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	<title>Archives des littérature française - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des littérature française - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, Anne Berest déroule la mémoire des générations</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 05:45:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Blois était comble, lundi soir, pour accueillir Anne Berest. Invitée d’Annie Huet, l’écrivaine a présenté son nouveau livre Finistère, paru chez Albin Michel, devant un public attentif. Dans ce lieu solennel, baigné par la lumière de fin de journée et ouvert sur les toits de la &#8230;</p>
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<p>La salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Blois était comble, lundi soir, pour accueillir <strong>Anne Berest</strong>. Invitée d’<strong>Annie Huet</strong>, <a href="https://bloiscapitale.com/claire-berest-jai-plonge-dans-le-cerveau-de-lhomme-qui-va-basculer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’écrivaine</a> a présenté son nouveau livre <strong><em>Finistère</em>,</strong> <a href="https://www.albin-michel.fr/finistere-9782226487186" target="_blank" rel="noreferrer noopener">paru chez Albin Michel</a>, devant un public attentif. Dans ce lieu solennel, baigné par la lumière de fin de journée et ouvert sur les toits de la ville comme de la Loire, l’autrice a déroulé une parole à la fois précise, incarnée et habitée, fidèle à <strong>une œuvre qui ne cesse de mettre en tension la mémoire et l’oubli, l’histoire familiale et l’histoire collective.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-j-ecris-pour-etre-etonnee">« J’écris pour être étonnée »</h3>



<p>Dès les premiers mots, Anne Berest a donné le ton. Interrogée par Annie Huet sur ce qui l’avait le plus surprise dans l’écriture de <em>Finistère</em>, elle a répondu avec simplicité : <em>« Je crois que j’écris pour être étonnée par les choses. Et <strong>c’est cette joie d’être surprise qui me guide. »</strong></em> De cette démarche naît <strong>un livre de transmission sur quatre générations</strong>, où les pères transmettent à leurs fils et à leurs filles, où chaque espoir, chaque attente, chaque projection se heurte à <strong>une bifurcation, un décalage, une liberté imprévue.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-bretagne-du-rejet-a-l-adoration">La Bretagne, du rejet à l’adoration</h3>



<p>Un des étonnements majeurs de l’autrice fut sa découverte de la Bretagne, et du regard longtemps porté sur cette région. <em><strong>« Pendant des siècles, la Bretagne a été une région mal aimée.</strong> En lisant les écrivains du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècles, je tombais sur des horreurs. Pour beaucoup, la Bretagne était <strong>la région des ploucs. »</strong></em> Elle rappelle l’origine du mot, venu des toponymes finistériens débutant par <em>Plou-</em>. Ces désignations paroissiales, devenues synonymes de petites localités, se sont muées en stéréotype social, associé à l’ignorance et à la saleté. <em>« Je n’avais pas pris conscience à quel point cette région avait été méprisée, presque considérée <strong>comme étrangère à la France. »</strong></em></p>



<p>Et pourtant, un siècle a suffi pour que le stigmate se transforme. <em><strong>« Aujourd’hui, dès qu’on a une goutte de sang breton, on la revendique !</strong> Partout où je vais, je vois combien les Français sont attachés à la Bretagne. Pas seulement par leurs origines, mais parce qu’ils y ont passé des vacances, fait des stages de voile… <strong>C’est devenu une région adorée. »</strong></em> Cette bascule, Anne Berest l’explique aussi par la préservation des paysages et par la force d’une culture où le christianisme s’est superposé à une survivance celtique tenace. Sainte Anne, figure si populaire en Bretagne, incarne pour elle l’écho d’une déesse celte, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dana_(d%C3%A9esse)">Dana</a>, que les siècles n’ont pas effacée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="521" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-12.png" alt="" class="wp-image-28528" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-12.png 521w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-12-195x300.png 195w" sizes="(max-width: 521px) 100vw, 521px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-psychogenealogie-comme-pays-d-ecriture">La psychogénéalogie comme « pays d’écriture »</h3>



<p>Très vite, l’entretien a glissé vers ce qui constitue le cœur de la démarche d’Anne Berest : <strong>la psychogénéalogie, </strong>cette science des transmissions visibles et invisibles qui traversent les générations. <em>« Mon obsession, en dehors de l’histoire, c’est <strong>la question de la transgénéalogie.</strong> Quand j’ai écrit Gabriële avec ma sœur, j’ai découvert <strong>mon pays d’écriture.</strong> J’ai vu un arbre, un grand arbre dont chaque feuille était une page. À partir de là, tout ce que j’avais à écrire serait la construction d’un arbre généalogique littéraire. »</em> Dans <em>Finistère</em>, après <em>La Carte postale</em> qui explorait la mémoire maternelle marquée par la Shoah, elle s’attache à la branche paternelle. <strong>Elle y interroge ce qui se répète, ce qui bifurque, ce qui se transmet sans être dit.</strong> <em>« Ce qui me passionne, c’est de savoir ce qu’il se passe dans un arbre : comment les choses se répètent, comment elles voyagent, à travers les prénoms, à travers les choix de vie. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-bifurcations-comme-heritage">Les bifurcations comme héritage</h3>



<p>Le mot clé du livre, Anne Berest le doit à son père mathématicien : <strong><em>« bifurcation ».</em></strong> <em>« Dans cette branche familiale, les enfants bifurquent tous. Mais <strong>bifurquer, ce n’est pas rompre. Ce n’est pas se disputer. C’est prendre un chemin légèrement différent.</strong> Les enfants réussissent à être libres et à faire ce qu’ils ont envie de faire. »</em> Ce motif se répète de génération en génération. Les fils ne reprennent pas le destin que leurs pères avaient projeté pour eux, mais, en reculant le regard, on voit que cette liberté elle-même devient la tradition familiale. À travers ses recherches, Anne Berest interroge <strong>les loyautés invisibles qui structurent les vies.</strong> Certaines sont toxiques, d’autres bénéfiques. </p>



<p><em>Finistère</em> ne se contente pas de raconter une saga intime. En retraçant la trajectoire de son arrière-grand-père, jeune homme de Saint-Pol-de-Léon qui créa un syndicat agricole et une coopérative maraîchère, l’autrice inscrit sa lignée <strong>dans l’histoire sociale de la Bretagne.</strong> Elle dit son goût pour les archives, son émerveillement devant les documents envoyés par la coopérative, et son effort pour comprendre le monde maraîcher du début du XXᵉ siècle : la pesée, les balances, les premières formes de solidarité paysanne. Anne Berest l&rsquo;avait bien dit : <em>« J’écris pour être étonnée. »</em></p>



<p></p>
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		<title>Victor Hugo et Blois, toute une histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 08:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’immerger dans les écrits et la correspondance de Victor Hugo, c’est parcourir des paysages réels et imaginaires où se mêlent histoire, politique et émotions humaines. Blois y figure par des souvenirs attestés : un séjour documenté, des descriptions précises, des échos poétiques. La relation entre l’écrivain et la cité ligérienne se noue à travers des &#8230;</p>
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<p>S’immerger dans les écrits et la correspondance de <strong>Victor Hugo</strong>, c’est parcourir des paysages réels et imaginaires où se mêlent histoire, politique et émotions humaines. <strong>Blois </strong>y figure par des souvenirs attestés : un séjour documenté, des descriptions précises, des échos poétiques. La relation entre l’écrivain et la cité ligérienne se noue à travers <strong>des liens familiaux, marqués à la fois par des instants de contemplation et par des épisodes tragiques.</strong></p>



