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	<title>Archives des discriminations - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des discriminations - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, une soirée pour dire franchement les discriminations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 16:46:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à la lutte contre les discriminations. Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Vendredi soir, la salle Dorgelès, à Blois, accueillait une table ronde consacrée à <strong>la lutte contre les discriminations.</strong> Environ 70 personnes avaient fait le déplacement pour assister à cette rencontre pensée comme un espace de dialogue, de témoignages et de réflexion collective autour des discriminations vécues au quotidien. Habitants, élus, responsables associatifs, représentants institutionnels et simples participants se sont succédé au micro dans une ambiance attentive, parfois grave, souvent très directe. <strong>Derrière les prises de parole, un même constat revenait : celui de discriminations devenues ordinaires, parfois banalisées,</strong> qui touchent l’école, l’emploi, le logement, les démarches administratives ou encore les rapports sociaux les plus quotidiens. L’objectif de la soirée était de remettre la parole au centre. <em>« En parler, c’est agir. Écouter les gens, c’est agir »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="648" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg" alt="discriminations" class="wp-image-33542" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1024x648.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-300x190.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-768x486.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-1536x972.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6450-2048x1296.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-des-discriminations-vecues-dans-les-details-du-quotidien" class="wp-block-heading">Des discriminations vécues dans les détails du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les prises de parole, celle de <strong>Corinne Kibongui Saminou Oumba,</strong> maire-adjointe à l’égalité femmes-hommes, aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations. L’élue évoque d’abord une discrimination qu’elle dit vivre <em><strong>« pratiquement tous les jours »</strong></em> : <strong>celle liée à son nom.</strong> <em>« Quand vous avez un nom un peu kilométrique comme celui-là, et qu’on ne vous appelle que par la moitié de votre nom — ce qui, du coup, n’a plus de sens — qu’est-ce que c’est ? »</em>, a-t-elle lancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce témoignage, c’est toute la question des <strong>assignations identitaires ordinaires</strong> qui apparaît : la réduction du nom, la difficulté à le prononcer, ou encore l’effacement d’une partie de l’identité familiale. Le rapport du Défenseur des droits rappelle justement que les discriminations liées à l’origine reposent souvent sur des indices tels que l’apparence physique, le prénom, le nom, l’accent, la religion, le lieu de résidence ou la tenue vestimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élue a insisté ensuite sur la nécessité de <strong>parler des situations vécues, même lorsqu’il existe un doute.</strong> <em>« Si vous êtes victime, allez en parler. Il vaut mieux en parler, quitte à ce qu’on vous dise finalement que ce n’en est peut-être pas une, plutôt que de vous dire : “Non, je pense que ce n’est pas ça.” »</em> Et la soirée a justement été marquée par cette succession de récits personnels, parfois simples en apparence, mais révélateurs. Un participant raconte ainsi avoir été confronté à des stéréotypes liés à son accent africain. Un autre, syrien, évoque une impossibilité de trouver un emploi au niveau de ses compétences en IA.</p>



<h2 id="h-j-ai-l-impression-d-entendre-les-memes-choses-que-dans-les-annees-90" class="wp-block-heading">« J’ai l’impression d’entendre les mêmes choses que dans les années 90 »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Redouane Zaaraoui,</strong> <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/redouane-zaaraoui" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseiller municipal</a> et président de l’association <em><a href="https://redouanehag.wixsite.com/accma/home" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Culture et connaissance du monde arabe, entre Orient et Occident,</a></em> a lui exprimé un sentiment de répétition historique. <em><strong>« Ce que je viens d’écouter ce soir, je l’ai déjà entendu dans les années 90 »</strong></em>, explique-t-il. <em>« J’ai l’impression que les choses n’ont pas beaucoup changé. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élu, qui travaille depuis vingt-sept ans à la Halle aux grains – Scène nationale de Blois, évoque notamment les parcours migratoires et la question de l’accueil réservé aux personnes arrivant en France. <strong><em>« Arriver en France, pour beaucoup de personnes, c’est devoir repartir de zéro. »</em>,</strong> souligne-t-il. Comme c&rsquo;est le cas pour les <strong>femmes issues de l’immigration arrivées à Blois dans les années 1970.</strong> Des femmes qui, selon lui, ont souvent dû reconstruire une vie entière dans un pays dont elles ne parlaient parfois pas la langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux de Redouane Zaaraoui, les <em>« droits culturels »</em> sont une piste importante pour lutter contre les discriminations. <em><strong>« Chaque personne a des droits : le droit à l’éducation, le droit à son identité, le droit de faire partie d’une communauté »,</strong></em> rappelle-t-il. Tout en prévenant : <em>« Nous avons tous, parfois, des stéréotypes, des représentations sur les autres. Et nous aussi, de l’autre côté, nous pouvons discriminer. »</em></p>



