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	<title>Archives des impact environnemental - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<description>Le Webmag de Blois</description>
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	<title>Archives des impact environnemental - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Nucléaire et transparence : à Blois, une mobilisation pour exiger un vrai débat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 13:53:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 15 mars 2025, un petit groupe s’est rassemblé en bas de l’escalier Denis-Papin, à Blois, pour sensibiliser le public à la question du nucléaire quatorze ans après Fukushima. Parmi eux, Didier Narbeburu, militant de l’association Sortir du Nucléaire 41, qui souligne l&#8217;importance rappeler cet accident au Japon. La mobilisation, modeste mais déterminée, entend rappeler &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/nucleaire-et-transparence-a-blois-une-mobilisation-pour-exiger-un-vrai-debat">Nucléaire et transparence : à Blois, une mobilisation pour exiger un vrai débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Samedi 15 mars 2025,</strong> un petit groupe s’est rassemblé en bas de l’escalier Denis-Papin, <strong>à Blois,</strong> pour <strong>sensibiliser le public à la question du nucléaire</strong> quatorze ans après Fukushima. Parmi eux, <strong>Didier Narbeburu,</strong> militant de l’association <strong>Sortir du Nucléaire 41,</strong> qui souligne l&rsquo;importance rappeler cet accident au Japon. La mobilisation, modeste mais déterminée, entend rappeler que <strong>le risque nucléaire n’est pas une abstraction</strong> et qu’il concerne directement la société française, alors que la politique énergétique du pays semble aujourd’hui aller dans le sens d’un développement accéléré de l’atome.</p>



<p><strong>Didier Narbeburu insiste : <em>« Un accident est toujours possible</em></strong><em>. C’est officiellement reconnu. Cela a été nié pendant des années par les autorités, mais aujourd’hui plus personne ne peut prétendre le contraire. »</em> <strong>La catastrophe de Fukushima en est la preuve la plus évidente</strong>. <em>« C’est très symbolique, parce que le Japon est un pays très développé, qui se croyait protégé. Et finalement, la nature l’a rattrapé. »</em></p>



<p>À ses yeux, cette catastrophe a révélé une faillite plus profonde : celle d’<strong>un certain aveuglement technologique</strong>. Il évoque ces bornes anciennes, disposées sur les coteaux bordant la plaine côtière japonaise, marquées d’avertissements adressés aux générations futures : ne pas bâtir d’infrastructures durables sur ces terres vulnérables aux tsunamis. <em><strong>« Et cette sagesse des anciens, personne n’en a tenu compte »</strong>,</em> constate-t-il.</p>



<p>La question se pose ailleurs. En France, par exemple, où des centrales sont implantées en zone inondable, notamment celle de Saint-Laurent-des-Eaux, <strong>sur les rives de la Loire</strong>. <em><strong>« Beaucoup de centrales sont en zone inondable, parce qu’elles ont besoin d’eau en quantité industrielle. »</strong></em> Un constat qui, selon lui, révèle une même logique : <em>« Le technosolutionnisme, c’est cette idée que la technique va tout résoudre. Mais on ne prend pas en compte les connaissances anciennes. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un débat verrouillé sur le nucléaire</strong></h3>



<p>À Fukushima, la question des eaux contaminées reste un problème majeur. Depuis plusieurs mois, l’exploitant TEPCO rejette en mer l’eau ayant servi à refroidir les réacteurs endommagés. Filtrée par le système ALPS, <strong>elle contient néanmoins du tritium, un isotope de l’hydrogène que la technologie actuelle ne permet pas de confiner.</strong> Didier Narbeburu ne mâche pas ses mots : <em>« Ils ne peuvent plus la stocker. Ils ne peuvent pas la garder. Alors ils la relâchent en mer, avec l’accord de l’Agence internationale de l’énergie atomique. »</em></p>



<p><strong>La France, rappelle-t-il, n’est pas étrangère à ces pratiques.</strong> <em>« À La Hague, on rejette du tritium en quantité dans la mer. Ici, en Loire, on en relâche régulièrement dans l’eau. »</em> Ce point précis l’inquiète particulièrement. Car, si le <strong><a href="https://bloiscapitale.com/le-tritium-present-dans-notre-eau-potable-inquiete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tritium</a></strong> est souvent présenté comme inoffensif en raison de sa courte demi-vie radioactive, <em>« c’est un postulat, pas un fait scientifique établi ».</em> Il cite la CRIIRAD, un laboratoire indépendant, qui conteste l’idée d’un seuil d’innocuité pour cet élément. <em>« C’est tout le débat, mais c’est ça <strong>le problème du nucléaire : c’est un sujet immense, très vaste. »</strong></em> Un autre sujet, moins visible, l’alerte également : <strong>l’absence d’études épidémiologiques approfondies</strong> sur l’impact sanitaire des rejets radioactifs. <em><strong><a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Santé publique France</a></strong></em> mène actuellement une grande étude nationale sur les bassins industriels. <em>« Mais quand on regarde la cartographie, on voit une exception : les abords des centrales nucléaires ne sont pas étudiés. » </em>Il estime que cette absence de données est problématique. <em>« Il existe des registres des cancers dans plusieurs régions, notamment dans le nord de la France. Mais le long des cours d’eau où se trouvent certaines de nos centrales, il n’y en a pas. Pourquoi ? Qu’est-ce qui empêche d’observer finement les pathologies dans ces zones ? »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu de transparence</strong></h3>



<p>Cette exception nucléaire se retrouve dans d’autres domaines, notamment dans la gestion de l’eau. Il évoque le <strong>SDAGE</strong>, le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, un document stratégique mis à jour tous les cinq à six ans. <em>« Il est censé veiller à la qualité de l’eau, mais le nucléaire y est quasiment absent. »</em></p>



<p>Face à cette situation, Didier Narbeburu plaide pour une transparence accrue. <em><strong>« Nous avons le droit, en tant que citoyens, d’exiger des études indépendantes, menées en toute neutralité. »</strong></em> Il regrette le manque de débat sur ces questions, alors même que la France s’apprête à relancer un vaste programme nucléaire. <em>« On veut relancer le nucléaire, on veut mettre des petites centrales un peu partout. Très bien. Mais <strong>avant d’aller plus loin, faisons un vrai bilan. Un bilan sérieux. »</strong></em> Son constat est sans appel : <em>« Il n’y a plus de débat sur le nucléaire. On nous dit que c’est non carboné, donc que c’est super. On n’en parle plus. »</em></p>



<p>Pour lui, l’énergie devrait être considérée comme un bien commun, et non être accaparée par des logiques partisanes. <em><strong>« Le nucléaire n’est ni de droite ni de gauche, comme l’eau potable d’ailleurs. »</strong></em> Et d’ajouter, en guise de conclusion : <em>« Quand un sujet est verrouillé politiquement, cela empêche le progrès. Parce que le vrai progrès, c’est d’évaluer les choses et d’adapter nos stratégies en conséquence. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fukushima-quatorze-ans-apres-un-chantier-titanesque-et-des-questions-sans-reponse"><strong>Fukushima, quatorze ans après : un chantier titanesque et des questions sans réponse</strong></h3>



<p>La situation à Fukushima demeure un sujet de préoccupation internationale. <strong>Quatorze ans après la catastrophe du 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi reste un immense chantier de démantèlement dont l’issue semble encore incertaine.</strong></p>



<p>En novembre 2024, pour la première fois, TEPCO a réussi à extraire un échantillon de combustible fondu du réacteur numéro 2. Une quantité minuscule – 0,7 gramme – qui a été transportée dans un laboratoire de l’Agence japonaise de l’énergie atomique pour analyse. Cette avancée est symbolique, car elle marque la première tentative concrète d’extraction des <strong>880 tonnes de <a href="https://www.connaissancedesenergies.org/questions-et-reponses-energies/nucleaire-quappelle-t-le-corium#:~:text=Le%20corium%20est%20un%20magma,d'autres%20%C3%A9l%C3%A9ments%20du%20c%C5%93ur." target="_blank" rel="noreferrer noopener">corium</a> encore présentes dans les trois réacteurs accidentés.</strong> Mais elle illustre aussi la lenteur et la complexité des opérations. Ce premier prélèvement aurait dû avoir lieu en 2021, mais les retards dans le développement des équipements ont repoussé l’échéance.</p>



<p>Le calendrier des extractions futures dépendra des résultats de l’analyse de cet échantillon. Cependant,<strong> le démantèlement total de la centrale pourrait s’étendre sur plusieurs décennies, voire un siècle, en raison des niveaux de radioactivité extrêmes</strong> qui rendent toute intervention humaine impossible sans assistance robotisée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-eaux-contaminees-un-probleme-sans-solution-immediate"><strong>Les eaux contaminées, un problème sans solution immédiate</strong></h3>



<p><strong>Parallèlement, la gestion des eaux contaminées continue de faire débat. </strong>Chaque jour, la centrale produit de nouveaux volumes d’eau radioactive, utilisés pour refroidir le combustible fondu. Cette eau est traitée par le système ALPS (Advanced Liquid Processing System) afin d’éliminer la majorité des radionucléides. <strong>Mais une substance reste impossible à filtrer efficacement : le tritium.</strong></p>



