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	<title>Archives des artiste Blois - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Bérengère Palcowski dévoile dix œuvres entre vues blésoises et intérieurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 15:45:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi 16 avril 2026 à 20 heures, Blois Capitale, au 16 rue Émile Laurens à Blois, propose un temps de rencontre autour de l’exposition de dix œuvres de Bérengère Palcowski, en présence de l’artiste. Entrée libre. Un accrochage qui réunit des créations réalisées principalement entre 2016 et 2018, entre vues blésoises, scènes d’intérieur et travail &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/berengere-palcowski-devoile-dix-oeuvres-entre-vues-blesoises-et-interieurs">Bérengère Palcowski dévoile dix œuvres entre vues blésoises et intérieurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeudi 16 avril</a> 2026 à 20 heures,</strong> <strong><a href="https://www.facebook.com/p/Blois-Capitale-100091288396924/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blois Capitale</a></strong>, au 16 rue Émile Laurens à Blois, propose un temps de rencontre autour de <strong>l’exposition de dix œuvres de Bérengère Palcowski</strong>, en présence de l’artiste. <strong>Entrée libre</strong>. Un accrochage qui réunit des créations réalisées principalement entre 2016 et 2018, entre vues blésoises, scènes d’intérieur et travail de réinterprétation à partir de photographies.</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-dix-oeuvres-entre-retour-et-partage">Dix œuvres, entre retour et partage</h2>



<p>L’exposition que Bérengère Palcowski présente ne relève pas d’une production récente. Les œuvres montrées datent principalement de la période 2016-2018. Ce décalage donne au vernissage une tonalité particulière, presque rétrospective à l’échelle d’un fragment de vie. L’artiste le dit elle-même avec émotion : <em><strong>« <strong>Il y a des souvenirs derrière. Oui, à chaque fois, des voyages.</strong> »</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/E0F41B76-24B5-4632-B986-B6E7FD86C58C-1024x683.jpeg" alt="Bérengère Palcowski" class="wp-image-32623" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/E0F41B76-24B5-4632-B986-B6E7FD86C58C-1024x683.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/E0F41B76-24B5-4632-B986-B6E7FD86C58C-300x200.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/E0F41B76-24B5-4632-B986-B6E7FD86C58C-768x512.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/E0F41B76-24B5-4632-B986-B6E7FD86C58C.jpeg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De Blois aux scènes d’intérieur</h2>



<p>Le titre de l’ensemble, <em><strong>Vues d’intérieur et d’extérieur</strong></em>, donne une clé de lecture immédiate. D’un côté, les extérieurs puisent dans Blois et dans ses abords. <em>« Ce sont des photos que j’ai prises lors de mes balades blésoises que j’ai voulu réinterpréter par la suite en format dessin »</em>, explique Bérengère Palcowski. Ce travail de réinterprétation passe par plusieurs techniques : <strong>aquarelle, encre, acrylique, feutre</strong>. Les œuvres exposées ne cherchent donc pas à reproduire littéralement le réel. Elles procèdent par déplacement, par reprise, par <strong>traduction plastique d’instants d’observation.</strong></p>



<p>Les scènes d’intérieur, elles, relèvent d’un autre rapport à l’image. L’artiste précise : <em>« <strong>Ce sont des scènes d’intérieur qui sont inspirées de photos, de documents que je peux ramasser comme ça au gré des vents et que j’ai voulu réinterpréter aussi à ma manière.</strong> »</em> Là encore, le geste n’est pas documentaire. Il part d’un matériau trouvé, puis retravaillé par la sensibilité et par le dessin.</p>



<p>Les dix œuvres ne constituent pas un bloc uniforme, mais un ensemble produit dans une temporalité discontinue, au gré des disponibilités, des élans, des atmosphères. <strong>Cela se retrouve jusque dans la couleur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vernissage accompagné par la musique</h2>



<p>Le rendez-vous de jeudi prendra aussi une forme musicale. <strong>Bérengère Palcowski sera accompagnée de Ben</strong>, <em>« <strong>un ami, un musicien, qui mixe</strong> »</em>. Pour ce vernissage, il a préparé une sélection pensée en lien avec les œuvres exposées : <em>« <strong>il a choisi dix musiques différentes pour accompagner le moment</strong> ».</em> Chaque morceau dialoguera avec un tableau.</p>



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<p></p>
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		<title>Les lignes du mouvement : Isabelle Rouballay au Houppier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 08:35:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Exposition – Les Échappées📍 Le Houppier, Blois📅 Du 4 au 8 mars 2026 Récemment arrivée à Blois, la plasticienne Isabelle Rouballay présente au Houppier une sélection d’encres, monotypes et aquarelles sur papier. Des œuvres où la complexité du trait se conjugue à une grande sobriété : une peinture gestuelle et instinctive, traversée par l’élan du &#8230;</p>
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<p><strong>Exposition – Les Échappées</strong><br>📍 <a href="https://www.facebook.com/p/Le-Houppier-61558964064399/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Houppier</a>, Blois<br>📅 Du 4 au 8 mars 2026</p>



<p>Récemment arrivée à Blois, la plasticienne <strong>Isabelle Rouballay</strong> présente au <a href="https://bloiscapitale.com/tiers-lieu-eco-culturel-le-houppier-souvre">Houppier</a> <strong>une sélection d’encres, monotypes et aquarelles sur papier</strong>. Des œuvres où la complexité du trait se conjugue à une grande sobriété : une peinture gestuelle et instinctive, traversée par l’élan du corps, la trace d’un souffle et l’écho d’une impulsion contenue.</p>



<p>Lors du vernissage, l’artiste a évoqué son travail avec simplicité : une pratique ancienne, un rapport très physique à la peinture et une création qui surgit d’un état intérieur particulier. Sur les murs, les œuvres déploient un langage abstrait fait de lignes rapides, de courbes larges, de tensions et de respirations. <strong>Une peinture du mouvement, presque chorégraphique,</strong> où chaque trace semble apparaître dans l’élan plus que dans la composition.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5329-1024x768.jpeg" alt="Isabelle Rouballay" class="wp-image-31528" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5329-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5329-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5329-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5329-1536x1151.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5329-2048x1535.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Isabelle Rouballay ne s’est pas tournée vers l’art récemment. Elle raconte avoir commencé très tôt, au début de sa vie d’adulte. Depuis, <strong>elle explore de nombreux médiums</strong>. La peinture demeure centrale, mais son travail ne s’y limite pas. <em>« Je touche un peu à tout : peinture, encres, monotypes, aquarelle, un peu de gravure… et aussi le travail en volume. »</em></p>



<p>Dans la peinture elle-même, les techniques varient : <strong>encres fluides, acrylique, aquarelle, parfois l’huile</strong> qu’elle a expérimentée plus récemment. L’artiste ne s’impose <strong>pas de frontière stricte entre les pratiques. </strong>L’exposition présentée au Houppier ne prétend d’ailleurs pas résumer toute cette diversité. <em>« Je montre mon travail, mais ce n’est pas une exposition avec une thématique ou une réelle unité. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-peinture-du-geste">Une peinture du geste</h2>



<p>Face aux œuvres accrochées, un mot s’impose rapidement : <strong>le geste.</strong> Le travail d’Isabelle Rouballay repose sur un rapport très direct au mouvement. Les lignes larges et rapides, parfois nerveuses, parfois très fluides, donnent l’impression d’une peinture exécutée dans l’élan. Elle le décrit elle-même ainsi : <em><strong>« C’est un peu comme une danse</strong>. C’est très en mouvement et je ne sais pas à l’avance ce que je vais faire. »</em> La feuille ou la toile n’est pas un espace de composition préméditée. Elle devient un lieu d’apparition où la trace se forme au fur et à mesure du geste.</p>



