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	<title>Archives des spiritualité - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des spiritualité - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Nathalie Pelletier propose d’expérimenter son mantra individuel du moment</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 14:25:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 13 juin 2026, la boutique Blois Capitale reçoit Nathalie Pelletier pour une rencontre autour des mantras. De 15h à 18h, dans l&#8217;alcôve du magasin (16 rue Émile-Laurens), elle proposera des séances individuelles de quinze minutes, destinées à faire découvrir une pratique qu’elle présente comme un outil de recentrage, d’intuition et de travail intérieur. Une &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samedi 13 juin 2026,</strong> la boutique Blois Capitale reçoit <strong><a href="https://bloiscapitale.com/nathalie-pelletier-une-autre-maniere-de-soigner">Nathalie Pelletier</a> pour une rencontre autour des mantras. De 15h à 18h, </strong>dans l&rsquo;alcôve du magasin (16 rue Émile-Laurens), elle proposera <strong>des séances individuelles de quinze minutes,</strong> destinées à faire découvrir une pratique qu’elle présente comme un outil de recentrage, d’intuition et de travail intérieur.</p>



<h2 id="h-une-formule-a-experimenter" class="wp-block-heading">Une formule à expérimenter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe est le suivant : <strong>chaque personne tire une carte de mantra, peut formuler une intention ou une question personnelle,</strong> puis repart avec une formule à répéter chez elle. La séance est proposée au tarif de 10 euros, avec des places limitées. Pour Nathalie Pelletier, la venue à ce type de rendez-vous ne relève pas seulement de la curiosité. <strong><em>« Les gens qui vont venir ne viendront pas par hasard »</em></strong>, promet elle. Sa démarche s’inscrit dans <strong>une vision spirituelle du monde</strong> où les sons, les vibrations, les intentions et les traditions anciennes peuvent accompagner une personne à un moment précis de son existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mantra est traditionnellement une formule sonore, souvent associée au sanskrit, répétée dans une pratique spirituelle ou méditative. Il peut être utilisé comme support de concentration, de respiration, d’apaisement ou d’intention. Nathalie Pelletier le présente, elle, <strong>comme un outil à expérimenter concrètement.</strong> Elle insiste : il ne s’agit pas d’imposer une croyance, mais de proposer une expérience. <em><strong>« Je ne demande pas de croire sur parole »,</strong></em> dit-elle. <em><strong>« Il faut venir expérimenter. On se centre, on ressent les choses, et on voit ce qui se passe. »</strong></em></p>



<h2 id="h-le-tirage-d-une-carte-de-mantra" class="wp-block-heading">Le tirage d’une carte de mantra</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La séance commencera par un échange. <strong>Nathalie Pelletier expliquera le fonctionnement des mantras, puis invitera la personne à poser une intention</strong>. <em>« Vous allez maintenant poser votre intention à l’univers »,</em> dira-t-elle. Viendra ensuite le tirage d’une carte. Chaque carte correspond à un mantra particulier. <em><strong>« C&rsquo;est l’âme qui tire la carte</strong>, c’est le mantra qui va lui convenir au moment présent, par rapport à ce qu’elle a à nettoyer. »</em> <strong>La carte tirée contient le mantra lui-même, ainsi qu’une explication</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prononciation occupe une place importante dans ce qu’elle proposera en boutique. Nathalie Pelletier souhaite permettre aux participants d’<strong>accéder à la phonétique exacte du mantra</strong>. L’objectif est que chacun puisse ensuite reprendre la formule chez lui. La répétition est au cœur du travail. Selon Nathalie Pelletier, un mantra se pratique dans la durée, par la reprise régulière d’une même formule. <em><strong>« En général, un mantra, c’est de neuf fois à cent huit fois. </strong>C’est la tradition ancestrale, et il y a une raison derrière cela »</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nathalie Pelletier relie certains mantras à <strong>une idée de guérison</strong>. Il convient toutefois de préciser que cette approche relève d’une pratique spirituelle et personnelle, et non d’un acte médical.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations pratiques</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Expérimentez votre mantra avec Nathalie Pelletier</mark></strong><br>Samedi 13 juin 2026, de 15h à 18h<br>Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, Blois<br>Séance individuelle de 15 minutes : 10 €<br>Places limitées<br>Inscriptions : <a href="mailto:bloiscapitale@gmail.com">bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>[Tarot de Blois] Comment pratiquer le tirage en croix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 08:22:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tarot de Blois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tarot n’est pas seulement un jeu d’images. Mais il est d’abord cela, historiquement : un jeu, un ensemble de cartes, une construction iconographique apparue dans l’Europe de la Renaissance avant d’être, beaucoup plus tard, investi par les traditions divinatoires, occultistes, hermétiques, psychologiques et initiatiques. Il faut tenir ensemble ces deux vérités. Le tarot n’a &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le tarot n’est pas seulement un jeu d’images</strong>. Mais il est d’abord cela, historiquement : un jeu, un ensemble de cartes, une construction iconographique apparue <strong>dans l’Europe de la Renaissance</strong> avant d’être, beaucoup plus tard, investi par les traditions divinatoires, occultistes, hermétiques, psychologiques et initiatiques. Il faut tenir ensemble ces deux vérités. <strong>Le tarot n’a pas besoin qu’on lui invente une origine fabuleuse pour devenir profond.</strong> Sa puissance vient précisément de là : d’un objet modeste, presque populaire, devenu au fil des siècles un miroir symbolique d’une rare complexité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le <strong>Tarot de Blois</strong> (<a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à acheter exclusivement à la boutique Blois Capitale</a>), cette profondeur se déplace encore. Les arcanes ne sont plus seulement des figures héritées d’une tradition européenne. Ils entrent en résonance avec une ville, une mémoire, des pierres, des degrés, la Loire, des façades, des passages, des figures de l’histoire et des seuils intérieurs. Le tarot devient alors une manière d’interroger non seulement <strong>une situation personnelle</strong>, mais aussi un rapport au lieu, au temps, aux cycles, aux forces invisibles qui travaillent une existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les méthodes les plus simples pour entrer dans cette pratique : le tirage en croix</strong>. Il est assez <strong>clair pour le débutant, </strong>assez <strong>profond pour l’initié.</strong> Sa forme même dit quelque chose : un axe horizontal, un axe vertical, un centre. La gauche et la droite, le haut et le bas, l’expansion et l’enracinement, l’obstacle et l’appui, le visible et le souterrain. Ce n’est pas seulement une disposition pratique. C’est une petite <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/mandorle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mandorle</a> opérative, <strong>une architecture de lecture.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tirage en croix ne sert pas à arracher une réponse au destin. <strong>Il ne s’agit pas de demander au tarot de décider à notre place</strong>. Ce serait rabaisser les arcanes à une mécanique de prédiction. Les grands lecteurs symboliques du tarot, d’Oswald Wirth à Alejandro Jodorowsky, en passant par Papus, Éliphas Lévi ou, dans une approche plus psychologique, Sallie Nichols, ont chacun à leur manière considéré <strong>le tarot comme un langage</strong> d’images, d’analogies, de tensions et de révélations progressives.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="256" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/tarot-ban-1024x256.png" alt="Tarot de Blois" class="wp-image-34146" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/tarot-ban-1024x256.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/tarot-ban-300x75.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/tarot-ban-768x192.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/tarot-ban-1536x384.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/tarot-ban-2048x512.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une carte ne dit jamais seulement une chose.</strong> <strong>Le tarot ne remplace pas la pensée</strong> : il l’oblige à descendre plus bas, à monter plus haut, à regarder de côté. Dans cette perspective, le tirage en croix devient une méthode de clarification. Il ne prédit pas mécaniquement l’avenir. Il donne à voir <strong>une structure.</strong> Il met en relation <strong>une situation, une tension, une lumière, une racine et une synthèse.</strong> Il permet de comprendre non pas ce qui <em>“va arriver”</em> comme une fatalité, mais <strong>ce qui est déjà à l’œuvre.</strong></p>



<h2 id="h-avant-de-commencer" class="wp-block-heading">Avant de commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Choisissez un endroit calme. On ne consulte pas les arcanes dans la même disposition intérieure que l’on consulte un écran. <strong>Le tarot demande une qualité de présence. Il faut accepter de ralentir.</strong> Mélangez les cartes sans précipitation. Ce geste n’est pas seulement technique. Il marque <strong>le passage entre le temps ordinaire et le temps symbolique.</strong> Dans les traditions initiatiques, le seuil compte autant que le temple. <strong>Ici, le seuil est simple : les mains, les cartes, la question.</strong> Formulez ensuite <strong>une question claire, précise, ouverte.</strong> Le tarot répond mal aux questions fermées, car son langage n’est pas celui du “oui” ou du “non”.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Tarot de Blois, avec ses 22 arcanes majeurs et sa carte additionnelle</strong>, se prête particulièrement à cette pratique via <strong>une kyrielle de symboles et de grandes figures de passage</strong> : commencement, choix, autorité, désir, renversement, rupture, tempérance, chute, illumination, accomplissement. Chaque arcane peut être abordé comme une porte, une étape, une épreuve, une chambre intérieure.</p>



<h2 id="h-la-disposition-du-tirage" class="wp-block-heading">La disposition du tirage</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le tirage en croix se compose de cinq cartes.</strong> Chaque emplacement a une fonction précise. Disposez-les ainsi :</p>



<pre class="wp-block-code"><code>        3
   1    5    2
        4
</code></pre>



<p class="wp-block-paragraph">La carte 1, à gauche, représente la situation.<br>La carte 2, à droite, représente l’obstacle ou la tension.<br>La carte 3, en haut, représente ce qui éclaire.<br>La carte 4, en bas, représente ce qui fonde.<br>La carte 5, au centre, représente la synthèse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut déjà observer la forme avant de lire les cartes. La croix n’est pas neutre. Elle met en relation <strong>deux axes.</strong> <strong>L’axe horizontal</strong>, de gauche à droite, montre <strong>le champ de la manifestation</strong> : ce qui est là, ce qui résiste, ce qui se présente dans le monde concret, relationnel, mental ou matériel. <strong>L’axe vertical,</strong> de bas en haut, montre la profondeur et la hauteur : ce qui fonde la situation, parfois dans le passé ou l’inconscient, et ce qui peut l’éclairer depuis un niveau plus vaste. <strong>Le centre n’est pas une simple conclusion.</strong> Il est le point de tension <strong>où les quatre directions se rencontrent</strong>.</p>



<h2 id="h-carte-1-la-situation" class="wp-block-heading">Carte 1 : la situation</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première carte se place à gauche</strong>. Elle représente la situation de départ, le contexte général, <strong>ce qui est déjà là</strong>. Elle peut montrer l’énergie dominante du moment, l’état d’esprit, le climat dans lequel la question se pose. Ce n’est pas encore une réponse. C’est le sol du tirage. La carte 1 montre l’endroit <strong>où l’on se trouve,</strong> parfois mieux que celui qui interroge ne le sait lui-même. L’initié ne demande pas seulement : <em>« Que signifie cette carte ? »</em> Il demande : <em>« Pourquoi cette figure vient-elle se placer ici, à cet endroit précis de la croix ? »</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un Bateleur dans cette position peut signaler un commencement, une initiative, une puissance encore disponible mais non organisée. Tout est sur la table. Les outils existent. Reste à savoir s’ils seront utilisés consciemment.</li>



<li>Une Papesse peut indiquer une situation en gestation, un secret, un savoir non encore formulé, une attente féconde. Elle peut dire : tout n’est pas encore visible, mais quelque chose se prépare.</li>



<li>Une Justice peut montrer qu’une mise au clair est nécessaire. Non pas seulement une justice extérieure, mais une exigence d’ajustement. Qu’est-ce qui est juste ? Qu’est-ce qui doit être tranché ? Où se trouve le déséquilibre ?</li>
</ul>