<h2 id="h-le-defenseur-des-droits-dresse-un-constat-alarmant" class="wp-block-heading">Le Défenseur des droits dresse un constat alarmant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée a également été marquée par l’intervention particulièrement dense de <strong><a href="https://www.linkedin.com/in/slimane-laoufi-460b619a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slimane Laoufi</a></strong>, représentant régional du Défenseur des droits en Centre-Val de Loire et en Normandie. Juriste spécialisé dans la non-discrimination, ancien conseiller ministériel chargé de la diversité et de la lutte contre les discriminations auprès d’Élisabeth Moreno, il a dressé <strong>un état des lieux très critique de la situation française.</strong> Son intervention s’inscrivait directement dans la continuité du rapport publié en février 2026 par le Défenseur des droits, intitulé <strong><em>Jeunesses et discriminations fondées sur l’origine : répondre à l’impératif d’égalité</em>.</strong> Ce document de plus de cent pages analyse les discriminations subies par les jeunes de 15 à 26 ans dans l’éducation, l’enseignement supérieur, le logement, la santé, l’accès aux biens et services, l’insertion professionnelle et les relations avec la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord à travers les chiffres. En 2025, le Défenseur des droits a reçu <strong>165 000 réclamations en France.</strong> Parmi elles, 50 000 concernaient le droit au séjour. Slimane Laoufi évoque notamment les difficultés liées au <strong>système ANEF</strong>, utilisé pour les demandes et renouvellements de titres de séjour. <strong><em>« Cela fait quatre ans que ce système ne fonctionne pas correctement »</em></strong>, affirme-t-il. <em><strong>« Des personnes se retrouvent sans titre de séjour, perdent leur emploi, perdent parfois leurs aides sociales. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’intervention s’est surtout concentrée sur les discriminations liées à l’origine. <strong><em>« La discrimination, en France, est un délit pénal »</em></strong>, rappelle-t-il. Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le représentant du Défenseur des droits insiste particulièrement sur une idée : <strong>les discriminations ne se limitent pas aux insultes ou aux actes explicitement racistes.</strong> <em><strong>« Dans 90 % des cas, la discrimination est non intentionnelle. Elle résulte d’un système. </strong>Une femme qui porte le voile, on ne va pas la voir comme vendeuse parce qu’il y a un contact avec la clientèle. Donc on ne l’embauche pas. En revanche, cela ne dérange pas qu’elle soit cliente. »</em></p>



<h2 id="h-une-discrimination-continuum" class="wp-block-heading">Une discrimination « continuum »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Slimane Laoufi, la discrimination ne se manifeste pas à un seul moment de la vie. Elle forme au contraire un <em><strong>« continuum ».</strong></em> <strong>L’école apparaît ainsi comme l’un des premiers lieux où les inégalités se fabriquent.</strong> Le représentant du Défenseur des droits cite le témoignage d’une jeune femme de 19 ans recueilli lors d’une enquête menée à Blois : <em>« Une professeure de français, en seconde, nous a clairement dit de ne pas poursuivre des études générales, car nous étions étrangères et que nous n’y arriverions jamais. »</em> La jeune fille expliquait pourtant vouloir devenir pilote d’avion, tandis que son amie souhaitait devenir avocate. <em><strong>« Vous vous rendez compte du gâchis que cela représente ? »</strong></em>, lance alors Slimane Laoufi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;expert, ces mécanismes commencent désormais très tôt, y compris lors de la recherche des stages de troisième. <em><strong>« Certains jeunes finissent dans des stages par défaut parce qu’ils n’ont pas les réseaux, pas les contacts. »</strong></em> Le phénomène se poursuit ensuite dans l’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs, aux assurances ou encore aux services bancaires.</p>



<h2 id="h-on-finit-par-croire-que-c-est-normal" class="wp-block-heading">« On finit par croire que c’est normal »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de son intervention, Slimane Laoufi revient aussi sur <strong>un phénomène qu’il juge particulièrement inquiétant : la résignation.</strong> <em>« On est arrivés à un stade où certaines personnes disent : “Je suis victime de discrimination, c’est comme ça.” »</em> Selon lui, cette banalisation produit des effets profonds sur la confiance envers les institutions et sur le rapport à la société. <em><strong>« On est maintenant sur plusieurs générations qui subissent des discriminations. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations peuvent alors éroder leurs trajectoires, leur sentiment d’appartenance, leur confiance dans les institutions et dans la promesse républicaine. Le représentant du Défenseur des droits cite également une autre étude menée auprès de jeunes diplômés victimes de discriminations dans leur recherche d’emploi. <em><strong>« 45 % nous ont répondu qu’ils étaient partis à l’étranger. »</strong></em> Angleterre, pays du Golfe ou autres destinations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations fondées sur l’origine ne s’arrêtent pas à l’entrée du marché du travail. Elles traversent aussi <strong>le logement, les parcours de soins, l’accès aux biens et services, les loisirs et les relations avec les forces de sécurité.</strong></p>



<h2 id="h-je-n-ai-jamais-vu-de-veritable-politique-publique" class="wp-block-heading">« Je n’ai jamais vu de véritable politique publique »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Slimane Laoufi critique frontalement l’absence, selon lui, de stratégie nationale cohérente contre les discriminations.</strong> <em>« Moi qui ai travaillé en ministère, je n’ai jamais vu de politique publique digne de ce nom de lutte contre les discriminations. »</em> Il estime que <strong>le sujet reste souvent cantonné à la politique de la ville, alors que les discriminations dépassent largement les seuls quartiers prioritaires.</strong> <em>« Dès qu’on sort d’un QPV, on peut encore être discriminé. »</em> Le représentant du Défenseur des droits appelle ainsi à une véritable politique publique nationale, accompagnée de moyens concrets pour les associations et les acteurs de terrain. <em>« Tous les cinq ans, pendant les campagnes présidentielles, on nous parle de lutte contre les discriminations, de plan Marshall, de grandes annonces. Et dès le lendemain de l’élection, il n’y a plus rien. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de la soirée, <strong>un constat</strong> s’est progressivement imposé : malgré les évolutions législatives et les discours institutionnels, <strong>beaucoup de participants ont le sentiment que les discriminations restent difficiles à nommer, à dénoncer et parfois même à reconnaître.</strong> Parler reste encore, pour beaucoup, la première étape avant toute possibilité d’agir.</p>



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		<item>
