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	<title>Archives des recyclage - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Plastiques dans l’alimentation : pourquoi le recyclage ne suffira pas</title>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2026 12:54:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. Dans son dossier “Manger à l’ère des plastiques”, l’INRAE dresse un état des lieux précis &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Macroplastiques, microplastiques, nanoplastiques : la pollution plastique ne concerne plus seulement les déchets visibles, les océans ou les emballages abandonnés. Elle traverse les sols agricoles, les composts, les chaînes de traitement, les aliments, les organismes vivants et jusqu’au corps humain. </em></strong><em>Dans son <a href="https://www.inrae.fr/dossiers/manger-lere-plastiques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dossier “Manger à l’ère des plastiques”</a>, l’INRAE dresse un état des lieux précis d’une dépendance devenue systémique, tout en rappelant une évidence difficile à appliquer</em><strong><em> : recycler ne suffira pas, <a href="https://bloiscapitale.com/la-fin-des-paillettes-comme-un-symbole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">il faut produire moins.</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le plastique est devenu l’un des matériaux ordinaires de l’alimentation contemporaine. Il emballe, protège, conserve, transporte, isole, allège, facilite. <strong>Il accompagne les aliments depuis le champ jusqu’au rayon, puis du rayon jusqu’à la cuisine.</strong> Il est dans les films de paillage, les bâches d’ensilage, les filets, les ficelles, les serres, les emballages industriels, les barquettes, les briques, les sachets, les bouteilles, les doypacks, les sacs de congélation, les bouchons, les systèmes de conservation, les filières de déchets et parfois les composts censés nourrir les sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette omniprésence</strong> n’est pas seulement matérielle. Elle est historique, économique, sociale. Dans son dossier publié en février 2026, l’INRAE rappelle que les plastiques sont devenus <strong><em>« indissociables de l’alimentation »</em></strong>. Ce constat s’appuie notamment sur une expertise scientifique collective copilotée par INRAE et le CNRS, après trois années d’analyse de la littérature scientifique et la mobilisation d’une trentaine d’experts internationaux. L’enjeu n’est donc pas de dénoncer un objet isolé, mais de <strong>comprendre une organisation complète</strong> : celle d’<strong>un système alimentaire qui s’est construit autour du plastique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-matiere-qui-a-transforme-notre-facon-de-produire-et-de-manger">Une matière qui a transformé notre façon de produire et de manger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès du plastique tient d’abord à ses propriétés. Léger, résistant, peu coûteux, facilement modelable, il protège les aliments contre l’oxydation, les chocs, le développement microbien et les pertes d’arômes. Pour ses défenseurs, il a longtemps été présenté comme un allié de la conservation et un moyen de limiter le gaspillage alimentaire. Mais cette lecture fonctionnelle ne suffit plus à décrire son rôle réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique a accompagné l’urbanisation, l’éloignement progressif des consommateurs des lieux de production, l’allongement des distances parcourues par les denrées, puis le développement de l’agriculture industrielle et de la grande distribution.</strong> Plus les aliments voyagent, plus ils doivent être protégés. Plus ils sont préparés, découpés, transformés, portionnés, plus ils appellent des contenants adaptés. Le plastique s’est inséré dans cette chaîne au point d’en devenir une pièce structurante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’INRAE cite des chiffres qui donnent la mesure du phénomène : <strong>450 millions de tonnes de plastiques produites chaque année dans le monde et 350 millions de tonnes de déchets plastiques générées,</strong> selon des données OCDE 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le changement n’est pas seulement quantitatif. Il concerne aussi notre rapport aux aliments. Les produits prédécoupés, précuits, préépluchés, préemballés, les portions individuelles et les plats préparés ont contribué à éloigner le consommateur de la matière première. <strong>L’emballage n’est plus un simple contenant passif : il participe à une manière de produire, de vendre et de consommer.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-probleme-invisible-microplastiques-et-nanoplastiques">Le problème invisible : microplastiques et nanoplastiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution plastique a longtemps été représentée par des images visibles : sacs, bouteilles, filets, déchets flottants, animaux marins piégés ou intoxiqués. Ces images ont sensibilisé le public, mais elles ne révèlent qu’une partie du problème. L’INRAE rappelle qu’il faut désormais <strong>intégrer les particules les plus petites</strong> : les microplastiques, inférieurs à 5 mm, et les nanoplastiques, inférieurs à 1 micromètre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces fragments proviennent de la dégradation des objets plastiques</strong>, mais aussi de gestes ordinaires et d’usages quotidiens. Dévisser une bouteille en PET peut libérer des particules dans l’air ; tremper un sachet de thé en nylon dans de l’eau bouillante peut en relarguer dans la boisson ; faire passer un tracteur dans un champ revient aussi à déposer des particules issues de l’usure des pneus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne alimentaire est donc concernée à plusieurs niveaux : par les sols, par les outils agricoles, par les emballages, par les transformations industrielles, par les déchets, par l’air, par l’eau, par les organismes vivants. Selon l’INRAE, <strong>la pollution aux plastiques</strong> atteint <strong>tous les maillons</strong> de cette chaîne : <strong>le sol, les organismes vivants, les aliments et, in fine, le corps humain.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sols-agricoles-deja-contamines">Des sols agricoles déjà contaminés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enseignements les plus préoccupants du dossier concerne les <strong>sols agricoles.</strong> L’INRAE indique que <strong>ces sols sont dix fois plus pollués</strong> que les sols seulement affectés par la pollution diffuse liée aux pluies ou à l’air. <strong>À l’échelle mondiale, la contamination des sols par les microplastiques serait même supérieure à celle des océans,</strong> avec environ 1 000 microplastiques par kilogramme de sol sec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, une première étude menée en 2023 dans le cadre du <strong><a href="https://agris.fao.org/search/en/providers/122439/records/6851659853e52c13fc7662b5?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Microsof</a></strong> a cherché à caractériser cette pollution diffuse. En raison de la difficulté à mesurer les fragments les plus petits, l’étude s’est limitée aux objets de plus de 315 micromètres. Résultat : <strong>les trois quarts des sols étudiés étaient pollués, à raison de 100 à 1 000 microplastiques par kilogramme de sol.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources sont multiples. L’agriculture utilise des films de paillage, des toiles de serres, des filets d’ombrage, des enrobages d’intrants agrochimiques, des bâches pour couvrir l’ensilage, des films pour enrubanner le fourrage, des ficelles et des filets pour maintenir les balles de foin. <strong>L’élevage est particulièrement concerné</strong> : selon Plastics Europe, <strong>il représente la part la plus importante de la consommation de plastiques agricoles en France, avec une forte place des exploitations bovines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contamination des sols pose une question de fond. Les sols agricoles ne sont pas seulement des surfaces de production. <strong>Ce sont des milieux vivants,</strong> traversés par des organismes, des racines, des échanges chimiques et biologiques. Lorsque les plastiques s’y fragmentent, ils ne disparaissent pas : ils deviennent plus difficiles à voir, à mesurer et à retirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-particules-dans-les-organismes-vivants-et-les-aliments">Des particules dans les organismes vivants et les aliments</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches citées par l’INRAE montrent que les microplastiques et nanoplastiques peuvent se retrouver dans différents compartiments du vivant. Les organismes du sol, comme les vers de terre, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nematoda" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nématodes</a> ou les escargots, sont particulièrement étudiés parce qu’ils vivent au contact direct de la terre et peuvent servir d’espèces sentinelles. Les plantes sont également concernées : certaines études indiquent que <strong>des nanoplastiques peuvent pénétrer dans les racines de cultures comme la laitue ou le blé.</strong> L’INRAE évoque aussi une méta-analyse publiée en 2025 concluant à <strong>une baisse de la teneur en chlorophylle en présence de microplastiques</strong>, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 14 % pour des cultures majeures comme le riz, le blé et le maïs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compostage est souvent présenté comme une réponse vertueuse à la gestion des biodéchets. Il permet de restituer de la matière organique aux sols, de soutenir leur activité biologique et de réduire les volumes de déchets enfouis ou incinérés. Mais le dossier INRAE montre que <strong>le compost peut aussi devenir une voie d’entrée des microplastiques dans les sols agricoles lorsque le tri en amont est insuffisant.</strong> Un compost contaminé équivaut à un sol pollué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-biodegradable-et-compostable-deux-mots-a-manier-avec-prudence">« Biodégradable » et « compostable » : deux mots à manier avec prudence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La confusion autour des plastiques dits biodégradables ou compostables est une autre difficulté. L’INRAE rappelle les définitions : <strong>biodégradable</strong> désigne un matériau qui se décompose dans des conditions naturelles sous l’action de micro-organismes ; <strong>compostable</strong> désigne un matériau qui se décompose sous l’action de micro-organismes dans un temps limité grâce à des conditions contrôlées de température, de pression et d’humidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuance est importante. <strong>Un plastique compostable n’est pas nécessairement adapté à un composteur domestique.</strong> Il peut nécessiter des conditions industrielles précises. Il ne doit donc pas être jeté dans la nature, ni considéré comme une matière qui disparaîtrait spontanément sans impact. Le vocabulaire des alternatives peut donner une impression rassurante, mais…</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recyclage-necessaire-mais-tres-insuffisant">Le recyclage, nécessaire mais très insuffisant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’augmentation de la consommation de plastique, les politiques publiques et les industriels ont longtemps misé sur deux réponses principales : <strong>recycler davantage</strong> et développer des matériaux compostables. Mais l’INRAE est clair : <strong>aucune solution miracle n’existe pour traiter les déchets plastiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques</strong> sont produites chaque année, soit près de <strong>70 kg par habitant, </strong>selon les chiffres du ministère de l’Écologie. <strong>Le taux de recyclage des emballages plastiques reste faible : 25 % en France, contre 40 % en moyenne dans le reste de l’Europe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème ne tient pas seulement au geste de tri. Il tient à la nature même des emballages. Beaucoup associent plusieurs matériaux : différents plastiques, carton, aluminium, encres, colles, additifs. Ces assemblages améliorent les performances de conservation, mais rendent le recyclage difficile, parfois impossible. L’INRAE cite les <strong>doypacks de compote, les briques de lait, les paquets de chips ou de café</strong> comme exemples d’emballages multicouches très performants mais mal adaptés aux filières actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les plastiques sont recyclés, la boucle n’est pas parfaite.</strong> Le recyclage mécanique, le plus courant, dépend de la qualité des plastiques collectés, alors que leur dégradation et leur contamination progressent avec le temps. Les matériaux recyclés ou décyclés posent aussi des questions encore mal renseignées de contamination chimique à long terme. Ce cycle ne supprime pas la production de plastique vierge, toujours nécessaire pour certains usages, et il <strong>ne règle pas la question des émissions de micro- et nanoplastiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-solutions-techniques-existent-mais-elles-ne-suffisent-pas">Les solutions techniques existent, mais elles ne suffisent pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les laboratoires travaillent néanmoins sur des pistes d’amélioration.