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	<title>Archives des Blois culture - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Marie-Anne Bessarion fait revivre des souvenirs d’antan</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 16:31:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant plus de dix ans, Marie-Anne Bessarion a écouté des femmes et des hommes lui confier des fragments de leur vie. Des souvenirs d’enfance, des métiers disparus, des dimanches en famille, des blessures aussi. De ces rencontres est né Souvenirs d’antan, un livre d’une cinquantaine de récits, souvent ancrés à Blois et dans le Loir-et-Cher, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pendant plus de dix ans, Marie-Anne Bessarion a écouté des femmes et des hommes lui confier des fragments de leur vie. Des souvenirs d’enfance, des métiers disparus, des dimanches en famille, des blessures aussi. De ces rencontres est né <em>Souvenirs d’antan</em>, un livre d’une cinquantaine de récits, souvent ancrés à Blois et dans le Loir-et-Cher, où le témoignage se mêle parfois à la fiction.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’avait pas prévu d’en faire un livre. Au départ, il y avait simplement des conversations. Un commerçant, une connaissance, quelqu’un croisé au hasard de la vie qui se met à raconter. Marie-Anne Bessarion écoute. Une histoire en appelle une autre. Elle prend des notes, garde des souvenirs, accumule peu à peu une matière dont elle ne sait pas encore ce qu’elle fera. <em>« Des gens avaient ce besoin de raconter, faute d’en parler à leurs enfants ou à leurs petits-enfants. <strong>J’étais l’oreille. J’étais là. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela commence il y a plus de dix ans. Certains de ceux qui lui ont parlé sont morts depuis. D’autres ont découvert leurs souvenirs devenus des pages imprimées. Entre-temps, ces confidences éparses sont devenues <strong><em>Souvenirs d’antan</em>,</strong> publié chez <em><a href="https://www.medcygne.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Medcygne Éditions</a></em>. <strong>La plupart des histoires renvoient aux années 1960 et 1970</strong>, avec quelques incursions plus anciennes, notamment dans l’après-guerre. Il y est question de l’école, de la famille, de l’enfance, de métiers disparus ou devenus rares, de lavandières, de ramoneurs, de vitriers, de colonies de vacances. Des choses qui paraissaient ordinaires lorsqu’elles existaient et qui, quelques décennies plus tard, racontent déjà <strong>un autre monde.</strong> <em>« Pour moi, l’Histoire, ce n’est pas que les rois. <a href="https://bloiscapitale.com/berengere-palcowski-devoile-dix-oeuvres-entre-vues-blesoises-et-interieurs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tous ces gens-là</a> font partie de la France, ils ont bâti la France. Il n’y avait pas que des rois, même si nous sommes au pied des châteaux ici ! »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-683x1024.png" alt="" class="wp-image-36319" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-683x1024.png 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-200x300.png 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-768x1152.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24.png 1024w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 id="h-une-histoire-du-loir-et-cher-a-hauteur-de-vie" class="wp-block-heading">Une histoire du Loir-et-Cher à hauteur de vie</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Loir-et-Cher occupe une place importante dans le livre.</strong> Blois, Romorantin, Saint-Dyé, des villages, la Loire… les lieux apparaissent au gré des récits. D’autres souvenirs viennent de Paris, de la place des Vosges, des Tuileries ou du métro. <strong>Ce sont souvent les détails qui restent</strong> : une odeur, une rue, une façon de travailler, les repas du dimanche, les réunions familiales. <strong><em>« Lorsque nos anciens disparaissent sans avoir raconté leur histoire, c’est toute une petite bibliothèque de souvenirs qui disparaît avec eux »,</em></strong> résume l’autrice.</p>



<h3 id="h-des-souvenirs-mais-pas-des-temoignages-bruts" class="wp-block-heading">Des souvenirs, mais pas des témoignages bruts</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre pourrait laisser penser à un recueil de témoignages. Ce n’est pas tout à fait le cas, et Marie-Anne Bessarion tient elle-même à cette liberté. Certaines histoires partent d’un récit assez précis. D’autres d’une anecdote, d’un souvenir fragmentaire, parfois seulement de quelques mots. Elle les retravaille ensuite, <strong>construit une narration, complète, imagine.</strong> <em>« Ce n’est pas un journal intime. <strong>Je ne raconte pas mot pour mot.</strong> À partir d’un mot, d’un souvenir, après <strong>j’ai mon imagination. J’adore écrire</strong></em>, souffle l&rsquo;autrice. <strong><em>C’est plein d’amour. On peut passer du rire aux larmes. Je crois même que j’aurais dû livrer le livre avec des mouchoirs. »</em></strong></p>



<h3 id="h-s-il-n-y-a-personne-pour-vous-ecouter-on-est-seul" class="wp-block-heading">« S’il n’y a personne pour vous écouter, on est seul »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière beaucoup de ces histoires revient <strong>une même question : celle de l’écoute.</strong> <em>« On peut être entouré, on peut avoir plein de famille, mais on est seul. On peut avoir soi-disant des amis, mais on est seul. <strong>S’il n’y a personne pour vous écouter, on est seul. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de ses rencontres, elle a aussi échangé avec des personnes dont la mémoire commençait à s’altérer. Elle raconte ces moments où un sujet, un lieu ou un mot fait soudain revenir un fragment de passé, accompagné d’un sourire ou d’un regard différent. C’est aussi pour cela qu’<strong>elle aimerait voir <em>Souvenirs d’antan</em> circuler dans des EHPAD.</strong> Non comme un quelconque outil thérapeutique — ce n’est pas sa vocation — mais <strong>comme un support de conversation.</strong> Les textes sont courts et indépendants. On peut ouvrir le livre au hasard et en lire quelques pages. Marie-Anne Bessarion dit qu’il <em>« se picore »</em>. Et qu&rsquo;il peut être <strong>intergénérationnel.</strong></p>



<h3 id="h-c-etait-mieux-avant" class="wp-block-heading">C’était mieux avant ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La question finit forcément par arriver. Ce monde dont parlent ses témoins était-il réellement plus agréable ? <strong>Ou prend-il simplement les couleurs de la jeunesse lorsqu’on le regarde cinquante ou soixante ans plus tard ?</strong> Marie-Anne Bessarion rapporte que beaucoup de personnes rencontrées répondent sans hésitation : <strong>oui, c’était mieux avant.</strong> Mais la nostalgie reste ce qu’elle est : <strong>un regard porté aujourd’hui sur hier.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce regard porté sur les souvenirs, les parcours et les histoires de chacun, Marie-Anne Bessarion aimerait désormais le prolonger au-delà du livre. Elle imagine pour cela un <em><strong>« mur de souvenirs »</strong></em>, <strong>où chacun pourra déposer quelques mots, une image, un fragment de son propre passé.</strong> Ce mur prendra forme <strong>dimanche 4 octobre de 15h30 à 17h30, à la boutique Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, à l’occasion d’un café-rencontre</strong> avec l’autrice blésoise. <strong>Un moment d’échange ouvert à toutes et tous.</strong></p>
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		<title>Aux Lobis : satire sud-coréenne, luttes écologiques, dystopie brésilienne et plus encore</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:43:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aux Lobis, l’élan ne retombe pas. Après la venue remarquée de Fabrice Luchini, la salle art et essai blésoise enchaîne avec une programmation dense, assumée, presque combative. Trop de sorties et pourtant une volonté claire : ne rien laisser passer d’essentiel. « Il y avait vraiment plusieurs films qui me tenaient à cœur », confie &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Aux <strong>Lobis</strong>, l’élan ne retombe pas. Après la venue remarquée de Fabrice Luchini, la salle art et essai blésoise enchaîne avec une programmation dense, assumée, presque combative. Trop de sorties et pourtant une volonté claire : ne rien laisser passer d’essentiel. <em><strong>« Il y avait vraiment plusieurs films qui me tenaient à cœur »</strong></em>, confie <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Laëtitia Scherier</a></strong>, la directrice. Alors il a fallu négocier, faire de la place, pour défendre trois propositions fortes, radicalement différentes, mais traversées par une même question : comment rester libre, aujourd’hui ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-park-chan-wook-la-comedie-noire-comme-radiographie-sociale">Park Chan-wook : la comédie noire comme radiographie sociale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Son grand choc cinéphile de la semaine, c’est <strong>Aucun autre choix</strong>. Tous les films de <strong>Park Chan-wook</strong> sont passés par les Lobis. Sa trilogie de la vengeance (<em>Old Boy</em>, <em>Sympathy for Mr. Vengeance</em>, <em>Lady Vengeance</em>), <em>Mademoiselle</em>, <em>Decision to Leave</em>. <em><strong>« C’est un grand nom du cinéma sud-coréen. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-10.png" alt="" class="wp-image-31082" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-10.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-10-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette fois, il adapte librement le roman <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Ax_(novel)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>The Ax</em> de <strong>Donald Westlake</strong></a>, déjà porté à l’écran par <strong>Costa-Gavras</strong> sous le titre <em>Le Couperet</em>. Park Chan-wook explique qu’il rêvait d’adapter ce texte depuis près de vingt ans, persuadé qu’il pouvait le transposer <strong>à la société sud-coréenne contemporaine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ : <strong>un homme licencié brutalement</strong> d’une usine de papier. Passionné par son métier, installé dans une vie paisible, il bascule soudain dans la <strong>précarité. Perte de statut social. Honte</strong>. Tentative de masquer la situation à sa famille. Puis l’idée, glaçante et absurde à la fois : <strong>pour retrouver un emploi, il faut réduire la concurrence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais là où le roman et le film de Costa-Gavras penchaient vers le thriller tragique, Park Chan-wook choisit la <strong>comédie noire</strong>. <em><strong>« Il se moque de son personnage, mais avec beaucoup de tendresse »</strong></em>, souligne Laëtitia Scherier. Le héros n’est pas un exécutant froid. Il est maladroit, hésitant, presque pathétique. Le rire naît souvent de son incompétence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène, elle, est d’une précision chirurgicale. Début du film : maison géométrique, lumière artificiellement éclatante, barbecue familial presque trop parfait. <em><strong>« Ils ont accentué la lumière pour donner une fausse lumière du soleil »</strong></em>, explique-t-elle. <strong>Tout semble net, lumineux, stable. Puis les fissures apparaissent. Les cadres se cassent.</strong> Les mouvements deviennent flottants. Les couleurs se ternissent. <em>« La forme colle totalement à la psyché du personnage. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus il s’enfonce, plus la mise en scène l’accompagne. Park Chan-wook transforme un récit de licenciement en <strong>satire du capitalisme moderne</strong>, de la <strong>compétition sociale,</strong> de la pression permanente à la réussite. Le film a dépassé le million d’entrées en Corée du Sud et a été proposé par le pays pour concourir à l’Oscar du film international. <em>« Moi j’y crois beaucoup »</em>, affirme-t-elle. <strong><em>« C’est vraiment un gros coup de cœur. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-14.png" alt="" class="wp-image-31086" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-14.