<p>En <strong>1816</strong>, le père de Victor, le général d’Empire <strong>Joseph Léopold Sigisbert Hugo</strong> (1773-1828), s’installe à <strong>Blois</strong>, dans une maison située <strong>73 rue du Foix</strong>. Militaire d’expérience, ancien gouverneur d’Avellino, il y termine sa carrière et y vit jusqu’à sa mort. Malgré une relation longtemps difficile, Victor et ses frères entretiennent avec leur père une correspondance régulière qui évolue, avec les années, vers un respect mutuel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sejour-de-1825">Le séjour de 1825</h3>



<p>Au printemps <strong>1825</strong>, Victor Hugo passe environ un mois à Blois, accompagné de son épouse Adèle et de leur fille Léopoldine. Ce séjour est documenté par une <strong>lettre autographe datée du 25 avril 1825</strong>, adressée au vicomte <strong>Alcide de Beauchesne</strong> et acquise en <strong>2015</strong> par les <a href="http://www.culture41.fr/Archives-departementales/Decouvrir-et-transmettre/Tresors-des-archives/La-galerie-du-temps/1825-Victor-Hugo-en-villegiature-a-Blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Archives départementales</a>. Hugo y livre un tableau lyrique de la ville et de la demeure paternelle : <em>« Tout est plein de poésie : la ville, son admirable site, ses romantiques souvenirs, la petite maison aux contrevents verts que nous possédons et que nous eût enviée Rousseau, le double jardin dominé par le monticule des Druides, l’arbre de Gaston et le château de Blois, mon petit cabinet dont la vue est ravissante et l’épée de mon vieux père. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="769" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hugo.jpg" alt="" class="wp-image-6473" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hugo.jpg 769w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hugo-300x234.jpg 300w" sizes="(max-width: 769px) 100vw, 769px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Archives départementales de Loir-et-Cher</figcaption></figure></div>


<p>Le « monticule des Druides » évoqué pourrait correspondre à la <strong>butte des Capucins</strong>, promontoire dominant la ville, qu’Hugo décrira quelques années plus tard dans <em>Les Feuilles d’automne</em> (1830) : <em>« Cherchez un tertre vert, circulaire, arrondi, / Que surmonte un grand arbre… »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-drames-familiaux-a-blois-et-en-sologne">Drames familiaux à Blois et en Sologne</h3>



<p>La cité ligérienne est aussi associée à des épisodes tragiques. C’est à Blois que <strong>Eugène Hugo</strong>, le frère aîné de Victor, est frappé d’une crise de folie entraînant son internement définitif. Par ailleurs, le premier enfant de Victor et Adèle, <strong>Léopold Victor Hugo</strong>, meurt à l’âge de trois mois ; il est inhumé en Sologne, <strong>dans le Loir-et-Cher</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Blois et la région dans l’œuvre de Victor Hugo</h3>



<p>Plusieurs écrits témoignent de l’impression durable laissée par la ville et ses alentours. Dans des échanges épistolaires, Victor Hugo décrit Blois comme <em>« pittoresque et lumineux »</em>. Il évoque aussi <em><strong>« un entassement irrégulier et confus de maisons, des clochers, un château »</strong></em>, vision de la ville depuis la Loire. La région apparaît à l’arrière-plan de certaines œuvres : <em>Marion Delorme</em> (1829) et <em>Guerre aux démolisseurs</em> abordent la sauvegarde du patrimoine, thématique qui fait écho à ce qu’Hugo observe dans les cités historiques comme Blois. Dans <em>Le Roi s’amuse</em> (1832), il cite la célèbre devise attribuée à François Iᵉʳ inscrite à Chambord : <em>« Souvent femme varie ».</em> Le poème <em>Fuite en Sologne</em> offre une vision bucolique et pastorale de la région.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates.jpg" alt="maison des acrobates" class="wp-image-9119" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates-300x188.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>Parmi les bâtisses qui retiennent l’attention de l’écrivain figure <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-la-maison-dite-des-acrobates-na-rien-dordinaire">la <strong>Maison des Acrobates</strong>, à pans de bois, ornée de personnages sculptés</a> datant du XVe siècle et classée monument historique en 1922. Située place Saint-Louis, elle aurait séduit Hugo lors de sa visite de 1825. Dans une correspondance, il la compare à une mystérieuse <em>« maison des musiciens de Weymouth »</em>, bien que l’identité exacte de cette dernière demeure inconnue.</p>



<p></p>
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		<title>Bénédicte Dupré La Tour remporte le Prix Emmanuel-Roblès 2025 pour Terres promises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 09:10:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Prix Emmanuel-Roblès du premier roman 2025 a été attribué ce vendredi 20 juin à Bénédicte Dupré La Tour pour son ouvrage Terres promises, publié aux éditions du Panseur. Cette distinction littéraire, décernée à la Halle aux Grains de Blois, célèbre chaque année depuis 1991 une première œuvre de fiction écrite en français et publiée &#8230;</p>
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]]></description>
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<p>Le <strong>Prix Emmanuel-Roblès du premier roman 2025 </strong>a été attribué ce vendredi 20 juin à <strong>Bénédicte Dupré La Tour</strong> pour son ouvrage <strong><em>Terres promises</em>,</strong> publié aux <strong><a href="https://www.lepanseur.com/products/20-terres-promises" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions du Panseur</a></strong>. Cette <a href="https://bloiscapitale.com/le-prix-emmanuel-robles-va-a-paul-saint-bris" target="_blank" rel="noreferrer noopener">distinction littéraire</a>, décernée à la Halle aux Grains de Blois, célèbre chaque année depuis 1991 une première œuvre de fiction écrite en français et publiée en France, destinée à un lectorat adulte.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="434" height="569" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/prix-robles-2025.png" alt="" class="wp-image-26562" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/prix-robles-2025.png 434w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/prix-robles-2025-229x300.png 229w" sizes="auto, (max-width: 434px) 100vw, 434px" /></figure></div>


<p><em>Terres promises</em>, <strong>un roman déjà primé</strong> (<em>Prix Hors Concours 2024 mention du public- Prix L&rsquo;Usage du Monde 2025 &#8211; Prix du 1er roman L&rsquo;Esprit Large &#8211; Prix du 1er roman de Chambéry &#8211; Prix Les Furieux &#8211; Prix du Marque-Page 2025</em>), s’impose par son souffle littéraire et son univers singulier. <strong>Le jury a salué la force narrative de ce premier texte, la qualité de son écriture et la richesse des thèmes abordés.</strong> <em>Terres promises</em> est un <strong>premier roman audacieux et puissant</strong>, <strong>qui revisite les codes du western à travers le prisme des marginalisé·es et de la violence coloniale.</strong> Sa double performance narrative et poétique en fait une œuvre marquante, aussi brutale que profondément humaine — une immersion sensible et réfléchie dans les déchirures et les illusions d’un monde en expansion.</p>