		<title>À Blois, une Marche des fiertés nombreuse dans un contexte de LGBTphobies toujours élevé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 15:28:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 16 mai 2026, la 4e Marche des fiertés de Blois a rassemblé un public nombreux dans les rues du centre-ville. Partie des Jardins de l’Évêché après l’ouverture du village associatif, la marche a traversé la ville derrière les drapeaux, pancartes et banderoles, dans une ambiance à la fois festive, militante et très visible. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-une-marche-des-fiertes-nombreuse-dans-un-contexte-de-lgbtphobies-toujours-eleve">À Blois, une Marche des fiertés nombreuse dans un contexte de LGBTphobies toujours élevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce samedi 16 mai 2026, la <a href="https://bloiscapitale.com/unanimite-la-premiere-marche-des-fiertes-a-blois-a-ete-un-grand-succes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4e</a> Marche des fiertés de Blois</strong> a rassemblé un <strong>public nombreux</strong> dans les rues du centre-ville. Partie des Jardins de l’Évêché après l’ouverture du <strong>village associatif</strong>, la marche a traversé la ville derrière les drapeaux, pancartes et banderoles, dans <strong>une ambiance à la fois festive, militante</strong> et très visible. Les drapeaux arc-en-ciel, trans, bi, intersexe ou syndicaux se sont mêlés aux pancartes associatives et aux slogans antifascistes. Cette édition intervient <strong>quelques jours après la publication des derniers chiffres nationaux sur les infractions anti-LGBT+, toujours à un niveau élevé en France.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6415-1024x768.jpeg" alt="Marche des fiertés" class="wp-image-33361" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6415-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6415-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6415-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6415-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6415-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-900-infractions-anti-lgbt-enregistrees-en-france-en-2025">4 900 infractions anti-LGBT+ enregistrées en France en 2025</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette marche locale intervient dans un contexte national documenté. Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure, <strong>4 900 infractions anti-LGBT+</strong> ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie en 2025. <strong>Ce chiffre est en hausse de 2 % sur un an.</strong> Parmi ces infractions, 64 % sont des crimes ou délits, en progression de 4 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse s’inscrit dans une tendance plus longue : le ministère de l’Intérieur rappelle que les infractions anti-LGBT+ enregistrées avaient augmenté en moyenne de <strong>13 % par an entre 2016 et 2024</strong>. Le niveau atteint reste donc important, même lorsque la progression ralentit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres ne disent cependant pas toute la réalité des violences. Le ministère souligne que <strong>le recours au dépôt de plainte reste extrêmement faible</strong> : selon l’enquête Vécu et ressenti en matière de sécurité, <strong>environ 3 % seulement des victimes d’actes anti-LGBT+ déposeraient plainte.</strong> Autrement dit, les infractions enregistrées ne représentent qu’une partie des faits réellement subis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-victimes-souvent-jeunes">Des victimes souvent jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les données nationales montrent également que les victimes recensées dans les procédures sont <strong>majoritairement des hommes, à plus de 70 %, et que 48 % ont moins de 30 ans.</strong> <strong>Les mis en cause sont eux aussi très majoritairement des hommes, à 83 %, et plus de la moitié ont moins de 30 ans.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette jeunesse donne une résonance particulière à la marche des fiertés. La possibilité d’aimer, de se définir, de se montrer, de se déplacer ou de parler &#8211; sans avoir à anticiper l’insulte, la moquerie, le rejet ou l’agression &#8211; n&rsquo;est pas acquise. Les associations rappellent que <strong>les LGBTphobies ne se réduisent pas aux violences physiques.</strong> Elles peuvent prendre la forme de propos, d’humiliations, d’exclusions familiales, de discriminations au travail, d’attaques en ligne, de refus de reconnaissance ou de mises à l’écart répétées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport 2026 de <strong><a href="https://www.sos-homophobie.org/informer/rapport-annuel-lgbtiphobies?gad_source=1&amp;gad_campaignid=9430184343&amp;gbraid=0AAAAADtgrNwf0fhN1vRwd9weUNyusyXX0&amp;gclid=CjwKCAjwq6DQBhBVEiwA4ZD5XPPtImSvRJ8taWs2OIafvaI22SKR0Q1RstF5-2FiOOdAZJiWNVGekRoCHJMQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SOS homophobie</a></strong>, fondé sur les témoignages adressés à l’association, va dans le même sens. L’association indique que <strong>40 % des agressions physiques rapportées se sont déroulées dans des lieux publics.</strong> À Blois, ce samedi, la foule disait l’importance d&rsquo;évoluer librement dans la cité.</p>



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		<title>À Blois, l’association « Bégon &#038; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:48:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, une nouvelle association entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, Michel Bégon, notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une <strong>nouvelle association</strong> entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, <strong>Michel Bégon,</strong> notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong> évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée <strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, doit passer par une <strong>projection-débat</strong> organisée <strong>mercredi 29 avril </strong>à 20 heures au<strong> <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> autour de <strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong> inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle. <strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-32776" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-768x419.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-begon-amp-gregoire-heritages-blesois">Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association, formellement créée à la fin du mois de février selon ses fondateurs (Louis Buteau, Catherine Lacassagne, Nicole Loza, Philippe Fioyi Ayikon, et Jean-Marie Génard), ne se présente pas comme un collectif de déboulonnage ni comme une structure vouée à la seule dénonciation. Dans l’entretien qu’ils ont accordé à Blois Capitale, <strong>Louis Buteau</strong>, <strong>Catherine Lacassagne</strong> et <strong>Christel Noslen</strong> décrivent au contraire une démarche qui veut <strong>d’abord faire connaître, contextualiser, transmettre, puis ouvrir un débat public</strong> sur ce que Blois fait de ses propres héritages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche historique a en effet établi qu’<strong>un mémoire signé par Michel Bégon en février 1683 figure parmi les textes préparatoires</strong> essentiels de l’édit de mars 1685, communément appelé <strong>Code noir</strong>. Le texte promulgué deux ans plus tard s’appuie sur