<p>Si son travail appartient pleinement au champ de l’abstraction, il s’enracine dans une mémoire visuelle. Isabelle Rouballay évoque volontiers une influence fondatrice liée à son enfance. <strong><em>« Ma première inspiration, ça a été l’écriture arabe. Mon enfance au Liban et la culture du Moyen-Orient m’ont énormément marquée. »</em></strong> Bien sûr, il ne s’agit pas de calligraphie au sens strict. L’artiste ne reproduit pas des signes. Mais la dynamique des lignes, leur souplesse et leur rythme portent la trace de cet univers graphique. Dans certaines encres, la ligne semble presque devenir un alphabet imaginaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-peindre-quand-le-mental-s-arrete">Peindre quand le mental s’arrête</h2>



<p>La création, pour Isabelle Rouballay, ne relève pas d’une construction intellectuelle. Elle insiste au contraire sur un principe très simple : <strong>le geste apparaît lorsque la pensée se retire.</strong> <em>« Il n’y a rien qui est intellectualisé. Je n’arrive à peindre que quand mon mental finit par s’arrêter. Quand je suis en train de réfléchir, le geste est mauvais. »</em> Le moment de création correspond donc à une forme de bascule intérieure. <em><strong>« Quand j’arrive à passer dans un autre état de conscience, c’est là que ça se fait. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-musique-et-le-temps-de-decantation">La musique et le temps de décantation</h2>



<p>Pour atteindre cet état, certaines conditions peuvent favoriser l’apparition du geste. <strong>La musique</strong> en fait partie. <em>« Je n’arrive pas à peindre sans. »</em> Mais les références de l’artiste s’éloignent de la tradition classique. Elle préfère <strong>des univers sonores métissés, mêlant Orient et Occident.</strong> Elle cite notamment le musicien <a href="https://www.titirobin.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Titi Robin</a> ou encore des compositions répétitives capables de créer une forme de transe légère.</p>



<p>Cependant, la musique ne suffit pas. Le temps joue également un rôle essentiel. <em>« Il faut que j’aie eu des journées très calmes, où tout se décante. Et arrive le moment où je peux peindre. »</em> Ce moment ne peut être forcé.</p>



<p>Avec les années, Isabelle Rouballay a conservé une partie de ses œuvres. Certaines remontent au début des années 2000. Lorsqu’elle les regarde aujourd’hui, elle n’y retrouve pas forcément un état émotionnel précis, mais <strong>plutôt des périodes.</strong> Certaines séries correspondent à des dominantes colorées — le bleu, le noir — ou à des techniques particulières comme le monotype.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-sculpture-aujourd-hui-au-premier-plan">La sculpture, aujourd’hui au premier plan</h2>



<p>Si l’exposition actuelle présente essentiellement des œuvres sur papier, Isabelle Rouballay insiste sur un point : <strong>la sculpture occupe une place centrale dans sa pratique.</strong> <em>« Aujourd’hui je suis plus sculpteur que peintre »</em>, glisse l&rsquo;artiste. <strong>Elle travaille notamment l’argile</strong>. Mais elle expérimente également <strong>le fil de fer, </strong>matériau qui prolonge dans l’espace la ligne déjà présente dans ses peintures.</p>



<p><strong>Depuis son installation à Blois, Isabelle Rouballay poursuit ses recherches.</strong> Elle reprend le modelage et expérimente de nouveaux matériaux, notamment naturels. Elle aimerait aussi travailler sur des formats plus vastes. Le désir reste intact. <em><strong>« Là, ça y est. Je suis repartie. »</strong></em> Tout semble finalement tenir à cette idée simple : laisser le geste apparaître lorsque le mental se tait.</p>



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<p></p>
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		<title>Vanesa Bardelli : là où le mystère apparaît</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 09:45:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle parle doucement, avec des silences qui ne sont pas des hésitations mais des espaces qu’elle laisse volontairement ouverts, comme si le langage n’était jamais un instrument pour remplir, mais seulement pour accompagner, pour suivre à distance quelque chose qui se forme ailleurs. Chez Vanesa Bardelli, on a toujours l’impression que les mots viennent d’un &#8230;</p>
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<p>Elle parle doucement, avec des silences qui ne sont pas des hésitations mais des espaces qu’elle laisse volontairement ouverts, comme si le langage n’était jamais un instrument pour remplir, mais seulement pour accompagner, pour suivre à distance quelque chose qui se forme ailleurs. <strong>Chez Vanesa Bardelli, on a toujours l’impression que les mots viennent d’un endroit un peu en dessous de la voix — un lieu souterrain où se tissent les sensations, les images, les souvenirs, les rêves.</strong> Elle parle posément. Elle ne simplifie pas. Elle ne cherche pas à clarifier. Elle laisse les choses telles qu’elles sont, telles qu’elles apparaissent.</p>



<p>Le mystère de Vanesa Bardelli ne se dévoile pas, il se traverse : il naît dans cet espace intérieur où les rêves, les sensations et les souvenirs précèdent les mots. Les femmes qu’elle représente, les maisons abandonnées qu’<a href="https://bloiscapitale.com/a-la-galerie-wilson-fragments-dintime-et-echos-du-monde" target="_blank" rel="noreferrer noopener">elle peint</a> ou photographie, les corps qu’elle immerge dans la lumière ou le bleu du cyanotype, sont autant de passages entre l’intérieur et l’extérieur, entre ce qui persiste et ce qui se retire. <strong>Ce mystère n’est pas à comprendre, mais à ressentir : c’est une manière d’habiter le monde depuis le dedans, là où la peau devient seuil.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="720" height="519" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-13.png" alt="" class="wp-image-29081" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-13.png 720w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-13-300x216.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo de Vanessa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p>Si Vanesa vit aujourd&rsquo;hui à Bracieux, elle est née en 1986, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tres_Arroyos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tres Arroyos</a>, dans la province de Buenos Aires. Elle est la dernière de trois enfants : une sœur d’abord, puis un frère, puis elle. Elle évoque son enfance brièvement, mais avec une précision particulière : <em><strong>« un sein familial teinté de machisme et d&rsquo;autoritarisme »</strong></em>. Pas comme une condamnation. Simplement comme un climat. Un environnement dans lequel on apprend très tôt à ressentir les forces invisibles, les tensions silencieuses, les choses qui ne se disent pas mais qui façonnent.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="868" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Photo-de-Vanesa-Bardelli.png" alt="" class="wp-image-29172" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Photo-de-Vanesa-Bardelli.png 695w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Photo-de-Vanesa-Bardelli-240x300.png 240w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p>Elle raconte sa naissance : <em>« Je suis née par césarienne, avec deux tours de cordon autour du cou. J’étais un peu bleue. »</em> Elle se demande, simplement, sans conclure : <em><strong>est-ce que cela pourrait être à l’origine de certaines sensations qui m’accompagnent encore aujourd’hui ?</strong></em> Elle ne cherche pas à faire de cette scène une explication. C’est une image qui persiste. <strong>Une manière d’entrer dans le monde en manque d’air, en manque d’espace, et peut-être déjà en lutte avec l’asphyxie.</strong> Il y a chez elle, en effet, une nécessité d’ouvrir, de desserrer, de chercher un passage.</p>



<p>Dans l’enfance, elle ne se sent pas tout à fait à sa place. Elle parle des dimanches en famille qui la déprimaient, de ces après-midis écrasés de chaleur au <em>« campo »,</em> où l’heure de la sieste suspendait tout dans un silence trop lourd. Elle dit : <em><strong>« Je ne me sentais pas adaptée à ce monde. »</strong></em> Pas par révolte, pas par confrontation. Plutôt comme si elle habitait une autre chambre derrière la chambre, un espace légèrement décalé, parallèle.</p>



<p><strong>À dix-sept ans, elle commence la photographie.</strong> Pour saisir quelque chose qui serait sinon perdu — un regard, une lumière, une sensation de respiration. Elle ne part pas d’un désir de construire une œuvre ou de s’inscrire dans une tradition. Elle part d’un besoin. Un geste simple, premier, essentiel : garder.</p>



<p>Elle quitte Tres Arroyos, vit un temps à Claromecó, puis à Mar del Plata. Là, elle étudie la photographie. Puis elle entre à l’école des <em>« artes del Fuego »</em>, où <strong>elle apprend la céramique.</strong> Quatre années. Le contact avec la matière. La lenteur. Le façonnage. Le temps qu’il faut pour que les mains rejoignent l’image intérieure. Elle comprend qu’elle ne veut pas enseigner. Ce qu’elle cherche n’est pas dans la transmission, mais dans <strong>le travail intérieur,</strong> dans la transformation silencieuse qui s’opère quand on crée.</p>



