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	<title>Archives des aménagement du territoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des aménagement du territoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Blois 4ᵉ ville moyenne la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Loyd</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 09:15:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son Baromètre Arthur Loyd 2025, publié dans le cadre de sa 9ᵉ édition, le réseau national de conseil en immobilier d’entreprise dresse le palmarès des métropoles et agglomérations françaises les plus attractives et résilientes. Parmi les cinquante aires d’attraction analysées à l’échelle nationale, l’aire d’attraction de Blois se hisse à la 4ᵉ place des &#8230;</p>
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<p>Dans son <strong><a href="https://www.arthur-loyd.com/barometre/barometre-9eme-edition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Baromètre Arthur Loyd 2025</a></strong>, publié dans le cadre de sa <strong>9ᵉ édition</strong>, le réseau national de conseil en immobilier d’entreprise dresse le palmarès des <strong>métropoles et agglomérations françaises les plus attractives et résilientes</strong>. Parmi les cinquante aires d’attraction analysées à l’échelle nationale, <strong>l’aire d’attraction de Blois se hisse à la 4ᵉ place des agglomérations de taille moyenne</strong>, confirmant sa position parmi les <a href="https://bloiscapitale.com/philippe-gouet-et-le-grand-chantier-des-freins-au-recrutement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">territoires</a> les mieux classés de sa catégorie.</p>



<p>Ce classement concerne les aires d’attraction comprises entre <strong>100 000 et 300 000 habitants</strong>, telles que définies par l’INSEE, c’est-à-dire des bassins de vie structurés autour des flux domicile-travail et non des périmètres administratifs. Dans cette catégorie, Blois figure immédiatement derrière <strong>Bayonne</strong>, <strong>Poitiers</strong> et <strong>La Rochelle</strong>, qui composent le trio de tête du palmarès 2025.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-barometre-fonde-sur-75-indicateurs-statistiques">Un baromètre fondé sur 75 indicateurs statistiques</h3>



<p>Le Baromètre Arthur Loyd repose sur une méthodologie strictement quantitative. Pour cette 9ᵉ édition, <strong>75 indicateurs statistiques</strong> ont été mobilisés, issus de plus de <strong>30 sources officielles ou reconnues</strong>, afin d’évaluer l’attractivité et la résilience des territoires français sur la période <strong>2024–2025</strong>. Ces indicateurs sont répartis en <strong>quatre grandes thématiques</strong> :<strong> la vitalité économique, l’accueil des entreprises et l’immobilier professionnel, la connectivité, le capital humain et les transitions, la qualité de vie.</strong> L’ensemble de ces données est agrégé sans pondération afin de constituer l’<strong>indice d’attractivité et de résilience</strong>, permettant de comparer objectivement cinquante aires d’attraction françaises représentant <strong>82 % de la population vivant dans des territoires de plus de 100 000 habitants.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-premiere-place-nationale-pour-l-accueil-des-entreprises-et-l-immobilier-professionnel">Première place nationale pour l’accueil des entreprises et l’immobilier professionnel</h3>



<p>Le principal enseignement du baromètre pour le territoire blésois concerne la thématique <em><strong>« Accueil des entreprises et immobilier professionnel »</strong>.</em> Sur ce critère, <strong>Blois se classe 1ʳᵉ de l’ensemble des agglomérations de taille moyenne</strong>. Cette thématique regroupe notamment les indicateurs relatifs aux performances du marché immobilier professionnel, aux conditions d’implantation et aux coûts associés à l’accueil des entreprises. Dans le cadre du baromètre, ce résultat constitue l’un des marqueurs les plus différenciants du positionnement de Blois à l’échelle nationale</p>



<p>Sur la <strong>vitalité économique</strong>, Blois se situe au <strong>15ᵉ rang</strong> de sa catégorie. Concernant la <strong>connectivité, le capital humain et les transitions</strong>, l’aire d’attraction blésoise atteint la <strong>14ᵉ place</strong>. Enfin, sur la <strong>qualité de vie</strong>, Blois se positionne au <strong>8ᵉ rang</strong> parmi les agglomérations de taille moyenne. Ces résultats combinés expliquent le classement global du territoire, dans un baromètre où aucun indicateur n’est pondéré et où chaque thématique contribue de manière équivalente à l’indice final.</p>



<p></p>
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		<title>Passerelle sur la Loire : le projet prend corps au fil du fleuve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 14:51:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur les rives de la Loire, quelque chose commence à se dessiner. Non pas encore une ligne continue, ni un franchissement achevé, mais une promesse devenue tangible. Ce vendredi 16 janvier, la présentation d’un prototype grandeur nature marque une étape symbolique et technique dans la construction de la future passerelle reliant les deux rives du &#8230;</p>
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<p>Sur les rives de la Loire, quelque chose commence à se dessiner. Non pas encore une ligne continue, ni un franchissement achevé, mais une <a href="https://bloiscapitale.com/travaux-et-ambition-tout-savoir-sur-la-future-passerelle-au-dessus-de-la-loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">promesse devenue tangible</a>. Ce vendredi 16 janvier, la <strong>présentation d’un prototype grandeur nature</strong> marque une étape symbolique et technique dans la construction de la future passerelle reliant les deux rives du fleuve.</p>