<h2 id="h-carte-2-l-obstacle-ou-la-tension" class="wp-block-heading">Carte 2 : l’obstacle ou la tension</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La deuxième carte se place à droite</strong>. Elle indique ce qui résiste, ce qui complique, ce qui demande attention. <strong>Il ne faut pas la lire trop vite comme une carte négative.</strong> Dans un vrai tirage, <strong>l’obstacle est souvent un maître déguisé.</strong> Il peut s’agir d’une difficulté extérieure, d’un conflit, d’une peur, d’un attachement, d’une contradiction intérieure, d’un excès ou d’une énergie mal orientée. <strong>Parfois, l’obstacle n’est pas ce qui empêche d’avancer. Il est ce qui oblige à avancer autrement.</strong> C’est ici que la lecture devient intéressante pour les initiés :<strong> aucune carte n’est définitivement favorable ou défavorable</strong>. Tout dépend de sa place, de son orientation symbolique, de son rapport aux autres cartes. Le tarot ne parle pas par étiquettes. Il parle par relations.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La Maison Dieu, dans cette position, peut signaler qu’une structure ne tient plus. Quelque chose a peut-être été bâti trop vite, trop haut, trop verticalement. La carte ne dit pas seulement “effondrement”. Elle peut dire : libération par la rupture, vérité par la chute, sortie d’un enfermement.</li>



<li>Le Diable peut montrer un attachement, une dépendance, une fascination, une emprise, une illusion de pouvoir. Mais il ne doit pas être moralisé. Le Diable révèle aussi une énergie vitale, magnétique, souterraine. En obstacle, il demande : qu’est-ce qui me tient ? Qu’est-ce que je crois posséder alors que c’est peut-être cela qui me possède ?</li>



<li>La Tempérance elle-même, si elle apparaît en obstacle, peut signaler une conciliation excessive, une douceur qui évite le conflit, une tendance à vouloir harmoniser trop vite ce qui doit d’abord être nommé. Une carte douce peut devenir obstacle lorsqu’elle est utilisée pour fuir l’acte juste.</li>
</ul>



<h2 id="h-carte-3-ce-qui-eclaire" class="wp-block-heading">Carte 3 : ce qui éclaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La troisième carte se place en haut.</strong> Elle représente l’aide, l’inspiration, l’idéal, <strong>la dimension supérieure de la situation.</strong> Elle indique ce qui peut éclairer la question, non nécessairement comme solution immédiate, mais comme niveau de conscience à atteindre. Cette carte répond moins à la question <em>« que dois-je faire ? »</em> qu’à une question plus subtile : <em><strong>« depuis quel plan dois-je regarder ? »</strong></em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La Force, en haut, peut indiquer que la situation demande une maîtrise intérieure, non une domination extérieure. La vraie force ne brise pas. Elle apprivoise. Elle tient ensemble l’instinct et la conscience.</li>



<li>L’Étoile peut inviter à retrouver la confiance, la simplicité, le don, la nudité symbolique. Elle ne promet pas forcément un résultat spectaculaire. Elle montre une orientation : revenir à une source plus pure.</li>



<li>Le Soleil peut éclairer une voie de clarté, de réconciliation, de vérité partagée. Il peut dire que la solution passe par ce qui est visible, chaleureux, assumé, mis au jour.</li>



<li>Le Monde peut indiquer une vision plus vaste, une sortie du problème par élargissement du regard. La situation n’est peut-être pas à résoudre seulement à son propre niveau. Elle demande d’être replacée dans un cycle plus grand.</li>
</ul>



<h2 id="h-carte-4-ce-qui-fonde" class="wp-block-heading">Carte 4 : ce qui fonde</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La quatrième carte se place en bas. Elle renvoie aux racines de la situation</strong> : causes profondes, passé, mémoire, inconscient, fondation invisible. Elle montre ce qui soutient ou ce qui pèse. Cette position est parfois la plus importante du tirage. La carte du bas n’est pas toujours spectaculaire. Pourtant, elle explique souvent pourquoi la situation se présente ainsi. <strong>Elle est la cave, la crypte, la racine, la source souterraine.</strong> La carte 4 demande de descendre. C’est la position de <strong>l’archéologue intérieur.</strong> Elle oblige à ne pas confondre le symptôme et la cause.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le Pendu, en bas, peut évoquer une immobilité ancienne, un sacrifice, une attente, mais aussi un changement de perspective qui n’a pas encore été accepté. Il ne dit pas seulement : <em>« tu es bloqué »</em>. Il peut dire : <em>« tu ne verras rien tant que tu regarderas depuis l’ancien point de vue ».</em></li>



<li>La Lune peut signaler une peur diffuse, une mémoire familiale, une zone floue, une sensibilité extrême, un imaginaire puissant mais instable, quelque chose qui est caché. Elle invite à distinguer intuition et projection, vision et confusion.</li>



<li>L’Hermite peut montrer une longue maturation, une solitude fondatrice, une fidélité au temps lent. Il peut aussi signaler que la situation repose sur une prudence devenue excessive, ou sur une lumière gardée trop jalousement.</li>



<li>L’Impératrice, en bas, peut révéler une force créatrice ancienne, une fécondité qui cherche à prendre forme. Mais si elle est mal reliée au reste du tirage, elle peut aussi indiquer une dispersion mentale, une imagination brillante mais non incarnée.</li>
</ul>



<h2 id="h-carte-5-la-synthese" class="wp-block-heading">Carte 5 : la synthèse</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La cinquième carte se place au centre.</strong> Elle ne remplace pas les quatre autres : elle les rassemble. <strong>Elle est le point de condensation</strong> du tirage. Elle donne une direction, une compréhension globale, parfois une issue possible. <strong>Il faut la lire comme une synthèse vivante, non comme une sentence.</strong> Elle n’écrase pas les autres cartes. Elle les met en relation.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Si Le Chariot apparaît au centre, le tirage peut appeler une mise en mouvement, mais une mise en mouvement conduite. Le Chariot n’est pas la fuite en avant. Il suppose une direction, une tenue, une capacité à conduire des forces contraires.</li>



<li>Si Le Monde apparaît au centre, la situation peut appeler une forme d’accomplissement, d’intégration, d’unification. Le problème n’est peut-être plus de choisir un fragment, mais de comprendre l’ensemble.</li>



<li>Si Le Mat apparaît au centre, la synthèse peut être celle du départ, du saut, de l’inconnu assumé. Mais le Mat n’est pas seulement la liberté. Il peut être aussi l’errance si rien ne le relie à une conscience. Il faut alors regarder les autres cartes : le tirage invite-t-il à partir, ou montre-t-il une fuite ?</li>



<li>Si La Quintessence, carte additionnelle du Tarot de Blois, apparaît au centre, elle doit être lue avec une attention particulière. Elle ne vient pas seulement répondre à la question. Elle peut indiquer que la situation touche à un plan plus essentiel, plus dépouillé, plus difficile à nommer. Elle peut inviter à dépasser la lecture ordinaire des oppositions : réussite ou échec, gain ou perte, départ ou maintien. Elle pose une question plus radicale : qu’est-ce qui, derrière les formes, cherche à se révéler ?</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tirage en croix, la carte centrale est donc moins une conclusion qu’un foyer. Elle est le lieu <strong>où les contradictions peuvent devenir connaissance.</strong> </p>



<h2 id="h-lire-les-relations-plutot-que-les-cartes-isolees" class="wp-block-heading">Lire les relations plutôt que les cartes isolées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tirage en croix devient réellement profond <strong>lorsque l’on cesse de lire les cartes une par une.</strong> Il faut observer les axes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carte 1 et carte 2 : quel est le rapport entre la situation et l’obstacle ? L’obstacle est-il extérieur ou déjà contenu dans la situation de départ ? Par exemple, un Bateleur en 1 et une Maison Dieu en 2 peuvent indiquer qu’un commencement existe, mais qu’il risque de se construire trop vite, sans structure solide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carte 4 et carte 3 : quel lien entre la racine et la lumière ? La carte du bas nourrit-elle celle du haut, ou la contredit-elle ? Une Lune en bas et un Soleil en haut peuvent montrer un passage de la confusion à la clarté, de la peur diffuse à la parole assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carte 5 avec les quatre autres : la synthèse confirme-t-elle le mouvement du tirage ou le corrige-t-elle ? Un Chariot au centre après un Hermite en bas demande peut-être d’avancer, mais seulement après vérification. Un Mat au centre avec une Justice forte dans le tirage peut inviter à partir, mais pas sans régler ce qui doit l’être.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il faut aussi observer les familles symboliques. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Y a-t-il beaucoup de cartes de mouvement</strong> : Le Mat, Le Chariot, La Roue de Fortune, Le Monde ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Y a-t-il beaucoup de cartes d’intériorité</strong> : La Papesse, L’Hermite, Le Pendu, La Lune ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Y a-t-il des cartes de rupture</strong> : L’Arcane sans nom, La Maison Dieu, Le Jugement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Y a-t-il des cartes d’équilibre ou de médiation</strong> : La Justice, La Tempérance, L’Étoile ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tirage parle autant par ses répétitions que par ses contrastes. Il peut être ascendant, descendant, bloqué, tendu, fluide, contradictoire. Il peut montrer une poussée vers l’action contredite par une base inconsciente fragile. Il peut montrer une situation extérieure difficile mais portée par une grande lumière intérieure. C’est pourquoi l’interprétation ne doit jamais être automatique. Une liste de significations ne suffit pas. <strong>Le tarot exige une intelligence relationnelle.</strong></p>



<h2 id="h-un-exemple-de-lecture" class="wp-block-heading">Un exemple de lecture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginons la question suivante : que dois-je comprendre de ce projet avant de m’engager davantage ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tirage donne :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li>Le Bateleur</li>



<li>La Maison Dieu</li>



<li>La Force</li>



<li>L’Hermite</li>



<li>Le Chariot</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">La situation de départ, avec Le Bateleur, montre un commencement. Quelque chose est possible. Les outils sont là, l’envie existe, l’élan est réel. Mais Le Bateleur n’a pas encore construit. Il dispose, il expérimente, il inaugure. Il est le seuil de l’action, non son accomplissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’obstacle, avec La Maison Dieu, signale une fragilité structurelle. Le projet peut être menacé par une construction trop verticale, une ambition mal fondée, une précipitation, une certitude excessive. La Maison Dieu ne doit pas être lue seulement comme catastrophe. Elle est aussi révélation brutale de ce qui ne tient pas. Elle peut être salutaire si elle intervient avant l’effondrement réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En haut, La Force indique la voie d’élévation : maîtriser l’énergie sans l’écraser. Le projet ne demande pas moins de puissance, mais une puissance mieux conduite. Il ne faut pas forcer le passage. Il faut tenir la gueule du lion ouverte avec calme. Cette carte dit que l’instinct, le désir, la volonté, l’énergie vitale doivent être intégrés, non refoulés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En bas, L’Hermite montre la racine profonde : ce projet a besoin de temps, d’examen, de solitude, de vérification. Quelque chose doit être éclairé lentement. L’Hermite porte une lampe, mais cette lampe n’éclaire pas tout l’horizon. Elle éclaire le prochain pas. Le tirage invite donc à ne pas confondre impatience et vision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre, Le Chariot donne la synthèse. Le mouvement est possible. Le tirage ne dit pas : « renonce ». Il dit : « prends les commandes ». Mais Le Chariot, ici, ne peut pas être lu comme une victoire immédiate. Il doit intégrer les quatre autres cartes : l’élan du Bateleur, l’avertissement de la Maison Dieu, la maîtrise de la Force, la lenteur lucide de l’Hermite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse pourrait donc être formulée ainsi : Le projet peut avancer, mais seulement s’il cesse d’être une impulsion pour devenir une conduite. Il faut consolider la structure, vérifier les bases, maîtriser l’énergie et accepter un temps de maturation. L’action juste n’est pas empêchée. Elle est différée jusqu’à ce qu’elle devienne réellement gouvernable. Le tirage ne prédit pas un succès ou un échec. Il montre les conditions d’un passage.</p>



