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	<title>Archives des hôpital - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des hôpital - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Un ex-voto en Blois-Vienne rappelle un fléau majeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé, au cœur de Blois-Vienne, se trouve un trésor historique qui raconte une histoire de foi, de désespoir, et finalement&#8230; d&#8217;espoir. Une peinture murale encadrant une niche, avec une petite statue de la Vierge Marie, attire les regards des passants curieux. Dans des &#8230;</p>
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<p>Au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé, au cœur de <a href="https://bloiscapitale.com/une-mobilisation-citoyenne-et-politique-pour-une-loire-en-danger">Blois-Vienne</a>, se trouve un trésor historique qui raconte une histoire de foi, de désespoir, et finalement&#8230; d&rsquo;espoir. Une peinture murale encadrant une niche, avec une petite statue de la Vierge Marie, attire les regards des passants curieux. Dans des lettres noires soigneusement tracées, on peut y lire : <strong><em>« Ex-voto 15 août 1849. »</em></strong> Cet <strong>ex-voto</strong>, en apparence modeste, est en réalité <strong>un rappel  d&rsquo;une épidémie de choléra dévastatrice qui a frappé la ville de Blois en 1849</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fleau-devastateur"><strong>Un fléau dévastateur</strong></h2>



<p>Avant de plonger dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;ex-voto, il est essentiel de comprendre l&rsquo;ampleur du drame qui a frappé Blois au XIXe siècle. En 1832, une première épidémie de choléra avait déjà secoué la ville, faisant 124 victimes sur les 173 cas recensés, comme on peut le lire dans <em>« Blois insolite et secret »</em> (éditions Sutton). Et <strong>en 1849, le choléra fit son retour avec une virulence encore plus terrible</strong>.</p>



<p>L&rsquo;épidémie de 1849, qui avait déjà semé la terreur dans d&rsquo;autres régions, atteignit finalement la ville de Blois en juillet. <strong>Selon les archives municipales, le choléra s’est déclaré à Blois-Vienne dès le 6 juillet 1849. </strong>Le premier cas identifié, André Delauney, cantonnier local, succomba en marge de la rue des Chalands après seulement quelques heures de maladie</p>



<p>La progression du choléra dans la ville de Blois fut tout à fait singulière. <strong>Au départ, il sembla se confiner en Vienne,</strong> sans toucher le reste de la ville. <strong>Le fleuve agissait alors comme une barrière infranchissable, </strong>du moins pour l&rsquo;instant. Les habitants du quartier étaient les premiers à ressentir les ravages du choléra, avec deux à quatre nouveaux cas signalés chaque jour, se propageant de maison en maison.</p>



<p>L&rsquo;hôpital général, situé dans le faubourg de Vienne, demeura étrangement épargné, bien que les nouvelles admissions y furent interdites. Cependant, l&rsquo;hôpital Dieu, sur la rive droite de la Loire, connut une tout autre destinée. Une ambulance spéciale avait été ouverte pour accueillir les malades du choléra, mais <strong>un patient venu de Villexanton</strong>, une localité voisine, <strong>fut admis en raison d&rsquo;une simple diarrhée. En quelques jours, plus de trente personnes décédèrent du choléra à l&rsquo;hôtel Dieu,</strong> y compris l&rsquo;aumônier, une religieuse, des malades et un élève interne. <strong>Louis-Napoléon Bonaparte</strong>, qui était en visite à Blois le 1er août et devait se rendre à l&rsquo;hospice, <strong>renonça à sa visite en raison de l&rsquo;épidémie.</strong></p>



<p>Dès les premiers signes du choléra, on avait évacué tous les convalescents de l&rsquo;hôpital. Cependant, quelques jours plus tard, <strong>un aliéné</strong> qui attendait son transfert vers l&rsquo;asile y fut envoyé avec la maladie, <strong>entraînant la propagation du choléra au sein de l&rsquo;asile</strong> situé en dehors de la ville. Là encore, <strong>la maladie fit des ravages, touchant trente personnes, dont la moitié ne survécut pas.</strong> Les récits des premiers cas sont empreints de tragédie.</p>



<p><strong>Le manque d&rsquo;hygiène et de connaissances sur le choléra favorisait sa propagation</strong>. Une des théories attribuait la maladie à des émanations miasmatiques venues&#8230; des bords du Gange, portées par les vents. Selon cette croyance, ceux qui se trouvaient sur le chemin de ces <strong>vents « cholériques »</strong> attrapaient la maladie. <strong>Dans ce contexte d&rsquo;ignorance, les déjections des malades étaient jetées devant les portes des maisons, créant un environnement propice à la contamination</strong>. Et puis <strong>certains,</strong> les « complotistes » de l&rsquo;époque, <strong>niaient l&rsquo;existence de l&rsquo;épidémie.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-mesures-draconiennes"><strong>Des mesures draconiennes</strong></h3>



<p>Face à cette épidémie terrifiante, les autorités locales ont adopté des mesures radicales pour tenter de freiner sa propagation. L&rsquo;une de ces mesures était la <strong>création de grands feux</strong> <strong>et de fumigations</strong> visant à <strong>détruire les supposés poisons dans l&rsquo;air. </strong>Le 24 juillet 1849, du genièvre et du goudron furent brûlés dans différents quartiers de la ville dans le but de purifier l&rsquo;air. Cette opération fut régulièrement répétée pour apaiser la population, bien que les résultats concrets sur la maladie restent incertains.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-foi-et-la-priere"><strong>La foi et la prière</strong></h3>



<p>Face à la persistance de l&rsquo;épidémie, les regards se tournèrent vers le ciel.<strong> L&rsquo;évêque lança un appel à des prières publiques</strong>. Le 15 août 1849, jour de l&rsquo;Assomption, toutes les paroisses de Blois se réunirent pour une <strong>procession exceptionnelle jusqu&rsquo;à l&rsquo;église Saint-Saturnin.</strong> L&rsquo;ex-voto qui trône au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé rappelle <strong>le reposoir qui avait été placé à cet endroit lors de la procession.</strong></p>