<p><strong>Six mois après le lancement officiel du chantier</strong>, le projet, annoncé dès 2019 comme l’un des grands engagements du Département en faveur des mobilités douces, entre dans une phase décisive. <strong>L’estacade est désormais en place, </strong>les premières piles de l’ancien barrage sont en cours de transformation, et la passerelle commence à exister autrement que sur plans.  Autour du prototype, élus, partenaires institutionnels, techniciens et concepteurs se sont retrouvés pour donner à voir la matérialité d’un ouvrage appelé à s’inscrire durablement dans le paysage ligérien.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="940" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4672-1024x940.jpeg" alt="Passerelle sur la Loire" class="wp-image-30557" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4672-1024x940.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4672-300x275.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4672-768x705.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4672-1536x1411.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4672-2048x1881.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-structurant-pour-le-territoire">Un projet structurant pour le territoire</h2>



<p>Longue de <strong>380 mètres</strong> et reposant sur<strong> sept piles</strong>, la future passerelle permettra à terme un franchissement sécurisé de la Loire <strong>pour les piétons, les cyclistes et les cavaliers</strong>. Intégrée au parcours de la <strong>Loire à Vélo,</strong> elle reliera plusieurs pôles majeurs du territoire : sites touristiques, équipements de loisirs, base de canoë, <a href="https://www.camping-loisir-blois.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">camping du Val de Blois</a>, parc des Mées. Au-delà du loisir, l’ouvrage est également pensé comme un levier de déplacements du quotidien, facilitant les trajets entre les deux rives.</p>



<p>Le projet représente un <strong>investissement global de 17,48 millions d’euros,</strong> cofinancé par le conseil départemental de Loir-et-Cher, la Région Centre–Val de Loire, l’État et Agglopolys. Un chantier d’envergure, tant par son coût que par la complexité environnementale et technique qu’implique toute intervention sur le dernier fleuve sauvage d’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’estacade, première colonne vertébrale du chantier</h2>



<p>Avant même que la passerelle ne prenne forme, il a fallu installer l’outil indispensable à sa construction : <strong>l’estacade. <em>« Ce n’est pas la passerelle ! »</em></strong>, rappelle d’emblée <strong>Aloïs Charpentier,</strong> directeur d&rsquo;<a href="https://atd41.fr/qui-sommes-nous/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ATD 41</a>, lors de la visite du site. <em>« C’est un ouvrage provisoire, qui sera démonté à la fin du chantier. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4675-1024x768.jpeg" alt="Passerelle sur la Loire" class="wp-image-30561" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4675-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4675-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4675-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4675-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4675-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>Large de 8,5 mètres, elle repose sur 70 pieux</strong> vibrofoncés et battus entre juin et décembre. Sa fonction est double : permettre l’accès aux piles existantes de l’ancien barrage et servir de plateforme logistique pour l’ensemble des interventions en rivière.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4676-1024x768.jpeg" alt="Passerelle sur la Loire" class="wp-image-30560" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4676-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4676-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4676-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4676-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4676-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Sa mise en œuvre n’a pas été sans difficulté. Le sous-sol rencontré s’est révélé plus complexe que prévu, obligeant les équipes à adapter leur méthodologie. <em><strong>« Le battage descendait beaucoup plus profondément que ce qui était envisagé. Il a fallu modifier le format des pieux,</strong> avec la mise en place d’obturateurs, ce qui a eu un impact à la fois en termes de matériaux et de délais »</em>, explique le chef de projet. <strong>Malgré ces ajustements, les travaux se sont déroulés dans le calendrier prévu,</strong> en cohérence avec les contraintes réglementaires liées à l’<strong>arrêté de biotope.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/Plan-3D-passerelle-sur-la-Loire-©-Marc-Mimram-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-30555" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/Plan-3D-passerelle-sur-la-Loire-©-Marc-Mimram-1024x683.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/Plan-3D-passerelle-sur-la-Loire-©-Marc-Mimram-300x200.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/Plan-3D-passerelle-sur-la-Loire-©-Marc-Mimram-768x512.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/Plan-3D-passerelle-sur-la-Loire-©-Marc-Mimram-1536x1024.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/Plan-3D-passerelle-sur-la-Loire-©-Marc-Mimram-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Construire sur la Loire implique une vigilance de chaque instant. Le chantier fait l’objet d’un suivi environnemental strict, assuré par un bureau d’études spécialisé, en lien avec plusieurs acteurs locaux. <strong>Ce suivi concerne notamment les populations de sternes et de mouettes, présentes sur les îlots</strong> situés à proximité immédiate du chantier. <strong>Reproduction, nidification, envol des oisillons</strong> : chaque étape est observée avant toute reprise d’activité. <em>« Ce suivi est réalisé en partenariat avec des structures locales, comme le CDPNE, et encadré par la DDT, avec laquelle nous échangeons régulièrement »</em>, précise Aloïs Charpentier. Une exigence écologique qui conditionne le rythme du chantier, mais qui façonne aussi la philosophie même du projet.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4659-1024x768.jpeg" alt="Passerelle sur la Loire" class="wp-image-30559" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4659-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4659-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4659-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4659-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4659-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Consolider l’existant pour accueillir l’avenir</h2>