<p>Grâce à ce prix, Bénédicte Dupré La Tour bénéficie d’<strong>une bourse de 5 000 euros</strong>, destinée à soutenir la poursuite de son travail d’écriture. Cette reconnaissance s’ajoute à la <strong>visibilité</strong> que procure ce prix, désormais bien installé dans le paysage littéraire francophone.</p>



<p>Organisé par les bibliothèques d’Agglopolys – Communauté d’agglomération de Blois – le prix Emmanuel-Roblès est <strong>avant tout un prix de lecteurs.</strong> L’édition 2025 a rassemblé plus de 450 lecteurs-jurés répartis en 66 comités de lecture. </p>



<p>La sélection 2025 comprenait six romans finalistes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Montaigne – La Boétie, une ténébreuse affaire</em> de Philippe Desan (Odile Jacob)</li>



<li><em>Terres promises</em> de Bénédicte Dupré La Tour (Les éditions du Panseur)</li>



<li><em>Le tissu de crin</em> de Jennifer Kerner (Mercure de France)</li>



<li><em>Du verre entre les doigts</em> d’Alix Lerasle (Le Castor Astral)</li>



<li><em>Histoire de Madame de Rosemonde</em> de Marie-Anne Toulouse (L’Atelier contemporain)</li>



<li><em>Bruno et Jean</em> de Pauline Valade (Actes Sud)</li>
</ul>
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		<title>Rentrée littéraire 2024 : panorama des nouveautés</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/rentree-litteraire-2024-panorama-des-nouveautes</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2024 04:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La rentrée littéraire 2024 (du 14 août à octobre) en France est marquée par une profusion de publications, avec près de 459 romans annoncés. Si le chiffre impressionne, il s&#8217;agit du total le plus faible du XXIe siècle. Ceci étant dit, cet événement est une période cruciale pour l&#8217;industrie du livre, où auteurs établis et nouveaux &#8230;</p>
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<p><strong>La rentrée littéraire 2024</strong> (du 14 août à octobre) en France est marquée par une profusion de publications, avec près de <strong>459 romans annoncés</strong>. Si le chiffre impressionne, il s&rsquo;agit du <strong>total le plus faible du XXI<sup>e</sup> siècle.</strong> Ceci étant dit, cet <a href="https://bloiscapitale.com/quest-ce-que-ce-bal-litteraire-prochainement-a-la-halle-aux-grains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">événement</a> est une <strong>période cruciale pour l&rsquo;industrie du livre</strong>, où auteurs établis et nouveaux venus rivalisent pour l&rsquo;attention du public et des critiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-grands-noms-et-nouvelles-voix">Grands noms et nouvelles voix</h2>



<p>Parmi les auteurs les plus attendus, <strong>Gaël Faye, Amélie Nothomb, et Olivier Norek</strong> se distinguent. Norek, notamment, s&rsquo;éloigne du thriller pour plonger dans la littérature générale avec <em>Les Guerriers de l&rsquo;Hiver</em>, qui explore l&rsquo;annexion de la Finlande par l&rsquo;Union Soviétique en 1939. Parmi les titres phares, on trouve <em>Tenir debout</em> de <strong>Mélissa Da Costa</strong>, qui explore l&rsquo;amour face au handicap. Gaël Faye, quant à lui, revient avec <em>Jacaranda</em>, poursuivant ses réflexions sur le Rwanda après le succès de <em>Petit Pays</em>. <strong>Alice Zeniter</strong> offre également <em>Frapper l&rsquo;épopée</em>, une œuvre située en Nouvelle-Calédonie. D&rsquo;autres œuvres déjà en vente marquent également cette rentrée littéraire : <em>Jour de ressac</em> de <strong>Maylis de Kerangal</strong> propose une enquête policière au Havre, tandis que <strong>Kamel Daoud</strong> explore les violences en Algérie dans son roman <em>Houris</em>.</p>



<p><strong>Les 21 et 22 août marquent un pic de publications avec une centaine de romans sortant en deux jours seulement. </strong>Parmi eux, <em>L&rsquo;Impossible Retour</em> d&rsquo;Amélie Nothomb, qui célèbre sa 32e rentrée littéraire avec un récit de voyage au Japon. D&rsquo;autres auteurs reconnus comme <strong>Claudie Gallay, Abel Quentin, Maud Ventura, Philippe Jaenada, et Emma Becker</strong> présentent aussi leurs nouveaux travaux.</p>



<p>L&rsquo;Irlandais <strong>Colm Tóibín</strong> avec son roman <em>Long Island</em> et l&rsquo;Américain <a href="https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/les-enchanteurs-9782743664077" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>James Ellroy</strong> avec <em>Les Enchanteurs</em></a> qui sortira en septembre, figurent parmi les auteurs anglophones les plus attendus de cette rentrée littéraire.</p>



<p>De nouveaux talents sont également à surveiller. <strong>Louise Bentkowski</strong>, avec <em>Constellucination</em> chez Verdier, propose une saga familiale traversant le temps, tandis que <strong>Justin Morin</strong> mélange faits divers et fiction dans <em>On n&rsquo;est plus des gens normaux</em>.</p>



<p>Les romans de cette rentrée couvrent un large éventail de thèmes. De la réflexion sur les inégalités dans <em>L&rsquo;œil de la perdrix</em> de <strong>Christian Astolfi</strong> à la méditation sur la fin de vie dans <em>La Petite Bonne</em> de <strong>Bérénice Pichat</strong>, les œuvres de 2024 explorent des sujets profonds et parfois controversés​.</p>



<p>La rentrée littéraire n&rsquo;est pas seulement un phénomène culturel, mais aussi un moteur économique important pour l&rsquo;industrie du livre. <strong>Les publications de l&rsquo;automne peuvent représenter jusqu&rsquo;à 20% des ventes annuelles de fiction en grand format.</strong></p>
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		<title>« L&#8217;état de grâce » de Valerie Zenatti au côté d&#8217;Annie Huet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 09:19:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Auteure du roman « Qui-Vive », publié en 2024 (éditions de l&#8217;Olivier), Valérie Zenatti était l&#8217;invitée d&#8217;Annie Huet, dans le cadre d&#8217;une rencontre publique à l&#8217;Hôtel de Ville de Blois, pour un instant de grâce. Ou plutôt un état de grâce. En effet, « Je suis en état de grâce », fut la dernière réponse de Valérie Zenatti, à &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/letat-de-grace-de-valerie-zenatti-au-cote-dannie-huet">« L&rsquo;état de grâce » de Valerie Zenatti au côté d&rsquo;Annie Huet</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Auteure du <a href="https://bloiscapitale.com/annie-huet-heureuse-de-lattribution-du-prix-robles-2023-a-yann-brunel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman</a> <strong><em>« Qui-Vive »</em></strong>, publié en 2024 (<a href="http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823619799-qui-vive" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions de l&rsquo;Olivier</a>), <strong>Valérie Zenatti</strong> était l&rsquo;invitée d&rsquo;<strong>Annie Huet</strong>, dans le cadre d&rsquo;une rencontre publique à l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois, pour un instant de grâce. Ou plutôt un <strong>état de grâce. </strong></p>