<p>L&rsquo;épidémie finit finalement par régresser, et <strong>à la mi-septembre, elle cessa complètement.</strong></p>
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		<title>Dr Diane Oode : le parcours d’une résilience exemplaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:20:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Obtenir le droit d’exercer en France en tant que médecin formé à l’étranger peut être un parcours semé d’embûches, souvent méconnu du grand public. Dans son livre Enfin, je me sens bien (Mindset Editions), Diane Oode revient sur ce combat long de dix ans, où persévérance et résilience ont été les maîtres mots. Mais au-delà &#8230;</p>
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<p>Obtenir le droit d’exercer en France en tant que médecin formé à l’étranger peut être un parcours semé d’embûches, souvent méconnu du grand public. Dans son livre <strong><em><a href="https://mindset-editions.com/catalogue/126-enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre-broche.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfin, je me sens bien</a></em> </strong>(<em>Mindset Editions</em>), <strong>Diane Oode</strong> revient sur ce <strong>combat long de dix ans</strong>, où persévérance et résilience ont été les maîtres mots. Mais au-delà du défi administratif et professionnel, son récit dévoile un cheminement personnel profond. Interview de la médecin à l&rsquo;hôpital de Blois, qui <strong>sera en rencontre/dédicace</strong> à la <strong>Librairie Labbé</strong> le samedi <strong>16 novembre 2024 à partir de 15h</strong>.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Votre livre s&rsquo;appelle « Enfin, je me sens bien ». Cela reflétait votre état d&rsquo;esprit au moment de la rédaction, mais aujourd&rsquo;hui, vous sentez-vous toujours aussi bien ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Toujours. Heureusement, oui. Mais le livre avait un autre titre au départ. Nous en avons discuté avec la maison d&rsquo;édition, et je suis tombée sur celui-ci. Ça m&rsquo;est venu un matin, je me suis dit : <em>« Ah oui, je me sens bien. »</em> Alors, je l’ai mis en titre. <em>« Enfin »</em>, parce que <strong>cela reflète l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un long parcours</strong> pour obtenir mon autorisation d&rsquo;exercer, notamment. Je suis arrivée au bout de ce processus, et c&rsquo;est un immense soulagement. <strong>Je peux le dire haut et fort : je me sens bien.</strong> Ce sentiment s’applique tant sur le plan professionnel que personnel. Quand l’un est instable, cela affecte forcément l’autre. Pour moi, cette instabilité était liée à l’éloignement de ma famille. En 2019, je suis retournée chez moi, cela m’a rechargée émotionnellement, et en revenant, tout s’est enchaîné jusqu’à l’obtention de mon autorisation d’exercer. Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous le racontez, cela correspond aussi à un moment particulier en 2020, où vous étiez avec vos enfants. Ce sentiment de « se sentir bien » est venu comme un déclic&#8230;</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Oui, absolument. Mes enfants aussi se sentaient bien. Dans le livre, je parle des moments où je les accompagnais dans leurs activités. Mon fils faisait beaucoup de cyclisme, et ma fille pratique encore aujourd’hui la gymnastique. Maintenant, en les voyant adolescents et épanouis dans leurs activités sportives et extrascolaires, je me dis : <em><strong>« Oui, j&rsquo;ai fait quelque chose de bien. »</strong></em> Cela témoigne de l<strong>’apaisement intérieur</strong> que l’on peut ressentir <strong>en tant que mère et en tant que femme.</strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong><em>Blois Capitale</em> :</strong> Une première thématique marquante dans votre parcours est la <a href="https://bloiscapitale.com/perception-de-la-resilience-entre-connaissance-floue-et-necessite-dengagement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">résilience</a> et la persévérance. Qu&rsquo;en diriez-vous ?</mark></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Heureusement que j’ai été persévérante, sinon, que serais-je devenue ? J&rsquo;aurais peut-être abandonné mon parcours en cours de route. <strong>La persévérance, je savais que je l&rsquo;avais, mais je ne m&rsquo;étais pas imaginée aussi forte pour tenir aussi longtemps.</strong> En écrivant le livre, j&rsquo;ai dû compter les années, et c&rsquo;est là que j&rsquo;ai réalisé : <strong>« Dix ans, quand même ! » C&rsquo;est énorme.</strong> Ce sont mes collègues de fac qui m’ont fait remarquer cette persévérance. Une amie, qui me connaît depuis le bac, m’a écrit : <em>« Diane, on reconnaît ta persévérance dans ton livre. »</em> Cela m’a profondément touchée, car c&rsquo;était une personne qui me connaît en profondeur. Alors <strong>oui, je suis persévérante.</strong> <strong>Et bien sûr, il y a la résilience</strong>. Si je vous racontais en détail tous les échecs, les frustrations et les colères que j’ai traversés, vous comprendriez à quel point il a été difficile de tout reconstruire. <strong>Heureusement, les valeurs transmises par ma famille m&rsquo;ont permis de tenir.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="780" height="1000" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre.png" alt="" class="wp-image-20695" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre.png 780w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre-234x300.png 234w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre-768x985.png 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure></div>