<p>Grâce à l’estacade, les équipes peuvent désormais intervenir directement sur les piles de l’ancien barrage. Autour de certaines d’entre elles, <strong>des batardeaux ont été installés</strong> : de véritables enceintes métalliques <strong>permettant de mettre les structures à sec.</strong></p>



<p><strong>Marc Mimram, architecte du projet,</strong> en décrit le principe avec pédagogie : <em>« Le batardeau est un système d’éléments métalliques que l’on glisse les uns dans les autres pour former une enceinte étanche. Cela permet de pomper l’eau à l’intérieur et d’intervenir sur les fondations. »</em> À l’intérieur, les opérations se succèdent : démontage d’anciennes structures métalliques, repérage et traitement des fissures, comblement des cavités, homogénéisation du béton. Une étape invisible pour le grand public, mais absolument déterminante. <em><strong>« Il faut d’abord consolider, réparer, renforcer, avant de pouvoir rehausser les piles et accueillir ensuite la structure métallique de la passerelle »,</strong></em> résume Aloïs Charpentier</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4664-1024x768.jpeg" alt="Passerelle sur la Loire" class="wp-image-30564" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4664-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4664-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4664-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4664-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/01/IMG_4664-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le prototype : moment charnière du projet</h2>



<p>C’est pourtant un autre objet qui concentre tous les regards ce jour-là : le prototype. Acheminé sur site à l’automne, ce <strong>tronçon grandeur nature — large d’environ cinq mètres —</strong> permet de valider l’ensemble des choix définitifs avant le lancement complet de la fabrication industrielle. <em>« C’est un prototype à l’échelle 1 »,</em> explique Marc Mimram. <em><strong>« Il permet de vérifier les détails d’assemblage, les proportions, l’esthétique, la relation au paysage. »</strong></em></p>



<p><strong>La hauteur du garde-corps, par exemple, a été pensée pour permettre la cohabitation des piétons, des cyclistes et des chevaux.</strong> Mais au-delà de la technique, c’est la philosophie de l’ouvrage qui se révèle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une passerelle pensée comme un lieu, pas seulement comme un passage</h2>



<p>Pour l’architecte, la passerelle ne se résume pas à un franchissement fonctionnel. <em><strong>« On ne se débarrasse pas de la Loire en la traversant. Au contraire, on vient à elle. »</strong></em> L’ouvrage est conçu <strong>comme une promenade,</strong> une adresse nouvelle dans le paysage ligérien. Les arcs métalliques, parfois au-dessus du tablier, parfois en dessous, créent des séquences variées. <strong>À certains endroits, les usagers pourront s’asseoir et contempler le fleuve.</strong> <em>« C’est un espace public offert à tous, qui permettra de partager la Loire »,</em> insiste Marc Mimram.</p>



<p>Une vision qui s’inscrit dans sa manière d’aborder chaque projet : jamais générique, toujours enracinée dans la géographie du lieu. <em>« Ce n’est pas un ouvrage que vous avez déjà vu ailleurs. Ce que nous faisons ici, c’est une passerelle pour vous, et uniquement pour vous. <strong>Elle sera donc unique. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Composer avec le vivant</h2>



<p>Cette singularité passe aussi par la prise en compte du vivant. <strong>Des dispositifs spécifiques, partiellement couverts d’osier,</strong> seront installés au droit des îlots fréquentés par les sternes. Leur particularité : ils pourront être déplacés. <em>« Les îles sont sauvages, elles peuvent bouger. Les oiseaux aussi. Il fallait donc des protections adaptables »,</em> explique l’architecte. Sur les 380 mètres de la passerelle, seules certaines portions seront concernées, précisément là où le besoin écologique l’impose. Une manière d’inscrire l’ouvrage dans un dialogue permanent avec le fleuve.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prochaines étapes</h2>



<p>Après la présentation du prototype, le calendrier du chantier s’accélère. <strong>Les premières opérations d’assemblage de la charpente métallique doivent débuter dès février,</strong> avec l’arrivée des premiers tronçons fabriqués en usine.</p>



<p>Ces éléments, contraints par le gabarit routier, seront réassemblés sur site avant d’être <strong>progressivement lancés, de pile en pile, à partir du printemps.</strong> En parallèle, les travaux de réparation et de renforcement se poursuivront sur les autres piles, en fonction du niveau de la Loire et des contraintes environnementales. <strong>L’équipement final — revêtement, garde-corps, filets — interviendra ultérieurement,</strong> avant les essais de charge et <strong>l’inauguration officielle prévue en 2027.</strong> Le prototype présenté ce 16 janvier n’est pas encore un pont, mais il en porte déjà l’esprit.</p>



<p></p>
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		<title>L’Observatoire de l’Économie et des Territoires : un outil unique en France</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 09:40:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trente ans après sa création dans le Loir-et-Cher, l’Observatoire de l’Économie et des Territoires (OET) s’est imposé comme un outil unique en France. Ni bureau d’études, ni organisme politique, il incarne une conception exigeante du service public de la donnée territoriale : mutualisé, rigoureux, accessible et, surtout, profondément ancré dans le réel. Jean-Luc Broutin, président &#8230;</p>
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<p><em>Trente ans après sa création dans le Loir-et-Cher, <strong>l’Observatoire de l’Économie et des Territoires (OET) s’est imposé comme un outil unique en France.</strong> Ni bureau d’études, ni organisme politique, il incarne une conception exigeante du service public de la donnée territoriale : mutualisé, rigoureux, accessible et, surtout, profondément ancré dans le réel.</em> <em><strong>Jean-Luc Broutin</strong>, président de l’OET, <strong>Geneviève Baraban</strong>, vice-présidente, et le <strong>binôme de direction, composé de Christophe Lefert et Nathalie Carl</strong>, ont partagé sans détour la philosophie, les rouages et les ambitions d’un outil au service des collectivités, des acteurs économiques et de l’ensemble des habitants du département.</em></p>