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-14-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-soulevements-les-visages-derriere-le-mouvement">Soulèvements : les visages derrière le mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre proposition forte : <strong>Soulèvements.</strong> Le <strong>documentaire</strong> revient sur le mouvement des Soulèvements de la Terre. Seize portraits, répartis sur le territoire : Notre-Dame-des-Landes, Sainte-Soline, Haute-Savoie. Des témoignages face caméra. Intergénérationnels. Convaincus. Convaincants. <em><strong>« L’idée, c’est de rendre un mouvement national plus humain. »</strong></em> Le film interroge <strong>la légitimité de la désobéissance civile, la criminalisation des militants, la tension entre démocratie et maintien de l’ordre.</strong> Une séance-débat est prévue le 21 février avec l’association <em>Terre de Liens</em> pour prolonger l’échange autour de plusieurs sujets : comment centraliser les combats ? Comment s’organiser aujourd’hui ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="434" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12.png" alt="" class="wp-image-31084" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-12-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Les Voyages de Teresa : vieillir n’est pas disparaître</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>Les Voyages de Tereza</strong> de <strong>Gabriel Mascaro</strong>, changement radical d’atmosphère. Une dystopie brésilienne dans un futur proche. <strong>Les personnes âgées, une fois retraitées, sont placées sous la tutelle</strong> de leurs enfants, privées de décisions. Puis envoyées dans des <em><strong>« camps »</strong></em>. Teresa, 70 ans, refuse. Elle s’enfuit. <strong><em>« C’est un réquisitoire extrêmement puissant sur l’envie de vivre et la liberté. »</em></strong> Le film devient récit initiatique. Cavale sur l’Amazone. Moments suspendus, presque féériques. Réflexion frontale sur <strong>la manière dont nos sociétés traitent les personnes âgées.</strong> <em>« Ça fait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi rafraîchissant et ambitieux. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16.png" alt="" class="wp-image-31101" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-16-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">L’enfance et la transmission</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche matin, la <strong>Fête des Marmots</strong> propose <strong>L&rsquo;Ourse et l&rsquo;Oiseau</strong> : amitié improbable entre une ourse et un oiseau, migration, hibernation, fidélité. Petit-déjeuner offert dès 10h30, lecture par <strong>Stéphanie Thimonnier</strong>, ateliers créatifs après la séance.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11.png" alt="" class="wp-image-31083" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-11-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><em>Coutures</em> d’Alice Winocour</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Autre temps fort : l’avant-première mardi à 20h30 de <strong>Coutures</strong>, le nouveau film d’<strong>Alice Winocour</strong>, à qui l’on doit notamment <em>Proxima</em> et <em>Revoir Paris</em>. Le récit se déploie <strong>dans l’univers de la haute couture parisienne</strong>, mais le décor n’est qu’un point d’appui. Le film tisse quatre trajectoires féminines qui gravitent autour du personnage incarné par <strong>Angelina Jolie</strong>. Son personnage — réalisatrice d’un film d’horreur — est engagée pour concevoir le court-métrage d’ouverture d’un défilé de haute couture à Paris. Elle arrive dans la capitale, travaille, et découvre qu’elle est atteinte d’une maladie — point de bascule du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le film est très majoritairement en français »</em>, précise Laëtitia Scherier. Quelques lignes en anglais subsistent, mais Angelina Jolie parle bien français à l’écran. Autour de cette trame principale se déploient trois autres parcours : une maquilleuse qui rêve de devenir écrivaine, une jeune mannequin originaire du Soudan du Sud, pour qui la mode représente moins une vocation qu’une possibilité d’émancipation, une couturière au sein de la maison, dont le personnage permet d’observer le travail des <em>« petites mains »</em> et la pression interne de l’atelier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve également <strong>Garance Marillier</strong> et <strong>Ella Rumpf</strong>, déjà réunies dans <em>Grave</em> de Julia Ducournau. Le film assume clairement <strong>une narration centrée sur les femmes</strong> : <em>« On est vraiment sur un récit de femmes, et sur ce que les femmes sont prêtes à faire et à traverser pour avoir ce qu’elles veulent »</em>, insiste la directrice. Autre dimension essentielle :<strong> la santé des femmes.</strong> Le film met en avant la question du dépistage, la résilience, l’acceptation du corps malade. <em>« C’est très au cœur du film »</em>, précise-t-elle, sans en dévoiler davantage pour ne pas en trahir les enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&gt;&gt;<a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr">Plus d&rsquo;informations ici : <strong><em>blois-les-lobis.cap-cine.fr</em></strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Foule pour l&#8217;exposition dédiée à Ben à la Fondation du doute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 15:44:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qu&#8217;on se le dise, c&#8217;est l’ouverture de la saison 2025-2026 à la Fondation du doute avec une première grande exposition consacrée à Ben Vautier depuis sa disparition le 5 juin 2024. Elle se tient jusqu’au 14 décembre 2025. Une histoire partagée entre Blois et Ben La soirée de vernissage s’est ouverte par les mots de &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;on se le dise, c&rsquo;est l’ouverture de la saison 2025-2026 à la <strong><a href="https://www.fondationdudoute.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation du doute</a></strong> avec une <strong>première grande exposition consacrée à Ben Vautier </strong>depuis sa disparition le 5 juin 2024.<strong> <a href="https://bloiscapitale.com/ben-a-bas-limperialisme-la-fondation-du-doute-ouvre-sa-saison-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Elle se tient jusqu’au 14 décembre 2025.</a></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-partagee-entre-blois-et-ben">Une histoire partagée entre Blois et Ben</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée de vernissage s’est ouverte par les mots de <strong>Fabienne Quinet</strong>, adjointe au maire de Blois chargée de la culture. Elle a rappelé les liens tissés de longue date entre la ville et l’artiste : <em><strong>« Depuis trente ans, depuis le Mur des mots, Blois et Ben partagent une histoire</strong> : une histoire de mots, de culture, d’art, qui fait de notre ville un lieu profondément lié à Ben. »</em> Pour l&rsquo;élue, cette exposition rappelle combien l’art est un besoin vital : <em>« Les artistes, nous en avons besoin pour leur vision, pour leur regard, pour nous expliquer leur point de vue sur le monde qui nous entoure. <strong>Et vu le monde actuel, un peu anxiogène, troublé, je crois que nous en avons vraiment besoin. »</strong></em> Elle a conclu en soulignant le rôle central de la Fondation du doute, ouverte en 2013 : un lieu <em>« de liberté, de mouvement, ouvert à toutes les formes d’expression artistique »</em>, qui constitue <em><strong>« une chance et un atout »</strong></em> pour Blois, ville patrimoniale et résolument <strong>moderne par la biais de la culture.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="709" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3539-1024x709.jpeg" alt="expo Ben Blois" class="wp-image-28470" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3539-1024x709.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3539-300x208.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3539-768x532.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3539-1536x1064.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3539-2048x1418.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ben s&rsquo;est donné la mort quelques heures après le décès de sa femme Annie. <strong>Gilles Rion</strong>, directeur de la Fondation du doute a tenu à rappeler qu&rsquo;un couple était ici honoré. <em>« On parle beaucoup de Ben, mais il faut aussi rappeler qu’il y avait<strong> un couple, un duo. </strong>Chaque fois que j’ai rencontré l’un, j’ai rencontré l’autre. »</em> Revenant au titre de l’exposition, il a souligné son lien direct avec le thème des Rendez-vous de l’histoire 2025, <em>« La France ? » :</em> <em>« Quand on a vu sortir ce thème, fin 2024, à la Fondation, le sang n’a fait qu’un tour. <strong>Depuis ses débuts, Ben a toujours parlé d’impérialisme, sous toutes ses formes. Il a ouvert des champs de réflexion très tôt, qui aujourd’hui sont davantage partagés, mais qui à l’époque ne l’étaient pas. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3541-1024x768.jpeg" alt="génocide en cours" class="wp-image-28469" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3541-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3541-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3541-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3541-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3541-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-voix-d-eva-vautier">La voix d’Éva Vautier</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom de la famille, <strong>Éva Vautier</strong>, fille de l’artiste et commissaire de l’exposition, a pris la parole. Elle a insisté sur la portée symbolique de l’événement : <em><strong>« Cette exposition revêt pour moi une signification très forte</strong>. Il s’agit de la première exposition personnelle de Ben depuis sa disparition. Elle porte sur<strong> un thème qui lui tenait particulièrement à cœur : la lutte contre l’impérialisme. »</strong></em> Elle a rappelé que son père, par son art, avait toujours cherché «<em><strong> à bousculer, à questionner, à réveiller les consciences, mais aussi et surtout à inviter au doute ».</strong></em> Eva Vautier a expliqué avoir voulu travailler <em>« dans son esprit »,</em> reprenant certaines de ses méthodes : maquettes, parcours du public, goût du choc visuel, clarté du message, effet de surprise, points de respiration. Pour Ben, écrit-elle, une exposition n’était <strong><em>« jamais un simple accrochage »</em></strong> : c’était un lieu de tension et de jeu, où l’art devait obliger à penser. Avec la Fondation du doute, confiée à Ben en 2013, Blois s’est dotée <em>« d’un lieu à part, à mi-chemin entre le laboratoire et l’atelier, entre le manifeste et le happening », fidèle à l’esprit Fluxus, « mouvant, provocateur, intensément vivant ».</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1013" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3537-1013x1024.jpeg" alt="Eva Vautier" class="wp-image-28472" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3537-1013x1024.jpeg 1013w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3537-297x300.jpeg 297w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3537-768x776.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3537-1520x1536.jpeg 1520w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3537-2026x2048.jpeg 2026w" sizes="auto, (max-width: 1013px) 100vw, 1013px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-ben-en-quelques-mots">Ben en quelques mots</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Artiste majeur, Ben (1935-2024) a marqué le paysage français et international par <em><strong>« l’impertinence de son œuvre et sa capacité à provoquer le débat autour de la création contemporaine »</strong></em>. Ses célèbres tableaux-écritures – blancs sur fond noir – ne furent qu’une part d’une démarche multiforme : tracts, manifestes, mail-art, gestes et actions. Proche de Marcel Duchamp, ardent défenseur de Fluxus qu’il rejoignit en 1962, Ben a déployé dès la fin des années 1950 une œuvre radicale où poésie, humour et philosophie s’alliaient au service du doute. <em><strong>« Tout est art »</strong></em>, écrivait-il, posant la question même de la définition de l’art. Passeur infatigable, il a créé des lieux de rencontres et de transmission : le <strong>Laboratoire 32</strong> à Nice (1958), la galerie « <strong>Ben doute de tout</strong> » (1965), puis la <strong>Fondation du doute</strong> à Blois (2013). C’est à Blois également, en 1995, qu’il réalisa <em>Le Mur des mots</em>, fresque monumentale composée de 313 de ses tableaux-écritures.