<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous remerciez la France, pourtant elle ne vous a pas facilité les choses.</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Oui, et <strong>cela surprend souvent.</strong> Beaucoup de gens s’attendent à ce que je critique sévèrement la France, mais ce n’est pas mon parcours.<strong> Heureusement, j’ai rencontré des personnes bienveillantes et généreuses.</strong> Mon entrée dans le système de santé ne s’est pas faite par concours, mais grâce à un collègue médecin qui a accepté de me prendre comme stagiaire. Sans lui, je ne sais pas où j’en serais. En cours de parcours,<strong> une loi est tombée en 2018,</strong> stipulant que les médecins étrangers ayant travaillé en France au moins deux ans depuis 2015 pouvaient demander une autorisation. J’ai déposé mon dossier, qui a été accepté. En 2020, j’ai reçu une autorisation temporaire de deux ans, puis <strong>en 2022, mon autorisation définitive</strong> après un entretien avec des experts en gériatrie. C’est ainsi que j’ai pu atteindre cet objectif.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous évoquez souvent le rôle de votre sœur aînée, Annette. Que représente-t-elle pour vous aujourd&rsquo;hui ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Annette, c’est un pilier. Quand j’étais jeune, je ne réalisais pas les efforts qu’elle fournissait pour notre famille.<strong> C’est en traversant moi-même des épreuves que j’ai compris sa force et son courage. </strong>Elle m’a poussée à faire médecine, et je lui suis éternellement reconnaissante.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Votre foi semble aussi avoir été un soutien précieux. Pouvez-vous nous en dire plus ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Absolument.<strong> Je suis fille de pasteur, </strong>donc j’ai grandi dans une famille très religieuse. Chaque dimanche, nous nous habillions pour aller au culte. Cette éducation a toujours fait partie de moi. En arrivant à Blois, j’ai cherché un cadre religieux et <strong>j’ai été très bien accueillie dans la communauté protestante unie de France. </strong>Mais au-delà de la religion, j’ai découvert <strong>une spiritualité plus personnelle, </strong>notamment grâce à des pratiques comme la méditation. Cela m’a énormément aidée à traverser des moments difficiles. Aujourd’hui, je pense que la spiritualité, la méditation et même des activités comme le yoga ou la danse devraient être intégrées comme des formes de médecine alternative. <strong>Il ne s’agit pas seulement de soigner le corps, mais aussi l’âme. Cela fait une grande différence.</strong></p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> À travers votre livre, vous partagez aussi des moments de rejet et de racisme. Ces expériences vous ont-elles fragilisée à un moment donné ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Oui, le racisme fragilise, surtout quand on y est confronté pour la première fois. <strong>Je suis arrivée en France avec un esprit ouvert, pleine de bienveillance et sans aucun jugement. Mais en retour, j’ai reçu des coups, </strong>au sens figuré bien sûr. <strong>C’est une violence qui choque.</strong> Je n’avais jamais imaginé que l’on puisse être traité de cette façon. C’est une expérience marquante et profondément injuste. Mais aujourd’hui, je ne laisse plus cela m’affecter. J’ai appris à faire face et à avancer. Je dis souvent : <strong><em>« Le problème du racisme appartient au raciste, pas à moi. »</em></strong> Maintenant, je ne leur laisse plus d’emprise sur ma vie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="723" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-1024x723.png" alt="" class="wp-image-20683" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-1024x723.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-768x542.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-1536x1084.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-2048x1446.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> En tant que médecin, vous appartenez pourtant à une profession très recherchée en France. Il y a un paradoxe dans la situation que vous avez vécue&#8230;</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Oui, il y a un vrai paradoxe. <strong>La France manque cruellement de médecins, et pourtant, ceux qui arrivent et qui veulent travailler rencontrent des obstacles immenses.</strong> Cela ne vient pas forcément de l’État, mais souvent d’un manque d’ouverture à l’échelle individuelle ou institutionnelle. Je pense que c’est un problème noir sur blanc, colonial. Ce n’est pas un problème d’aujourd’hui. <strong>Les choses sont faites de telle sorte que quand une personne racisée ou d’une minorité arrive, tout est mis en place pour qu’elle n’avance pas.</strong> Ces idéologies viennent d’un héritage de la colonisation.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous avez mentionné que l’écriture a été une thérapie pour vous. Comment cette idée de livre a-t-elle pris forme ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> J’ai toujours écrit, même avant de venir en France. Mais <strong>ici, l’écriture est devenue un exutoire, un moyen de gérer la colère, la frustration et les difficultés.</strong> Chaque jour, je notais mes ressentis, mes expériences. Puis, un jour, j’ai relu tout ce que j’avais écrit et je me suis dit : <strong><em>« Pourquoi ne pas en faire un livre ? »</em></strong> Au départ, c’était surtout pour moi, mais en parlant de mon projet à mon entourage, j’ai compris que mon histoire pouvait toucher et aider d’autres personnes. Cela m’a donné la motivation pour structurer mes écrits et les partager avec un éditeur.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Votre livre s&rsquo;achève sur de la gratitude et de la reconnaissance. Cela signifie-t-il que vos combats sont terminés ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> <strong>Non, mes combats ne sont pas terminés.</strong> Mon premier combat était d’obtenir mon autorisation d’exercer, et je l’ai gagné. Aujourd’hui, mon combat est de <strong>transmettre ce que j’ai appris, </strong>d’informer et d’inspirer les autres, notamment les médecins étrangers qui arrivent en France. Mon objectif est que mon livre devienne une référence. Je veux partager des informations pratiques, raconter ce que j’ai vécu, et expliquer comment naviguer dans ce système complexe. Cela permettra, je l’espère, de <strong>faciliter le parcours de ceux qui viendront après moi.</strong></p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Si la Diane d’il y a dix ans lisait votre livre, que ferait-elle ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> <strong>Elle réfléchirait. Elle ne viendrait pas en France sans préparation, c’est certain.</strong> À l’époque, j’étais en deuxième année de spécialité en pédiatrie à Libreville. J’avais un cabinet prêt à fonctionner. <strong>Si c’était à refaire, je terminerais tranquillement ma formation en pédiatrie</strong> J’aurais abordé les choses différemment.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Un dernier mot pour conclure cet entretien ?</mark></em></p>



<p><strong>Diane Oode :</strong> Oui, je voudrais remercier toutes les personnes qui m’ont soutenue dans mon parcours, <strong>en particulier ma sœur Annette,</strong> qui a toujours cru en moi. <strong>J’espère que mon livre pourra inspirer mes jeunes collègues,</strong> leur montrer que malgré les difficultés, il est possible de réussir, à condition d’être armé de patience, de détermination et d’intelligence.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/dr-diane-oode-le-parcours-dune-resilience-exemplaire">Dr Diane Oode : le parcours d’une résilience exemplaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>L&#8217;intersyndicale bat le pavé contre l&#8217;austérité</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/lintersyndicale-appelle-a-la-greve-et-a-la-manifestation-le-13-octobre-contre-lausterite</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 13:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La gronde monte dans le paysage syndical français. Une expression de celle-ci s&#8217;exprime dans la rue par la manifestation ce vendredi 13 octobre 2023. Dans le département, Romorantin (10h, place de la Paix), Vendôme (10h30, Place de la Liberté) et Blois (14h30, devant la Préfecture) étaient les points de rassemblement. L&#8217;intersyndicale entend s&#8217;opposer à l’austérité &#8230;</p>
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<p><strong>La gronde monte</strong> dans le paysage <a href="https://cgt41.reference-syndicale.fr/">syndical</a> français. Une expression de celle-ci s&rsquo;exprime <strong>dans la rue</strong> par la manifestation ce <strong>vendredi 13 octobre 2023</strong>. Dans le département, <strong>Romorantin</strong> (10h, place de la Paix), <strong>Vendôme</strong> (10h30, Place de la Liberté) et <strong>Blois</strong> (14h30, devant la Préfecture) étaient les points de rassemblement. L&rsquo;intersyndicale entend s&rsquo;opposer à l’austérité et à la <a href="https://bloiscapitale.com/blois-les-syndicats-de-la-securite-sociale-appellent-a-la-greve">stagnation des salaires</a>, alors que l&rsquo;inflation continue de croître sans fin en vue.</p>



<p>Sous le slogan <em><strong>« Mobilisé-es contre l&rsquo;austérité, pour les salaires et l&rsquo;égalité femmes-hommes »</strong></em>, l&rsquo;intersyndicale critique par exemple les exonérations et allègements de cotisations sociales accordés aux employeurs, pointant du doigt leurs effets sur la fragilisation du système collectif de protection sociale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/manif-13-octobre-2023.jpg" alt="" class="wp-image-9114" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/manif-13-octobre-2023.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/manif-13-octobre-2023-300x188.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/manif-13-octobre-2023-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>En outre, l&rsquo;appel n&rsquo;est pas seulement national. Cette mobilisation revêt une dimension européenne, avec des délégations syndicales de plusieurs pays européens dans la capitale. Ces derniers mois ont été marqués par de nombreuses manifestations à travers l&rsquo;Europe. En France, l&rsquo;opposition à la réforme des retraites par l&rsquo;intersyndicale a conduit à un mouvement social historique.</p>