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<p>Parmi les quelque cent vingt structures adhérentes à l’OET, on retrouve des collectivités de toutes tailles, des départements (<a href="https://bloiscapitale.com/alain-amiot-quatre-projets-vont-transformer-le-paysage-ligerien" target="_blank" rel="noreferrer noopener">41</a>, 28, 37, 45), la Région Centre-Val de Loire, l’État, des chambres consulaires, des établissements publics et des acteurs de terrain. Tous y trouvent <strong>un appui méthodologique, une expertise cartographique, et une capacité d’analyse</strong> dont la valeur tient autant à la <strong>qualité des données</strong> qu’à leur <strong>traitement.</strong> <em>« Ce n’est pas parce qu’on a des chiffres qu’on a compris le territoire »</em>, glisse Jean-Luc Broutin. <em>« Notre rôle, ce n’est pas d’additionner des fichiers Excel, mais d’apporter des analyses fondées, compréhensibles, utiles pour agir. »</em> Tout simplement, <strong>des outils.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-structure-nee-d-un-manque">Une structure née d’un manque</h3>



<p>L’histoire de l’OET commence dans les années 1990, au sein de l’agence économique du Loir-et-Cher, sur un constat alors partagé par l’État et les chambres consulaires : <strong>le territoire manquait cruellement de données économiques fiables.</strong> Rapidement, il apparaît que <strong>l’économie ne peut être comprise isolément</strong>. Pour l’analyser, il faut regarder aussi le logement, les déplacements, la santé, les dynamiques sociales. <strong>De fil en aiguille, l’Observatoire élargit son champ, intégrant toujours plus de thématiques. </strong>Trois décennies plus tard, il couvre presque tous les domaines de la vie territoriale.</p>



<p>Ce n’est pas un parcours linéaire. <strong>Il a fallu une volonté politique forte</strong>. Celle du Département, d’abord, qui a porté la structure dès ses débuts et a maintenu son engagement sans faille pendant trente ans. Celle aussi de ses dirigeants successifs, élus ou non, qui ont cru à l’utilité d’<strong>un outil fondé sur la rigueur, la mutualisation et l’intérêt général.</strong> <em>« On n’est pas là pour plaire aux adhérents »</em>, résume le président. <em>« Nos conclusions ne sont pas faites pour leur faire plaisir. On les publie parce qu’elles sont justes. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1975-1024x768.jpeg" alt="Observatoire de l’Économie et des Territoires" class="wp-image-26081" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1975-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1975-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1975-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1975-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1975-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mutualiser-c-est-plus-difficile">Mutualiser, c’est plus difficile</h3>



<p><strong>Dans un paysage institutionnel souvent éclaté, où chaque structure a tendance à développer ses propres outils, l’OET est l’exception. </strong>Il ne travaille pas pour une collectivité isolée, mais pour l’ensemble du réseau adhérent. Cela suppose des arbitrages, des compromis, un travail de coordination permanent. Ce modèle mutualisé, s’il est plus complexe à piloter, a aussi une vertu : il favorise la comparabilité des données, leur mise en cohérence, leur lecture partagée.</p>



<p>Chaque année, un comité de programmation examine les propositions de sujets formulées par les adhérents. Après avis, le conseil d’administration de l’Observatoire arrête le programme annuel des travaux. Mais l’indépendance de l’analyse reste une ligne rouge. <em><strong>« Ce n’est pas un bureau d’études. Ce n’est pas du travail à façon. Ce que nous produisons appartient à tous les adhérents. »</strong></em> Cette culture du bien commun ne se décrète pas. Elle s’est construite au fil du temps, à mesure que les collectivités constataient l’utilité concrète des études et la fiabilité des diagnostics.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-base-de-donnees-des-bases-de-donnees">Une base de données des bases de données</h3>



<p>L’OET dispose aujourd’hui d’environ 800 fournisseurs de données pour près de 500 bases. <strong>À cette matière brute, l’Observatoire applique une méthode.</strong> Il commence par territorialiser : les périmètres statistiques sont souvent inadaptés aux réalités locales. L’équipe redécoupe, affine, croise avec les données communales. Elle interroge les professionnels de terrain, lance des enquêtes, complète par du qualitatif. <strong>Elle ne se contente pas de chiffres. Elle les fait parler.</strong></p>



<p>Au cœur du dispositif, une base de données&#8230; des bases de données. Un outil interne qui permet de tracer les sources, les dates d’actualisation, les échéances. Chaque chargé d’étude en est responsable dans son domaine – logement, social, tourisme, santé, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-equipe-les-outils-les-usages">L’équipe, les outils, les usages</h3>



