Rotary Blois Loire et Châteaux : une année d’actions locales et 19.000 € redistribués

Mardi 28 avril, le Rotary Club de Blois Loire et Châteaux réunissait partenaires, membres et associations bénéficiaires à l’occasion de sa traditionnelle soirée annuelle. Un rendez-vous à la fois sobre et structuré, consacré à une chose : rendre compte.
Rendre compte des actions menées, des fonds collectés, et surtout de leur redistribution. Sur l’exercice écoulé, 19 000 € ont été reversés aux structures suivantes : ENH 41, le CAMSP du centre hospitalier Simone Veil de Blois, l’association Prader-Willi France, NEFTA dans le cadre d’un projet hospitalier en Tunisie, Le Sol des Bleus, L’Oiseau Lyre, le CRIA 41, ALIRE, l’école Nelson-Mandela, le collège Rabelais et l’école du cirque. Derrière cette liste, un fonctionnement précis : organiser des événements, mobiliser des partenaires, collecter des fonds, puis les redistribuer.
Une base locale, une organisation mondiale
Invité de la soirée, le gouverneur du district 1720, Alain Dulac, a replacé l’action du club dans l’organisation globale du Rotary. Mais en partant d’un point simple : « Le Rotary commence par les clubs. C’est là que l’on adhère, que l’on agit, auprès des Rotariens de proximité. »
Fondé en 1905 à Chicago, le Rotary International rassemble aujourd’hui environ 1,2 million de membres, répartis dans plus de 200 pays, au sein de 45 000 clubs. Le district 1720 — qui regroupe sept départements (dont les six de la région Centre-Val de Loire) — compte 57 clubs pour environ 1 470 membres. Mais au-delà de cette organisation, le gouverneur insiste sur la finalité : « L’objectif, c’est de faire le bien. » Une ligne qu’il résume aussi par la devise de l’année : « Unis pour faire le bien. »

Dans son intervention, Alain Dulac a également pris le temps de rappeler les grands axes qui structurent l’action du Rotary à l’échelle internationale : la promotion de la paix, la lutte contre les maladies — avec en ligne de mire l’éradication de la poliomyélite —, la santé des mères et des enfants, l’accès à l’eau potable, l’éducation et le développement des économies locales. Un ensemble de priorités qui donne un cadre à l’engagement des clubs, et dont les déclinaisons locales. « Le service, c’est servir avant tout, mais c’est aussi agir. »
Le Rallye de Sologne, une mécanique éprouvée
Créé en 2008 en partenariat avec le Lions Club, le Rallye de Sologne est devenu un rendez-vous installé. Chaque année, entre 250 et 270 véhicules prennent le départ, soit près de 600 participants, pour une boucle au départ de Chambord. L’organisation est lourde, le déroulé maîtrisé : départ matinal, roadbook, étapes, ravitaillement, retour en fin de journée.

Résultat : 10 500 € redistribués en 2025, au bénéfice de ENH 41, du CAMSP du centre hospitalier Simone Veil de Blois et de l’association Prader-Willi France.
Les Rendez-vous du Chocolat, vitrine et ressource
Autre pilier, les Rendez-vous du Chocolat concentrent à la fois fréquentation et financement. L’édition 2025 a enregistré 2 350 entrées, permettant de dégager 7 500 € redistribués. Les bénéficiaires sont clairement identifiés : ENH 41, NEFTA, Le Sol des Bleus, L’Oiseau Lyre, le collège Rabelais et l’école du cirque. Le modèle repose sur trois équilibres : partenaires, billetterie, exposants. Et en interne, sur une mobilisation complète du club.

À côté de ces événements structurants, le club s’inscrit dans des actions plus directes. L’opération “Mon sang pour les autres”, menée avec l’Établissement Français du Sang au château de Blois, a permis en 2025 de mobiliser 166 participants, pour 148 dons, dont 26 nouveaux donneurs. Un enjeu identifié : renouveler les profils, notamment parmi les plus jeunes. Autre engagement, plus discret mais régulier : les collectes alimentaires en supermarché. Les membres y participent à titre bénévole, pour récupérer des produits alimentaires et d’hygiène redistribués localement. Ici, il n’est pas question de financement, mais de participation.
L’illettrisme, un axe de travail assumé
La Dictée du Rotary s’inscrit dans un autre registre, celui de l’éducation (lire ici) et de la lutte contre l’illettrisme qui touche 10% de la population. En 2026, 825 élèves – un record – ont participé à cette action, organisée dans plusieurs établissements, dont l’école Nelson-Mandela. Les fonds collectés sont reversés à CRIA 41 et ALIRE, deux structures engagées dans l’accompagnement vers la lecture et l’écriture. « Lutter contre l’illettrisme, ce n’est pas seulement organiser une dictée. C’est redonner de la dignité et offrir une chance », a expliqué appelle Maryse Cherière, responsable de la commission d’organisation. La déclinaison grand public, organisée à l’INSA, a réuni une petite centaine de participants autour de Bertrand Renard.

Multiplier les formats pour maintenir les ressources
Les formats sont multiples. Avec Espoir en tête, une projection de film en avant-première a réuni 397 spectateurs (un record) au Cap’Ciné de Blois, au profit de la recherche sur le cerveau. Avec la vente d’huile d’olive et d’olives bio, plus de 10,5 tonnes ont été écoulées auprès d’une centaine d’acheteurs. Les bénéfices financent notamment une classe de mer pour des élèves de l’école Nelson-Mandela. Des actions différentes, mais une même finalité : générer des ressources.
Le club poursuit également une action internationale avec le club de Tunis El Manar, avec lequel il est jumelé depuis une quinzaine d’années. Le projet en cours vise la réhabilitation du bloc opératoire de l’hôpital de Nefta, afin de permettre aux habitants d’être opérés sur place. Le budget est fixé à 24 000 €, avec la participation de sept clubs, de trois districts et de la Fondation Rotary. Le club de Blois y contribue à hauteur de 2 500 €.
Derrière chaque action, un point commun : l’engagement. Actifs ou retraités, les membres du club organisent, coordonnent, participent. Depuis 2005, le Rotary Blois Loire et Châteaux a redistribué plus de 262 000 €.