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="657" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3756-1024x657.jpeg" alt="Fondation du doute" class="wp-image-28017" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3756-1024x657.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3756-300x193.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3756-768x493.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3756-1536x986.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3756-2048x1314.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-hommage-en-actes">Un hommage en actes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition <em>À bas l’impérialisme !</em> condense près de 70 ans de création : slogans, toiles, installations, miroirs, objets. Les phrases-chocs de Ben y résonnent : <em>« À bas l’impérialisme », « Paris n’est pas le centre du monde », « Pas de peuple sans sa langue », « Attention la culture manipule »</em>. D’autres pièces portent sur l’actualité récente : <em>« Génocide en cours »</em> (2023), <em>« Souriez on est en guerre »</em> (2023).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="647" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3538-647x1024.jpeg" alt="Ben" class="wp-image-28471" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3538-647x1024.jpeg 647w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3538-189x300.jpeg 189w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3538-768x1216.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3538-970x1536.jpeg 970w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3538-1294x2048.jpeg 1294w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_3538-scaled.jpeg 1617w" sizes="auto, (max-width: 647px) 100vw, 647px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’exposition affirme la conviction de l’artiste : chaque langue, chaque culture, chaque imaginaire mérite d’exister. Étouffer une langue, c’est supprimer une vision du monde. C’est dans cette fidélité que la Fondation du doute accueille cet hommage qui n’est pas clôture mais prolongement, <strong>invitation à douter encore.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Suivront plusieurs rendez-vous : <strong>un dialogue d’objets</strong> dans le cadre du festival AR[t]CHIPEL et des Rendez-vous de l’histoire (9 octobre), un café historique <em><strong>« Fluxus, Maciunas et le design graphique »</strong></em> avec Benoît Buquet (13 décembre), ainsi qu’une rencontre annoncée autour de <em><strong>« Fluxus et l’anti-impérialisme ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Derrière la Duchesse, le miroir de Laurent Costa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 12:08:05 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Il faut imaginer la scène : une maison, le silence de journées suspendues, un temps ralenti où l’on cherche un exutoire. C’est là, dans la solitude du <strong>confinement</strong> lié au Covid, qu’est née <strong>la Duchesse. Laurent Costa</strong> en raconte l’origine avec simplicité. <em>« Au départ, c’était un personnage pour m’occuper, parce que tout seul, dans une maison, sans rien créer, j’avais besoin de ça. <strong>J’ai créé ce personnage pour faire rire un peu mes amis. »</strong></em> L’histoire commence ainsi : une invention née de l’ennui et du besoin de partage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Duchesse n’était donc pas préméditée. Elle s’est imposée. Comme une évidence après quelques essais. <strong><em>« J’ai essayé plusieurs choses. Et puis, je trouvais que la duchesse, c’était pas mal. »</em></strong> Une femme recluse dans son château imaginaire, vivant hors du temps. <em>« Elle vivait déjà dans le confinement, bien avant le confinement »</em>, dit Laurent Costa. La figure s’esquisse.Le comédien, coiffeur de métier, trouve là <strong>un terrain de jeu privilégié : choisir des coiffures, se déguiser, goûter au travestissement. </strong><em>« Cela m’a toujours plu et amusé »,</em> confie-t-il. Ce plaisir s’est cristallisé dans une silhouette : perruques, lunettes, accessoires, une Duchesse qui allait peu à peu dépasser le simple amusement durant une période de Covid.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce moment, la Duchesse n’est encore qu’un personnage improvisé, sans texte ni dramaturgie. Le travail <strong>avec Gérard Davin</strong> lui donne une ossature. Laurent Costa raconte leur collaboration. Deux ans plus tôt, il avait joué dans une pièce écrite par Davin, plongée dans des thématiques lourdes, <em>« très psy »</em>. « C’était sur la relation entre une mère et un fils de cinquante ans, qui n’arrive pas à se défaire de sa mère. » Laurent Costa, qui s’occupe beaucoup de sa propre mère, reconnaissait l’écho intime de cette histoire, mais il redoutait le poids tragique. <em>« J’avais dit : écoute, ta pièce j’aime bien, mais c’est lourd, j’ai l’impression de retomber dans une tragédie. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils décident alors d’alléger, de déplacer le regard. Laurent Costa ajoute du second degré, de la drôlerie, une mise en scène décalée. <em>« On essaye de faire du drôle, et ça a bien fonctionné. Tout le monde nous disait : ses textes et ma mise en scène, plus mon petit grain de folie, ça marchait bien. »</em> De là, <strong>Laurent Costa propose à Gérard Davin d’écrire pour la Duchesse. Il lui montre des vidéos, lui parle de ses goûts, de sa musique. Il évoque Dalida et Michel Serrault,</strong> deux figures cardinales pour lui. Gérard Davin écrit un texte, d’abord centré sur Laurent lui-même. Puis ils le retravaillent, le réorientent vers la Duchesse, ce <strong>double fictif mais si proche de l’intime.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-dalida-michel-serrault-et-les-heritages">Dalida, Michel Serrault et les héritages</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Costa insiste sur ces influences. <strong>Dalida, d’abord, pour l’émotion brute, la puissance mélancolique d’une voix. Michel Serrault ensuite, dans <em>La Cage aux folles</em>.</strong> <em>« Ce que j’aimais chez ce personnage ambigu, c’est que les gens ne voyaient que le côté drôle, alors que moi, gamin, je ressentais autre chose. Je comprenais pas pourquoi ça pouvait me faire pleurer. »</em> L’enfant qu’il était pressentait la profondeur derrière la caricature, l’émotion derrière le rire. Aujourd’hui, il retrouve ce mélange dans la Duchesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une figure de surface et de profondeur. Elle amuse, bien sûr, mais <strong>derrière la drôlerie affleure une sensibilité.</strong> <em>« Je me rends compte que ce n’est pas forcément le côté drôle qui ressort, mais quelque chose qui me ressemble, ma sensibilité. »</em> Ce glissement de ton fait partie du spectacle. Le rire n’est pas simple, il est parfois gêné, déplacé par l’émotion. <strong>Certains spectateurs disent <em>« quelle émotion »</em> avant de dire <em>« c’est drôle »</em>. Laurent Costa en est heureux.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-legerete-necessaire">Une légèreté nécessaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, il s’agissait aussi de sortir des lourdeurs du théâtre dramatique. Il voulait <strong><em>« apporter un peu de légèreté »</em> tout en disant des choses essentielles.</strong> Le spectacle aborde l’homophobie, le suicide, thèmes liés à sa propre histoire familiale. Mais il les traite dans la dérision, pour éviter l’écrasement tragique. <em>« Je ne voulais pas que ce soit trop grave, j’avais <strong>envie que les gens se détendent. »</strong></em> Surtout, il refusait de faire de la Duchesse un véhicule pour les débats contemporains. <em>« Pas de sujet ni sur l’environnement, ni sur la politique. Je voulais vraiment qu’on sorte de quelque chose de complètement différent, pour que les gens oublient un peu tout ce qui se passe aujourd’hui et hier. »</em> <strong>Un espace de respiration, de décalage.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui se joue dans <em>Duchesse, c’est tout</em>, c’est une ambiguïté : <strong>un <a href="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">personnage</a> de comédie qui ouvre à ses blessures réelles.</strong> Une figure travestie qui devient révélatrice d’<strong>une identité.</strong> Une Duchesse qui, derrière ses lunettes et ses perruques, montre l’homme dans sa vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-identite-et-miroir">Identité et miroir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Costa confie que le rôle l’a aidé à comprendre des choses sur lui-même. À 58 ans, il observe les évolutions de la société, les débats sur le genre. <strong><em>« À mon époque, quand j’avais 20 ans, on ne parlait pas de ces choses-là. »</em></strong> Il se décrit comme un homme homosexuel, assumant son orientation, mais <strong>porteur d’une forte féminité. </strong>La Duchesse devient un espace où celle-ci peut s’exprimer sans ridicule. Sur scène, elle révèle, plutôt qu’elle ne cache. Ce n’est pas un carnaval : c’est <strong>un dévoilement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur scène, la Duchesse incarne aussi<strong> la solitude. Une lassitude affleure,</strong> <strong>perceptible jusque dans le regard. </strong>Laurent Costa ne le revendique pas explicitement, mais il l’admet à demi-mot. <em>« Peut-être, oui. »</em> Le regard, dit-il, est toujours délicat. Il aime regarder le public dans les yeux, mais craint parfois l’effet de certains regards, cette inquiétude d’être perturbé par ce qu’on lui renvoie. La Duchesse est une bulle. <strong>Elle regarde et se laisse regarder, entre crainte et dévoilement.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-du-seul-en-scene-in-situ">Du Seul en scène in situ</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle s’inscrit dans un choix de longue date : le <strong>théâtre in situ</strong>. Laurent Costa fait partie du <strong><em><a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/92040465400013" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Petit Orme Project</a></em> </strong>(<em>Le POP</em>), troupe qui joue chez les particuliers. Avant le Covid, ils avaient monté <em>Juste la fin du monde</em> de Jean-Luc Lagarce. Ils l’ont joué plus de 80 fois, dans des salons, des maisons, des lieux privés.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="657" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-1024x657.jpeg" alt="La Duchesse" class="wp-image-28345" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-1024x657.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-300x193.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-768x493.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-1536x986.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3429-2048x1315.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’avantage, dit-il, est évident : pas besoin de financer une scène, pas de limitation à quelques représentations. L’invitation crée la continuité. <em>« En amateur, jouer dans un théâtre, c’est compliqué. Quand on met une pièce en place, on joue trois, quatre, cinq fois, puis c’est galère. <strong>Quand on joue chez les gens, c’est non-stop. »</strong></em> <em>Duchesse, c’est tout</em> est portée par cette dynamique. Gérard Davin, issu d’un autre théâtre, a accepté de suivre cette voie. Sa femme, <strong>Béatrice Davin, a aidé à la mise en scène.</strong> Le spectacle est conçu pour ces espaces intimes, mais <strong>Laurent Costa n’exclut pas de le porter un jour sur une petite scène.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Costa joue depuis trente ans, toujours en amateur. Il n’a jamais cherché à devenir professionnel. <em>« Déjà, financièrement, c’est compliqué. »</em> Mais surtout, <strong>il tient à sa liberté</strong>. Le professionnalisme, pense-t-il, oblige parfois à jouer des pièces alimentaires, à accepter ce qui ne plaît pas. L’amateur, lui, joue par passion. <strong><em>« J’ai toujours eu la chance de me dire que je vis ma passion et je joue ce que j’aime. »</em></strong> Il joue ce qui lui ressemble, il incarne ce qu’il a choisi. La Duchesse est le fruit de cette fidélité.</p>