<p>L’Observatoire emploie 18 personnes réparties en deux pôles. <strong>Le pôle études</strong>, piloté par des chargés d’études épaulés par des assistants, produit plus d’une centaine de travaux chaque année. <strong>Le pôle technique</strong> réunit deux informaticiens, un data analyst, trois géomaticiens, et les outils cartographiques les plus avancés. <em><strong>« Un élu n’a pas le temps de lire un rapport de 10 pages. En revanche, une carte bien faite, il la comprend tout de suite »,</strong></em> souligne Jean-Luc Broutin.</p>



<p>C’est toute la force des <strong>WebSIG</strong> développés en interne. L’OET a récemment modernisé ses outils pour gagner en performance et en clarté. Des modules spécifiques ont été conçus pour la gestion des réseaux d’eau potable, des zones d’activités économiques, ou encore le suivi du foncier. Ce sont des outils métiers, utilisés par les développeurs économiques, les techniciens des collectivités, les gestionnaires de réseaux.</p>



<p><strong>En parallèle, <a href="https://pilote-oet.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site internet a été entièrement refondu</a></strong> pour les 30 ans de l’association. Plus lisible, plus intuitif, il donne accès aux publications, aux indicateurs, aux cartographies. Mais encore faut-il que les acteurs le connaissent. <em><strong>« On a besoin que tout le monde s’en empare. Que ce soit un réflexe. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-adele41-les-services-publics-dans-la-poche">ADELE41 : les services publics dans la poche</h3>



<p>Autre développement majeur : <strong><a href="https://www.adele41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ADELE41,</a></strong> un portail partenarial né du croisement entre les besoins des usagers et les attentes des professionnels. Il <strong>regroupe plus de 2 400 adresses de services à la population (santé, social, numérique, enfance, logement…) et les rend accessibles via une carte interactive.</strong></p>



<p>Il ne s’agit pas de dupliquer ce que d’autres font déjà : ADELE41 renvoie vers les sites officiels, les permanences locales, les structures référentes. Mais il les rend visibles, repérables, centralisés. <em><strong>« Une assistante sociale ne doit pas passer une demi-heure sur Google à chercher une info fausse. ADELE41, c’est là pour ça »,</strong></em> explique Geneviève Baraban.</p>



<p>Mis à jour chaque année via une enquête participative, le site est aussi alimenté au quotidien par la veille, les retours terrain, les échanges avec les partenaires. N’importe qui peut signaler une erreur ou un changement : l’Observatoire vérifie, corrige, et remet à jour.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-donnee-a-l-action-publique">De la donnée à l’action publique</h3>



<p>Les études réalisées par l’OET touchent à tous les domaines : <strong>éducation</strong>, <strong>logement, santé, transition écologique, mobilité, culture, conjoncture économique ou artisanale. </strong>Certaines donnent lieu à des publications, d’autres à des présentations orales ou à des flashs thématiques.</p>



<p>Et toujours cette même rigueur : <strong>croiser, contextualiser, rendre lisible sans appauvrir.</strong> En outre, l’Observatoire ne se limite pas à constater. Il alerte aussi. <em>« Quand on a vu la population du Loir-et-Cher s’inverser, on a immédiatement lancé une analyse fine pour comprendre »</em>, se souvient Christophe Lefert.</p>



<p>Cet éclairage factuel permet aux élus de <strong>ne pas décider à l’aveugle.</strong> L’exemple souvent cité est celui d’un adjoint municipal, fraîchement élu, qui voulait fermer une école primaire. Grâce aux données de l’OET, on a vu que le quartier était en train de se rajeunir. L’école a été maintenue. <em>« C’est fondamental. <strong>L’Observatoire permet de savoir de quoi on parle. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-exception-francaise">Une exception française</h3>



<p>Pourquoi ce modèle n’a-t-il pas essaimé ? Parce qu’il suppose <strong>une vision à long terme</strong>. Parce qu’il coûte. Et parce qu’il repose sur une culture du partenariat peu répandue. <em><strong>« Beaucoup de territoires veulent faire pour eux-mêmes. Ce qu’on fait ici, c’est compliqué, mais c’est durable »</strong></em>, observe le président de l&rsquo;OET.</p>



<p>Il a fallu du temps. Il a fallu une volonté. Celle de <strong>Roger Goemaere, président du Département</strong> au moment de la création, celle de <strong>l’État, partenaire dès l’origine</strong>, celle des acteurs économiques, convaincus par le manque criant de données. Aujourd’hui, le Loir-et-Cher est le seul département à disposer d’un tel outil. Les autres peuvent s’en inspirer, mais <strong>aucun ne peut reproduire en quelques mois ce qui a mis trente ans à se construire.</strong> <em><strong>« Il faut du tissu, de la confiance, des interlocuteurs, et du temps. Il a fallu une vraie volonté politique, un esprit maison, du travail, de l&rsquo;indépendance, une équipe stable, un savoir faire »</strong></em> conclut Jean-Luc Broutin. Un observatoire ne se décrète pas : il se tisse, patiemment, au croisement de la méthode, de la fiabilité et du temps long.</p>



<p>Pour aller plus loin : <strong><em><a href="https://pilote-oet.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pilote-oet.fr</a></em></strong> et <strong><em><a href="https://www.adele41.fr/">adele41.fr</a></em></strong></p>