<p>En effet, <em><strong>« Je suis en état de grâce », </strong></em>fut la dernière réponse de Valérie Zenatti, à l&rsquo;ultime question d&rsquo;Annie Huet, au sujet de son état d’esprit. Parce la romancière se sentait au bon endroit au bon moment. <em>« Et ce fut la dernière seconde d’un moment suspendu, et nous étions en état de grâce ! »,</em> observe Annie Huet. L&rsquo;œuvre de Valérie Zenatti est comme une méditation sur le temps et notre rapport au monde, traitant avec finesse des perturbations intérieures de l&rsquo;individu face aux bouleversements mondiaux. <em>« Qui-Vive »</em> offre un tableau impressionniste des émotions humaines et de la lutte pour trouver du sens dans un monde où le tragique et l&rsquo;incertitude peuvent devenir omniprésents.</p>



<p>Retrouvez dans la vidéo ci-dessus des extraits de cette rencontre particulière entre Valérie Zenatti et Annie Huet. </p>



<p>Et notez <strong>les prochains rendez-vous</strong> (gratuits mais avec inscription dans la limite des places disponibles à cette adresse : <a href="mailto:anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com</a>)</p>



<p><strong>&#8211; Le 16 mai 18h30 &#8211; Maison de la&nbsp;BD (3 rue des Jacobins, Blois)</strong></p>



<p><strong>LECTURE PROJETÉE&nbsp;de l&rsquo;œuvre de Franz KAFKA <em>« La MÉTAMORPHOSE »</em>,&nbsp;</strong>les images seront extraites de l&rsquo;album éponyme illustré par Stéphane Levallois chez Gallimard (Futuropolis, la petite littéraire). Un grand texte à (re)découvrir d&rsquo;une façon surprenante.&nbsp;</p>



<p><strong>&#8211; Le 22 mai à 18h45 &#8211; Hôtel de ville de Blois</strong></p>



<p><strong>Rencontre avec MARIE-HÉLÈNE LAFON le 22 mai&nbsp;</strong>pour <em>« Cézanne Des toits rouges sur la mer bleue »</em> (Flammarion) : l&rsquo;autrice est allée vers le peintre Cézanne comme on <em>« va au paysage ».</em> À corps perdu. Cet essai en est la trace éblouie.&nbsp;</p>



<p>&#8211;<strong>&nbsp;Le 6 juin à 18h45 &#8211; Hôtel de ville de Blois</strong></p>



<p><strong>Rencontre avec&nbsp;THOMAS SCHLESSER le 6 juin pour « <em>Les yeux de Mona »</em> (Albin Michel).&nbsp;</strong>Est-il besoin de commenter ce roman qui est devenu avant même sa parution&nbsp;un phénomène de librairie, traduit dans plus de 30 pays et qui a mené son auteur dans toute l&rsquo;Europe, et même en Chine !</p>



<p></p>
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		<title>Laurent Petitmangin : « J&#8217;avais envie d&#8217;écrire une histoire d&#8217;amitié »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jan 2024 15:14:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;était jeudi dernier, à l’Hôtel de ville de Blois, Annie Huet accueillait, dans une salle comble, Laurent Petitmangin pour son ouvrage « Les terres animales », publié chez La Manufacture des Livres. En effet, après le succès de « Ce qu’il faut de nuit », prochainement adapté au cinéma, Laurent Petitmangin revient avec un récit qui explore l’espoir de la coexistence entre l’homme et la nature. Qu&#8217;est-ce qui &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/laurent-petitmangin-j-avais-envie-d-ecrire-une-histoire-d-amitie">Laurent Petitmangin : « J&rsquo;avais envie d&rsquo;écrire une histoire d&rsquo;amitié »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>C&rsquo;était jeudi dernier, <strong>à l’Hôtel de ville de Blois, <a href="https://bloiscapitale.com/feu-d-artifice-litteraire-a-venir-avec-annie-huet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Annie Huet accueillait</a>,</strong> dans une salle comble, <strong>Laurent Petitmangin</strong> pour son ouvrage <em><strong>« Les terres animales »</strong></em>, publié chez <em><a href="https://www.lamanufacturedelivres.com/livre/les-terres-animales" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Manufacture des Livres</a></em>. En effet, après le succès de <em>« Ce qu’il faut de nuit »</em>, prochainement adapté au cinéma, Laurent Petitmangin revient avec un récit qui explore <strong>l’espoir de la coexistence entre l’homme et la nature.</strong></p>



<p>Qu&rsquo;est-ce qui a incité l&rsquo;auteur à écrire ce livre ? <em><strong>« C&rsquo;est assez amusant de voir parfois comment les choses se font, et parfois comment elles ne se font pas,</strong></em> a expliqué Laurent Petitmangin à Annie Huet.<strong> </strong><em><strong>J&rsquo;avais envie d&rsquo;écrire une histoire d&rsquo;amitié et je l&rsquo;avais écrite, cette histoire.</strong> C&rsquo;est une histoire qui ne se passait pas du tout dans ces terres animales, mais à Chicago, une ville que j&rsquo;apprécie beaucoup et où ma fille habite. <strong>Donc, c&rsquo;était l&rsquo;histoire de cinq amis qui vont passer un week-end rituel aux États-Unis,</strong> chaque année. Cette fois, ils choisissent exceptionnellement Chicago parce que le week-end va être un peu difficile, ils auront des choses à se dire. <strong>C&rsquo;est un livre que j&rsquo;envoie à mon éditeur, très content de moi, avec notamment une première scène que j&rsquo;aime beaucoup.</strong> Mon éditeur le reçoit et dit : &lsquo;Ah, ça fait un peu histoire de riches, des amis qui partent en week-end à Chicago. Je ne suis pas sûr que les libraires apprécient beaucoup.&rsquo; C&rsquo;était peut-être une façon élégante de me dire que le livre ne lui plaisait pas du tout, pour ne pas me vexer. <strong>Donc, j&rsquo;ai mis de côté ce projet.</strong> Le livre était complètement terminé, <strong>c&rsquo;est un peu le risque lié au fait que je ne parle jamais de mes projets à mon éditeur</strong>. Je ne lui envoie jamais le premier chapitre, seulement quand j&rsquo;ai terminé le manuscrit. Donc, on oublie cette histoire&#8230; »</em></p>