</strong> L’INRAE présente plusieurs recherches sur des matériaux biosourcés et biodégradables. Au laboratoire BIA de Nantes, des chercheurs mettent au point des matériaux par thermocompression à partir de drèches de bière, avec peu d’énergie et sans traitement chimique lourd. D’autres travaux cherchent à produire des emballages souples en ajoutant aux biodéchets des molécules d’origine végétale capables de remplacer certains additifs chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au laboratoire IATE de Montpellier, les chercheurs travaillent sur des matériaux biodégradables et biosourcés pour l’agriculture et les emballages alimentaires. Mais<strong> l’approche défendue n’est pas de remplacer tous les plastiques pétrosourcés par des alternatives biodégradables. Elle consiste à partir de l’usage réel et du besoin précis de conservation.</strong> Valérie Guillard, chercheuse dans l’équipe ePOP, résume l’objectif : <strong>limiter l’emballage au <em>« juste nécessaire ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple des barquettes de fraises est parlant : certains emballages offrent un effet barrière tellement performant qu’il faut ensuite les perforer pour laisser respirer les fruits. Autrement dit, <strong>le matériau dépasse parfois le besoin réel.</strong> Il protège trop, ou mal, parce qu’il n’a pas été pensé à partir de l’aliment, mais à partir d’une logique standardisée de performance industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette idée du <em>« juste nécessaire »</em> est centrale</strong>. Elle permet de sortir d’un faux débat entre maintien du plastique et remplacement généralisé. La bonne question devient : quel emballage, pour quel aliment, dans quelle chaîne logistique, pour quelle durée de conservation, avec quel impact et quelle fin de vie ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-moins-produire-la-priorite-oubliee">Moins produire : la priorité oubliée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les matériaux innovants, les technologies de substitution et les améliorations de formulation ne pourront pas infléchir significativement la pollution plastique <strong>si le rythme de consommation reste le même. </strong>Nathalie Gontard, chercheuse au laboratoire IATE, emploie une image directe :<strong> lorsqu’une baignoire déborde, il est utile d’écoper, mais il faut d’abord fermer le robinet.</strong> Or, selon l’Ademe, <strong>la production de déchets plastiques par Français est passée de 67 kg en 2016 à 71 kg en 2022.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’essentialité devient alors centrale. <strong>Tous les plastiques ne se valent pas.</strong> Certains usages restent difficiles à remplacer, notamment dans le domaine médical ou pour certaines fonctions sanitaires. Mais d’autres relèvent davantage de la commodité, du marketing, de l’empilement ou de l’habitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’INRAE indique que plus de la moitié des emballages plastiques pourraient être considérés comme non essentiels.</strong> On s&rsquo;en doute quand on voit des biscuits emballés dans plusieurs sachets successifs… Ces sachets individuels apportent-ils une protection réelle ou sont-ils seulement une segmentation commerciale ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-remettre-les-reponses-dans-le-bon-ordre">Remettre les réponses dans le bon ordre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sortie de dépendance ne repose pas sur une seule solution.</strong> Il faut mieux trier, améliorer les filières, surveiller les composts, concevoir des matériaux moins problématiques, développer le réemploi lorsque les conditions logistiques le permettent, simplifier les emballages, limiter les multicouches, renforcer les connaissances sur les microplastiques et leurs effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong>l’ordre des priorités compte</strong>. La réduction doit venir avant le recyclage. Le réemploi doit être pensé avant l’usage unique. Le recyclage doit être réservé à ce qui peut réellement être traité sans illusion. Le compostage ne doit pas servir de caution à des plastiques mal orientés. Les alternatives biosourcées ne doivent pas devenir un prétexte pour continuer à produire les mêmes volumes sous un autre nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le principal enseignement du dossier INRAE : le plastique alimentaire n’est pas seulement un problème de déchets. C’est un problème de production, d’usage, de conception, d’organisation agricole, industrielle et commerciale. <strong>Tant que le robinet reste ouvert, les solutions de fin de vie ne font que courir derrière le flux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plastique a rendu des services. Il a permis de conserver, transporter, protéger, standardiser. Mais il a aussi installé <strong>une culture du jetable</strong> et une dépendance matérielle dont les effets reviennent désormais par les sols, les aliments, les composts, les déchets, les organismes vivants. <strong>L’enjeu n’est donc pas de chercher un substitut magique,</strong> mais de poser une question plus exigeante : <strong>quels plastiques sont réellement nécessaires ?</strong></p>



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		<title>Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:05:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de Que Choisir et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent loin des objectifs fixés par &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Une enquête</strong> de <a href="https://www.quechoisir.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Choisir</a> et No Plastic In My Sea, menée dans plus de 1 600 magasins, dresse un état des lieux sévère de la <strong>dépendance persistante des enseignes aux emballages plastiques</strong>. Bouteilles, fruits et légumes emballés, recul du vrac, réemploi encore marginal : les initiatives existent, mais restent<strong> loin des objectifs fixés par la loi.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le plastique n’a pas disparu des rayons.</strong> Loin de là ! Malgré les engagements environnementaux affichés par la grande distribution, malgré les objectifs fixés par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire — dite loi AGEC —, malgré l’entrée en vigueur du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages, <strong>les supermarchés français restent très largement organisés autour de l’emballage jetable.</strong> C’est le principal enseignement de l’étude publiée par <em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea,</em> sous le titre <em>Supermarchés : toujours accros au plastique ?</em>* </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bouteilles-plastiques-premier-angle-mort">Les bouteilles plastiques, premier angle mort</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste d’abord sur le poids des <strong>eaux et boissons</strong>. Selon les données citées par les associations, les bouteilles représentent environ <strong>40 % des emballages plastiques des ménages</strong>. L’ADEME évalue à <strong>14,6 milliards</strong> le nombre d’eaux et boissons embouteillées en plastique consommées chaque année en France, dont <strong>8,4 milliards pour l’eau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les ventes ne reculent pas. L’étude relève que les eaux et boissons en bouteilles plastiques figurent parmi les produits les plus vendus en grande distribution. La marque Cristalline aurait ainsi atteint <strong>2,361 milliards d’unités vendues en 2025</strong>. Les ventes d’eaux embouteillées auraient, elles, augmenté de <strong>3,3 % en 2025</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question des petits formats</strong> est également pointée. L’audit de terrain relève la présence de bouteilles de jus de moins de 33 cl dans <strong>81 % des magasins de grande distribution traditionnelle</strong> visités, et de bouteilles d’eau de moins de 50 cl dans <strong>75 %</strong> d’entre eux. Ces formats, qui utilisent proportionnellement davantage de matière plastique par quantité de produit vendu, sont considérés par les associations comme <strong>particulièrement problématiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le rapport note que les distributeurs ne présentent pas, dans l’ensemble, de stratégie claire permettant d’atteindre l’objectif de réduction de <strong>50 % des bouteilles plastiques d’ici 2030</strong>, prévu par la loi AGEC. Carrefour et Coopérative U mentionnent des actions, mais celles-ci relèvent surtout du réemploi, encore marginal, de l’optimisation du recyclage ou de l’incorporation de plastique recyclé. <strong>Biocoop est présentée comme la seule enseigne ayant arrêté la vente d’eau plate en bouteille plastique à usage unique</strong> depuis 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-fruits-et-legumes-le-bio-davantage-emballe-en-grande-surface">Fruits et légumes : le bio davantage emballé en grande surface</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’arrête ensuite sur <strong>cinq fruits et légumes courants</strong> et considérés comme peu fragiles : pommes de terre, oranges, pommes, carottes et tomates, hors tomates cerises. Le constat est net : dans les grandes surfaces généralistes, <strong>les produits bio étudiés sont vendus emballés dans 91 % des cas,</strong> dont environ la moitié sous plastique. <strong>À l’inverse, dans les magasins bio, ces mêmes fruits et légumes sont vendus en vrac dans 90 % des cas.</strong> Ce résultat met en évidence <strong>un paradoxe</strong> : les fruits et légumes bio, associés à une attente environnementale plus forte, sont davantage emballés en grande distribution que les produits conventionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les associations jugent peu convaincantes les justifications avancées par les distributeurs</strong>, notamment la protection des aliments, la prévention des contaminations ou le risque de fraude entre bio et conventionnel. <strong>Le fait que les magasins bio parviennent massivement à vendre ces produits en vrac est présenté comme la preuve que d’autres organisations sont possibles.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-predecoupe-progresse-sous-plastique">Le prédécoupé progresse sous plastique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point relevé : <strong>le développement des fruits et légumes prêts à consommer ou prêts à cuisiner.</strong> Près d’un supermarché sur deux propose <strong>des légumes prédécoupés sous plastique,</strong> comme des champignons en lamelles ou des courgettes en rondelles. Plus de <strong>35 %</strong> des magasins de grande distribution visités vendent également des fruits prédécoupés, par exemple de l’ananas épluché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignes Carrefour et E. Leclerc sont particulièrement citées : selon l’enquête, <strong>70 %</strong> de leurs magasins vendent des légumes prédécoupés sous plastique et <strong>60 %</strong> des fruits prédécoupés. À l’inverse, cette pratique est décrite comme rare chez Lidl et Aldi, et presque inexistante dans les magasins bio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport signale aussi que cette tendance commerciale progresse : <strong>les achats de salades et légumes prêts à l’emploi</strong> auraient augmenté d’environ <strong>10 %</strong> sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sacs-plastiques-restent-majoritaires-pour-le-vrac-de-fruits-et-legumes">Les sacs plastiques restent majoritaires pour le vrac de fruits et légumes</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même lorsque les fruits et légumes sont proposés en vrac, le plastique demeure présent.</strong> Dans <strong>63 %</strong> des grandes surfaces enquêtées, <strong>seuls des sachets plastiques sont proposés au rayon fruits et légumes. </strong>Ce chiffre est proche de celui relevé dans une enquête précédente de 2023, où il atteignait <strong>61 %</strong>. <strong>Dans les magasins bio, les sacs plastiques sont en revanche très rares, avec une moyenne de 3 %.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que ces sacs sont souvent présentés comme biosourcés, biodégradables ou compostables. <strong>Un avis de l’<a href="https://www.anses.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anses</a></strong> souligne que ces matières et leurs produits de dégradation peuvent contribuer à une pollution de l’environnement et des aliments cultivés par les particuliers, avec des risques possibles pour la santé humaine, animale et végétale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-vrac-recule-en-grande-distribution">Le vrac recule en grande distribution</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le recul du vrac constitue l’un des constats les plus marquants</strong>. Alors que la vente sans emballage est présentée comme un levier direct de réduction des déchets plastiques, l’offre baisse dans les grandes surfaces généralistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précédente enquête de <em>Que Choisir Ensemble</em> relevait que <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution proposaient un rayon vrac en 2023. <strong>Deux ans plus tard, parmi les 1 659 magasins visités, seuls 38 % disposent encore d’un rayon vrac, soit une baisse moyenne de 19 points.