<p></p>
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		<title>Pierre Allorant : « Le CESER doit être un levier de démocratie régionale »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 16:51:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Président du CESER Centre-Val de Loire, Pierre Allorant était en déplacement jeudi à Blois pour rencontrer des acteurs institutionnels du département. Dans cet entretien approfondi, il revient sur le rôle de cette assemblée consultative, son influence sur les décisions publiques, la participation citoyenne et les enjeux prioritaires pour la région. « Une instance consultative qui &#8230;</p>
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<p>Président du <strong><a href="https://ceser.centre-valdeloire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CESER Centre-Val de Loire</a></strong>, <strong>Pierre Allorant</strong> était en déplacement jeudi à Blois pour rencontrer des acteurs institutionnels du département. Dans cet entretien approfondi, il revient sur le rôle de cette assemblée consultative, son influence sur les décisions publiques, la participation citoyenne et les enjeux prioritaires pour la région.</p>



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<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center" id="h-une-instance-consultative-qui-eclaire-les-politiques-publiques"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">« Une instance consultative qui éclaire les politiques publiques »</mark></em></strong></h3>



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<h4 class="wp-block-heading" id="h-blois-capitale-le-ceser-est-une-institution-meconnue-du-grand-public-pouvez-vous-nous-expliquer-en-quoi-consiste-son-role">&#8211; <em><strong>Blois Capitale : Le CESER est une institution méconnue du grand public. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste son rôle ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : Le <strong>Conseil économique, social et environnemental régional (CESER)</strong> est la <strong>seconde assemblée régionale</strong> après le Conseil régional. C’est une <strong>instance consultative</strong> composée de <strong>100 membres</strong>, issus de quatre collèges :<strong> représentants des employeurs, syndicats de salariés, associations et personnalités qualifiées nommées par la préfecture.</strong> Notre rôle est d’<strong>émettre des avis et des recommandations</strong> sur les grandes décisions qui touchent notre territoire. Ces avis concernent des sujets très variés : l’économie, l’environnement, la formation, la santé, les mobilités, la culture, la transition écologique…</p>



<p>Nous sommes <strong>systématiquement consultés</strong> sur certaines décisions du Conseil régional, comme <strong>le budget</strong> ou les <strong>grands schémas d’aménagement</strong>. Nos avis ne sont pas contraignants, mais sans eux, ces décisions ne peuvent pas être adoptées légalement. Nous avons également la possibilité de nous autosaisir sur certains sujets lorsque nous estimons qu’ils nécessitent une réflexion approfondie. Enfin, nous jouons un rôle d’<strong>interface entre les citoyens, les institutions et les élus</strong>. Nous travaillons également en collaboration avec d’autres CESER en France, le <strong>CESE national</strong> et même le <strong>CESE européen</strong> pour apporter une vision plus large des enjeux territoriaux.</p>



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<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center" id="h-la-saisine-citoyenne-un-levier-de-democratie-participative"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">« La saisine citoyenne, un levier de démocratie participative »</mark></strong></h3>



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<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-nbsp-vous-parliez-d-une-possibilite-de-saisine-citoyenne-comment-fonctionne-ce-dispositif"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale :&nbsp;Vous parliez d’une possibilité de saisine citoyenne. Comment fonctionne ce dispositif ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : Nous avons mis en place <strong>un mécanisme de participation citoyenne</strong>, permettant aux habitants de nous saisir directement. Pour qu’une demande soit étudiée, elle doit être accompagnée d’<strong>une pétition rassemblant 4 000 signatures</strong>, réparties sur <strong>au moins six départements</strong> de la région. Cette répartition garantit que la question posée concerne bien un <strong>enjeu régional</strong> et non une problématique strictement locale. Dès lors que ce seuil est atteint, nous <strong>examinons la demande</strong> au sein du <strong>bureau du CESER</strong>, qui est notre organe de gouvernance. Nous vérifions si le sujet relève bien de nos compétences et s’il présente un intérêt général pour la région. Si c’est le cas, nous lançons une étude qui peut durer de <strong>trois à six mois</strong> et aboutir à des recommandations concrètes.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-nbsp-avez-vous-des-exemples-de-saisines-citoyennes-qui-ont-eu-un-impact-concret"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale :&nbsp;Avez-vous des exemples de saisines citoyennes qui ont eu un impact concret ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : Oui, un des cas les plus marquants a été <strong>la saisine sur les hôpitaux en 2018</strong>. La pétition a recueilli <strong>plus de 60 000 signatures</strong>, portée notamment par la CGT hospitalière, et a mis en lumière les problèmes des déserts médicaux et la souffrance des soignants. Ce travail a contribué à une prise de conscience et à une <strong>mobilisation régionale,</strong> débouchant sur la décision de créer <strong>un deuxième CHU et une seconde faculté de médecine à Orléans</strong>.</p>