<p>La manifestation ne se limite pas à ces questions. L&rsquo;Agirc-Arrco et l&rsquo;Assurance chômage sont également au centre des discussions, avec les <strong>syndicats déterminés à faire valoir leurs revendications pour les droits des retraité.es et des chômeuses et chômeurs.</strong></p>



<p>L&rsquo;intersyndicale met aussi l&rsquo;accent sur la <strong>dégradation des services publics</strong>, en particulier dans les domaines de la santé et de l&rsquo;éducation. <em>« Les services publics ne sont pas des dépenses, mais des investissements pour notre société »</em>, affirment-ils, soulignant leur rôle essentiel dans la préservation du bien-être de la population.</p>



<p>Au-delà des revendications économiques et sociales, l&rsquo;intersyndicale rappelle son attachement indéfectible aux valeurs républicaines, notamment le <strong>droit de grève et de manifester</strong>, et refuse toute régression sociale.</p>



<p><strong>En pleine période de négociations en France, les organisations syndicales </strong>espèrent peser de tout leur poids à quelques jours seulement de la <strong>Conférence sociale.</strong></p>



<p>Avec des appels clairs à l&rsquo;égalité des sexes, à une augmentation des salaires et des pensions, ainsi qu&rsquo;à une transition environnementale juste, les syndicats espèrent que cette journée du 13 octobre marquera un tournant décisif dans leur combat pour plus de justice sociale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="871" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/tract-CGT.png" alt="" class="wp-image-8987" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/tract-CGT.png 620w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/tract-CGT-214x300.png 214w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lintersyndicale-appelle-a-la-greve-et-a-la-manifestation-le-13-octobre-contre-lausterite">L&rsquo;intersyndicale bat le pavé contre l&rsquo;austérité</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>La tribune de Gildas Vieira sur les Urgences et le système de santé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 17:13:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Hôpital est en France globalement en crise, et les Urgences en tension. Celles de Blois ont connu une augmentation astronomique du nombre de passages annuels : de 25.000 à 45.000. Face à cet afflux massif de patients des modifications importantes ont été instaurées en ce mois de juillet (lire ici). Ainsi des médecins de ville sont chargés des urgences non vitales &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-tribune-de-gildas-vieira-sur-les-urgences-et-le-systeme-de-sante">La tribune de Gildas Vieira sur les Urgences et le système de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>L’Hôpital est en France globalement en crise, et les Urgences en tension</strong>. Celles de Blois ont connu une augmentation astronomique <strong>du nombre de passages annuels : de 25.000 à 45.000</strong>. Face à cet afflux massif de patients des modifications importantes ont été instaurées en ce mois de juillet (<a href="https://bloiscapitale.com/urgences-a-blois-lappel-au-15-devient-obligatoire-le-soir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>). Ainsi des médecins de <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ville</a> sont chargés des urgences non vitales dans un local voisin. En soirée, l’appel au 15 est obligatoire avant d’accéder aux urgences de l’hôpital. En fonction du niveau de gravité, les régulateurs pourront décider si le patient peut attendre jusqu’au lendemain ou non. Pour les urgences vitales, une prise en charge sera effectuée immédiatement.</p>



<p>Ceci étant précisé, nous vous mis en ligne ce jour <strong>un témoignage</strong> : l’expérience récente de <strong>Marjory Despres</strong> (32 ans) qui dénonce dans une <strong>lettre ouverte</strong> ce qu’elle a vécu au Centre Hospitalier de Blois. Avec ce témoignage, nous comprenons également à quel point les personnels de soin sont débordés, dépassés malgré eux.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi nous avons interpellé <strong>Gildas Vieira</strong>, <strong>élu local </strong>au fait de ces questions et qui est notre intervenant lors de cette semaine politique. <strong>Directeur général de la FRAPS Centre-Val de Loire</strong> (fédération régionale qui regroupe des structures issues des secteurs médico-social, sanitaire, associatif, universitaire, mutualiste et hospitalier) et <strong>directeur général de l’Institut Renaudot</strong> qui promeut le développement des démarches communautaires en santé, il nous propose cette tribune:</p>



<h2 class="wp-block-heading">La déchéance de nos urgences révèle simplement la crise de notre système de santé</h2>



<p>Je dénonce depuis plusieurs années, régulièrement, cette situation critique qui date de bien avant la crise sanitaire, on a tendance à l’oublier. J’ai écrit plusieurs tribunes et programmes en faisant des propositions, dont certaines ont été reprises par le chef d’Etat. <strong>Nous sommes tous d’accord pour parler de contexte de crise.</strong> Et M. Macron a commandé, en mai 2022, une <a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/acces-aux-soins-urgents-et-non-programmes-lancement-d-une-mission-flash-d-appui">mission au président de SAMU-Urgences de France, François Braun,</a> devenu aujourd’hui ministre de la santé, pour identifier des <strong>solutions opérationnelles</strong>. Il en résulte la mise en place d&rsquo;une majoration de 15 euros pour les médecins acceptant d&rsquo;accueillir rapidement des patients qui leur sont adressés par le 15 ou encore la possibilité de réguler les entrées aux services d&rsquo;urgence, principalement via le SAMU. Il est mentionné dans l&rsquo;arrêté que les établissements sont autorisés « <em>à mettre en place une organisation permettant d&rsquo;orienter les patients dont l&rsquo;état de santé ne relève pas de la médecine d&rsquo;urgence vers une offre de soins adaptée</em>. » Réussite ou découragement des patients de se rendre aux urgences ? On notera que <strong>nous sommes nombreux à ne plus avoir de médecins traitants et à attendre des mois pour un rendez-vous médical</strong> dans la 7eme puissance économique mondiale.</p>



<p>Le ministre de la Santé et de la Prévention affirme aujourd’hui que la situation s’est améliorée. <strong>M. François Braun a estimé ce lundi que les difficultés rencontrées aux urgences cet été étaient <em>« moindres »</em> qu’en 2022, en dépit de certains <em>« points chauds »</em>. </strong>Les agences régionales de santé (ARS) <em>« m’indiquent plutôt que les difficultés sont moindres que l’an dernier, même si des points chauds sont identifiés dans certains territoires »</em>. <strong>Ce n’est pourtant pas ce que mes collègues du soin et moi-même observons</strong>. En effet, <strong>la population est découragée d’aller aux urgences.</strong> On n’a pas encore compris en France, qu’il est temps de changer entièrement notre système de santé, qu’il nous faut nous orienter vers la prévention, la promotion de la santé, dont la santé communautaire, et <strong>investir massivement dans notre système de santé sans saupoudrer.</strong></p>