<h2 id="h-la-place-du-tarot-de-blois-dans-cette-pratique" class="wp-block-heading">La place du Tarot de Blois dans cette pratique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tarot de Blois ajoute une dimension particulière à cette lecture. Chaque arcane y porte non seulement une fonction symbolique, mais aussi une résonance locale, patrimoniale, presque tellurique. Blois est une ville de strates : ville royale, ville ligérienne, ville d’escaliers, de cours intérieures, de façades superposées, de reconstructions, de ruptures et de survivances. Cette mémoire convient profondément au tarot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tirage en croix peut donc être lu comme une traversée de la ville intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La carte de gauche dit : où suis-je dans mon propre paysage ?<br>La carte de droite dit : quelle porte résiste ?<br>La carte du bas dit : quelle cave, quelle fondation, quelle mémoire travaille sous mes pas ?<br>La carte du haut dit : quelle fenêtre s’ouvre ?<br>La carte du centre dit : quel passage devient possible ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la carte additionnelle La Quintessence, le Tarot de Blois introduit un point singulier. Dans un jeu traditionnel de 22 arcanes majeurs, le parcours va du Mat au Monde, ou du Bateleur au Monde selon la manière dont on organise le chemin.<strong> La Quintessence ajoute un au-delà du cycle, non pour annuler les autres cartes, mais pour suggérer ce qui demeure derrière le voile des figures : le réel, l’unité, l’indicible, ce que les images approchent sans jamais l’épuiser.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un initié, cette carte ne doit pas être utilisée comme une “super carte”. Elle ne domine pas les autres. Elle les traverse. Elle rappelle que le symbole n’est pas le terme du chemin. Il est un passage.</p>



<h2 id="h-conseils-pour-une-pratique-exigeante" class="wp-block-heading">Conseils pour une pratique exigeante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notez vos tirages. Datez-les. Écrivez la question exacte, les cartes sorties, leur position, puis votre lecture immédiate. Revenez-y quelques jours plus tard. <strong>Le tarot travaille souvent dans le temps.</strong> Une carte obscure au moment du tirage peut devenir limpide après un événement, une conversation, une prise de conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ne multipliez pas les tirages sur la même question.</strong> Recommencer parce qu’une réponse déplaît revient souvent à chercher non une clarification, mais une validation. Le tarot n’est pas là pour flatter l’attente. Il est là pour déplacer le regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ne réduisez jamais une carte à un mot-clé.</strong> Les mots-clés sont utiles pour commencer, mais ils deviennent vite des prisons. La Maison Dieu n’est pas seulement “crise”. Le Diable n’est pas seulement “danger”. Le Pendu n’est pas seulement “blocage”. La Lune n’est pas seulement “illusion”. <strong>Chaque arcane possède une polarité, une profondeur, une fonction.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Regardez les détails</strong>. Les mains, les regards, les directions, les objets, les couleurs, les rapports de hauteur, les ouvertures, les fermetures. Une carte parle aussi par ce que l’on ne regarde pas d’abord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, gardez une règle fondamentale : <strong>le tarot n’a pas vocation à décider à votre place</strong>. Il aide à voir, à relier, à formuler. <strong>Il ne supprime pas le libre arbitre.</strong> Il peut au contraire le rendre plus conscient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tirage en croix n’est donc pas une petite technique de divination rapide. C’est <strong>une méthode de discernement</strong>. Il met une question en espace. Il lui donne une gauche, une droite, un haut, un bas, un centre. Il oblige à comprendre qu’<strong>une situation n’est jamais plate.</strong> Elle a une surface et une profondeur, une tension et une lumière, une mémoire et une possibilité. Le tarot ne dit pas seulement ce que l’on voudrait savoir. <strong>Il demande si l’on est prêt à connaître autrement.</strong></p>



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		<title>Avec Axis Arbor, Valentin Marques peint l’arbre comme un passage entre l’ombre et la lumière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 14:31:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, au 41 quai Amédée-Contant, l’exposition Axis Arbor de Valentin Marques prendra place dans la galerie éphémère d’Aurélie Maarek, à partir du jeudi 11 juin 2026. Le vernissage, ouvert au public, débutera à 18h. Pendant quelques jours, les peintures à l’huile de l’artiste dialogueront avec les créations florales de Fleurs des Quais, dans ce &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, au 41 quai Amédée-Contant, l’exposition <em>Axis Arbor</em> de Valentin Marques prendra place dans la galerie éphémère d’<a href="https://bloiscapitale.com/chez-aurelie-mareck-lart-circule-dune-rive-a-lautre-avec-florence-le-marec-et-yepun-yepun" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aurélie Maarek</a>, à partir du jeudi 11 juin 2026. </strong>Le vernissage, ouvert au public, débutera à 18h. Pendant quelques jours, les peintures à l’huile de l’artiste dialogueront avec les créations florales de <em><a href="https://www.instagram.com/fleursdesquais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fleurs des Quais</a></em>, dans ce lieu intime situé en bord de Loire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette nouvelle série est consacrée à l’arbre</strong>. Mais, chez Valentin Marques, l’arbre n’est pas seulement un motif végétal. Il est <strong>une figure d’ancrage, de transformation, de verticalité</strong>. Il relie ce qui est enfoui et ce qui s’élève. Il plonge dans l’obscurité et continue pourtant de chercher la lumière. Avec <em>Axis Arbor</em>, l’artiste propose une traversée. <em>« Il y a des séries que l’on décide de créer, et il y en a d’autres qui apparaissent presque malgré nous. Axis Arbor n’est pas un concept. <strong>Elle est née d’un moment de bascule »,</strong></em> explique Valentin Marques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/AXIS-ARBOR-AFFICHE-1-1-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-33993" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/AXIS-ARBOR-AFFICHE-1-1-724x1024.jpg 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/AXIS-ARBOR-AFFICHE-1-1-212x300.jpg 212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/AXIS-ARBOR-AFFICHE-1-1-768x1086.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/AXIS-ARBOR-AFFICHE-1-1-1086x1536.jpg 1086w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/AXIS-ARBOR-AFFICHE-1-1-1448x2048.jpg 1448w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/AXIS-ARBOR-AFFICHE-1-1-scaled.jpg 1810w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-une-serie-nee-d-une-periode-de-doute" class="wp-block-heading">Une série née d’une période de doute</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La naissance d’<em>Axis Arbor</em> correpond à un moment de fragilité. Valentin Marques raconte avoir traversé, il y a quelques mois, <strong>une période de doute profond.</strong> Un moment où la peinture elle-même semblait menacée. Il dit s’être demandé s’il pouvait encore continuer à vivre <strong>cette vie d’artiste, avec ce qu’elle suppose d’incertitude, d’exposition, de précarité parfois, de tension</strong> entre ce que l’on porte intérieurement et ce que le monde reconnaît. <em>« Je me posais une question que beaucoup d’artistes connaissent intimement, mais que peu osent réellement formuler :<strong> est-ce que cela vaut encore le coup de continuer ? »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette interrogation, Valentin Marques ne la réduit pas à une crise personnelle. Elle renvoie aussi à une condition plus large de l’artiste contemporain, <strong>pris dans une époque où la reconnaissance semble souvent se mesurer en signes numériques</strong>. Les regards, les likes, les abonnés, la visibilité : tout paraît devoir se quantifier. <strong>Tout semble devoir être vu vite, consommé vite, puis remplacé vite.</strong> L’artiste reconnaît ne pas avoir été indifférent à cette logique. <em><strong>« Moi aussi, j’ai cherché cette reconnaissance », </strong></em>confie-t-il. À force, dit-il, on peut finir par croire que la visibilité équivaut à la légitimité. Que ce qui n’est pas vu n’a peut-être pas vraiment de place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, <strong>le réel matériel finit, lui aussi, par imposer sa présence.</strong> Il y a quelques mois, Valentin Marques n’avait plus les moyens de racheter de la peinture, des pinceaux, des toiles. <em><strong>« Un like ne paye pas un atelier.</strong> Une admiration virtuelle ne permet pas de continuer à acheter du matériel. La passion, aussi sincère soit-elle, ne suffit pas à porter le poids du réel. »</em> Alors il revient à ce qu’il a sous la main : un petit carnet, un crayon noir, parfois de la sanguine. <strong>Le manque de moyens devient, paradoxalement, le point de départ d’une nouvelle recherche.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="734" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8416-2-734x1024.png" alt="" class="wp-image-34065" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8416-2-734x1024.png 734w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8416-2-215x300.png 215w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8416-2-768x1072.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8416-2.png 1010w" sizes="(max-width: 734px) 100vw, 734px" /><figcaption class="wp-element-caption">Axis Arbor &#8211; Valentin Marques</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-l-arbre-apparition-silencieuse" class="wp-block-heading">L’arbre, apparition silencieuse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette période sombre que <strong>l’arbre apparaît.</strong> Au départ, il ne s’agit pas encore d’une série. Valentin Marques dessine de petits formats, des formes simples, intuitives, parfois répétitives. Il ne cherche pas un sujet. Il ne conceptualise pas. <strong>Il dessine, dit-il, <em>« comme on tente parfois de respirer un peu mieux ».</em></strong> Puis les arbres se multiplient. Un arbre, deux arbres, trois arbres. Au crayon noir, à la sanguine. Peu à peu, quelque chose revient. <em>« Avec le recul, je crois aujourd’hui que ces arbres sont arrivés avant même que je comprenne pourquoi j’avais besoin d’eux. Parce qu’au fond, <strong>ce que je cherchais sans pouvoir encore le nommer, c’était un point d’ancrage. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ancrage, un mot qui résonne pour Valentin Marques, qui se décrit comme quelqu’un de relié au subtil, à l’intuition, aux rêves, aux perceptions invisibles. Ainsi, <strong><em>Axis Arbor</em> marque un déplacement.</strong> <em>« Longtemps, j’ai eu le sentiment d’être tourné vers le ciel, mais peut-être pas suffisamment relié à la terre »,</em> dit-il. <strong>L’arbre devient alors le symbole juste. Il est à la fois enraciné et dressé.</strong> <strong>Il plonge dans l’obscurité, dans la terre, dans l’invisible, tout en s’élevant vers la lumière.</strong> Il traverse les saisons, endure les tempêtes, se tord parfois, se fragilise, perd ses feuilles, mais continue de croître.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8453-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-34069" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8453-1024x1024.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8453-300x300.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8453-150x150.png 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8453-768x768.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8453.png 1140w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Axis Arbor &#8211; Valentin Marques</figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">L’arbre devient une manière de poser autrement ses questions : comment continuer à grandir dans le doute ? Comment rester debout lorsque tout vacille ? <strong>Comment transformer les périodes sombres non pas en fin, mais en passage ?</strong> <em>« Même les ténèbres peuvent nous guider, si nous acceptons de les traverser plutôt que de les fuir »</em>, affirme-t-il. <em><strong>« Parfois, ce sont elles qui nous ramènent vers notre propre lumière. »</strong></em></p>



<h2 id="h-axis-arbor-l-axe-entre-la-terre-et-le-ciel" class="wp-block-heading"><em>Axis Arbor</em>, l’axe entre la terre et le ciel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de la série s’impose ensuite comme une évidence : <strong><em>Axis Arbor</em>. L’axe et l’arbre</strong>. Le lien entre ce qui est en bas et ce qui est en haut. Valentin Marques y associe une phrase ancienne qui le traverse depuis longtemps : <em><strong>« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arbre devient ainsi un pont. Un axe vivant. Une connexion entre le terrestre et le céleste, entre l’ancrage et l’élévation, entre la matière et l’invisible. Cette dimension symbolique s’inscrit dans la continuité du travail de Valentin Marques, mais elle prend ici une forme plus ramassée, plus organique. Le motif de l’arbre lui permet de réunir plusieurs dimensions de sa recherche : le dessin, la structure, la matière, l’intuition, le spirituel, mais aussi la nécessité concrète de tenir debout. <strong>Le choix de la peinture à l’huile participe de cette même logique. L’huile impose un autre rapport au temps</strong>. Elle ne permet pas tout, tout de suite. Elle demande des couches, <strong>de la patience, de la présence. Elle oblige à ralentir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une époque saturée d’images rapides, ce choix technique prend donc une portée particulière. <strong>Peindre à l’huile devient pour lui une forme d’ancrage</strong>. Chaque couche l’oblige à habiter davantage l’instant. <strong>Chaque toile l’invite à revenir <em>« ici, à la terre, à mon corps, à ma présence, et peut-être finalement à moi-même ».</em></strong></p>