<p>Autre exemple, nous avons été saisis sur le <strong>projet d’autoroute A154 (Orléans-Chartres-Dreux)</strong>. Avec <strong>5 000 signatures</strong>, la pétition nous a permis de nous emparer du dossier et d’analyser ses impacts sur l’environnement et la mobilité. En revanche, nous constatons une <strong>baisse des saisines citoyennes ces dernières années</strong>. C’est dommage, car <strong>4 000 signatures, ce n’est pas énorme</strong>. Et il suffit d’en obtenir 3 995 dans un département et 5 autres réparties dans le reste de la région pour qu’une demande soit recevable.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-nbsp-le-maintien-de-l-offre-culturelle-pourrait-faire-l-objet-d-une-saisine-citoyenne"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale :&nbsp;Le maintien de l&rsquo;offre culturelle pourrait faire l’objet d’une saisine citoyenne ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : <strong>Tout à fait. La culture est une compétence partagée entre plusieurs niveaux de collectivités</strong> : la Région, les Départements et les Communes. Ce qui pose parfois des problèmes, car chacun peut se désengager en comptant sur les autres. Si un <strong>collectif citoyen mobilise 4 000 signatures</strong> pour demander une <strong>étude sur l’impact des politiques culturelles en région</strong>, nous nous en saisirions très probablement. Cependant, nous devons faire la distinction entre <strong>un problème local</strong> et <strong>une problématique régionale</strong>. Par exemple, si la demande concerne <strong>le maintien d’une salle de spectacle municipale</strong>, cela relève de l’échelon local. Mais si la question porte sur <strong>le financement des associations culturelles dans toute la région, la diffusion de la culture en milieu rural ou l’avenir des festivals</strong>, alors c’est une problématique qui peut être traitée à notre niveau.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center" id="h-travailler-en-synergie-pour-une-meilleure-gouvernance"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">« Travailler en synergie pour une meilleure gouvernance »</mark></strong></h3>



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<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-le-ceser-a-t-il-une-influence-reelle-sur-les-decisions-politiques"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale : Le CESER a-t-il une influence réelle sur les décisions politiques ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : Nous avons un <strong>rôle consultatif</strong>, donc nos avis ne sont pas contraignants. Cependant, lorsque nous sommes <strong>associés en amont</strong> aux réflexions régionales, notre impact est significatif. Par exemple, sur la stratégie de l’<strong>économie sociale et solidaire</strong>, les <strong>circuits courts</strong> ou encore la <strong>formation aux métiers culturels dans le cadre de Bourges 2028</strong>, nos contributions ont été prises en compte. Sur certains sujets, notre expertise <strong>oriente directement les politiques publiques</strong>. C’est notamment le cas en <strong>matière de transition écologique, de mobilité ou d’attractivité économique</strong>. Nous avons produit plusieurs études sur la <strong>réindustrialisation</strong>, le <strong>ZAN (zéro artificialisation nette)</strong> et la <strong>gestion des ressources</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-vous-evoquez-le-zan-quelle-est-la-position-du-ceser-sur-cette-question"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale :</strong> <strong>Vous évoquez le ZAN. Quelle est la position du CESER sur cette question ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : Le <strong>ZAN est un sujet délicat</strong>, car il faut concilier la <strong>préservation des terres agricoles</strong> et le <strong>développement économique</strong>. Nous plaidons pour une meilleure <strong>utilisation des friches industrielles et urbaines</strong>, plutôt que de consommer de nouveaux espaces naturels. Nous avons aussi pris position sur la <strong>logistique</strong>, en demandant qu’elle soit mieux intégrée aux <strong>infrastructures ferroviaires</strong>, plutôt que de multiplier les plateformes logistiques générant du trafic routier et de l’artificialisation des sols.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0462-1024x768.jpeg" alt="Pierre Allorant" class="wp-image-23247" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0462-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0462-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0462-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0462-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_0462-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center" id="h-une-necessaire-cooperation-entre-collectivites"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">« Une nécessaire coopération entre collectivités »</mark></strong></h3>



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<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-on-constate-parfois-un-manque-de-coordination-entre-les-collectivites-quels-sont-les-blocages"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale :</strong> <strong>On constate parfois un manque de coordination entre les collectivités. Quels sont les blocages ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : Le véritable problème du <strong>millefeuille territorial</strong>, ce n’est pas tant qu’il y ait plusieurs niveaux de décision, mais que les différentes strates ne <strong>travaillent pas assez ensemble</strong>. Prenons l’exemple de la <strong>mobilité</strong> : nous avons travaillé sur le projet de <strong>services express régionaux métropolitains (SERM) de Tours et Orléans</strong>, qui devraient structurer les déplacements en région. Or, ce projet <strong>impacte aussi le Loir-et-Cher</strong>, avec des liaisons importantes vers Blois, Mer et Onzain. Pourtant, le Conseil départemental et Agglopolys ne sont pas pleinement intégrés aux discussions. Même constat sur la <strong>santé</strong> : nous étions la seule région à ne pas avoir de <strong>gérontopôle</strong>, une structure qui met en réseau les CHU, les facultés de médecine et les collectivités. Grâce à une <strong>initiative conjointe de la Région et des Départements</strong>, nous avons pu y remédier.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center" id="h-faire-connaitre-le-ceser-et-renforcer-le-lien-avec-les-citoyens"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">« Faire connaître le CESER et renforcer le lien avec les citoyens »</mark></strong></h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-comment-mieux-faire-connaitre-le-ceser"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale :</strong> <strong>Comment mieux faire connaître le CESER ?</strong></em></h4>