<p><strong>Les infirmiers et j’en connais beaucoup, ne souhaitent plus travailler à l’hôpital et encore moins aux urgences. </strong>Les médecins d’hier qui travaillaient 24/24 n’existent quasiment plus. Le numérus clausus allégé ne résoudra pas le problème dans les années futures car les infrastructures de formation ne suivent pas, et les futurs médecins n’accepteront pas de travailler dans ces conditions dans certaines zones du territoire national.</p>



<p><strong>On se retrouve à l’hôpital de Blois dans les conditions des hôpitaux de certains pays du tiers monde que je connais, </strong>à attendre toute une nuit avant d’être pris en charge, et pas forcément avec une qualité de soins. <strong>Les soignants sont épuisés, non accompagnée et par conséquent parfois désagréables voire au bord du burn out.</strong> Le cercle vicieux du mal-en-soins se perpétue avec la <strong>fermeture des lits</strong>, <strong>des effectifs réduits</strong>, <strong>la difficulté d’embauche et de nombreux arrêts de travail.</strong> Nous n’avons pas compris les leçons de la crise Covid. Tout notre système de soin est à repenser.</p>



<p><strong>Quelques pistes :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Télémédecine;</li>



<li>communication positive et considération pour les métiers du soin;</li>



<li>revalorisation des salaires (parmi les plus bas d’Europe); </li>



<li>financement des centres de santé et incitation à la prévention et promotion de la santé;</li>



<li>valorisation des métiers du bien-être et de la médecine intégrative au sein des hôpitaux;</li>



<li>former sur un an les infirmiers pour faire les actes médicaux les plus demandés et changer leurs statuts;</li>



<li>inciter à une plus grande implication des élus et des maires dans les hôpitaux et EHPAD de leurs communes;</li>



<li>fin de la T2A (tarification à l’acte);</li>



<li>revitalisation de nos communes avec présence des centres de santé et/ou hôpitaux de proximité.</li>
</ul>



<p>Il ne faut pas continuer à détruire notre système de santé.</p>



<p><strong>Effectivement je rejoins cette femme dans sa plainte car elle n’est pas la seule</strong>. J’en reçois beaucoup de plaintes de l’hôpital de Blois comme élu local, et via les réseaux notamment. J’interpelle le maire et le directeur de l’hôpital qui font sans doute de leur mieux. J’ai même été plusieurs fois interpellé par la CGT du CHB sur les difficultés rencontrées. Faire remonter ces éléments en conseil municipal n’y a rien changé. <strong>La santé n’a pas de prix bien qu’elle ait un coût. Il faut en faire la première préoccupation, car beaucoup décèdent de cette situation.</strong></p>



<p>C’est dans ce contexte qu’un médecin des quartiers nord de Blois est suspendu : Dr Thierry Marchand, pour des raisons très discutables, qui méritaient une autre sanction que la suspension longue, pour un médecin qui ne compte pas son temps. Cette situation laisse sur le carreau plusieurs patients avec pour certains des traitements lourds, donc des risques de décès, ou simplement celui d’inonder encore les urgences… on marche sur la tête en France, ça en devient inquiétant. Je suis triste pour mon pays.</p>



<p>J’interpelle de fait le maire de Blois mais surtout le Président de la République pour prendre leurs responsabilités.</p>



<p><strong>Réveillons-nous !</strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-tribune-de-gildas-vieira-sur-les-urgences-et-le-systeme-de-sante">La tribune de Gildas Vieira sur les Urgences et le système de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Témoignage : le cauchemar de Marjory aux urgences de Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 16:00:26 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/temoignage-le-cauchemar-de-marjory-aux-urgences-de-blois">Témoignage : le cauchemar de Marjory aux urgences de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>L&rsquo;Hôpital est en France globalement en crise, et les Urgences en tension</strong>. Celles de Blois ont connu une&nbsp;augmentation&nbsp;astronomique&nbsp;<strong>du nombre de passages annuels : de 25.000 à 45.000</strong>. Face à cet afflux massif de patients des modifications importantes ont été instaurées en ce mois de juillet (<a href="https://bloiscapitale.com/urgences-a-blois-lappel-au-15-devient-obligatoire-le-soir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>). Ainsi des<strong> médecins de&nbsp;<a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ville</a>&nbsp;sont chargés des urgences non vitales dans un local voisin.</strong>&nbsp;<strong>En soirée, l’appel au 15 est obligatoire avant d’accéder aux urgences de l’hôpital.&nbsp;</strong>En fonction du niveau de gravité, les régulateurs pourront décider si le patient peut attendre jusqu’au lendemain ou non.&nbsp;<strong>Pour les urgences vitales, une prise en charge sera effectuée immédiatement.</strong></p>



<p>Ceci étant précisé, nous vous proposons <strong>un témoignage</strong> : l&rsquo;expérience récente de <strong>Marjory Despres</strong> (32 ans), une résidente de Mer, et mère de deux enfants. Celle-ci a fait le choix de dénoncer dans une <strong>lettre ouverte</strong> ce qu&rsquo;elle a vécu au Centre Hospitalier de Blois. <strong>Le courrier a été adressé ce lundi matin à l&rsquo;ARS</strong> (<a href="https://www.centre-val-de-loire.ars.sante.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agence Régionale de Santé</a>), et à l&rsquo;hôpital. Avec ce témoignage, nous comprenons également à quel point les personnels de soin sont débordés, dépassés malgré eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le témoignage</h2>



<p>Marjory Despres a été amenée aux urgences du CH Simone Veil de Blois <strong>le 8 juillet 2023</strong> suite à une <strong>crise sévère de douleurs abdominales, pelviennes et dorsales.</strong> Son récit détaillé, cauchemardesque, révèle une prise en charge chaotique. Mme Despres se plaint d&rsquo;avoir été laissée sans traitements, sans accès à la sonnette d&rsquo;appel, et pointe également l&rsquo;atteinte à la dignité.</p>



<p><strong>Outre la gestion défaillante de sa propre situation, elle décrit une atmosphère hospitalière dégradée, avec des propos déplacés</strong> du personnel sur les patients, une confidentialité non respectée, et une absence de surveillance adéquate. Parmi les incidents, elle cite le cas d&rsquo;un patient âgé laissé dans ses excréments, et moqué. </p>



<p>Cette expérience aux urgences n&rsquo;est malheureusement pas la première pour Mme Despres. Elle a déjà fait face à une situation similairement catastrophique lors d&rsquo;une visite aux urgences pédiatriques avec son bébé de six semaines en décembre dernier.</p>