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		<title>Dix ans de la Maison de la BD sur un air de fête</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 17:13:41 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">En ce premier vendredi de septembre 2025, la cour de la <strong>Maison de la BD</strong> s’est emplie d’une foule. Les silhouettes découpées en carton noir, posées devant les enceintes et les instruments de musique, donnaient au lieu une allure de décor adapté. Sous le ciel encore clair, habitants, élus, partenaires, auteurs ont écouté, attentifs, les voix qui se succédaient au pupitre, entrecoupées d’applaudissements. <strong>Dix ans déjà : l’anniversaire avait l’air d’une évidence,</strong> tant <strong>cette Maison de la BD est désormais entrée dans le paysage blésois.</strong> Il valait bien <strong>un concert de Paddy O&rsquo;Turner et quelques verres&#8230;</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-avec-jean-charles-enriquez-un-retour-aux-origines">Avec Jean-Charles Enriquez, un retour aux origines</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Premier au pupitre, <strong>Jean-Charles Enriquez, président de la Maison de la BD,</strong> nous a plongé <strong>douze ans en arrière,</strong> <strong>à l’époque où l’idée d’une Maison dédiée à la bande dessinée surgit pour la première fois</strong>. Il se souvint d’une réunion décisive : <em>« Jean-Pierre Baron, alors président de l’association, et Bruno Genini, le directeur, nous avaient fait une sacrée annonce. <strong><a href="https://bloiscapitale.com/la-maison-de-la-bd-fete-ses-10-ans-monstrueusement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marc Gricourt nous proposait d’offrir à bd BOUM un lieu dédié à ses activités</a>, un lieu pour la BD, tout comme la magie avait déjà sa Maison à Blois. »</strong></em> Entre crainte de perte d’identité et enthousiasme devant l’opportunité, il fallut trancher. <em>« Pour ma part, j’étais persuadé que c’était une opportunité unique. »</em> Dix ans plus tard, la conviction est confirmée : <em><strong>« Le défi a été relevé haut la main. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : c’est une totale réussite. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="733" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3059-1024x733.jpeg" alt="Jean-Charles Enriquez, président de la Maison de la BD," class="wp-image-27896" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3059-1024x733.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3059-300x215.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3059-768x550.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3059-1536x1100.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3059-2048x1467.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean-Charles Enriquez, président de la Maison de la BD,</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-bruno-genini-dix-ans-d-anecdotes">Bruno Genini : dix ans d’anecdotes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après ce récit fondateur, <strong>Bruno Genini, directeur de la Maison de la BD,</strong> choisit une tonalité plus légère. <strong>Fidèle à l’esprit de bd BOUM, il décida d’évoquer dix années à travers des anecdotes.</strong> Ainsi, 2020, année du premier confinement, marqua une cruelle ironie. Pour les cinq ans de la Maison, tout était prêt : expositions, affiches, cartons d’invitation. <strong>Le thème en était <em>Le Grand dehors</em>. Et soudain, le monde entier fut confiné.</strong> Autre souvenir, 2015 et l’année de l’ouverture, avec une exposition consacrée à Poulain. Débats houleux : était-ce bien de la bande dessinée ? Peu importait : ce fut un succès. <em><strong>« Cette exposition a permis l’appropriation de la Maison par les habitants de Blois »</strong></em>, affirme Bruno Genini.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="866" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3060-866x1024.jpeg" alt="Bruno Genini, directeur de la Maison de la BD" class="wp-image-27894" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3060-866x1024.jpeg 866w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3060-254x300.jpeg 254w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3060-768x908.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3060-1299x1536.jpeg 1299w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3060-1732x2048.jpeg 1732w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3060.jpeg 1939w" sizes="auto, (max-width: 866px) 100vw, 866px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bruno Genini, directeur de la Maison de la BD</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-brigitte-luciani-la-metaphore-du-terrier">Brigitte Luciani : la métaphore du terrier</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Brigitte Luciani, marraine de la Maison de la BD,</strong> choisit <strong>une métaphore à la fois tendre et parlante : celle du terrier.</strong> En préparant son intervention, elle avait fait le parallèle entre son travail sur <em>La Famille Blaireau-Renard</em> et la Maison de la BD. <em>« Un terrier, c’est un endroit où l’on est en sécurité, où l’on est abrité, où l’on se retrouve et où l’on se réchauffe entre compères. »</em> Elle se rappela sa résidence de deux mois, il y a dix ans, en même temps que l’ouverture : <em><strong>« Je me suis sentie bien accueillie, bien protégé. »</strong></em> Elle évoqua aussi l’<strong>Atelier Kraft,</strong> refuge pour les auteurs dans la Maison, et la richesse du dialogue entre créateurs et publics. Elle insista sur l’importance des ateliers et des formations, ouverts aux professionnels comme aux habitants. Pour elle, la Maison de la BD est <em><strong>« une maison citoyenne »</strong></em>, <strong>un exemple de ce que peut produire la culture pour la société.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="616" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3065-1024x616.jpeg" alt="Dix ans de la Maison de la BD" class="wp-image-27897" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3065-1024x616.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3065-300x180.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3065-768x462.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3065-1536x923.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3065-2048x1231.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3065-780x470.jpeg 780w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-marc-gricourt-un-reve-devenu-realite">Marc Gricourt : un rêve devenu réalité</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Gricourt, maire de Blois, se souvint lui de ce <em>« rêve »</em></strong> formulé dès son élection en 2008. <em>« Quand on est élu, on fait aussi des rêves. Et ce rêve, il est devenu réalité. »</em> Il exprima sans détour son sentiment : <em><strong>« Je suis très, très fier d’avoir apporté à cette ville un beau projet qui s’appelle la Maison de la BD. »</strong></em> Pour lui, l’institution est désormais une évidence, au même titre que le festival bd BOUM, deuxième grand festival culturel du territoire après <em>Les Rendez-vous de l’Histoire</em>. Puis, il rappela aussi le rôle de la bande dessinée <strong>comme art de liberté, essentiel <em>« dans un moment historique où la démocratie et les libertés individuelles sont remises en cause ».</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="919" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3069-1024x919.jpeg" alt="Marc Gricourt" class="wp-image-27898" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3069-1024x919.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3069-300x269.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3069-768x689.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3069-1536x1379.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3069-2048x1838.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Delphine Benassy, vice-présidente de la Région en charge de la culture,</strong> souligna la capacité de la Maison de la BD à être<strong> à la fois lieu de découverte, de formation, de résidence et de coopération.</strong> <em>« Tous ces aspects nourrissent les valeurs et les objectifs de la politique culturelle régionale, <strong>Culture à partager. »</strong></em> Elle rappela combien il était précieux d’offrir aux habitants des moyens d’expression et de débat : <em>« La Maison de la BD est une maison citoyenne, qui <strong>participe à la vitalité de notre démocratie. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, <strong>Faustin Gaden,</strong> secrétaire général de la préfecture et sous-préfet de Blois, conclut les interventions officielles. En poste depuis deux ans seulement, il avoua n’avoir découvert l’existence de la Maison qu’en arrivant à Blois. Depuis, il mesure combien elle est devenue une institution reconnue : <em>« Nous sommes fiers, en tant que services de l’État, d’accompagner la Maison de la BD dans cette mission citoyenne qu’elle assume depuis dix ans. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3073-1024x768.jpeg" alt="maison de la bd" class="wp-image-27901" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3073-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3073-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3073-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3073-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/IMG_3073-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-comme-a-la-maison">Comme à la Maison</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi se sont enchaînés les discours, entre souvenirs, hommages et visions d’avenir. Chacun, à sa manière, a souligné ce que la Maison de la BD a apporté à Blois : un lieu d’accueil pour les créateurs, un espace de formation et de partage, une vitrine culturelle ouverte à toutes et tous, <strong>un symbole de liberté et de citoyenneté.</strong> Dix ans seulement, mais déjà l’impression d’une évidence, comme si la Maison de la BD avait toujours existé. Dix ans, et déjà une maturité qui en fait <strong>une institution unique en France.</strong> Dix ans, enfin, pour rappeler qu’<strong>à Blois, la bande dessinée est un bien partagé.</strong> <strong>L&rsquo;accès y est libre, comme BD Boum est gratuit. Tout un symbole.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wKBVCkFel5"><a href="https://bloiscapitale.com/la-maison-de-la-bd-fete-ses-10-ans-monstrueusement">La Maison de la BD fête ses 10 ans monstrueusement !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Maison de la BD fête ses 10 ans monstrueusement ! » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/la-maison-de-la-bd-fete-ses-10-ans-monstrueusement/embed#?secret=5v235MeULC#?secret=wKBVCkFel5" data-secret="wKBVCkFel5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le Carnaval de Blois 2025 en images</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 16:29:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Carnaval de Blois 2025 s&#8217;est déroulé aujourd&#8217;hui, dimanche 16 mars, avec pour thème « Coquillages et crustacés », en écho à l&#8217;Année des Océans. Le défilé a débuté à 15h depuis l&#8217;avenue Wilson, parcourant les rues de la ville jusqu&#8217;à la place du Château. Cette 32ᵉ édition a rassemblé comme de coutume des compagnies &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Carnaval de Blois 2025</strong> s&rsquo;est déroulé aujourd&rsquo;hui, dimanche 16 mars, avec pour thème <em><strong>« Coquillages et crustacés »</strong></em>, en écho à l&rsquo;Année des Océans. Le défilé a débuté à 15h depuis l&rsquo;avenue Wilson, parcourant les rues de la ville jusqu&rsquo;à la place du Château. Cette <strong>32ᵉ édition</strong> a rassemblé comme de coutume des compagnies (<a href="https://bloiscapitale.com/tag/compagnie-des-cousus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la <em>Compagnie Des Cousus</em></a> notamment) aux côtés d&rsquo;associations, de centres de loisirs et de nombreux bénévoles, offrant <strong>un spectacle haut en couleur célébrant l&rsquo;arrivée du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps" target="_blank" rel="noreferrer noopener">printemps</a> dans la pluie le froid… mais surtout dans la joie.</strong> Retour en images.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="684" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0865-684x1024.jpeg" alt="Carnaval de Blois 2025" class="wp-image-23934" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0865-684x1024.jpeg 684w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0865-200x300.jpeg 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0865-768x1150.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0865-1026x1536.jpeg 1026w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0865-1368x2048.jpeg 1368w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0865-scaled.jpeg 1710w" sizes="auto, (max-width: 684px) 100vw, 684px" /></figure>