<p>À Mar del Plata, elle rencontre une professeure de peinture. <strong>Elle commence à peindre.</strong> Elle suit des cours longtemps. Elle fréquente <strong>le théâtre, le cinéma, des séminaires d’art, du maquillage artistique</strong>. Elle dit que tout cela influence la peinture et la photo. Elle ne théorise pas. Elle constate. <strong>Un univers se construit</strong> par sédimentation.</p>



<p>Très tôt, un motif émerge : <strong>la femme</strong>. La figure féminine. Non pas une figure extérieure, mais une figure vécue. Les femmes qu’elle représente dans ses peintures et ses photographies ne sont pas des modèles. Elles ne sont pas objets de regard. <strong>Elles sont des corps intérieurs.</strong> <em>« Je crois que c’est moi, toutes ces femmes que je représente. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="870" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Mujeres-Flores.png" alt="De la série Mujeres Flores par Vanesa Bardelli" class="wp-image-29179" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Mujeres-Flores.png 695w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Mujeres-Flores-240x300.png 240w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px" /><figcaption class="wp-element-caption">De la série Mujeres Flores par Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
</div>


<p>Ces femmes sont nues. Souvent. Mais jamais offertes. <strong>La nudité n’est pas érotique. Elle n’est pas décorative.</strong> Elle n’expose pas. Elle ouvre. Elle permet d’atteindre ce qui se trame sous la peau — <strong>pas le corps comme apparence, mais le corps comme sensation,</strong> comme intensité silencieuse. Ce n’est pas un nu frontal. C’est un nu intérieur. Le corps féminin, dans son travail, est un lieu. Un lieu où des forces se croisent. Un lieu où quelque chose remonte. Un lieu où l’on écoute.</p>



<p>Et <strong>l’escargot revient, toujours.</strong> <em>« C’est mon animal fétiche. »</em> Elle ne théorise pas le symbole. Elle ne commente pas la spirale comme motif universel. Elle dit seulement qu’il est là. Dans la féminité. Dans la sexualité. Dans le mouvement qui retourne vers soi. Dans la maison que l’on porte sur son dos. Dans la lenteur. Dans l’intériorité.</p>



<p>La maison, elle aussi, revient. Mais ce ne sont pas les maisons habitées. Ce sont les <strong>maisons abandonnées</strong>. Celles où le temps s’est retiré, mais où une présence reste. <em>« Je ressens une grande attirance pour ces histoires que j’imagine. »</em> Elle parle de l’énergie des lieux. Elle dit qu’elle peut entrer dans une maison abandonnée, regarder quelques objets, quelques traces, et sentir immédiatement quelque chose. Pas un récit. Pas une parole. Une vibration. <em><strong>« Mais quand c’est trop dense, je me retire. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="867" height="682" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli.png" alt="Création de Vanesa Bardelli" class="wp-image-29173" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli.png 867w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli-300x236.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Creation-de-Vanesa-Bardelli-768x604.png 768w" sizes="auto, (max-width: 867px) 100vw, 867px" /><figcaption class="wp-element-caption">Oeuvre de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
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<p>Vanesa Bardelli trouve dans la détérioration une beauté inexplicable. Une nostalgie de ce qui a été. Non pas la nostalgie d’un passé qu’elle voudrait restaurer. Plutôt l’émotion devant ce qui persiste alors que tout a disparu. Elle dit avoir peint des maisons abandonnées. Et photographié aussi. Et là encore revient le <strong>jeu spatial entre deux mondes</strong> : <strong>l’intérieur et l’extérieur, le visible et l’invisible, ce qui reste et ce qui se retire.</strong></p>



<p>Elle rêve beaucoup. Elle rêve souvent. Les rêves sont récurrents. <strong>Elle a rêvé très longtemps de maisons. </strong>Dans ces rêves, <strong>un chien doberman apparaissait.</strong> Elle a peint une série entière de tableaux à partir de ces rêves. <strong>Puis le rêve a cessé. Comme si le travail avait été fait,</strong> comme si peindre avait déplacé quelque chose qui demandait à l’être. Elle parle aussi de rêves récurrents avec des <strong>mandragores</strong>. Elle ne commente pas leur symbolique. Elle dit seulement qu’ils étaient là.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="865" height="652" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli.png" alt="Toile de Vanesa Bardelli" class="wp-image-29176" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli.png 865w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli-300x226.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/toile-Vanesa-Bardelli-768x579.png 768w" sizes="auto, (max-width: 865px) 100vw, 865px" /><figcaption class="wp-element-caption">Toile de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
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<p>Le rêve n’est pas pour elle une image. Il est un mouvement. Elle se réveille la nuit, prend son téléphone, enregistre ce qu’elle peut <strong>avant que la mémoire ne se dissolve</strong>. Elle note les images, les sensations, les espaces. Et ensuite, elle travaille. Elle transforme. Elle transcrit. Parfois, un seul rêve contient plusieurs tableaux. Elle doit choisir. Elle doit séparer. Elle doit décider ce qui reste et ce qui se tait. Elle dit qu’elle fait parfois des collages pour comprendre la composition, pour trouver la structure invisible qui soutient l’image.</p>



<p>La <strong>photographie</strong>, elle, suit un autre rythme. Vanesa Bardelli travaille souvent avec des modèles féminins. Les corps sont assis, repliés, allongés dans l’eau, enveloppés d’ombre ou de tissu. Ils ne posent pas. <strong>Ils sont en intériorité.</strong> Ils semblent attendre. Ou écouter. On ne voit presque jamais le regard dirigé vers l’objectif. <strong>Le regard est ailleurs, dans un lieu intérieur.</strong></p>



<p>Elle travaille aussi le <strong>cyanotype</strong>. Des images bleues. Des silhouettes qui apparaissent comme si elles venaient de loin, <strong>comme si quelque chose remontait du rêve vers la lumière.</strong> Là encore, elle ne théorise pas. Elle ne dit pas pourquoi. Elle laisse l’image exister.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="653" height="872" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/cyanotype-vanesa-bardelli.png" alt="cyanotype vanesa bardelli" class="wp-image-29174" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/cyanotype-vanesa-bardelli.png 653w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/cyanotype-vanesa-bardelli-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 653px) 100vw, 653px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cyanotype de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
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<p>Elle dit qu’elle a eu un grand sens de l’intuition, qu’elle a étudié un peu l’astrologie, qu’<strong>elle touche à certains univers symboliques.</strong> Elle ne s’y identifie pas. Elle ne les met pas en avant. Elle dit simplement qu’ils existent dans sa vie comme des outils, <strong>des manières d’approcher ce qui n’a pas de forme.</strong></p>



<p>Vanesa Bardelli dit avoir fait de l’art-thérapie. L&rsquo;argentine a travaillé comme accompagnante spécialisée en autisme et en Asperger, auprès d’adultes dans des institutions. Elle dit qu’elle a aussi fait beaucoup d’années de thérapie elle-même. Elle parle d’une <strong>solitude très profonde, depuis toujours</strong>. Une solitude qui ne dépend pas de la présence ou de l’absence d’autrui. Une solitude constitutive. Elle dit qu’il y a en elle <strong>une ambiguïté de destruction et de construction</strong>. Elle ne dramatise pas. Elle constate.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="872" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Oeuvre-de-Vanesa-Bardelli.png" alt="Oeuvre de Vanesa Bardelli" class="wp-image-29177" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Oeuvre-de-Vanesa-Bardelli.png 695w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/Oeuvre-de-Vanesa-Bardelli-239x300.png 239w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px" /><figcaption class="wp-element-caption">Œuvre de Vanesa Bardelli</figcaption></figure>
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<p>Surtout, Vanesa Bardelli dit que si l’on regarde son travail, il faut <strong>accepter le mystère</strong>. Ne pas expliquer. Ne pas résoudre. Ne pas fermer. <strong>Elle ne donne pas de clé. Elle ne veut pas donner de clé.</strong> Son œuvre est un passage. Un passage entre le visible et l’invisible, entre le rêve et la veille, entre le corps et l’image, entre l’intérieur et l’extérieur. <strong>Et ce qui apparaît, dans ce passage, n’est jamais ce qui était caché. Mais ce qui était là, depuis le début, et que l’on finit par voir.</strong></p>