</strong> Cette évolution apparaît d’autant plus notable que <strong>la loi Climat et résilience fixe un objectif de 20 % de produits sans emballage pour les magasins de plus de 400 m² à l’horizon 2030.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude relève que <strong>la baisse concerne toutes les enseignes de grande distribution enquêtées,</strong> avec un recul <strong>particulièrement marqué chez Auchan et Monoprix.</strong> E. Leclerc et Coopérative U conservent toutefois des rayons vrac dans plus des deux tiers des magasins visités. Les magasins bio restent les mieux placés. Ils proposent en moyenne <strong>129 références</strong> de vrac, contre <strong>44</strong> en grande distribution classique. <strong>Biocoop atteint, selon l’étude, 150 références en moyenne.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-reemploi-reste-tres-marginal">Le réemploi reste très marginal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi AGEC fixe un objectif de <strong>10 % d’emballages réemployés mis sur le marché d’ici 2027</strong>. Selon les données de l’Observatoire national du réemploi de l’ADEME, le niveau atteint reste très inférieur à cette trajectoire : en 2024, <strong>2,75 milliards d’emballages réemployés</strong> ont été mis sur le marché, tous usages confondus, <strong>soit 1,8 % de l’ensemble des emballages en circulation et 1,6 % des emballages ménagers.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-unidoses-masques-beaute-emballages-individuels-le-suremballage-persiste">Unidoses, masques beauté, emballages individuels : le suremballage persiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport consacre aussi une partie aux <strong>pratiques de suremballage</strong>. Deux produits sont particulièrement étudiés : les pods de lessive et les masques de beauté à usage unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lessive en pods individuels</strong> est présente dans <strong>90 %</strong> des grandes surfaces visitées, avec un pic de <strong>95 %</strong> chez Monoprix. Dans les magasins bio, cette pratique demeure plus limitée, avec <strong>15 %</strong> des magasins concernés. Les masques beauté à usage unique, vendus en sachet, sont présents dans <strong>57 %</strong> des magasins de grande distribution, et jusqu’à <strong>72 %</strong> des magasins U. Le rapport souligne également <strong>le coût pour le consommateur</strong>. Pour les masques de beauté, certains relevés affichent <strong>des prix au litre allant de 150 à 400 euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les emballages individuels alimentaires sont aussi pointés. Avec pour exemple les<strong> madeleines longues vendues sous plusieurs couches : sachets individuels, barquette et emballage extérieur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-enseignes-bio-en-avance-mais-pas-exemptes-de-critiques">Les enseignes bio en avance, mais pas exemptes de critiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La synthèse par enseigne distingue trois grands profils. <strong>Les magasins bio apparaissent globalement en avance sur la réduction du plastique.</strong> Leur modèle repose davantage sur le vrac, les fruits et légumes non emballés et, dans certains cas, le réemploi. Le rapport nuance toutefois ce constat : d<strong>es marges d’amélioration subsistent aussi dans les enseignes bio,</strong> notamment sur certains petits formats de bouteilles plastiques, sur des produits unidoses ou sur le développement du réemploi chez Naturalia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enseignes de grande distribution classique présentent, elles, des initiatives variables.</strong> Coopérative U et E. Leclerc sont mieux placées sur le vrac que d’autres. Carrefour apparaît plus engagé sur certains dispositifs de réemploi. Mais <strong>les mêmes points faibles reviennent</strong> : petits formats de bouteilles, fruits et légumes bio emballés, prédécoupé sous plastique, unidoses, masques de beauté et sacs plastiques au rayon fruits et légumes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le hard discount est présenté comme le segment où la transition reste largement à engager.</strong> <strong>Aldi et Lidl n’ont pas répondu au questionnaire.</strong> L’enquête de terrain montre peu d’offre de vrac ou de réemploi, même si certaines pratiques comme les fruits prédécoupés sous plastique ou les masques beauté y sont moins présentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-trop-centree-sur-le-recyclage">Une stratégie encore trop centrée sur le recyclage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude critique enfin <strong>la priorité donnée au recyclage</strong>. Les associations considèrent que <strong>les enseignes mettent davantage en avant la recyclabilité</strong> des emballages, l’incorporation de plastique recyclé ou les dispositifs de collecte <strong>que la réduction à la source et le réemploi.</strong> Or, dans la hiérarchie de traitement des déchets, la réduction et le réemploi doivent précéder le recyclage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, les efforts sont parfois contredits par <strong>d’autres tendances commerciales</strong> : fruits et légumes prédécoupés, doses individuelles, <strong>snacking, produits prêts à consommer.</strong> Ces offres entretiennent, selon les associations, <strong>un modèle fondé sur le jetable et l’usage unique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-demandes-adressees-aux-distributeurs">Des demandes adressées aux distributeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que Choisir Ensemble</em> et <em>No Plastic In My Sea</em> demandent aux distributeurs de mettre en place une stratégie de réduction du plastique à usage unique, chiffrée et datée.</strong> Cette stratégie devrait inclure un plan de sortie du plastique à usage unique en 2040, un plan de réduction de moitié des bouteilles plastiques d’ici 2030 et une trajectoire de réduction des déchets d’emballages conforme au règlement européen sur les emballages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations demandent également de prioriser les rayons qui génèrent les plus gros volumes de plastique : les eaux et boissons, puis l’alimentaire frais, transformé, surgelé et l’épicerie. Elles appellent enfin à <strong>développer plus fortement le vrac, le réemploi, les emballages consignés et les solutions de recharge</strong> lorsque celles-ci permettent une réduction réelle de matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude ne dit pas que rien n’a été fait. Mais elle souligne l’écart entre les initiatives et l’ampleur du problème. Le principal enseignement est là : <strong>le plastique n’est pas seulement une anomalie visible dans quelques produits</strong>. <strong>Il reste une composante ordinaire du fonctionnement des supermarchés. </strong>Il faut donc <strong>une transformation profonde de l’offre</strong> : moins de bouteilles, moins de petits formats, moins de produits emballés par défaut, davantage de vrac et de réemploi.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*L’enquête repose sur une double méthode : un questionnaire adressé à onze enseignes nationales, généralistes et spécialisées dans le bio, et une enquête de terrain menée en février 2026 par les bénévoles de Que Choisir Ensemble dans <strong>1 659 magasins</strong>. Les enseignes étudiées sont Aldi, Auchan, Biocoop, Carrefour, Coopérative U, E. Leclerc, Intermarché / Les Mousquetaires, La Vie Claire, Lidl, Monoprix et Naturalia.</em> <em>Les auteurs du rapport précisent que <strong>certaines enseignes n’ont pas répondu au questionnaire,</strong> notamment <strong>Aldi, E. Leclerc, Lidl et le groupe Casino</strong>, ce qui limite les comparaisons sur les stratégies déclarées.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/supermarches-le-plastique-reste-au-coeur-du-modele-de-la-grande-distribution">Supermarchés : le plastique reste au cœur du modèle de la grande distribution</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>L’été se vit aussi dans la nature avec le CDPNE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 10:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque été, le Comité Départemental de la Protection de la Nature et de l&#8217;Environnement (CDPNE) donne rendez-vous aux familles et aux enfants à la Maison de la Nature et de la Réserve, à Marolles, pour une série d’ateliers et de sorties au grand air. L’édition 2025 des Ateliers et Sorties Nature se tiendra du 7 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Chaque été, le Comité Départemental de la Protection de la Nature et de l&rsquo;Environnement (<strong>CDPNE</strong>) donne rendez-vous aux familles et aux enfants à la Maison de la Nature et de la Réserve, <strong>à Marolles,</strong> pour <strong>une série d’ateliers et de sorties au grand air.</strong> L’édition 2025 des Ateliers et <a href="https://bloiscapitale.com/des-sorties-nature-des-ateliers-ludiques-et-creatifs-pour-mieux-se-reconnecter" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sorties Nature</a> se tiendra du 7 juillet au 25 août.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Animées par les éducateurs à l’environnement du CDPNE, ces activités se déroulent en grande partie sur la <strong>Réserve Naturelle Nationale de Grand-Pierre et Vitain</strong>. Elles visent à faire découvrir la richesse de la biodiversité locale, à travers des formats variés et accessibles à tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première semaine de programmation proposera notamment une rencontre avec les brebis de la réserve, un atelier sur les plantes entrelacées, une sortie à la découverte des papillons, et une veillée contée sur la réserve. D’autres rendez-vous suivront tout au long de l’été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les animations sont conçues pour différents publics : certaines sont ouvertes à tous, adultes et enfants accompagnés ; d’autres sont spécifiquement réservées aux enfants à partir de 7 ans ; certaines encore sont adaptées aux plus petits, dès 4 ans. <strong>Les tarifs sont accessibles : 4,50 € pour les enfants et 6 € pour les adultes.</strong> Les adhérents du CDPNE bénéficient d’un tarif réduit (gratuit pour les enfants, 3 € pour les adultes). <strong>L’inscription est obligatoire</strong> au 02 54 51 56 70 ou par mail à <a>contact@cdpne.org</a>. Les animations se tiennent à la Maison de la Nature et de la Réserve, rue du Stade, à Marolles (41330). Un bon moyen, en famille, de vivre l’été autrement, en renouant avec la nature locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les informations complètes : <a href="http://www.cdpne.org/agenda-des-manifestations/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cdpne.org/agenda-des-manifestations/</a></p>



<table style="width:100%;border-collapse:collapse;border:1px solid #ccc">
  <thead>
    <tr style="background:#f2f2f2">
      <th style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Date</th>
      <th style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Horaire</th>
      <th style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Intitulé</th>
    </tr>
  </thead>