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		<title>Des femmes puissantes mises à l’honneur Galerie Dominique</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 14:05:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jusqu&rsquo;au 22 mars 2025, </strong>la <strong>Galerie Dominique</strong>, située au 8 rue du Commerce à Blois, accueille l’exposition <strong><em>« Femmes d’influence – Femmes de pouvoir »</em></strong>. Inscrite dans le programme de la <strong><em><a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-de-semaine-elles-2025-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semaine ELLES</a></em></strong>, cette manifestation annuelle met à l’honneur les femmes et leurs luttes à travers l’art, le débat et la réflexion. <strong>Dix artistes</strong> (Ayat Negareh, Agnès Boulard, Caro Graffiti, Catherine Orione, Françoise Icart, Isabel da Rocha, Jean-Marc Aviolat, Natalia Grigorieva, Sandra Labaronne et Diego) aux univers plastiques variés, rendent hommage à <strong>des figures féminines ayant marqué l’histoire,</strong> depuis les mythes fondateurs jusqu’à l’époque contemporaine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0777-768x1024.jpeg" alt="Caro Graffiti" class="wp-image-23807" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0777-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0777-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0777-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0777-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0777-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rosa Parks par Caro Graffiti</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-parcours-artistique-a-travers-les-siecles"><strong>Un parcours artistique à travers les siècles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition propose un <strong>véritable voyage dans le temps</strong>, où les œuvres dressent un <strong>panorama du pouvoir et de l’influence féminine </strong>sous diverses formes. À travers leurs toiles, les artistes convoquent <strong>des figures mythologiques, des reines, des intellectuelles, des militantes et des artistes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dominique Morand-Nizinski</strong>, organisatrice de l’exposition, a introduit la soirée du vernissage, soulignant l’ampleur du projet et la diversité des personnalités mises en lumière : <em>« Vous avez ici différentes personnalités féminines qui traversent une très longue période historique. Nous commençons avec <strong>Gaïa</strong>, déesse mère, représentée par Isabel da Rocha, pour aller <strong>jusqu’au XXIe siècle. »</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les figures représentées, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Boadic%C3%A9e">Boadicée</a></strong>, reine guerrière celte ayant résisté à l’invasion romaine au Ier siècle, côtoie <strong>Marie Leszczynska</strong>, reine de France et épouse de Louis XV, dont le portrait, exposé en vitrine, s’inspire directement d’une œuvre conservée au Musée des Beaux-Arts de Blois. <strong>Sandra Labaronne</strong>, qui a réalisé cette pièce, évoque la démarche ayant guidé son travail : <em>« Nous avions mené un travail en collaboration avec le château, intitulé <strong>« pastich&rsquo;au château »</strong>. » </em>Si Marie Leszczynska n’a pas marqué l’histoire par son action politique, son influence s’est exercée dans le domaine intellectuel : <em>« Elle a su créer un entourage intellectuel, ça compte beaucoup. Son influence était notable »,</em> ajoute l’artiste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0767-1024x768.jpeg" alt="Sandra Labaronne" class="wp-image-23800" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0767-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0767-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0767-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0767-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0767-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sandra Labaronne devant deux de ses toiles honorant Frida Kahlo et Jeanne d&rsquo;Arc</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Plus loin, <strong>Olympe de Gouges</strong>, pionnière du féminisme et autrice de la <strong>Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne</strong>, s’impose comme une figure incontournable du XVIIIe siècle. L’exposition met également à l’honneur <strong>Jeanne d’Arc</strong>, dont le portrait, réalisé par <strong>Sandra Labaronne</strong>, a une histoire particulière : <em>« Ce tableau a été créé <strong>pour la fête johannique</strong>, lors des <strong>500 ans de la naissance de Jeanne</strong>. Il a été <strong>projeté en grand format sur les bâtiments d’Orléans</strong>, au cours d’une célébration marquante. <strong>Son influence est toujours bien vivante</strong>, nous la ressentons encore aujourd’hui. Il y a <strong>des jeunes filles qui aspirent à marcher dans ses pas</strong>, et son <strong>héritage continue à résonner dans un contexte contemporain</strong>. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0770-1024x768.jpeg" alt="Isabel da Rocha Gaia" class="wp-image-23804" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0770-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0770-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0770-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0770-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0770-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Isabel da Rocha &#8211; Gaïa</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-mythologie-aux-engagements-politiques"><strong>De la mythologie aux engagements politiques</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le regard des artistes ne se porte pas uniquement sur les figures historiques. <strong>Isabel da Rocha</strong> a choisi d’explorer <strong>les origines mêmes de la vie</strong>, en se tournant vers <strong>Gaïa</strong>, déesse primordiale de la mythologie grecque : <em>« <strong>Gaïa signifie « Terre »</strong>, elle est donc véritablement <strong>la déesse mère</strong>. »</em> Son diptyque propose une lecture contrastée de cette divinité : <strong>La première toile</strong> la représente <strong>dans toute sa puissance originelle</strong>, surgissant du chaos et donnant naissance aux éléments naturels. L’être humain est encore absent ; seules des <strong>feuilles, une fleur naissante</strong>, suggèrent l’éveil du monde. <strong>La seconde œuvre</strong>, en revanche, dresse un constat plus sombre : <strong>Gaïa, aujourd’hui, est malmenée, violentée, pillée</strong>. Son portrait, noyé dans <strong>un tourbillon d’encre noire</strong>, laisse transparaître <strong>les stigmates de la pollution et de la destruction environnementale</strong> : <em>« <strong>C’est une déesse oubliée</strong>, que <strong>beaucoup ne connaissent même plus</strong>, tout comme la nature, que nous avons <strong>trop souvent négligée</strong>. »</em> Pour l’artiste, ce <strong>saccage écologique</strong> trouve un <strong>écho troublant</strong> dans la <strong>condition des femmes à travers le monde</strong> : <em>« On <strong>recouvre la Terre de noir</strong>, on l’exploite sans mesure… <strong>Comme on recouvre de noir les femmes afghanes, les femmes iraniennes.</strong></em> […] <em><strong>C’est le même mécanisme d’exploitation</strong>. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="783" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0765-1024x783.jpeg" alt="Ayat Negareh" class="wp-image-23801" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0765-1024x783.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0765-300x229.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0765-768x587.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0765-1536x1175.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0765-2048x1566.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ayat Negareh</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse que partage <strong>Ayat Negareh</strong>, artiste iranienne, dont l’œuvre se confronte directement à la <strong>censure</strong> qui frappe la représentation des corps féminins dans son pays. Inspirée d’un <strong>ancien mythe perse</strong>, elle a imaginé une série où <strong>l’homme et la femme apparaissent entrelacés</strong>, symbolisant une <strong>racine commune</strong> : <em>« J’ai utilisé <strong>des textures inspirées des momies</strong>, des motifs pour dissimuler les corps, et <strong>des effets rappelant l’écorce des arbres</strong> afin de <strong>camoufler</strong>. Et aussi pour <strong>détourner la censure</strong>. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0771-1024x768.jpeg" alt="Ayat Negareh" class="wp-image-23805" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0771-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0771-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0771-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0771-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0771-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Œuvre « Le tronc assis » d&rsquo;Ayat Negareh</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-natalia-grigorieva-entre-memoire-et-mystere">Natalia Grigorieva : entre mémoire et mystère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les artistes exposant à la Galerie Dominique, <strong>Natalia Grigorieva</strong>, peintre, graphiste et designer d’origine moscovite, aujourd’hui installée en Lituanie, reconnue pour son approche subtile du temps, de la mémoire et des traditions artistiques. À Blois, elle présente une œuvre inspirée d’une figure aussi historique que légendaire : <strong>Barbara Radziwiłł</strong>, la reine de Pologne au destin tragique, surnommée <em><strong>« la Dame Noire »</strong></em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Barbara, née en 1520 dans la puissante famille lituanienne des Radziwiłł, est restée dans l’histoire pour son mariage controversé avec Sigismond II Auguste, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie. Leur union, célébrée en 1547, provoqua un scandale politique, notamment sous l’opposition farouche de Bona Sforza, la reine mère. <em><strong>« Peu après son couronnement, Barbara tombe gravement malade et meurt quelques mois plus tard, en mai 1551. Sa mort prématurée est un véritable drame pour Sigismond II Auguste, qui aurait même tenté de communiquer avec son esprit lors de séances occultes, donnant naissance à de nombreuses légendes. »​</strong></em> Son fantôme hanterait encore aujourd’hui le château de Niasvij (Nesvizh) en Biélorussie, ancienne demeure de la famille Radziwiłł​. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0775-1024x768.jpeg" alt="Natalia Grigorieva" class="wp-image-23806" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0775-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0775-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0775-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0775-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0775-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Natalia Grigorieva</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Natalia Grigorieva a choisi de revisiter cette figure énigmatique, en intégrant à son travail une approche contemporaine, où technologie et symbolisme se rencontrent à travers des toiles et de la vidéo. <strong>Son œuvre sur Barbara Radziwiłł repose en effet sur une expérimentation en réalité virtuelle, une tentative de <em>« matérialiser »</em> l’apparition fantomatique de la reine</strong> : <em>« L&rsquo;idée de mon travail était d&rsquo;utiliser la technologie de la réalité virtuelle pour « matérialiser » l&rsquo;image de la Reine Noire, qui, grâce aux nouvelles technologies, pouvait être « filmée dans le temps » et donner l&rsquo;impression d&rsquo;une manifestation progressive (comme devrait le faire un fantôme). »​ </em>Ce travail ne se limite pas à une expérimentation visuelle : il intègre également des dialogues et une réflexion sur la mémoire, enrichie par un échange avec ChatGPT, que l’artiste a utilisé dans sa démarche​. Reconnue sur la scène internationale, elle a exposé dans de nombreux pays et a reçu des récompenses prestigieuses, notamment le Prix Botticelli à Florence (2024) et le Prix Leonardo da Vinci à Milan (2024)​.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présente lors du vernissage, <strong>Christelle Leclerc, adjointe au maire de Blois</strong>, a souligné l’importance de cette exposition dans le cadre de la <em>Semaine ELLES</em> : <em>« <strong>Je suis extrêmement heureuse que la Galerie Dominique ait pu organiser cette somptueuse exposition</strong>, avec toutes ces talentueuses artistes peintres, qui ont réalisé un travail remarquable. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0768-768x1024.jpeg" alt="Françoise Icart" class="wp-image-23803" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0768-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0768-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0768-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0768-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0768-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Françoise Icart</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’un des deux artistes masculins de l’exposition, <strong>Diego</strong>, s’est retrouvé propulsé dans l’aventure <strong>à la dernière minute</strong>. <strong>Appelé en renfort</strong>, il a eu <strong>deux jours seulement</strong> pour réaliser son tableau. Un défi d’autant plus complexe que la peinture à l’huile nécessite un long temps de séchage. Face à l’urgence, il lui a fallu choisir rapidement <strong>quelle femme représenter</strong>. D’abord tenté par Catherine II de Russie, il s’est finalement tourné vers <strong>Joséphine Baker</strong>, une femme dont <strong>le parcours hors du commun l’a profondément marqué</strong>. <em>« Cette femme revêt un nombre de qualités humaines extraordinaires. Elle prouve qu’une femme, même meneuse de revue, peut être une figure influente de notre civilisation. »</em> Son tableau est <strong>un hommage spontané</strong>, conçu dans <strong>l’urgence de l’inspiration</strong>, mais animé par <strong>une profonde admiration</strong>. <em>« Joséphine Baker a pris une place immense dans notre histoire collective. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">L’exposition « Femmes d’influence – Femmes de pouvoir » est visible jusqu’au 22 mars 2025 à la Galerie Dominique.</mark></strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="805" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-22688" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-300x236.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-768x604.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1536x1208.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025.png 1640w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Sandra Labaronne : une artiste également au fil du papier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 12:18:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi soir, l’Hôte Bureau, à Blois, accueillait le vernissage de l’exposition « S/Papier », une proposition 100 % papier imaginée par Sandra Labaronne. L’artiste, installée à Blois depuis plus de vingt ans, a ouvert un univers au public dans lequel une diversité de techniques témoignent de son attachement au support papier et à l’expérimentation artistique. Un parcours &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendredi soir, <a href="https://www.lhotebureau.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Hôte Bureau</a>, à Blois, accueillait le vernissage de l’exposition « S/Papier », une proposition 100 % papier imaginée par Sandra Labaronne. </strong><a href="https://bloiscapitale.com/sandra-labaronne-une-vie-d-art-d-identite-et-d-horizon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’artiste, installée à Blois depuis plus de vingt ans,</a> a ouvert un univers au public dans lequel une diversité de techniques témoignent de son attachement au support papier et à l’expérimentation artistique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-parcours-entre-techniques-et-identites"><strong>Un parcours entre techniques et identités</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sandra Labaronne, formée aux Beaux-Arts de Buenos Aires avant de poursuivre ses études en France, travaille depuis longtemps <strong>sur la notion d’identité</strong>. Plusieurs de ses séries portent d’ailleurs ce titre. <em>« J’ai continué à travailler sur l’identité, sauf qu’avec le temps, j’explore aussi les techniques. Et <strong>au fur et à mesure, je découvre des combinaisons, des associations possibles,</strong> ce qui me permet de me renouveler »</em>, confie-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="813" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0555-813x1024.jpeg" alt="S/Papier" class="wp-image-23452" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0555-813x1024.jpeg 813w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0555-238x300.jpeg 238w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0555-768x967.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0555-1220x1536.jpeg 1220w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0555-1627x2048.jpeg 1627w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0555-scaled.jpeg 2034w" sizes="auto, (max-width: 813px) 100vw, 813px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche permanente se reflète dans les œuvres exposées, où se mêlent <strong>gravure, aquarelle, pastel à l’huile, crayon de couleur, impression fine art et techniques mixtes.</strong> <em>« Tout démarre avec le papier et le dessin. C’est un grand amour, mais je ne m’arrête pas là : j’aime bien poursuivre, prolonger »,</em> explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition rassemble des créations des <strong>dix dernières années</strong>, certaines réalisées tout récemment. Si l’Argentine, son pays natal, apparaît par touches dans ses œuvres, elle insiste : <strong><em>« Il y a une partie où le travail est relié aux icônes identitaires de chacun. Il y a forcément des références à mon pays, mais ce n’est pas l’unique fil conducteur. »</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1017" height="667" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/expo.png" alt="" class="wp-image-23459" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/expo.png 1017w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/expo-300x197.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/expo-768x504.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1017px) 100vw, 1017px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-papier-un-terrain-d-experimentation"><strong>Le papier, un terrain d’expérimentation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette exposition, le choix du papier n’est pas anodin. Ce matériau, qu’elle affectionne particulièrement, offre une <strong>palette de réactions et de possibilités</strong>. <strong><em>« Les papiers réagissent différemment, et j’adore ça »</em></strong>, souligne-t-elle. L’accrochage met en évidence cette diversité : <strong>« </strong><em>Il y a des gravures imprimées en deux couleurs pures, et d’autres qui ont été retravaillées avec un lavis. Certains tirages ont été rehaussés au crayon de couleur. Il y a aussi des papiers très fins, comme le papier de Chine, et d’autres plus épais, comme le papier aquarelle, qui est très costaud. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sandra Labaronne ne cloisonne pas les techniques. <strong><em>« J’aime bien alterner : je travaille parfois sur un seul procédé, mais en général, j’ai plusieurs œuvres en cours avec des approches différentes »</em></strong>, précise-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0554-1024x768.jpeg" alt="Sandra Labaronne" class="wp-image-23455" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0554-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0554-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0554-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0554-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0554-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-temps-d-echange-pour-approfondir"><strong>Un temps d’échange pour approfondir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Consciente que le vernissage ne permet pas toujours d’entrer dans le détail de son travail, l’artiste invite le public à une <strong>rencontre le</strong> <strong>dimanche 16 mars</strong> 2025 (de 15h30 à 18h), pour un temps d’échange plus approfondi (sur réservation via s.m.labarone@gmail.com). <strong><em>« Ce sera un moment plus tranquille, où je pourrai expliquer les différentes techniques et les papiers utilisés. Chaque papier a ses caractéristiques propres. »</em></strong> Enfin <strong>dimanche 30 mars</strong> (de 15h30 à 18h) est organisé le décrochage autour d&rsquo;un goûter sucré.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="716" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0552-1024x716.jpeg" alt="Sandra Labaronne" class="wp-image-23453" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0552-1024x716.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0552-300x210.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0552-768x537.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0552-1536x1073.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/03/IMG_0552-2048x1431.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h4 class="wp-block-heading" id="h-une-artiste-investie-sur-plusieurs-fronts"><strong>Une artiste investie sur plusieurs fronts</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle de cette exposition, Sandra Labaronne participe à deux projets collectifs autour des droits des femmes. L’une est <strong>Galerie Dominique</strong>, à Blois, avec <strong>vernissage <a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-de-semaine-elles-2025-a-blois">samedi 8 mars</a></strong><a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-de-semaine-elles-2025-a-blois"> (voir ici)</a>, où elle présente trois tableaux. L’autre est à Romorantin, avec l’association Les Artistes du Loir-et-Cher, au <strong>Musée Matra</strong>. Enfin, un autre vernissage est prévu ce lundi même à la <strong>Maison des Provinces</strong> pour une exposition cette fois de <strong>ses élèves.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="805" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-22688" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-300x236.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-768x604.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1536x1208.