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	<title>Archives des Art contemporain - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Art contemporain - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, Sosan Mahmoodi fait dialoguer la miniature afghane et l’exil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 10:34:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’Espace Rosa-Parks, l’exposition de Sosan Mahmoodi s’achève comme elle avait commencé : dans le silence des formes, des oiseaux suspendus et des cercles dorés. Venue d’Afghanistan, formée à Hérat, aujourd’hui installée à Blois après un parcours d’exil passé par l’Iran puis l’Italie, l’artiste déploie une œuvre où la miniature orientale, l’enluminure et les motifs &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-sosan-mahmoodi-fait-dialoguer-la-miniature-afghane-et-lexil">À Blois, Sosan Mahmoodi fait dialoguer la miniature afghane et l’exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À l’<a href="https://www.blois.fr/pratique/maisons-de-quartier/espace-rosaparks" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Espace Rosa-Parks</a>, <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-une-traversee-de-la-creation-contemporaine">l’exposi</a><a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-une-traversee-de-la-creation-contemporaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">t</a><a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-une-traversee-de-la-creation-contemporaine">ion</a> de <strong>Sosan Mahmoodi</strong> s’achève comme elle avait commencé : dans le silence des formes, des oiseaux suspendus et des cercles dorés. <strong>Venue d’Afghanistan,</strong> formée à Hérat, aujourd’hui <strong>installée à Blois</strong> après un <strong>parcours d’exil</strong> passé par l’Iran puis l’Italie, l’artiste déploie une œuvre où la miniature orientale, l’enluminure et les motifs géométriques deviennent aussi <strong>un langage pour parler de liberté, de migration et de condition féminine.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="480" height="572" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-1699.png" alt="sosanmahmoodiartist" class="wp-image-33279" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-1699.png 480w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-1699-252x300.png 252w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption class="wp-element-caption">Instagram : sosanmahmoodiartist</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres présentées mêlent <strong><a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/l-art-de-l-enluminure-tzhib-tazhib-zarhalkori-tezhip-naqqoshlik-01981" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tazhib</a></strong> — l’art traditionnel de l’enluminure —, miniature figurative, architecture historique afghane et compositions contemporaines très épurées. Oiseaux noirs isolés sur des fonds sombres, rosaces géométriques construites comme des mandalas, figures féminines fragmentées, paysages rocheux ou scènes héritées de la miniature persane : l’ensemble donne à voir <strong>un travail profondément ancré dans une tradition artistique ancienne, mais traversé par une expérience contemporaine de l’exil.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-formation-a-herat-dans-l-heritage-de-la-miniature-orientale">Une formation à Hérat, dans l’héritage de la miniature orientale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sosan Mahmoodi a étudié à la <strong>Faculté des Beaux-Arts de l’Université d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hérat</a>, ville historiquement associée à la miniature persane et afghane.</strong> Elle y apprend deux disciplines complémentaires : le tazhib, l’enluminure géométrique et ornementale, et la miniature figurative. <em>« La miniature a deux parties : le tazhib et la peinture figurative. J’ai étudié les deux »,</em> explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant quatre années d’études, elle se forme aux structures géométriques, aux motifs floraux, à la dorure et aux principes de composition hérités des manuscrits persans et islamiques. Après son diplôme, l’université lui propose d’enseigner bénévolement l’art pendant un an. Elle accepte. <em><strong>« Oui, j’y ai enseigné comme une professeure d’université. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="478" height="741" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-1700.png" alt="sosanmahmoodiartist" class="wp-image-33278" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-1700.png 478w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-1700-194x300.png 194w" sizes="(max-width: 478px) 100vw, 478px" /><figcaption class="wp-element-caption">Instagram : sosanmahmoodiartist</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>En parallèle, elle travaille également dans une organisation liée aux droits des femmes et des enfants. </strong>Cette double activité — artistique et sociale — traverse encore aujourd’hui son travail.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tout-s-est-referme-sur-les-femmes">« Tout s’est refermé sur les femmes »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le basculement intervient avec le retour des talibans au pouvoir.</strong> Il sonne comme la fermeture progressive d’un espace déjà fragile. <em>« Même pendant la République, les femmes ont énormément lutté pour obtenir un peu de liberté : le droit de travailler, de sortir, d’aller à l’université. Puis les talibans sont arrivés et tout cela a été refermé. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« C’est comme un rideau de théâtre qui tombe soudainement et interrompt tout »,</em></strong> poursuit la jeune femme. À partir de ce moment, son travail autour des figures féminines prend une autre dimension. Les tableaux deviennent liés à l’expérience concrète des interdictions imposées aux femmes afghanes : impossibilité de montrer ses cheveux, restriction des déplacements, disparition des espaces d’intimité. <em><strong>« Les tableaux dont le sujet est la femme, je les ai surtout réalisés au moment où les talibans ont pris le pouvoir et ont fermé toutes ces possibilités aux femmes afghanes. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle-même quitte alors l’Afghanistan. Elle passe un an en Iran dans l’attente d’un visa, puis rejoint l’Italie en 2023, où elle participe à plusieurs expositions collectives avant de venir en France. Elle expose également au <a href="https://www.guimet.fr/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">musée Guimet à Paris</a> et dépose une demande d’asile politique. Aujourd’hui, elle vit en France, <strong>à Blois depuis quelques mois,</strong> apprend le français et continue à peindre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6364-768x1024.jpeg" alt="Sosan Mahmoodi" class="wp-image-33282" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6364-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6364-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6364-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6364-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6364-scaled.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-oiseaux-comme-image-de-l-exil-et-de-la-liberte">Les oiseaux comme image de l’exil et de la liberté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’exposition, les oiseaux apparaissent presque partout : silhouettes noires posées sur des branches, formes blanches traversant des paysages silencieux ou petits signes suspendus dans des espaces abstraits. Pour l’artiste, ce motif possède une signification directe. <em><strong>« L’oiseau, pour moi, signifie la liberté, la délivrance, le fait de vivre sans frontières. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette idée traverse particulièrement les œuvres minimalistes présentées sur fond noir. Dans <em>La solitude choisie</em>, une petite barque dorée flotte sous un disque lumineux perdu dans une immense surface sombre. Dans d’autres compositions, les oiseaux semblent suspendus au-dessus de fragments géométriques ou de structures dorées réduites à quelques lignes. <em><strong>« En tant que migrante ayant quitté toute sa vie pour vivre dans un autre pays, les frontières n’ont plus de sens pour moi. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste associe explicitement cette image de l’oiseau à sa propre expérience de migration. <em>« Je veux montrer aux personnes qui regardent cette exposition que <strong>nous sommes comme des oiseaux : libres, en tant que femmes et en tant qu’êtres humains. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6360-768x1024.jpeg" alt="Sosan Mahmoodi" class="wp-image-33287" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6360-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6360-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6360-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6360-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6360-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-corps-feminin-les-cheveux-et-les-espaces-interdits">Le corps féminin, les cheveux et les espaces interdits</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs œuvres présentées à la Quinière Rosa-Parks abordent directement la question de la condition des femmes afghanes. Dans un tableau consacré à une scène de repas clandestin, l’artiste évoque directement l’interdiction faite aux femmes de disposer d’un espace intime autonome. <em>« En Afghanistan, les femmes n’ont pas le droit de boire de l’alcool ni même d’avoir un espace intime à elles. »</em> Dans cette œuvre, elle intègre également une référence au <a href="https://www.ecieco.org/en/article/278/The-Mausoleum-of-Gawhar-Shad-A-Legacy-of-Architectural-Splendor-and-Cultural-Grandeur-in-Herat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dôme de Gawhar Shad Begum</a>, figure historique afghane associée à la culture et à l’architecture. <em><strong>« Gawhar Shad Begum était une femme qui, à son époque, défendait l’art, la culture et les droits des femmes. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cheveux occupent aussi une place importante dans plusieurs tableaux. <em><strong>« En Afghanistan, les femmes n’ont pas le droit de montrer leurs cheveux. J’ai voulu exprimer cette liberté dans mes tableaux</strong> : le droit, pour une femme libre, de regarder la nature, de porter un châle coloré, de laisser ses cheveux flotter dans le vent. »</em> Dans ces œuvres, le foulard cesse d’être un élément uniquement associé à la contrainte. Il devient au contraire un élément esthétique, porté <em>« pour la beauté et non pour cacher ».</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="825" height="851" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/sosanmahmoodiartist.png" alt="sosanmahmoodiartist" class="wp-image-33277" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/sosanmahmoodiartist.png 825w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/sosanmahmoodiartist-291x300.png 291w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/sosanmahmoodiartist-768x792.png 768w" sizes="auto, (max-width: 825px) 100vw, 825px" /><figcaption class="wp-element-caption">Instagram : sosanmahmoodiartist</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-geometrie-cosmos-et-tazhib">Géométrie, cosmos et tazhib</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les œuvres circulaires</strong> occupent une place dans le travail de la jeune femme. Rosaces bleues et or, compositions concentriques et mandalas géométriques reprennent les principes du tazhib traditionnel. Dans la tradition de l’enluminure persane et islamique, cette forme renvoie a<strong>u soleil et aux structures cosmiques.</strong> <em>« Cette forme renvoie au soleil, aux planètes, à la Terre et au cosmos. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres comme <em>Le soleil</em>, <em>L’ascension des couleurs</em> ou <em>Labyrinthe de mémoire</em> reposent sur <strong>des symétries extrêmement précises.</strong> Motifs floraux, structures étoilées et dorures s’organisent autour d’un centre unique qui attire le regard. Mais malgré cette rigueur géométrique, l’ensemble reste profondément organique. Les motifs semblent proliférer, se répondre et se transformer progressivement. <strong>Les couleurs — bleu profond, rouge, or ou violet — produisent une vibration.