<p>Les comptes <strong><em>Instagram</em></strong> de Vanesa Bardelli : <em><strong><a href="https://www.instagram.com/vanebardelli/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vanebardelli</a></strong></em> / <strong><em><a href="https://www.instagram.com/infinity_cyanotype/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">infinity_cyanotype</a></em></strong> / <strong><em><a href="https://www.instagram.com/photosartvanesa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">photosartvanesa</a></em></strong></p>



<p></p>
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		<title>Luce Lefebvre-Goldmann, portrait d’une incombustible</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:46:49 +0000</pubDate>
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<p>Au commencement, il y a Lisieux, un printemps de 1996, et une enfant déjà promise à la lumière autant qu’au chaos. <strong>Luce Lefebvre-Goldmann naît le 22 mai</strong>, de Dominique Lefebvre et Laure Fournier. Très tôt, le destin s’invite avec fracas : à peine venue au monde, sa mère souffre de ce que les psychiatres appellent alors une psychose puerpérale, et son père est incarcéré pour abus de confiance. L’équilibre vacille, mais déjà, une autre force s’installe : celle de la survie, cette lucidité précoce qui deviendra plus tard une forme d’art.</p>



<p>Durant ces premiers mois, Luce passe de bras en bras : ses grands-parents l’accueillent, sa mère se soigne, son père purge sa peine. <em><strong>« Quand ma mère m’a revue après trois semaines, </strong></em>dit-elle,<em><strong> elle m’a dit que mon regard avait changé. »</strong></em> Cette phrase, simple, devient presque un symbole : la conscience, si jeune déjà, d’<strong>un monde où rien n’est jamais stable.</strong></p>



<p><strong>Lorsque Luce a un an et demi,</strong> un autre visage du hasard s’ouvre. <strong>Laure retrouve Philippe,</strong> rencontré des années plus tôt au lycée français de Rome. Il l’appelle, insiste, jusqu’à ce qu’elle cède — par lassitude d’abord, puis par tendresse. <em>« Elle s’est dit : comme ça, il va arrêter de me casser les… et puis finalement, ils ne se sont plus quittés. »</em> <strong>Luce grandit ainsi entre Chaville et Paris, sous la protection d’un homme qu’elle considérera toujours comme son père.</strong></p>



<p>De cette enfance marquée par les départs et les retours, il reste un fil de lumière : <strong>un père joueur, attentif, presque magique.</strong> <em>« Il me portait sur ses épaules, et devant la tour Eiffel, il faisait semblant de la faire s’allumer en se concentrant très fort. J’ai compris plus tard qu’il connaissait juste les horaires. »</em> Philippe est monteur, passionné de cinéma, premier rôle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Argent_de_poche" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>L&rsquo;Argent de poche</em> de François Truffaut</a>, sorti en 1976. I<strong>l transmet à sa fille l’amour des images et du rythme,</strong> sans jamais céder à la facilité. À la maison, pas d’écran, peu de bruit : on lit, on regarde du Truffaut justement, la Nouvelle Vague, <em>The Blues Brothers</em>. Luce n’aura jamais vu <em>Harry Potter</em>, mais elle connaîtra par cœur les plans de <em>Jules et Jim</em>.</p>



<p><strong>Du père biologique, elle ne garde qu’une silhouette fuyante.</strong> <em>« Je le voyais encore un peu jusqu’à mes cinq ans et demi, mais quand ma sœur Claire est née, il a coupé tout contact. »</em> <strong>À cet âge où l’on comprend déjà trop,</strong> l’abandon s’imprime. Elle continue pourtant d’écrire à ses frère et sœur aînés, enfants d’un premier mariage. <strong>À dix ans, un appel d’Aurélie, sa grande sœur, apprend la mort de Dominique, survenue deux ans plus tôt.</strong> Personne ne les avait prévenus.</p>



<p>Peu après, <strong>Philippe l’adopte officiellement. <em>Lefebvre-Goldmann</em> : les deux pères réunis en un nom,</strong> la filiation recomposée par la tendresse. <em><strong>« C’était une belle cérémonie, très émouvante. Je ne me souviens pas d’avoir vécu sans Philippe. »</strong></em> Cette adoption plénière, ce geste de droit et d’amour, devient le socle sur lequel Luce se construit.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-premieres-fractures"><strong>Les premières fractures</strong></h3>



<p>Mais la stabilité demeure fragile. Après la naissance de sa petite sœur, <strong>sa mère retombe malade.</strong> Nouvelle hospitalisation. La scolarité suit son cours : des capacités évidentes, un esprit vif, une inadaptation au cadre. Au collège, elle rencontre <strong>Anastasia</strong>, une amie comme une sœur. <em><strong>« On était un peu toutes les deux, et le reste du monde. »</strong></em> Anastasia est brillante, solaire, mais marquée par la tragédie : son père et son frère se sont suicidés. Entre elles, une complicité absolue — jusqu’à une rupture, soudaine, incomprise, dont l’écho résonne encore. Trois mois plus tard, <strong>Anastasia met fin à ses jours</strong>. <em>« On ne se parlait plus, je ne sais pas ce qui s’est passé. Mais bien sûr que ça m’a marquée à jamais. »</em> <strong>Luce s’enfonce dans la fumée du cannabis, puis plus loin encore.</strong> <em>« Je n’envisageais pas de sortir sans avoir de quoi fumer. »</em> La scarification devient un langage, la douleur un refuge pour se sentir exister.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-adolescence-l-amitie-la-perte"><strong>L’adolescence, l’amitié, la perte</strong></h3>



<p>L’adolescence se déroule ainsi : brillante, fragile, rebelle. <strong>Elle décroche du système scolaire, trouve absurde l’analyse littéraire</strong> : <em>« Grand I, grand II, grand III, pour moi ça n’avait aucun sens. <strong>L’art, c’est l’émotion, pas la dissection. »</strong></em> Le bac littéraire, elle s’y présente mais rend copie blanche. Puis part travailler dans une école maternelle. Là, un nouvel apprentissage : la patience, la tendresse. <em>« Je m’occupais d’un petit garçon, Adam, qui n’avait pas encore son statut d’enfant handicapé. Il avait une sensibilité magnifique. Il reliait les flaques d’eau entre elles avec ses doigts. »</em> <strong>Ce souvenir, doux et lumineux, </strong>revient souvent. Les enfants lui parlent, lui donnent une place. Elle a les cheveux roses, les petites filles lui demandent si elle est une princesse.</p>



<p>Mais les nuits restent brûlées. <strong>Les fêtes, la musique, les amours violentes.</strong> Avec Quentin, elle crée son premier groupe : <strong><em>Courtney Lol</em>,</strong> clin d’œil à Courtney Love. <em>« On rentrait de soirée, un mec m’a dit : “Eh, Courtney Lol, t’aurais pas une cigarette ?” C’est resté. »</em> Quentin est le premier grand amour, chaotique et incandescent. <em>« C’était très dur, beaucoup de violence, beaucoup d’amour aussi. »</em> Elle reste, repart, revient. <em>« Je considère que quand j’ai été amoureuse d’une personne, je le suis à vie. »</em> Après lui, il y a Louis : même intensité, même vertige. <em><strong>« On vivait en squat. Et puis, après notre rupture, j’ai été hospitalisée sous contrainte. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-fuite-et-la-derive"><strong>La fuite et la dérive</strong></h3>



<p>Première hospitalisation, <strong>premier face-à-face avec la psychiatrie.</strong> <em>« J’en voulais énormément à ma mère. Je disais que je ne lui parlerais plus jamais. »</em> Ça n’a pas duré longtemps. Car derrière la décision, il y avait la peur d’une mère pour la vie de sa fille. Luce a perdu du poids, se met en danger, ne distingue plus les frontières du réel. <strong>L’hôpital devient un lieu d’apprentissage.</strong></p>