deux mémoires successifs, celui de Jean-Baptiste Patoulet puis celui de Michel Bégon, le second étant le plus complet. Un homme né à Blois en 1638, ensuite administrateur colonial, a donc pris part à l’élaboration d’<strong>un texte majeur dans l’organisation juridique de l’esclavage colonial français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nom-tres-present-dans-l-espace-public-blesois">Un nom très présent dans l’espace public blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, <strong>Michel Bégon n’est pas, à Blois, une figure obscure</strong>. Son nom continue de marquer l’espace public local : il est associé à <strong>une rue, à un collège, </strong>ou encore à<strong> la Maison de Bégon</strong>. Ce n’est pas un personnage secondaire de l’histoire locale. C’est au contraire une figure installée, presque familière, dont l’image publique a longtemps été dissociée de son rôle dans l’ordre esclavagiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif de l&rsquo;association, tel que le formule Louis Buteau, est de <strong>faire connaître <em>« cette facette de Michel Bégon »</em></strong> restée très peu connue. Non pour réduire le personnage à une seule dimension, mais pour empêcher qu’une mémoire locale continue de fonctionner par sélection et par oubli. L’association entend, dit Louis Buteau, <strong><em>« comprendre le personnage »</em></strong> et <strong>interroger <em>« le cheminement »</em> qui l’a conduit à tenir le rôle qu’il a tenu</strong>. Le but n’est pas de fabriquer un coupable idéal plus de trois siècles après les faits, mais d’ouvrir une lecture plus complète de ce qu’a été un notable blésois du XVIIe siècle, devenu un <strong>acteur important de l’administration monarchique et coloniale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-begon-la-figure-de-l-abbe-gregoire">Face à Bégon, la figure de l’abbé Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le second pilier du projet est l’abbé Grégoire.</strong> Là encore, la ville n’est pas convoquée par hasard. Grégoire n’est pas blésois d’origine : il est né en Lorraine. Mais il choisit Blois lorsqu’il est élu <strong>évêque constitutionnel en 1791</strong>, puis il représente le Loir-et-Cher sous la Révolution. Son lien avec la ville est donc institutionnel, politique et ecclésiastique, mais il est réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du projet, Grégoire n’est pas seulement un contrepoint commode. Il permet de <strong>mettre en regard, à Blois même, deux héritages historiques antagonistes.</strong> D’un côté, un homme lié à la préparation d’un texte organisant l’esclavage colonial. De l’autre, une figure restée dans l’histoire française comme <strong>l’un des adversaires de l’esclavage et des théories d’infériorité raciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Buteau le dit, l’association veut faire dialoguer ces deux personnages, alors même qu’ils ne sont pas de la même génération. L’écart chronologique ne lui paraît pas disqualifiant. Il est même au principe de la <strong>future création artistique</strong> : organiser une controverse entre deux figures séparées par près d’un siècle, mais que le territoire blésois rend aujourd’hui voisines dans la mémoire publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-locale-mais-pas-un-sujet-seulement-local">Une mémoire locale, mais pas un sujet seulement local</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondateurs insistent tous sur ce point : <strong>le sujet part de Blois, mais il ne peut pas rester enfermé dans le seul commentaire patrimonial local.</strong> Louis Buteau affirme que l’esclavage, le racisme, les discriminations d’hier et leurs effets dans le présent sont des questions qui dépassent très largement la ville. À ses yeux, <strong>le passé esclavagiste n’est pas seulement un objet historique</strong> ; il aide à <strong>comprendre des mécanismes encore actifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>dimension contemporaine</strong> a séduit <strong>Catherine Lacassagne,</strong> qui dit s’être engagée dans le projet à la fois au nom de ses valeurs humanistes et républicaines, et parce qu’elle a des origines familiales guadeloupéennes. L&rsquo;infirmière explique aussi avoir été saisie par la découverte du rôle de Michel Bégon dans le Code noir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Liée à la Maison de Bégon par ses activités d’habitante-relais, <strong>Christel Noslen,</strong> de son côté, explique avoir été interpellée en faisant des recherches sur le sujet. Selon cette blésoise, il ne s’agit pas de faire semblant de découvrir l’histoire, ni de s’indigner à retardement comme si tout devait être effacé. <strong>Il s’agit de connaître et de faire connaître, <em>« sous tous les angles </em>», un personnage historique important de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produire-autre-chose-qu-un-simple-signalement">Produire autre chose qu’un simple signalement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition ici est donc d’ouvrir un <strong>débat mémoriel et citoyen</strong>, puis de le porter <strong>aussi par des formes artistiques et culturelles.</strong> Le projet phare annoncé est celui d’une <strong>pièce de théâtre</strong>. Dans l’esprit des fondateurs, cette pièce doit constituer l’élément central du dispositif. Elle mettrait en scène une controverse entre Bégon et Grégoire. L’association souhaite y associer des <strong>jeunes Blésois</strong>, non seulement comme spectateurs mais aussi, si possible, dans l’écriture et peut-être dans le jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier avancé est déjà précis. Une évocation du projet est prévue dès les prochains <strong>Rendez-vous de l’histoire,</strong> mais l’objectif principal est <strong>une présentation de la pièce en 2027</strong>, afin de laisser le temps de travailler avec les jeunes sur l’année scolaire 2026-2027. Les fondateurs citent parmi leurs premiers soutiens les <strong>Rendez-vous de l’histoire</strong>, la <strong>Fondation pour la mémoire de l’esclavage</strong>, la <strong>Maison de Bégon</strong> et la <strong>Ben Compagnie</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-confisquer-le-debat">Ne pas confisquer le débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question va surgir à Blois : <strong>que faire, à terme, d’un nom aussi visible que Bégon dans l’espace public si sa participation à l’ordre esclavagiste est mieux connue ?