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-art-est-un-langage-commun">« L’art est un langage commun »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fusion des formes répond à une idée simple qu’elle formule clairement : <em><strong>« L’art est un langage commun. »</strong></em> Dans ses tableaux, cette idée prend forme. Les œuvres réunissent des éléments venus d’horizons différents sans les opposer : tradition persane, expérience migratoire, mémoire afghane, abstraction contemporaine et revendication de liberté. Chez elle, l’ornement n’est jamais seulement…  ornemental : il devient une manière de parler du déplacement, du silence, du cosmos, de l’exil ou du droit fondamental à la liberté.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="726" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6349-726x1024.jpeg" alt="Sosan Mahmoodi" class="wp-image-33281" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6349-726x1024.jpeg 726w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6349-213x300.jpeg 213w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6349-768x1084.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6349-1088x1536.jpeg 1088w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6349-1451x2048.jpeg 1451w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6349-scaled.jpeg 1814w" sizes="auto, (max-width: 726px) 100vw, 726px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&gt;&gt; <a href="https://www.instagram.com/sosanmahmoodiartist"><em>Instagram : sosanmahmoodiartist</em></a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À la Galerie Wilson, Éric Diot transforme le paysage en matière sensible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 14:11:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la Galerie Wilson, en Blois-Vienne, les photographies d’Éric Diot occupent l&#8217;espace, celui d&#8217;une alcôve. Sur les murs blancs, les arbres se découpent dans le brouillard, les nuages se densifient autour d’un point lumineux, les branches deviennent presque des tracés d’encre. Certaines images semblent surgir d’un tirage photographique classique ; d’autres basculent progressivement vers autre &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-eric-diot-transforme-le-paysage-en-matiere-sensible">À la Galerie Wilson, Éric Diot transforme le paysage en matière sensible</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À la Galerie Wilson</strong>, en Blois-Vienne, <strong>les photographies d’Éric Diot</strong> occupent l&rsquo;espace, celui d&rsquo;une alcôve. Sur les murs blancs, les arbres se découpent dans le brouillard, les nuages se densifient autour d’un point lumineux, les branches deviennent presque des tracés d’encre. Certaines images semblent surgir d’un tirage photographique classique ; <a href="https://bloiscapitale.com/les-mots-que-des-photos-deric-diot-ont-fait-naitre-retour-sur-une-soiree-speciale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’autres basculent progressivement vers autre chose</a>, quelque part entre l’estampe, le dessin et la matière texturée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition, présentée en ce mois de mai 2026, aux côtés d’autres artistes, rassemble des œuvres de périodes très différentes. Certaines photographies remontent à plusieurs années. D’autres sont récentes. Mais <strong>toutes témoignent d’une même recherche autour de la lumière, du paysage et surtout du temps</strong>, du temps nécessaire à la fabrication d’une image. Car chez Éric Diot, la photographie ne s’arrête pas au déclenchement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="754" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6317-1024x754.jpeg" alt="Éric Diot" class="wp-image-33203" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6317-1024x754.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6317-300x221.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6317-768x566.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6317-1536x1131.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6317-2048x1508.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-image-n-etait-pas-prete">« L’image n’était pas prête »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Devant l’un des grands arbres noirs exposés à la galerie, le photographe détaille son travail. De loin, l’image évoque presque une gravure ou une encre sur papier. En s’approchant, on découvre des textures, des contours adoucis, des zones floues volontairement travaillées. Le travail peut devenir extrêmement long. L’une des œuvres présentées aurait nécessité <strong>près de 150 heures de retouches après la prise de vue.</strong> <em>« L’image est travaillée, retravaillée, retravaillée, sans arrêt »</em>, dit Eric Diot. <em>« Cette image-là, je l’ai prise il y a quatre ans. Je la présente aujourd’hui, car elle n’était pas prête auparavant. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette temporalité revient souvent dans son discours. <strong>Certaines photographies restent plusieurs années dans un état intermédiaire</strong> avant d’être finalement montrées au public. <strong>D’autres continuent encore d’évoluer</strong> malgré leur présence dans l’exposition actuelle. <em>« Je les montre parce que c’est aussi une manière de comprendre comment on peut tordre certaines choses et qu’il y a différentes étapes. »</em> Chez Éric Diot, <strong>le paysage réel devient une matière que l’on transforme progressivement, sans jamais totalement rompre avec la photographie d’origine.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-recherche-entre-nettete-et-disparition">Une recherche entre netteté et disparition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation vers une image plus travaillée constitue une évolution récente de son travail. L’artiste parle d’une <em>« recherche complètement nouvelle »</em>, née notamment autour du flou. <em><strong>« L’estampe va être très nette, très directrice, elle va donner une accroche, et le flou va peut-être faire voyager ou perdre l’œil de la personne qui regarde. »</strong></em> Ainsi, certaines branches semblent presque gravées avec précision tandis que les contours se dissolvent progressivement dans des halos brumeux. Les nuages, eux, deviennent parfois des masses abstraites autour d’une source lumineuse centrale. Le regard oscille entre lecture du paysage et perte de repères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche rejoint aussi son travail autour de la lumière. <strong>Une lumière rarement diffuse ou naturaliste, </strong>mais souvent <strong>concentrée, presque dramatique.</strong> Devant certaines œuvres, l’impression devient presque cinématographique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-arbres-le-ciel-et-la-loire">Les arbres, le ciel et la Loire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’exposition, plusieurs motifs reviennent de manière récurrente : les arbres isolés, les branches nues, les horizons ligériens et <strong>surtout les ciels.</strong> <em>« L’arbre et le ciel qui se répondent »</em>, dit le photographe. <strong>Une manière d’aborder le paysage comme un espace sensible</strong> plutôt que documentaire. L’idée d’un lien entre enracinement et disparition, entre présence physique et invisibilité. Lorsque cette lecture lui est proposée, il acquiesce : <em>« C’est ça. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Photographie, estampe, matière numérique, paysage mental : les frontières restent volontairement poreuses. Et c&rsquo;est à découvrir <strong>à la Galerie Wilson <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-sur-le-territoire-jusquau-10-mai" target="_blank" rel="noreferrer noopener">du jeudi au dimanche, de 14h00 à 19h00</a>, jusqu&rsquo;au 31 mai.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-eric-diot-transforme-le-paysage-en-matiere-sensible">À la Galerie Wilson, Éric Diot transforme le paysage en matière sensible</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Zazü, Jean-Gabriel Pujol et la Loire des matières vivantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:18:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au Manoir de Nervault, samedi et dimanche, au cœur des Rencontres artistiques, littéraires et musicales du festival Artecisse, l’exposition Métamorphoses topographiques réunissait Zazü et le photographe Jean-Gabriel Pujol autour d’un herbier sensible du paysage ligérien, mêlant cyanotypes, végétal et regard artistique. Le projet proposait une manière de se tenir face à la Loire, de la &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au Manoir de Nervault, samedi et dimanche, au cœur des <strong>Rencontres artistiques, littéraires et musicales</strong> du festival <strong><a href="https://artecisse.xyz/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Artecisse</a></strong>, l’exposition <em><strong>Métamorphoses topographiques</strong></em> réunissait <strong>Zazü</strong> et le photographe <strong>Jean-Gabriel Pujol</strong> autour d’un herbier sensible du paysage ligérien, mêlant cyanotypes, végétal et regard artistique. Le projet proposait <strong><a href="https://bloiscapitale.com/festival-artecisse-h%c2%b2o-jordan-harang-dans-la-lumiere-blanche-de-la-loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une manière de se tenir face à la Loire</a>, de la regarder autrement</strong> — ou peut-être, plus simplement, de réapprendre à l’approcher.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="946" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6150-946x1024.jpeg" alt="Rencontres artistiques, littéraires et musicales du festival Artecisse" class="wp-image-32883" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6150-946x1024.jpeg 946w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6150-277x300.jpeg 277w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6150-768x831.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6150-1419x1536.jpeg 1419w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_6150-1893x2048.jpeg 1893w" sizes="auto, (max-width: 946px) 100vw, 946px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Rencontres artistiques, littéraires et musicales</strong> du festival <strong><a href="https://artecisse.xyz/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Artecisse</a></strong></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-pratique-ancree-dans-le-fleuve"><strong>Une pratique ancrée dans le fleuve</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zazü</strong> parle d’un engagement. <em><strong>« Moi, en ce moment, je ne travaille que sur la Loire. »</strong></em> Mais, cette relation ne date pas d’hier. L’artiste évoque une découverte ancienne, dès l’enfance, en 1976. À l’époque, il n’est pas encore question d’œuvre ni de territoire identifié. Mais <strong>déjà, des gestes : ramasser, collecter, conserver</strong>. <strong>Racines, morceaux de bois, galets.</strong> Autant d’éléments qui, progressivement, s’inviteront dans ses compositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps, cette matière reste diffuse. Ce n’est que depuis une dizaine d’années que la Loire s’impose comme un territoire clairement identifié dans son travail. Entre-temps, une pratique s’est installée : celle du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Land_art" target="_blank" rel="noreferrer noopener">land art</a>, du travail in situ, du rapport direct au lieu. <strong><em>« Je co-crée avec la Loire »,</em></strong> explique Zazü.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-travail-a-quatre-mains-rare-et-assume"><strong>Un travail à quatre mains, rare et assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette exposition, Zazü travaille avec Jean-Gabriel Pujol. Lui vient de l’argentique. Il apporte ici une série de cyanotypes réalisés à partir d’un même site : <strong>la plage d’Amboise.</strong> Le processus est simple, mais engage une confiance. <em><strong>« Il me fournit les photos, et c’est moi transforme. »</strong></em> Les images deviennent support. <strong>Zazü intervient, coud, assemble, redessine, tisse.