfecture. Mais aussi à la vigilance. <em><strong>« Dès lundi, nous entamerons des discussions avec la préfecture concernant les annonces faites. </strong>Nous exigerons un calendrier précis et veillerons à son respect,</em> a prévenu <strong>François-Xavier Rone</strong>, céréalier à Villeromain, président de la FDSEA&nbsp;41. <em>Il est important de montrer à l&rsquo;État notre détermination, <strong>bien que nous n&rsquo;ayons pas encore eu à « montrer les muscles ».</strong> Nous souhaitons éviter toute forme de dégradation, car <strong>notre intention n&rsquo;est pas de causer du tort. Nous croyons être un syndicat suffisamment raisonnable pour ne pas en arriver à de telles extrémités. </strong>Cependant, <strong>la motivation reste forte</strong>. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6720-1024x768.jpeg" alt="FX Rone FDSEA 41" class="wp-image-12717" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6720-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6720-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6720-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6720-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6720-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous sommes mobilisés depuis novembre,</em> a rappelé <strong>Jeanne Hermant, présidente des Jeunes Agriculteurs</strong>&nbsp;de Loir-et-Cher. <em>Nous avons commencé par retourner les panneaux de manière pacifique sans pour autant être entendus. La semaine dernière, notre mobilisation s&rsquo;est intensifiée sans interruption, soulignant la force de notre engagement. <strong>Nous espérons que l&rsquo;État a pris bonne note de notre message et passera à l&rsquo;action. Ce que nous demandons, c&rsquo;est du concret.</strong> Après avoir entendu des promesses, il est temps de passer à l&rsquo;action. Dès lundi, nous avons prévu une rencontre avec le préfet au niveau départemental, et des démarches similaires sont prévues au niveau national. Nous espérons que notre message a été entendu, sinon, <strong>nous sommes prêts à intensifier notre action, surtout avec le Salon de l&rsquo;Agriculture approchant.</strong> Nous attendons des réponses avant l&rsquo;événement, faute de quoi nous reprendrons nos manifestations. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment expliquer les différences de position avec la <em><strong>Confédération Paysanne</strong> ? « Elle se distingue par sa <strong>défense d&rsquo;une agriculture paysanne à petite échelle</strong>, qui ne correspond pas nécessairement aux marchés internationaux et européens actuels,</em> nous explique Jeanne Hermant, des JA41. <em>Ils promeuvent un modèle d&rsquo;agriculture que je ne critique pas, car, personnellement, je gère une petite structure d&rsquo;apiculture et de plantes médicinales. <strong>Je respecte leur approche et crois en la nécessité de diversifier les formes d&rsquo;agriculture.</strong></em> <em>Notre syndicat défend tous les modèles agricoles, sans se limiter à un seul. <strong>Nous soutenons le renouvellement des générations dans toutes les tailles d&rsquo;exploitations, de la petite agriculture aux grandes fermes, </strong>et dans tous les domaines, que ce soit la culture de plantes comme la mienne ou l&rsquo;élevage. Nous nous engageons pour faciliter l&rsquo;installation de tous les types d&rsquo;agriculture. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nicolas Léger,</strong> secrétaire général&nbsp;des Jeunes Agriculteurs 41, éleveur de volailles fermières Label Rouge, a pris la parole pour souligner que le mouvement était <strong>apolitique,</strong> tout en regrettant l&rsquo;absence du maire de Blois ou encore le ciné-débat sur les pesticides organisé par Agglopolys la veille, qui selon lui stigmatise avant tout. <em><strong>« L&rsquo;objectif est de faire la paix</strong>, de faire comprendre que nous soutenons les marchés de producteurs locaux, que nous voulons un véritable étiquetage des produits, comme je l&rsquo;ai mentionné tout à l&rsquo;heure chez Cora. <strong>Tout cela se fait dans la bonne humeur, dans le respect du bien d&rsquo;autrui</strong>. Je regrette publiquement l&rsquo;absence de Monsieur Gricourt, car il n&rsquo;a jamais vraiment soutenu notre cause. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6722-1024x768.jpeg" alt="JA 41" class="wp-image-12718" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6722-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6722-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6722-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6722-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6722-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la question du lait, <strong><a href="https://twitter.com/AlexisDescamps3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alexis Descamps</a></strong> a lui salué <em>« les progrès réalisés »</em>, notamment en ce qui concerne les contrôles de qualité. <em>« Cependant, des questions demeurent quant à l&rsquo;origine des produits, le travail n&rsquo;est pas encore terminé »,</em> a-t-il ajouté avant de s&rsquo;adresser aux élus présents. <em>« Nous vous demandons de reconsidérer certaines de ces lois, de les examiner à nouveau et de faire le tri nécessaire. <strong>L&rsquo;une des principales préoccupations actuelles est le volume excessif de paperasse, qui nous submerge</strong> et nous empêche de voir clairement la direction à prendre. Il y a une multitude de directives, notamment sur la gestion du carbone, mais aucune loi ou texte ne fournit <strong>un cadre clair et unifié</strong>. Nous vous demandons donc d&rsquo;écouter et de prendre en compte <strong>l&rsquo;aspect pratique des choses,</strong> en faisant preuve de clarté. <strong>Nous comprenons l&rsquo;importance des enjeux environnementaux, mais il est essentiel de nous donner le temps de nous adapter.</strong> Il y a un décalage entre le rythme rapide de la communication moderne, comme celui des réseaux sociaux, et le rythme plus mesuré de l&rsquo;agriculture, qui ne peuvent simplement pas être synchronisés. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6724-1024x768.jpeg" alt="agriculteur en colère" class="wp-image-12719" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6724-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6724-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6724-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6724-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_6724-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au sujet des <strong>grandes cultures</strong>, typiques du département, <strong>Patrick Vernon</strong>, qui cultive 300 hectares à Santenay, a pris le micro pour expliquer que les négociations concernent principalement le domaine <strong>phytosanitaire</strong>. <em>« Les interdictions affectent autant les grandes cultures que les productions légumières.<strong> Il est essentiel de continuer à avoir accès à certaines molécules</strong></em>, a lancé l&rsquo;agriculteur. <em>Un autre point crucial est la <strong>gestion de l&rsquo;eau</strong>. Aujourd&rsquo;hui, gérer efficacement l&rsquo;eau et l&rsquo;énergie est fondamental pour assurer la sécurité alimentaire. Notre responsabilité est grande, et notre présence ici montre que nous avons su évoluer, en assumant une responsabilité partagée. Cette démarche vise à garantir <strong>un avenir durable et sécurisé</strong> sur le plan alimentaire pour les jeunes générations. »</em></p>
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		<title>Les vignes de Blois renaissent : replantation officielle mercredi</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 07:35:40 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>C&rsquo;est donc ce mercredi 28 juin 2023 que se fera la replantation officielle des « vignes de Blois ».</strong> Ceci représente une étape dans le projet prometteur visant à redonner vie au vignoble historique du <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quartier des Grouëts</a></strong>, autrefois réputé pour ses vins d&rsquo;exception. Grâce à la collaboration d&rsquo;un jeune vigneron du Blaisois et d&rsquo;acteurs clés, Blois se prépare à accueillir <strong>un nouveau vin naturel et local d&rsquo;ici 2026.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet viticole ambitieux englobe plusieurs enjeux essentiels pour la région, notamment patrimoniaux, éducatifs, environnementaux et scientifiques. En contribuant au rayonnement de la ville et à l&rsquo;identité de son territoire, il permettra de <strong>préserver un patrimoine viticole précieux tout en offrant une expérience pédagogique unique aux scolaires.</strong> La culture des vignes se fera <strong>en agriculture biologique</strong>, avec pour objectif la production d&rsquo;un vin d&rsquo;appellation « Vin de France » à partir du <strong>cépage Pineau d&rsquo;Aunis.