</strong> Faut-il renommer ? Ajouter ? Expliquer ? Ne rien toucher ? Sur ce point, les réponses des membres fondateurs sont prudentes mais convergentes. <strong>Ils disent ne pas vouloir préempter le débat</strong>. Tous tiennent à écarter l’idée d’un <em>« déboulonnage »</em> comme horizon premier. Ils le disent : leur intention n’est pas de changer immédiatement les noms de rues, de bâtiments ou d’équipements, ni de faire de Michel Bégon une cible sur laquelle on tirerait <em>« à boulets rouges »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-travers-begon-une-interrogation-plus-vaste-sur-le-present">À travers Bégon, une interrogation plus vaste sur le présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat souhaité pourrait glisser naturellement vers la situation contemporaine. <strong>Les fondateurs ne parlent pas du racisme comme d’une survivance abstraite.</strong> Ils parlent d’expériences vécues, de paroles libérées, d’<strong>un climat qui s’est durci</strong> ou qui, au minimum, laisse davantage s’exprimer ce qui auparavant restait plus feutré. Catherine Lacassagne raconte ainsi avoir eu à subir récemment <strong>du racisme à Blois,</strong> alors qu’elle ne l’avait pas vécu ainsi auparavant dans une ville où elle dit avoir des ancrages amicaux, familiaux et professionnels. Pour Louis Buteau, il y a aujourd’hui des combats encore à mener, et <strong>la compréhension de ce qui s’est joué hier peut aider à mieux saisir les discriminations d’aujourd’hui.</strong> Parler de l’esclavage, c’est remettre en jeu des mots très concrets : liberté, égalité, fraternité.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Près de 68 % des jeunes considèrent la société française comme injuste</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/pres-de-68-des-jeunes-considerent-la-societe-francaise-comme-injuste</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2024 14:47:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Baromètre Égalité des Chances, réalisé par l’Ifop pour L’Ascenseur, dresse un portrait détaillé des perceptions, aspirations et obstacles auxquels font face les jeunes en France. Cette enquête, menée en octobre 2024 auprès de 2001 personnes âgées de 12 à 30 ans, met en lumière des fractures sociales et territoriales persistantes, mais aussi une volonté &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pres-de-68-des-jeunes-considerent-la-societe-francaise-comme-injuste">Près de 68 % des jeunes considèrent la société française comme injuste</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Baromètre Égalité des Chances</strong>, réalisé par l’<em><a href="https://www.ifop.com/publication/barometre-egalite-des-chances/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ifop</a></em> pour <em>L’Ascenseur</em>, dresse un portrait détaillé des <a href="https://bloiscapitale.com/le-vendredi-13-jour-de-chance-ou-de-malchance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perceptions</a>, aspirations et obstacles auxquels font face les jeunes en France. Cette enquête, menée en octobre 2024 auprès de 2001 personnes âgées de 12 à 30 ans, met en lumière <strong>des fractures sociales et territoriales persistantes, </strong>mais aussi une <strong>volonté d’engagement citoyen forte</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-perception-d-injustice-sociale-marquee">Une perception d’injustice sociale marquée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Près de <strong>68 % des jeunes interrogés considèrent la société française comme injuste</strong>, un chiffre en ligne avec l’ensemble de la population. Toutefois, cette perception varie selon les groupes. <strong>Les femmes</strong> (73 %) et les jeunes issus des <strong>quartiers prioritaires de la ville (QPV)</strong> (69 %) expriment un ressenti particulièrement aigu. Parmi les injustices principales identifiées, les <strong>inégalités de genre (49 %)</strong> occupent une place centrale, suivies par les inégalités salariales (54 %) et celles liées à l’emploi (31 %). Ces chiffres traduisent une sensibilité accrue aux <strong>discriminations systémiques,</strong> notamment dans les populations déjà fragilisées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-regrets-lies-a-l-orientation-et-a-la-formation">Des regrets liés à l’orientation et à la formation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le système d’<strong>orientation scolaire</strong> suscite une critique importante : <strong>35 % des jeunes</strong> estiment ne pas avoir bénéficié d’un accompagnement suffisant pour choisir leur parcours. Ce déficit se reflète dans les regrets exprimés, puisque <strong>42 % des actifs et demandeurs d’emploi</strong> auraient souhaité changer de voie s’ils en avaient eu l’opportunité. Ce chiffre grimpe à plus de 50 % chez les jeunes issus des catégories populaires. Par ailleurs, <strong>40 % des collégiens, lycéens et étudiants</strong> peinent à se projeter dans leur avenir académique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-paradoxe-entre-apprehension-et-insertion-professionnelle">Un paradoxe entre appréhension et insertion professionnelle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes expriment des <strong>craintes importantes face au monde du travail</strong> : <strong>78 % des collégiens, lycéens et étudiants</strong> anticipent leur insertion professionnelle avec appréhension. Pourtant, parmi les actifs, <strong>75 % estiment que leur intégration s’est finalement bien déroulée</strong>, révélant un <strong>décalage entre perception et réalité</strong>. Cependant, cette apparente réussite masque des pratiques préoccupantes : <strong>32 % des actifs et demandeurs d’emploi</strong> admettent avoir modifié des informations sur leur CV, une proportion atteignant <strong>48 % dans les QPV</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fractures-territoriales-dans-l-acces-a-la-culture-et-au-sport">Fractures territoriales dans l’accès à la culture et au sport</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès aux pratiques culturelles et sportives est profondément influencé par des <strong>inégalités territoriales</strong>. Ainsi, alors que <strong>67 % des jeunes des grandes agglomérations</strong> jugent ces activités accessibles, ce chiffre tombe à <strong>44 % en zone rurale</strong>. Le cinéma reste l’activité la plus démocratisée (82 % d’accessibilité perçue), mais le théâtre (58 %) et d’autres formes d’expression culturelle peinent à atteindre une large audience. </p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-inegalites-de-traitement-et-discriminations">Inégalités de traitement et discriminations</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les discriminations sont un point noir majeur : <strong>39 % des jeunes pratiquant des activités culturelles</strong> disent avoir ressenti des inégalités de traitement, avec des proportions plus élevées dans les catégories populaires (48 %) et les QPV (47 %). Les jeunes pointent des problématiques comme le <strong>manque de diversité dans les programmations culturelles</strong> ou des expériences d’exclusion directe. Ces discriminations s’étendent également au domaine sportif et professionnel, affectant davantage les publics fragiles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-volonte-d-engagement-citoyen-contrariee-par-les-inegalites">Une volonté d’engagement citoyen contrariée par les inégalités</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces obstacles, <strong>80 % des jeunes se sentent légitimes à s’engager dans une cause qui leur tient à cœur.</strong> Cependant, seuls 54 % pensent que <em>« nous sommes tous égaux face à l’engagement »</em>, révélant des disparités dans les opportunités, telles que perçues.</p>