<p><strong>Depuis 2023, TEPCO procède à des rejets contrôlés de cette eau traitée dans l’océan Pacifique</strong>. Entre janvier et novembre 2024, 78 285 tonnes ont déjà été déversées. L’opération, qui devrait s’étaler sur au moins vingt ans, est réalisée sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et avec l’aval du gouvernement japonais. Tokyo assure que les concentrations de tritium sont bien en deçà des seuils réglementaires internationaux, mais la décision a suscité une vive opposition, notamment en Chine et en Corée du Sud.</p>



<p>Face à ces craintes, le Japon et la Chine ont convenu, en septembre 2024, d’un dispositif de surveillance commun. Pékin pourrait ainsi reprendre progressivement ses importations de produits de la mer japonais, suspendues après le début des rejets.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-retour-a-la-normale-tres-limite-dans-les-zones-evacuees"><strong>Un retour à la normale très limité dans les zones évacuées</strong></h3>



<p><strong>Dans les environs de la centrale, les opérations de décontamination se poursuivent, mais leur efficacité reste relative.</strong> Certaines zones restent interdites d’accès, notamment dans sept municipalités voisines. D’autres, qualifiées de <em>« zones à reconstruire et à redynamiser prioritairement »</em>, ont été partiellement réouvertes à la population à partir de 2022. En mai 2023, les autorités japonaises ont levé de nouvelles restrictions, permettant à davantage d’anciens résidents de revenir.</p>



<p>Mais le retour est loin d’être massif. Les infrastructures ont été reconstruites dans plusieurs communes, comme Ōkuma ou Futaba, mais la plupart des habitants n’ont pas souhaité s’y réinstaller. L’ordre d’évacuation de Futaba n’a été levé qu’en août 2022, faisant de ses habitants les derniers à pouvoir regagner leurs foyers. En mai 2024, un événement symbolique a marqué la ville : pour la première fois depuis quatorze ans, les cavaliers du festival de Sōma Nomaoi ont paradé à nouveau dans les rues, renouant avec une tradition locale ancestrale.</p>



<p>Le gouvernement japonais continue de planifier l’avenir des terres encore contaminées. En décembre 2024, une réunion ministérielle a acté l’élaboration d’un premier plan d’action pour gérer ces sols, avec un objectif de traitement avant <strong>mars 2045</strong>. Mais le défi reste immense, tant du point de vue environnemental que social.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-relance-du-nucleaire-malgre-les-controverses"><strong>Une relance du nucléaire malgré les controverses</strong></h3>



<p><strong>Malgré Fukushima, le Japon a relancé plusieurs réacteurs nucléaires, arguant de la nécessité de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et d’assurer sa sécurité énergétique.</strong> En octobre 2024, treize ans et sept mois après l’accident, le réacteur numéro 2 de la centrale d’Onagawa a redémarré. Le mois suivant, la Haute Cour de Sendai a rejeté une action en justice intentée par des résidents qui demandaient l’arrêt de cette installation, estimant que le plan d’évacuation en cas d’accident était insuffisant.</p>



<p>Les conséquences judiciaires de Fukushima continuent également de se faire sentir. En décembre 2024, la Haute Cour d’Osaka a cassé un jugement qui, en première instance, reconnaissait la responsabilité conjointe du gouvernement et de TEPCO dans la catastrophe. La nouvelle décision dégageait l’État de toute culpabilité et condamnait uniquement TEPCO à verser plus de 100 millions de yens (environ 630 000 euros) d’indemnisation aux 166 plaignants.</p>



<p>Quatorze ans après l’un des pires accidents nucléaires de l’histoire, Fukushima reste un site sous haute surveillance, où chaque avancée semble révéler l’ampleur du chemin qu’il reste encore à parcourir.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/nucleaire-et-transparence-a-blois-une-mobilisation-pour-exiger-un-vrai-debat">Nucléaire et transparence : à Blois, une mobilisation pour exiger un vrai débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 13:44:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jérémie Pichon se consacre à la préservation de l’environnement et à la réduction des déchets. Après avoir passé 18 ans au sein d&#8217;ONG et participé à des initiatives majeures telles que le Pacte écologique et le Grenelle de l’environnement, il opère en 2014 un véritable tournant dans son engagement. Auteur du livre « Famille Zéro &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme">Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Jérémie Pichon</strong> se consacre à la préservation de l’environnement et à la <strong>réduction des déchets</strong>. Après avoir passé <strong>18 ans</strong> au sein d&rsquo;<strong>ONG</strong> et participé à des initiatives majeures telles que le <strong>Pacte écologique</strong> et le <strong>Grenelle de l’environnement</strong>, il opère en <strong>2014</strong> un véritable tournant dans son engagement.</p>



<p>Auteur du livre <em>« Famille Zéro Déchet »</em>, <strong>avec Agglopolys, il donnera une conférence stand-up le vendredi 7 février 2025 à 20h à l&rsquo;IUT de Blois,</strong> situé au 3 place Jean Jaurès.</p>



<p>Pour <strong>Blois Capitale</strong>, il revient sur les origines de sa prise de conscience autour du <strong>zéro déchet</strong>, née d’une réflexion et de nombreuses expériences de terrain. En s’appuyant sur l’exemple de l’association <strong>Mountain Riders</strong>, qu’il cofonde en 2001 pour <strong>ramasser les déchets</strong> sur les pistes de ski, Jérémie Pichon nous explique comment la question des déchets est devenue centrale dans son parcours.</p>



<p>Face à la <strong>surconsommation</strong> et à la <strong>pollution généralisée</strong> qu&rsquo;il observe, notamment lors de missions en Afrique ou sur les plages de la <strong>Côte Basque</strong> avec <strong>Surfrider Foundation</strong>, il comprend que les <strong>déchets ne sont pas qu&rsquo;un problème environnemental</strong> mais le symptôme d’un modèle économique <strong>extractiviste et productiviste</strong>.</p>



<p>Le déclic se produit en <strong>2014</strong>, lorsqu’il réalise que <strong>malgré son engagement militant</strong>, sa propre famille produit une <strong>poubelle pleine chaque semaine</strong>. Cette prise de conscience l’amène à repenser entièrement ses habitudes de consommation et à se lancer dans l’<strong>aventure du zéro déchet</strong>. En vidant leur poubelle dans le jardin, lui et sa famille découvrent que celle-ci est principalement constituée de <strong>plastique et d’emballages agroalimentaires</strong>, reflet d’un <strong>système mondialisé</strong> dépendant de l’emballage.</p>



<p>À travers cette discussion, Jérémie Pichon partage avec nous son cheminement, ses découvertes, et l’importance de <strong>réduire les déchets</strong> pour <strong>repenser notre rapport à la consommation</strong>. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le défi zéro déchet : trois ans de transformation radicale</strong></h2>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Comment avez-vous amorcé ce virage vers le zéro déchet ?</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : En <strong>2014</strong>, à l’époque, <strong>le concept de « zéro déchet » n’existait pas encore vraiment en France</strong>. On ne savait pas trop où on allait, on expérimentait. <strong>On a alors commencé à changer nos habitudes de consommation</strong>. La première année : on est passés d’une poubelle par semaine à une poubelle par mois. La deuxième année : on est passés à une poubelle tous les six mois. <strong>La troisième année : on est arrivés à un bocal d’un kilo de déchets pour quatre personnes sur une année entière.</strong></em></p>



<p><em>On avait atteint <strong>les limites de ce qu’on pouvait faire</strong>, et on s’est rendu compte que <strong>notre transition ne concernait pas que les déchets</strong>. En fait, nous avions fait une transition écologique dans deux domaines majeurs : l’alimentation (qui génère énormément de déchets via les emballages) et la consommation d’objets et de vêtements. Le <strong>zéro déchet nous a amenés à une réflexion plus large</strong> sur notre manière de consommer. Et puis, comme on partageait notre expérience sur un <strong>blog</strong>, ça a pris de l’ampleur. Un éditeur nous a contactés pour <strong>écrire un livre</strong> et, progressivement, le mouvement <strong>zéro déchet</strong> est né en France. Entre <strong>2014 et 2020</strong>, ça a été une véritable <strong>explosion du sujet</strong>, jusqu’à devenir un mouvement national, voire international. Aujourd’hui, le <strong>zéro déchet</strong> est partout et c’est une belle victoire.</em></p>



<ol class="wp-block-list">
<li></li>
</ol>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Pourtant 250 kg de plastique arrivent chaque seconde dans l’océan. C&rsquo;est bien cela ?</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, ce sont <strong>les estimations</strong>. On produit <strong>près de 450 millions de tonnes de plastique par an</strong>, et <strong>3 à 4 % de cette production finit dans l’océan</strong>. Cela représente environ <strong>14 à 15 millions de tonnes de déchets plastiques par an</strong> dans les océans. Pour donner une image, cela équivaut à <strong>un semi-remorque de plastique déversé dans l’océan toutes les 30 secondes</strong>. Et le problème, c’est qu’<strong>on ne freine pas la production</strong>. Aujourd’hui, avec la croissance industrielle et la demande en plastique, les prévisions montrent que <strong>la production pourrait doubler, voire tripler d’ici 2050</strong>. Si on continue sur cette lancée, <strong>d’ici 2040 ou 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan en volume</strong>. On est donc dans une <strong>dynamique de croissance incontrôlée</strong>, où <strong>chaque année, on augmente la pollution plastique</strong>, au lieu de la réduire.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="1004" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois.jpg" alt="" class="wp-image-22569" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois.jpg 720w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois-215x300.jpg 215w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure></div>