<p>Mais, Mme Despres ne souhaite pas rester silencieuse. Son but est de faire bouger les choses, d&rsquo;inciter les autres usagers à signaler ce genre de comportements pour redonner des moyens au système médical et garantir une prise en charge dans la dignité. Elle regrette aussi le manque d&rsquo;informations accessibles sur les démarches à suivre pour faire un signalement. Son témoignage est une alarme retentissante sur la situation aux urgences du CH de Blois. Le voici :</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le courrier adressé à l&rsquo;ARS Centre-Val de Loire</h2>



<p>Madame, Monsieur,</p>



<p>Par la présente, je viens vous faire part de ma prise en charge chaotique au sein du service<br>des Urgences de votre établissement. </p>



<p>Transportée samedi soir par une ambulance aux urgences, suite à une crise de douleurs abdominales-pelviennes-dorsales types contractions, avec fièvre, les yeux fermés<strong> je suis laissée vers 21h45 par les ambulanciers dans un état plus que second, à bout de force,</strong> je ne me rends pas compte de l’horaire ni du temps. </p>



<p><strong>Installée dans un box assez « rapidement », une infirmière me fait une prise de sang et me pose un cathéter pour me perfuser.</strong> Elle me dit qu’elle revient qu’elle va voir avec le médecin ce qu’elle peut me mettre comme antidouleur suite à mes allergies/intolérances. </p>



<p>Je n’ai pas accès à la télécommande pour sonner, je suis mal je me sens partir ma tête tourne. J’essaie donc d’appeler à la voix. Ouf&#8230; un monsieur dans le couloir m’entend et prévient, je l’entends, l’infirmière vient je n’ai pas le temps de tout dire qu’elle m’a relevé le lit au niveau de la tête et est repartie, je n’ai toujours pas accès à la sonnette !!! </p>



<p>Puis <strong>trou noir&#8230; Ai-je dormi ? Ai-je fais un malaise ? Ai-je perdu connaissance ? Autant de questions qui resteront sans réponses.</strong> </p>



<p>Quand j’ouvre les yeux mon conjoint passe la porte &#8211; il est minuit. Il me dit que je n’ai <strong>rien dans ma perfusion</strong>. Je regarde mon bras en effet toujours rien ne passe en perfusion. <strong>L’infirmière n’est jamais revenue avec un antidouleur ou autre.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hop-576x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-6345" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hop-576x1024.jpeg 576w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hop-169x300.jpeg 169w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hop-768x1365.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hop-rotated.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure></div>


<p>Puis vers 00h40 &#8211; le médecin arrive. Et alors là, c’est l’apothéose. On ne comprend que peu son langage, aucune bienveillance, une nonchalance incroyable. Il conclut à des calculs biliaires sans aucune réelle écoute de mes douleurs, des zones qui sont douloureuses et sans aucune imagerie. Entre deux-trois mots que nous distinguons avec mon conjoint, nous comprenons le mot « obèse ». Je me permets donc de le faire répéter et l’on distingue une phrase : « vous avez toujours été obèse ? » Et bien Monsieur, mon surpoids, loin d’une personne obèse, n’est autre que mes kilos de grossesse que je n’ai pas perdu. Il rigole puis me dit qu’il réveillera le radiologue de garde à 8h30 le matin et qu’on fera scanner / échographie. Il s’en va, et avec mon conjoint nous restons là, <strong>complètement ahuris de la scène que nous venons de vivre. Est-ce une caméra caché ? Un sketch ?</strong> </p>



<p>Environ 15 minutes plus tard, le médecin revient avec un appareil d’échographie alors qu’il nous a dit quelque temps auparavant que les imageries seraient faites le lendemain. Nous ne comprenons pas ce retournement de situation, nous sommes restés sans explication et aucune information de ce qui est vu ou non sur les images.</p>



<p>Mon conjoint demande à une infirmière s’il est possible d’avoir accès à un tire-lait car je suis en allaitement avec mon fils. Elle demande donc au service de maternité et dans les 10 minutes qui suivent, en effet une personne de la maternité m’apporte le tire lait avec les kits ! (enfin quelque chose de positif, MERCI à ce service de MATERNITE qui sort du lot). </p>



<p>Mon conjoint repart auprès de nos enfants. <strong>Toute la nuit je reste dans le box sans rien</strong> en termes de traitements médicamenteux. <strong>A 8h30 j’ai mon premier antidouleur et de l’hydratation en perfusion.</strong> Ouf ! Hallelujah ! (tout ce temps pour au final me mettre du paracétamol ). Puis, je suis transférée dans le couloir pour libérer le box&#8230; et alors là&#8230; <strong>je resterai dans le couloir toute la journée du dimanche.</strong></p>



<p>J’ai fait les examens nécessaires (échographie et scanner) avec un <strong>accueil exécrable,</strong> à peine bonjour, pas de sourire. Apparemment le monsieur n’est pas content d’être là un dimanche matin. </p>



<p><strong>La journée qui s’en suit est extrêmement violente à voir et à vivre.</strong> Après une nuit de douleurs, sans sommeil, avec les cris d’un patient qui hurle de douleurs, <strong>impossible de se reposer pour essayer de reprendre un minimum de force</strong> entre les patients, le personnel et les ambulanciers qui restent à plusieurs dans le couloir à parler fort à rire et à se raconter leur vie sans se préoccuper si des patients ont besoin de tranquillité. </p>



<p>Une patiente ère dans le couloir, cherchant à se déshabiller, à se sauver. Un homme âgé doit être transporté par ses ambulanciers qui se rendent compte que sa couche est pleine. Et là, au milieu du couloir, le personnel soignant et les ambulanciers se mettent à rire à faire des blagues sur ce pauvre monsieur qui ne se rend même pas compte de ce qu’il il est en train de subir. <strong>Aucune dignité, aucune humanité&#8230;</strong> </p>



<p>Il y a cette patiente aussi qui est dans le couloir pendant 6 heures sans surveillance, incapable de sonner, et faisant des crises de tremblements (le médecin parle de mini AVC) avant d’être transférée à Tours. <strong>Aucune confidentialité,</strong> la preuve tout le monde entend toutes les informations des uns et des autres.</p>



<p><strong>Vers 14 heures enfin j’ai un avis du médecin à mon sujet. Ce sera l&rsquo;ablation de la vésicule biliaire, donc hospitalisation, rester à jeun jusqu’au lendemain, dans l’espoir d’être programmée au bloc opératoire.</strong> </p>