<h2 id="h-du-dessin-d-enfance-a-la-peinture-symbolique" class="wp-block-heading">Du dessin d’enfance à la peinture symbolique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre <em>Axis Arbor</em>, il faut aussi revenir au parcours de Valentin Marques. Le dessin est là très tôt, vers 4 ou 5 ans. Il dessine de tout. Il reproduit des images qu’il aime, comme beaucoup d’enfants. Il observe aussi des insectes trouvés par terre et s’amuse à les redessiner. Depuis l’enfance, il rêve de devenir architecte. Son parcours le mène à Paris, où il travaille avec une agence et un magazine de design graphique. Mais un événement personnel modifie son ambition. L’art, alors, est encore secondaire. <strong>Valentin Marques se sent attiré par d’autres champs : l’énergétique, le spirituel, le médiumnique, les pratiques ésotériques et mystiques.</strong> Il quitte Paris, son travail, et part se former. Ce détour n’est pas, pour lui, une rupture avec l’art. Au contraire, il finit par l’y ramener. <em>« En faisant toutes ces démarches personnelles et spirituelles, je suis revenu à la peinture »</em>, raconte-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeune homme débute par une création, qu’il montre naturellement sur les réseaux sociaux. L’accueil l’encourage. Puis vient une deuxième toile, une troisième, une quatrième. La pratique s’installe progressivement. <strong>La Covid joue un rôle dans cette maturation. </strong>Comme beaucoup, Valentin Marques <strong>se retrouve face au temps suspendu</strong>. Il reprend ses toiles, ses carnets, et se remet au travail. Plusieurs phases se succèdent. <strong>Il explore d’abord le collage</strong>. Puis des compositions mêlant <strong>collage et peinture,</strong> avec des formes simples et géométriques. Il évoque alors l’univers de Matisse, les papiers découpés, la manière dont des formes peuvent générer un espace pictural. <strong>Il s’intéresse ensuite au street art</strong>, dont il aime l’énergie, puis va vers des dessins<strong> faits de courbes et de lignes</strong>, dans un esprit qu’il rapproche du <strong>vitrail</strong>. Peu à peu, <strong>une autre étape apparaît : celle des symboles, notamment avec sa série <em>Les gardiennes des éléments</em>.</strong> À ce moment-là, quelque chose devient plus lisible dans sa démarche. Il ne s’agit plus seulement de faire du beau. Il s’agit de faire <strong>des tableaux qui ont du sens.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette série des <em>Gardiennes des éléments</em> marque une étape importante dans son parcours. Elle travaille autour de l’eau, de l’air, de la terre, du feu, de l’éther, et affirme déjà <strong>une recherche symbolique où l’image devient passage entre le visible et l’invisible.</strong> Les deux dernières œuvres de cette série sont aujourd’hui proposées à la vente à la <strong><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">boutique <em>Blois Capitale</em></a>,</strong> où l’on peut également découvrir d’autres créations antérieures de Valentin Marques. Ce point permet de mesurer l’évolution de son travail : des premières recherches symboliques jusqu’à <em>Axis Arbor</em>, le fil reste celui d’une peinture intérieure, attentive aux signes, aux forces, aux formes qui relient.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6673-1024x768.jpeg" alt="boutique Blois Capitale" class="wp-image-34078" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6673-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6673-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6673-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6673-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6673-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-une-creation-nourrie-par-les-reves-et-les-meditations" class="wp-block-heading">Une création nourrie par les rêves et les méditations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Valentin Marques insiste sur le caractère intuitif de sa création. Il peut se réveiller avec une idée et aller aussitôt la tester dans ses carnets. <em><strong>« Souvent, quand je médite, des symboles m’apparaissent en vision. Je les redessine ensuite dans mes carnets et, à partir de cela, je crée des tableaux. »</strong></em> Les carnets sont le lieu du premier surgissement, de l’essai, de la trace. <em>« Tous mes croquis sont pratiquement en noir et blanc. Je ne sais jamais quelles couleurs je vais mettre sur ma toile avant de commencer à poser la première. »</em> Cette part d’inconnu compte beaucoup. Elle laisse à la peinture la possibilité de se révéler progressivement. C’est peut-être dans cette zone que l’artiste dit se sentir pleinement lui-même. «<em><strong> Il n’y a que dans ces moments que je me sens entier »</strong></em>, confie-t-il.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Vernissage “Axis Arbor” de Valentin Marques</mark></strong><br>Galerie éphémère d’Aurélie Maarek<br>41 quai Amédée-Contant, Blois<br>Jeudi 11 juin 2026, à partir de 18h<br>Exposition visible les 12, 13 et 14 juin, de 14h à 18h ou sur rendez-vous<br>Collaboration avec <em>Fleurs des Quais</em> et <em>Blois Capitale</em><br>Entrée libre<br>Vernissage ouvert au public</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les deux dernières œuvres de la série <em>Les gardiennes des éléments</em>, ainsi que d’autres créations antérieures de Valentin Marques, sont également proposées à la vente à la boutique Blois Capitale.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Madeleine Besson : peindre l’unité derrière les apparences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:56:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À première vue, les œuvres de Madeleine Besson semblent inviter au silence. De grands champs de bleu, des textures minérales, parfois des mouvements circulaires, des lumières qui émergent de la matière. Rien de spectaculaire au sens habituel du terme. Pourtant, à mesure que le regard s’attarde, quelque chose se met en mouvement. Exposée à la &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À première vue, les œuvres de Madeleine Besson semblent inviter au <strong>silence</strong>. De grands champs de bleu, des textures minérales, parfois des mouvements circulaires, des lumières qui émergent de la matière. Rien de spectaculaire au sens habituel du terme. Pourtant, à mesure que le regard s’attarde, <strong>quelque chose se met en mouvement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Exposée à la <strong>Galerie Wilson</strong> dans le cadre de l’exposition collective présentée <strong>jusqu’au 28 juin</strong> 2026, l’artiste poursuit <strong>une recherche qu’elle mène depuis plusieurs décennies : celle de l’unité.</strong> Une unité qui ne relève pas seulement de la composition picturale mais d’une vision du monde. Pour Madeleine Besson, la peinture n’est pas simplement un objet esthétique. Elle devient <strong>un espace de réconciliation entre ce qui semble séparé</strong> : le masculin et le féminin, <a href="https://bloiscapitale.com/la-galerie-dart-wilson-organise-pour-la-premiere-fois-une-experience-sensorielle-et-spirituelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la matière et l’esprit</a>, l’intérieur et l’extérieur, le visible et l’invisible.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="994" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6589-994x1024.jpeg" alt="Madeleine Besson" class="wp-image-33901" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6589-994x1024.jpeg 994w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6589-291x300.jpeg 291w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6589-768x791.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6589-1492x1536.jpeg 1492w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6589-1989x2048.jpeg 1989w" sizes="auto, (max-width: 994px) 100vw, 994px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-une-recherche-qui-evolue-depuis-plusieurs-annees" class="wp-block-heading">Une recherche qui évolue depuis plusieurs années</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les visiteurs habitués de la Galerie Wilson se souviennent peut-être de sa précédente exposition en ces lieux, en 2023. À l’époque, son travail s’articulait largement autour des éléments naturels et d’une symbolique du centre. Les mouvements concentriques et les sources lumineuses occupaient une place importante dans sa peinture. Trois ans plus tard, quelque chose a évolué. <em><strong>« En 2023, il y avait toujours cette notion du centre intérieur. Aujourd’hui, je suis davantage sur l’union des opposés »</strong></em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_Besson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">explique-t-elle</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le centre n’est plus seulement un point d’origine ou un foyer lumineux. Il devient un lieu de rencontre. <strong>Un espace où les polarités cessent de s’affronter pour coexister.</strong> <em>« L’union du masculin et du féminin, de la matière et de l’esprit. Dans cette union, on retrouve l’équilibre et on est dans l’entièreté de l’anthropos, c’est-à-dire de l’être humain dans sa totalité. »</em> L’artiste parle d’<strong>une humanité réconciliée avec elle-même</strong>, capable d’accueillir ses contradictions plutôt que de chercher à les éliminer.</p>



<h2 id="h-le-bleu-comme-langage" class="wp-block-heading">Le bleu comme langage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Impossible de ne pas être frappé par <strong>la présence du bleu</strong> dans les œuvres présentées à Blois. Un bleu profond, parfois presque océanique, qui semble engloutir le regard. Pour Madeleine Besson, cette couleur possède une signification particulière. <em><strong>« Le bleu représente la connexion à la profondeur de la conscience infinie. »</strong></em> Il agit comme un langage. Un symbole de l’immensité intérieure autant que de l’infini cosmique. <strong>Ce bleu dialogue constamment avec la matière.</strong> </p>



<h2 id="h-une-artiste-dans-la-matiere" class="wp-block-heading">Une artiste dans la matière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des singularités de Madeleine Besson réside dans son rapport aux <strong>pigments</strong>. <em>« Je fabrique moi-même une partie de mes pigments. Les blancs et les gris notamment sont réalisés à partir de cendres. »</em> Cette dimension artisanale occupe une place essentielle dans sa démarche. Alors même que son discours évoque fréquemment la conscience, l’esprit ou l’invisible, son travail reste profondément ancré dans le tangible. <strong>La peinture se construit à travers la texture, la densité, l’épaisseur.</strong> L’artiste refuse toute opposition entre ces deux mondes. Au contraire.Elle cherche précisément à les unir. <em><strong>« J’ai ce processus très concret autour de la matière et ce bleu qui représente l’esprit. Mon travail consiste à unir ces deux dimensions sur la toile. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Madeleine Besson, <strong>l’œuvre n’est jamais un objet fermé.</strong> Elle ne cherche pas à transmettre un message unique ni à imposer une interprétation. Chaque tableau fonctionne comme un miroir. <strong><em>« Chacun reçoit ce qu’il a à recevoir à travers les toiles. »</em></strong> L’œuvre ne délivre pas une vérité. Elle ouvre un espace où chacun peut projeter son propre parcours, ses interrogations ou ses émotions.</p>



<h2 id="h-tout-est-frequence" class="wp-block-heading">Tout est fréquence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La peinture n’est pas le seul langage de Madeleine Besson. <strong>La musique occupe également une place importante dans son univers.</strong> Et, pour elle, les deux pratiques sont intimement liées. <em><strong>« Tout est fréquence. La matière a une fréquence. Les couleurs ont une fréquence. Les pensées ont une fréquence. »</strong></em> Cette conviction irrigue l’ensemble de sa démarche. L’artiste décrit volontiers son processus de création comme une forme d’écoute. Une écoute des couleurs. Une écoute de la matière. Une écoute des mouvements invisibles qui traversent le monde. <em><strong>« Je me connecte aux fréquences de la couleur ou des pigments. J’écoute, je reçois et je retransmets sur la toile. »</strong></em> </p>



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<h2 id="h-un-tournant-en-2011" class="wp-block-heading">Un tournant en 2011</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette vision du monde s’exprime aujourd’hui avec conviction, elle ne s’est pas construite du jour au lendemain. L’artiste évoque volontiers un moment charnière. <strong><em>« J’ai vécu un éveil en 2011. »</em></strong> À partir de cette période, elle entreprend un travail approfondi autour de <strong>la conscience</strong>, des <strong>mémoires cellulaires</strong> et de <strong>différentes traditions spirituelles.</strong> Pour autant, elle insiste sur le fait que certaines intuitions étaient déjà présentes depuis l’enfance. <em><strong>« Depuis toute petite, j’ai toujours eu l’impression qu’il existait quelque chose de plus que ce que l’on voit au premier abord. »</strong></em> Cette recherche se poursuit encore aujourd’hui. Et <strong>plus elle avance, plus elle mesure l’étendue de ce qu’elle ignore :</strong> <em>« Plus j’apprends, moins je sais. »</em></p>