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les initiatives novatrices du projet, on compte également la participation à <strong>la relance d&rsquo;un cépage rare et ancien du Centre-Val-de-Loire, le Lignage de Blois</strong>, <strong>disparu depuis les années 1950</strong>. Une expérimentation sera menée sur une partie de la parcelle pour replanter quelques pieds de ce cépage. L&rsquo;Institut national de recherche agronomique (Inra) et William Théry, un vigneron passionné, collaborent étroitement avec la Ville de Blois pour concrétiser cette ambition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le lignage, un cépage rouge d&rsquo;origine ligérienne, remonte à l&rsquo;époque de la Renaissance, mais son histoire a été marquée par diverses difficultés qui ont conduit à sa disparition</strong>. Malgré sa noble nature et ses saveurs délicates, le lignage était peu productif et sensible à l&rsquo;oïdium et au phylloxéra, ce qui a entraîné son déclin dans les régions autour de Blois où il était principalement cultivé. Toutefois, ce cépage continue d&rsquo;être mentionné dans la littérature et les ouvrages ampélographiques en raison de <strong>ses arômes subtils, de sa robe rouge pâle et de sa capacité à être vinifié en blanc autrefois. </strong>Bien que sa culture ait été abandonnée en raison de ses contraintes et de son <strong>faible rendement</strong>, le lignage reste associé à des vins mémorables dont l&rsquo;histoire se souvient. Avec ses notes florales et fruitées, il offre des vins caractérisés par une acidité élevée et une faible teneur en alcool, <strong>le rapprochant <a href="https://www.terredevins.com/actualites/le-lignage-un-cepage-rare-de-retour-dans-le-loir-et-cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">organoleptiquement</a> du pinot noir, bien qu&rsquo;il soit légèrement plus délicat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La remise en état de la parcelle de 6000m2 nécessite un travail conséquent, puisque seule une infime partie des pieds de vigne, soit de 0 à 10 %, a survécu après des années d&rsquo;abandon. Un processus d&rsquo;arrachage et de replantation de la vigne (2500 pieds) est donc entrepris pour revitaliser cette terre viticole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la renaissance des vignes de Blois, ce projet vise également un objectif pédagogique important. William Théry, accompagné de sa fidèle chienne Syrah, accueillera des élèves pour partager ses connaissances sur l&rsquo;agriculture biologique et les cépages locaux, tels que le Romorantin, le Menu Pineau et le Pineau d&rsquo;Aunis. <strong>Cette initiative s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;engagement de la Ville de Blois en faveur de la sensibilisation à l&rsquo;environnement et complète les actions déjà entreprises pour sensibiliser les jeunes à la préservation de leur écosystème.</strong></p>
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		<title>Disparition alarmante des oiseaux dans les campagnes de France</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 10:36:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En France, la situation des oiseaux en milieu rural suscite une vive inquiétude, avec la disparition d&#8217;environ un tiers des espèces spécialisées au cours des 15 dernières années. Parmi les victimes de ce déclin préoccupant figurent des espèces emblématiques telles que l&#8217;alouette des champs, la fauvette grisette et le bruant ortolan. Alors que les espèces &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, la situation des oiseaux en <a href="https://bloiscapitale.com/category/ecologie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">milieu rural</a> suscite une vive inquiétude, avec la disparition d&rsquo;environ un tiers des espèces spécialisées au cours des 15 dernières années.</strong> Parmi les victimes de ce déclin préoccupant figurent des espèces emblématiques telles que <strong>l&rsquo;alouette des champs, la fauvette grisette et le bruant ortolan</strong>. Alors que les espèces généralistes semblent progresser dans les zones urbaines, elles régressent également dans les campagnes, ce qui rappelle le <strong>déclin des abeilles.