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		<title>40 ans après la découverte du VIH : la sérophobie persiste en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 06:11:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2024, 40 ans après la fondation d’AIDES et la découverte du VIH, l’association a commandé une étude auprès de l&#8217;Ifop pour mieux comprendre les perceptions des Français sur le VIH/sida et les personnes séropositives. Malgré les avancées médicales, cette enquête montre que la sérophobie, un terme désignant la peur ou l&#8217;aversion envers les personnes &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/40-ans-apres-la-decouverte-du-vih-la-serophobie-persiste-en-france">40 ans après la découverte du VIH : la sérophobie persiste en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En 2024, <strong>40 ans après la fondation d’<a href="https://www.aides.org/communique/etude-2024-aides-ifop" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AIDES</a></strong> et la <strong>découverte du VIH</strong>, l’association a commandé une étude auprès de l&rsquo;<em>Ifop</em> pour <strong>mieux comprendre les perceptions des Français sur le VIH/sida et les personnes séropositives</strong>. Malgré les avancées médicales, cette enquête montre que la <strong>sérophobie</strong>, un terme désignant la peur ou l&rsquo;aversion envers les personnes séropositives, persiste encore fortement dans la société française.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-une-meconnaissance-persistante-et-inquietante">Une méconnaissance persistante et inquiétante</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude, menée en juin 2024 auprès d’un échantillon représentatif de la population française, révèle <a href="https://bloiscapitale.com/sida-pourquoi-il-faut-encore-sensibiliser-et-depister" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un paradoxe saisissant</a> : malgré des décennies de campagnes de sensibilisation et d&rsquo;avancées médicales, <strong>la peur du VIH reste ancrée dans les mentalités.</strong> Ainsi, alors que les traitements modernes permettent aujourd&rsquo;hui aux personnes séropositives de vivre avec une espérance de vie similaire à celle des personnes séronégatives et de ne plus transmettre le virus lorsqu’elles sont sous traitement, <strong>77 % des Français pensent encore qu’il est possible d’être infecté par le VIH lors d&rsquo;un rapport sexuel non protégé avec une personne séropositive sous traitement.</strong> Ce chiffre illustre une méconnaissance significative des réalités scientifiques actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, <strong>moins de la moitié (49 %) des Français sont capables de faire la différence entre une personne séropositive et une personne atteinte du sida, contre 61 % en 1988.</strong> Cette confusion persiste malgré les efforts de vulgarisation autour des notions de « VIH » et de « sida ». L’étude révèle également que 24 % des sondés ignorent que les personnes sous traitement peuvent vivre aussi longtemps que les personnes séronégatives.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-des-peurs-inchangees-depuis-1988">Des peurs inchangées depuis 1988</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les Français continuent d’associer le VIH à la peur de la contamination. En 2024, 38 % des personnes interrogées disent avoir peur « d’attraper le sida », un chiffre presque identique à celui de 1988 (39 %). Ce constat est d&rsquo;autant plus troublant que les traitements actuels permettent de réduire drastiquement la transmission du virus. <strong>La méconnaissance sur l&rsquo;efficacité des traitements reste un frein à la compréhension et à la normalisation de la séropositivité.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-stigmatisations-et-discriminations-toujours-presentes">Stigmatisations et discriminations toujours présentes</h4>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des progrès thérapeutiques, les préjugés et stigmatisations envers les personnes séropositives demeurent. Selon l&rsquo;étude, 14 % des Français déclarent être mal à l’aise à l&rsquo;idée de fréquenter le même cabinet médical qu’une personne séropositive, 16 % à l’idée d’avoir un-e collègue séropositif-ve, et <strong>21 % ressentiraient une gêne à l’idée que l&rsquo;enseignant-e de leur enfant soit porteur-se du virus</strong>. Ces résultats soulignent un rejet latent et persistant dans la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus alarmant encore, <strong>11 % des Français pensent qu’il serait nécessaire d’isoler les personnes atteintes du sida,</strong> un taux certes en baisse comparé à 1988 (24 %), mais qui reste préoccupant. Cette stigmatisation touche particulièrement les plus jeunes, avec <strong>17 % des moins de 35 ans soutenant cette idée</strong>. La sérophobie est ainsi un véritable frein à l’intégration sociale des personnes vivant avec le VIH et nourrit un sentiment d’exclusion.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-le-role-central-de-l-information">Le rôle central de l&rsquo;information</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Camille Spire, présidente de AIDES, ces résultats sont un signal d&rsquo;alarme : <em><strong>« Les Français manquent encore cruellement de connaissances sur le VIH/sida et sur la vie avec le virus.</strong> Grâce à l’efficacité des traitements, nous savons aujourd’hui qu’une personne séropositive sous traitement et qui a une charge virale indétectable ne transmet pas le virus à ses partenaires, même lors d’un rapport sexuel non protégé par un préservatif ! »</em>. Elle rappelle que <strong>cette méconnaissance contribue à la persistance des discriminations et freine le dépistage,</strong> pourtant essentiel pour éradiquer l&rsquo;épidémie.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-40-ans-de-lutte-quels-enjeux-pour-demain">40 ans de lutte : quels enjeux pour demain ?