<p><em><strong>« Et plusieurs mois après, j&rsquo;entends une émission sur Fukushima,</strong></em> poursuit Laurent Petitmangin. <em><strong>Et je me dis que mon histoire, c&rsquo;est là que je vais la loger.</strong> J&rsquo;ai écrit le livre très vite parce que <strong>ce n&rsquo;est pas du tout la même histoire que celle de Chicago, absolument rien à voir.</strong> Si je suis tout à fait honnête, il y a <strong>deux personnages que j&rsquo;ai extrait de l&rsquo;histoire</strong> de Chicago, parce que ça me faisait de la peine de les perdre à jamais. Donc, je les ai sauvés et intégrés dans cette nouvelle histoire. C&rsquo;est le personnage de Lorna et celui d&rsquo;Alessandro. Et donc, je me suis dit que ce sera une histoire sur l&rsquo;amitié, sur deux couples qui ne s&rsquo;entendent pas entre eux, mais qui ont <strong>une admiration, peut-être trouble, vis-à-vis de l&rsquo;autre couple.</strong> Et j&rsquo;avais envie d&rsquo;écrire sur cette espèce de rapport étrange. Puis, j&rsquo;ai un cinquième personnage qui se balade au milieu de tout ça, qui est le gars sympa et qui essaie d&rsquo;arranger les choses. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Le <strong>jeudi 1er février</strong>, toujours à <strong>l’Hôtel de ville</strong> (18h45), c&rsquo;est <strong>Sarah Chiche</strong> qui présentera au micro d&rsquo;Annie Huet <em><strong>« Les alchimies »</strong></em>, édité au <em>Seuil</em>. Ce roman, empreint d’une imagination débordante, entraîne le lecteur dans les méandres de l’intelligence à travers une histoire mêlant médecine légale et les traces de Francisco de Goya. <em>« Les alchimies » </em>est une fresque qui traverse le siècle des Lumières, révélant la création d’une société secrète de médecins, et explore l’origine du génie, les amitiés intenses, et le pouvoir à la fois obscur et merveilleux de l’art.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/laurent-petitmangin-j-avais-envie-d-ecrire-une-histoire-d-amitie">Laurent Petitmangin : « J&rsquo;avais envie d&rsquo;écrire une histoire d&rsquo;amitié »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Claire Berest : « J&#8217;ai plongé dans le cerveau de l&#8217;homme qui va basculer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 15:02:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi dernier, au prestigieux « Fleur de Loire », Annie Huet a reçu dans une salle comble l&#8217;autrice Claire Berest, qui a publié « L&#8217;épaisseur d&#8217;un cheveu » (Albin Michel). Ce roman est centré sur Etienne, correcteur dans l&#8217;édition, et sa femme Vive, décrite comme fantasque. Ils vivent à Paris et apprécient la culture, fréquentant des vernissages et des &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/claire-berest-jai-plonge-dans-le-cerveau-de-lhomme-qui-va-basculer">Claire Berest : « J&rsquo;ai plongé dans le cerveau de l&rsquo;homme qui va basculer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Mercredi dernier, au prestigieux <em><a href="https://fleurdeloire.com/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>« Fleur de Loire »</strong></a></em>, Annie Huet a reçu dans une salle comble l&rsquo;autrice <strong>Claire Berest</strong>, qui a publié <em><strong>« L&rsquo;épaisseur d&rsquo;un cheveu »</strong></em> (Albin Michel). </p>



<p>Ce roman est centré sur Etienne, correcteur dans l&rsquo;édition, et sa femme Vive, décrite comme fantasque. Ils vivent à Paris et apprécient la culture, fréquentant des vernissages et des concerts classiques. Leur relation est décrite comme solide et amoureuse, un couple parfaitement assorti depuis dix ans. Cependant, l&rsquo;histoire prend une tournure tragique lorsqu&rsquo;un événement apparemment minime, comparé à l&rsquo;épaisseur d&rsquo;un cheveu, provoque des conséquences dévastatrices, semblables à un cyclone. Ce tournant conduit Etienne sur un chemin tragique vers la folie du <strong><a href="https://bloiscapitale.com/tentative-de-feminicide-a-blois-un-point-six-semaines-apres-les-faits" target="_blank" rel="noreferrer noopener">féminicide</a></strong>. Ou mieux dit, <strong>uxoricide</strong>, quand un mari tue son épouse.</p>



<p><em>« Dans mes interviews et rencontres, j&rsquo;ai longtemps utilisé le terme plus neutre d&rsquo;homicide conjugal, peut-être par défensive. Pourquoi n&rsquo;utilisais-je pas <strong>le terme &lsquo;féminicide&rsquo;</strong>? Je pense que c&rsquo;est un terme très important dans le combat pour la reconnaissance de cette réalité, car <strong>il cristallise une prise de conscience collective</strong>. Ce terme, porté par les journalistes, les spécialistes, a permis de remettre ce combat au centre des discussions. </em><strong><em>Avec &lsquo;féminicide&rsquo;, on sait immédiatement de quoi on parle,</em> </strong>a commenté Claire Berest au micro d&rsquo;Annie Huet. <em><strong>Le terme renvoie directement à la question de genre.</strong> Il met en lumière une <strong>dynamique particulière entre hommes et femmes</strong>, passant de la subjectivité amoureuse à l&rsquo;acte d&rsquo;homicide au sein du couple. Durant mes recherches pour mon roman, j&rsquo;ai été frappée par certains chiffres et faits. <strong>J&rsquo;ai découvert des cas de bascule vers la violence sans antécédents connus.</strong> Cela m&rsquo;a amenée à me concentrer sur des cas spécifiques <strong>sans antécédents de violence</strong>, car ils soulèvent des questions importantes sur le genre et le danger potentiel pour la société. Cela concernerait deux tiers des cas. Ces hommes, souvent perçus comme sympathiques par leurs voisins, posent la question de la subjectivité dans les relations amoureuses. <strong>Pourquoi certains hommes en viennent-ils à anéantir la personne qu&rsquo;ils ont aimée,</strong> <strong>qu&rsquo;ils ont choisi parfois pour toute leur vie?</strong> Ce questionnement m&rsquo;a conduit à explorer cette thématique dans mon livre, cherchant à comprendre la dynamique complexe au sein des couples, la bascule, et l&rsquo;importance de reconnaître le féminicide comme un phénomène distinct et sérieux. »</em></p>



<p>Le crime dans le roman se fait avec 37 coups de couteau&#8230; pourquoi cette violence indescriptible ? <em>« Et encore j&rsquo;ai été prudente dans ma démarche, consultant <strong>plus d&rsquo;une vingtaine de dossiers sur de réels homicides conjugaux.</strong> J&rsquo;ai cherché des motifs récurrents afin de tracer le parcours tragique typique de ces événements. Ce que j&rsquo;ai constaté, c&rsquo;est qu&rsquo;au moment du crime, <strong>il y a souvent une frénésie dans l&rsquo;acte de tuer, atteignant un paroxysme absolu,</strong></em><strong> </strong><em>avec des armes d&rsquo;opportunité quand ce n&rsquo;est pas prémédité,</em> a expliqué la romancière. <em>Dans mes recherches, j&rsquo;ai observé que, souvent, les auteurs n&rsquo;avaient pas d&rsquo;antécédents de violence. C&rsquo;est récurrent, il faut le souligner. Je tente de comprendre ce qui déclenche ces <strong>gestes répétitifs et destructeurs</strong>. Comprendre ce qui se passe dans ces minutes, ces heures critiques est crucial. Parfois, il semble qu&rsquo;il y ait besoin d&rsquo;<strong>une sorte de décharge émotionnelle dans un geste aussi extrême.</strong> Les criminologues spécialisés dans le domaine conjugal parlent d »<strong>overkill</strong>&lsquo;, un terme anglais désignant une violence excessive, allant au-delà de ce qui serait nécessaire pour tuer. <strong>Pourquoi ces gestes confinent-ils à l&rsquo;anéantissement ? C&rsquo;est une question clé dans la compréhension de ces homicides conjugaux. »</strong></em></p>