<p><strong>Et puis ensuite, une dame</strong> est transférée de son box au couloir, elle précise qu’elle a envie de faire pipi. Le personnel dit revenir avec un bassin car cette dame ne peut pas bouger. Elles ne reviennent pas. La dame le redit plusieurs fois (elle n’a pas accès à la sonnette). Puis elle appelle de la voix : « s’il vous plaît y’a quelqu’un ?». Je lui demande si elle a besoin, elle me dit qu’elle a envie de faire pipi ! Je sonne donc pour elle. Le personnel finit par arriver et à demander ce qu’elle a à sonner. Je leur dit donc que ça fait 3 fois qu’elle leur dit qu’elle a envie de faire pipi &#8211; elle est enfin installée sur le bassin. Cachée par des paravents. <strong>Puis tout à coup&#8230; un bruit assez intense comme un bruit d’étouffement&#8230;</strong> j’aperçois le corps de cette dame bouger dans tous les sens avec du liquide qui sort de sa bouche ! <strong>J’appelle « vite vite un médecin quelqu’un !!!!! »</strong> Ils sont venus l’ont mise sur le côté et sont repartis, laissant la dame seule dans le couloir. </p>



<p>Enfin à 17h45 ce cauchemar se termine je suis transférée en chambre. <strong>Le lendemain matin le médecin passe et me dit que selon lui, sur les clichés, il n’y a pas de calcul, et donc pas de nécessité d’opérer.</strong> Il me fait refaire une échographie. Le temps passe, <strong>je suis toujours à jeun depuis samedi&#8230; nous sommes lundi 13 heures</strong> quand je reviens de l’échographie. <strong>Je n’ai toujours aucune information.</strong> Je demande à une infirmière si je vais pouvoir manger quelque chose, elle me dit que non car toujours pas d’information sur mon échographie. Mais <strong>quand vais-je enfin savoir ce que j’ai ?</strong> Quand vais-je pouvoir m’alimenter de nouveau pour pouvoir nourrir correctement mon enfant ? Je tire donc mon lait malgré la fatigue le mental faible et la tête qui tourne car à jeun&#8230;</p>



<p><strong>Je suis à bout, je pleure, l’infirmière est à l’écoute, et compréhensive.</strong> Je lui dit que je n’ai aucune confiance quant à ma prise en charge, que je ne souhaite pas me faire opérer ici dans tous les cas, et qu’avec cette prise en charge chaotique, mon allaitement était compromis puisque je n’arrivais presque pas à tirer de lait pour mon enfant. Elle me dit que si besoin mon conjoint peut venir avec notre enfant pour ne pas rompre cela.</p>



<p>L’après-midi mon conjoint vient avec mon enfant. En effet, c’est efficace, le fait qu’il soit présent permet à mon corps de répondre à son besoin de lait. Puis, mon enfant se met à pleurer (évacuation du traumatisme de séparation avec sa maman depuis le samedi soir), et là l’aide-soignante vient nous voir pour le faire taire car cela dérange le service. <strong>Là ça en est trop, je ne vais clairement pas assommer mon fils pour qu’il se taise.</strong> </p>



<p><strong>Il est 16 heures, je n’ai toujours pas d’informations des médecins,</strong> personne ne sait me dire ce que j’ai, aucune information de mon échographie du midi. <strong>Je demande donc à être déperfusée </strong>(dès 16h15 je le suis)<strong> et à ce qu’on me prépare mes papiers de sortie.</strong> </p>



<p><strong>A 17h30 toujours aucun papier</strong> (attente de papiers de sortie de 16h à 17h30 avec mon bébé en bas en pleine chaleur). J’ai donc frappé à la porte où il y avait infirmière et médecin, je leur ai dit que je ne pouvais plus attendre que mon fils était en pleine chaleur en bas et que par conséquent, je partais.<br><strong>Personne n’a réagi, aucune parole, rien. Ils ont refermé la porte et je suis partie.</strong> </p>



<p><strong>Je suis outrée</strong> de cette prise en charge qui n’a abouti à RIEN ! Mais SURTOUT de tout ce que j’ai pu observer aux urgences.</p>



<p><strong>De retour à domicile, je me rends compte que je n’ai pas ma carte d’identité.</strong> Le lendemain, le parcours du combattant pour réussir à joindre le bon service ! Je finis par passer par le numéro de téléphone des usagers, pour être transférée aux urgences qui me disent qu’ils n’ont rien et me transfère au service du 3e étage qui me dit également qu’il n’y a rien dans le service et que ça doit être aux urgences (les deux services se renvoient la balle) ! </p>



<p>Je fais la demande par e-mail auprès des usagers pour récupérer mon dossier médical ainsi que ma carte d’identité. Je reçois un mail, me précisant qu’il est noté dans mon dossier des urgences que ma carte vitale et carte d’identité ont été remis aux ambulanciers – or cela est totalement FAUX puisque quand j’ai été transporté je n’avais pas ma carte vitale avec moi et que c’est mon conjoint qui l’avait avec lui en arrivant. </p>



<p><strong>Donc finalement, il n’y a aucune prise en charge correcte</strong> de faite au sein de l’établissement mais en plus aucun professionnalisme et assiduité concernant le suivi des documents des patients ! </p>



<p><strong>Je me retrouve donc actuellement sans document d’identité à cause de l’incompétence des services de l’hôpital de Blois.</strong></p>



<p>Alors mes interrogations sont les suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Est-ce une stratégie mise en place par l’établissement de ne pas donner accès aux sonnettes<br>aux patients afin d’être tranquille et de ne pas être appelé ?</li>



<li>Est-ce une stratégie pour laisser souffrir, agoniser voire même mourir les patients ?</li>



<li>La pandémie a permis d’évincer les accompagnants, le fait de continuer sur cette même<br>directive permet aux hôpitaux de cacher l’envers du décor ? La majorité des patients n’étant pas aptes à se rendre compte de leur prise en charge (ou plutôt de leur NON PRISE EN CHARGE) et aucun accompagnant pour se retourner contre le système hospitalier. </li>
</ul>



<p>Merci pour l’attention que vous porterez à mon courrier en espérant que cela aboutira à une amélioration de la prise en charge des patients au sein de cet hôpital.<br>Je vous prie d’agréer, mes sincères salutations.<br><strong>Marjory Despres</strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/temoignage-le-cauchemar-de-marjory-aux-urgences-de-blois">Témoignage : le cauchemar de Marjory aux urgences de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Urgences à Blois : l&#8217;appel au 15 devient obligatoire le soir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 09:43:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec une augmentation remarquable du nombre de passages annuels, de 25.000 à 45.000, les urgences de l&#8217;hôpital de Blois ont connu un afflux massif de patients. Cependant, une nouvelle ère s&#8217;annonce dans la gestion des urgences avec des modifications importantes prévues dès ce mois. À partir de ce mois de juillet 2023, une refonte majeure &#8230;</p>
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<p>Avec une <strong>augmentation</strong> remarquable <strong>du nombre de passages annuels, de 25.000 à 45.000</strong>, les urgences de <a href="https://ch-blois.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;hôpital de Blois</a> ont connu un<strong> afflux massif de patients</strong>. Cependant, <strong>une nouvelle ère s&rsquo;annonce dans la gestion des urgences</strong> avec des modifications importantes prévues <strong>dès ce mois.</strong></p>