<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous expliquez que notre consommation de ressources ne fait qu’augmenter.</mark> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Vous donnez le chiffre de 50 tonnes de ressources consommées par an et par Européen.</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Exactement. Aujourd’hui, le système économique est basé sur une <strong>croissance annuelle de 2 à 3 %.</strong> Ça peut paraître peu, mais si vous ajoutez <strong>2 % chaque année</strong>, vous créez une exponentielle. En <strong>25 ans</strong>, cela signifie qu’on double nos besoins en ressources, en énergie, en extraction de matières premières. C’est un mécanisme implacable : <strong>tous les 25 ans, on consomme deux fois plus que la génération précédente.</strong> C’est ce qu’on a observé depuis <strong>1945 et l’accélération de la société de consommation</strong>. On nous vend aujourd’hui la transition énergétique comme une solution, notamment avec l’électrification des transports et les énergies renouvelables. Mais en réalité, on reste dans cette même logique d’extraction et de surconsommation. <strong>Produire une voiture électrique nécessite encore plus de ressources minières qu’une voiture thermique</strong>, notamment avec les batteries au lithium. Rien n’a fondamentalement changé. Le problème de fond, c’est qu’on continue à <strong>raisonner en croissance</strong>, alors que la seule véritable solution serait de <strong>réduire nos besoins</strong>. On parle souvent d’<strong>économie circulaire</strong>, et c’est une bonne chose, mais elle repose sur <strong>quatre grands principes</strong> : <strong>réduire, réutiliser, réparer et recycler</strong>. Or, aujourd’hui, on met tout en avant sauf le premier, qui est pourtant le plus important.</em></p>



<p><em>La première chose à faire, c’est <strong>réduire notre consommation</strong>. Ensuite, il faut réutiliser ce qui peut l’être, privilégier les objets durables et réparables, et enfin recycler ce qui ne peut plus être utilisé autrement. Mais aujourd’hui, on ne nous parle que de recyclage, comme si c’était une solution miracle. <strong>Le recyclage, c’est la dernière étape, pas la première</strong>. Recycler, c’est bien, mais ça ne suffit pas, car la majorité des matériaux ne sont pas recyclables à l’infini, et leur traitement demande aussi énormément d’énergie. <strong>Le plus gros mensonge du moment, c’est la « croissance verte »</strong>. On nous explique qu’on va pouvoir continuer à produire et consommer toujours plus, mais d’une manière « propre ». C’est une illusion. <strong>On reste dans le même système destructeur, en mettant simplement un vernis écologique dessus.</strong></em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : À travers votre démarche, vous montrez que réduire ses déchets ne se limite pas à un simple geste écologique, mais touche à tout un système de consommation.</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Complètement. Le zéro déchet, au départ, c’était une réaction contre la <strong>surproduction d’emballages et de plastiques</strong>. Mais très vite, on s’est rendu compte que cette démarche touchait à <strong>beaucoup plus large</strong>. En réduisant nos déchets, on s’est mis à <strong>changer nos modes de consommation</strong>, à <strong>réinterroger nos besoins réels</strong>, à <strong>réduire nos achats</strong>, à privilégier <strong>la seconde main, la réparation, les circuits courts</strong>.</em></p>



<p><em>Ça nous a amenés à revoir <strong>toute notre alimentation</strong>, car l’industrie agroalimentaire est un des plus grands générateurs de déchets. On a décidé d’acheter directement chez des producteurs locaux, de privilégier le vrac, d’éviter les produits transformés. Ça a complètement transformé notre rapport à la nourriture, et on a vite constaté qu’en plus d’être <strong>meilleur pour l’environnement</strong>, c’était aussi <strong>meilleur pour notre santé</strong>.</em> <em>On a aussi appliqué cette réflexion aux objets du quotidien. Est-ce qu’on a vraiment besoin d’acheter tout ce qu’on nous pousse à consommer ? Est-ce qu’on ne peut pas <strong>réparer plutôt que jeter</strong> ? Est-ce qu’on ne peut pas <strong>partager plutôt que posséder</strong> ?</em></p>



<p><em>À force de faire ces choix, on a réalisé qu’on était en train de <strong>sortir du modèle de surconsommation</strong> et que ce modèle était <strong>extrêmement vertueux</strong>. En plus de réduire nos déchets, on a réduit nos dépenses, notre impact carbone et notre exposition aux produits chimiques. Et ce qui est intéressant, c’est qu’en étudiant notre mode de vie après cette transition, on a constaté des résultats concrets. Quand on passe à une <strong>alimentation locale et en circuit court</strong>, on <strong>divise par quatre</strong> <strong>notre empreinte carbone alimentaire. Si tout le monde faisait ça, l’impact serait énorme.</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bien-être dans la sobriété</strong></h2>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : On comprend bien tous les bénéfices économiques, environnementaux et sanitaires du mode de vie zéro déchet. Mais est-ce que le message le plus difficile à faire passer, ce n’est pas justement que ce mode de vie rend plus heureux ?</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : <strong>On pourrait croire que réduire, consommer moins, c’est une contrainte, une privation. Mais en réalité, c’est tout l’inverse.</strong> D’abord, on retrouve <strong>du temps</strong>. Aujourd’hui, on est dans une société où on passe <strong>une grande partie de notre vie à travailler</strong> pour acheter des choses dont on n’a pas besoin. On travaille <strong>beaucoup trop</strong> et, paradoxalement, on nous demande de travailler encore plus longtemps. Si on change de perspective et qu’on réduit notre consommation, on peut aussi réduire notre <strong>besoin d’argent</strong>, donc notre besoin de travailler autant.</em></p>



<p><em>Ensuite, on <strong>gagne en qualité de vie</strong>. Manger local et de saison, c’est redécouvrir <strong>le vrai goût des aliments</strong>. Acheter en circuit court, c’est rencontrer <strong>les producteurs</strong>, recréer du lien social. Réparer plutôt que jeter, c’est retrouver <strong>le plaisir de faire durer les choses</strong> et de sortir du cycle de l’obsolescence programmée. C’est une logique <strong>totalement inverse</strong> à celle dans laquelle on nous enferme aujourd’hui, où tout est basé sur l’hyperconsommation. On est sans cesse exposés à des publicités qui nous poussent à acheter, on nous crée des besoins artificiels, on nous explique que le bonheur passe par l’accumulation d’objets.</em></p>



<p><em>Le mode de vie zéro déchet, c’est une <strong>simplification de notre quotidien</strong>, une <strong>redéfinition de ce qui est vraiment essentiel</strong>. Et c’est une <strong>libération</strong>. On ne dépend plus de la dernière nouveauté à la mode, on ne ressent plus le besoin de toujours acheter plus. Et ça, au final, c’est ce qui <strong>rend vraiment heureux</strong>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un modèle de société à réinventer</strong></h2>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Votre message, au fond, va bien au-delà de la question des déchets. Vous proposez un vrai changement de société.</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : On ne parle pas simplement d’un <strong>geste écologique individuel</strong>, on parle d’un <strong>changement profond de notre modèle de société</strong>. Le problème, c’est qu’on est dans un système <strong>qui ne veut pas changer</strong>. Il est construit pour favoriser <strong>l’hyperconsommation et la croissance perpétuelle</strong>. Et ceux qui en bénéficient – les grandes entreprises, les ultra-riches – n’ont aucun intérêt à voir ce modèle évoluer. <strong>Mais heureusement, il y a des choses qu’on peut faire, individuellement et collectivement.</strong> On peut <strong>changer nos habitudes, refuser cette logique d’hyperconsommation</strong>. Et plus on sera nombreux, plus on aura de poids pour imposer un autre modèle. Le zéro déchet, c’est une <strong>porte d’entrée vers ce changement</strong>, mais c’est aussi un combat plus global. Et ce combat, il est essentiel, parce que l’avenir qu’on nous prépare, si on ne change rien, c’est le chaos.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="640" height="400" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON.jpeg" alt="" class="wp-image-22577" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON.jpeg 640w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON-300x188.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">CREDIT PHOTO : Laure B</figcaption></figure></div>