<p>Au début, elle refuse tout, attend le juge des libertés qui doit statuer sur sa sortie. Quand la décision tombe — non apte à reprendre une vie en société — elle bascule : <em>« J’ai arrêté de faire ma connasse de Parisienne hautaine et jugeante. »</em> <strong>Alors, elle s’intègre. Nettoie la cour, organise une règle de vie commune </strong>: un mégot jeté, trois mégots ramassés. Rédige des pancartes : <em>« N’est-il pas plus agréable d’évoluer dans un environnement sain et exempt de mégots et autres déchets ? Merci pour cela d’utiliser ce que l’on appelle en français “corps”, doté d’articulations et de cerveau. Et croyez-moi, en combinant les deux, on fait des merveilles. »</em> <strong>Et puis, le hasard encore : un infirmier de retour de vacances lui raconte qu’une femme, autrefois, avait fait la même chose qu’elle. Sa mère.</strong> Toutes deux hospitalisées dans le même établissement, à des époques différentes. <em>« On se ressemble. »</em></p>



<p>De cette période naît une autre forme de regard. Elle découvre la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_institutionnelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">psychothérapie institutionnelle</a></strong>, l’humain derrière la pathologie. À la <strong>clinique de La Borde</strong>, <strong>plus tard dans sa jeune vie,</strong> elle apprendra à lire les signes : un sourire, un geste, un regard. <em><strong>« Parfois les liens sont impalpables. »</strong></em> Elle cite Francis, un patient : <em>« Tu vas partir ? Parce que je commence à bien t&rsquo;aimer. »</em> Cette phrase-là, pleine de pudeur et d’humour, reste pour elle une leçon de grâce. <strong><em>« Je crois beaucoup à ce qu’on appelle la pair-aidance,</em></strong> explique-t-elle : <em>avoir traversé quelque chose te rend plus apte à aider ceux qui le traversent. »</em> Déjà, sa vie devient matière à transmission.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La mer, le vent, la reconstruction</strong></h3>



<p>À la suite des hôpitaux, il y a la mer. Une mer immense, réconciliatrice, qui lave les blessures sans rien effacer. <strong>Luce embarque sur le <em>Rara Avis</em>, un voilier de trente mètres parti pour deux mois et demi de traversée atlantique.</strong> Le projet, imaginé par le père Jaouen, mêle navigation et reconstruction. « <em>Le père Jaouen pensait qu’il fallait <strong>sortir de son milieu d’origine pour ne pas replonger,</strong></em> raconte Luce. <em>Alors il les a embarqués sur un bateau. »</em></p>



<p>En janvier 2020, elle monte à bord. Ils sont trente-six. <strong><em>« Ça a été un voyage fantastique. Le début de la prise de conscience que je voulais changer, que je ne voulais plus rester dans ce schéma répétitif et qu’il fallait que je quitte Paris. »</em></strong> Les escales s’enchaînent : Bretagne, Espagne, Canaries, Cap-Vert. Puis le vent se dérègle, à l’image de son humeur. <a href="https://www.inicea.fr/articles/pathologie/hypomanie#:~:text=L'hypomanie%20est%20un%20%C3%A9pisode,pens%C3%A9e%20et%20du%20comportement%20mod%C3%A9r%C3%A9s." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hypomanie</a>. Elle redescend avant la grande traversée, consciente du danger. <em>« Étant diagnostiquée borderline, c’était risqué pour moi, mais aussi pour le reste de l’équipage. » </em>Le choix de rentrer, déjà, est une victoire.</p>



<p>Avec sa mère, elle cherche une voie nouvelle : un retour à la terre.<em> </em><strong>Dans la Drôme, elle trouve une ferme où elle fait du maraîchage bio.</strong> <em>« C’était fantastique. Et deux jours plus tard, c’était le Covid. Heureusement que je ne l’ai pas passé à Paris. »</em> Là où d’autres vivent l’enfermement, elle goûte la liberté. <strong>Les champs, les légumes, la nature lui redonnent une respiration.</strong> De mars à juillet, elle travaille, se reconstruit, respire. Mais la route n’est jamais droite. L’automne la mène à Bordeaux, où elle rêve d’une alternance en paysagisme. Là encore, <strong>le décor change, les démons non.</strong></p>



<p><strong><em>« Mes vieux démons m’ont vite reprise. Je suis arrivée dans un squat. »</em></strong> Un homme dans une piscine gonflable, des lunettes de soleil, un sourire sûr de lui. Jordan. L’attirance, immédiate. La chute, rapide. Ce qui suit, elle le raconte avec calme, tant la distance de la conscience recouvre désormais la douleur. <strong>Le crack, la manche, la rue.</strong> Et une découverte. <em>« Les gens de la rue ont des chiens. <strong>Je me suis rendu compte que je me sentais mieux avec les chiens qu’avec les gens. »</strong></em> Un jour, chez des gitans où ils vont acheter de la cocaïne, un chiot maltraité se glisse entre ses jambes. <em>« <em>J’ai dit : vous gardez l’argent, mais on ne part pas sans le chien</em>. »</em> Elle l’appelle <strong>Osmose</strong>. Le nom dit tout.</p>



<p>Mais l’histoire s’enfonce. Jordan pousse Romain, un autre compagnon d’errance, à se prostituer. <strong>Puis vient la violence, l’inimaginable</strong> : coups, séquestration, police impuissante, cris derrière une porte close. <em>« Je savais que ça pouvait très mal tourner. »</em> Romain survit de justesse. Jordan part en prison. Luce, avec son chien dans les bras, appelle la police, puis sa mère. <em><strong>« J’étais dans un parking à Mulhouse, toutes mes affaires étaient sous scellé, Romain entre la vie et la mort et Jordan promis à la prison. J’ai pensé au suicide. Je pense vraiment qu’Osmose m’a sauvée. Il y avait Osmose. Je ne pouvais pas lui faire ça. »</strong></em><br>Alors elle fait du stop, affronte encore la brutalité du monde, mais finit par rejoindre sa mère et un ami. <strong>Elle a vingt-trois ans. Tout pourrait s’arrêter là — mais c’est là, justement, que tout recommence.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Borde, la lumière</strong></h3>



<p>Après Mulhouse, il faut tout reprendre. Pas de revenus, pas de logement, mais un chien, et surtout cette lucidité intacte. Sa mère trouve quelqu’un pour garder Osmose : une amie passionnée d’animaux, chez qui le chiot s’épanouit. Alors <strong>Luce peut partir en cure.</strong> <em>« Je n’avais rien d’autre que mon cerveau, mes poèmes et mes parents. »</em> La phrase résume cette conscience du privilège mêlé à la fragilité.</p>



<p><strong>À Béziers, au CAARUD, elle avait rencontré Daniel, un travailleur social pas comme les autres. </strong>Normalement <em>« chargé de paperasse »</em>, il devient un véritable appui humain. <em><strong>« Il était dans l’écoute, la compréhension. Je lui ai récité mes poèmes. Il trouvait ça fantastique. C’est lui qui m’a poussée à me revendiquer poétesse. »</strong></em> Elle expose ses collages et ses poèmes là-bas, un an plus tard. Peu de visiteurs, mais un livre d’or bouleversant. <em>« Il y avait beaucoup de toxicos, mais les retours étaient très beaux. »</em></p>



<p>Luce connaît ses textes par cœur. <strong>Elle déclame dans la rue, fait la manche</strong> en marchant, non pas immobile mais vivante. <em><strong>« Je demandais : “Est-ce que vous êtes touchés par l’art ?” <em><strong>Quand on me répondait non, je demandais : “Ah bon, vous n’êtes pas touchés par l’émotion ?</strong></em>” »</strong></em> Des phrases simples, mais d’une vérité tranchante. Elle rit : «<em> Certains me disaient : “Mais vous êtes si belle, comment ça se fait que vous êtes à la rue ?” Et j’avais envie de répondre : “Tu veux que je fasse quoi, que je me prostitue ? Tu crois que la beauté, ça sauve ?” »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-1024x768.jpeg" alt="Luce Lefebvre-Goldmann" class="wp-image-28919" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3789-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’art comme cicatrice</strong></h3>