<h2 id="h-montrer-la-beaute" class="wp-block-heading">Montrer la beauté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde souvent dominé par l’urgence, les conflits et la saturation d’informations, le travail de Madeleine Besson apparaît presque comme un contrepoint. <strong>Une invitation à regarder ce qui demeure beau malgré tout.</strong> <em>« J’essaie de montrer qu’il existe autre chose. »</em> L’artiste ne prétend pas ignorer les violences du monde. Elle choisit simplement de porter son attention ailleurs. <strong>Vers ce qui rassemble. Vers ce qui relie. Vers ce qui élève.</strong> <em>« Je pense qu’il est important d’aller voir ce qui est beau et de l’amplifier. »</em> L’art peut simplement aider à s’en souvenir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les bleus profonds de ses toiles, dans les matières qu’elle fabrique patiemment, dans cette quête permanente de réconciliation entre les contraires, Madeleine Besson poursuit ainsi une recherche qui dépasse largement le cadre de la peinture. <strong>Une recherche de l’unité.</strong></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="636" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/affiche-tehe-1024x636.png" alt="affiche téhé" class="wp-image-33889" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/affiche-tehe-1024x636.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/affiche-tehe-300x186.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/affiche-tehe-768x477.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/affiche-tehe.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Avec le Tarot de Blois, préparez-vous au Mystère et aux surprises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 16:46:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est nouveau, unique, encore rare : le Tarot de Blois est né. Il n’a pas été conçu comme un simple jeu de cartes, ni comme un instrument destiné à prédire vaguement l’avenir. Son ambition est autre. Il repose sur une idée plus vaste : l’être humain traverse des expériences, des états, des seuils, des tensions, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est nouveau, unique, encore rare : <strong>le Tarot de Blois est né</strong>. Il n’a pas été conçu comme un simple jeu de cartes, ni comme un instrument destiné à prédire vaguement l’avenir. Son ambition est autre. Il repose sur une idée plus vaste : l’être humain traverse des expériences, des états, des seuils, des tensions, des révélations, des métamorphoses. Les <strong>22+1 arcanes</strong>* du jeu deviennent alors <strong>des surfaces de lecture</strong> : du réel, de soi-même, mais aussi du Soi.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mode-d-emploi">Mode d&#8217;emploi</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Tarot de Blois peut être abordé de plusieurs manières.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première est celle du tirage.</strong> <strong>Une carte, trois cartes, cinq cartes ou davantage</strong> : chaque disposition ouvre une lecture différente. Une carte unique peut révéler <strong>l’état dominant</strong> d’un moment de vie, une tension intérieure, une situation encore confuse. <strong>Trois cartes permettent souvent d’explorer une dynamique entre passé, présent et devenir.</strong> Des tirages plus vastes font apparaître des influences invisibles, des contradictions, des forces à l’œuvre ou des chemins possibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le Tarot de Blois ne se limite pas au tirage. <strong>L’autre approche consiste à choisir soi-même une carte. </strong>Non plus laisser le hasard décider, mais <strong>reconnaître la carte qui nous appelle.</strong> Celle qui correspond à un stade de notre existence, à une épreuve, à une transformation intérieure, à une interrogation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche peut passer par la contemplation silencieuse des cartes, par une méditation, par un entretien, par une réflexion personnelle, par l’observation attentive du graphisme, des couleurs, et des symboles, <strong>ou encore par la lecture des notices consacrées à chaque arcane.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, <strong>les cartes ne sont plus seulement des réponses : elles deviennent des miroirs.</strong> Elles permettent de se regarder autrement. Et même, qui sait, de <strong>voir ce qu&rsquo;il y a derrière le miroir</strong>. Car le Tarot de Blois assume pleinement <strong>la présence du Mystère</strong> — avec un M majuscule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ne s’y explique pas immédiatement. Certaines cartes agissent lentement. Certaines compréhensions surgissent plus tard. Certaines associations paraissent impossibles avant de devenir évidentes. Il existe dans ce tarot <strong>une part de surprise, d’inattendu et de révélation progressive.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tarot de Blois est ainsi un outil d’exploration symbolique. Un instrument de connaissance.<br>Une architecture du sens. Une initiation du regard. Il invite moins à croire qu’à observer.<br>Moins à fuir le réel qu’à apprendre à le lire enfin.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tarot de Blois se dévoile pour la première fois lors d’une <strong>soirée de présentation</strong> organisée à Blois Capitale, <strong>mercredi 20 mai 2026, de 20h à 22h.</strong> Une occasion de s&rsquo;initier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">📍 <strong>Blois Capitale</strong>, 16 rue Émile-Laurens, Blois</a><br>📅 <strong>Mercredi 20 mai 2026</strong><br>🕒 <strong>De 20h à 22h</strong><br>💶 <strong>Entrée libre</strong><br>📌 <strong>Places limitées</strong><br>✉️ <strong>Inscription</strong> : <a>bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9A2387#:~:text=Emprunt%C3%A9%20du%20latin%20arcanum%2C%20pluriel,%3B%20ce%20secret%20lui%2Dm%C3%AAme." target="_blank" rel="noreferrer noopener">*Le mot <strong>arcane</strong></a> dit déjà beaucoup de l’esprit du Tarot. Issu du latin arcanum, il désigne d’abord un <strong>secret</strong>, une connaissance cachée, réservée aux initiés. Dans la tradition hermétique, l’arcane est ce qui ne se donne pas immédiatement : il demande attention, patience, interprétation. Appliqué au tarot, il ne désigne donc pas seulement une carte, mais une porte symbolique, <strong>une figure chargée de sens, capable d’ouvrir sur ce qui demeure mystérieux pour le regard ordinaire. </strong>Les arcanes du Tarot de Blois s’inscrivent dans cette tradition : ils ne livrent pas une réponse toute faite, ils invitent à traverser les apparences pour entrer dans les profondeurs du réel, de soi-même et du Soi.</em></p>



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		<title>À Blois Capitale, un après-midi pour découvrir le tirage du Tarot de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 15:49:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 5 avril 2026, de 15h à 18h, la boutique Blois Capitale accueille une animation consacrée au Tarot de Marseille. Un rendez-vous pensé comme un moment de découverte et d’échange autour d’un jeu ancien, de ses images, de ses symboles et de la manière dont un tirage peut ouvrir une lecture de soi. Tirer les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Dimanche 5 avril 2026, de 15h à 18h, <a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-environs-3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la boutique Blois Capitale</a> accueille une animation consacrée au Tarot de Marseille. Un rendez-vous pensé comme un moment de découverte et d’échange autour d’un jeu ancien, de ses images, de ses symboles et de la manière dont un tirage peut ouvrir une lecture de soi.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Tirer les cartes du Tarot de Marseille semble d’abord tenir à presque rien : un jeu battu, quelques cartes tirées, puis retournées sur une table. Le geste est simple. Pourtant, ce n’est pas dans ce geste que réside l’essentiel. Le tirage commence réellement au moment où les cartes cessent d’être de simples images séparées pour entrer dans <strong>un rapport les unes avec les autres. </strong>Ce n’est pas telle carte, prise seule, qui importe le plus, mais la manière dont elles se répondent, se prolongent ou se troublent. Autrement dit, le tarot ne vaut pas seulement par les figures qu’il donne à voir, mais par <strong>la lecture qu’il oblige à construire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>arcanes majeurs</strong> du Tarot de Marseille ne racontent pas des histoires précises. Ils ne nomment ni faits ni circonstances. Ils présentent plutôt de grandes formes de l’expérience humaine, dans ce qu’elle a de plus nu et de plus reconnaissable. Le Chariot porte l’idée d’élan, d’avancée, parfois de volonté. La Justice fait apparaître la décision, la mesure, la nécessité de trancher. L’Ermite ouvre un temps de retrait, de recherche, de lucidité lente. La Lune introduit le trouble, l’incertitude, la part obscure. Le Soleil, au contraire, éclaire, rassemble, rend visible. Quant au Diable, il met en scène l’attachement, l’emprise, ce qui lie autant que ce qui retient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est de là que vient la singularité du Tarot de Marseille. Ces figures sont assez vastes pour rencontrer des situations très différentes, mais assez dessinées pour ne pas se dissoudre dans l’indéterminé. <strong>Elles donnent une forme à ce qui se joue.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette combinatoire qui constitue le cœur du tirage. Une carte isolée reste ouverte. Deux cartes introduisent un rapport : progression puis hésitation, décision contrariée, attente suivie d’éclaircissement. <strong>À partir de trois cartes, une structure apparaît</strong> par agencement : ce qui pousse, ce qui freine, ce qui transforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-symbole-n-enferme-pas">Le symbole n’enferme pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un tirage n’est pas un verdict. C’est une composition. Et cette composition fait apparaître, dans l’ordre muet des images, quelque chose que le langage ordinaire peine souvent à saisir. Nous vivons entourés d’explications. Elles découpent, classent, nomment, commentent. Elles sont nécessaires, bien sûr. Mais elles laissent souvent intacte <strong>une part essentielle de l’expérience</strong> : sa forme sensible, sa logique intérieure, son dessin secret. <strong>On sait très bien raconter ce qui arrive. On sait moins bien dire dans quel type de moment on se trouve.</strong> Or c’est précisément ce que le symbole permet d’approcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le tarot est précieux pour cela. Il oblige à penser par images</strong>. Une carte comme l’Hermite ne désigne pas seulement la solitude. Elle porte avec elle une manière d’avancer : lente, pauvre, lucide, presque austère. Une carte comme la Maison Dieu ne se réduit pas à l’idée de catastrophe. Elle donne à voir la rupture violente d’un ordre que l’on croyait stable, l’instant où ce qui tenait encore debout cesse soudain de tenir. La Force n’est pas seulement l’énergie ; elle est une maîtrise. La Roue de Fortune n’est pas seulement le changement ; elle est le rappel que rien ne demeure fixé dans la même position. Chaque figure rassemble ainsi, en une image compacte, toute une région de l’expérience humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’une des pauvretés du temps présent consiste peut-être à croire qu’on a compris une chose dès lors qu’on l’a nommée.</strong> Mais nommer n’est pas toujours saisir. C’est pourquoi le tarot échappe, lorsqu’on le prend un peu au sérieux, aux <strong>deux caricatures qui l’abîment. La première consiste à n’y voir qu’une superstition de salon,</strong> un appareil naïf de prédictions. <strong>La seconde, plus moderne, consiste à le réduire à un simple prétexte psychologique</strong>, une sorte de jeu projectif sans densité propre. Ni l’une ni l’autre ne suffisent. Car ce qui agit dans le tarot, ce n’est ni une mécanique magique grossière ni une pure fantaisie subjective. <strong>C’est la rencontre entre des figures symboliques très fortes et une conscience qui cherche à lire sa propre situation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le symbole</strong>, en effet, n’est jamais une décoration. Il est la forme vive. <strong>Voilà pourquoi il traverse les siècles. </strong>Une société peut changer ses techniques, son économie, ses habitudes ; elle ne se défait pas si facilement des grandes figures par lesquelles elle continue d’éprouver la chute, la patience, l’errance, la justice, le désir, le sacrifice, l’accomplissement. Il y a, dans les vieux jeux de tarot, quelque chose qui résiste à l’usure parce qu’ils touchent à ces <strong>noyaux persistants</strong>. Les costumes vieillissent, les couleurs varient, les interprétations se déplacent ; <strong>les images, elles, continuent d’opérer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore faut-il comprendre comment. Une carte seule parle peu. C’est le tirage qui l’anime. Autrement dit, le sens ne réside pas dans un dictionnaire figé de significations, mais dans un agencement. Une carte d’élan voisine d’une carte d’arrêt ne dit pas la même chose que cette même carte placée auprès d’une figure d’aboutissement. Une image de rupture suivie d’une image d’équilibre raconte autre chose qu’une rupture enfermée entre deux cartes de perte. <strong>Le tirage est une syntaxe. Il ne juxtapose pas des emblèmes ; il organise une lecture.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que révèle alors le tirage, ce n’est pas un futur déjà écrit. C’est souvent plus troublant : il révèle <strong>une logique en cours.</strong> Il montre qu’une période de vie peut être comprise comme une traversée, qu’un conflit peut être vu comme un nouage plutôt que comme un simple accident, qu’une attente peut avoir la dignité d’une épreuve, qu’un effondrement n’est pas seulement une fin, mais parfois la destruction nécessaire d’une forme usée. Le symbolisme n’adoucit pas le réel ; il lui rend son épaisseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut même aller plus loin. Le symbole ne sert pas seulement à mieux comprendre ce que l’on vit ; il transforme la manière de le vivre. Dès lors qu’une expérience trouve une forme, elle cesse d’être tout à fait informe, donc tout à fait écrasante. Ce n’est pas rien. <strong>Ce qui angoisse, souvent, n’est pas seulement la douleur ou l’incertitude ; c’est leur caractère confus, insaisissable, sans figure</strong>. Le symbole, sans supprimer l’épreuve, lui donne <strong>des contours.</strong> Il rend pensable ce qui n’était jusque-là qu’éprouvé. <strong>Il introduit de l’intelligibilité là où il n’y avait qu’un heurt.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-apres-midi-tirage-de-tarot-de-marseille"><mark>✨&nbsp;Après-midi Tirage de Tarot de Marseille</mark></h2>



