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À Blois, la Galerie Wilson ouvre 2026 sous le signe de l’Art Brut et d’un espace repensé

À Blois, la Galerie Wilson entame sa quatrième année d’existence avec une double dynamique : une courte exposition consacrée à l’Art Brut et une transformation profonde de son espace intérieur. Jusqu’au dimanche 1er février 2026, le centre d’art situé au 23 avenue du Président Wilson propose un accrochage entièrement dédié à cet art singulier, tout en inaugurant une nouvelle manière d’accueillir le public. Une évolution née de l’expérience, de l’observation et d’un travail de fond.

Wilson

Repenser l’espace pour repenser la visite

La Galerie Wilson a choisi de revoir entièrement la circulation intérieure du lieu. « Au bout de trois ans, on a fait le constat qu’on avait un goulot d’étranglement, notamment au niveau des vernissages », explique Miguel Lebron, directeur artistique de la galerie. Désormais, l’entrée s’ouvre sur une perspective plus lisible, accompagnée de deux panneaux latéraux informant sur la vie de la galerie, avant de plonger directement dans l’exposition. Six espaces clairement définis structurent désormais le lieu. « Là, il y a une plus grande liberté : on vient découvrir, et en fonction de l’attrait que l’on a pour telle ou telle œuvre, on part plutôt à gauche, plutôt à droite », précise-t-il.

Parmi les transformations figure l’alcôve centrale, désormais plongée dans la pénombre. Un choix assumé, presque philosophique. « On s’est aperçu que le fait d’être tout en lumière, la lumière n’apparaît pas. Il faut un peu de ténèbres pour que la lumière apparaisse », explique le directeur.

Galerie Wilson

L’Art Brut, point d’ancrage de chaque début d’année

Comme un rituel désormais bien installé, la Galerie Wilson ouvre son année civile avec une exposition consacrée à l’Art Brut. Un choix revendiqué, renouvelé chaque mois de janvier. « C’est un art très intéressant qui, malheureusement, n’est pas toujours mis en lumière correctement », souligne Miguel Lebron.

Art brut

L’Art Brut regroupe des œuvres créées en dehors des circuits artistiques traditionnels, par des personnes sans formation académique, souvent éloignées des institutions culturelles. Un art affranchi des codes, des tendances et des attentes du marché.

expo

Effacer les catégories, laisser parler les œuvres

L’une des particularités de cette exposition réside dans le choix de ne pas distinguer les œuvres selon leur origine. La galerie rassemble des créations issues d’instituts accompagnant des personnes porteuses de handicap et celles d’artistes s’inscrivant dans l’Art Brut individuel. Mais aucune indication ne permet de les différencier. « On mélange réellement, et on efface complètement le handicap », résume le directeur artistique. Le regard du visiteur n’est ainsi guidé par aucune étiquette préalable. Seules comptent la force du geste, la singularité des formes, la présence de la matière.

Parmi les œuvres présentées – Le Goût des Autres, Le Halo, Clinique de Saumery, Bérengère Palcowski, Karim Mohamed, Jean-Pierre Fredizzi, Carole Saisset, MC Addanck – figurent également celles associées à deux figures majeures du paysage artistique local : Yvonne Mottet et Bernard Lorjou. Une présence qui s’inscrit dans la continuité du travail mené par la galerie, laquelle consacrera le mois de juillet à un regard croisé autour de ces deux artistes.

Une ouverture nationale en 2026

L’année 2026 marque également un tournant dans la programmation de la Galerie Wilson. Après un ancrage principalement local et régional, le lieu s’ouvre désormais à une échelle nationale. Une étape intermédiaire avant une ouverture internationale. Chaque exposition accueillera six artistes. Dix expositions jalonnent l’année.

Galerie d’Art Wilson

Après trois années d’existence, la Galerie Wilson maintient un rythme d’environ 8 000 visiteurs par an. Les ventes se concrétisent davantage, et la reconnaissance du lieu progresse. « On maintient notre rythme de croisière, avec une reconnaissance de la galerie qui monte en qualité petit à petit », observe Miguel Lebron. Une dynamique qui permet aujourd’hui de présenter des artistes de très haut niveau, souvent peu connus du grand public.

Pour 2026, la galerie a fait le choix de ne pas imposer de thématique transversale. Une décision réfléchie. « C’est compliqué pour les artistes, et c’est réducteur d’essayer de les réunir dans une thématique ou dans un style », explique le directeur. La priorité est donnée à la singularité de chaque démarche, à la diversité des pratiques et à la liberté de lecture pour le public. Cette orientation se traduit notamment par l’arrivée de techniques rarement montrées jusqu’ici, comme des photographies aux approches très conceptuelles.

expo Wilson 2026

À travers cette nouvelle programmation, la Galerie Wilson affirme une ligne claire : défendre la pluralité des formes, refuser les cadres trop rigides, et permettre aux œuvres d’exister sans contrainte. À l’issue de ce temps consacré à l’Art Brut, la Galerie Wilson enchaînera dès le mercredi 5 février avec une nouvelle exposition collective.

Jusqu’au 2 mars 2026, six artistes contemporains investiront les espaces de la galerie pour présenter leurs créations. Le public pourra ainsi découvrir les travaux de Vanesa Bardelli, photographe, Bruno Bianchi, peintre, Aline Devos, vitrailliste et peintre, Patrick Perrin, peintre, Janet Biggs, peintre, et Alexander Shevchuk, peintre. Le vernissage aura lieu le jeudi 5 février à partir de 18h.

Pour information, l’entrée est libre, pour tout public, du jeudi au dimanche de 14h à 19h. La galerie est accessible aux personnes à motricité réduite.

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