<p>Dans la construction de ce roman, nous explorons en particulier l&rsquo;homme au centre de l&rsquo;histoire, dont le prénom est Étienne. <em><strong>« Lors de la création d&rsquo;un roman, il y a plusieurs étapes clés.</strong> En ce qui me concerne la première est la phase de recherche, qui est fondamentale avant d&rsquo;écrire quoi que ce soit. Il s&rsquo;agit de s&rsquo;immerger dans les sujets à explorer. Comme nous ne sommes pas spécialistes, cette étape est essentielle pour ne pas trahir les personnages et rester fidèle à leur essence,</em> a déclaré Claire Berest. <em><strong>Ensuite, vient la composition du texte, </strong>où l&rsquo;on décide comment construire l&rsquo;histoire qui nous occupe depuis un certain temps. Chaque choix effectué dans le récit influence la manière dont il sera perçu, avec sa subjectivité propre. <strong>Ces choix sont comme les fondations d&rsquo;une maison ; ils définissent la structure de l&rsquo;œuvre.</strong></em> <em>Dans ce cas précis, j&rsquo;ai choisi <strong>une forme narrative étouffante, presque claustrophobique, pour refléter la dynamique du couple au cœur de l&rsquo;histoire</strong>. Je voulais créer une atmosphère similaire à une tragédie grecque, avec une unité de temps et d&rsquo;action. Pour cela, j&rsquo;ai mélangé différentes voix narratives pour encercler et presque étrangler le personnage d&rsquo;Étienne, trois jours avant et deux jours après. <strong>J&rsquo;ai plongé dans le cerveau d&rsquo;Etienne, l&rsquo;homme qui va basculer.</strong> L&rsquo;objectif était de présenter les quelques jours précédant l&rsquo;homicide du point de vue d&rsquo;Étienne, en respectant sa subjectivité. La terreur va arriver, je l&rsquo;écris tout de suite pour éviter tout suspense macabre. <strong>Ce n&rsquo;est pas un polar, c&rsquo;est un roman psychologique. </strong>Il y a ce pacte avec le lecteur dès la première page, elle ne s&rsquo;en sortira pas. Les deux jours d&rsquo;après sont ceux de la garde à vue avec deux officiers de la police judiciaire qui vont tenter d&rsquo;amorcer un récit avec Etienne pour qu&rsquo;il raconte ce qu&rsquo;il s&rsquo;est produit. Les deux récits sont en parallèle pour que nous trouvions du sens, avec ce point culminant, une forme d&rsquo;asphyxie. »</em></p>



<p>Ce riche entretien s&rsquo;est poursuivi pour le plus grand bonheur de l&rsquo;auditoire. Mais allons désormais à la conclusion. Annie Huet a demandé : <strong><em>« Que penses-tu des gens qui ne lisent pas ? »</em></strong> Et cette réponse de Claire Berest a fusé : <em><strong>« C&rsquo;est fabuleux parce qu&rsquo;ils ont la possibilité de s&rsquo;y mettre</strong> à un moment donné. <strong>Ils vont être extrêmement heureux, j&rsquo;ai envie de les accompagner tous. »</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/claire-berest-jai-plonge-dans-le-cerveau-de-lhomme-qui-va-basculer">Claire Berest : « J&rsquo;ai plongé dans le cerveau de l&rsquo;homme qui va basculer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Sabine Wespieser : « L&#8217;édition est un exercice d&#8217;admiration »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 13:43:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Les échos littéraires d'Annie Huet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi, au célèbre Fleur de Loire, Annie Huet reçoit Claire Berest pour son nouveau livre “L&#8217;épaisseur d&#8217;un cheveu », publié aux éditions Albin Michel. L&#8217;occasion de faire un retour sur un précédent rendez-vous littéraire, avec Martine Van Woerkens, qui a publié son premier roman : « Les faiseurs d’anges » (Sabine Wespieser éditeur). Une rencontre à l&#8217;Hôtel de &#8230;</p>
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<p>Ce mercredi, au célèbre <a href="https://fleurdeloire.com/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fleur de Loire</a>, <strong>Annie Huet</strong> reçoit Claire Berest pour son nouveau livre<em> “L&rsquo;épaisseur d&rsquo;un cheveu »</em>, publié aux éditions Albin Michel. L&rsquo;occasion de faire un retour sur un précédent rendez-vous littéraire, avec <strong>Martine Van Woerkens</strong>, qui a publié son premier roman : <strong><em>« Les faiseurs d’anges »</em> </strong>(Sabine Wespieser éditeur). Une rencontre à l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois avec justement son <a href="https://bloiscapitale.com/comment-trouver-un-editeur-pour-votre-livre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditrice</a>, <strong>Sabine Wespieser.</strong></p>



<p>Comment est parvenu le manuscrit de la première à la seconde ? Par <strong>Nancy Huston</strong>, femme de lettres franco-canadienne. <em><strong>« J&rsquo;aime beaucoup quand les manuscrits arrivent par réseau au sens positif du terme,</strong></em> a expliqué Sabine Wespieser. <em>C&rsquo;est à dire le réseau par complicité, amitié, partage d&rsquo;admiration. Concernant Les faiseurs d&rsquo;anges, j&rsquo;ai immédiatement été happée par le rythme et cette manière de parler féminisme sans faire passer la femme pour une victime. <strong>Ce texte combattant m&rsquo;a énormément plu</strong>. J&rsquo;ai appelé Martine et nous avons commencé à travailler, parce que je n&rsquo;avais pas que des compliments à lui faire. <strong>Le travail d&rsquo;un éditeur c&rsquo;est comme celui d&rsquo;un acuponcteur : il pointe là où ça fait mal, </strong>simplement. Quand je reçois un texte qui commence formidablement, à toute vitesse, je vois la puissance romanesque et l&rsquo;imagination, et quand il y a des passages de commentaires, je bute, et je le dis à Martine. Je veux que le texte donne le son le plus plein possible. <strong>Pour reprendre une expression chère à&nbsp;Claire Keegan, “écrire, ce n&rsquo;est pas expliquer&nbsp;mais&nbsp;suggérer”. Moi, j&rsquo;ai ça en tête quand j&rsquo;édite un texte.</strong> La littérature à cette capacité de porter des situations et des mondes à travers une langue, et c&rsquo;est aussi une façon de construire des personnages, et des dialogues. Je pense au texte avant tout et ma conviction de le livrer aux lecteurs. Je ne pense pas à la réception, et ce qui pourrait plaire. <strong>L&rsquo;édition est un exercice d&rsquo;admiration. Je fais un travail de passeuse. »</strong></em></p>