</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’épidémie de VIH/sida en France est contenue, elle n’est pas encore vaincue : près de 200 000 personnes vivent avec le VIH, dont <strong>24 000 qui ignorent encore leur statut</strong>. Les progrès scientifiques ont permis d’améliorer la qualité de vie des personnes séropositives, mais <strong>la société n’a pas évolué au même rythme que la recherche</strong>. L’étude montre qu&rsquo;il reste beaucoup à faire pour combattre les idées reçues et normaliser la séropositivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de ses 40 ans, AIDES appelle à une mobilisation renforcée de l’État et des acteurs publics pour en finir avec le VIH et mettre un terme aux discriminations. <em>« Nous disposons des outils pour remporter cette bataille »,</em> affirme Camille Spire, appelant à une action immédiate et à une volonté politique forte pour mettre fin à l’épidémie d’ici les prochaines décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude donc met en lumière des défis : rétablir la vérité sur le VIH, sensibiliser et informer une population encore mal informée, et surtout, lutter contre la sérophobie, qui reste un obstacle important à l’intégration des personnes séropositives dans la société.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/40-ans-apres-la-decouverte-du-vih-la-serophobie-persiste-en-france">40 ans après la découverte du VIH : la sérophobie persiste en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>L&#8217;origine des légendes liées aux personnes rousses et le roucisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 17:40:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les légendes et les perceptions culturelles entourant les personnes rousses remontent à l&#8217;Antiquité et varient considérablement selon les régions et les époques. Dans l&#8217;histoire, la rousseur a été à la fois vénérée et méprisée, souvent enveloppée de mystère et de superstition. Sur le plan génétique, la rousseur est le résultat de la présence de phéomélanine, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les légendes et les perceptions culturelles entourant les personnes rousses remontent à l&rsquo;<a href="https://bloiscapitale.com/ce-quetait-une-mort-reussie-a-lantiquite-selon-claire-sotinel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Antiquité</a></strong> et varient considérablement selon les régions et les époques. Dans l&rsquo;histoire, la rousseur a été à la fois vénérée et méprisée, souvent enveloppée de <strong>mystère</strong> et de <strong>superstition</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan génétique, <strong>la rousseur est le résultat de la présence de phéomélanine, un type de mélanine</strong> qui donne une couleur jaune-orangé à rouge aux cheveux. Les individus roux possèdent une quantité plus importante de phéomélanine <strong>par rapport à l&rsquo;eumélanine</strong>, qui est responsable des cheveux bruns ou noirs. Cette particularité biologique a contribué à l&rsquo;unicité des roux à travers les âges​<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rousseur" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des auteurs grecs anciens aux récits bibliques, la rousseur a été notée et parfois associée à des caractéristiques ou des destinées particulières. Par exemple, les Thraces étaient décrits par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9nophane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Xénophane</a> comme ayant des yeux bleus et des cheveux roux, et des personnages bibliques comme Ésaü et le roi David étaient également connus pour leur rousseur. Cette caractéristique était même remarquée par des historiens romains chez les habitants de la Calédonie (l&rsquo;actuelle Écosse), et des momies caucasiennes rousses ont été découvertes en Asie, dans le bassin du Tarim, datant du IIe millénaire avant J.-C.​<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rousseur" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans la culture et l&rsquo;art, la rousseur a souvent été chargée de symbolisme</strong>. Des peintures de Titien représentant des modèles aux cheveux roux au personnage de <strong>Judas, souvent dépeint comme roux</strong> dans l&rsquo;art et la littérature, la rousseur a été associée à des idées de trahison, de séduction, voire de lien avec le diabolique. <strong>Cette fascination pour les roux traverse l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, la littérature et même le cinéma,</strong> où les personnages roux sont souvent entourés d&rsquo;une aura de mystère ou de pouvoir de séduction particulier​<a href="https://www.uiasaintnazaire.info/articles/122753-mardi-7-novembre-la-rousseur-dans-l-art-et-les-mentalites" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-incroyables-legendes-sur-les-personnes-rousses">Les incroyables légendes sur les personnes rousses</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les légendes et croyances entourant les personnes rousses sont aussi variées que délirantes,</strong> reflétant des siècles de mystère, de superstition et parfois de discrimination. Plusieurs de ces mythes ont des racines profondes dans l&rsquo;histoire et la culture à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant l&rsquo;<strong>Inquisition espagnole</strong>, il était cru <strong>que les personnes aux cheveux roux avaient volé le feu de l&rsquo;enfer</strong>, les rendant coupables de sorcellerie. <strong>En Corse</strong>, une superstition voulait que croiser une personne rousse portait malheur, incitant à cracher et faire demi-tour. <strong>Le Moyen Âge</strong> associait également le roux à la couleur du diable, et une naissance d&rsquo;un enfant roux pouvait être interprétée comme un mauvais présage. <strong>En Russie</strong>, les cheveux roux étaient considérés comme le signe d&rsquo;un tempérament fougueux et de la folie, avec un proverbe avertissant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait jamais eu de saint aux cheveux roux. <em>Même la Bible</em> mentionne des figures rousses comme Adam, supposé être le mot hébreu pour «rouge», et Judas, souvent représenté avec des cheveux roux. Les stéréotypes négatifs ont persisté jusqu&rsquo;à l&rsquo;ère moderne, avec des préjugés et de la discrimination à l&rsquo;encontre des personnes rousses dans diverses cultures​<a href="https://fr.fusedlearning.com/redheads-myths-legends" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stigmatisation s&rsquo;est inscrite dans le temps, laissant des traces dans la mémoire collective et les superstitions populaires jusqu&rsquo;à nos jours. <strong>Les rousses ont souvent été à la fois glorifiées pour leur beauté singulière et dénigrées,</strong> associées à des traits de caractère négatifs comme la ruse ou la colère. Ces stéréotypes ont eu un impact réel sur la manière dont les individus roux ont été intégrés ou marginalisés dans la société​<a href="https://www.eurozine.be/mythes-sur-les-rousses-origine-de-la-croyance-en-sorcellerie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les légendes urbaines et les idées reçues sur les roux se sont multipliées au fil du temps, <strong>allant de l&rsquo;association avec les loups-garous à l&rsquo;idée que les rousses sont des nymphomanes ou dénuées d&rsquo;âme.