<p class="wp-block-paragraph">📍 Blois Capitale, 16 rue Émile Laurens, Blois<br><strong>📅 Dimanche 5 avril 2026</strong><br>🕒 15h00 à 18h00<br>💶 Participation : 10 €<br>📌 Places limitées<br>✉️ Inscription obligatoire :&nbsp;<a>bloiscapitale@gmail.com</a>&nbsp;ou directement à la boutique.&nbsp;<strong>Merci de préciser la tranche horaire de votre venue</strong>&nbsp;: 15h à 16h : 16h à 17h ; 17h à 18h.</p>
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		<title>Mary, itinéraire d’une voyante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 11:34:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle se présente sans effets. Un prénom, un âge, et un mot choisi avec prudence : “voyante”, plutôt que “médium”. Non pas pour tracer une frontière nette — elle concède que “c’est un peu la même chose” — mais parce qu’elle refuse l’étiquette qui sonne trop grande. Chez Mary, la voyance n’est pas un titre &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle se présente sans effets. Un prénom, un âge, et un mot choisi avec prudence : <em>“voyante”</em>, plutôt que <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9dium_(spiritisme)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“médium”</a></em>. Non pas pour tracer une frontière nette — elle concède que <em>“c’est un peu la même chose”</em> — mais parce qu’elle refuse l’étiquette qui sonne trop grande. <strong>Chez Mary, la voyance n’est pas un titre : c’est une pratique qu’elle dit avoir fini par accepter, presque malgré elle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On comprend vite, en l’écoutant, que son histoire ne se raconte pas comme une carrière. Elle ne parle pas d’ambition, ni de vocation revendiquée. Elle parle d’une <strong>faculté</strong> qui s’impose, d’abord comme un bruit de fond, puis comme une présence, et enfin comme un engagement : celui de <strong>prévenir</strong>. <em>“Mon but, dans mon cerveau, c’est de protéger”</em>, dit-elle. Protéger, avertir, éviter les mauvais virages — sans jamais, insiste-t-elle, diriger la vie des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle situe son enfance dans une famille déjà familiarisée avec ces univers : <strong>un père qui <em>“faisait de la voyance”</em> et une mère qui <em>“faisait de l’astrologie”</em></strong>. C’est par eux, dit-elle, qu’elle trouve d’abord un langage, ou au moins un espace où poser des mots. Elle évoque aussi une sensation troublante : se retrouver dans certains lieux inconnus tout en ayant l’impression de les reconnaître, comme une mémoire antérieure.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-intuition-images-et-une-voix">Intuition, images, et <em>“une voix”</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand elle tente de décrire ce qui se passe en elle, Mary revient toujours au même noyau : <strong>l’intuition</strong>. Parfois des images, dit-elle, mais surtout une forme de message intérieur qu’elle appelle <em>“une voix”</em>. Pas besoin de calme, pas besoin de regard fixe. <strong>Mary utilise les cartes, mais elle affirme ne pas avoir appris de méthode</strong>. Ce qui frappe, chez elle, c’est l’importance donnée à la trace. <strong>Mary veut que les gens notent, consignent, et reviennent ensuite lui dire si ce qu’elle a annoncé s’est produit.</strong> </p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-limite-nette-on-n-a-pas-le-droit-a-la-mort">Une limite nette : <em>“on n’a pas le droit”</em> à la mort</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Marie fixe une frontière morale et professionnelle : <strong>ne pas annoncer la mort</strong>. Elle dit pouvoir <em>“la voir”</em>, mais se refuser à le dire. Elle répète l’interdit : <em><strong>“On n’a pas le droit.”</strong></em> Sur la maladie, elle tient une position proche : ne pas asséner un mot, ne pas diagnostiquer. Elle dit qu’il lui arrive de sentir qu’une personne est malade sans le savoir, et dans ce cas elle alerte autrement : <em>“Allez voir le médecin, faites vos examens. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la bouche de Mary, la voyance n’est pas un pouvoir, c’est un rôle de <strong>veille</strong>. Elle insiste : <em>“On ne dirige pas la vie des gens.”</em> Elle <strong>donne des informations</strong>, puis laisse l’autre décider.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ce-que-les-gens-viennent-chercher-amour-maisons-affaires-famille">Ce que les gens viennent chercher : amour, maisons, affaires, famille</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles sont les questions les plus fréquentes ? <em><strong>“Beaucoup sur le sentimental”</strong></em>, répond Mary. Couples, séparations, divorces, attentes… Viennent aussi des sujets très concrets, comme la vente d&rsquo;une maison, choisir une direction. La famille bien sûr aussi : parents inquiets pour leurs enfants, enfants inquiets pour leurs parents. Cette voyante reconnaît que ce sont des consultations sensibles — parce qu’on peut entendre des choses qu’on ne voudrait pas entendre — mais elle dit chercher à ne pas laisser les gens <em>“en pleurs”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle dit avancer avec précaution, comme on marche sur une dalle fêlée : <strong>ne pas fracasser</strong>, ne pas asséner. Quand une nouvelle est lourde, elle explique qu’elle <em>“enveloppe”</em>, qu’elle prend le détour de la psychologie, qu’elle cherche les mots qui n’arrachent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa façon de recevoir, il y a aussi une <strong>temporalité</strong> : la voix posée, le temps qu’on laisse au silence, l’attention qui apaise. Parfois, un café. Comme un geste simple pour ramener l’entretien à quelque chose d’humain, de tenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a l’argent, qu’elle refuse de maquiller en grand principe. <strong>Oui, la consultation se paie, dit-elle — parce que le temps a un prix, et parce que certains, aussi, peuvent abuser.</strong> Mais elle ajoute aussitôt une clause de conscience : si quelqu’un n’a rien, elle peut aider quand même, <em>“par humanité”.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Mary participera à une <strong>soirée « Voyance » samedi 7 mars 2026</strong> à partir de 18h30 <strong><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chez Blois Capitale</a></strong> &#8211; 16 rue Emile Laurens &#8211; et jusqu&rsquo;à 22 heures. Les places sont limitées, les réservations sont obligatoires via cette adresse : <em><strong>bloiscapitale@gmail.com</strong></em>. Il est également possible de réserver en boutique. Une participation de 10 euros est demandée. <strong>Mary recevra chaque participant et participante en consultation privée pendant 10 minutes.</strong></mark></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le karma et la réincarnation expliqués par Aline Soury</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 10:27:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un café-rencontre avec Aline Soury, intitulé « Karma et réincarnation » , se déroulera le dimanche 11 janvier 2026 de 17 heures à 19 heures, à Blois Capitale, au 16 rue Emile Laurens. Dans cette perspective, nous vous proposons une amorce avec l&#8217;intervenante. « Karma, c’est l’effet boomerang : action-réaction. » Dès les premières minutes, Aline Soury pose une définition simple, presque &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Un <strong>café-rencontre avec Aline Soury</strong>, intitulé <strong>« Karma et réincarnation »</strong> , se déroulera le <strong>dimanche 11 janvier 2026 de 17 heures à 19 heures,</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à Blois Capitale, au 16 rue Emile Laurens</a>. Dans cette perspective, nous vous proposons une amorce avec l&rsquo;intervenante.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Karma, c’est l’effet boomerang : action-réaction. »</strong></em> Dès les premières minutes, Aline Soury pose une définition simple, presque pédagogique, puis élargit progressivement le cadre : <strong>la loi de conséquence ne se limite pas à une vie,</strong> elle se prolonge <em><strong>“d’une vie à l’autre”</strong></em>, jusqu’à dessiner, selon elle, une mécanique spirituelle de l’évolution, de la purification et, au terme, d’une sortie du cycle des renaissances. Son propos s’inscrit explicitement dans <strong>une lecture vaishnava</strong> : Krishna, la Bhagavad-Gita, la distinction entre l’âme individuelle (<em>Atma</em>) et l’Âme suprême (<em>Paramatma</em>), et une finalité formulée sans détour : <strong>retrouver sa nature spirituelle,</strong> <em>“serviteur éternel de Dieu”</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-karma-une-loi-d-action-reaction-qui-depasse-une-seule-vie">Karma : une loi d’“action-réaction” qui dépasse une seule vie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Aline Soury, le karma renvoie d’abord à un principe direct : <em>“toutes les activités matérielles”</em> effectuées <em>“dans une vie, d’une vie après l’autre”</em> génèrent une réaction. Elle résume : <em>“action-réaction”</em>, <em><strong>“effet boomerang”</strong></em>. Le mot <em>“karma”</em> est souvent employé, dit-elle, dans une expression courante, mais l’idée reste la même : <strong>une action appelle une conséquence, bonne ou mauvaise.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conséquence, précise-t-elle, <em>“n’est pas forcément immédiate”</em>. <strong>La <em>“loi du karma”</em> lui paraît <em>“tellement subtile”</em> qu’on ne peut pas <em>“avoir accès à tout”</em></strong>. D’où une expérience fréquente : recevoir quelque chose <em>“qui nous paraît mal”</em> alors qu’on a l’impression de <em>“ne pas le mériter”</em> et se dire <em>“Pourquoi moi ?”</em>. Aline Soury propose une explication interne à son système : <strong>ces réactions peuvent venir <em>“d’autres vies”</em>.</strong> Or, comme on <em>“ne se souvient pas forcément”</em> de ces vies, <strong>on ne sait pas <em>“ce qu’on a fait”</em> ni <em>“pourquoi on récolte”.</em></strong> Elle insiste néanmoins sur le caractère incontournable du mécanisme : <em><strong>“on sème quelque chose, on récolte forcément quelque chose”</strong></em>. Elle parle d’une <strong><em>“loi universelle”.</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-akarma-sortir-de-la-reaction-en-quittant-les-activites-materielles">Akarma : sortir de la réaction en quittant les activités matérielles</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À côté de ce karma lié aux activités matérielles, Aline Soury introduit un autre terme : <em><strong>“akarma”</strong></em>. Elle le définit comme l’état où il n’y a <em>“plus du tout de réaction”</em> aux activités matérielles. La condition, selon elle, est claire : entreprendre des activités <em>“spirituelles”</em>, <em><strong>“uniquement spirituelles”</strong></em>. Dans ce cas, dit-elle, <strong><em>“il n’y a plus du tout de karma”.</em></strong> Cette distinction installe un axe majeur de l’entretien : le karma n’est pas seulement une <em>“punition”</em> ou une récompense morale. <strong>C’est une dynamique attachée à un type d’activité (matérielle), dont il serait possible de se dégager par un basculement vers un autre type d’engagement (spirituel).</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-bon-mauvais-l-intention-et-l-ecart-entre-ce-qu-on-veut-et-ce-qui-arrive">Bon, mauvais : l’intention et l’écart entre ce qu’on veut et ce qui arrive</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la discussion se déplace vers la question du <em>“bon”</em> et du <em>“mauvais”</em>, Aline Soury répond en introduisant un critère central : <em><strong>“l’intention”</strong></em>. L’acte compte, dit-elle, mais <em>“l’intention qu’on met dedans”</em> compte <em>“beaucoup”</em>. Elle va plus loin : <strong><em>“On n’est pas l’acteur réellement : on est instrument.”</em></strong> L’expérience matérielle — <em>“une incarnation”</em> — serait ainsi un terrain d’épreuve : <em><strong>“on s’éprouve, on se teste”</strong></em>, on <em>“montre ses progrès”</em>, <em>“son évolution”</em>, <em>“son intention”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-lecons-qui-reviennent-recommencer-tant-que-ce-n-est-pas-compris">Des “leçons” qui reviennent : recommencer tant que ce n’est pas compris</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un fil structurant apparaît : l’idée de répétition. <em><strong>“À chaque fois qu’on évolue mal, on recommence.”