  <tbody>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">7 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Des brebis sur la Réserve</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">8 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Plantes entrelacées</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">À la découverte des papillons</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">10 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">20h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Veillée contée sur la Réserve</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">15 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">L&rsquo;abeille, star des pollinisateurs</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">16 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Criquets et sauterelles</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">17 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Qui se cache derrière ?</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">18 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Voyage à travers les paysages du passé (Pontlevoy)</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">21 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Musique verte</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">22 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Papier recyclé et cartes à graines</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">23 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">À la découverte des papillons</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">24 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">11h / 14h / 15h30 / 17h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Escape Game « L’étude perdue du Criquet des rocailles »</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">28 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Geocaching</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">29 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Qui se cache derrière ?</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">30 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Les secrets de la Réserve</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">31 juillet</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Plantes entrelacées</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">1 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">20h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Qui ? Qui ? Les chiroptères !</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">4 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">La chouette et ses pelotes, elle tricote ?</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">5 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Rallye-photos</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">6 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Le sol à travers l&rsquo;argile</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">7 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Criquets et sauterelles</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">8 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Musique verte</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">11 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Jeu de piste « À la recherche du carnet perdu »</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">12 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Land art</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">13 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">11h / 14h / 15h30 / 17h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Escape Game « L’étude perdue du Criquet des rocailles »</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">19 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Expérimentons les couleurs naturelles</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">20 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Geocaching</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">21 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Jouets et bricolages buissonniers</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">22 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">20h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">La Réserve sous les étoiles</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">25 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Le choc des faunes (Pontlevoy)</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">26 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Mystérieuse chauve-souris</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">27 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">9h30</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Insectes et compagnies</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">28 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">14h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Papier recyclé et cartes à graines</td></tr>
    <tr><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">29 août</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">20h</td><td style="padding:10px;border:1px solid #ccc">Veillée contée sur la Réserve</td></tr>
  </tbody>
</table>

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		<title>Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 13:44:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jérémie Pichon se consacre à la préservation de l’environnement et à la réduction des déchets. Après avoir passé 18 ans au sein d&#8217;ONG et participé à des initiatives majeures telles que le Pacte écologique et le Grenelle de l’environnement, il opère en 2014 un véritable tournant dans son engagement. Auteur du livre « Famille Zéro &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jérémie Pichon</strong> se consacre à la préservation de l’environnement et à la <strong>réduction des déchets</strong>. Après avoir passé <strong>18 ans</strong> au sein d&rsquo;<strong>ONG</strong> et participé à des initiatives majeures telles que le <strong>Pacte écologique</strong> et le <strong>Grenelle de l’environnement</strong>, il opère en <strong>2014</strong> un véritable tournant dans son engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur du livre <em>« Famille Zéro Déchet »</em>, <strong>avec Agglopolys, il donnera une conférence stand-up le vendredi 7 février 2025 à 20h à l&rsquo;IUT de Blois,</strong> situé au 3 place Jean Jaurès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Blois Capitale</strong>, il revient sur les origines de sa prise de conscience autour du <strong>zéro déchet</strong>, née d’une réflexion et de nombreuses expériences de terrain. En s’appuyant sur l’exemple de l’association <strong>Mountain Riders</strong>, qu’il cofonde en 2001 pour <strong>ramasser les déchets</strong> sur les pistes de ski, Jérémie Pichon nous explique comment la question des déchets est devenue centrale dans son parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la <strong>surconsommation</strong> et à la <strong>pollution généralisée</strong> qu&rsquo;il observe, notamment lors de missions en Afrique ou sur les plages de la <strong>Côte Basque</strong> avec <strong>Surfrider Foundation</strong>, il comprend que les <strong>déchets ne sont pas qu&rsquo;un problème environnemental</strong> mais le symptôme d’un modèle économique <strong>extractiviste et productiviste</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclic se produit en <strong>2014</strong>, lorsqu’il réalise que <strong>malgré son engagement militant</strong>, sa propre famille produit une <strong>poubelle pleine chaque semaine</strong>. Cette prise de conscience l’amène à repenser entièrement ses habitudes de consommation et à se lancer dans l’<strong>aventure du zéro déchet</strong>. En vidant leur poubelle dans le jardin, lui et sa famille découvrent que celle-ci est principalement constituée de <strong>plastique et d’emballages agroalimentaires</strong>, reflet d’un <strong>système mondialisé</strong> dépendant de l’emballage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette discussion, Jérémie Pichon partage avec nous son cheminement, ses découvertes, et l’importance de <strong>réduire les déchets</strong> pour <strong>repenser notre rapport à la consommation</strong>. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le défi zéro déchet : trois ans de transformation radicale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Comment avez-vous amorcé ce virage vers le zéro déchet ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : En <strong>2014</strong>, à l’époque, <strong>le concept de « zéro déchet » n’existait pas encore vraiment en France</strong>. On ne savait pas trop où on allait, on expérimentait. <strong>On a alors commencé à changer nos habitudes de consommation</strong>. La première année : on est passés d’une poubelle par semaine à une poubelle par mois. La deuxième année : on est passés à une poubelle tous les six mois. <strong>La troisième année : on est arrivés à un bocal d’un kilo de déchets pour quatre personnes sur une année entière.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>On avait atteint <strong>les limites de ce qu’on pouvait faire</strong>, et on s’est rendu compte que <strong>notre transition ne concernait pas que les déchets</strong>. En fait, nous avions fait une transition écologique dans deux domaines majeurs : l’alimentation (qui génère énormément de déchets via les emballages) et la consommation d’objets et de vêtements. Le <strong>zéro déchet nous a amenés à une réflexion plus large</strong> sur notre manière de consommer. Et puis, comme on partageait notre expérience sur un <strong>blog</strong>, ça a pris de l’ampleur. Un éditeur nous a contactés pour <strong>écrire un livre</strong> et, progressivement, le mouvement <strong>zéro déchet</strong> est né en France. Entre <strong>2014 et 2020</strong>, ça a été une véritable <strong>explosion du sujet</strong>, jusqu’à devenir un mouvement national, voire international. Aujourd’hui, le <strong>zéro déchet</strong> est partout et c’est une belle victoire.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Pourtant 250 kg de plastique arrivent chaque seconde dans l’océan. C&rsquo;est bien cela ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, ce sont <strong>les estimations</strong>. On produit <strong>près de 450 millions de tonnes de plastique par an</strong>, et <strong>3 à 4 % de cette production finit dans l’océan</strong>. Cela représente environ <strong>14 à 15 millions de tonnes de déchets plastiques par an</strong> dans les océans. Pour donner une image, cela équivaut à <strong>un semi-remorque de plastique déversé dans l’océan toutes les 30 secondes</strong>. Et le problème, c’est qu’<strong>on ne freine pas la production</strong>. Aujourd’hui, avec la croissance industrielle et la demande en plastique, les prévisions montrent que <strong>la production pourrait doubler, voire tripler d’ici 2050</strong>. Si on continue sur cette lancée, <strong>d’ici 2040 ou 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan en volume</strong>. On est donc dans une <strong>dynamique de croissance incontrôlée</strong>, où <strong>chaque année, on augmente la pollution plastique</strong>, au lieu de la réduire.</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="1004" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois.jpg" alt="" class="wp-image-22569" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois.jpg 720w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/pichon-blois-215x300.jpg 215w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous expliquez que notre consommation de ressources ne fait qu’augmenter.</mark> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Vous donnez le chiffre de 50 tonnes de ressources consommées par an et par Européen.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Exactement. Aujourd’hui, le système économique est basé sur une <strong>croissance annuelle de 2 à 3 %.</strong> Ça peut paraître peu, mais si vous ajoutez <strong>2 % chaque année</strong>, vous créez une exponentielle. En <strong>25 ans</strong>, cela signifie qu’on double nos besoins en ressources, en énergie, en extraction de matières premières. C’est un mécanisme implacable : <strong>tous les 25 ans, on consomme deux fois plus que la génération précédente.</strong> C’est ce qu’on a observé depuis <strong>1945 et l’accélération de la société de consommation</strong>. On nous vend aujourd’hui la transition énergétique comme une solution, notamment avec l’électrification des transports et les énergies renouvelables. Mais en réalité, on reste dans cette même logique d’extraction et de surconsommation. <strong>Produire une voiture électrique nécessite encore plus de ressources minières qu’une voiture thermique</strong>, notamment avec les batteries au lithium. Rien n’a fondamentalement changé. Le problème de fond, c’est qu’on continue à <strong>raisonner en croissance</strong>, alors que la seule véritable solution serait de <strong>réduire nos besoins</strong>. On parle souvent d’<strong>économie circulaire</strong>, et c’est une bonne chose, mais elle repose sur <strong>quatre grands principes</strong> : <strong>réduire, réutiliser, réparer et recycler</strong>. Or, aujourd’hui, on met tout en avant sauf le premier, qui est pourtant le plus important.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La première chose à faire, c’est <strong>réduire notre consommation</strong>. Ensuite, il faut réutiliser ce qui peut l’être, privilégier les objets durables et réparables, et enfin recycler ce qui ne peut plus être utilisé autrement. Mais aujourd’hui, on ne nous parle que de recyclage, comme si c’était une solution miracle. <strong>Le recyclage, c’est la dernière étape, pas la première</strong>. Recycler, c’est bien, mais ça ne suffit pas, car la majorité des matériaux ne sont pas recyclables à l’infini, et leur traitement demande aussi énormément d’énergie. <strong>Le plus gros mensonge du moment, c’est la « croissance verte »</strong>. On nous explique qu’on va pouvoir continuer à produire et consommer toujours plus, mais d’une manière « propre ». C’est une illusion. <strong>On reste dans le même système destructeur, en mettant simplement un vernis écologique dessus.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : À travers votre démarche, vous montrez que réduire ses déchets ne se limite pas à un simple geste écologique, mais touche à tout un système de consommation.