<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Dans vos conférences, vous cherchez avant tout à provoquer une prise de conscience et à inciter à l’action.</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, c’est vraiment l’objectif principal. Je veux que les gens, en sortant de ces deux heures de rencontre, aient <strong>envie de passer à l’action</strong>. L’idée, c’est de les <strong>motiver, de les booster</strong>, et ça marche plutôt bien. Ce qui fonctionne, c’est le mélange d’<strong>émotions et d’énergie</strong> que je mets dans mes interventions. Je joue sur <strong>l’indignation, la colère</strong>, mais aussi sur <strong>l’humour</strong>. On rigole, on se rend compte que <strong>ce mode de vie est possible</strong>, accessible à tout le monde. Au final, <strong>il suffit de décider.</strong> Mon but, c’est de créer des <strong>colibris</strong>, des gens qui, après la conférence, se disent : <strong>« OK, j’agis »</strong>.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Est-ce qu’il y a des domaines où c’est totalement impossible de réduire ?</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Il y a des <strong>limites incontournables</strong>. Les <strong>médicaments</strong>, par exemple, sont un véritable problème. Il n’existe pas de <strong>pharmacies en vrac</strong>. Chaque boîte contient une plaquette en <strong>aluminium et plastique</strong>, et ces matériaux sont <strong>indissociables</strong>, donc <strong>non recyclables</strong>. On jette donc énormément, et il y a aussi <strong>beaucoup de gaspillage</strong> avec des boîtes contenant plus de médicaments que nécessaire. C’est une <strong>logique commerciale</strong> : vendre des boîtes de 32 au lieu de 15, ça rapporte plus. Et vu <strong>le poids des lobbies pharmaceutiques et pétrochimiques</strong>, il n’y a aujourd’hui <strong>aucune alternative</strong>. La seule chose que l’on peut faire, c’est essayer de <strong>consommer moins de médicaments</strong>, mais pour <strong>ceux qui ont des traitements de fond</strong>, c’est évidemment impossible.</em></p>



<p><em><strong>Il y a aussi la voiture, surtout en milieu rural.</strong> En ville, il est <strong>tout à fait possible</strong> de vivre sans voiture. Il y a les <strong>transports en commun, le vélo, la trottinette</strong>, et surtout, on fait des <strong>économies énormes</strong> en se passant de voiture. Mais en campagne, ce n’est pas du tout la même réalité. La voiture y est <strong>indispensable</strong> pour aller travailler, faire des courses, se socialiser. On pourrait imaginer des <strong>solutions collectives, mutualisées</strong>, mais aujourd’hui, on est encore <strong>très loin de cela</strong>.</em> <em>Le <strong>numérique</strong> pose aussi un vrai problème, même si là, il existe <strong>des solutions</strong>. Aujourd’hui, un <strong>smartphone a une durée de vie de deux ans</strong>, mais ce n’est <strong>pas une contrainte technique</strong>, c’est <strong>culturel</strong>. <strong>80 % des smartphones remplacés fonctionnent encore</strong>. Les gens changent simplement parce qu’on leur vend le <strong>dernier modèle à la mode</strong>. Ce qu’il faudrait, c’est <strong>allonger la durée de vie des appareils</strong>. Un smartphone pourrait durer <strong>dix ou quinze ans</strong> s’il était conçu pour être <strong>réparable et évolutif</strong>. Il y a déjà des initiatives comme <strong><a href="https://shop.fairphone.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fairphone</a></strong>, qui proposent ce type de modèle. Il faudrait aussi <strong>réduire le streaming</strong>, qui consomme <strong>d’énormes ressources en bande passante</strong> et en <strong>stockage de données</strong>. Et avec l’arrivée de <strong>l’intelligence artificielle</strong>, ça va être <strong>pire encore</strong>, car ces technologies nécessitent une <strong>consommation énergétique colossale</strong>.</em></p>



<p><em>Enfin, il y a des domaines où c’est plus compliqué, comme les <strong>chaussures de sport</strong>. Difficile d’acheter des chaussures de running d’occasion ou de les réparer. Pour le <strong>néoprène</strong>, qui est une horreur en termes de plastique, il est au moins possible de <strong>réparer ses combinaisons</strong> et de les faire durer vingt ans. C’est pareil pour les <strong>planches de surf</strong>. Il vaut mieux en <strong>avoir une seule et la partager ou la louer</strong>, plutôt que d’accumuler du matériel.</em></p>



<p><em>L’une des solutions les plus simples, c’est <strong>d’acheter moins</strong>. <strong>Consommer moins, c’est économiser de l’argent</strong>. Et au final, <strong>ce n’est pas consommer qui nous rend heureux</strong>, c’est <strong>vivre des expériences et partager des moments</strong>.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : D&rsquo;ailleurs, dans votre famille, vous avez aussi changé votre approche des cadeaux et des fêtes.</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, complètement. Pendant longtemps, on a suivi la tradition : acheter <strong>plein de jouets en plastique pour Noël et les anniversaires</strong>. Mais quand on prend du recul, on se rend compte que <strong>les enfants en reçoivent trop</strong>, et que <strong>beaucoup de ces objets finissent rapidement à la poubelle</strong>. En 2014, on a décidé d’essayer autre chose. On a annoncé aux enfants que, cette année-là, <strong>il n’y aurait pas de cadeaux matériels</strong>, mais <strong>une expérience à vivre ensemble</strong>. On s’est offert <strong>un week-end en cabane perchée à 30 mètres de haut</strong>. On en parle encore aujourd’hui, parce que c’était <strong>un moment magique</strong>. Depuis, on a gardé cette habitude. Plutôt que d’acheter <strong>des objets qui seront vite oubliés</strong>, on privilégie <strong>des cadeaux à vivre</strong>. Et ça marche. Ce qui reste, ce ne sont pas les objets, mais <strong>les souvenirs et les émotions</strong>.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="474" height="640" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre.png" alt="" class="wp-image-22573" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre.png 474w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre-222x300.png 222w" sizes="(max-width: 474px) 100vw, 474px" /></figure></div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’incompréhension face au rejet du message écologique</strong></h3>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Malgré toutes ces solutions concrètes et bénéfiques, le message de sobriété passe mal. Pourquoi est-ce si difficile de faire évoluer les mentalités ?</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Parce que tout est fait pour que l’<strong>on consomme toujours plus</strong>. Les gens sont <strong>constamment sollicités par la publicité</strong>, que ce soit à la télévision, sur internet, dans la rue. On nous pousse à croire que le bonheur passe par <strong>l’accumulation d’objets, une voiture plus grosse, des voyages plus loin avec EasyJet, et toujours plus de gadgets achetés chez Action</strong>. Et les <strong>médias</strong> ne nous aident pas. Plutôt que de donner de la visibilité aux messages de <strong>sobriété</strong>, ils les caricaturent. Résultat : au lieu d’être perçue comme une <strong>démarche intelligente et vertueuse</strong>, la réduction de consommation est vue comme une <strong>contrainte</strong>. Pourtant, c’est <strong>tout l’inverse</strong> : ça permet de <strong>vivre mieux, d’avoir plus de temps, de faire des économies, d’améliorer sa santé</strong>. Mais ce discours est <strong>quasiment absent des grands médias</strong></em>.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Depuis quelques années, l’écologie semble de moins en moins présente dans le débat public. Avez-vous ce sentiment ?</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Totalement. Depuis 2020, on a <strong>progressivement invisibilisé la question écologique</strong>. Avant, j’étais invité <strong>toutes les deux semaines sur des plateaux télé ou des radios</strong>. Aujourd’hui, plus rien. Ce n’est pas un hasard. On observe même <strong>une régression</strong>. Désormais, l’écologie est <strong>caricaturée</strong>. On nous traite d’<strong>« éco-terroristes »</strong>, alors qu’avant, c’était juste des insultes du type <strong>« Amish »</strong> ou <strong>« retour à la bougie »</strong>. Mais aujourd’hui, on ne se contente plus d’attaquer les militants, on <strong>attaque directement les structures qui soutiennent la transition écologique</strong>. Cette année, on parle de <strong>supprimer <a href="https://www.agencebio.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Agence Bio</a></strong>, qui soutient pourtant <strong>18 % des exploitations agricoles françaises</strong>. On remet en question <strong>l’ADEME</strong> et <strong>l’Office Français de la Biodiversité (OFB)</strong>. Tout ce qui est un frein au modèle économique actuel est <strong>ciblé et attaqué</strong>. En 25 ans d’engagement, je n’ai <strong>jamais vu une telle régression</strong>. On recule à une vitesse folle. Et pendant ce temps, les <strong>problèmes environnementaux s’aggravent</strong>.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous avez une formation d’historien. À votre avis, comment les sociétés évoluent-elles face à de telles crises ?</mark></p>



<p><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Historiquement, les sociétés ont changé de quatre manières : par <strong>les guerres, les effondrements d’États, les pandémies ou les révolutions populaires</strong>. Aujourd’hui, il faudrait une <strong>transition choisie et concertée</strong>. Malheureusement, on n’y est pas. Mais si nous ne faisons rien, ce sont ces autres forces – la guerre, l’effondrement, la crise – qui imposeront le changement. J’espère que nous arriverons à enclencher <strong>un changement positif et collectif</strong>, plutôt que de subir le chaos.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="588" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-1024x588.png" alt="Famille zéro déchet" class="wp-image-22567" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-1024x588.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-300x172.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-768x441.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet.png 1173w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo Youtube Thierry Souccar Editions</figcaption></figure>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-visite-du-centre-de-tri-des-dechets-de-parcay-meslay"><strong>Visite du centre de tri des déchets de Parçay-Meslay</strong></h2>



<p><strong>Agglopolys</strong>, l’agglomération de Blois, <strong>organise une visite gratuite</strong> du centre de tri interdépartemental de Parçay-Meslay le <strong>mercredi 26 février</strong> 2025.</p>



<p>📍 <strong>Déroulé de la visite</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Durée</strong> : 2 heures</li>