<p>Sabine Wespieser, à la tête de sa maison d&rsquo;édition éponyme, s&rsquo;est forgée une réputation dans le monde littéraire grâce à une sélection d&rsquo;œuvres. Avec environ <strong>dix titres publiés chaque année</strong> depuis presque 22 ans, elle a su créer un catalogue distinct et remarquable. <em>« C&rsquo;est très difficile de répondre à la question de la ligne éditoriale car cela reviendrait à me demander comment et pourquoi je choisis des livres, mais je les choisis à l&rsquo;émotion, à l&rsquo;admiration, sur des critères de langue. <strong>Si je suis devenue éditrice c&rsquo;est parce que j&rsquo;étais et je reste une grande lectrice. </strong>Une maison d&rsquo;édition, c&rsquo;est un lieu, physique, où sont rassemblés des auteurs qui ont des liens les uns avec les autres. Mais, <strong>vous parler de mes choix c&rsquo;est comme faire un portrait chinois.</strong> Il y a un catalogue irlandais très fort, un catalogue haïtien aussi, et il y a une ligne de fuite d&rsquo;émancipation féminine dans ce catalogue. Il y a par exemple des textes où se croisent la question de l&rsquo;exil, du post-colonial pour le dire autrement, et la question du féminisme. Il y a quelque chose que j&rsquo;espère cohérent en tout cas. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="880" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Sabine-Wespieser-880x1024.png" alt="" class="wp-image-10768" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Sabine-Wespieser-880x1024.png 880w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Sabine-Wespieser-258x300.png 258w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Sabine-Wespieser-768x894.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/Sabine-Wespieser.png 1000w" sizes="auto, (max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sabine Wespieser</figcaption></figure></div>


<p>Cette philosophie éditoriale se reflète particulièrement dans la publication de premiers romans, qui représente pour elle bien plus qu&rsquo;une simple addition au catalogue. Ces œuvres sont vues comme le début d&rsquo;un voyage littéraire, promettant une évolution et un enrichissement futurs de la littérature. <em><strong>« Ce qui pousse à publier un premier roman, c&rsquo;est que cela représente le sel du métier. </strong>Editer, c&rsquo;est découvrir, éditer c&rsquo;est aussi construire un catalogue. <strong>Editer un premier roman c&rsquo;est toujours une promesse, la promesse d&rsquo;une œuvre en devenir.</strong> Là, il y a une décrue dans la publication du premier roman. Et c&rsquo;est heureux parce qu&rsquo;il y a eu; pendant quelques années, les vils mercantiles qui se sont emparés du phénomène pour en faire une niche marketing. On a eu des festivals du premier roman, des journaux qui se sont intéressés au premier roman, etc. Je ne parle pas du prix Roblès qui existait bien avant tout ça&#8230; Mais il y a eu des années avec 150 premiers romans. Et on s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il n&rsquo;y avait que 60% de deuxième roman. Petit à petit l&rsquo;intérêt s&rsquo;est émoussé. Mais <strong>un premier roman c&rsquo;est un acte fort pour un éditeur. </strong>Je ne publie pas juste un texte, je publie le profil d&rsquo;un écrivain. Cela s&rsquo;inscrit dans un long terme. »</em></p>



<p>Dans ses réflexions, Sabine Wespieser illustre la complexité et la beauté de l&rsquo;édition, mettant en lumière son rôle crucial dans la découverte et la promotion de nouveaux talents littéraires.</p>
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		<title>Des rendez-vous littéraires cinq étoiles avec Annie Huet en cette fin d&#8217;année</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 09:33:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un rendez-vous littéraire signé Annie Huet à ne pas manquer se profile à Blois. Le mercredi 15 novembre à 18h45, les portes de l&#8217;Hôtel de ville s&#8217;ouvriront pour accueillir un début de soirée consacrée à l&#8217;œuvre littéraire captivante de Martine van Woerkens, « Les faiseurs d&#8217;anges ». Ce premier roman, plongeant dans les méandres des luttes féministes &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/des-rendez-vous-litteraires-cinq-etoiles-avec-annie-huet-en-cette-fin-d-annee-2023">Des rendez-vous littéraires cinq étoiles avec Annie Huet en cette fin d&rsquo;année</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un <a href="https://bloiscapitale.com/category/annie-huet">rendez-vous littéraire</a> signé <strong>Annie Huet</strong> à ne pas manquer se profile à Blois. Le <strong>mercredi 15 novembre à 18h45,</strong> les portes de <strong>l&rsquo;Hôtel de ville</strong> s&rsquo;ouvriront pour accueillir un début de soirée consacrée à l&rsquo;œuvre littéraire captivante de <strong><a href="https://www.swediteur.com/titre/les-faiseurs-danges/">Martine van Woerkens, « Les faiseurs d&rsquo;anges »</a>.</strong> Ce <strong>premier roman</strong>, plongeant dans les <strong>méandres des luttes féministes</strong> et des destins individuels, sera présenté en présence de l&rsquo;auteure elle-même et de son éditrice, <strong>Sabine Wespieser</strong>.</p>



<p>Le roman de Martine van Woerkens nous invite à suivre le parcours de Jeanne Blade, une femme dont l&rsquo;histoire personnelle et les combats se fondent dans le grand récit des droits des femmes, de la fin des années 60 à la décennie suivante. Avec <strong>un style décrit comme élégant et incisif par Annie Huet</strong>, l&rsquo;ouvrage promet des scènes d&rsquo;une rare intensité et d&rsquo;une étrangeté saisissante. <em>« On entendra parler du procès de Bobigny, de Gisèle Halimi, de Simone Veil et de la loi légalisant le droit&nbsp;à l&rsquo;avortement. On entendra parler de transmission ratée entre une mère sage-femme et sa fille ayant avorté à 17 ans sans qu&rsquo;elle s&rsquo;en rende compte. On lira également ce qu&rsquo;est la dépendance amoureuse, puis le choc amoureux, le vrai, celui qui emmènera Jeanne vers la joie de vivre. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="760" height="993" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/LesFaiseursdanges.jpg" alt="" class="wp-image-10123" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/LesFaiseursdanges.jpg 760w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/LesFaiseursdanges-230x300.jpg 230w" sizes="auto, (max-width: 760px) 100vw, 760px" /></figure></div>


<p>Au-delà de la découverte de ce premier roman, la soirée sera également l&rsquo;occasion d&rsquo;<strong>aborder les coulisses de l&rsquo;édition avec Sabine Wespieser</strong>, et de célébrer, ne l&rsquo;oublions pas, le Prix Emmanuel-Roblès dédié aux premiers romans. Un cocktail sera offert pendant la séance de dédicaces, où les lecteurs pourront acquérir leur exemplaire et même tenter de gagner un roman lors d&rsquo;un tirage au sort.</p>



<p>Pour assister à ce rendez-vous &#8211; à l&rsquo;entrée libre &#8211; qui s&rsquo;annonce comme un incontournable de l&rsquo;automne culturel à Blois, <strong>il est impératif de réserver</strong> sa place par mail à <a href="mailto:anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com">anniehuet.nouveauchapitre@gmail.com</a> ou par message au 06.07.67.05.14. <strong>Les places sont limitées</strong>. Ne manquez pas l&rsquo;occasion de rencontrer Martine van Woerkens et de plonger dans l&rsquo;univers de « Les faiseurs d&rsquo;anges », une histoire qui ébranle et éveille, soulignant avec force le pouvoir de la littérature à faire écho aux grandes questions de notre temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-hommage-a-eric-fottorino-et-agenda-enthousiasmant"><strong>Hommage à Éric Fottorino et agenda enthousiasmant</strong></h2>