<p>La poésie s’affirme, la broderie revient. <em>« Ma grand-mère m’a appris, j’ai longtemps brodé pour mes amis. »</em> Puis elle commence à vendre. Sur les tissus, elle brode des mots, des fragments. Comme une résistance, une manière de <em>graver la grâce</em> – comme elle dit. <em><strong>« Graver la grâce, c’est figer un instant. Ce n’est pas toujours avec des mots. Parfois, c’est tissé. Parfois, c’est une photo ou un collage. »</strong></em> Dans ses images, on ne distingue pas toujours ce qui est photo ou dessin, fragment ou transparence : <em>« C’est à toi de voir dans quel sens tu le mets. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="692" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-1024x692.png" alt="" class="wp-image-28935" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-1024x692.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-300x203.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-768x519.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-1536x1038.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1-220x150.png 220w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-1.png 1818w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo de Luce Lefebvre-Goldmann</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>La poésie est partout, mais jamais enfermée dans le drame.</strong> Écrire, pour Luce, c’est à la fois se réparer et transmettre. <em>« Ça me permet de mettre des mots sur mes émotions, de rendre belles certaines choses très dures, en les transformant en art. Et puis certaines choses sont trop difficiles à raconter autrement. »</em> Dans l’écriture, elle trouve un exutoire, mais aussi une vérité nue, sans fard ni posture.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="218" height="353" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-2.png" alt="" class="wp-image-28936" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-2.png 218w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-2-185x300.png 185w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Tout feu tout flamme » par&nbsp;Luce Lefebvre-Goldmann (éditions Le lys Bleu)</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le corps, la mémoire, la révolte</strong></h3>



<p>Un soir, lors d’une fête, la violence revient frapper, sans prévenir. Une lampe, un geste, une erreur. <em>« Karel voulait frapper mon copain Anthony, mais c’est moi qui ai pris le coup. »</em> <strong>Coma, urgence, visage tuméfié, une dent en moins.</strong> <em>« Ce n’était pas la première fois que des médecins me disaient : <strong>“Vous avez de la chance d’être encore en vie.” »</strong></em> Cette fois, elle porte plainte — pour la première fois. <em>« Avant, je n’avais jamais porté plainte. Là, les flics ne pouvaient pas me dire : “Vous portiez une jupe ?” »</em> Elle rit, doucement, d’un rire qui désamorce la tragédie.</p>



<p>De cette période sombre, elle tire la volonté de s’éloigner. <strong>Quitter Paris, adopter un nouveau chien</strong> – <strong>Gingka</strong> –, reconstruire un foyer ailleurs. Dans le Sud-Ouest, elle trouve un village, <strong>Souillac</strong>, où elle s’installe. <em>« Je ne voulais pas que Gingka grandisse à Paris. »</em> </p>



<p>Elle vit, aime, rompt encore. Reviennent la fatigue, les excès, l’alcool, la solitude. <em>« Je buvais, je prenais beaucoup de coke, seule, très isolée. »</em> Mais la conscience, encore, veille. <strong>Elle entre à la clinique de La Chesnaie : quatre mois et demi de sevrage, de reprise, d’écriture, de soins.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La rencontre et la renaissance</strong></h3>



<p><strong>Lors d’une sortie d’une semaine</strong> — Gingka devait être stérilisée —, <strong>elle prend un Airbnb à Blois.</strong> Elle cherche un endroit vivant. On lui parle de <em>Les Temps d’Arts</em>. Elle appelle. Au téléphone, un homme : Trich. <em>« Il m’a dit : “Non, on est un ERP, on ne peut pas ouvrir, on ne fait pas d’événements…” »</em> Alors elle répond : <em>« Et demain ? »</em> Ils rient. Quinze minutes de conversation, de connivence. Il lui propose un verre au <em>M</em>. Elle y va. Deux cents personnes, un samedi soir. Parmi la foule, elle le reconnaît. <em>« C’est toi, Trich ? »</em> C’était lui.<br><strong>De là naîtront l’amour, le groupe électro-pop <em>Pagaille</em> et son <em>Kir Cassis</em>, les nouvelles amitiés, les poèmes partagés sur scène.</strong> Luce trouve sa place à Blois, une communauté. Ses collages et ses textes circulent, ses broderies deviennent des messages cousus main, ses mots s’ancrent dans le tissu du réel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Luce, la lumière</strong></h3>



<p>Aujourd’hui, elle parle de son parcours sans détour, mais avec douceur. Elle ne veut pas d’un récit tragique. <strong><em>« J’ai eu beaucoup de chance dans mon malheur,</em></strong> dit-elle. <em><strong>Quand j’étais à la rue, beaucoup de gens m’ont payé des nuits d’hôtel, m’ont donné de l’argent, ou m’ont aidée simplement en prenant le temps de parler avec moi. Et puis j’ai eu la chance d’avoir mes parents, ma sœur, mes amis, qui ont toujours tenté de m’aider du mieux qu’ils ont pu. »</strong></em></p>



<p>Le portrait qu’elle souhaite donner, c’est celui de la <strong>gratitude</strong>. Elle vit aujourd’hui entre Blois et la campagne, entourée de forêts et de champs, de silence, et de Gingka. <em>« Souvent, les humains parlent pour ne rien dire. Les chiens, eux, sont purs, et apportent un amour inconditionnel. »</em></p>



<p>Elle parle d’intensité, de liberté, de l’envie d’être <em>« autonome sans être isolée »</em>. <strong>Elle écrit, brode, photographie, compose. Son nouveau recueil de poèmes est quasiment prêt.</strong></p>



<p>Son rire, parfois grave, se mêle à la lucidité. Elle dit : <em>« Je veux juste réussir à me maintenir en bonne santé physique et psychique sur la durée. Pour le reste, on verra. »</em> <strong>À 29 ans à peine, Luce a déjà vécu cent vies, mais refuse qu’on les réduise à la souffrance.</strong> Et dans sa voix, il y a la lumière de celles qui ont traversé le feu sans se laisser consumer. <strong><em>« J’ai souvent eu de la chance dans mon malheur.<br>C’est peut-être pourquoi j’ai tant joué avec le feu.<br>Sûrement, je suis incombustible. »</em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><em>Luce Lefebvre-Goldmann vit aujourd’hui entre Blois et la campagne. Poétesse, collagiste, brodeuse et photographe argentique, elle mêle les arts comme on tisse la mémoire, la grâce et la survie. Ses créations sont en vente à la<strong> boutique &amp; Lieu de vie Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens.</strong></em></p>



<p></p>
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		<title>Dans les rues de Blois, les mots d&#8217;Émile Bernet vous invitent à lever la tête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:50:49 +0000</pubDate>
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<p><strong>Dans le centre-ville de Blois</strong>, à hauteur d’yeux ou légèrement au-dessus, des <strong>mots</strong> tracés au Posca, <strong>sur de petites toiles blanches</strong>, s’invitent <strong>sur les murs.</strong> Discrets, souvent d’un format 20&#215;20 cm, ils semblent ne rien revendiquer d’autre qu’<strong>une émotion simple, directe, une pensée fugace</strong> qu’on murmure sans bruit. Derrière ces inscriptions sobres, toutes signées, un jeune homme, un pseudo d&rsquo;artiste : <strong>Émile Bernet</strong>. </p>



<p>Depuis mars 2025, ce jeune artiste, originaire de Normandie et actuellement en stage à Blois, a disséminé <strong>une vingtaine d’œuvres dans l’hypercentre</strong>. Il le fait seul, souvent la nuit, guidé par une envie claire : <strong>faire lever les têtes et provoquer un sourire.</strong> <em>« Je voulais vraiment parler aux gens directement dans la rue, et essayer de mettre des trucs qu’ils peuvent voir sans écran, »</em> confie-t-il. <em><strong>« Le street art, c’est un truc que j’ai toujours aimé. </strong>Et écrire des messages, je le faisais déjà, mais sur Instagram. <strong>Là, je voulais passer au dehors, au contact direct. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2401-768x1024.jpeg" alt="street art Blois Emile Bernet" class="wp-image-26682" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2401-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2401-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2401-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2401-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2401-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-demarche-affective-et-visuelle">Une démarche affective et visuelle</h3>