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025.png 1640w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8GlCh1FSZV"><a href="https://bloiscapitale.com/sandra-labaronne-une-vie-d-art-d-identite-et-d-horizon">Sandra Labaronne : une vie d’art, d’identité et d&rsquo;horizon</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sandra Labaronne : une vie d’art, d’identité et d&rsquo;horizon » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/sandra-labaronne-une-vie-d-art-d-identite-et-d-horizon/embed#?secret=BWg1qAdfED#?secret=8GlCh1FSZV" data-secret="8GlCh1FSZV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>« Poulain en images » : un univers publicitaire à voir à la Maison de la BD</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 16:33:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Victor-Auguste Poulain et des événements organisés (lire ici), la Maison de la BD, à Blois, consacre une exposition à l’histoire des images publicitaires de la célèbre marque de chocolat. « Poulain en images » retrace l’évolution des chromolithographies et met en lumière leur rôle dans la publicité &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/poulain-en-images-un-univers-publicitaire-a-voir-a-la-maison-de-la-bd">« Poulain en images » : un univers publicitaire à voir à la Maison de la BD</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion du<strong> bicentenaire de la naissance de Victor-Auguste Poulain </strong>et<strong> </strong><a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-des-evenements-du-bicentenaire-de-victor-auguste-poulain" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>des événements organisés </strong>(lire ici),</a><strong> la <a href="https://www.maisondelabd.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maison de la BD</a>, </strong>à Blois, consacre une exposition à<strong> l’histoire des images publicitaires</strong> de la célèbre marque de chocolat.<strong> <em>« Poulain en images »</em> </strong>retrace l’évolution des chromolithographies et met en lumière leur rôle dans la publicité et la fidélisation des consommateurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="697" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0249-1024x697.jpeg" alt="Poulain en images" class="wp-image-22786" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0249-1024x697.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0249-300x204.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0249-768x523.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0249-1536x1045.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0249-2048x1394.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0249-220x150.jpeg 220w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-industrielle-et-publicitaire"><strong>Une histoire industrielle et publicitaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée en <strong>1848</strong>, la chocolaterie <strong>Poulain</strong> s’est imposée comme un acteur majeur du chocolat industriel en France. Très tôt, la marque blésoise a compris l’importance de la publicité et a utilisé des supports variés pour promouvoir ses produits. Dès <strong>1850</strong>, un premier encart publicitaire apparaît dans le <em>Journal de Loir-et-Cher</em>. Poulain innove en <strong>1861</strong> en introduisant la publicité comparative avec le slogan <strong>«</strong><em><strong> Goûtez et comparez avec les meilleures fabriques de France »</strong>,</em> avant de le raccourcir en <strong><em>« Goûtez et comparez »</em></strong> deux ans plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition revient sur les différentes stratégies marketing de la marque, notamment l’intégration de <strong>timbres-poste dans ses produits en 1870</strong> et l’apparition des <strong>chromolithographies publicitaires en 1881-1882</strong>. Ces petites images colorées, distribuées dans les chocolats, deviennent un <strong>véritable phénomène de collection</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0255-1024x768.jpeg" alt="Poulain en images" class="wp-image-22784" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0255-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0255-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0255-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0255-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0255-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-chromos-poulain-un-outil-de-fidelisation"><strong>Les chromos Poulain, un outil de fidélisation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les chromolithographies, plus communément appelées <strong>chromos</strong>, ont marqué plusieurs générations. Inspiré par d’autres entreprises pratiquant la <strong>chromo-réclame</strong>, <strong>Albert Poulain</strong>, fils du fondateur, perfectionne le concept grâce à la <strong>chromolithographie</strong>, une technique permettant d’obtenir des impressions en couleurs riches et détaillées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord destinées aux adultes pour promouvoir les soldes et les nouveautés, les chromos séduisent rapidement les enfants grâce à leurs <strong>dessins attrayants</strong> et à leur <strong>variété de thèmes</strong>. Dès <strong>1882</strong>, Poulain introduit un concept novateur : chaque chocolat contient une vignette faisant partie d’un <strong>récit en plusieurs épisodes</strong>, incitant les enfants à acheter d’autres tablettes pour <strong>compléter l’histoire</strong>. Entre <strong>1881 et 1912</strong>, plus de <strong>20 000 histoires différentes</strong> sont ainsi créées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition permet d’observer <strong>l’évolution graphique des chromos Poulain</strong> et leurs déclinaisons en fonction des époques. On y découvre des images <strong>gaufrées, dentelées, découpées, dorées</strong>, et même des chromos intégrant de <strong>petits morceaux de tissu</strong>, une innovation propre à la marque.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-production-massive-et-une-reconnaissance-durable"><strong>Une production massive et une reconnaissance durable</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En <strong>1900</strong>, l’entreprise produit <strong>350 000 chromolithographies par jour</strong>, soit près de <strong>130 millions d’images par an</strong>. Poulain se distingue alors en devenant <strong>la seule chocolaterie à posséder une imprimerie intégrée à son usine</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les pièces phares exposées à la Maison de la BD, on retrouve des exemplaires des célèbres affiches publicitaires comme <strong>le Bébé Poulain d’E. Brun (1895)</strong> et <strong>le Pierrot Poulain de Firmin Bouisset (1898)</strong>. L’exposition revient également sur d’autres moments clés de l’histoire de la marque, notamment la naissance du <strong>logo Poulain en 1905</strong>, dessiné par <strong>Leonetto Cappiello</strong>, ou encore le <strong>lancement de la célèbre boîte orange de chocolat en poudre en 1904</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la seconde moitié du XXe siècle, Poulain continue d’innover en communication. En <strong>1950</strong>, la marque devient partenaire du <strong>Tour de France</strong>, avec un slogan resté célèbre : <strong><em>« Allez Poulidor, allez PouPou, allez Poulain »</em></strong>. En <strong>1969</strong>, la chocolaterie entre dans l’ère moderne avec son <strong>premier spot télévisé</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, organisé en partenariat avec la <strong>Ville de Blois</strong>, les <strong>bibliothèques de Blois-Agglopolys</strong>, le <strong>club des amis de Victor-Auguste Poulain</strong> et l’association <strong>Pontlevoy Patrimoine – art et culture</strong>, permet au public de découvrir des collections inédites et de mieux comprendre l’impact culturel et publicitaire de ces images.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="612" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0258-1024x612.jpeg" alt="Poulain en images" class="wp-image-22783" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0258-1024x612.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0258-300x179.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0258-768x459.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0258-1536x917.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0258-2048x1223.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Accessible gratuitement du mardi au samedi, </strong>l’exposition s’adresse autant aux amatrices et amateurs de publicité ancienne qu’aux nostalgiques des chocolats Poulain et de leurs fameuses images à collectionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">📍 <strong>Maison de la BD, Blois</strong><br>🗓 <strong>Du mardi au samedi</strong><br>⏰ <strong>9h30 – 12h et 14h – 17h30</strong><br>🎟 <strong>Entrée libre</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="881" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0250-1024x881.jpeg" alt="Poulain en images" class="wp-image-22785" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0250-1024x881.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0250-300x258.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0250-768x661.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0250-1536x1322.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0250-2048x1762.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center" id="h-programme-des-evenements-du-bicentenaire-de-victor-auguste-poulain"><strong>Programme des événements du Bicentenaire de Victor-Auguste Poulain</strong></h3>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th><strong>Date</strong></th><th><strong>Événement</strong></th><th><strong>Lieu</strong></th><th><strong>Horaires</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 18, 19, 20, 21 et 22 février 2025</td><td><strong>Exposition permanente</strong> : la de Victor-Auguste Poulain &amp; De la fève à la tablette</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>14h00 &#8211; 18h00</td></tr><tr><td>7 février 2025</td><td>Inauguration officielle (sur invitation)</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>18h00</td></tr><tr><td>8 février 2025</td><td>Projection-débat : « La belle histoire du Chocolat Poulain »</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>18h00</td></tr><tr><td>12 février 2025</td><td>Exposition + Animation avec Max Vauché</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>14h00 &#8211; 18h00, <br><br>18h00 (Afterwork « Be LC »)</td></tr><tr><td>13 février 2025</td><td>Conférence : « L’improbable succès de Victor-Auguste Poulain, révélations »</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>18h00</td></tr><tr><td>13, 16, 20 et 23 février 2025</td><td>« Sur les pas de Victor-Auguste Poulain » &#8211; Visite organisée et commentée par JP Sauvage. </td><td>Départ au 2 rue Porte-Chartraine. Déambulation qui passera par les anciennes usine puis se rendra jusqu&rsquo;à sa tombe.</td><td>10h00</td></tr><tr><td>14 février 2025</td><td>Soirée des anciens de Poulain</td><td></td><td></td></tr><tr><td>15 février 2025</td><td>Projection : Films historiques Poulain + extrait de Courjumelles</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>18h00</td></tr><tr><td>19 février 2025</td><td>Exposition + Animation LONA Chocolat</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>14h00 &#8211; 18h00</td></tr><tr><td>20 février 2025</td><td>Conférence : « Boissons chaudes au 18e et 19e siècle »</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>18h00</td></tr><tr><td>22 février 2025</td><td>Conférence : « Les ouvriers Poulain au 19° siècle »</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>18h00</td></tr><tr><td>25 février 2025</td><td>Visite expo écoles + Centre de loisirs + Animation Chocolat</td><td>Salle Jean-Claude Deret, Saint-Gervais-la-Forêt</td><td>Toute la journée</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Plus d&rsquo;informations via : <a href="https://victor-auguste-poulain.fr/index_pc.php">victor-auguste-poulain.fr</a></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="805" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png" alt="l'amour qui s'éprouve" class="wp-image-22688" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1024x805.