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Complètement. Le zéro déchet, au départ, c’était une réaction contre la <strong>surproduction d’emballages et de plastiques</strong>. Mais très vite, on s’est rendu compte que cette démarche touchait à <strong>beaucoup plus large</strong>. En réduisant nos déchets, on s’est mis à <strong>changer nos modes de consommation</strong>, à <strong>réinterroger nos besoins réels</strong>, à <strong>réduire nos achats</strong>, à privilégier <strong>la seconde main, la réparation, les circuits courts</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ça nous a amenés à revoir <strong>toute notre alimentation</strong>, car l’industrie agroalimentaire est un des plus grands générateurs de déchets. On a décidé d’acheter directement chez des producteurs locaux, de privilégier le vrac, d’éviter les produits transformés. Ça a complètement transformé notre rapport à la nourriture, et on a vite constaté qu’en plus d’être <strong>meilleur pour l’environnement</strong>, c’était aussi <strong>meilleur pour notre santé</strong>.</em> <em>On a aussi appliqué cette réflexion aux objets du quotidien. Est-ce qu’on a vraiment besoin d’acheter tout ce qu’on nous pousse à consommer ? Est-ce qu’on ne peut pas <strong>réparer plutôt que jeter</strong> ? Est-ce qu’on ne peut pas <strong>partager plutôt que posséder</strong> ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>À force de faire ces choix, on a réalisé qu’on était en train de <strong>sortir du modèle de surconsommation</strong> et que ce modèle était <strong>extrêmement vertueux</strong>. En plus de réduire nos déchets, on a réduit nos dépenses, notre impact carbone et notre exposition aux produits chimiques. Et ce qui est intéressant, c’est qu’en étudiant notre mode de vie après cette transition, on a constaté des résultats concrets. Quand on passe à une <strong>alimentation locale et en circuit court</strong>, on <strong>divise par quatre</strong> <strong>notre empreinte carbone alimentaire. Si tout le monde faisait ça, l’impact serait énorme.</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bien-être dans la sobriété</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : On comprend bien tous les bénéfices économiques, environnementaux et sanitaires du mode de vie zéro déchet. Mais est-ce que le message le plus difficile à faire passer, ce n’est pas justement que ce mode de vie rend plus heureux ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : <strong>On pourrait croire que réduire, consommer moins, c’est une contrainte, une privation. Mais en réalité, c’est tout l’inverse.</strong> D’abord, on retrouve <strong>du temps</strong>. Aujourd’hui, on est dans une société où on passe <strong>une grande partie de notre vie à travailler</strong> pour acheter des choses dont on n’a pas besoin. On travaille <strong>beaucoup trop</strong> et, paradoxalement, on nous demande de travailler encore plus longtemps. Si on change de perspective et qu’on réduit notre consommation, on peut aussi réduire notre <strong>besoin d’argent</strong>, donc notre besoin de travailler autant.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ensuite, on <strong>gagne en qualité de vie</strong>. Manger local et de saison, c’est redécouvrir <strong>le vrai goût des aliments</strong>. Acheter en circuit court, c’est rencontrer <strong>les producteurs</strong>, recréer du lien social. Réparer plutôt que jeter, c’est retrouver <strong>le plaisir de faire durer les choses</strong> et de sortir du cycle de l’obsolescence programmée. C’est une logique <strong>totalement inverse</strong> à celle dans laquelle on nous enferme aujourd’hui, où tout est basé sur l’hyperconsommation. On est sans cesse exposés à des publicités qui nous poussent à acheter, on nous crée des besoins artificiels, on nous explique que le bonheur passe par l’accumulation d’objets.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le mode de vie zéro déchet, c’est une <strong>simplification de notre quotidien</strong>, une <strong>redéfinition de ce qui est vraiment essentiel</strong>. Et c’est une <strong>libération</strong>. On ne dépend plus de la dernière nouveauté à la mode, on ne ressent plus le besoin de toujours acheter plus. Et ça, au final, c’est ce qui <strong>rend vraiment heureux</strong>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un modèle de société à réinventer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Votre message, au fond, va bien au-delà de la question des déchets. Vous proposez un vrai changement de société.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : On ne parle pas simplement d’un <strong>geste écologique individuel</strong>, on parle d’un <strong>changement profond de notre modèle de société</strong>. Le problème, c’est qu’on est dans un système <strong>qui ne veut pas changer</strong>. Il est construit pour favoriser <strong>l’hyperconsommation et la croissance perpétuelle</strong>. Et ceux qui en bénéficient – les grandes entreprises, les ultra-riches – n’ont aucun intérêt à voir ce modèle évoluer. <strong>Mais heureusement, il y a des choses qu’on peut faire, individuellement et collectivement.</strong> On peut <strong>changer nos habitudes, refuser cette logique d’hyperconsommation</strong>. Et plus on sera nombreux, plus on aura de poids pour imposer un autre modèle. Le zéro déchet, c’est une <strong>porte d’entrée vers ce changement</strong>, mais c’est aussi un combat plus global. Et ce combat, il est essentiel, parce que l’avenir qu’on nous prépare, si on ne change rien, c’est le chaos.</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="640" height="400" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON.jpeg" alt="" class="wp-image-22577" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON.jpeg 640w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/PICHON-300x188.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">CREDIT PHOTO : Laure B</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Dans vos conférences, vous cherchez avant tout à provoquer une prise de conscience et à inciter à l’action.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, c’est vraiment l’objectif principal. Je veux que les gens, en sortant de ces deux heures de rencontre, aient <strong>envie de passer à l’action</strong>. L’idée, c’est de les <strong>motiver, de les booster</strong>, et ça marche plutôt bien. Ce qui fonctionne, c’est le mélange d’<strong>émotions et d’énergie</strong> que je mets dans mes interventions. Je joue sur <strong>l’indignation, la colère</strong>, mais aussi sur <strong>l’humour</strong>. On rigole, on se rend compte que <strong>ce mode de vie est possible</strong>, accessible à tout le monde. Au final, <strong>il suffit de décider.</strong> Mon but, c’est de créer des <strong>colibris</strong>, des gens qui, après la conférence, se disent : <strong>« OK, j’agis »</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Est-ce qu’il y a des domaines où c’est totalement impossible de réduire ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Il y a des <strong>limites incontournables</strong>. Les <strong>médicaments</strong>, par exemple, sont un véritable problème. Il n’existe pas de <strong>pharmacies en vrac</strong>. Chaque boîte contient une plaquette en <strong>aluminium et plastique</strong>, et ces matériaux sont <strong>indissociables</strong>, donc <strong>non recyclables</strong>. On jette donc énormément, et il y a aussi <strong>beaucoup de gaspillage</strong> avec des boîtes contenant plus de médicaments que nécessaire. C’est une <strong>logique commerciale</strong> : vendre des boîtes de 32 au lieu de 15, ça rapporte plus. Et vu <strong>le poids des lobbies pharmaceutiques et pétrochimiques</strong>, il n’y a aujourd’hui <strong>aucune alternative</strong>. La seule chose que l’on peut faire, c’est essayer de <strong>consommer moins de médicaments</strong>, mais pour <strong>ceux qui ont des traitements de fond</strong>, c’est évidemment impossible.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Il y a aussi la voiture, surtout en milieu rural.</strong> En ville, il est <strong>tout à fait possible</strong> de vivre sans voiture. Il y a les <strong>transports en commun, le vélo, la trottinette</strong>, et surtout, on fait des <strong>économies énormes</strong> en se passant de voiture. Mais en campagne, ce n’est pas du tout la même réalité. La voiture y est <strong>indispensable</strong> pour aller travailler, faire des courses, se socialiser. On pourrait imaginer des <strong>solutions collectives, mutualisées</strong>, mais aujourd’hui, on est encore <strong>très loin de cela</strong>.</em> <em>Le <strong>numérique</strong> pose aussi un vrai problème, même si là, il existe <strong>des solutions</strong>. Aujourd’hui, un <strong>smartphone a une durée de vie de deux ans</strong>, mais ce n’est <strong>pas une contrainte technique</strong>, c’est <strong>culturel</strong>. <strong>80 % des smartphones remplacés fonctionnent encore</strong>. Les gens changent simplement parce qu’on leur vend le <strong>dernier modèle à la mode</strong>. Ce qu’il faudrait, c’est <strong>allonger la durée de vie des appareils</strong>. Un smartphone pourrait durer <strong>dix ou quinze ans</strong> s’il était conçu pour être <strong>réparable et évolutif</strong>. Il y a déjà des initiatives comme <strong><a href="https://shop.fairphone.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fairphone</a></strong>, qui proposent ce type de modèle. Il faudrait aussi <strong>réduire le streaming</strong>, qui consomme <strong>d’énormes ressources en bande passante</strong> et en <strong>stockage de données</strong>. Et avec l’arrivée de <strong>l’intelligence artificielle</strong>, ça va être <strong>pire encore</strong>, car ces technologies nécessitent une <strong>consommation énergétique colossale</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Enfin, il y a des domaines où c’est plus compliqué, comme les <strong>chaussures de sport</strong>. Difficile d’acheter des chaussures de running d’occasion ou de les réparer. Pour le <strong>néoprène</strong>, qui est une horreur en termes de plastique, il est au moins possible de <strong>réparer ses combinaisons</strong> et de les faire durer vingt ans. C’est pareil pour les <strong>planches de surf</strong>. Il vaut mieux en <strong>avoir une seule et la partager ou la louer</strong>, plutôt que d’accumuler du matériel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’une des solutions les plus simples, c’est <strong>d’acheter moins</strong>. <strong>Consommer moins, c’est économiser de l’argent</strong>. Et au final, <strong>ce n’est pas consommer qui nous rend heureux</strong>, c’est <strong>vivre des expériences et partager des moments</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : D&rsquo;ailleurs, dans votre famille, vous avez aussi changé votre approche des cadeaux et des fêtes.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Oui, complètement. Pendant longtemps, on a suivi la tradition : acheter <strong>plein de jouets en plastique pour Noël et les anniversaires</strong>. Mais quand on prend du recul, on se rend compte que <strong>les enfants en reçoivent trop</strong>, et que <strong>beaucoup de ces objets finissent rapidement à la poubelle</strong>. En 2014, on a décidé d’essayer autre chose. On a annoncé aux enfants que, cette année-là, <strong>il n’y aurait pas de cadeaux matériels</strong>, mais <strong>une expérience à vivre ensemble</strong>. On s’est offert <strong>un week-end en cabane perchée à 30 mètres de haut</strong>. On en parle encore aujourd’hui, parce que c’était <strong>un moment magique</strong>. Depuis, on a gardé cette habitude. Plutôt que d’acheter <strong>des objets qui seront vite oubliés</strong>, on privilégie <strong>des cadeaux à vivre</strong>. Et ça marche. Ce qui reste, ce ne sont pas les objets, mais <strong>les souvenirs et les émotions</strong>.</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="474" height="640" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre.png" alt="" class="wp-image-22573" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre.png 474w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-livre-222x300.png 222w" sizes="(max-width: 474px) 100vw, 474px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’incompréhension face au rejet du message écologique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Malgré toutes ces solutions concrètes et bénéfiques, le message de sobriété passe mal. Pourquoi est-ce si difficile de faire évoluer les mentalités ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Parce que tout est fait pour que l’<strong>on consomme toujours plus</strong>. Les gens sont <strong>constamment sollicités par la publicité</strong>, que ce soit à la télévision, sur internet, dans la rue. On nous pousse à croire que le bonheur passe par <strong>l’accumulation d’objets, une voiture plus grosse, des voyages plus loin avec EasyJet, et toujours plus de gadgets achetés chez Action</strong>. Et les <strong>médias</strong> ne nous aident pas. Plutôt que de donner de la visibilité aux messages de <strong>sobriété</strong>, ils les caricaturent. Résultat : au lieu d’être perçue comme une <strong>démarche intelligente et vertueuse</strong>, la réduction de consommation est vue comme une <strong>contrainte</strong>. Pourtant, c’est <strong>tout l’inverse</strong> : ça permet de <strong>vivre mieux, d’avoir plus de temps, de faire des économies, d’améliorer sa santé</strong>. Mais ce discours est <strong>quasiment absent des grands médias</strong></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Depuis quelques années, l’écologie semble de moins en moins présente dans le débat public. Avez-vous ce sentiment ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Totalement. Depuis 2020, on a <strong>progressivement invisibilisé la question écologique</strong>. Avant, j’étais invité <strong>toutes les deux semaines sur des plateaux télé ou des radios</strong>. Aujourd’hui, plus rien. Ce n’est pas un hasard. On observe même <strong>une régression</strong>. Désormais, l’écologie est <strong>caricaturée</strong>. On nous traite d’<strong>« éco-terroristes »</strong>, alors qu’avant, c’était juste des insultes du type <strong>« Amish »</strong> ou <strong>« retour à la bougie »</strong>. Mais aujourd’hui, on ne se contente plus d’attaquer les militants, on <strong>attaque directement les structures qui soutiennent la transition écologique</strong>. Cette année, on parle de <strong>supprimer <a href="https://www.agencebio.