<p>Son matériau de base n’est ni la bombe ni la fresque, mais une toile blanche, vierge, sur laquelle il écrit au marqueur Posca. Le choix du support tient autant de l’esthétique que de l’éthique : <strong><em>« Je me suis dit que ça allait être ma signature. Quelque part, c’est important de garder une forme de cohérence artistique. » </em></strong>Collées à la colle forte ou, pour quelques-unes au début, au double scotch — une méthode vite abandonnée —, ses œuvres parsèment des coins choisis pour leur visibilité autant que pour leur sobriété. <em><strong>« J’essaye de repérer les endroits un peu vides,</strong> les murs lisses. C’est aussi une forme de décoration, quelque part. »</em></p>



<p>On les aperçoit autour de la rue Saint-Lubin, place Ave Maria, rue Porte Côté, ou encore près de l’église Saint-Nicolas. Certaines tiennent toujours, d’autres ont disparu. Cela ne l’inquiète pas. <em>« En vrai, c’est le street art. <strong>Ça fait partie du jeu.</strong> Je sais très bien que quand je colle un truc dans la rue, le lendemain, il peut ne plus être là. Et c’est comme ça. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-pour-un-espace-public-plus-doux-plus-humain">Pour un espace public plus doux, plus humain</h3>



<p>Les messages, eux, frappent par leur clarté. <strong>Ils disent l’attachement, le manque, le désir ou la tendresse</strong> : <em>« Ton regard me manque »</em>, <em>« Je t’aimerai quoi qu’il arrive »</em>, ou encore <em>« Vis pour elle »</em>. Cette dernière formule, très représentative de sa démarche, inverse le cliché romantique du sacrifice : <em>« On entend souvent dire : ‘Je pourrais mourir pour elle.’ Moi je me suis dit : ‘Pourquoi pas vivre pour elle, avant de vouloir mourir ?’ C’est quand même mieux.’ »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="778" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2348-778x1024.jpeg" alt="street art Blois Emile Bernet" class="wp-image-26685" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2348-778x1024.jpeg 778w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2348-228x300.jpeg 228w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2348-768x1011.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2348-1167x1536.jpeg 1167w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2348-1556x2048.jpeg 1556w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2348-scaled.jpeg 1945w" sizes="auto, (max-width: 778px) 100vw, 778px" /></figure>
</div>


<p>Si Émile Bernet avoue penser souvent à sa compagne lorsqu’il écrit, il ne veut pas limiter la portée de ses phrases : <em>« Je ne me base pas seulement sur le couple. Quelqu’un peut penser à son animal, à un parent, à un ami. <strong>Ce sont des messages larges, chacun y met ce qu’il veut. »</strong></em> Pour lui, les phrases naissent souvent de la vie quotidienne, d’un mot échangé ou d’une pensée intérieure. Certaines ont même été dites avant d’être écrites : <em>« Par exemple : <strong>‘Je te vois sourire, et je fais pareil’,</strong> c’est quelque chose que j’avais dit une fois. Et après <strong>je me suis dit que ça pouvait parler à d’autres aussi. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2397-768x1024.jpeg" alt="street art Blois Emile Bernet" class="wp-image-26684" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2397-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2397-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2397-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2397-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2397-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-art-de-la-bienveillance">Un art de la bienveillance</h3>



<p>Les deux grands axes de son travail sont l’amour et la positivité. Si l’amour est plus fréquent dans ses collages urbains, c’est le second qui remporte, selon lui, le plus d’échos : <em>« D’après les retours sur Insta, <strong>c’est vraiment la positivité qui plaît le plus.</strong> Je pense que <strong>les gens ont besoin de ça en ce moment. »</strong></em><strong> </strong>Sensible aux <strong>enjeux de santé mentale</strong> — il étudie d’ailleurs dans le champ de la prévention santé — Émile considère son travail comme une contribution modeste mais sincère à <strong>un espace public plus doux, plus humain</strong> : <em>« Si quelqu’un me dit : ‘Merci, ça m’a fait sourire’, c’est exactement pour ça que j’ai commencé à coller dans la rue. »</em></p>



<p>L’artiste confesse aussi <strong>un goût pour la poésie.</strong> Il a autoédité un premier recueil, et en prépare un second. Le premier, <a href="https://librairie.bod.fr/je-trouverai-la-paix-emile-bernet-9782322521692?fbclid=IwY2xjawLIsLtleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFOZFk0VEp5c1hlV1FvbE9BAR7UCS3ovL3a3uOV7x_uWJS8Lmk4Oz7st4qXd19oY7GfYCWOBZ60HvzX3mCYZw_aem_jgRDKlP-Osrgk0Cmyxltrg"><em><strong>« Je trouverai la paix »</strong></em> (lien ici)</a>, est resté personnel :<em> « C’était mon tout premier livre. Je me découvrais aussi. Je ne m’attendais pas du tout à écrire, alors que je n’aime pas lire, et que j’étais nul en français ! »</em> Le deuxième, en revanche, porte davantage la volonté de s’adresser aux autres : <em><strong>« Il y a ce côté en moi qui veut parler aux gens, essayer d’aider comme je peux. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2400-768x1024.jpeg" alt="street art Blois Emile Bernet" class="wp-image-26683" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2400-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2400-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2400-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2400-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2400-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-plein-les-yeux-un-rendez-vous-collectif">« Plein les yeux », un rendez-vous collectif</h3>



<p><strong>Le samedi 19 juillet 2025, Émile participera à un événement</strong> de <strong>street art à Blois </strong>: <strong><em>Plein les yeux</em>,</strong> organisé par <em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-francois-et-amelie-a-laise-a-lirlandaise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le comptoir irlandais</a>.</strong></em> La journée rassemblera<strong> plusieurs street artists de la région, dans un format collaboratif et participatif</strong>. l’après-midi sera ouvert au public. <em>« Il y aura des ateliers pour que les gens fassent des œuvres avec nous, qu’ils pourront coller ou non. »</em> Émile Bernet a déjà prévu une collaboration avec une mosaïste. Le soir venu, les artistes iront coller ensemble leurs créations. <em>« Ce qui va être chouette, c’est qu’il y aura plein d’œuvres créées avec des talents mélangés. Ça va faire quelque chose de très vivant. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/after-768x1024.jpg" alt="street art Blois Emile Bernet" class="wp-image-26688" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/after-768x1024.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/after-225x300.jpg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/after-1152x1536.jpg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/after.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Facebook.com/Emile-Bernet</figcaption></figure>
</div>


<p>Émile Bernet sait qu’<strong>il partira de Blois à la fin de son stage, fin juillet,</strong> mais il ne ferme pas la porte à un retour : <em>« Je pense que je reviendrai. Je suis curieux de savoir ce que mes toiles deviendront. »</em> Peut-être resteront-elles visibles longtemps. Peut-être seront-elles décrochées, arrachées, emportées, effacées. Ce n’est pas très grave. <strong>Le message, lui, aura été vu, lu, parfois aimé.</strong> Comme un petit miracle, <strong>la tête levée.</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
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</ul>



