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Le retour des dirigeables : une des solutions pour décarboner nos mobilités

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les dirigeables ont été éclipsés par l’avion à réaction et ont progressivement sombré dans l’oubli. Cependant, ces mastodontes aériens pourraient bien retrouver une place de choix dans un monde où la décarbonation de nos moyens de transport est devenue une priorité. Avec leurs impressionnantes dimensions de 151 mètres de long et une masse de 30 tonnes, ces engins massifs pourraient rivaliser avec n’importe quel avion. Ce qui les distingue, c’est qu’ils n’ont pas besoin d’ailes ou d’hélices pour prendre leur envol. Grâce à leur ballon rempli d’hélium, un gaz plus léger que l’air, ils peuvent s’élever à la verticale. L’entreprise « Flying Whales » a même pour ambition de construire des dirigeables de 200 mètres de long sur 50 mètres de large, soit l’équivalent de trois Airbus A380. Leur soute de 100 mètres de long serait capable d’embarquer jusqu’à 60 tonnes de matériel. La construction du premier prototype devrait débuter en fin d’année 2024 en Gironde, avec un vol inaugural prévu un an plus tard.

Vers une production industrielle des dirigeables

Actuellement, plusieurs projets de dirigeables sont en cours de développement en France. Tous se trouvent à un stade de construction de prototypes, qui permettront à la fois de peaufiner les technologies et de marquer les esprits. Les entreprises « Flying Whales » et « Solar Airship One » prévoient de passer rapidement à une production industrielle. « Flying Whales » annonce la construction de 160 machines entre 2027 et 2037, tandis que « Solar Airship One » prévoit une centaine d’unités entre 2026 et 2032.

Des applications spécifiques pour les dirigeables

Si les dirigeables ne pourront jamais rivaliser avec la vitesse des avions pour le transport de passagers, ni avec la capacité des porte-conteneurs en termes de volume de marchandises, ils offrent néanmoins des avantages uniques dans des cas spécifiques. « Flying Whales » envisage principalement le transport de charges lourdes dans des zones difficiles d’accès. Les dirigeables peuvent transporter des charges lourdes sans nécessiter de pistes d’atterrissage. De plus, le transport de pales d’éoliennes pourrait également représenter une opportunité prometteuse pour cette start-up.

L’utilisation des dirigeables dans des travaux aériens

L’entreprise « TransOcéans » se concentre quant à elle sur les travaux aériens. Son dirigeable, baptisé « Lelio », est destiné à des missions nécessitant une longue durée de vol stationnaire, où les dirigeables peuvent être plus appropriés que les hélicoptères. Par exemple, il pourrait être utilisé pour effectuer des travaux sur des lignes à haute tension.

Le tourisme et d’autres applications pour les dirigeables

Outre les applications mentionnées précédemment, les dirigeables pourraient également trouver leur place dans le tourisme. L’entreprise « Euro Ship » cite l’acheminement d’aides alimentaires et la surveillance militaire parmi les autres niches potentielles. En utilisant le modèle du Zeppelin, qui propose déjà des tours du lac de Constance en Europe centrale, le « Solar Airship One » pourrait offrir des promenades silencieuses au-dessus de sites touristiques avec une capacité de 46 passagers.

Des dirigeables décarbonés

Contrairement aux montgolfières traditionnelles, le « Solar Airship One » utilise un système de propulsion qui lui confère une manœuvrabilité similaire aux dirigeables de la famille du Zeppelin. Il repose sur des moteurs électriques alimentés par des films solaires couvrant les 4 800 m² de son enveloppe pendant la journée. La nuit, des piles à combustibles convertiront de l’hydrogène en électricité pour continuer à propulser le dirigeable sans émission de CO2. Le « Solar Airship One » prévoit même un tour du monde par l’équateur à une altitude moyenne de 6 000 mètres, couvrant plus de 40 000 km en vingt jours, et ce sans énergie fossile.

Un come-back prometteur pour les dirigeables ?

Si tous ces projets se concrétisent, les dirigeables pourraient effectuer un retour remarqué. Actuellement, il n’en reste que quelques-uns utilisés principalement pour des missions scientifiques, le tourisme, les retransmissions d’événements sportifs ou la publicité. Cependant, dans un contexte où la décarbonation des transports est devenue cruciale et où la vitesse n’est plus le critère absolu, les dirigeables pourraient de nouveau jouer un rôle important. « TransOcéans » et « Flying Whales » croient en ces nouvelles générations de dirigeables à émissions de CO2 réduites, tandis que « Solar Airship One » propose une solution entièrement décarbonée. Avec leur capacité à transporter des charges lourdes sans nécessiter de pistes d’atterrissage, les dirigeables pourraient trouver leur place dans des domaines tels que le transport de marchandises, le tourisme, les travaux aériens ou encore l’acheminement d’aides humanitaires.

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