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-300x236.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-768x604.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025-1536x1208.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-FEVRIER-2025.png 1640w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/poulain-en-images-un-univers-publicitaire-a-voir-a-la-maison-de-la-bd">« Poulain en images » : un univers publicitaire à voir à la Maison de la BD</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Inauguration et hommage au Théâtre Nicolas Peskine</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/inauguration-et-hommage-au-theatre-nicolas-peskine</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 11:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 18 octobre 2024, le nouveau hall du Théâtre Nicolas Peskine, à Blois, a officiellement été inauguré dans une atmosphère empreinte de respect et d’émotion. Ce baptême a marqué la reconnaissance publique de la contribution majeure de Nicolas Peskine, dramaturge et metteur en scène décédé en 2001, ainsi que la fin de la Compagnie du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 18 octobre 2024, le nouveau hall du <strong>Théâtre Nicolas Peskine</strong>, à Blois, a officiellement été inauguré dans une atmosphère empreinte de respect et d’émotion. Ce baptême a marqué la <strong>reconnaissance publique de la contribution majeure de Nicolas Peskine</strong>, dramaturge et metteur en scène décédé en 2001, ainsi que la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/compagnie-du-hasard-une-semaine-de-celebration-au-theatre-nicolas-peskine">fin de la Compagnie du Hasard</a>,</strong> un collectif théâtral qui a marqué la scène artistique locale et bien au-delà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la direction de<strong> Marc Gricourt, maire de Blois, </strong>et en présence de nombreux acteurs locaux, cet événement a permis de revenir sur la riche histoire du théâtre blésois et <strong>l’héritage qu’a laissé Nicolas Peskine à la ville.</strong> Le maire a profité de cette inauguration pour mettre en avant l’importance du théâtre dans la vie culturelle de Blois. <em>« Ce théâtre n’était pas forcément accueillant avant les travaux, mais aujourd’hui, il est devenu un lieu d’accueil digne de ce nom. Je suis très heureux de le voir transformé ainsi »,</em> a déclaré Marc Gricourt, avant de remercier les services municipaux et les entreprises ayant réalisé les travaux de rénovation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="609" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8996-1024x609.jpeg" alt="Théâtre Nicolas Peskine" class="wp-image-20159" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8996-1024x609.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8996-300x178.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8996-768x456.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8996-1536x913.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8996-2048x1217.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-theatre-metamorphose"><strong>Un théâtre métamorphosé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’inauguration a donc permis de dévoiler un nouveau hall d’accueil, modernisé pour offrir une meilleure expérience aux spectateurs. Cette rénovation s’inscrit dans une <strong>dynamique culturelle</strong>, comme l’a souligné Marc Gricourt : <em>« Avec la construction du nouveau théâtre pour la scène nationale, le Théâtre Nicolas Peskine permettra à nos troupes de théâtre, qu’elles soient professionnelles ou amateurs, d’avoir un lieu où se produire. Cela reflète notre souhait d’accompagner la culture et d&rsquo;offrir un accès élargi au plus grand nombre. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8991-1024x768.jpeg" alt="Théâtre Nicolas Peskine" class="wp-image-20158" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8991-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8991-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8991-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8991-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8991-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le maire n’a pas manqué de rappeler les origines de ce lieu théâtral, né de l’initiative de Nicolas Peskine. <strong>Après avoir fondé la Compagnie du Hasard en 1977</strong>, Nicolas Peskine découvre en 1980 les <strong>hangars désaffectés</strong> de la Maison des Provinces à Blois. Avec patience et ingéniosité, il transforme ces espaces en un lieu de résidence pour les artistes de Blois et du monde entier, en s’appuyant sur le soutien public et privé. <strong>Le théâtre devient un espace de création, d’échanges et de partage.</strong> Nicolas Peskine y développera des projets audacieux, tels que <em>Mir Caravane</em> en 1989, <strong>une caravane théâtrale itinérante parcourant l’Europe de Moscou à Paris.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9004-1024x768.jpeg" alt="Rémi Boinot" class="wp-image-20162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9004-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9004-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9004-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9004-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9004-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-remi-boinot-c-est-un-lieu-de-partage"><strong>Rémi Boinot : « C’est un lieu de partage »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette soirée mémorable, l’artiste <strong>Rémi Boinot</strong>, lui-même grand contributeur à la scène artistique blésoise et auteur de l’œuvre exposée <em>Faire Face</em>, a pris la parole pour évoquer <strong>ses souvenirs de travail avec Nicolas Peskine</strong>. Son œuvre, désormais exposée dans le nouveau hall du théâtre, incarne une continuité de cet <strong>esprit créatif et collaboratif.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8993-1024x768.jpeg" alt="Théâtre Nicolas Peskine" class="wp-image-20160" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8993-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8993-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8993-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8993-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8993-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Faire face » de <strong>Rémi Boinot</strong></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rémi Boinot a souligné l’importance du théâtre comme lieu d’expérimentation </strong>: <em>« Le théâtre est un lieu d’apprentissage qui m’a permis de ne pas me limiter à une seule définition d’artiste. <strong>C’est ici que j’ai compris qu’il ne faut jamais négliger aucun des éléments qui permettent de s’exprimer. »</strong></em> Il a également partagé des souvenirs marquants de sa collaboration avec Nicolas Peskine et l’impact que cela a eu sur sa propre carrière : <em><strong>« Nicolas avait un véritable art de la conversation, il ne laissait jamais place au mensonge. </strong>Ce dialogue avec lui, cette exploration de l’espace scénique avec les comédiens, était formidable. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;artiste a également évoqué les moments forts des festivals de théâtre européens organisés par Nicolas Peskine, des événements qui, à l’époque, semblaient avant-gardistes : <em>« L&rsquo;Europe, ça ne voulait pas dire grand chose à l&rsquo;époque<strong>. On a vu des choses absolument extraordinaires, des spectacles de très grande qualité. </strong>Il y avait peu de spectateurs, mais beaucoup d’artistes. Ces festivals nous ont aussi appris énormément sur ce que peut être une création artistique. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-christian-peskine-une-vie-extraordinaire"><strong>Christian Peskine : « une vie extraordinaire »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Christian Peskine, un des frères aînés de Nicolas, a également pris la parole pour évoquer la trajectoire de vie de son frère. Il a partagé des anecdotes sur leur enfance, la relation spéciale de Nicolas avec leurs parents et l’engagement politique du dramaturge durant Mai 68. <em>« Son langage maoïste semblait du charabia à notre père, mais il n’a jamais exprimé son désaccord avec Nicolas, préférant toujours discuter avec lui. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi au travers du théâtre que Nicolas a trouvé sa véritable voie. Christian Peskine a évoqué l’écriture de sa première pièce écrite en prison, <em>Histoire de sortir</em>, et la fondation de la Compagnie du Hasard, avant de rappeler <strong>le moment tragique où Nicolas fut frappé par la méningite</strong>. <em>« De cette épreuve, il est ressorti avec une force extraordinaire. <strong>Malgré son fauteuil roulant, il a dirigé des centaines de personnes, formé des dizaines d’autres, et accueilli de jeunes Blésois en quête de nouvelles idées. </strong>Nicolas était un colosse. Même dans son fauteuil, il a continué à diriger, à inspirer, à créer. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9003-1024x667.jpeg" alt="Théâtre Nicolas Peskine" class="wp-image-20157" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9003-1024x667.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9003-300x195.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9003-768x500.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9003-1536x1000.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_9003-2048x1334.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-touche-de-daniele"><strong>La touche de Danièle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion devait forcément revenir à <strong>Danièle Marty</strong>, la compagne de Nicolas Peskine, émue aux larmes par les souvenirs évoqués par Christian. A l&rsquo;heure de proposer <em><strong>« Allez Salut ! »</strong></em>, les adieux de la Compagnie du Hasard, la comédienne a voulu apporter de la joie. <strong><em>« Ce sont des adieux, mais bon sang de  bonsoir, ce n’est pas un enterrement ! »</em></strong> a-t-elle lancé, rappelant que, malgré la fin d’une ère théâtrale, il ne fallait pas sombrer dans la nostalgie : <em>« L’avenir ! L’avenir ! Vive le monde moderne ! <strong>Toujours tout droit ! Pas de nostalgie ! »</strong></em> Et c&rsquo;est avec un personnage sorti de nulle part qu&rsquo;elle prit la direction de la Laponie !</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8998-1024x768.jpeg" alt="Théâtre Nicolas Peskine" class="wp-image-20161" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8998-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8998-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8998-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8998-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8998-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Théâtre Nicolas Peskine</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-theatre-d-avenir"><strong>Un théâtre d&rsquo;avenir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’inauguration du nouveau Théâtre Nicolas Peskine ne fut pas seulement concentré sur le passé, ce fut aussi un regard tourné vers l’avenir de la création artistique. D&rsquo;ailleurs Fabienne Quinet, adjointe à la culture, a voulu affirmer que <em><strong>« la <a href="https://www.halleauxgrains.com/site/les-lieux/theatre-nicolas-peskine/">ville</a> de Blois s&rsquo;était engagée depuis plusieurs années dans une démarche d&rsquo;acquisition d’œuvres d&rsquo;art, pour enrichir ses collections et soutenir les artistes locaux.</strong> L&rsquo;acquisition de l&rsquo;œuvre &lsquo;Faire Face&rsquo; de Rémi Boinot s’inscrivant dans cette logique. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Théâtre Nicolas Peskine devient durablement un lieu vibrant de mémoire et d’avenir, un lieu qui continuera à accueillir des générations de jeunes artistes, des troupes professionnelles et amateurs, et qui, à l’image de Nicolas Peskine, restera un espace de partage, de dialogue et de création.</p>
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