<p>À partir de ce mois de juillet 2023, une refonte majeure du système est en place. <strong>Des médecins de <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ville</a> seront chargés des urgences non vitales dans un local voisin.</strong> <strong>En soirée, l&rsquo;appel au 15 est obligatoire avant d&rsquo;accéder aux urgences de l&rsquo;hôpital. </strong>En fonction du niveau de gravité, les régulateurs pourront décider si le patient peut attendre jusqu&rsquo;au lendemain ou non. <strong>Pour les urgences vitales, une prise en charge sera effectuée immédiatement.</strong></p>



<p>Cette nouvelle approche modifie radicalement la façon dont les urgences sont gérées, mais elle semble nécessaire au vu de la crise actuelle des urgences. Le but est d&rsquo;inciter chacun à utiliser judicieusement le service des urgences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un centre de soins non programmés</h2>



<p>Autre changement significatif, <strong>un centre de soins non programmé,</strong> géré par des médecins libéraux, <strong>sera opérationnel six jours par semaine jusqu&rsquo;à 20h en semaine et jusqu&rsquo;à 13h le samedi.</strong> Pour accéder à ce service de garde, il faudra composer le <strong>116 117.</strong> Cela représente une offre supplémentaire qui à ceux qui n&rsquo;ont pas de médecin traitant ou qui ne peuvent pas le consulter en urgence. Les patients auront l&rsquo;assurance de voir un médecin le lendemain au lieu d&rsquo;attendre des heures aux urgences. Le nouveau centre est <strong>logé au sein des installations de l&rsquo;hôpital</strong>, offrant des avantages tels que la gestion du matériel, l&rsquo;entretien des locaux, l&rsquo;accès aux services de sécurité et la proximité du service d&rsquo;urgence. Le premier centre de soins non programmés de la région Centre-Val de Loire a été inauguré le 27 juin 2023. </p>



<p>Ces nouveautés visent à désengorger les urgences de Blois qui comptent <strong>120 passages en moyenne par jour</strong>. À terme, c&rsquo;est à toute heure qu&rsquo;il faudra passer par le centre 15 pour accéder aux urgences. Un autre <strong>dispositif national, le <a href="https://sante.gouv.fr/systeme-de-sante/segur-de-la-sante/le-service-d-acces-aux-soins-sas/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SAS</a> (Service d&rsquo;Accès aux Soins)</strong>, prendra le relais du 15 pour orienter les patients appelant pour les soins non programmés, via le 116-117, afin de ne pas surcharger le 15.</p>



<p>Le SAS, introduit dans le cadre du Pacte de refondation des urgences et renforcé lors du Ségur de la santé, jouera un rôle crucial dans le nouveau schéma de soins aux patients. Quel est son but ? Assurer la réponse aux besoins de soins vitaux, urgents et non planifiés de la population, à toute heure et partout, grâce à un parcours de soins clair et bien coordonné entre les professionnels de santé de l&rsquo;hôpital et ceux en pratique libérale au sein d&rsquo;un même territoire.</p>
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		<title>Mobilisation sur les réseaux sociaux à Blois : Un chien secouru</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 May 2023 16:25:35 +0000</pubDate>
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<p>Une histoire touchante s&rsquo;est déroulée à Blois ce vendredi 26 mai, où <strong>des dizaines de personnes se sont mobilisées sur les réseaux sociaux pour retrouver une voiture disparue, à bord de laquelle se trouvait un chien.</strong> Grâce à la collaboration entre la <a href="https://www.facebook.com/groups/288860379571128" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communauté en ligne</a> et la police municipale, <strong>l&rsquo;animal a finalement été secouru en fin de matinée.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une situation qui aurait pu mal tourner</h2>



<p>La veille, <strong>un homme confus</strong> aurait rendu visite à ses voisins à Blois. Ayant été admis plus tôt aux urgences, il <strong>avait malheureusement oublié l&rsquo;endroit où il avait garé son véhicule</strong>. Une certitude demeurait :<strong> son chien était toujours à l&rsquo;intérieur</strong> de la voiture, quelque part dans un <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">périmètre de 3 km</a> autour de l&rsquo;hôpital. Après des recherches infructueuses, l&rsquo;homme avait été contraint de rentrer chez lui sans son précieux compagnon. C&rsquo;est à ce moment-là qu&rsquo;une voisine bienveillante a lancé un appel à l&rsquo;aide sur les réseaux sociaux pour retrouver la voiture et sauver l&rsquo;animal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mobilisation sur les réseaux sociaux</h2>



<p><strong>Le message de la voisine</strong> désespérée a rapidement été relayé par de nombreuses personnes sensibles à cette situation critique. Pour augmenter les chances de localiser la voiture, une photo satellite a été partagée. La mobilisation a atteint son paroxysme, avec des habitants sillonnant les rues jusqu&rsquo;aux petites heures du matin pour retrouver l&rsquo;Opel Zafira tant recherchée. Malgré tous leurs efforts, la nuit s&rsquo;est terminée sans aucune trace de la voiture ou de l&rsquo;animal égaré.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="713" height="495" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/post.png" alt="" class="wp-image-3956" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/post.png 713w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/05/post-300x208.png 300w" sizes="auto, (max-width: 713px) 100vw, 713px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le sauvetage par la police municipale</h2>



<p>Alertée par la situation, la police municipale de Blois s&rsquo;est engagée à retrouver la voiture et le chien disparu. En fin de matinée, elle a réussi à localiser le véhicule <strong>sur le parking Saint Honoré, non loin de l&rsquo;hôpital</strong>. Le chien, un magnifique <strong>husky</strong>, était encore en vie malgré des heures sans boire ni manger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chien va retrouver son maître</h2>



<p>Les policiers ont immédiatement cherché à entrer en contact avec le propriétaire de la voiture pour lui annoncer la bonne nouvelle. <strong>L&rsquo;animal a été extrait du véhicule afin de lui fournir hydratation et nourriture. </strong>Dans l&rsquo;attente de retrouver son propriétaire, le chien a été confié à la fourrière animale, qui s&rsquo;occupera de son bien-être.</p>



<p>Cette histoire touchante démontre la puissance de la mobilisation communautaire sur les réseaux sociaux. Grâce à la solidarité des habitants de Blois, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;intervention rapide et efficace de la police municipale, un chien a été sauvé après avoir été retrouvé dans une voiture égarée.</p>
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