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		<title>Paule Honoré : La Loire, les arbres, l&#8217;expo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 08:41:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Loin des cadres rigides, Paule Honoré, artiste peintre résidant à Blois, a su développer une approche singulière, mêlant paysage, nature et abstraction dans une œuvre où l’onirisme côtoie la réflexion sur le vivant. Son exposition actuelle à Fleur de Loire (vernissage jeudi 10 octobre 2024 à partir de 18h), intitulée « La Loire, les arbres &#8230;</p>
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<p>Loin des cadres rigides, <strong>Paule Honoré,</strong> artiste peintre résidant à Blois, a su développer une approche singulière, mêlant <strong>paysage, nature et <a href="https://bloiscapitale.com/l-abstraction-lyrique-poetique-pure-de-paule-honore" target="_blank" rel="noreferrer noopener">abstraction</a></strong> dans une œuvre où l’onirisme côtoie la réflexion sur le vivant. Son <strong>exposition </strong>actuelle à<strong> <a href="https://bloiscapitale.com/christophe-hay-ce-livre-cest-ma-signature-cest-une-grande-fierte-pour-moi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fleur de Loire</a> (vernissage jeudi 10 octobre 2024 </strong>à partir de 18h), intitulée <em><strong>« La Loire, les arbres »</strong></em>, plonge l&rsquo;œil dans un univers où la nature stylisée devient à la fois <strong>reflet et réinvention d’un monde visible et invisible.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="622" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-1024x622.jpg" alt="" class="wp-image-19700" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-1024x622.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-300x182.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-768x466.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-1536x932.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-expo-fleur-de-loire-2048x1243.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-direction-nee-du-confinement"><strong>Une nouvelle direction née du confinement</strong></h3>



<p>Paule Honoré a entamé cette série d&rsquo;œuvres après le premier confinement, une période qui a marqué un tournant dans son travail. Jusque-là, elle était connue pour ses créations abstraites. <em><strong>« Après le confinement, j&rsquo;ai ressenti le besoin de me tourner vers quelque chose de plus figuratif.</strong> Ce basculement a coïncidé avec la création de ma série sur les usines, née durant cette même période. Je m’interrogeais sur l’impact de ces arrêts forcés de l’activité industrielle à travers le monde, mais en parallèle, j’ai ressenti le besoin impérieux de revenir à des motifs végétaux, à des éléments plus organiques »</em>, confie l&rsquo;artiste.</p>



<p>Ainsi, entre ces deux approches – l’industrie et la nature – Paule Honoré trouve un équilibre. Tandis que ses usines, exposées actuellement à la <strong><a href="https://www.galerieavm.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">galerie AVM</a> à Paris</strong> (42 rue Caulaincourt), évoquent une nature qui reprend ses droits sur des infrastructures abandonnées, sa série <em>La Loire, les arbres</em> est un hommage aux arbres et aux paysages ligériens. Ces deux univers, bien que distincts, se rejoignent dans <strong>une quête partagée : celle de la vie qui persiste,</strong> malgré l’inaction ou le silence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-paysagisme-abstrait-invitation-a-la-contemplation"><strong>Un paysagisme abstrait, invitation à la contemplation</strong></h3>



<p>Si Paule Honoré évoque un changement vers une forme de figuration, son travail ne peut être simplement classé dans cette catégorie. Pour elle, il s&rsquo;agit d’un <em><strong>« paysagisme abstrait »</strong></em>. Ses arbres, bien qu&rsquo;identifiables comme tels, ne sont pas représentés de manière réaliste. Ils sont reconstitués dans un univers de couleurs éclatantes et inattendues. <em>« Les arbres me fascinent, ils représentent la vie silencieuse. Quand je me promène, je les regarde, je leur parle. Ils sont des êtres vivants avec qui je dialogue »</em>, explique-t-elle.</p>



<p>Dans l’œuvre de Paule Honoré, les arbres sont réinterprétés à travers un prisme chromatique, où les verts laissent place à des ramures roses, des troncs de couleurs vives. <strong><em>« J’aime imaginer les arbres autrement, leur offrir un autre monde, loin des représentations conventionnelles »</em></strong>, ajoute-t-elle. Ce jeu sur la couleur et les formes ne cherche pas à reproduire fidèlement la nature, mais à proposer une vision plus intérieure, une métaphore d&rsquo;un monde invisible et peut-être spirituel.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-819x1024.jpg" alt="" class="wp-image-19701" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-819x1024.jpg 819w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-240x300.jpg 240w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-768x960.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-1229x1536.jpg 1229w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-1638x2048.jpg 1638w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/paule-honore-blois-scaled.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-processus-creatif-du-croquis-a-la-toile"><strong>Le processus créatif : du croquis à la toile</strong></h3>



<p>Le cheminement artistique de Paule Honoré est un voyage entre deux réalités : <strong>celle de l’observation in situ et celle de la réinterprétation en atelier.</strong> L&rsquo;artiste prend le temps de s&rsquo;imprégner de la nature, d’esquisser des croquis sur le vif, avant de rentrer dans son atelier pour prolonger ces moments d’inspiration. <em>« Je fais beaucoup de croquis dans la nature, puis je les retravaille avec des crayons de couleur. Je multiplie les esquisses jusqu&rsquo;à trouver une composition qui me convient. L&rsquo;harmonie colorée, elle, évolue au fur et à mesure, souvent de manière instinctive »</em>, détaille-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="750" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/toire-paule-honore.png" alt="" class="wp-image-19698" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/toire-paule-honore.png 750w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/toire-paule-honore-300x192.png 300w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>
</div>


<p>L’artiste admet cependant que <strong>certaines toiles prennent le dessus,</strong> comme ce grand triptyque sur bois exposé actuellement à Fleur de Loire. <em><strong>« Ce tableau m&rsquo;a complètement échappé.</strong> À l&rsquo;origine, la ramure rose devait être un fond, mais en travaillant au couteau, je me suis rendue compte que le rose suffisait. J&rsquo;avais dit tout ce que j&rsquo;avais à dire à travers cette couleur et cette texture, sans avoir besoin de rajouter quoi que ce soit. »</em> Une expérience qui montre que, même pour une artiste aguerrie, <strong>l’œuvre peut parfois prendre le dessus sur l&rsquo;intention première.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-nature-comme-force-guerisseuse"><strong>La nature comme force guérisseuse</strong></h2>



<p>Ce lien avec la nature, que Paule Honoré qualifie de guérisseur, est central dans son travail. <em><strong>« Je vois dans la nature quelque chose de profondément réconfortant et guérisseur</strong>. Les arbres, les paysages, tous ces éléments sont vivants et animés d&rsquo;une énergie particulière. »</em> Si certains pourraient qualifier cet aspect de <em>« chamanique »</em>, Paule Honoré préfère l&rsquo;idée d&rsquo;une nature qui parle directement à l’esprit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="908" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-908x1024.jpg" alt="" class="wp-image-19703" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-908x1024.jpg 908w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-266x300.jpg 266w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-768x866.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-1362x1536.jpg 1362w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-1816x2048.jpg 1816w" sizes="auto, (max-width: 908px) 100vw, 908px" /></figure>
</div>


<p>Son attachement à la Loire est d’ailleurs perceptible dans l’usage de certaines couleurs. Elle évoque, par exemple, un tableau exposé, où le turquoise domine : <em>« Quand je traverse la Loire, surtout au coucher du soleil, le reflet de l’eau et des herbes donne parfois cette teinte turquoise. J’ai même demandé à mon mari de me confirmer que je ne rêvais pas ! »</em> Ce turquoise, qu’elle capte dans la réalité, devient dans son œuvre un moyen d’atteindre une forme de transcendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-regard-sur-le-vivant-et-l-inacheve"><strong>Un regard sur le vivant et l’inachevé</strong></h2>



<p>Paule Honoré aime à citer Vladimir Jankélévitch : <em><strong>« C&rsquo;est dans l&rsquo;inachevé qu&rsquo;on laisse la vie s&rsquo;installer »</strong></em> Pour elle, l’inachevé, qu’elle considère comme une porte ouverte sur le vivant, est au cœur de son approche artistique. <em>« Quand quelque chose est fini, fermé, il n&rsquo;y a plus de vie. C&rsquo;est dans l&rsquo;inachèvement que je trouve l&rsquo;énergie de la vie »,</em> explique-t-elle. Sa peinture, dit-elle, est une <strong>poétique du vivant</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="924" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-1024x924.jpg" alt="" class="wp-image-19699" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-1024x924.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-300x271.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-768x693.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-1536x1386.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/Paule-Honore-Fleur-de-Loire-2048x1848.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/paule-honore-la-loire-les-arbres-l-expo">Paule Honoré : La Loire, les arbres, l&rsquo;expo</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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