</strong> Les cyanotypes sont découpés, recomposés, parfois superposés. Le travail bascule alors dans un autre régime : ni photographie, ni dessin, mais une forme intermédiaire, instable. Cette collaboration artistique reste une exception dans un milieu où chacun protège généralement son territoire. <em><strong>« Le véritable mélange est assez rare »</strong></em>, observe Zazü.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-paysage-aux-matieres"><strong>Du paysage aux matières</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’exposition donnait à voir ne correspond pas à l’image attendue de la Loire. Pas vraiment de panorama, pas de ligne d’horizon. Le regard est déplacé vers nos pieds. <strong>Galets, fragments, textures.</strong> Les cyanotypes eux-mêmes ne retiennent que des portions infimes du paysage. Une plage, oui, mais réduite à ses éléments. Le travail procède par prélèvements. Zazü parle d’un <em><strong>« patchwork »</strong></em>. Une part du réel demeure — les points de vue existent, les lieux sont précis — mais ils sont aussitôt transformés. Des lignes s’ajoutent, des formes émergent, des matières se superposent. Reconnaître Amboise devient secondaire. Ce qui compte, c’est ce qui affleure : <strong>une mémoire du lieu,</strong> mais fragmentée, recomposée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-objets-qui-circulent-les-batons-de-parole"><strong>Des objets qui circulent : les bâtons de parole</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les pièces présentées, certains objets se distinguent par leur usage. Des morceaux de bois, travaillés, décorés : <strong>des bâtons de parole.</strong> Ces objets entrent en résonance avec un autre engagement de l’artiste : sa participation au <strong><a href="https://polau.org/parlement-de-loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Parlement de Loire</a></strong>, un collectif qui œuvre à la reconnaissance du fleuve comme entité juridique. La question de la parole y est centrale. <em><strong>« Pour qu’il devienne une personnalité, il faut qu’on lui parle. </strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, une forme de réappropriation s’esquisse. La baignade revient, les usages se diversifient. Pour Zazü, cette évolution est décisive. Se rapprocher du fleuve, c’est aussi <strong>apprendre à le considérer autrement qu’une ressource.</strong> L’artiste parle d’habitudes simples : marcher, observer, s’allonger, revenir. Une fréquentation quotidienne, presque ordinaire. <em><strong>« Moi, j’y vais tous les jours depuis une trentaine d’années. »</strong></em> Avec une préférence  pour l’été. Les bancs de sable apparaissent, les circulations deviennent possibles. Le paysage s’élargit. <em>« Comme si elle se donnait toute entière. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de Zazü intègre parfois des dimensions plus explicites : <strong>rituels, </strong>temps d’écoute, collaborations avec une sophrologue, <strong>expériences de méditation</strong> au sein même des installations. Des voies pour un déplacement du regard, <strong>du paysage vers la relation.</strong></p>



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		<title>TOGETHERNESS! fait dialoguer la jeune création avec l’esprit Fluxus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 07:04:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 6 mai au 28 juin 2026, la Fondation du doute accueille TOGETHERNESS!, une exposition présentée dans le cadre du programme Interludes. Son principe : faire se rencontrer des pièces produites pour les diplômes de fin d’études d’étudiant·es de l’ESAD Orléans en 2025 avec des œuvres issues des collections de la Fondation. Le titre fait &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 6 mai au 28 juin 2026, la <a href="https://bloiscapitale.com/foule-pour-lexposition-dediee-a-ben-a-la-fondation-du-doute" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation du doute</a></strong> accueille <strong><em>TOGETHERNESS!</em></strong>, une exposition présentée dans le cadre du programme <strong>Interludes</strong>. Son principe : faire se rencontrer des pièces produites pour les diplômes de fin d’études d’étudiant·es de l’<strong><a href="https://esadorleans.fr/togetherness/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ESAD Orléans</a></strong> en 2025 avec des œuvres issues des collections de la Fondation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre fait écho à l’œuvre de <strong><a href="https://www.fondationdudoute.fr/artiste/6/1585-les-artistes.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Philip Corner</a></strong>, <em>A Piano Activities Togetherness</em> (1962-2013). L’exposition repose sur une série de rapprochements entre générations, pratiques et contextes, avec l’idée de <strong>provoquer des convergences inattendues</strong> et d’ouvrir <strong>une nouvelle lecture de la collection</strong>, tout en donnant de la visibilité à une nouvelle génération d’artistes émergent·es.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le prolongement de l’esprit <strong>Fluxus</strong>, dont la Fondation du doute conserve un ensemble majeur à Blois, le parcours joue des écarts autant que des correspondances. Il s’agit de tester des protocoles, de jouer avec les œuvres, d’interroger la place de l’art dans la société, en traversant une archéologie des médias et une diversité de médiums artistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition permet aussi de faire apparaître des filiations avec des œuvres du XXe siècle associées aux dernières avant-gardes artistiques, tout en faisant remonter des préoccupations qui traversent encore fortement la création contemporaine : <strong>le féminisme, l’écologie ou la critique de la société de consommation,</strong> dans le sillage des mouvements apparus dans les années 1960 et 1970.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dix artistes sont réunis dans <strong><em>TOGETHERNESS!</em></strong> : <strong>Matis Arvieu, Ibtissem Bernaudin, Margot Capello, Hugo Delattre, Cléa Delemontey-Racle, Marine Drouin, Karel Edmond, Max Kerbaol, Chloé Le Fel</strong> et <strong>Axel Martinache</strong>. Le commissariat est assuré par <a href="https://www.pantheonsorbonne.fr/page-perso/sophie.fetro%40" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Sophie Fétro</strong>, maîtresse de conférences HDR</a> et chercheuse en <em>« Design, Arts, Médias »</em> à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Institut ACTE, et par <strong>Marion Louis</strong>, chargée des publics et de la collection de la Fondation du doute.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>TOGETHERNESS!</strong>, du <strong>6 mai au 28 juin 2026</strong>, à la <strong>Fondation du doute</strong>, <strong>14 rue de la Paix à Blois</strong>. Ouverture <strong>du mercredi au dimanche, de 14h à 18h30</strong>. À Blois, cette proposition s’inscrit dans l’identité même de la Fondation du doute, lieu imaginé par <strong>Ben Vautier</strong> et porté par la <strong>Ville de Blois</strong>. Depuis 2013, l’établissement déploie sur près de <strong>1500 m²</strong> un parcours permanent consacré à <strong>Fluxus</strong>, mouvement international du XXe siècle, ainsi que des expositions temporaires et une programmation tournée vers la création contemporaine.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Blois, la langue en révolte : Babi Badalov à la Fondation du doute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 11:14:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la Fondation du doute, toute exposition se construit comme un espace de frottement, de déplacement. Du 7 février au 17 mai 2026, l’institution blésoise va accueillir Babi Badalov pour Make Riot not War, une exposition qui engage la langue non comme un outil de communication stabilisé, mais comme un territoire instable, traversé par l’histoire, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-langue-en-revolte-babi-badalov-a-la-fondation-du-doute">À Blois, la langue en révolte : Babi Badalov à la Fondation du doute</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À la Fondation du doute, toute exposition se construit comme un espace de frottement, de déplacement. Du <strong>7 février au 17 mai 2026</strong>, l’<a href="https://bloiscapitale.com/foule-pour-lexposition-dediee-a-ben-a-la-fondation-du-doute" target="_blank" rel="noreferrer noopener">institution blésoise</a> va accueillir <strong>Babi Badalov</strong> pour <em><strong>Make Riot not War</strong></em>, une exposition qui engage <strong>la langue non comme un outil de communication stabilisé, mais comme un territoire instable,</strong> traversé par l’histoire, l’exil et les rapports de pouvoir. D’emblée, <strong><a href="https://www.cnap.fr/annuaire/personne/gilles-rion" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gilles Rion</a>,</strong> directeur de la Fondation du doute, prévient : <em>« On sera moins sur du message clair. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce refus de la clarté comme injonction n’est pas un retrait. Il est un positionnement</strong>. Là où d’autres artistes travaillent la phrase, <strong>Babi Badalov travaille la faille.</strong> Il ne s’agit pas d’écrire <em>dans</em> une langue, mais de circuler <em>entre</em> les langues, dans ce que Gilles Rion nomme une <em><strong>« interlangue »</strong></em>, autrement dit, <em>« la manière avec laquelle on peut glisser d’une langue à une autre pour provoquer des sens nouveaux qui n’allaient pas de soi dans les structures linguistiques. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/prtrt-BabiBadalov-cJanarbek-Amankulov.2019-683x1024.jpg" alt="Babi Badalov (c) Janarbek Amankulov 2019" class="wp-image-29840" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/prtrt-BabiBadalov-cJanarbek-Amankulov.2019-683x1024.jpg 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/prtrt-BabiBadalov-cJanarbek-Amankulov.2019-200x300.jpg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/prtrt-BabiBadalov-cJanarbek-Amankulov.2019-768x1151.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/prtrt-BabiBadalov-cJanarbek-Amankulov.2019-1025x1536.jpg 1025w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/prtrt-BabiBadalov-cJanarbek-Amankulov.2019-1366x2048.jpg 1366w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/prtrt-BabiBadalov-cJanarbek-Amankulov.2019-scaled.jpg 1708w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Portrait de Babi Badalov, 2019 © Babi Badalov, Paris &#8211; Photo : Janarbek Amankulov</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-glissements-bifurcations-desobeissance-linguistique"><strong>Glissements, bifurcations, désobéissance linguistique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres de Babi Badalov procèdent par déplacement. Avec lui, <em>« refugees will come »</em> et <em>“réfugiés bienvenus”</em> se tutoient.<strong> Dans ce décalage, la langue cesse d’être un instrument normatif</strong>. Elle devient un espace de friction. Pour Gilles Rion, ce glissement permet de <em>« sortir de l’autoritarisme des langues »</em> et d’ouvrir la voie à <em>« de nouvelles significations »</em>. Une démarche qui porte une charge politique assumée : <em>« Évidemment, ce sont des choses qui vont contester la structure finie d’une langue. »</em> La poésie de Badalov est <em><strong>« faussement absurde »</strong></em>, précisément parce qu’elle travaille des questions <em>« cruciales quant aux droits humains, aux systèmes de domination, aux migrations ou à la liberté d’expression », </em>comme l&rsquo;explique <strong>Julie Crenn,</strong> commissaire de l&rsquo;exposition.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-poetique-nee-de-l-exil"><strong>Une poétique née de l’exil</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1959 à Lerik, en Azerbaïdjan, <strong>Babi Badalov a traversé les frontières autant que les langues</strong>. Russie, Royaume-Uni, retour forcé, puis asile politique en France en 2011 : son parcours biographique irrigue profondément son travail. <em>« C’est un artiste qui parle plus de cinq langues »</em>, rappelle Gilles Rion, précisant qu’il s’agit aussi de langues <em>« très locales ou régionales »</em>, loin des langues hégémoniques. Mais <strong>cette pluralité n’est jamais synonyme de maîtrise totale</strong>. Et c’est là que le travail commence. <em>« Ces connaissances des langues sont toujours parcellaires, mais c’est à partir de cette connaissance parcellaire qu’il y a des glissements poétiques. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’insécurité linguistique devient un moteur créatif</strong>. Les mots bifurquent, se fragmentent, se contaminent. Le sens n’est jamais donné : il se reconstruit dans la relation entre l’œuvre et celui ou celle qui la regarde. <strong><em>« La signification est construite aussi par la personne qui lit. »</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-fluxus-dada-punk-une-genealogie-active"><strong>Fluxus, Dada, punk : une généalogie active</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À la Fondation du doute, le travail de Badalov trouve un contexte particulièrement cohérent. <strong>L’exposition revendique sa filiation avec Fluxus, </strong>tout en assumant une généalogie plus large, qui va <em><strong>« aussi bien vers le mouvement Dada que vers les contre-cultures underground ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Gilles Rion, Badalov est un artiste profondément contemporain, mais aussi un héritier : <em><strong>« Il est chargé consciemment et inconsciemment d’un passé artistique qui remonte à Fluxus et même à Dada. »</strong></em> Cette lignée, avec lui, se réactive. <strong>Par l’usage du mot écrit, par la dimension ludique</strong> — jamais gratuite — <strong>du détournement, par une esthétique qui convoque le punk, le fanzine, le DIY.</strong> <em>« Oui, il y a une dimension ludique dans la manière avec laquelle il se permet de travestir la langue. C’est complètement Fluxus. »</em> Les t-shirts, tote bags ou cartes postales qu’il produit ne relèvent pas du produit dérivé. Ils prolongent une tradition initiée par Ben : <em><strong>« Ce n’était pas rendre l’art populaire, mais rendre l’art contemporain accessible. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-exposition-pensee-dans-et-pour-l-espace"><strong>Une exposition pensée dans et pour l’espace</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Make Riot not War</em> se déploiera sous plusieurs formes. <strong>Un grand collage mural</strong>, réalisé in situ à partir d’objets, d’affiches, de papiers peints et de t-shirts trouvés, occupera <strong>le mur du fond sur près de neuf mètres.</strong> <em>« Le collage sera original, il sera créé ici sur place. Il va passer dix jours dessus. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un rideau monumental, recto verso, </strong>longera la façade vitrée. <strong>À l’intérieur, une scénographie en entonnoir</strong> guidera le regard vers le mur principal. Des livres d’artistes — <em>« très contre-culture, fanzine »</em> — dialogueront avec des collages suspendus.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-langue-pouvoir-et-durabilite"><strong>Langue, pouvoir et durabilité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En travaillant les rapports de domination inscrits dans la langue, Babi Badalov interroge les structures mêmes du pouvoir. <em>« La langue est forcément une relation politique entre quelqu’un qui parle et quelqu’un qui écoute. »</em> <strong>Attaquer la langue, c’est attaquer l’outil du débat. </strong>Écrire un même mot dans plusieurs langues n’est jamais neutre : <em>« Écrire “anarchie” en russe n’a pas la même consonance politique que l’écrire en français ou en anglais. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/Anarchi-Babi-Badalov-2020-3-683x1024.jpeg" alt="Anarchi, Babi Badalov, 2020" class="wp-image-29848" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/Anarchi-Babi-Badalov-2020-3-683x1024.jpeg 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/Anarchi-Babi-Badalov-2020-3-200x300.jpeg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/Anarchi-Babi-Badalov-2020-3-768x1152.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/Anarchi-Babi-Badalov-2020-3-1024x1536.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/Anarchi-Babi-Badalov-2020-3-1365x2048.jpeg 1365w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/Anarchi-Babi-Badalov-2020-3-scaled.jpeg 1706w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Babi Badalov,&nbsp;<em>anarchi</em>, 2020, peinture sur tissu, 178 x 146cm &#8211; Courtoisie de l&rsquo;artiste et de la Galerie Poggi, Paris</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-deplier-la-reflexion-rencontres-et-interlude"><strong>Déplier la réflexion : rencontres et Interlude</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition fera une incursion dans le <strong>festival <a href="https://www.halleauxgrains.com/site/les-temps-forts/generation-climat/">Génération Climat #5, </a><a href="https://www.halleauxgrains.com/site/les-temps-forts/generation-climat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à</a><a href="https://www.halleauxgrains.com/site/les-temps-forts/generation-climat/"> la Halle aux grains, du 14 au 23 janvier 2026.</a></strong> <em>« On n’est pas directement dans une question climatique, mais dans une question de durabilité de nos sociétés »</em>, observe Gilles Rion. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition sera accompagnée d’un programme de rencontres. Une <strong>discussion avec la sociolinguiste Julie Abbou</strong> permettra de <strong>penser la langue comme <em>« terrain de lutte »</em></strong><em>,</em> en établissant des parallèles directs avec les œuvres exposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, la Fondation du doute inaugurera le deuxième cycle du dispositif <em>Interlude</em> avec la présentation de <strong><a href="https://www.fondationdudoute.fr/artiste/14/1585-les-artistes.htm"><em>Words</em> (1962) d’Allan Kaprow,</a></strong> réinventé en 2008 à Gênes. Un environnement participatif qui prolonge la <strong>réflexion sur le mot, l’écriture et la circulation du sens.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-semer-le-doute-encore"><strong>Semer le doute, encore</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Gilles Rion, la mission de la Fondation reste inchangée : <em><strong>« Ne jamais cesser de poser des questions et inviter à douter absolument de toute chose, y compris de nous-mêmes. »</strong></em> Et surtout, remettre en cause une séparation héritée de la modernité : <em>« La distinction entre les beaux-arts et la vie quotidienne. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Make Riot not War</em> s’inscrit pleinement dans cette ligne. Une exposition manifeste qui ouvre des brèches,  qui cherche à faire de la langue un lieu de trouble — et, peut-être, de réinvention.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-langue-en-revolte-babi-badalov-a-la-fondation-du-doute">À Blois, la langue en révolte : Babi Badalov à la Fondation du doute</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À la Galerie Wilson, le Petit Format révèle les coulisses d’un lieu porté par l&#8217;art et l’engagement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 11:54:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le vacarme discret d’un vernissage du premier jeudi du mois, la Galerie Wilson donne parfois l’impression d’une scène ouverte où se mêlent gestes, mots et regards. Mais derrière l’abondance de petits formats accrochés pour l’exposition de décembre, trois voix ont décrit une réalité plus profonde : celle d’un lieu qui fonctionne par exigence artistique, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-le-petit-format-revele-les-coulisses-dun-lieu-porte-par-lart-et-lengagement">À la Galerie Wilson, le Petit Format révèle les coulisses d’un lieu porté par l&rsquo;art et l’engagement</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le vacarme discret d’un vernissage du premier jeudi du mois, la <strong>Galerie Wilson</strong> donne parfois l’impression d’une scène ouverte où se mêlent gestes, mots et regards. Mais derrière l’abondance de <strong>petits formats accrochés pour l’exposition de décembre,</strong> trois voix ont décrit une réalité plus profonde : celle d’un lieu qui fonctionne par exigence artistique, conviction collective et fidélité au public. Au micro de <em>RCF</em> et de Baptiste Montcanut, <strong>Michel Bizieux</strong>, <strong>Miguel Lebron</strong> et <strong><a href="https://www.arnemo.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arnemo</a></strong> ont dévoilé ce qui se joue en coulisses, sans oublier le travail essentiel de <strong>Marie Frost, Elma Le Meur et <a href="https://bloiscapitale.com/en-novembre-prendre-le-temps-a-la-galerie-wilson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sylvie Guillot</a>.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="528" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4318-1024x528.jpeg" alt="Galerie Wilson" class="wp-image-29675" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4318-1024x528.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4318-300x155.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4318-768x396.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4318-1536x792.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4318-2048x1056.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-michel-bizieux-entendre-la-musique-des-oeuvres"><strong>Michel Bizieux : « entendre la musique des œuvres »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commissaire d’exposition, <strong>Michel Bizieux</strong> parle d’abord de travail. Visible comme invisible. En équipe, rappelle-t-il, en évoquant les <strong>48 heures d’accrochage</strong> nécessaires pour organiser ce <strong>Salon du Petit Format.</strong> Le défi : la quantité d’œuvres. <em>« Beaucoup, beaucoup, beaucoup »,</em> dit-il, en reconnaissant que l’équipe s’est <em><strong>« mordu les doigts »</strong></em> tant la tâche était dense. Pour Michel Bizieux, accrocher n’est jamais mécanique. C’est une lecture sensible : <em>« <strong>C’est un puzzle. Et il faut entendre la musique des œuvres.</strong> »</em> Il choisit la première pièce <em>« au hasard émotionnel »</em>, puis cherche les résonances. Aucune règle mathématique, insiste-t-il — seulement le dialogue entre les œuvres : <em>« <strong>Elles sont belles ensemble, elles se parlent.</strong> »</em> Quant au thème de décembre, il le résume sans détour avec l&rsquo;humour qu&rsquo;on lui connait : <em>« <strong>Le Petit Format, c’est Noël.</strong> Et <strong>en art, ce n’est pas la taille qui compte</strong>. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4319-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-29674" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4319-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4319-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4319-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4319-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4319-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-miguel-lebron-une-galerie-qui-grandit-s-ajuste-et-s-autofinance"><strong>Miguel Lebron : une galerie qui grandit, s’ajuste et s’autofinance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Directeur artistique, <strong>Miguel Lebron</strong> dresse un bilan net de l’aventure : <em>« <strong>On attaque notre quatrième année. C’est notre 34ᵉ vernissage.</strong> »</em> Depuis son ouverture, la galerie a accueilli <em>« <strong>à peu près 20 000 visiteurs</strong>. »</em> Un chiffre qui dit l’ancrage du lieu dans la vie culturelle blésoise. Le fonctionnement repose sur un mouvement permanent : <em>« <strong>Tous les ans, la galerie renouvelle à peu près la moitié de ses artistes.</strong> »</em> Partie de 40 artistes, elle en comptera <strong>60 en 2026</strong>. Une croissance assumée, rendue possible par un modèle original : <em>« <strong>Ce coût, il est pris uniquement par les artistes. Il n’y a pas, ou très peu, d’accompagnement des pouvoirs publics.