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Agence Bio</a></strong>, qui soutient pourtant <strong>18 % des exploitations agricoles françaises</strong>. On remet en question <strong>l’ADEME</strong> et <strong>l’Office Français de la Biodiversité (OFB)</strong>. Tout ce qui est un frein au modèle économique actuel est <strong>ciblé et attaqué</strong>. En 25 ans d’engagement, je n’ai <strong>jamais vu une telle régression</strong>. On recule à une vitesse folle. Et pendant ce temps, les <strong>problèmes environnementaux s’aggravent</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale</strong> : Vous avez une formation d’historien. À votre avis, comment les sociétés évoluent-elles face à de telles crises ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jérémie Pichon</strong> : Historiquement, les sociétés ont changé de quatre manières : par <strong>les guerres, les effondrements d’États, les pandémies ou les révolutions populaires</strong>. Aujourd’hui, il faudrait une <strong>transition choisie et concertée</strong>. Malheureusement, on n’y est pas. Mais si nous ne faisons rien, ce sont ces autres forces – la guerre, l’effondrement, la crise – qui imposeront le changement. J’espère que nous arriverons à enclencher <strong>un changement positif et collectif</strong>, plutôt que de subir le chaos.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="588" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-1024x588.png" alt="Famille zéro déchet" class="wp-image-22567" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-1024x588.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-300x172.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet-768x441.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/Famille-zero-dechet.png 1173w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo Youtube Thierry Souccar Editions</figcaption></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-visite-du-centre-de-tri-des-dechets-de-parcay-meslay"><strong>Visite du centre de tri des déchets de Parçay-Meslay</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Agglopolys</strong>, l’agglomération de Blois, <strong>organise une visite gratuite</strong> du centre de tri interdépartemental de Parçay-Meslay le <strong>mercredi 26 février</strong> 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">📍 <strong>Déroulé de la visite</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Durée</strong> : 2 heures</li>



<li><strong>Transport en bus gratuit</strong> (sur inscription)</li>



<li><strong>Départ</strong> : 12h40 depuis le parking P4 du Jeu de Paume (66 avenue de Châteaudun, Blois)</li>



<li><strong>Retour</strong> : 17h30</li>



<li><strong>Public</strong> : ouvert à toutes et tous</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">🔹 <strong>Informations et inscription</strong> :<br>L’inscription est obligatoire avant le <strong>10 février</strong> à l’adresse suivante : <strong><a>info.dechets@agglopolys.fr</a></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">🔄 <strong>Pourquoi visiter le centre de tri ?</strong><br>Le centre de tri de Parçay-Meslay traite les déchets recyclables de <strong>13 collectivités</strong>, dont Agglopolys. Les déchets y sont triés par matériau avant d’être envoyés vers les filières de recyclage adaptées. Cette visite permet de mieux comprendre le processus de tri et l’importance du recyclage dans la gestion des déchets.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-21900" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-2025.png 1562w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/zero-dechet-le-combat-de-jeremie-pichon-pour-un-autre-systeme">Zéro déchet : le combat de Jérémie Pichon pour un autre système</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Agglopolys lance un défi citoyen « Zéro Déchet, Zéro Gaspi »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 06:01:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Agglopolys, dans le cadre de son Programme local de prévention des déchets ménagers, s&#8217;est fixé un objectif ambitieux : réduire de 100 kg par habitant la production de déchets d&#8217;ici 2027, par rapport aux chiffres de 2021. En 2022, la production annuelle de déchets par habitant était de 650 kg. Aujourd&#8217;hui, elle est descendue à &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Agglopolys,</strong> dans le cadre de son Programme local de prévention des déchets ménagers, s&rsquo;est fixé un objectif ambitieux : <strong>réduire de 100 kg par habitant la production de déchets d&rsquo;ici 2027</strong>, par rapport aux chiffres de 2021. En 2022, la production annuelle de déchets par habitant était de 650 kg. Aujourd&rsquo;hui, elle est descendue à 600 kg, grâce à une série d&rsquo;actions. Pour continuer sur cette lancée, Agglopolys organise le <strong>défi « Zéro Déchet, Zéro Gaspi »,</strong> une initiative qui vise à <strong>accompagner 25 foyers dans la réduction de leurs déchets.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-objectif-30-de-dechets-en-moins">Objectif : 30 % de déchets en moins</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi a pour objectif de <strong>réduire de 30 % les déchets ménagers de chaque foyer participant sur une période de quatre mois.</strong> Les actions proposées incluent <strong>la réduction du gaspillage, le compostage des déchets alimentaires, la réutilisation d’objets et la fabrication de produits ménagers</strong>. Pendant la durée du défi, les familles seront suivies individuellement et collectivement, afin d’adopter des habitudes plus respectueuses de l’environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christophe Degruelle</strong>, président d&rsquo;Agglopolys, précise l&rsquo;ampleur de l&rsquo;initiative : <em>« Il ne s&rsquo;agit pas simplement de tri, mais d&rsquo;une réflexion plus large sur <strong>nos modes de consommation. </strong>C’est un véritable défi citoyen. Il faut que chacun prenne conscience que les déchets ne sont plus simplement une question personnelle, mais un <strong>enjeu collectif. »</strong></em> Il souligne également les difficultés que certaines personnes peuvent rencontrer : <em><strong>« Oui, cela demande de l&rsquo;effort, mais ces gestes permettent collectivement de réduire les déchets</strong>. Ce qui est important, c’est que chacun soit conscient que c’est un <a href="https://bloiscapitale.com/agglopolys-le-rappelle-1-dechet-par-terre-1-dechet-dans-la-mer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enjeu collectif,</a> pas seulement un défi individuel. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pas-de-conditions-aux-candidatures">Pas de conditions aux candidatures</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le défi est ouvert à tous les foyers des 43 communes du territoire d’Agglopolys, sans condition</strong> d’expérience préalable dans le domaine du « zéro déchet ». Les inscriptions se font jusqu&rsquo;au 20 octobre 2024 via <a href="https://www.agglopolys.fr/Actualite/6082/1386-actualites.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un formulaire de pré-inscription (ici) disponible en ligne sur le site d’Agglopolys</a>. Après sélection, 25 foyers participeront au <strong>défi, qui se déroulera du 1er décembre 2024 au 31 mars 2025.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="880" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/DSC01851-1024x880.jpg" alt="" class="wp-image-19516" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/DSC01851-1024x880.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/DSC01851-300x258.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/DSC01851-768x660.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/DSC01851-1536x1320.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/DSC01851-2048x1760.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/yann-laffont-beaucoup-de-choses-se-passent-bien-a-blois">Yann Laffont</a></strong>, vice-Président d&rsquo;Agglopolys chargé de l&rsquo;économie circulaire et des déchets, rappelle voit dans ce challenge <strong>une réponse à l’éco-anxiété</strong>. <em>« Avec toutes les nouvelles sur le dérèglement climatique et les limites planétaires, les gens se demandent souvent ce qu&rsquo;ils peuvent faire à leur niveau. Ce genre d’initiative leur permet de contribuer, même modestement, à un effort global. Oui, l&rsquo;approche doit être globale, elle doit être systémique, et chacun doit prendre ses responsabilités. <strong>La collectivité prend ses responsabilités en assurant un service public</strong> et en mettant à la disposition des habitants tous les outils pour favoriser la réduction des déchets et adopter des comportements plus vertueux. Mais <strong>les consommateurs, les habitants, ont aussi un rôle à jouer dans leurs pratiques quotidiennes.</strong> C&rsquo;est dans cette perspective que s&rsquo;inscrit cette opération et cet accompagnement.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christophe Degruelle</strong> insiste sur l&rsquo;importance de l&rsquo;engagement des foyers : <em>« C’est bien de proposer des outils comme le compostage ou le tri, mais <strong>il faut aussi que les gens s’en saisissent. C’est pourquoi nous mettons en place ces ateliers et ces formations,</strong> pour accompagner au mieux les participants. Cela demande un engagement, mais l’objectif est de rendre tout cela accessible et praticable au quotidien. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-collecte-et-traitement-des-dechets">Collecte et traitement des déchets</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les déchets produits dans les foyers d’Agglopolys sont collectés par des camions bennes. Les ordures ménagères sont incinérées à l’usine Valcante à Blois. La chaleur produite par cette incinération est utilisée pour générer de l&rsquo;électricité et du chauffage urbain. L&rsquo;usine appartient au Syndicat Mixte ValEco, et sa gestion est confiée au groupe Suez, via une délégation de service public renouvelée pour 10 ans en 2020. <strong>Christian Mary</strong>, président de&nbsp;ValEco, explique : <em>« Nous devons moderniser nos infrastructures pour répondre aux nouvelles réalités des déchets. Le centre de tri actuel n&rsquo;est plus adapté, et c&rsquo;est pourquoi nous construisons un nouveau quai de transfert à La Chaussée-Saint-Victor, qui sera opérationnel début 2025. Cela permettra de <strong>massifier les quantités et d&rsquo;optimiser les coûts de transport, tout en réduisant l&#8217;empreinte carbone des trajets. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il ajoute : « Le succès des bacs jaunes a été impressionnant. Il a dépassé nos attentes, mais cela montre que les habitants sont prêts à s&rsquo;engager. Maintenant, nous devons aller plus loin en rationalisant notre logistique et en adoptant de nouvelles technologies de tri. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les bacs jaunes ont particulièrement bien fonctionné,</em> insiste Yann Laffont. <em><strong>Nous avons augmenté les volumes collectés de 130 % </strong>d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, de 2022 à 2023, tandis que, dans le même temps, <strong>les tonnages d&rsquo;ordures ménagères résiduelles ont diminué de 20 %.</strong> Cela fonctionne donc, et de manière très spectaculaire. Cette démarche auprès de 25 foyers sera quantifiée par des pesées régulières, et nous tenterons d&rsquo;atteindre les objectifs évoqués par le président. <strong>C&rsquo;est aussi une occasion de mobiliser l&rsquo;ensemble de l&rsquo;écosystème des acteurs de l&rsquo;économie circulaire. </strong>Ils sont nombreux sur notre territoire, et nous allons les associer, notamment la ressourcerie « Les Bonnes Manières », que nous accompagnons depuis sa création en 2016, ainsi que le bar à couture des « Atelier Talents Croisés », qui fait également un excellent travail en matière de réparation et de réemploi. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christophe Degruelle</strong> conclut : <em><strong>« Réduire ses déchets, c’est se réapproprier une part de responsabilité environnementale. </strong>Nous ne pouvons plus continuer comme avant. À un moment, il faut que chacun prenne conscience de l’importance de ces petits gestes pour un avenir plus durable. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants devront participer à trois réunions et suivre au moins sept ateliers obligatoires animés par plusieurs partenaires associatifs :</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Ateliers</th><th>Animateur</th></tr></thead><tbody><tr><td>La cuisine des restes</td><td>Maison de la Loire</td></tr><tr><td>Création d’accessoires pour le vrac (atelier couture)</td><td>Ateliers Talents Croisés</td></tr><tr><td>Atelier sur le vrac et le réemploi</td><td>Réseau Vrac et Réemploi</td></tr><tr><td>Fabrication d’emballages alimentaires réutilisables (bee-wrap)</td><td>Ressourcerie Les Bonnes Manières</td></tr><tr><td>Fabrication de produits ménagers</td><td>Maison de la Loire</td></tr><tr><td>Fresque de l’économie circulaire : à la découverte de solutions locales</td><td>Agglopolys</td></tr><tr><td>Customisation de vêtements (surcyclage)</td><td>Ateliers Talents Croisés</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Des ateliers et visites optionnels seront également proposés :</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Visites et ateliers</th><th>Animateur</th></tr></thead><tbody><tr><td>Visite de l’Unité de valorisation énergétique Valcante à Blois</td><td>Agglopolys</td></tr><tr><td>Atelier compostage et jardinage au naturel</td><td>Agglopolys</td></tr><tr><td>Visite du Centre de tri à Parcay-Meslay</td><td>Agglopolys</td></tr><tr><td>Atelier de fabrication de produits cosmétiques</td><td>Maison de la Loire</td></tr><tr><td>Visite de La Ressourcerie Les Bonnes Manières</td><td>Ressourcerie Les Bonnes Manières</td></tr></tbody></table></figure>