</strong></em> Aline Soury précise : <em><strong>“quelque chose qui n’est pas compris, digéré”</strong></em> est <strong><em>“resservi automatiquement”</em></strong> dans <strong><em>“cette vie ou dans une autre”</em></strong>. Ce qui n’a pas été intégré revient sous forme de nouvelle expérience. Elle qualifie ce processus d’<strong><em>“alignement”</em></strong> et de <em><strong>“centrage”</strong></em>. À chaque fois que l’on n’est <em>“pas centré”</em>, dit-elle, on <em>“recommence”</em> — pour comprendre <em>“ce qui ne va pas”</em>, là où l’on n’est <em>“pas juste”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-finalite-se-realigner-sur-sa-nature-veritable">La finalité : se réaligner sur sa “nature véritable”</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’entretien avance, Aline Soury nomme ce vers quoi tend l’alignement : <em><strong>“comprendre qui on est réellement”</strong></em>. Elle formule une finalité : <em>“le but, c’est de comprendre qu’on est serviteur éternel de Dieu”,</em> et que c’est notre <em>“nature véritable”</em>, notre <em><strong>“nature spirituelle”.</strong></em> Dans sa logique, l’ensemble des expériences matérielles — et les efforts pour comprendre et <em>“mettre en acte”</em> — servent à <strong><em>“grandir”</em></strong>. Le karma et la réincarnation deviennent alors le cadre d’un apprentissage orienté : celui d’<strong>une identité spirituelle qui serait voilée, puis retrouvée.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-et-different-l-ame-partie-de-dieu-sans-jamais-etre-dieu">“Un et différent” : l’âme, partie de Dieu, sans jamais être Dieu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la question surgit, Aline Soury répond par une formule qu’elle présente comme typiquement vaishnava : <em><strong>“un et différent”</strong></em>. Un, parce que <strong>l’âme est <em>“une infime partie de Dieu”</em></strong>. Différent, parce que <strong>l’âme ne sera <em>“jamais au niveau de Dieu”.</em></strong> Elle élargit ce principe à tous les vivants : <strong><em>“tous les êtres vivants sont des âmes spirituelles”</em></strong> — <em>“végétaux, animaux, êtres humains”</em> et même <em>“demi-dieux”</em>. L’Âme suprême serait unique, les âmes individuelles multiples : une <em>“âme suprême”</em> et une <em>“âme individuelle”</em>. Et elle reprend une distinction qualitative : l’âme individuelle aurait <em>“les mêmes qualités”</em> que Dieu, mais pas <em>“les mêmes quantités”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-atma-et-paramatma-les-deux-oiseaux-dans-l-arbre-au-coeur-du-vivant">Atma et Paramatma : les “deux oiseaux” dans l’arbre, au “cœur” du vivant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">A ce sujet, Aline Soury emploie les termes sanskrits <em>Atma</em> et <em>Paramatma</em>. <strong><em>Atma</em>, dit-elle, signifie <em>“l’âme”</em>. <em>Paramatma</em>, <em>“l’Âme suprême”</em></strong>. Elle affirme que, <em>“dans tous les corps”</em>, il y a les deux : l’âme individuelle et l’Âme suprême. Pour rendre cette co-présence plus concrète, elle évoque une image qu’elle attribue aux Upanishads : <strong><em>“comme un arbre”</em> où <em>“se trouvent deux oiseaux”</em>.</strong> L’un <em>“mange les fruits de l’arbre”</em> : c’est l’âme individuelle, associée à la <em>“satisfaction des sens”</em>. L’autre <em>“ne fait que regarder”</em>. Il est l&rsquo;observateur. <strong>Paramatma</strong> est <em><strong>“le témoin vivant”</strong></em> de <em><strong>“tout ce qui se passe dans chaque être vivant”</strong></em>. Elle situe cette présence <strong><em>“dans la région du cœur”.</em></strong> Elle insiste aussi sur ce que cette image n’implique pas : <strong>on ne <em>“passe”</em> pas de l’un à l’autre</strong>. L’âme individuelle <em>“restera toujours âme individuelle”</em>. <em>Paramatma</em> restera <em>Paramatma</em>. Il y a <em>“séparation des deux âmes”</em>, et l’âme ne <em>“perd pas”</em> sa <em>“personnalité”</em>. La transformation est une purification.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-son-chemin-personnel-tanzanie-rencontre-hare-krishna-evidence-de-la-bhagavad-gita">Son chemin personnel : Tanzanie, rencontre Hare Krishna, “évidence” de la Bhagavad-Gita</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quid de l&rsquo;intervenante au prochain café-rencontre ? Aline Soury situe son propre parcours : elle dit ne pas être <em>“réalisée”</em> et être encore <em>“au niveau théorique”.</em> Elle raconte <strong>une rencontre en Tanzanie avec les Hare Krishna</strong>. La remise de la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bhagavad-G%C4%ABt%C4%81" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bhagavad-Gita</a></strong> est décrite comme un moment décisif : <em><strong>“ça a été une évidence”</strong></em>, <strong><em>“ça a résonné en moi”.</em></strong> Elle se décrit alors comme <em><strong>“plutôt athée”</strong></em>, tout en disant qu’elle savait qu’il existait <em>“quelque chose d’autre au-delà du corps”</em>. Elle ajoute un point important : avant même cette lecture, elle était <em><strong>“convaincue de la réincarnation”</strong></em> et dit que, pour elle, c’était <em>“une évidence”</em>, sans qu’elle vienne d’une famille où l’on en parlait. Aline évoque des impressions difficiles à formuler — <strong><em>“des choses d’autre vie”</em></strong> — et l’idée d’une résonance intime, comme si la Bhagavad-Gita avait mis <strong>des mots sur quelque chose <em>“déjà là”.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de <em>“faux ego”</em> résonne en elle.  Et son côté limitant : <em>“je suis française”, “je suis femme”, “je suis homme”,</em> etc. Elle associe cette identification à la souffrance et la nomme <em><strong>“illusion”</strong></em> : <em>maya</em>. Dans ce cadre, l’âme est éternelle, tandis que l’incarnation est <em>“temporelle”</em>. <strong>Tout ce qui est matériel a</strong> <strong><em>“un début”</em></strong> et <strong><em>“une fin”</em></strong> : <strong><em>“naissance, mort”</em></strong>. Elle énonce une logique circulaire : <em>“tout ce qui a un début a une fin”</em>, <em>“tout ce qui a une fin a un début”.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-transmettre-des-textes-apporter-la-connaissance-la-lumiere-l-eveil">Transmettre des textes : “apporter la connaissance”, “la lumière”, “l’éveil”</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aline Soury sillonne Blois et propose ses livres. Le geste de donner des livrets ou des textes est présenté comme une <strong>transmission de connaissance</strong> : <em>“la lumière”, “l’éveil spirituel”.</em> Convaincue, elle insiste sur l’ignorance initiale : <em>“un nouveau-né ne sait rien”</em>, <em>“il faut tout lui apprendre”</em>. Tout <strong>en laissant le libre arbitre.</strong> Et justement, la suite se fera <em><strong>“autour d’un café-rencontre, pour aller plus loin”.</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Ce <strong>café-rencontre avec Aline Soury</strong>, intitulé <em><strong>« Karma et réincarnation »</strong></em> , se déroulera le <strong>dimanche 11 janvier 2026 de 17 heures à 19 heures,</strong> à Blois Capitale, au 16 rue Emile Laurens. <strong>Le nombre de places étant limité, il est demandé de s’inscrire</strong> via cette adresse : <strong><em>bloiscapitale@gmail.com</em></strong>. Ou en boutique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Mort et résilience : un rendez-vous pour parler, écrire, traverser</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 15:20:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois Capitale (16 rue Emile Laurens), un cercle de parole et d’écriture, dimanche 2 novembre 2025 Chaque année, au lendemain de la Toussaint, le jour des défunts s’ouvre comme un temps suspendu. C’est le moment des cimetières fleuris, des bougies déposées à la tombée du jour, des gestes intimes pour honorer celles et ceux &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Blois Capitale (16 rue Emile Laurens), un cercle de parole et d’écriture, dimanche 2 novembre 2025</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, au lendemain de la Toussaint, le <strong>jour des défunts</strong> s’ouvre comme un temps suspendu. C’est le moment des cimetières fleuris, des bougies déposées à la tombée du jour, des gestes intimes pour honorer celles et ceux qui ne sont plus. Un moment de mémoire, mais aussi de lumière. C’est à cette date, le <strong>dimanche 2 novembre 2025</strong>, qu’un <strong>Cercle de parole et d’écriture</strong> se tiendra à la <strong>Boutique Blois Capitale</strong>. De 15 h à 17 h, <strong>Cathy Benigni</strong> et <strong>Lorène Bigard</strong> inviteront à explorer un thème universel :  <em><strong>« Le repos des âmes. Honorer nos défunts, comprendre le passage et parler de la mort autrement. »</strong></em> Ce cercle &#8211; avec participation libre et sur réservation (place limitées) &#8211; s’achèvera par une <strong>séance de dédicace</strong> <strong>du livre de Lorène Bigard, <em>« C’est arrivé en septembre ».</em></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-rencontre-de-2019-un-chemin-partage">La rencontre de 2019 : un chemin partagé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Leur histoire commune commence en 2019. <strong>À Landes-le-Gaulois, Lorène Bigard fonde une association consacrée au bien-être </strong>: sophrologie, méditation, massages énergétiques, ateliers d’écriture. Onze intervenants s’y succèdent. L’association porte un nom : <strong><a href="https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/dok-champa-898799192" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dok Champa</a></strong>, en hommage à une amitié, mais aussi à la fleur symbole du Laos. C’est lors de l’inauguration que Cathy Benigni découvre l’association. <em>« Je suis venue simplement pour voir », se souvient-elle. Rapidement, leurs échanges glissent vers l’écriture. <strong>Cathy est en train de créer ses propres ateliers. Elle se définit alors comme une “exploratrice” devenue “guide d’explorateurs”.</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ecriture-comme-exploration">L’écriture comme exploration</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ses ateliers, Cathy rejette toute idée de jugement ou d’évaluation littéraire</strong>. : <em>« Ce ne sont pas des écrivains, ce ne sont pas des apprenants. Ce sont des explorateurs. »</em> Les règles sont simples : <strong>bienveillance, non-jugement, respect.</strong> Le but n’est pas d’apprendre à écrire comme à l’école mais de <strong>retrouver le plaisir de jouer avec les mots. </strong><em>« L’important, c’est d’écrire »</em>, répète-t-elle. Exploratrice, Lorène, au début, écrit dans un agenda. Puis la poésie resurgit. <strong>Les ateliers de Cathy deviennent pour elle un déclencheur, une passerelle</strong>. <em>« Quand j’étais jeune, j&rsquo;écrivais toujours des poèmes »</em>, confie-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-2020-ecrire-pour-survivre">2020 : écrire pour survivre</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’année 2020 bouleverse tout. Confinement, solitude, perte de son deuxième conjoint. </strong>Lorène se décide : elle écrit son histoire. <em>« C’était fluide, libérateur, une thérapie »</em>, dit-elle. Quasi épistolaire. Le livre prend la forme d’épisodes adressés à des êtres chers. Il mêle hommages, souvenirs, douleurs et renaissances. <em>C’est arrivé en septembre</em> paraît en autoédition en 2025. Soixante exemplaires circulent déjà. <em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/cathy-beauvallet-la-vie-a-main-levee" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« J’ai une vie tumultueuse, riche de rebondissements »</a></strong></em>, dit-elle. Mais au-delà du récit personnel, il y a une conviction : <strong>semer des graines pour que d’autres puissent trouver dans son parcours une clé de résilience.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-cercle-un-espace-de-passage">Le cercle : un espace de passage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette même veine, Cathy et Lorène souhaitent ouvrir une perspective le dimanche 2 novembre : <strong>parler de la mort autrement</strong>, en acceptant que le visible et l’invisible se répondent. Ce ne sera ni un cours, ni une conférence. Juste un espace de partage. <strong>Chacun.e pourra déposer ses mots, ses silences, ses émotions.</strong> La mort y sera abordée non comme une fin, mais comme un <strong>passage vers une autre forme de vie</strong>. La résilience, elle, sera envisagée comme <strong>renaissance</strong> : transformer la douleur en sens, l’absence en présence subtile. <strong>Entre parole et écriture, chacun.e pourra tracer son propre fil</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce moment se tiendra dans l’espace <strong>Blois Capitale</strong>, lieu hybride, concept-store et lieu de vie. Un lieu où artistes, artisans et auteurs trouvent une scène intime, propice aux échanges. <strong>Après le cercle, Lorène Bigard dédicacera son ouvrage</strong> <em>C’est arrivé en septembre</em>. Ce sera une façon d’ancrer dans le livre ce qui aura été partagé dans le cercle : une parole vivante, une écriture en mouvement.</p>