<li><strong>Transport en bus gratuit</strong> (sur inscription)</li>



<li><strong>Départ</strong> : 12h40 depuis le parking P4 du Jeu de Paume (66 avenue de Châteaudun, Blois)</li>



<li><strong>Retour</strong> : 17h30</li>



<li><strong>Public</strong> : ouvert à toutes et tous</li>
</ul>



<p>🔹 <strong>Informations et inscription</strong> :<br>L’inscription est obligatoire avant le <strong>10 février</strong> à l’adresse suivante : <strong><a>info.dechets@agglopolys.fr</a></strong>.</p>



<p>🔄 <strong>Pourquoi visiter le centre de tri ?</strong><br>Le centre de tri de Parçay-Meslay traite les déchets recyclables de <strong>13 collectivités</strong>, dont Agglopolys. Les déchets y sont triés par matériau avant d’être envoyés vers les filières de recyclage adaptées. Cette visite permet de mieux comprendre le processus de tri et l’importance du recyclage dans la gestion des déchets.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-21900" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025.png 1562w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme">Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Gaspillage alimentaire : bien gérer les restes pendant les fêtes</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/gaspillage-alimentaire-bien-gerer-les-restes-pendant-les-fetes</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Dec 2024 13:38:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[astuces zéro déchet]]></category>
		<category><![CDATA[conseils]]></category>
		<category><![CDATA[conseils anti-gaspi]]></category>
		<category><![CDATA[conservation limitée]]></category>
		<category><![CDATA[fêtes de fin d'année]]></category>
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		<category><![CDATA[gaspillage pendant les fêtes]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[impact environnemental]]></category>
		<category><![CDATA[réduire le gaspillage]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité partagée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les fêtes de fin d’année, synonymes de joie et de convivialité, sont aussi un moment où le gaspillage alimentaire atteint des sommets. Chaque foyer français jette en moyenne trois kilos de nourriture pendant cette période festive. Un chiffre qui interpelle lorsqu’on sait que, sur l’ensemble de l’année, ce sont environ dix millions de tonnes d’aliments &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les fêtes de fin d’année, synonymes de joie et de convivialité, sont aussi un moment où le gaspillage alimentaire atteint des sommets. <strong>Chaque foyer français jette en moyenne trois kilos de nourriture pendant cette période festive</strong>. Un chiffre qui interpelle lorsqu’on sait que, sur l’ensemble de l’année, ce sont environ d<a href="https://www.ademe.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ix millions de tonnes d’aliments qui partent à la poubelle en France</a>. Une surabondance qui, pourtant, pourrait être évitée avec une <strong>meilleure gestion des repas et des restes.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-probleme-exacerbe-par-les-fetes">Un problème exacerbé par les fêtes</h3>



<p><strong>La tradition de préparer des repas copieux</strong>, parfois pour satisfaire des invités de passage, pousse les ménages à acheter et à cuisiner bien au-delà des besoins réels. À cela s’ajoutent les produits à durée de <strong>conservation limitée,</strong> comme les fruits de mer ou les pâtisseries, souvent abandonnés en raison d’un manque de planification. Ces excès de prudence, mêlés à une méconnaissance des façons de valoriser les restes, font des fêtes une période où le gaspillage alimentaire explose.</p>



<p>En termes environnementaux, ce gâchis a des conséquences lourdes. <strong>Produire des aliments non consommés mobilise des ressources précieuses : eau, terres agricoles, énergie.</strong> Les déchets alimentaires sont également responsables de 3 % des émissions de gaz à effet de serre en France. À l’échelle individuelle, un tel gaspillage représente <strong>une perte financière conséquente pour les ménages, estimée entre 100 et 160 euros</strong> par an.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-tendance-qui-se-poursuit-toute-l-annee">Une tendance qui se poursuit toute l’année</h3>



<p>Le gaspillage alimentaire en France ne se limite pas aux fêtes de fin d’année. <strong>Chaque Français jette en moyenne 30 kilos de nourriture par an.</strong> Ces déchets comprennent notamment <strong>sept kilos de produits encore emballés.</strong> Si les ménages sont responsables de 32 % du gaspillage total, le phénomène s’étend à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole (21 %) jusqu’à la restauration collective et commerciale (19 %). <strong>Le coût global de ce gaspillage est estimé à 16 milliards d’euros par an.</strong> Pourtant, des solutions existent pour limiter ces pertes, dès aujourd’hui et pour les années à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-preparer-et-consommer-autrement">Préparer et consommer autrement</h2>



<p>Une des premières étapes pour réduire le gaspillage alimentaire consiste à mieux anticiper. Avant même de faire ses courses, il est crucial de <strong>planifier les repas en fonction du nombre d’invités, afin de ne pas surdimensionner les portions.</strong> Pendant les fêtes, servir des quantités raisonnables et permettre à chacun de se resservir selon son appétit peut également limiter les restes.</p>



<p><strong>Après les repas, les restes doivent être rapidement stockés dans des contenants hermétiques et placés au réfrigérateur ou au congélateur. </strong>Ces précautions permettent de prolonger leur durée de conservation. Les plats restants peuvent aussi être <strong>transformés en nouvelles recettes</strong>. Par exemple, les légumes cuits peuvent être intégrés à des soupes, les viandes utilisées dans des salades ou des sandwiches, et les fruits transformés en compotes.</p>



<p>Le partage des surplus est une autre solution concrète. <strong>Les invités peuvent repartir avec une part des plats non consommés</strong>. En parallèle, les déchets alimentaires non comestibles, comme les épluchures, peuvent être compostés pour réduire l’impact environnemental.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mieux-prevoir-pour-les-prochaines-fetes">Mieux prévoir pour les prochaines fêtes</h3>



<p>Pour éviter de reproduire les mêmes erreurs lors des prochaines célébrations, il est important de tirer des leçons des années passées. Une analyse des quantités réellement consommées peut aider à ajuster les préparations futures. De plus, <strong>privilégier des produits locaux et de saison</strong> permet de réduire le gaspillage lié aux excédents et aux importations.</p>



<p>Enfin, les Français doivent <strong>s’approprier une meilleure compréhension des dates de péremption</strong>. La mention <em>« à consommer de préférence avant le »</em> indique que l’aliment reste souvent consommable après la date inscrite, contrairement à <em>« à consommer jusqu’au »</em>, qui concerne les produits frais nécessitant une stricte gestion de la conservation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-collectif-et-individuel">Un enjeu collectif et individuel</h3>



<p>Réduire le gaspillage alimentaire est une <strong>responsabilité partagée</strong>. Les ménages, mais aussi les producteurs, les distributeurs et les restaurateurs, ont un rôle à jouer dans cette lutte contre les excès inutiles. En adoptant des pratiques simples, chacun peut contribuer à limiter les pertes tout en réalisant des économies. Le réveillon du nouvel an approche à grands pas. Il représente une occasion idéale pour repenser ses habitudes de consommation et faire des moments de partage des instants plus respectueux de la planète.</p>



<p></p>
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		<title>L’UNICEF alerte sur le futur des enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 08:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[actions pour l’enfance]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[avenir des enfants 2050]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2050, la vie des enfants pourrait être radicalement différente de celle d’aujourd’hui, mais pas nécessairement pour le meilleur. C’est le constat préoccupant dressé par l’UNICEF dans son rapport La Situation des enfants dans le monde 2024. L’organisation y explore les implications de trois tendances majeures – démographiques, climatiques et technologiques – qui redessineront l’avenir &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lunicef-alerte-sur-le-futur-des-enfants">L’UNICEF alerte sur le futur des enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>En 2050, la vie des enfants pourrait être radicalement différente de celle d’aujourd’hui, mais pas nécessairement pour le meilleur.</strong> C’est le constat préoccupant dressé par l’UNICEF dans <a href="https://www.unicef.org/fr/rapports/situation-enfants-dans-le-monde-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son rapport</a> <em>La Situation des enfants dans le monde 2024</em>. L’organisation y explore les implications de trois <a href="https://bloiscapitale.com/nicolas-orgelet-plus-la-transformation-est-radicale-plus-elle-demande-du-temps" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tendances majeures</a> – démographiques, climatiques et technologiques – qui redessineront l’avenir de l’enfance. Derrière ce tableau complexe, <strong>un appel clair résonne : celui de l’urgence d’agir pour protéger les générations futures.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-pression-demographique-un-defi-a-plusieurs-visages">La pression démographique : un défi à plusieurs visages</h3>



<p>D’ici 2050, la population mondiale d’enfants devrait plafonner à environ 2,3 milliards, un chiffre stable par rapport à aujourd’hui. Toutefois, cette donnée globale masque des disparités profondes. <strong>Tandis que les pays à faible revenu, principalement en Afrique subsaharienne, verront leur nombre d’enfants augmenter significativement, d’autres régions, comme l’Europe ou l’Asie de l’Est, feront face à un vieillissement accéléré de leur population.</strong> Ce basculement soulève une question essentielle : comment allouer les ressources limitées pour répondre aux besoins variés des enfants, qu’ils vivent dans des régions surpeuplées ou en déclin démographique ?</p>