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		<title>Les bouchons dits « solidaires » deviennent obligatoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 07:22:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À partir de ce mercredi 3 juillet 2024, les bouchons dits « solidaires », c&#8217;est-à-dire bien attachés à la bouteille, deviennent obligatoires en France. Cette mesure, qui s&#8217;inscrit dans la directive européenne* sur les plastiques à usage unique, vise à réduire la pollution plastique en s&#8217;assurant que les bouchons restent avec les bouteilles, facilitant ainsi &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À partir de ce mercredi 3 juillet 2024, <strong>les bouchons dits « solidaires », c&rsquo;est-à-dire bien attachés à la bouteille, deviennent obligatoires en France</strong>. Cette mesure, qui s&rsquo;inscrit dans la <strong>directive européenne</strong>* sur les plastiques à usage unique, vise à <strong>réduire la pollution plastique</strong> en s&rsquo;assurant que les bouchons restent avec les bouteilles, facilitant ainsi leur <strong><a href="https://bloiscapitale.com/la-france-en-retard-sur-le-recyclage-du-plastique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recyclage</a></strong>. Les bouchons en plastique, comme beaucoup de déchets plastiques, mettent <strong>des centaines d&rsquo;années à se décomposer.</strong> Pendant ce temps, ils se fragmentent en <strong>microplastiques</strong> qui peuvent pénétrer toute la colonne d&rsquo;eau et atteindre même les zones les plus isolées de la planète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bouchons en plastique représentent <strong>une part importante de la pollution marine et côtière.</strong> Chaque année, <strong>environ 8 millions de tonnes de plastique,</strong> incluant les bouchons de bouteilles, entrent dans les océans. Ces bouchons sont parmi les cinq déchets les plus couramment trouvés lors des nettoyages de plages dans le monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les bouchons en plastique sont souvent ingérés par les animaux marins, tels que les oiseaux, les poissons et les mammifères marins,</strong> ce qui peut entraîner des blessures graves ou la mort. Les bouchons peuvent bloquer les voies digestives des animaux, les conduisant à la famine ou à la perforation des organes internes​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure représente un défi économique pour les fabricants de boissons, avec des coûts estimés entre 2,7 et 8,7 milliards d’euros pour s&rsquo;adapter à cette nouvelle norme​. <strong>De plus, à partir de 2025, il sera également requis que toutes les bouteilles en plastique contiennent au moins 25 % de plastique recyclé, </strong>avec un objectif de 30 % d&rsquo;ici 2030. <strong>En 2021, environ 583 milliards de bouteilles en plastique à usage unique ont été produites</strong> dans le monde.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">*La directive européenne en question est la <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32019L0904" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Directive (UE) 2019/904</a> du Parlement européen et du Conseil du 5 juin 2019 sur la réduction de l&rsquo;impact de certains produits en plastique sur l&rsquo;environnement, souvent appelée Directive sur les plastiques à usage unique (Single-Use Plastics Directive). Voici quelques éléments clés de la directive :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Interdiction de certains produits en plastique à usage unique</strong> : Les produits tels que les cotons-tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les bâtonnets mélangeurs pour boissons, et les tiges pour ballons sont interdits.</li>



<li><strong>Exigences de conception</strong> : Les bouchons et les couvercles en plastique doivent rester attachés aux bouteilles et aux contenants pendant toute la durée de leur utilisation prévue.</li>



<li><strong>Objectifs de collecte</strong> : Les États membres doivent collecter 90 % des bouteilles en plastique d&rsquo;ici 2029, avec un objectif intermédiaire de 77 % d&rsquo;ici 2025.</li>



<li><strong>Recyclage</strong> : Les bouteilles en plastique devront contenir au moins 25 % de plastique recyclé d&rsquo;ici 2025 et 30 % d&rsquo;ici 2030.</li>



<li><strong>Étiquetage</strong> : Certains produits doivent être étiquetés pour informer les consommateurs sur les options de gestion des déchets et l&rsquo;impact environnemental du produit.</li>
</ol>
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		<title>Ce « Usu vetera nova » qui nous invite à y réfléchir</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/ce-usu-vetera-nova-qui-vous-invite-a-y-reflechir</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:17:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Découvrir]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En flânant rue Pierre de Blois, on ne peut s&#8217;empêcher de remarquer la porte emblématique de la maison au n° 1, gravée des mots « Usu vetera nova ». Ces mots résonnent à travers le temps, témoignant de la capacité de la bâtisse à se régénérer et renaître. Traduit grossièrement, cela signifie « avec le temps, le vieux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En <a href="https://bloiscapitale.com/blois-se-metamorphose-ce-mardi-en-galerie-dart-geante">flânant</a> <strong>rue Pierre de Blois</strong>, on ne peut s&#8217;empêcher de remarquer la <strong>porte emblématique</strong> de la maison au n° 1, gravée des mots <strong><em>« Usu vetera nova »</em></strong>. Ces mots résonnent à travers le temps, témoignant de la capacité de la bâtisse à se régénérer et renaître. Traduit grossièrement, cela signifie <em><strong>« avec le temps, le vieux devient neuf »</strong></em> ou <em>« le vieux devient neuf par l&rsquo;usage qu&rsquo;on en fait. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Construite au XIIe siècle, cette maison a vu des remaniements majeurs au XVIe siècle. Les époques se sont succédé, mais l&rsquo;idée de recyclage et de renaissance a persisté. Les archives du Loir-et-Cher dévoilent un récit intéressant. En 1465, Pierre Goret, locataire, s&rsquo;est lancé dans des réparations majeures, transformant presque entièrement la maison. Grâce à cette initiative, il a réussi à négocier une réduction de loyer auprès des religieux de la collégiale Saint-Sauveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1525, un autre chapitre de son histoire se dévoile. Jacques Viart, un dignitaire du comté de Blois, a conclu un bail emphytéotique de 99 ans pour la propriété, s&rsquo;engageant à d&rsquo;importantes réparations. <strong>C&rsquo;est durant cette période que la façade, l&rsquo;inscription emblématique et le tabernacle riche en détails ont été ajoutés.</strong> Ces motifs, inspirés des œuvres de Rosso Fiorentino à Fontainebleau, attestent de l&rsquo;influence de l&rsquo;<strong>art de la Renaissance</strong>, lit-on dans <em>« Blois, histoire et patrimoine »</em>, de Pascal Nourrisson et Jean-Paul Sauvage (Editions Sutton).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme toute vieille dame, la porte <em>« Usu vetera nova »</em>, faite à l&rsquo;origine de tuffeau, a connu des périodes sombres. Son état s&rsquo;est détérioré au fil des ans. Heureusement, grâce à la détermination de monsieur Thomas, et avec le soutien indéfectible de l&rsquo;association des Amis du vieux Blois, elle a été <strong>restaurée à sa gloire d&rsquo;antan.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, cette maison ne se contente pas d&rsquo;exister; elle philosophe.</strong> Elle rappelle une époque où les murs étaient des toiles racontant des histoires, éduquant les passants. Son enseigne, regrattée, nous parle de la <strong>cyclicité de la vie, de l&rsquo;érosion et de la renaissance</strong>, de la dualité entre le vieux et le neuf.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le charme du latin, dans lequel l&rsquo;inscription est gravée, ajoute une touche de mystère. Les <strong>multiples interprétations</strong> de <em>« Usu vetera nova »</em> invitent à la <strong>réflexion sur la nature éphémère et pourtant perpétuellement renouvelable de tout ce qui nous entoure.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut comprendre <em>« Si l&rsquo;on s&rsquo;en sert, les vieilles choses se font neuves »</em> comme <em>« Si l&rsquo;on s&rsquo;en sert, les choses neuves se font vieilles ».</em> Ou bien : <em>« À l&rsquo;expérience, le vieux peut se révéler neuf »</em>. Ou encore : <em>« L&rsquo;ancien, avec le temps et l&rsquo;usage, retrouve une nouvelle jeunesse ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en fin de compte, <a href="http://www.chemindesjours.com/2018/04/usu-vetera-nova.html">qu&rsquo;importe la traduction exacte</a>&#8230; C&rsquo;est la question, le voyage à travers le temps et la réflexion sur la régénération, qui compte. La vieille maison, avec ses inscriptions malicieuses, sert de rappel vivant que tout, même le plus ancien, peut être renouvelé avec soin et amour.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-9715" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois-768x1023.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois-225x300.jpg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>La France par les Français : pessimisme pour le pays mais optimisme personnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2023 11:53:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête menée par Ipsos pour le CESE révèle un contraste frappant entre la vision optimiste que les Français ont de leur propre avenir et le pessimisme avec lequel ils perçoivent l&#8217;avenir du pays. Des préoccupations individuelles variées Bien que 61% des Français restent optimistes pour leur propre avenir, leurs inquiétudes pour l&#8217;avenir du pays &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Une enquête menée par <a href="https://www.ipsos.com/fr-fr/70-des-francais-se-declarent-pessimistes-quant-lavenir-de-la-france">Ipsos</a> pour le CESE révèle un <strong>contraste frappant entre la <a href="https://bloiscapitale.com/etude-a-90-pour-cent-satisfaits-de-vivre-en-loir-et-cher">vision optimiste</a> que les Français ont de leur propre avenir et le pessimisme avec lequel ils perçoivent l&rsquo;avenir du pays.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-preoccupations-individuelles-variees"><strong>Des préoccupations individuelles variées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que <strong>61% des Français restent optimistes pour leur propre avenir</strong>, leurs inquiétudes pour l&rsquo;avenir du pays dominent. Les principales préoccupations personnelles se centrent autour du pouvoir d&rsquo;achat (40%), de la santé (37%) et de l&rsquo;environnement (32%). Toutefois, <strong>lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la nation, ce sont les incivilités et la délinquance qui dominent les préoccupations (38%), suivies du pouvoir d&rsquo;achat (34%).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Français semblent globalement satisfaits de leur niveau de bien-être, même si <strong>cette satisfaction est mesurée</strong>. Alors que 78% des Français se déclarent satisfaits de leur bien-être général, ce chiffre masque une réalité plus contrastée. <strong>Seul un Français sur cinq se sent « très bien »</strong>. <strong>Les plus satisfaits sont les retraités (85%) et les cadres (87%).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière d&#8217;emploi, le tableau est contrasté. Si les Français trouvent leur travail intéressant et stimulant, ils sont moins satisfaits de leur salaire et de leurs perspectives d&rsquo;évolution. <strong>Le manque d&rsquo;argent, le manque de temps et l&rsquo;éco-anxiété sont les principaux freins à leur bien-être.