</strong> Les chercheurs estiment que <strong>le secteur agricole est le principal responsable</strong> de cette situation alarmante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin intensifié par les pratiques agricoles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pratiques agricoles intensives des dernières décennies sont pointées du doigt comme un facteur majeur du déclin des oiseaux en campagne. <strong>L&rsquo;abolition de l&rsquo;obligation de mise en jachère des terres, combinée à la flambée des cours du blé</strong>, a conduit à une intensification des pratiques et à une <strong>augmentation du taux de nitrate des sols</strong>. De plus, l&rsquo;utilisation généralisée de néonicotinoïdes, des insecticides puissants, a également contribué à cette situation. <strong>Cette uniformisation des paysages ruraux, la disparition des haies, des petits bois et des sols nus, ainsi que la diminution des plantes à fleurs ont eu un impact dévastateur sur les populations d&rsquo;insectes, privant ainsi les oiseaux de leur source de nourriture.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conséquences dramatiques pour les oiseaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition des insectes a des conséquences dramatiques pour les oiseaux en milieu rural. <strong>Les perdrix, par exemple, sont presque décimées, avec une perte de 8 individus sur 10</strong>. Les oisillons dépendent exclusivement des insectes pour se nourrir avant de devenir granivores à l&rsquo;âge adulte. Cependant, la diminution des sols nus, nécessaires à la recherche de graines, rend leur survie de plus en plus difficile. De plus, l&rsquo;espace pour la nidification est devenu rare dans des zones où les champs de céréales se sont étendus sur de vastes hectares.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle crucial des agriculteurs dans la préservation des oiseaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.nationalgeographic.fr/animaux/les-oiseaux-disparaissent-des-campagnes-francaises-a-un-rythme-alarmant#:~:text=Le%20Mus%C3%A9um%20national%20d'histoire,disparu%20ces%20quinze%20derni%C3%A8res%20ann%C3%A9es." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bien que la situation soit alarmante</a>, <strong>il est possible d&rsquo;inverser la tendance grâce à l&rsquo;implication des agriculteurs</strong>. Des solutions simples peuvent être envisagées, telles que des subventions pour encourager des pratiques agricoles respectueuses de l&rsquo;environnement, l&rsquo;imposition de zones de sol libre pour préserver la diversité des habitats, et la lutte contre le lobby des pesticides. Les exemples d&rsquo;agriculteurs pratiquant des fauches alternées de la luzerne en Champagne et la création de bandes enherbées pour les corridors écologiques montrent qu&rsquo;il est possible d&rsquo;agir concrètement. La promotion de l&rsquo;agriculture biologique est également essentielle, compte tenu de sa part encore limitée en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;urgence de préserver la biodiversité aviaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation des oiseaux en France n&rsquo;est malheureusement pas un cas isolé, car d&rsquo;autres pays européens connaissent des problèmes similaires. De plus, les pays en développement sont confrontés à des réglementations agricoles moins strictes. Cependant, les chercheurs restent optimistes quant à l&rsquo;adoption d&rsquo;une agriculture plus respectueuse de l&rsquo;environnement à l&rsquo;avenir. Des initiatives de recherche en collaboration avec les agriculteurs ont déjà montré des résultats positifs en termes de compréhension des impacts des pesticides sur les insectes, les oiseaux et les rendements agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disparition alarmante des oiseaux en campagne française constitue un signal d&rsquo;alarme pour la préservation de la biodiversité.</strong> Les pratiques agricoles intensives, les pesticides et la diminution des habitats naturels ont un impact dévastateur sur les populations d&rsquo;oiseaux spécialisés. <strong>Il est urgent d&rsquo;agir </strong>en encourageant des pratiques agricoles plus respectueuses de l&rsquo;environnement, en promouvant l&rsquo;agriculture biologique et en sensibilisant les agriculteurs à l&rsquo;importance de préserver la diversité aviaire. <strong>Seule une action concertée permettra de protéger ces espèces et de préserver l&rsquo;équilibre des écosystèmes dans nos campagnes.</strong></p>
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