<p><strong>L’Afrique, en particulier, portera une grande partie de la charge,</strong> combinant une forte croissance de la population infantile à des infrastructures souvent insuffisantes. Les projections montrent qu’<strong>en 2050, près d’un quart des enfants du monde vivront dans des pays à faible revenu,</strong> contre seulement 11 % dans les années 2000. Ce défi pourrait toutefois devenir une opportunité : un <em>« dividende démographique »</em> pourrait émerger si ces régions investissent massivement dans l’éducation et l’emploi des jeunes. Mais les écarts se creusent, et le risque de laisser de nombreux enfants sur le bord de la route est réel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-planete-en-surchauffe-la-crise-climatique-frappe-les-plus-jeunes">Une planète en surchauffe : la crise climatique frappe les plus jeunes</h3>



<p>L’avenir climatique s’annonce sombre pour les enfants. <strong>Environ un milliard d’entre eux vivent déjà dans des pays confrontés à des risques climatiques majeurs, et les prévisions pour 2050 sont alarmantes.</strong> Les vagues de chaleur extrême, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles se multiplieront, mettant en péril leur santé, leur éducation et leur sécurité. Les enfants, plus vulnérables physiquement et psychologiquement que les adultes, paieront le prix fort de cette crise.</p>



<p>Le rapport souligne que ces chocs climatiques détruiront non seulement des infrastructures essentielles comme les écoles, mais accentueront également les inégalités sociales. <strong>Depuis 2022, plus de 400 millions d’enfants ont déjà été privés de scolarité en raison de catastrophes environnementales</strong>. Par ailleurs, les déplacements forcés liés au climat deviendront monnaie courante : entre 2016 et 2023, plus de 60 millions d’enfants ont déjà été déplacés dans leur propre pays pour ces raisons.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-revolution-technologique-promesse-ou-menace">La révolution technologique : promesse ou menace ?</h3>



<p>Si les innovations technologiques offrent des opportunités extraordinaires pour améliorer la vie des enfants, elles présentent également des risques inédits. Les progrès en intelligence artificielle, en énergies renouvelables et en santé – comme le développement de vaccins à ARN messager – pourraient révolutionner l’éducation et les soins. Toutefois, <strong>ces bénéfices ne seront pas répartis équitablement</strong>. Les inégalités d’accès au numérique, exacerbées par le coût élevé des infrastructures dans les pays pauvres, priveront de nombreux enfants des avantages liés à ces avancées.</p>



<p>En parallèle, la digitalisation croissante expose les enfants à de nouveaux dangers, notamment en ligne. <strong>Exploitation, désinformation et algorithmes biaisés risquent d’aggraver les discriminations déjà existantes, particulièrement pour les enfants des communautés marginalisées</strong>. Le rapport insiste sur l’importance d’une gouvernance éthique des technologies pour prévenir ces dérives et garantir que chaque enfant puisse bénéficier des opportunités du numérique en toute sécurité.</p>



<p>Le rapport de l’UNICEF offre également une vision de ce que pourrait être un avenir meilleur pour les enfants. <strong>L’organisation exhorte les gouvernements, les entreprises et les citoyens à agir maintenant</strong>. Cela passe par des investissements dans des infrastructures éducatives et sociales, des politiques climatiques ambitieuses et une régulation stricte des technologies. L’UNICEF rappelle que l’avenir reste entre nos mains. Agir aujourd’hui, c’est protéger non seulement les enfants, mais aussi l’humanité tout entière.</p>



<p></p>
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		<title>Le retour de la consigne du verre expérimenté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 13:24:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le retour de la consigne du verre en France, prévu pour le printemps 2025, marque une étape cruciale dans la lutte contre l&#8217;impact environnemental des emballages. Ce dispositif, autrefois en vigueur dans le pays, fait l&#8217;objet d&#8217;une expérimentation dans quatre grandes régions (autres que Centre-Val de Loire) avant une éventuelle généralisation à l&#8217;échelle nationale. Le &#8230;</p>
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<p>Le retour de la <strong>consigne du verre en France</strong>, prévu pour le printemps 2025, marque une étape cruciale dans la <strong>lutte contre l&rsquo;impact environnemental des <a href="https://bloiscapitale.com/emballages-surdimensionnes-zero-waste-et-foodwatch-tapent-du-poing" target="_blank" rel="noreferrer noopener">emballages</a></strong>. Ce dispositif, autrefois en vigueur dans le pays, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une <strong><a href="https://www.banquedesterritoires.fr/le-retour-de-la-consigne-du-verre-experimente-en-2025-dans-quatre-regions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expérimentation dans quatre grandes régions</a></strong> (autres que Centre-Val de Loire) avant une éventuelle généralisation à l&rsquo;échelle nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-contexte-et-les-objectifs">Le contexte et les objectifs</h2>



<p>La réintroduction de la consigne du verre s&rsquo;inscrit dans le cadre de la <strong>loi Agec</strong> (anti-gaspillage pour une économie circulaire) adoptée en février 2020. L&rsquo;objectif principal est de réduire l&rsquo;impact environnemental des emballages en verre<strong> en augmentant leur taux de réemploi. À l&rsquo;heure actuelle, en France, moins de 1% des emballages en verre sont réemployés,</strong> la majorité étant recyclée après usage. Le gouvernement, en partenariat avec l&rsquo;éco-organisme <strong>Citeo</strong>, vise à porter ce chiffre à 10% d&rsquo;ici 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-regions-pilotes">Régions pilotes</h2>



<p>Quatre régions du nord et ouest de la France ont été sélectionnées pour tester ce système de consigne : <strong>les Pays de la Loire, la Bretagne, la Normandie et les Hauts-de-France.</strong> Le choix de ces régions repose sur plusieurs critères, notamment leur <strong>dynamisme dans les pratiques de réemploi</strong> et leurs <strong>performances de tri des déchets, qui sont supérieures à la moyenne nationale.</strong> Cela en fait des territoires propices à l&rsquo;expérimentation et à l&rsquo;adoption rapide de nouvelles pratiques environnementales​.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fonctionnement-du-systeme-de-consigne">Fonctionnement du système de consigne</h2>



<p>Le principe de la consigne est simple : lors de l&rsquo;achat d&rsquo;une bouteille ou d&rsquo;un bocal en verre, le consommateur paie une consigne supplémentaire, estimée <strong>entre 20 et 30 centimes par contenant.</strong> Ce montant est remboursé lorsque l&#8217;emballage est retourné au magasin, permettant ainsi son réemploi. Contrairement au verre recyclé, qui est broyé et refondu pour fabriquer de nouveaux objets, le verre consigné est <strong>nettoyé et réutilisé tel quel.</strong> Les premiers contenants disponibles pour cette consigne incluront des bouteilles d&rsquo;un litre pour les jus de fruits et les soupes, ainsi que des bocaux pour les conserves. D&rsquo;autres types de bouteilles, notamment celles pour la bière, seront progressivement ajoutés au système.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeux-economiques-et-environnementaux">Enjeux économiques et environnementaux</h2>



<p>L&rsquo;un des défis majeurs de cette initiative est son impact potentiel sur le prix des produits concernés. L&rsquo;ajout de la consigne pourrait en effet augmenter le coût à l&rsquo;achat, un facteur à prendre en compte dans un contexte de préoccupations croissantes pour le pouvoir d&rsquo;achat. Toutefois, les économies générées par le réemploi des emballages sont significatives : <strong>il est estimé que le réemploi permet d&rsquo;économiser 75% d&rsquo;énergie, 50% d&rsquo;eau et 79% de CO2</strong> par rapport au processus de recyclage.</p>



<p>Pour atténuer l&rsquo;impact initial sur les consommateurs, Citeo envisage de proposer<strong> un système où les premières consignes seraient avancées aux consommateurs</strong>. Cela pourrait encourager l&rsquo;adoption du système sans créer un effet dissuasif sur les achats.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-perspectives-de-generalisation">Perspectives de généralisation</h2>



<p><strong>Si l&rsquo;expérimentation dans ces quatre régions s&rsquo;avère concluante, le gouvernement et Citeo espèrent une généralisation du système à l&rsquo;ensemble du territoire français</strong>. Ce projet pourrait transformer profondément les habitudes de consommation en France, en favorisant un modèle plus durable et en renforçant l&rsquo;économie circulaire.</p>



<p>Le calendrier prévu pour ce projet est ambitieux. La production des premiers emballages en verre consignés devrait débuter en octobre 2024. Les dispositifs de collecte en magasin seront installés à partir de mars 2025, avec <strong>une mise en vente des produits consignés dès mai 2025.</strong> Les résultats de cette expérimentation seront attentivement suivis pour décider de son extension nationale.</p>
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		<title>Les dégâts écologiques des loisirs nautiques d&#8217;été</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/les-degats-ecologiques-des-loisirs-nautiques-dete</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 12:06:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les loisirs nautiques d&#8217;été sont extrêmement populaires et constituent une part du tourisme dans les régions côtières. Cependant, ces activités ont un impact environnemental significatif, affectant les écosystèmes marins et côtiers. Le secteur nautique en France génère un chiffre d&#8217;affaires de 5,08 milliards d&#8217;euros, mais cette activité économique doit être mise en balance avec les &#8230;</p>
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<p>Les <strong>loisirs nautiques d&rsquo;été</strong> sont extrêmement populaires et constituent une part du tourisme dans les régions côtières. Cependant, ces activités ont un <strong>impact environnemental significatif</strong>, affectant les écosystèmes marins et côtiers. <strong>Le secteur nautique en France génère un chiffre d&rsquo;affaires de 5,08 milliards d&rsquo;euros, mais</strong> cette activité économique doit être mise en balance avec les coûts environnementaux associés​.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pollution-de-l-eau-et-dommages-aux-habitats-marins">Pollution de l&rsquo;eau et dommages aux habitats marins</h3>