</strong> »</em> C’est pourquoi la galerie propose une <strong>formule de dons</strong>, pour que le public puisse soutenir l’action du lieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les moments marquants de 2025, Miguel Lebron souligne l’exposition consacrée à <strong>Lorjou</strong>, qui a <em>« donné une mise en lumière beaucoup plus importante »</em> à la Galerie Wilson. L’expérience sera prolongée en 2026, dans une logique de <em>« regards croisés »</em> pour continuer d’exposer une œuvre si vaste <em>« qu’il faut plus d’une exposition pour la comprendre ».</em> <strong>L’année 2026 sera aussi celle d’un nouveau mode de fonctionnement, avec 35 artistes extérieurs au département et à la région</strong>, pour élargir l’horizon tout en gardant l’esprit du centre d&rsquo;art en Blois-Vienne. Mais le premier rendez-vous de l&rsquo;année, celui de janvier, sera dédié comme de coutume à <strong>l’art brut</strong>, pour une exposition de <strong>trois jours à partir du 28 janvier.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4315-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-29677" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4315-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4315-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4315-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4315-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4315-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-arnemo-la-galerie-je-la-compare-a-un-bateau-a-vapeur"><strong>Arnemo : « la galerie, je la compare à un bateau à vapeur »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que tout tienne, il faut une structure. C’est le rôle d’<strong>Arnemo</strong>, directeur administratif et technique, qui résume sa mission par une image : <em>« <strong>La galerie, je la compare à un bateau à vapeur.</strong> »</em> Il ne se dit pas capitaine, mais <em>« <strong>plaque tournante</strong> »</em> : celui qui fait circuler l’information, maintient le cap, corrige les trajectoires si nécessaire. Son travail consiste à transformer une énergie artistique en fonctionnement stable, grâce à des outils concrets : charte de fonctionnement, charte boutique, règlements internes, documents régulièrement mis à jour pour que chaque artiste qui rejoint la galerie <em>« ait la même lecture »</em> que les autres. <strong>Quand tout s’emballe — et la galerie d&rsquo;art est un lieu où tout peut s’emballer —, Arnemo ramène tout le monde au centre.</strong> Après quatre années, il dit sa joie : <em>« <strong>On est fiers du travail accompli, de l’aura de la Galerie Wilson sur Blois.</strong> »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="673" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4316-1024x673.jpeg" alt="" class="wp-image-29676" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4316-1024x673.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4316-300x197.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4316-768x505.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4316-1536x1010.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/IMG_4316-2048x1346.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Salon du Petit Format se tient du 4 au 28 Décembre 2025</strong> à la Galerie d’Art Wilson, 23, Avenue du Président Wilson, à Blois. <strong>Entrée libre,</strong> pour tout public, <strong>du jeudi au dimanche de 14h à 19h.</strong> La galerie est accessible aux personnes à motricité réduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Des « Arbres qui dansent » et qui font danser Paule Honoré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 09:43:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le long couloir du Conseil départemental du Loir-et-Cher se transforme, cet hiver, en une forêt. Sur les murs d’une neutralité volontaire, une succession de toiles compose une traversée lumineuse : un chemin de sous-bois, de couleurs en mouvement. Les arbres de Paule Honoré, dressés, multiples, oscillants, accueillent, entourent, enveloppent. Inaugurée le 20 novembre 2025, l’exposition &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/des-arbres-qui-dansent-et-qui-font-danser-paule-honore">Des « Arbres qui dansent » et qui font danser Paule Honoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le long couloir du <strong><a href="https://www.departement41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conseil départemental du Loir-et-Cher</a></strong> se transforme, cet hiver, en une forêt. Sur les murs d’une neutralité volontaire, <strong>une succession de toiles</strong> compose une traversée lumineuse : un chemin de sous-bois, de couleurs en mouvement. <strong>Les arbres de Paule Honoré,</strong> dressés, multiples, oscillants, accueillent, entourent, enveloppent. Inaugurée le 20 novembre 2025, l’exposition <em><strong>Arbres qui dansent</strong></em>, est ouverte <strong>jusqu’au 9 janvier 2026</strong> à l’Hôtel du Département. On y trouve la dimension intime et spirituelle d’un travail né dans le silence des forêts.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4089-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-29396" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4089-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4089-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4089-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4089-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4089-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-arbre-devient-une-presence-un-souffle-un-mouvement"><strong>« L’arbre devient une présence, un souffle, un mouvement »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est <strong>Tania André,</strong> <strong>vice</strong>&#8211;<strong>présidente</strong>&nbsp;du département de Loir-et-Cher qui a ouvert le vernissage en citant Victor Hugo : <em>« Je ne puis regarder une feuille d’arbre sans être écrasé par l’univers »</em>, avant d&rsquo;aller plus loin.  <em>« Chaque toile témoigne d’une observation précise et d’<strong>une émotion traduite avec sincérité</strong>. L’arbre devient, sous le pinceau de Paule Honoré, une présence, un souffle, un mouvement. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg5-724x1024.jpg" alt="Arbres qui dansent Paule Honoré" class="wp-image-29388" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg5-724x1024.jpg 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg5-212x300.jpg 212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg5-768x1086.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg5-1086x1536.jpg 1086w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg5-1448x2048.jpg 1448w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg5-scaled.jpg 1810w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-ils-dansent-mais-c-est-surtout-moi-qu-ils-font-danser"><strong>« Ils dansent, mais c’est surtout moi qu’ils font danser »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La forêt de Russy, proche de Blois, où l’artiste se promène souvent avec son chien, a compté dans ce travail. La paix des bruits ténus, des gouttes, du mouvement lent. <em>« On a l’impression qu’il ne se passe rien quand on se balade dans la forêt. Et en fait, il se passe énormément de choses… <strong>Il y a une grande joie qui se dégage de ces promenades en solitaire. »</strong></em> La série <em>Arbres qui dansent</em> est née de ce lien physique et intérieur au paysage, de la sensation d’être traversée. <strong>Les arbres, immobiles et pourtant vibrants, deviennent résonance.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg4-724x1024.jpg" alt="Arbres qui dansent Paule Honoré" class="wp-image-29389" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg4-724x1024.jpg 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg4-212x300.jpg 212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg4-768x1086.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg4-1086x1536.jpg 1086w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg4-1448x2048.jpg 1448w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg4-scaled.jpg 1810w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decouverte-venue-du-temps-long"><strong>Une découverte venue du temps long</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En déménageant deux fois son atelier, Paule Honoré vide des caisses, retrouve des carnets, ouvre le passé. <strong>Vingt ans, trente ans en arrière, les arbres sont déjà là. </strong>Non pas comme motifs savants, mais comme dessins instinctifs : <em>« des petits crobards sur un bout de papier »</em>, surgissant dans les moments de recherche ou de lâcher-prise. <em>« C’était quelque chose de rassurant… d’introspection… des pensées qui s’enchaînent… et je me suis dit : pourquoi ne le ferais-tu pas ? »</em> Ces gestes intimes du passé sont devenus peinture en 2025, année de réalisation de la majorité des toiles exposées.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg21-724x1024.jpg" alt="Arbres qui dansent Paule Honoré" class="wp-image-29391" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg21-724x1024.jpg 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg21-212x300.jpg 212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg21-768x1086.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg21-1086x1536.jpg 1086w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg21-1448x2048.jpg 1448w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Jpeg21-scaled.jpg 1810w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-quete-de-la-part-invisible"><strong>La quête de la part invisible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ce jeudi, dans le long corridor éclairé avec précision, le public s’attarde devant les couleurs vives qui se répondent. On reconnaît des explorations saisonnières, rouges flamboyants, verts profonds, bois d’hiver. La forêt est ressentie. Paule Honoré revient plusieurs fois sur l’idée d’un invisible, <strong>cette dimension du vivant que l’œil pressé ne voit jamais.</strong> <em>« Nos arbres sont là, dressés, mais il y a une part invisible. C’est ce que j’essaie de saisir, et<strong> la couleur m’aide beaucoup dans cette espèce de sentiment de la vie qui est là. »</strong></em> Dans le couloir de l&rsquo;Hôtel du département, les toiles témoignent de ce souffle invisible : <strong>coulures, vibrations, verticalités multiples, éclats roses, bleus, verts acides, jaunes. La peinture pulse, elle rend présent.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1021" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4103-1024x1021.jpeg" alt="Arbres qui dansent Paule Honoré" class="wp-image-29395" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4103-1024x1021.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4103-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4103-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4103-768x765.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4103-1536x1531.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_4103-2048x2041.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-aimerais-que-les-arbres-a-perte-de-vue-soient-inscrits-dans-le-monde-ou-nous-vivons"><strong>« J’aimerais que les arbres à perte de vue soient inscrits dans le monde où nous vivons »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La voix de l’artiste se brise brièvement lorsqu’elle évoque les arbres abattus sans nécessité, les forêts qui souffrent. Elle cite <em>L’Homme qui plantait des arbres</em> de Giono, parle de l’imaginaire collectif — Saint Louis rendant justice sous un chêne. Elle dit sa douleur devant la disparition. Et son espoir. Parce qu’ici, la peinture n’est pas décorative. Elle est <strong>mémoire, présence, résistance.</strong> Les arbres continuent de danser. Et ils font danser Paule Honoré.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-informations-pratiques"><strong>Informations pratiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">🖼 <strong>Paule Honoré — Arbres qui dansent</strong><br>🏛 <strong>Conseil départemental du Loir-et-Cher — Hôtel du Département, Blois</strong><br>📅 <strong>Du 20 novembre 2025 au 9 janvier 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/des-arbres-qui-dansent-et-qui-font-danser-paule-honore">Des « Arbres qui dansent » et qui font danser Paule Honoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Vanesa Bardelli : là où le mystère apparaît</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/vanesa-bardelli-la-ou-le-mystere-apparait</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 09:45:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle parle doucement, avec des silences qui ne sont pas des hésitations mais des espaces qu’elle laisse volontairement ouverts, comme si le langage n’était jamais un instrument pour remplir, mais seulement pour accompagner, pour suivre à distance quelque chose qui se forme ailleurs. <strong>Chez Vanesa Bardelli, on a toujours l’impression que les mots viennent d’un endroit un peu en dessous de la voix — un lieu souterrain où se tissent les sensations, les images, les souvenirs, les rêves.