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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="741" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/1000052834-741x1024.jpg" alt="Cathy Benigni et Lorène Bigard" class="wp-image-28802" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/1000052834-741x1024.jpg 741w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/1000052834-217x300.jpg 217w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/1000052834-768x1062.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/1000052834.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 741px) 100vw, 741px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">📍 <strong>Cercle de parole &amp; d’écriture — “Le repos des âmes”</strong><br>Dimanche 2 novembre 2025, 15 h – 17 h<br>Boutique Blois Capitale — 16 rue Émile Laurens, 41000 Blois<br>Animé par <strong>Cathy Benigni &amp; Lorène Bigard</strong><br>Accueilli par <strong>Marc Alvarez</strong><br>✨ Participation libre — réservation conseillée<br>📞 Tél. : 06 65 31 65 22</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Dr Diane Oode : le parcours d’une résilience exemplaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 07:20:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Obtenir le droit d’exercer en France en tant que médecin formé à l’étranger peut être un parcours semé d’embûches, souvent méconnu du grand public. Dans son livre Enfin, je me sens bien (Mindset Editions), Diane Oode revient sur ce combat long de dix ans, où persévérance et résilience ont été les maîtres mots. Mais au-delà &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Obtenir le droit d’exercer en France en tant que médecin formé à l’étranger peut être un parcours semé d’embûches, souvent méconnu du grand public. Dans son livre <strong><em><a href="https://mindset-editions.com/catalogue/126-enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre-broche.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Enfin, je me sens bien</a></em> </strong>(<em>Mindset Editions</em>), <strong>Diane Oode</strong> revient sur ce <strong>combat long de dix ans</strong>, où persévérance et résilience ont été les maîtres mots. Mais au-delà du défi administratif et professionnel, son récit dévoile un cheminement personnel profond. Interview de la médecin à l&rsquo;hôpital de Blois, qui <strong>sera en rencontre/dédicace</strong> à la <strong>Librairie Labbé</strong> le samedi <strong>16 novembre 2024 à partir de 15h</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Votre livre s&rsquo;appelle « Enfin, je me sens bien ». Cela reflétait votre état d&rsquo;esprit au moment de la rédaction, mais aujourd&rsquo;hui, vous sentez-vous toujours aussi bien ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Toujours. Heureusement, oui. Mais le livre avait un autre titre au départ. Nous en avons discuté avec la maison d&rsquo;édition, et je suis tombée sur celui-ci. Ça m&rsquo;est venu un matin, je me suis dit : <em>« Ah oui, je me sens bien. »</em> Alors, je l’ai mis en titre. <em>« Enfin »</em>, parce que <strong>cela reflète l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un long parcours</strong> pour obtenir mon autorisation d&rsquo;exercer, notamment. Je suis arrivée au bout de ce processus, et c&rsquo;est un immense soulagement. <strong>Je peux le dire haut et fort : je me sens bien.</strong> Ce sentiment s’applique tant sur le plan professionnel que personnel. Quand l’un est instable, cela affecte forcément l’autre. Pour moi, cette instabilité était liée à l’éloignement de ma famille. En 2019, je suis retournée chez moi, cela m’a rechargée émotionnellement, et en revenant, tout s’est enchaîné jusqu’à l’obtention de mon autorisation d’exercer. Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous le racontez, cela correspond aussi à un moment particulier en 2020, où vous étiez avec vos enfants. Ce sentiment de « se sentir bien » est venu comme un déclic&#8230;</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Oui, absolument. Mes enfants aussi se sentaient bien. Dans le livre, je parle des moments où je les accompagnais dans leurs activités. Mon fils faisait beaucoup de cyclisme, et ma fille pratique encore aujourd’hui la gymnastique. Maintenant, en les voyant adolescents et épanouis dans leurs activités sportives et extrascolaires, je me dis : <em><strong>« Oui, j&rsquo;ai fait quelque chose de bien. »</strong></em> Cela témoigne de l<strong>’apaisement intérieur</strong> que l’on peut ressentir <strong>en tant que mère et en tant que femme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong><em>Blois Capitale</em> :</strong> Une première thématique marquante dans votre parcours est la <a href="https://bloiscapitale.com/perception-de-la-resilience-entre-connaissance-floue-et-necessite-dengagement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">résilience</a> et la persévérance. Qu&rsquo;en diriez-vous ?</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Heureusement que j’ai été persévérante, sinon, que serais-je devenue ? J&rsquo;aurais peut-être abandonné mon parcours en cours de route. <strong>La persévérance, je savais que je l&rsquo;avais, mais je ne m&rsquo;étais pas imaginée aussi forte pour tenir aussi longtemps.</strong> En écrivant le livre, j&rsquo;ai dû compter les années, et c&rsquo;est là que j&rsquo;ai réalisé : <strong>« Dix ans, quand même ! » C&rsquo;est énorme.</strong> Ce sont mes collègues de fac qui m’ont fait remarquer cette persévérance. Une amie, qui me connaît depuis le bac, m’a écrit : <em>« Diane, on reconnaît ta persévérance dans ton livre. »</em> Cela m’a profondément touchée, car c&rsquo;était une personne qui me connaît en profondeur. Alors <strong>oui, je suis persévérante.</strong> <strong>Et bien sûr, il y a la résilience</strong>. Si je vous racontais en détail tous les échecs, les frustrations et les colères que j’ai traversés, vous comprendriez à quel point il a été difficile de tout reconstruire. <strong>Heureusement, les valeurs transmises par ma famille m&rsquo;ont permis de tenir.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="780" height="1000" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre.png" alt="" class="wp-image-20695" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre.png 780w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre-234x300.png 234w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/enfin-je-me-sens-bien-dr-diane-oode-livre-768x985.png 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous remerciez la France, pourtant elle ne vous a pas facilité les choses.</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Oui, et <strong>cela surprend souvent.</strong> Beaucoup de gens s’attendent à ce que je critique sévèrement la France, mais ce n’est pas mon parcours.<strong> Heureusement, j’ai rencontré des personnes bienveillantes et généreuses.</strong> Mon entrée dans le système de santé ne s’est pas faite par concours, mais grâce à un collègue médecin qui a accepté de me prendre comme stagiaire. Sans lui, je ne sais pas où j’en serais. En cours de parcours,<strong> une loi est tombée en 2018,</strong> stipulant que les médecins étrangers ayant travaillé en France au moins deux ans depuis 2015 pouvaient demander une autorisation. J’ai déposé mon dossier, qui a été accepté. En 2020, j’ai reçu une autorisation temporaire de deux ans, puis <strong>en 2022, mon autorisation définitive</strong> après un entretien avec des experts en gériatrie. C’est ainsi que j’ai pu atteindre cet objectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous évoquez souvent le rôle de votre sœur aînée, Annette. Que représente-t-elle pour vous aujourd&rsquo;hui ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Annette, c’est un pilier. Quand j’étais jeune, je ne réalisais pas les efforts qu’elle fournissait pour notre famille.<strong> C’est en traversant moi-même des épreuves que j’ai compris sa force et son courage. </strong>Elle m’a poussée à faire médecine, et je lui suis éternellement reconnaissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Votre foi semble aussi avoir été un soutien précieux. Pouvez-vous nous en dire plus ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Absolument.<strong> Je suis fille de pasteur, </strong>donc j’ai grandi dans une famille très religieuse. Chaque dimanche, nous nous habillions pour aller au culte. Cette éducation a toujours fait partie de moi. En arrivant à Blois, j’ai cherché un cadre religieux et <strong>j’ai été très bien accueillie dans la communauté protestante unie de France. </strong>Mais au-delà de la religion, j’ai découvert <strong>une spiritualité plus personnelle, </strong>notamment grâce à des pratiques comme la méditation. Cela m’a énormément aidée à traverser des moments difficiles. Aujourd’hui, je pense que la spiritualité, la méditation et même des activités comme le yoga ou la danse devraient être intégrées comme des formes de médecine alternative. <strong>Il ne s’agit pas seulement de soigner le corps, mais aussi l’âme. Cela fait une grande différence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> À travers votre livre, vous partagez aussi des moments de rejet et de racisme. Ces expériences vous ont-elles fragilisée à un moment donné ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Oui, le racisme fragilise, surtout quand on y est confronté pour la première fois. <strong>Je suis arrivée en France avec un esprit ouvert, pleine de bienveillance et sans aucun jugement. Mais en retour, j’ai reçu des coups, </strong>au sens figuré bien sûr. <strong>C’est une violence qui choque.</strong> Je n’avais jamais imaginé que l’on puisse être traité de cette façon. C’est une expérience marquante et profondément injuste. Mais aujourd’hui, je ne laisse plus cela m’affecter. J’ai appris à faire face et à avancer. Je dis souvent : <strong><em>« Le problème du racisme appartient au raciste, pas à moi. »</em></strong> Maintenant, je ne leur laisse plus d’emprise sur ma vie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="723" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-1024x723.png" alt="" class="wp-image-20683" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-1024x723.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-768x542.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-1536x1084.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/11/diane-odee-2048x1446.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> En tant que médecin, vous appartenez pourtant à une profession très recherchée en France. Il y a un paradoxe dans la situation que vous avez vécue&#8230;</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Oui, il y a un vrai paradoxe. <strong>La France manque cruellement de médecins, et pourtant, ceux qui arrivent et qui veulent travailler rencontrent des obstacles immenses.</strong> Cela ne vient pas forcément de l’État, mais souvent d’un manque d’ouverture à l’échelle individuelle ou institutionnelle. Je pense que c’est un problème noir sur blanc, colonial. Ce n’est pas un problème d’aujourd’hui. <strong>Les choses sont faites de telle sorte que quand une personne racisée ou d’une minorité arrive, tout est mis en place pour qu’elle n’avance pas.</strong> Ces idéologies viennent d’un héritage de la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Vous avez mentionné que l’écriture a été une thérapie pour vous. Comment cette idée de livre a-t-elle pris forme ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> J’ai toujours écrit, même avant de venir en France. Mais <strong>ici, l’écriture est devenue un exutoire, un moyen de gérer la colère, la frustration et les difficultés.</strong> Chaque jour, je notais mes ressentis, mes expériences. Puis, un jour, j’ai relu tout ce que j’avais écrit et je me suis dit : <strong><em>« Pourquoi ne pas en faire un livre ? »</em></strong> Au départ, c’était surtout pour moi, mais en parlant de mon projet à mon entourage, j’ai compris que mon histoire pouvait toucher et aider d’autres personnes. Cela m’a donné la motivation pour structurer mes écrits et les partager avec un éditeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Votre livre s&rsquo;achève sur de la gratitude et de la reconnaissance. Cela signifie-t-il que vos combats sont terminés ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> <strong>Non, mes combats ne sont pas terminés.</strong> Mon premier combat était d’obtenir mon autorisation d’exercer, et je l’ai gagné. Aujourd’hui, mon combat est de <strong>transmettre ce que j’ai appris, </strong>d’informer et d’inspirer les autres, notamment les médecins étrangers qui arrivent en France. Mon objectif est que mon livre devienne une référence. Je veux partager des informations pratiques, raconter ce que j’ai vécu, et expliquer comment naviguer dans ce système complexe. Cela permettra, je l’espère, de <strong>faciliter le parcours de ceux qui viendront après moi.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Si la Diane d’il y a dix ans lisait votre livre, que ferait-elle ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> <strong>Elle réfléchirait. Elle ne viendrait pas en France sans préparation, c’est certain.</strong> À l’époque, j’étais en deuxième année de spécialité en pédiatrie à Libreville. J’avais un cabinet prêt à fonctionner. <strong>Si c’était à refaire, je terminerais tranquillement ma formation en pédiatrie</strong> J’aurais abordé les choses différemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color"><strong>Blois Capitale :</strong> Un dernier mot pour conclure cet entretien ?</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diane Oode :</strong> Oui, je voudrais remercier toutes les personnes qui m’ont soutenue dans mon parcours, <strong>en particulier ma sœur Annette,</strong> qui a toujours cru en moi. <strong>J’espère que mon livre pourra inspirer mes jeunes collègues,</strong> leur montrer que malgré les difficultés, il est possible de réussir, à condition d’être armé de patience, de détermination et d’intelligence.</p>
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