<p>Les <strong>moteurs à essence et diesel</strong> des embarcations de plaisance sont des sources de pollution. <strong>Les fuites d&rsquo;huile et les résidus de carburant</strong> sont courants, entraînant une contamination de l&rsquo;eau qui peut être toxique pour la faune et la flore marines. Selon une étude, un moteur à deux temps non entretenu peut rejeter jusqu&rsquo;à 30 % de son carburant non brûlé dans l&rsquo;eau. En outre, les touristes peuvent laisser des <strong>déchets plastiques et autres détritus</strong> qui finissent dans les océans.</p>



<p><strong>L&rsquo;ancrage</strong> des bateaux peut détruire les <strong>herbiers marins et les récifs coralliens</strong>, qui sont des habitats essentiels pour de nombreuses espèces marines (25 % de la biodiversité marine). Les récifs coralliens des <strong>Caraïbes</strong>, par exemple, ont vu une <strong>diminution de 80 %</strong> de la biomasse de poissons herbivores et de grands prédateurs à cause de la surpêche et des pratiques nautiques destructrices. Ces perturbations ont conduit à un déséquilibre des écosystèmes, augmentant la vulnérabilité des coraux aux maladies et aux invasions de macroalgues​. A cela, il faut ajouter la navigation intensive qui provoque des vagues qui accélèrent l&rsquo;érosion des plages et des berges.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-perturbation-de-la-faune">Perturbation de la faune</h3>



<p>Les moteurs de bateaux génèrent <strong>du bruit sous-marin</strong> qui perturbe, par exemple, les communications des mammifères marins comme les dauphins et les baleines. Autre exemple de nuisance, les activités de snorkeling et de plongée peuvent déranger les espèces marines, provoquant du stress et perturbant leur comportement naturel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Gestion des aires marines protégées (AMP)</h3>



<p>Les AMP sont essentielles pour atténuer les impacts du tourisme nautique, mais leur gestion est souvent inadéquate. <strong>En France, seulement 1,7 % des territoires marins de la Zone Économique Exclusive sont hautement protégés.</strong> Les régulations dans 95 % des AMP méditerranéennes ne sont pas plus contraignantes que dans les eaux non protégées, limitant leur efficacité écologique</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-solutions-pour-un-tourisme-nautique-durable">Des solutions pour un tourisme nautique durable</h3>



<p>Dans l&rsquo;hypothèse où les <a href="https://www.milieumarinfrance.fr/Nos-rubriques/Activites-et-usages/Sports-nautiques">loisirs nautiques</a> d&rsquo;<a href="https://bloiscapitale.com/category/tie-travel/tourisme">été</a> seraient indispensables, des solutions pour un tourisme nautique durable existent. Avec des <strong>moteurs électriques</strong>, une <strong>information</strong> des touristes sur les pratiques respectueuses de l&rsquo;environnement, comme la gestion des déchets et le respect des zones protégées. <strong>Imposer des restrictions sur l&rsquo;ancrage et le mouillage dans les zones sensibles</strong>, et <strong>limiter l&rsquo;accès</strong> à certaines zones marines pour protéger les habitats fragiles, forment des réponses. Organiser régulièrement des <strong>campagnes de nettoyage des plages</strong> et des <strong>fonds marins</strong> pour réduire la pollution semble indispensable.</p>
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		<title>95% des Français font de la biodiversité un sujet important voire prioritaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 13:29:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[actions environnementales des Français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une étude menée par Odoxa pour I Care et Capital, la biodiversité est désormais un enjeu majeur pour une écrasante majorité de Français. En effet, 95% des personnes interrogées considèrent la protection de la biodiversité comme un sujet important ou même prioritaire. L&#8217;étude, réalisée sur un échantillon représentatif de 1.005 Français âgés de 18 &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/95-des-francais-font-de-la-biodiversite-un-sujet-important-voire-prioritaire">95% des Français font de la biodiversité un sujet important voire prioritaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Selon une étude menée par <em><a href="https://www.odoxa.fr/">Odoxa</a></em> pour I Care et Capital, <strong>la biodiversité est désormais un <a href="https://bloiscapitale.com/nicolas-orgelet-souhaite-une-acceleration-sur-lhabitat-le-transport-leau-et-la-biodiversite" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enjeu majeur</a> pour une écrasante majorité de Français.</strong> En effet, <strong>95%</strong> des personnes interrogées considèrent la protection de la biodiversité comme <strong>un sujet important ou même prioritaire.</strong></p>



<p>L&rsquo;étude, réalisée sur un échantillon représentatif de 1.005 Français âgés de 18 ans et plus, révèle une prise de conscience notable sur les questions environnementales. Une des données les plus frappantes est que <strong>50% des Français jugent la biodiversité comme un sujet prioritaire</strong> pour les pouvoirs publics, tandis que <strong>45% la considèrent comme importante</strong> (mais pas prioritaire).</p>



<p>Le sondage montre également que <strong>80%</strong> des répondants <strong>trouvent que la situation actuelle de la biodiversité en France est préoccupante.</strong> Les principales causes identifiées par les sondés incluent la <strong>pollution chimique (63%), les effets du changement climatique (53%) et la pollution agricole due à l&rsquo;usage de pesticides et d&rsquo;engrais (47%).</strong></p>



<p>Ce vif intérêt pour la biodiversité ne se limite pas à de simples déclarations. <strong>Les Français affirment agir concrètement</strong> : 63% disent éviter d&rsquo;utiliser des emballages plastiques, 62% affirment utiliser moins de pesticides, 58% assurent ramasser des déchets pour dépolluer et 55% ont réduit leur consommation de viande. Plus encore, ils expriment <strong>une forte volonté d&rsquo;adopter des comportements encore plus respectueux de l&rsquo;environnement à l&rsquo;avenir.</strong></p>



<p>En outre, les résultats de l&rsquo;enquête suggèrent que <strong>les entreprises qui adoptent des pratiques respectueuses de la biodiversité pourraient bénéficier d&rsquo;un avantage concurrentiel significatif.</strong> En effet, 80% des actifs trouvent important que leur employeur privilégie le recyclage, évite la déforestation dans ses choix d&rsquo;approvisionnements, et évalue régulièrement son impact sur la biodiversité.</p>
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		<title>Des idées de bonnes résolutions écologistes pour 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 15:13:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation durable]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2024 pointe son nez et au détour d&#8217;une conversation on vous demandera bientôt vos résolutions. Seront-elles écologistes ? Dans un monde confronté à des défis environnementaux sans précédent, il est impératif de repenser nos habitudes et nos choix de vie. Réduire notre empreinte carbone, privilégier les transports en commun, adopter une alimentation plus végétale et &#8230;</p>
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<p><strong>2024 pointe son nez et au détour d&rsquo;une conversation on vous demandera bientôt vos résolutions.</strong> <strong>Seront-elles écologistes ?</strong> Dans un monde confronté à des défis environnementaux sans précédent, il est impératif de repenser nos habitudes et nos choix de vie.</p>



<p>Réduire notre empreinte carbone, privilégier les transports en commun, adopter une alimentation plus végétale et locale, ou encore réduire notre consommation d&rsquo;énergie sont des gestes simples mais efficaces. Heureusement, de nombreux exemples à travers le monde montrent que le changement est possible. Des villes s&rsquo;engagent vers le zéro déchet, des communautés créent des jardins urbains pour promouvoir la biodiversité, et des entreprises innovent dans des technologies propres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-petits-gestes">Les petits gestes</h2>



<p>Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir des petits gestes quotidiens. <strong>Changer nos habitudes</strong> de consommation, refuser les plastiques à usage unique, ou manger végétarien, peuvent avoir un impact significatif lorsqu&rsquo;ils sont adoptés par une majorité.</p>



<p><strong>À partir du 1er janvier 2024, <a href="https://www.gouvernement.fr/actualite/le-tri-des-dechets-alimentaires-generalise-au-31-decembre-2023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la France rend obligatoire</a> le tri à la source des biodéchets,</strong> y compris les déchets alimentaires et les déchets de jardin. Cette mesure fait suite à la loi de février 2020 contre le <strong>gaspillage</strong> et pour l’<strong>économie circulaire</strong>, exigeant des solutions pratiques de tri pour tous les ménages. L&rsquo;objectif est de valoriser ces déchets, notamment par compostage.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-pistes-pour-les-resolutions-2024-si-cela-n-est-pas-deja-fait">Dix pistes pour les résolutions 2024 (si cela n&rsquo;est pas déjà fait&#8230;)</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Réduction de la consommation de plastique</strong> : en commençant par utiliser des alternatives réutilisables comme des sacs en tissu et des gourdes.</li>



<li><strong>Alimentation durable</strong> : favoriser les produits locaux et intégrer des repas végétariens.</li>



<li><strong>Économie d&rsquo;énergie</strong> : éteindre les appareils inutilisés et utiliser des ampoules LED.</li>



