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Un café-rencontre sur le transgénérationnel

Dimanche à 14h, un café-rencontre sur le transgénérationnel avec Nathalie Pelletier chez Blois Capitale [16 rue Emile Laurens – réservations via bloiscapitale@gmail.com – participation : 10€].


Il y a des sujets qui traversent les conversations sans jamais s’y installer vraiment. Des mots que l’on prononce parfois, sans toujours mesurer ce qu’ils recouvrent. Le transgénérationnel est de ceux-là. On l’évoque à demi-voix, au détour d’un récit familial, face à une répétition troublante, un schéma qui se rejoue, une douleur qui ne semble pas avoir d’origine claire. Et pourtant, derrière ce terme se cache une réalité profondément structurante : celle des mémoires familiales et de leur impact sur nos trajectoires individuelles.

Dimanche prochain à 14h, un café-rencontre sera consacré à cette question, avec Nathalie Pelletier. Un temps d’échange ouvert, posé, accessible, mais exigeant, pour tenter de comprendre ce qui, dans nos vies, ne vient pas seulement de notre histoire personnelle, mais s’inscrit dans une filiation plus vaste, parfois invisible, souvent silencieuse.

Naître dans une histoire déjà commencée

Personne n’arrive au monde sur une page blanche, nous dit Nathalie Pelletier. Avant même la naissance, un individu est déjà inscrit dans un tissu de récits, d’événements, de liens, de ruptures, de drames parfois, de forces aussi. Le transgénérationnel part de ce constat : nous héritons non seulement d’un nom, d’un patrimoine ou de traits physiques, mais aussi d’éléments psychiques qui ne se disent pas toujours. Ces transmissions ne passent pas nécessairement par les mots. Elles circulent par les attitudes, les silences, les peurs diffuses, les injonctions implicites. Elles se glissent dans les regards, les non-dits, les émotions disproportionnées, les fidélités inconscientes. Le passé continue d’agir.

La transmission transgénérationnelle agit souvent par répétition subtile. On la retrouve dans des schémas relationnels qui se répètent (abandons, relations de dépendance, impossibilité de s’engager), des choix de vie étonnamment similaires d’une génération à l’autre, des dates qui se répondent (accidents, maladies, ruptures autour des mêmes âges), des symptômes inexpliqués, un sentiment persistant de porter un poids qui ne semble pas lié à sa propre histoire. Ces répétitions indiquent souvent qu’une histoire cherche à être reconnue. Le travail transgénérationnel commence par la mise en récit. Mettre des mots là où il y avait du flou, replacer chacun à sa juste place, redonner une temporalité à ce qui était figé.

De cela et plus il sera question dimanche. Pensez à vous inscrire.

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