</strong> L&rsquo;enquête révèle une forte inquiétude concernant le dérèglement climatique. <strong>80% des Français se disent préoccupés par l&rsquo;impact climatique global et 64% redoutent ses conséquences sur leur famille.</strong> Néanmoins, seuls 25% sont optimistes quant à l&rsquo;avenir de la planète. Cette éco-anxiété se traduit par une volonté d&rsquo;agir, avec des actions comme le recyclage, la réduction de la consommation ou l&rsquo;adoption de modes de déplacement plus respectueux de l&rsquo;environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-plus-sombre-de-l-avenir-national"><strong>Une vision plus sombre de l&rsquo;avenir national</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perception de l&rsquo;avenir de la France est clairement plus sombre avec seulement <strong>29% d&rsquo;optimistes contre 70% de pessimistes</strong>. Cette tendance est confirmée par le baromètre mondial d&rsquo;Ipsos « What Worries the World », où seulement 19% des Français estiment que leur pays se dirige dans la bonne direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enquête met en évidence la perception des inégalités en France. <strong>Entre 60% et 67% des répondants estiment que les inégalités liées au lieu de résidence, à l&rsquo;origine, à la couleur de peau ou au genre sont importantes</strong>. Ces inégalités sont d&rsquo;autant plus préoccupantes qu&rsquo;elles sont considérées comme ayant des conséquences majeures dans des domaines clés tels que l&rsquo;accès à l&#8217;emploi, l&rsquo;enseignement supérieur, la santé et les services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on interroge les Français sur les méthodes pour contrer les inégalités, 25% évoquent la sensibilisation. Cependant, un accent notable est mis sur l&rsquo;éducation avec 17% des réponses. Dans le cadre du Global Education Monitor d&rsquo;Ipsos, <strong>seulement 42% des citoyens estiment que le système éducatif français contribue à la réduction des inégalités,</strong> un chiffre décevant comparé à d&rsquo;autres nations. <strong>Le débat sur la politique migratoire reste, lui, en marge avec seulement 5% des mentions.</strong></p>
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		<title>Agglopolys : s&#8217;équiper car composter sera obligatoire au 1er janvier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Sep 2023 09:34:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er janvier 2024 marque une date clé pour tous les habitants de l&#8217;agglomération de Blois. Agglopolys, a tracé un cap pour une gestion responsable et durable de nos déchets. À partir de cette date, les biodéchets, ces déchets naturels qui ont longtemps trouvé leur place parmi nos déchets ménagers traditionnels, n&#8217;auront plus le droit &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 1er janvier 2024 marque une date clé</strong> pour tous les habitants de <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">l&rsquo;agglomération de Blois</a>. <strong>Agglopolys, a tracé un cap</strong> pour une gestion responsable et durable de nos déchets. <strong>À partir de cette date, les biodéchets,</strong> ces déchets naturels qui ont longtemps trouvé leur place parmi nos déchets ménagers traditionnels, <strong>n&rsquo;auront plus le droit de cité dans la poubelle grise</strong>. Ils représentent <strong>presque un tiers</strong> du poids de nos poubelles, et le fait qu&rsquo;ils soient composés à plus de 90% d&rsquo;eau pose souci quant à la pertinence de les incinérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Épluchures, restes de fruits et légumes, coquilles d’œufs, sachets de thé, marc de café, pain rassis, feuilles mortes&#8230; La liste des éléments que nous jetons quotidiennement est longue. Et si, au lieu de les jeter, nous leur offrions une seconde vie ? C&rsquo;est là que le <strong>compostage</strong> entre en scène.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-compostage-un-retour-aux-sources"><strong>Le compostage : un retour aux sources</strong>&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Composter, c&rsquo;est renouer avec le cycle naturel de la vie. Dans nos jardins, dans la forêt ou même dans un simple tas de feuilles, la décomposition est <strong>un processus naturel</strong> qui transforme les déchets organiques en un amendement fertile : le compost.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compost, ce précieux mélange, est une bénédiction pour nos sols. Il les enrichit, les revitalise et leur confère tous les nutriments nécessaires pour une croissance saine des plantes. Que vous soyez un jardinier amateur ou un passionné du vert urbain, utiliser le compost garantit un sol vivant et des plantes vigoureuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment transformer nos déchets quotidiens en cet or noir ? C&rsquo;est simple : en utilisant <strong>un composteur ou lombricomposteur.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-la-portee-de-toutes-et-tous"><strong>A la portée de toutes et tous</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les novices, un composteur est un contenant conçu pour faciliter la décomposition des déchets organiques. Il peut être placé dans un coin de votre jardin ou sur un balcon, une cour, pour ceux qui vivent en appartement. <strong>Le lombricomposteur, quant à lui, utilise des vers pour accélérer le processus de décomposition. Il est idéal pour les espaces réduits</strong> ou pour ceux qui cherchent à obtenir du compost plus rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;initiative d&rsquo;Agglopolys ne se limite pas à sensibiliser la population à la nécessité de compostage. Elle va un pas plus loin en proposant <strong>gracieusement à chaque ménage</strong> de l&rsquo;agglomération un composteur ou lombricomposteur. Il suffit de réserver le vôtre <a href="https://www.agglopolys.fr/3528-le-compostage-individuel.htm">ici sur agglopolys.fr</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-et-comment-adopter-le-compostage"><strong>Pourquoi et comment adopter le compostage ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors des bénéfices écologiques évidents, comme la réduction de la quantité de déchets incinérés, le compostage présente d&rsquo;autres avantages. Il contribue à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Réduire l&rsquo;utilisation d&rsquo;engrais chimiques, souvent nocifs pour l&rsquo;environnement.</li>



<li>Favoriser la biodiversité en créant un sol riche et équilibré.</li>



<li>Diminuer l&#8217;empreinte carbone en évitant le transport et le traitement des déchets.</li>



<li>Faire des économies en produisant soi-même.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agglomération de Blois se dote d&rsquo;un futur vert, et chaque habitant a un rôle à jouer dans cette transition. En adoptant le compostage, non seulement nous contribuons à la protection de notre planète, mais nous enrichissons aussi nos sols de manière naturelle et responsable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chaque an, les foyers français génèrent 18 millions de tonnes de biodéchets</strong>. Actuellement, seulement 30 % de ces ménages trient leurs déchets organiques, dont 25% via le compostage domestique et 5% grâce à une collecte distincte. Mais que se passe-t-il pour les 70% restants de ces déchets organiques non triés à l&rsquo;origine ? <strong>Ils subissent le même traitement que les déchets non recyclés, soit ils sont mis en décharge ou brûlés.</strong> Ce qui va changer assez rapidement maintenant.</p>
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		<title>Emballages surdimensionnés : Zero Waste et Foodwatch tapent du poing</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 11:34:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les organisations Zero Waste et Foodwatch ont décidé de prendre des mesures fermes contre plusieurs marques très connues en France. Dans un communiqué conjoint, ces deux associations ont annoncé qu&#8217;elles mettaient en demeure plusieurs entreprises de mettre fin à leurs pratiques d&#8217;emballages surdimensionnés dans un délai de trente jours. Zero Waste se bat pour une &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les organisations <em>Zero Waste</em> et <a href="https://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/transparence-et-scandales/arnaques-sur-letiquette/emballages-surdimensionnes-le-plein-de-vide-ca-suffit-zero-waste" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Foodwatch</em></a></strong> ont décidé de prendre des mesures fermes contre plusieurs marques très connues en France. Dans un communiqué conjoint, <strong>ces deux associations ont annoncé qu&rsquo;elles mettaient en demeure plusieurs entreprises de mettre fin à leurs pratiques d&#8217;emballages surdimensionnés dans un délai de trente jours.</strong> <em>Zero Waste</em> se bat pour une société zéro gaspillage et zéro déchet, tandis que <em>Foodwatch</em> défend une alimentation saine et sans risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur principal reproche concerne <strong>les emballages alimentaires contenant un pourcentage élevé de vide.</strong> Selon les enquêtes menées par les deux associations, <strong>certains produits sont commercialisés dans des emballages qui contiennent entre 44 % et 68 % de vide</strong>. Ces emballages trompeurs induisent les consommateurs en erreur quant à la quantité réelle d&rsquo;aliment présente dans le paquet. De plus, ils vont à l&rsquo;encontre des efforts entrepris par les industriels pour réduire leur impact environnemental et leurs déchets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les marques épinglées figurent le groupe <em><strong>Carambar</strong></em> avec ses bonbons <em><strong>Batna de Krema</strong></em> (44 % de vide), le groupe <strong><em>Mondelez International</em></strong> avec ses carrés de chocolat noir aux noisettes entières <em><strong>Côte d&rsquo;Or</strong></em> (60 % de vide), le groupe <em><strong>Daco Bello</strong></em> avec ses noisettes décortiquées (68 % de vide), le groupe <strong><em>Herta-Casa Tarradellas</em></strong> avec ses allumettes fumées – conservation sans nitrite (54 % de vide), et enfin, le groupe <em><strong>Giovanni Rana</strong></em> avec ses girasoli aux cèpes Rana (60 % de vide).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la persistance de ces pratiques, malgré les alertes répétées, <em>Foodwatch</em> et <em>Zero Waste</em> ont décidé de passer à l&rsquo;action. Les deux associations ont adressé une <strong>mise en demeure</strong> <strong>de trente jours à ces marques, </strong>les enjoignant de retirer leurs produits du marché et de s&rsquo;engager à ne plus commercialiser des produits dans des emballages <em>« pleins de vide »</em>. <strong>Si les entreprises ne répondent pas favorablement d&rsquo;ici le 26 juillet, <em>Foodwatch</em> et <em>Zero Waste</em> prévoient de porter l&rsquo;affaire devant les tribunaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux organisations soulignent que ces emballages surdimensionnés sont non seulement une tromperie pour les consommateurs, mais ils contribuent également à la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/des-trottinettes-en-libre-service-plus-securisees-une-annee-de-plus-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pollution</a> de l&rsquo;environnement</strong>. En effet, la plupart de<strong> ces emballages, souvent composés en partie de plastique, finissent à la poubelle</strong>. Le plastique, principalement issu du pétrole, est un matériau <strong>fortement émetteur de gaz à effet de serre</strong>. De plus,<strong> même lorsque les emballages sont recyclables, leur recyclabilité ne suffit pas à remédier à cette pollution majeure, car le plastique ne se recycle pas indéfiniment en boucle fermée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette action de <em>Foodwatch</em> et <em>Zero Waste</em> fait suite à d&rsquo;autres initiatives visant à lutter contre les pratiques commerciales trompeuses. En avril dernier, <em>Foodwatch</em> avait dénoncé les fausses bonnes affaires mises en avant dans les grandes surfaces, où les produits vendus en format <em>« maxi »</em> ou en lots étaient souvent proposés à des prix plus élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps, selon les deux associations, que les marques prennent leurs responsabilités et agissent rapidement pour mettre fin à ces pratiques néfastes pour l&rsquo;environnement et les consommateurs. <strong>La mobilisation des consommateurs est également encouragée</strong> afin de faire pression sur les entreprises épinglées pour qu&rsquo;elles changent leurs pratiques et adoptent des mesures plus respectueuses de l&rsquo;environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Foodwatch</em> et <em>Zero Waste France</em> concluent leur communiqué en invitant les consommateurs à agir dès maintenant pour plus de transparence et moins de suremballage. Ils soulignent l&rsquo;importance de protéger l&rsquo;environnement et de mettre un terme à ces produits <em>« gonflés au vide inutile ».</em></p>
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