<p>Mercredi soir, la salle des mariages de l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois a été le théâtre d&rsquo;une soirée littéraire mémorable, animée par la lecture passionnée d&rsquo;Éric Fottorino. Malgré l&rsquo;absence de l&rsquo;auteur, durement touché par le décès de Laurent Greilsamer, cofondateur de « Le 1 », l&rsquo;émotion était palpable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/annie.jpg" alt="" class="wp-image-10129" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/annie.jpg 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/annie-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/annie-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></div>


<p>La soirée a débuté par un vibrant hommage à Fottorino et Greilsamer, mettant en lumière le magazine « Le 1 », une publication hors norme dédiée à la littérature. Émilie Geai a brillamment partagé l&rsquo;histoire de ce projet unique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="767" height="767" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/1.jpg" alt="" class="wp-image-10130" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/1.jpg 767w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/1-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/1-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 767px) 100vw, 767px" /></figure></div>


<p>Le point d&rsquo;orgue de la soirée fut la lecture d&rsquo;un texte saisissant de Fottorino, « Mon enfant, ma sœur », publié chez Gallimard. Sa forme inhabituelle &#8211; un long poème en prose dépourvu de ponctuation &#8211; a offert une liberté d&rsquo;interprétation remarquable, touchant profondément l&rsquo;audience.</p>



<p>En parallèle, la soirée a été ponctuée par la présentation de divers événements littéraires à venir, suscitant un vif intérêt parmi les participants. Parmi les rendez-vous à ne pas manquer, <strong>la lecture de « Don Quichotte de la Manche » de Miguel de Cervantes au café Le FLUXUS de la Fondation du doute, prévue le 19 novembre</strong>. Les places étant limitées, les intéressés sont encouragés à réserver rapidement.</p>



<p><strong>Le 15 novembre,</strong> vous l&rsquo;avez lu précédemment, une rencontre exceptionnelle avec la primo-romancière <strong>Martine Van Woerkens</strong> pour « Les faiseurs d&rsquo;ange », en présence de son éditrice <strong>Sabine Wespieser</strong>, promet d&rsquo;être une soirée riche en découvertes sur le monde de l&rsquo;édition.</p>



<p><strong>Serge Joncour présentera son dernier roman « Chaleur humaine » le 22 novembre,</strong> <strong>toujours à l&rsquo;Hôtel de ville</strong>, une histoire de famille impactée par la crise du Covid, explorant des thématiques humaines et environnementales profondes.</p>



<p>Les surprises proposées par Annie Huet se poursuivront avec <strong>Claire Berest pour « L&rsquo;épaisseur d&rsquo;un cheveu » le 29 novembre,</strong> et <strong>Agnès Desarthe pour « Le château des rentiers » le 7 décembre.</strong> Ces rencontres auront lieu dans l&rsquo;élégant cadre de <strong>Fleur de Loire</strong>, promettant des moments inoubliables.</p>



<p>N&rsquo;oubliez pas de réserver sans tarder pour ne pas passer à côté&#8230;</p>
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		<title>Olivia Elkaim : « Vous allez cavaler ! »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 15:06:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la continuité de son histoire familiale, Olivia Elkaim relate dans « Fille de Tunis » (Stock, 342 pages, 21.50 €) le parcours courageux de sa grand-mère maternelle, Arlette, contrainte de quitter la Tunisie pour Marseille en raison de la guerre et de la décolonisation. Un livre qui brise le silence au sein de sa famille au &#8230;</p>
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<p>Dans la continuité de son histoire familiale, <strong>Olivia Elkaim</strong> relate dans <em><strong>« Fille de Tunis »</strong></em> (<a href="https://www.editions-stock.fr/livres/la-bleue/fille-de-tunis-9782234092358">Stock</a>, 342 pages, 21.50 €) le parcours courageux de sa grand-mère maternelle, Arlette, contrainte de quitter la Tunisie pour Marseille en raison de la guerre et de la décolonisation. Un livre qui brise le silence au sein de sa famille au sujet d&rsquo;un personnage original.</p>



<p><strong>L&rsquo;écrivaine était à Blois</strong> le 3 octobre dernier, dans un CRDM plein, pour un entretien avec <strong><a href="https://bloiscapitale.com/category/annie-huet">Annie Huet</a></strong>. L&rsquo;autrice a expliqué par exemple la génèse du livre : <em>« J&rsquo;avais très mal au ventre. Un jour, je me rends chez le psychanalyste. Je m&rsquo;allonge sur son divan, ferme les yeux et me m&rsquo;épanche. J&rsquo;ai <strong>« mal au colon »</strong> à ce moment-là. Je me relève immédiatement ; la séance est terminée. Je n&rsquo;ai pas dit « j&rsquo;ai mal au ventre », j&rsquo;ai dit « j&rsquo;ai mal aux colon » ! Je me suis dit : « Ce n&rsquo;est pas possible, je viens d&rsquo;écrire un livre intitulé &lsquo;Le tailleur de Rélizane, qui explore l&rsquo;histoire des juifs d&rsquo;Algérie. Tu n&rsquo;en as pas fini avec l&rsquo;Algérie ». Je dis à mon éditeur : « Tu sais, je crois que je n&rsquo;en ai pas terminé avec la thématique de l&rsquo;Algérie. » J&rsquo;ai envisagé d&rsquo;écrire un autre livre sur l&rsquo;Algérie. J&rsquo;ai même signé un contrat pour cela, mais <strong>je savais, intuitivement, que ce n&rsquo;était pas là le véritable problème, la vraie source de mon malaise. Au fond, ce qui me perturbait provenait de ma famille maternelle</strong>. De cette famille, je ne savais presque rien, si ce n&rsquo;est que mes grands-parents étaient tous les deux originaires de Tunisie : ma grand-mère d&rsquo;une famille corse et mon grand-père d&rsquo;une famille sicilienne. <strong>J&rsquo;ignorais tout de l&rsquo;histoire de ce protectorat, qui porte si mal son nom, </strong>du protectorat français en Tunisie. <strong>J&rsquo;ai donc commencé à creuser, et j&rsquo;ai découvert. J&rsquo;ai exhumé cette histoire familiale, en particulier celle d&rsquo;Arlette,</strong> avec qui j&rsquo;ai été très proche et qui est décédée en 2009, lorsque j&rsquo;avais 34 ans. »</em></p>



<p>Olivia Elkaim parle de sa grand-mère exilée, loin de la dolce vita tunisoise, comme d&rsquo;une féministe avant l&rsquo;heure, qui <strong>vivait amoureusement avec deux hommes,</strong> mais qui avait une <strong>addiction au jeu</strong>, et à <strong>l&rsquo;alcool</strong>. Elle aura été ligotée trois fois par des hommes dans sa vie. Pourquoi ? Les réponses sont dans le livre d&rsquo;Olivia Elkaim.</p>
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