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Le tourisme tient en Loir-et-Cher, mais les dépenses se resserrent

Au 1er juin, les résultats définitifs de la fréquentation touristique du mois de mai ne sont pas encore connus en Loir-et-Cher. Mais les premiers éléments disponibles permettent déjà de dessiner une tendance : après des vacances de printemps contrastées, les ponts de mai et la météo très favorable de la fin du mois ont pu soutenir une partie de l’activité, notamment à travers des réservations de dernière minute.

Une fréquentation jugée correcte, mais moins dynamique qu’en 2025

L’enquête de tendance publiée par l’Observatoire de l’Économie et des Territoires (OET), avec le Comité Régional du Tourisme Centre-Val de Loire, l’Agence de Développement Touristique Val de Loire – Loir-et-Cher et le réseau des CCI Centre-Val de Loire, porte sur les vacances de printemps 2026, soit la période du 4 avril au 3 mai. Réalisée en ligne du 4 au 7 mai, elle repose sur les réponses de 165 structures loir-et-chériennes. À l’issue des vacances de printemps, 56 % des professionnels répondants jugent leur fréquentation satisfaisante ou très satisfaisante. Le niveau reste majoritaire et place le Loir-et-Cher au-dessus de la moyenne régionale, évaluée à 51 %. Mais le résultat est en recul de quatre points par rapport à 2025.

Le sentiment général est donc celui d’un printemps qui tient, sans véritablement confirmer l’élan de l’année précédente. Parmi les prestataires ayant répondu à la question sur l’évolution de leur clientèle, 46 % font état d’une baisse de fréquentation par rapport à 2025. Les autres se partagent entre stabilité et progression, à 27 % chacun. Le recul apparaît plus marqué pour la clientèle étrangère : 47 % des répondants signalent une baisse de cette clientèle, contre 14 % seulement une hausse. La clientèle française semble mieux résister, mais sans suffire à inverser complètement la tendance.

La météo a aidé, mais n’a pas tout compensé

Le paradoxe du printemps 2026 tient à la météo. Avril avait déjà bénéficié de conditions très favorables, avec un temps chaud, sec et ensoleillé. Plus de la moitié des professionnels interrogés estiment d’ailleurs que la météo a eu un impact positif. Mais cette embellie n’a pas suffi à effacer les freins économiques. Dans l’enquête, 83 % des répondants estiment que le prix des carburants a pesé négativement sur leur activité. Ils sont également 79 % à citer le contexte international comme facteur défavorable.

Les commentaires recueillis auprès des professionnels vont dans le même sens : coût de la vie, prix de l’essence, arbitrages des familles, hésitations avant de réserver, réduction de la durée des séjours ou des sorties payantes. Le Loir-et-Cher reste attractif, mais le budget global d’un séjour devient un sujet de plus en plus sensible. Dans cette idée, la chaleur marquée de la fin du mois de mai a pu encourager des décisions tardives, en particulier pour les courts séjours, les activités de plein air et les ponts. Mais elle ne permet pas encore de conclure à une bonne performance globale du mois. Les résultats consolidés restent attendus.

Des réservations de dernière minute de plus en plus déterminantes

L’enquête souligne un phénomène désormais récurrent : les professionnels disposent de moins de visibilité. Les réservations se font plus tard, parfois la veille pour le lendemain. La météo devient alors un déclencheur essentiel. Pour les ponts de mai, les premiers signaux étaient plutôt rassurants.

Hébergements, loisirs, restauration : des situations très différentes

Le niveau de satisfaction n’est pas le même selon les types d’activité. Les offices de tourisme, restaurants et réceptifs s’en sortent le mieux : 86 % des répondants de cette catégorie jugent leur fréquentation satisfaisante ou très satisfaisante. Le constat est plus réservé pour les sites et activités de loisirs, où cette proportion descend à 54 %, et pour les hébergements, à 50 %. Dans l’hébergement, les situations sont également contrastées. Les meublés et gîtes affichent le meilleur ressenti, avec 7,1 professionnels satisfaits sur 10. Ils devancent l’hôtellerie de plein air, à 6,4 sur 10. Les chambres d’hôtes et les hôtels-restaurants apparaissent plus fragiles, tandis que l’hébergement collectif est le segment le plus en retrait.

Cette photographie confirme une tendance déjà observable depuis plusieurs saisons : les hébergements plus autonomes, comme les gîtes, meublés ou campings, semblent mieux résister que les formules plus classiques ou collectives.

Un chiffre d’affaires encore majoritairement satisfaisant, mais fragile

Sur le chiffre d’affaires, le constat est proche de celui de la fréquentation. 58 % des professionnels répondants se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur chiffre d’affaires pendant les vacances de printemps. Là encore, le Loir-et-Cher reste au-dessus de la moyenne régionale, mais le niveau baisse par rapport à 2025, où il atteignait 63 %.

Le ticket moyen confirme la prudence des visiteurs. 37 % des répondants constatent une baisse des dépenses moyennes, 42 % une stabilité et seulement 21 % une hausse. Autrement dit, même lorsque les touristes sont présents, ils dépensent plus prudemment.


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