</strong> Ces croyances populaires ridicules témoignent de l&rsquo;imagination débordante de l&rsquo;humanité. Il a même été suggéré que les roux étaient <strong>plus&#8230; ou moins sensibles à la douleur</strong>​<a href="https://alerterousse.com/florilege-didees-recues-sur-les-rouxsses/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-roucisme">Le roucisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>discrimination</strong> envers les personnes rousses, souvent appelée <strong>« roucisme »</strong> (gingerism en anglais), a des racines profondes dans l&rsquo;histoire et se manifeste à travers divers préjugés et attaques. Ces discriminations ont varié au fil du temps et selon les cultures, mais elles partagent des thèmes communs liés à des <strong>stéréotypes négatifs</strong>. Comme mentionné précédemment, dans l&rsquo;Égypte ancienne, l&rsquo;Europe médiévale, et même pendant la chasse aux sorcières, les personnes rousses étaient souvent stigmatisées, marginalisées, ou pire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-manifestations-modernes">Manifestations modernes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la société contemporaine, le roucisme peut se manifester de diverses manières, <strong>allant des moqueries et des insultes dans les cours d&rsquo;école à la discrimination dans la vie adulte</strong>. Les réseaux sociaux ont aussi facilité la diffusion de blagues et de commentaires négatifs sur les roux, contribuant à normaliser cette forme de discrimination. Les conséquences du roucisme ne sont pas négligeables. <strong>Les victimes peuvent souffrir de problèmes d&rsquo;estime de soi, d&rsquo;anxiété, de dépression ou se sentir marginalisées.</strong> La prise de conscience du roucisme et de ses impacts est le premier pas vers sa résolution. </p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lorigine-des-legendes-liees-aux-personnes-rousses-et-le-roucisme">L&rsquo;origine des légendes liées aux personnes rousses et le roucisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Appel à projets contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations liées à l’origine et la haine anti-LGBT+</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 16:24:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement a annoncé un appel à projets local pour la période 2023-2024 visant à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations liées à l’origine et la haine anti-LGBT+. Cet appel est coordonné par la DILCRAH et les préfets départementaux. Objectifs et budget Cette initiative vise à appuyer les services de l’État et à mobiliser &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a annoncé <strong>un appel à projets <a href="https://www.loir-et-cher.gouv.fr/Actualites/APPEL-A-PROJETS-LOCAL-2023-2024">local</a></strong> pour la période 2023-2024<strong> visant à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, les <a href="https://bloiscapitale.com/la-journee-zero-discrimination-impliquez-vous-le-1er-mars">discriminations</a> liées à l’origine et la haine anti-LGBT+.</strong> Cet appel est coordonné par la DILCRAH et les <a href="https://www.loir-et-cher.gouv.fr/Actualites/APPEL-A-PROJETS-LOCAL-2023-2024">préfets départementaux</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-objectifs-et-budget"><strong>Objectifs et budget</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative vise à appuyer les services de l’État et à mobiliser la société civile contre ces fléaux. Elle bénéficie d’une enveloppe de <strong>2,6 millions d’euros</strong> destinée à soutenir <strong>des projets relatifs à l&rsquo;éducation, la prévention, la formation et l’aide aux victimes</strong>. Des projets axés sur la <strong>communication</strong> et l’<strong>organisation d’événements</strong> relatifs à ces luttes peuvent également bénéficier de ce financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eligibilite"><strong>Éligibilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les principales entités concernées par cet appel sont celles dont la vocation première est de lutter contre les discriminations susmentionnées. Ainsi, <strong>les associations loi 1901, les établissements culturels, scolaires et universitaires sont vivement encouragés à candidater.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets soumis devraient s’aligner sur les objectifs des deux plans nationaux pilotés par la DILCRAH. Il est crucial que ces projets s&rsquo;attaquent aux <strong>préjugés, stéréotypes et discours de haine, notamment en ligne. </strong>Ils doivent également promouvoir la citoyenneté, l&rsquo;éducation aux médias, et offrir un soutien aux victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout projet sans lien direct avec les priorités des plans nationaux ou qui aborde des sujets généraux sans rapport direct avec la lutte sera rejeté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-processus-de-selection"><strong>Processus de sélection</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidatures seront examinées localement par des services de l’État désignés par le préfet. Un comité opérationnel (CORAH) sera chargé de la validation finale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-engagements-des-laureats"><strong>Engagements des lauréats</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les lauréats s&rsquo;engagent à initier leur projet en 2024,</strong> à adhérer aux valeurs républicaines et à faire référence à la DILCRAH dans leurs communications.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-calendrier-et-depot-des-candidatures"><strong>Calendrier et dépôt des candidatures</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lancement de l&rsquo;appel à projets : 24 octobre 2023</li>



<li>Date limite de dépôt : 11 décembre 2023</li>



<li>Sélection et validation : 11 décembre 2023 &#8211; 31 janvier 2024</li>



<li>Notification aux lauréats : mars 2024</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les dossiers peuvent être envoyés électroniquement à <a href="mailto:pref-prev-delinq-radic@loir-et-cher.gouv.fr">pref-prev-delinq-radic@loir-et-cher.gouv.fr</a> ou par voie postale.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/appel-a-projets-contre-le-racisme-lantisemitisme-les-discriminations-liees-a-lorigine-et-la-haine-anti-lgbt">Appel à projets contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations liées à l’origine et la haine anti-LGBT+</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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