</strong> Elle parle posément. Elle ne simplifie pas. Elle ne cherche pas à clarifier. Elle laisse les choses telles qu’elles sont, telles qu’elles apparaissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mystère de Vanesa Bardelli ne se dévoile pas, il se traverse : il naît dans cet espace intérieur où les rêves, les sensations et les souvenirs précèdent les mots. Les femmes qu’elle représente, les maisons abandonnées qu’<a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-fragments-dintime-et-echos-du-monde" target="_blank" rel="noreferrer noopener">elle peint</a> ou photographie, les corps qu’elle immerge dans la lumière ou le bleu du cyanotype, sont autant de passages entre l’intérieur et l’extérieur, entre ce qui persiste et ce qui se retire. <strong>Ce mystère n’est pas à comprendre, mais à ressentir : c’est une manière d’habiter le monde depuis le dedans, là où la peau devient seuil.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="519" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-13.png" alt="" class="wp-image-29081" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-13.png 720w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-13-300x216.png 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo de Vanessa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Si Vanesa vit aujourd&rsquo;hui à Bracieux, elle est née en 1986, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tres_Arroyos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tres Arroyos</a>, dans la province de Buenos Aires. Elle est la dernière de trois enfants : une sœur d’abord, puis un frère, puis elle. Elle évoque son enfance brièvement, mais avec une précision particulière : <em><strong>« un sein familial teinté de machisme et d&rsquo;autoritarisme »</strong></em>. Pas comme une condamnation. Simplement comme un climat. Un environnement dans lequel on apprend très tôt à ressentir les forces invisibles, les tensions silencieuses, les choses qui ne se disent pas mais qui façonnent.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="868" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Photo-de-Vanesa-Bardelli.png" alt="" class="wp-image-29172" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Photo-de-Vanesa-Bardelli.png 695w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Photo-de-Vanesa-Bardelli-240x300.png 240w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Elle raconte sa naissance : <em>« Je suis née par césarienne, avec deux tours de cordon autour du cou. J’étais un peu bleue. »</em> Elle se demande, simplement, sans conclure : <em><strong>est-ce que cela pourrait être à l’origine de certaines sensations qui m’accompagnent encore aujourd’hui ?</strong></em> Elle ne cherche pas à faire de cette scène une explication. C’est une image qui persiste. <strong>Une manière d’entrer dans le monde en manque d’air, en manque d’espace, et peut-être déjà en lutte avec l’asphyxie.</strong> Il y a chez elle, en effet, une nécessité d’ouvrir, de desserrer, de chercher un passage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’enfance, elle ne se sent pas tout à fait à sa place. Elle parle des dimanches en famille qui la déprimaient, de ces après-midis écrasés de chaleur au <em>« campo »,</em> où l’heure de la sieste suspendait tout dans un silence trop lourd. Elle dit : <em><strong>« Je ne me sentais pas adaptée à ce monde. »</strong></em> Pas par révolte, pas par confrontation. Plutôt comme si elle habitait une autre chambre derrière la chambre, un espace légèrement décalé, parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À dix-sept ans, elle commence la photographie.</strong> Pour saisir quelque chose qui serait sinon perdu — un regard, une lumière, une sensation de respiration. Elle ne part pas d’un désir de construire une œuvre ou de s’inscrire dans une tradition. Elle part d’un besoin. Un geste simple, premier, essentiel : garder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle quitte Tres Arroyos, vit un temps à Claromecó, puis à Mar del Plata. Là, elle étudie la photographie. Puis elle entre à l’école des <em>« artes del Fuego »</em>, où <strong>elle apprend la céramique.</strong> Quatre années. Le contact avec la matière. La lenteur. Le façonnage. Le temps qu’il faut pour que les mains rejoignent l’image intérieure. Elle comprend qu’elle ne veut pas enseigner. Ce qu’elle cherche n’est pas dans la transmission, mais dans <strong>le travail intérieur,</strong> dans la transformation silencieuse qui s’opère quand on crée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Mar del Plata, elle rencontre une professeure de peinture. <strong>Elle commence à peindre.</strong> Elle suit des cours longtemps. Elle fréquente <strong>le théâtre, le cinéma, des séminaires d’art, du maquillage artistique</strong>. Elle dit que tout cela influence la peinture et la photo. Elle ne théorise pas. Elle constate. <strong>Un univers se construit</strong> par sédimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très tôt, un motif émerge : <strong>la femme</strong>. La figure féminine. Non pas une figure extérieure, mais une figure vécue. Les femmes qu’elle représente dans ses peintures et ses photographies ne sont pas des modèles. Elles ne sont pas objets de regard. <strong>Elles sont des corps intérieurs.</strong> <em>« Je crois que c’est moi, toutes ces femmes que je représente. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="870" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Mujeres-Flores.png" alt="De la série Mujeres Flores par Vanesa Bardelli" class="wp-image-29179" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Mujeres-Flores.png 695w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Mujeres-Flores-240x300.png 240w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px" /><figcaption class="wp-element-caption">De la série Mujeres Flores par Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Ces femmes sont nues. Souvent. Mais jamais offertes. <strong>La nudité n’est pas érotique. Elle n’est pas décorative.</strong> Elle n’expose pas. Elle ouvre. Elle permet d’atteindre ce qui se trame sous la peau — <strong>pas le corps comme apparence, mais le corps comme sensation,</strong> comme intensité silencieuse. Ce n’est pas un nu frontal. C’est un nu intérieur. Le corps féminin, dans son travail, est un lieu. Un lieu où des forces se croisent. Un lieu où quelque chose remonte. Un lieu où l’on écoute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et <strong>l’escargot revient, toujours.</strong> <em>« C’est mon animal fétiche. »</em> Elle ne théorise pas le symbole. Elle ne commente pas la spirale comme motif universel. Elle dit seulement qu’il est là. Dans la féminité. Dans la sexualité. Dans le mouvement qui retourne vers soi. Dans la maison que l’on porte sur son dos. Dans la lenteur. Dans l’intériorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maison, elle aussi, revient. Mais ce ne sont pas les maisons habitées. Ce sont les <strong>maisons abandonnées</strong>. Celles où le temps s’est retiré, mais où une présence reste. <em>« Je ressens une grande attirance pour ces histoires que j’imagine. »</em> Elle parle de l’énergie des lieux. Elle dit qu’elle peut entrer dans une maison abandonnée, regarder quelques objets, quelques traces, et sentir immédiatement quelque chose. Pas un récit. Pas une parole. Une vibration. <em><strong>« Mais quand c’est trop dense, je me retire. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="867" height="682" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli.png" alt="Création de Vanesa Bardelli" class="wp-image-29173" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli.png 867w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli-300x236.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli-768x604.png 768w" sizes="auto, (max-width: 867px) 100vw, 867px" /><figcaption class="wp-element-caption">Oeuvre de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Vanesa Bardelli trouve dans la détérioration une beauté inexplicable. Une nostalgie de ce qui a été. Non pas la nostalgie d’un passé qu’elle voudrait restaurer. Plutôt l’émotion devant ce qui persiste alors que tout a disparu. Elle dit avoir peint des maisons abandonnées. Et photographié aussi. Et là encore revient le <strong>jeu spatial entre deux mondes</strong> : <strong>l’intérieur et l’extérieur, le visible et l’invisible, ce qui reste et ce qui se retire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle rêve beaucoup. Elle rêve souvent. Les rêves sont récurrents. <strong>Elle a rêvé très longtemps de maisons. </strong>Dans ces rêves, <strong>un chien doberman apparaissait.</strong> Elle a peint une série entière de tableaux à partir de ces rêves. <strong>Puis le rêve a cessé. Comme si le travail avait été fait,</strong> comme si peindre avait déplacé quelque chose qui demandait à l’être. Elle parle aussi de rêves récurrents avec des <strong>mandragores</strong>. Elle ne commente pas leur symbolique. Elle dit seulement qu’ils étaient là.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="865" height="652" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli.png" alt="Toile de Vanesa Bardelli" class="wp-image-29176" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli.png 865w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli-300x226.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli-768x579.png 768w" sizes="auto, (max-width: 865px) 100vw, 865px" /><figcaption class="wp-element-caption">Toile de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le rêve n’est pas pour elle une image. Il est un mouvement. Elle se réveille la nuit, prend son téléphone, enregistre ce qu’elle peut <strong>avant que la mémoire ne se dissolve</strong>. Elle note les images, les sensations, les espaces. Et ensuite, elle travaille. Elle transforme. Elle transcrit. Parfois, un seul rêve contient plusieurs tableaux. Elle doit choisir. Elle doit séparer. Elle doit décider ce qui reste et ce qui se tait. Elle dit qu’elle fait parfois des collages pour comprendre la composition, pour trouver la structure invisible qui soutient l’image.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>photographie</strong>, elle, suit un autre rythme. Vanesa Bardelli travaille souvent avec des modèles féminins. Les corps sont assis, repliés, allongés dans l’eau, enveloppés d’ombre ou de tissu. Ils ne posent pas. <strong>Ils sont en intériorité.</strong> Ils semblent attendre. Ou écouter. On ne voit presque jamais le regard dirigé vers l’objectif. <strong>Le regard est ailleurs, dans un lieu intérieur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle travaille aussi le <strong>cyanotype</strong>. Des images bleues. Des silhouettes qui apparaissent comme si elles venaient de loin, <strong>comme si quelque chose remontait du rêve vers la lumière.</strong> Là encore, elle ne théorise pas. Elle ne dit pas pourquoi. Elle laisse l’image exister.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="653" height="872" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/cyanotype-vanesa-bardelli.png" alt="cyanotype vanesa bardelli" class="wp-image-29174" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/cyanotype-vanesa-bardelli.png 653w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/cyanotype-vanesa-bardelli-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 653px) 100vw, 653px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cyanotype de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Elle dit qu’elle a eu un grand sens de l’intuition, qu’elle a étudié un peu l’astrologie, qu’<strong>elle touche à certains univers symboliques.