<li><strong>Mobilité durable</strong> : privilégier la marche, le <a href="https://bloiscapitale.com/lessor-du-velo-en-france-prouve-par-les-chiffres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vélo</a>, et les transports en commun.</li>



<li><strong>Nettoyage environnemental</strong> : participer à des actions de nettoyage local.</li>



<li><strong>Gestion de l&rsquo;eau</strong> : réparer les fuites et utiliser l&rsquo;eau de pluie pour les plantes.</li>



<li><strong>Soutien aux entreprises durables</strong> : choisir des marques éco-responsables.</li>



<li><strong>Minimalisme</strong> : réduire, réutiliser, recycler.</li>



<li><strong>Produits durables</strong> : opter pour des matériaux respectueux de l&rsquo;environnement.</li>



<li><strong>Engagement local</strong> : participer à des initiatives écologiques communautaires.</li>
</ol>



<p>En adoptant des habitudes écologiques, nous faisons un pas vers la préservation de notre planète.</p>
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		<title>Changement d&#8217;ère : selon une étude les jeunes se détournent de l&#8217;avion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 08:45:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Français semblent redéfinir leur rapport avec le voyage et l&#8217;avion, une tendance qui pourrait remodeler le visage du transport et de la mobilité dans l’Hexagone, révèle une étude d’Odoxa. Un nouveau front s&#8217;ouvre sur le terrain de la conscience écologique. L’avion perd de l’altitude La part des Français voyageant en avion au moins une &#8230;</p>
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<p><strong>Les Français semblent redéfinir leur rapport avec le voyage et l&rsquo;avion,</strong> une tendance qui pourrait remodeler le <strong><a href="https://bloiscapitale.com/vers-un-avion-propre-ecologiquement-reve-ou-realite">visage du transport</a></strong> et de la mobilité dans l’Hexagone, révèle une étude d’<strong><a href="https://www.odoxa.fr/sondage/lavion-na-plus-la-cote-les-francais-surtout-les-jeunes-sont-de-plus-en-plus-nombreux-a-moins-vouloir-le-prendre/">Odoxa</a></strong>. Un nouveau front s&rsquo;ouvre sur le terrain de la <strong>conscience écologique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-avion-perd-de-l-altitude"><strong>L’avion perd de l’altitude</strong> </h2>



<p>La part des Français voyageant en avion au moins une fois par an tombe à 26%, soit une chute de 4 points depuis janvier. Au-delà de la barrière financière, <strong>les préoccupations écologiques pèsent lourd dans la balance du choix modal</strong>. Il s’agit d’une tendance qui n’est pas près de s’inverser, puisque <strong>59% des sondés se disent prêts à moins voler pour aider la France à réduire sa consommation énergétique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-preference-pour-le-rail-et-un-engagement-fort"><strong>Une préférence pour le rail et un engagement fort</strong></h2>



<p>Le train semble bénéficier de cette aversion grandissante pour l’avion : <strong>64% des usagers aériens expriment une volonté de se tourner vers le rail.</strong> Plus frappant encore, <strong>31% des Français s&rsquo;aligneraient avec les recommandations de Jean-Marc Jancovici,</strong> envisageant de limiter leurs voyages aériens à seulement quatre durant toute leur vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-phenomene-de-flugscham-et-le-profil-des-voyageurs-responsables"><strong>Le phénomène de « Flugscham » et le profil des voyageurs responsables</strong> </h2>



<p><strong>Le concept de « Flugscham », traduisible par la honte de voler, gagne du terrain, notamment parmi les citadins et les classes supérieures.</strong> Selon l&rsquo;étude d’Odoxa, un spectaculaire 79% des cadres affirment être prêts à délaisser l’avion pour le train sur les trajets nationaux. Cette inclination est également partagée par <strong>72% des jeunes</strong> adultes de la tranche d’âge 25-34 ans, et par une proportion identique de <strong>Franciliens.</strong> Ces données reflètent une prise de conscience notable au sein des populations traditionnellement considérées comme de gros consommateurs de voyages aériens.</p>



<p>Encore plus révélateur, <strong>89% des voyageurs fréquents,</strong> c’est-à-dire ceux qui prennent l&rsquo;avion au moins une fois par mois, expriment leur <strong>disposition à privilégier le train</strong>. Ce chiffre met en lumière une potentialité de transformation radicale des habitudes de déplacement au sein même des groupes les plus actifs en matière de voyages aériens.</p>



<p>Cet élan vers le changement ne s&rsquo;arrête pas là, puisque les efforts pour réduire l&rsquo;impact écologique se manifestent aussi dans d&rsquo;autres aspects du quotidien. Un substantiel <strong>64% des Français interrogés sont prêts à diminuer leur consommation de viande rouge</strong>, et la moitié d&rsquo;entre eux indiquent avoir déjà adopté cette habitude. En outre, <strong>21% des sondés envisagent de remplacer leur véhicule thermique par une alternative électrique,</strong> soulignant ainsi une volonté de réorientation vers des modes de vie plus durables.</p>



<p>L’étude Odoxa dévoile un paysage en mutation où le voyage aérien n&rsquo;est plus sur le haut du panier. La pression environnementale et le désir d’économies d&rsquo;énergie influent profondément sur les comportements. Les compagnies aériennes, face à ce vent contraire, devront naviguer avec précaution pour se réinventer <strong>dans un monde où le ciel n&rsquo;est plus la limite mais plutôt le domaine d&rsquo;une nouvelle conscience collective.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Cet article a été écrit sur la base des données de l&rsquo;étude Odoxa du 31 octobre 2023, auprès d&rsquo;un échantillon de 1005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, reflétant les comportements et les attitudes actuels des Français en matière de transport aérien.</em></p>
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		<title>De la Creusille à la Loire : l&#8217;empreinte des cribleurs de sable à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 07:45:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blois, cité ligérienne par excellence, possède un riche patrimoine tant culturel qu&#8217;environnemental. L&#8217;un des chapitres les moins explorés de son histoire est sans doute celui des cribleurs de sable. Bien plus qu&#8217;un métier, c&#8217;était une tradition, un savoir-faire, qui, toutefois, a laissé des empreintes significatives sur l&#8217;environnement. Le port de la Creusille : un pôle &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-la-creusille-a-la-loire-lempreinte-des-cribleurs-de-sable-a-blois">De la Creusille à la Loire : l&#8217;empreinte des cribleurs de sable à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Blois, cité ligérienne par excellence, possède un riche patrimoine tant culturel qu&rsquo;environnemental. L&rsquo;un des chapitres les moins explorés de son <a href="https://archives.blois.fr/article.php?laref=642&amp;titre=particularites-viennoises">histoire</a> est sans doute celui des <strong>cribleurs de sable</strong>. Bien plus qu&rsquo;un métier, c&rsquo;était une tradition, un savoir-faire, qui, toutefois, a laissé des empreintes significatives sur l&rsquo;environnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le port de la Creusille : un pôle d&rsquo;extraction</strong></h3>



<p>Au XIXe siècle, le <a href="https://bloiscapitale.com/la-creusille-a-blois-miroir-dune-ville-de-bord-de-loire">port de la Creusille</a> devient un lieu stratégique pour Blois. <strong>C&rsquo;est ici, en plein cœur de la ville, que les cribleurs de sable extraient ce matériau précieux directement du lit mineur de la Loire.</strong> Ces hommes, dotés d&rsquo;outils rudimentaires mais efficaces, prélèvent le sable et le gravier, des ressources indispensables pour la construction et diverses activités artisanales.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des conséquences environnementales notables</strong></h3>



<p>Cependant, ces prélèvements intensifs ont eu des conséquences environnementales non négligeables. Avec le temps, ils ont contribué à l&rsquo;<strong>abaissement significatif de la ligne d&rsquo;eau</strong>. Cette modification a également engendré <strong>la baisse de la nappe alluviale, asséchant certaines zones humides vitales pour la biodiversité locale.</strong></p>



<p>Plus alarmant encore, la disparition des frayères à <strong>brochets</strong> est constatée, ces habitats essentiels pour la reproduction de ce poisson emblématique du fleuve.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>1995 : une interdiction nécessaire</strong></h3>



<p>Face à ces impacts négatifs, une prise de conscience a lieu, et <strong>en 1995, l&rsquo;extraction du sable du lit mineur de la Loire est interdite</strong>. Cette décision s&rsquo;inscrit dans une volonté de préserver l&rsquo;écosystème fluvial et d&rsquo;assurer la pérennité des ressources hydriques de la région.</p>



<p>Néanmoins, cette interdiction ne signe pas la fin de l&rsquo;exploitation du sable à Blois. Désormais, elle est réalisée uniquement dans le lit majeur du fleuve, un changement qui vise à minimiser les impacts sur l&rsquo;environnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un équilibre entre tradition et écologie</strong></h3>



<p>La saga des cribleurs de sable de Blois souligne la nécessité d&rsquo;un équilibre entre exploitation des ressources et respect de l&rsquo;environnement. L&rsquo;histoire de Blois, intimement liée à celle de la Loire, montre que le progrès et la tradition peuvent coexister, mais avec une vigilance constante pour préserver la beauté et la richesse naturelle de la région.</p>
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