</strong> Elle ne s’y identifie pas. Elle ne les met pas en avant. Elle dit simplement qu’ils existent dans sa vie comme des outils, <strong>des manières d’approcher ce qui n’a pas de forme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vanesa Bardelli dit avoir fait de l’art-thérapie. L&rsquo;argentine a travaillé comme accompagnante spécialisée en autisme et en Asperger, auprès d’adultes dans des institutions. Elle dit qu’elle a aussi fait beaucoup d’années de thérapie elle-même. Elle parle d’une <strong>solitude très profonde, depuis toujours</strong>. Une solitude qui ne dépend pas de la présence ou de l’absence d’autrui. Une solitude constitutive. Elle dit qu’il y a en elle <strong>une ambiguïté de destruction et de construction</strong>. Elle ne dramatise pas. Elle constate.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="872" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Oeuvre-de-Vanesa-Bardelli.png" alt="Oeuvre de Vanesa Bardelli" class="wp-image-29177" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Oeuvre-de-Vanesa-Bardelli.png 695w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Oeuvre-de-Vanesa-Bardelli-239x300.png 239w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px" /><figcaption class="wp-element-caption">Œuvre de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Surtout, Vanesa Bardelli dit que si l’on regarde son travail, il faut <strong>accepter le mystère</strong>. Ne pas expliquer. Ne pas résoudre. Ne pas fermer. <strong>Elle ne donne pas de clé. Elle ne veut pas donner de clé.</strong> Son œuvre est un passage. Un passage entre le visible et l’invisible, entre le rêve et la veille, entre le corps et l’image, entre l’intérieur et l’extérieur. <strong>Et ce qui apparaît, dans ce passage, n’est jamais ce qui était caché. Mais ce qui était là, depuis le début, et que l’on finit par voir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les comptes <strong><em>Instagram</em></strong> de Vanesa Bardelli : <em><strong><a href="https://www.instagram.com/vanebardelli/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vanebardelli</a></strong></em> / <strong><em><a href="https://www.instagram.com/infinity_cyanotype/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">infinity_cyanotype</a></em></strong> / <strong><em><a href="https://www.instagram.com/photosartvanesa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">photosartvanesa</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>En novembre, prendre le temps à la Galerie Wilson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 08:32:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les expositions collectives sont faites de gestes différents, de matières distinctes, de regards singuliers, invités à se répondre. C’est ce qui se joue, en ce mois de novembre 2025, à la Galerie Wilson, où neuf artistes contemporains sont réunis : Corinne Voyant, Marie-Pascale Martins, Gérard Guéguen, Joss’ Sculpture, Elma Sanchez-Le Meur, Jean-Pierre Milesi, Sylvie Guillot, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://bloiscapitale.com/vernissage-de-lexposition-de-mai-a-la-galerie-d-art-wilson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">expositions</a> collectives sont faites de gestes différents, de matières distinctes, de regards singuliers, invités à se répondre. C’est ce qui se joue, en ce mois de novembre 2025, à la <strong>Galerie Wilson</strong>, où <strong>neuf artistes contemporains</strong> sont réunis : <strong>Corinne Voyant</strong>, <strong>Marie-Pascale Martins</strong>, <strong>Gérard Guéguen</strong>, <strong>Joss’ Sculpture</strong>, <strong>Elma Sanchez-Le Meur</strong>, <strong>Jean-Pierre Milesi</strong>, <strong>Sylvie Guillot</strong>, <strong>Ged</strong> et <strong>Julien Maillart</strong>. Pas de thème imposé. Pas de mot d’ordre. Chacun suit son axe, son souffle, son propre rapport au monde. Et pourtant, quelque chose circule d’une œuvre à l’autre — une attention, une inquiétude parfois, une manière de tenir face au temps. Ce qui réunit ces artistes, ce n’est ni la forme, ni la technique, ni l’intention. C’est <strong>la justesse</strong>. Justesse d’un geste qui ne cherche pas à séduire. Justesse d’une parole qui ne cherche pas à convaincre. Justesse d’une présence qui se donne simplement, à hauteur d’œil. Il ne s’agit pas ici de <em>« montrer »</em> l’art, mais <strong>de le laisser agir</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="613" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-6.png" alt="expo wilson 2025" class="wp-image-28961" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-6.png 613w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-6-209x300.png 209w" sizes="auto, (max-width: 613px) 100vw, 613px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-sylvie-guillot-le-bleu-comme-altitude-interieure"><strong>Sylvie Guillot — le bleu comme altitude intérieure</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Chez <strong>Sylvie Guillot</strong>, la peinture, dit-elle au micro de RCF, est <em>« chevillée au corps »</em> depuis l’enfance : une pratique née sur les murs de la maison familiale, encouragée, jamais quittée. Ses toiles, présentées sur le mur principal, sont traversées de <strong>bleus profonds</strong>, de <strong>verts d’eau</strong>, de <strong>jaunes solaires</strong>, travaillés <strong>au couteau</strong>, en <strong>épaisseurs</strong> successives. La référence affleure : un <strong>voyage en montgolfière</strong>. Vue aérienne. Sérénité suspendue. Ce que l’œil garde lorsqu’il a vu le monde <strong>de très haut</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3953-1024x667.jpeg" alt="Sylvie Guillot" class="wp-image-29060" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3953-1024x667.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3953-300x195.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3953-768x500.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3953-1536x1001.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3953-2048x1334.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Elle cite Michel Pastoureau, Nicolas de Staël, Geneviève Asse, et l’évidence est là : le bleu est <strong>source</strong>, <strong>passage</strong>, <strong>seuil</strong>. Elle parle de <strong>spontanéité du geste</strong>, de <strong>quête</strong> — et cite <strong><a href="https://fabienneverdier.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fabienne Verdier</a></strong>, dont elle admire la dimension intérieure du mouvement. Dans l’entrée de la Galerie Wilson, une toile accueille les visiteurs : un paysage abstrait qui contient, en son épaisseur même, un <strong>monde microscopique</strong> révélé par la photographie macro. Là encore, rien d’illustratif : <strong>le visible et l’invisible cohabitent.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3963-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-29061" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3963-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3963-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3963-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3963-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3963-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-julien-maillart-le-temps-comme-matiere"><strong>Julien Maillart — le temps comme matière</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les toiles de <strong>Julien Maillart</strong> parlent d’autre chose : <strong>une densité, une retenue, une mémoire déposée</strong>. Il peint depuis moins de dix ans. Quarante ans : un besoin, net, soudain, de <strong>trouver un médium pour dire</strong>. Il n’intitule pas ses tableaux. Il préfère laisser <strong>la place du regard</strong> intacte. Les formats sont <strong>carrés</strong>, souvent <strong>1 m x 1 m</strong> — ce qu’autorise, dit-il en riant, <em>« la taille du coffre de ma voiture »</em>. Mais la plaisanterie n’enlève rien à la précision du geste. La surface est <strong>stratifiée</strong>, <strong>usée</strong>, <strong>reprise</strong>, <strong>griffée</strong>, comme <strong>une mémoire géologique</strong>. Les couleurs sont sobres, <strong>terreuses</strong>, <strong>minérales</strong>, travaillées par zones : rien n’est éclatant, tout est <strong>contenu</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="705" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3962-1024x705.jpeg" alt="Julien Maillart" class="wp-image-29054" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3962-1024x705.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3962-300x206.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3962-768x529.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3962-1536x1057.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3962-2048x1409.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3962-220x150.jpeg 220w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Julien peint en <strong>musique</strong>, toujours, et <strong>uniquement sur Keith Jarrett</strong> — une pulsation intime, souple, improvisée, qui s’entend presque dans la matière. <em>« Un tableau n’est jamais terminé. Je peux y revenir six mois plus tard. Le temps fait partie du travail. »</em> Ce sont des peintures <strong>à regarder longtemps</strong>, qui ne se livrent pas d’un coup.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ged-l-eau-monte"><strong>Ged — l’eau monte</strong>&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plus loin, dans une alcôve, les dessins en noir et blanc de <strong>Ged</strong> se tiennent comme des <strong>signaux</strong> : formes pleines, silhouettes, aplats, contrastes nets. Aucune hésitation dans le trait. Il parle d’<strong>obsolescence programmée du monde</strong>, mais refuse tout catastrophisme : on ne se rend compte du bonheur qu’à l’instant où il menace de nous échapper.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3959-1024x768.jpeg" alt="Ged" class="wp-image-29055" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3959-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3959-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3959-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3959-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_3959-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans son dessin <strong>« L’eau monte »</strong>, un personnage tente de prévenir. Autour, les autres répondent : <em>« Ta gueule. »</em> Puis la voix revient, plus forte : <strong>L’EAU MONTE.</strong> Rien de plus. Tout est là. Ce n’est pas un appel, ce n’est pas une accusation. C’est un <strong>constat</strong>. <em>« Il faut regarder les choses en face. Voir le pire pour prendre le meilleur. Et défendre ce qui peut l’être encore. »</em> Ged expose aussi des paysages mentaux : arbres, gouttes, pluies de cercles, lignes qui se fissurent. Des images <strong>simples</strong>, presque <strong>archétypales</strong>, qui disent l’urgence avec <strong>la discrétion de quelqu’un qui a compris</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici quelques exemples, tout le reste est à découvrir à la Galerie Wilson, en prenant son temps.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exposition — Galerie d’Art Wilson, Blois</strong><br>📅 Jusqu&rsquo;au 30 novembre 2025<br>📍 23 avenue du Président-Wilson, Blois<br>🕒 Du jeudi au dimanche, 14h–19h — Entrée libre<br>♿ Accessible aux personnes à mobilité réduite</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Corinne Bénédek : une peinture entre cosmos, nature et spiritualité</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/corinne-benedek-une-peinture-entre-cosmos-nature-et-spiritualite</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:25:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les couleurs éclatent… planètes géantes suspendues dans des ciels profonds, lunes immenses irradiant un halo, arbres dressés comme des gardiens silencieux, ponts reliant deux rives. En parlant de son travail, Corinne Bénédek garde un ton simple et clair. On devine tout un parcours. « Dès que j’ai su tenir un crayon, j’ai commencé à dessiner &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les couleurs éclatent</strong>… planètes géantes suspendues dans des ciels profonds, lunes immenses irradiant un halo, arbres dressés comme des gardiens silencieux, ponts reliant deux rives. En parlant de son travail, <strong>Corinne Bénédek</strong> garde un ton simple et clair. On devine tout un parcours. <em>« Dès que j’ai su tenir un crayon, j’ai commencé à dessiner »</em>, raconte-t-elle. Enfant, elle noircissait des cahiers de petites bandes dessinées, inventant histoires et planches. <em>« Je voulais faire de la BD au départ. Et puis après, je me suis tournée vers autre chose, les dessins, la peinture. »</em> Son goût pour l’art aurait pu se poursuivre sans interruption, ses parents s’y opposent. <em><strong>« Mais à trente ans, j’ai franchi le pas. »</strong></em> De 1993 à 1996, elle suit trois années d’études à l’<a href="https://esadorleans.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut d’Arts Visuels d’Orléans</a>. <em>« Je me sentais bloquée en autodidacte. J’avais envie de m’améliorer, d’apprendre de nouvelles choses. »</em> L’apprentissage est exigeant. Elle poursuit deux années supplémentaires dans l’atelier d’un artiste peintre qui enseignait aux Beaux-Arts. <em>« Il a ouvert son atelier, je l’ai suivi pendant deux ans. »</em> Les expositions commencent alors, d’abord dans l’Orléanais, puis ailleurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-virage-des-bombes-aerosols">Le virage des bombes aérosols</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De ces années, elle garde un socle solide, mais aussi une contrainte. <em>« Le style, au départ, c’était quand même très académique : paysages, modèles vivants, natures mortes… »</em> Très vite, l’envie de changer s’impose. <em><strong>« J’ai fini par me dire que j’avais envie de faire autrement, d’arrêter ce qui était trop conventionnel. »</strong></em> Au début des années 2000, elle entame cette libération. En parallèle des sujets imposés, elle expérimente déjà des formes plus contemporaines. Les influences extérieures comptent aussi : <em>« L’idée de voir <strong>ce que faisaient les graffeurs m’interpellait,</strong> ça me plaisait. Je me suis dit : tiens, j’essaierai bien. »</em> Une technique qui marque aujourd’hui son œuvre : les bombes aérosols. <em>« Je ne les utilise pas comme les graffeurs sur les murs. J’ai commencé sur du bois, puis sur du papier, du carton, et <strong>finalement sur toile. Et j’avoue que je m’éclate là-dessus. »</strong></em> Ce choix ne l’empêche pas d’employer <strong>d’autres mediums</strong> : acrylique, aquarelle, huile, pastel, encres de couleur, marqueurs. Les supports se multiplient : châssis toilés, bois, papier, carton, métal. Mais l’aérosol est devenu essentiel, apportant à ses toiles une profondeur particulière, une vibration presque cosmique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nature-univers-ecologie-les-sources">Nature, univers, écologie : les sources</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ses inspirations sont multiples, mais elles convergent autour d’un même horizon : <strong>la nature, <a href="https://bloiscapitale.com/comment-laniakea-donne-un-autre-regard-sur-notre-place-dans-l-univers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’univers</a>, la terre, les animaux, l’humanité, l’écologie, l’actualité.</strong> <em>« J’aime beaucoup les photos que publie la NASA. Les planètes, les couleurs, je trouve ça impressionnant. Ça m’inspire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour elle, chaque planète a une signification : <em>« La Lune, c’est les émotions. Mars, c’est l’agressivité, la force. Vénus, on le sait bien, c’est la planète de l’amour. Elles ont chacune leur particularité. »</em> <strong>La Lune revient souvent dans ses toiles, tout comme les arbres.</strong> L’actualité, parfois, s’invite dans ses œuvres : <em>« Quand j’entends des choses qui m’agacent, ça peut m’inspirer. Je fais un petit clin d’œil en rapport avec ce que j’ai entendu. Ça m’est arrivé notamment pour l’écologie. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme est presque absent de ses tableaux. <em><strong>« Non, je n’en mets pas. L’homme détruit tout.</strong> L’homme est un fléau pour la planète. »</em> Parfois, des animaux apparaissent. Parfois, des symboles de la présence humaine : un phare, un bateau. Mais les figures humaines manquent volontairement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si son travail touche souvent au spirituel, elle précise : <em>« Je ne suis pas forcément croyante. Je suis baptisée catholique, mais <strong>je crois surtout en des choses qu’on ne voit pas, qu’on ne comprend pas encore. »</strong></em> Sa peinture traduit <strong>cette conviction que tout est lié</strong> : les planètes, la Terre, les arbres, les cycles, l’invisible. Chaque toile naît d’une image intérieure. Le travail demande un temps de maturation. La construction n’est jamais aléatoire : la disposition des planètes, par exemple, obéit à une logique d’harmonie et de perspective.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quelques-toiles">Quelques toiles</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Galaxie-technique-mixte-sur-toile-40x40cm-1024x1024.jpg" alt="Galaxie" class="wp-image-28864" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Galaxie-technique-mixte-sur-toile-40x40cm-1024x1024.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Galaxie-technique-mixte-sur-toile-40x40cm-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Galaxie-technique-mixte-sur-toile-40x40cm-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Galaxie-technique-mixte-sur-toile-40x40cm-768x767.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Galaxie-technique-mixte-sur-toile-40x40cm-1536x1534.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Galaxie-technique-mixte-sur-toile-40x40cm-2048x2045.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Galaxie</strong> (technique mixte sur toile, 40 x 40 cm). Des planètes aux couleurs multiples flottent au-dessus d’une ligne d’arbres. <em>« L’univers et la nature apparaissent inséparables »</em>, dit-elle. Cette toile condense ses inspirations : la NASA, l’arbre comme symbole vital, la fusion du terrestre et du cosmique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1006" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Solstice-dautomne-50x50-cm-bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-1006x1024.jpg" alt="Solstice d'automne" class="wp-image-28865" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Solstice-dautomne-50x50-cm-bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-1006x1024.jpg 1006w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Solstice-dautomne-50x50-cm-bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-295x300.jpg 295w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Solstice-dautomne-50x50-cm-bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-768x782.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Solstice-dautomne-50x50-cm-bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile.jpg 1286w" sizes="auto, (max-width: 1006px) 100vw, 1006px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solstice d’automne</strong> (bombes aérosols et acrylique sur toile, 50 x 50 cm). Un pont relie deux rives sous un coucher de soleil flamboyant. <em>« J’aime peindre des ponts : ils relient les rives et les gens »</em>, explique-t-elle. Deux planètes veillent au-dessus de la scène, ajoutant une dimension intemporelle. Et peut-être un œil…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1020" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Nouvelle-Lune-Bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-60x60cm-1024x1020.jpg" alt="" class="wp-image-28866" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Nouvelle-Lune-Bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-60x60cm-1024x1020.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Nouvelle-Lune-Bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-60x60cm-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Nouvelle-Lune-Bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-60x60cm-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Nouvelle-Lune-Bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-60x60cm-768x765.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Nouvelle-Lune-Bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-60x60cm-1536x1531.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/Nouvelle-Lune-Bombes-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-60x60cm.jpg 1993w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nouvelle Lune</strong> (bombes aérosols et acrylique sur toile, 60 x 60 cm). Une lune immense domine la toile, face à deux arbres solitaires. Ici, elle incarne le cycle invisible qui régit les vies.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1014" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/La-nuit-de-v‚nus-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-50x50cm-1014x1024.jpg" alt="La nuit de vénus" class="wp-image-28868" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/La-nuit-de-v‚nus-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-50x50cm-1014x1024.jpg 1014w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/La-nuit-de-v‚nus-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-50x50cm-297x300.jpg 297w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/La-nuit-de-v‚nus-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-50x50cm-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/La-nuit-de-v‚nus-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-50x50cm-768x776.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/La-nuit-de-v‚nus-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-50x50cm-1521x1536.jpg 1521w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/La-nuit-de-v‚nus-a‚rosols-et-acrylique-sur-toile-50x50cm.jpg 2009w" sizes="auto, (max-width: 1014px) 100vw, 1014px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>La nuit de Vénus</strong> (aérosols et acrylique sur toile, 50 x 50 cm). Un grand disque lumineux occupe l’espace, auréolé de bleus et d’ocres, tandis qu’une rangée d’arbres blancs veille en bas. Vénus, planète de l’amour, se fait ici présence spirituelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="760" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/arbre-au-clair-de-lune-H40xL30cm-760x1024.jpg" alt="arbre au clair de lune" class="wp-image-28869" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/arbre-au-clair-de-lune-H40xL30cm-760x1024.jpg 760w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/arbre-au-clair-de-lune-H40xL30cm-223x300.jpg 223w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/arbre-au-clair-de-lune-H40xL30cm-768x1035.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/arbre-au-clair-de-lune-H40xL30cm-1140x1536.jpg 1140w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/arbre-au-clair-de-lune-H40xL30cm-1520x2048.jpg 1520w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/arbre-au-clair-de-lune-H40xL30cm.jpg 1819w" sizes="auto, (max-width: 760px) 100vw, 760px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Arbre au clair de lune</strong> (40 x 30 cm). Un arbre solitaire s’élève sous la pleine lune. <em>« Les arbres, c’est quelque chose qui me parle »</em>, dit-elle. Dans cette toile, l’arbre devient presque un personnage à part entière, protecteur et habité.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reconnaissance-et-expositions">Reconnaissance et expositions</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1996, Corinne Bénédek a participé à de nombreuses expositions collectives, en galeries d’art et salons internationaux en France et à l’étranger (Tokyo, Prague, Lituanie, Italie en 2025). Ses œuvres sont actuellement <strong>présentées à Tokyo et à Prague</strong>, après sélection par jury. <em><strong>« C’est une reconnaissance. Ça fait plaisir de voir son travail choisi et montré ailleurs qu’en France. »</strong></em> En 2023, l’Académie des Arts-Sciences-Lettres de Paris lui a décerné une médaille de bronze, confirmant la valeur de son travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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