<p>Pierre Allorant : Notre priorité est de <strong>renforcer notre communication auprès des élus locaux</strong>. Nous avons déjà rencontré <strong>tous les parlementaires de la région</strong> et nous poursuivons notre travail auprès des <strong>maires et des associations</strong>. Nous voulons aussi que <strong>les acteurs économiques, sociaux et culturels sachent qu’ils peuvent nous saisir</strong>. Nous allons multiplier les outils numériques pour diffuser nos travaux et mieux expliquer notre rôle. Notre objectif n’est pas que chaque <a href="https://bloiscapitale.com/le-loir-et-cher-veut-garder-le-cap-sur-le-sport-inclusif">citoyen</a> connaisse le CESER en détail, mais que ceux qui portent des projets ou des revendications régionales <strong>sachent qu’ils peuvent s’adresser à nous</strong> et <strong>mobiliser la démocratie participative</strong> à travers les saisines citoyennes.</p>



<h4 class="wp-block-heading" id="h-nbsp-blois-capitale-quels-sont-les-grands-dossiers-que-le-ceser-traite-actuellement"><em>–&nbsp;<strong>Blois Capitale :</strong> <strong>Quels sont les grands dossiers que le CESER traite actuellement ?</strong></em></h4>



<p>Nous avons plusieurs axes de travail prioritaires en ce moment. L’un d’eux concerne la <strong>réindustrialisation</strong> et la <strong>reconquête de souveraineté</strong>. Nous avons déjà travaillé sur l’<strong>économie circulaire</strong> et l’<strong>économie sociale et solidaire</strong>, et nous poursuivons nos réflexions sur comment encourager la production locale et l’innovation industrielle.</p>



<p>Nous menons également des études sur la <strong>mobilité régionale</strong>, notamment en lien avec les <strong>étoiles ferroviaires de Tours et d’Orléans</strong> et les projets de <strong>SERM</strong> (Services express régionaux métropolitains). Notre approche consiste à voir <strong>comment ces projets peuvent bénéficier à l’ensemble du territoire régional</strong>, y compris des villes intermédiaires comme Blois, Vendôme ou Romorantin.</p>



<p>Nous avons aussi engagé des travaux sur la <strong>stratégie de coopération internationale de la Région</strong>. L’idée est de <strong>maintenir des relations culturelles, éducatives et économiques avec des pays partenaires</strong>, même lorsque certaines de ces nations connaissent des crises politiques ou des dérives autoritaires. Il ne s’agit pas d’ignorer les réalités géopolitiques, mais de <strong>préserver les liens entre sociétés civiles</strong>, notamment dans les domaines de la culture, du sport et de l’éducation.</p>



<p>Enfin, un sujet important concerne <strong>l’attractivité du Centre-Val de Loire pour les jeunes diplômés</strong>. Beaucoup partent faire leurs études à Paris, Bordeaux ou Nantes, mais <strong>comment leur donner envie de revenir s’installer ici</strong> pour travailler et fonder une famille ? Cela passe par l’emploi, le logement, la qualité des services publics, l’accès aux loisirs… Nous avons une <strong>approche globale</strong>, car l’installation dans un territoire repose sur plusieurs facteurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RFEnQ8t6EK"><a href="https://bloiscapitale.com/le-ceser-un-levier-de-democratie-participative-a-portee-des-citoyens">Le CESER, un levier de démocratie participative à portée des citoyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le CESER, un levier de démocratie participative à portée des citoyens » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/le-ceser-un-levier-de-democratie-participative-a-portee-des-citoyens/embed#?secret=R0D0dtmAOi#?secret=RFEnQ8t6EK" data-secret="RFEnQ8t6EK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le CESER, un levier de démocratie participative à portée des citoyens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 16:46:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui connaît vraiment le CESER ? Pourtant, cet organe consultatif régional joue un rôle essentiel dans l’élaboration des politiques publiques du Centre-Val de Loire. Et surtout, il peut être saisi directement par les citoyens. Une pétition réunissant 4 000 signatures réparties sur l’ensemble du territoire régional suffit pour que cette instance examine un sujet d’intérêt &#8230;</p>
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<p><strong>Qui connaît vraiment le CESER ?</strong> Pourtant, cet <a href="https://ceser.centre-valdeloire.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">organe consultatif régional</a> joue <strong>un rôle essentiel</strong> dans l’élaboration des politiques publiques du Centre-Val de Loire. <strong>Et surtout, il peut être saisi directement par les citoyens. Une pétition réunissant 4 000 signatures</strong> réparties sur l’ensemble du territoire régional suffit pour que cette instance examine un sujet d’intérêt public et décide de l’étudier. <strong>Ce mécanisme, encore trop peu utilisé</strong>, constitue pourtant une opportunité précieuse de placer des problématiques locales au cœur des décisions politiques régionales et d’influer sur les orientations stratégiques de la collectivité.</p>



<p>Le CESER, ou Conseil Économique, Social et Environnemental Régional, est la deuxième assemblée régionale, fonctionnant aux côtés du Conseil régional. Sa mission ne consiste pas à voter les politiques publiques, mais à éclairer les choix de l’exécutif en produisan<strong>t des avis et recommandations.</strong> Il constitue ainsi une <strong>force de proposition indépendante,</strong> capable d’analyser les conséquences sociales, économiques et environnementales des décisions publiques avec un recul que ne permet pas toujours l’urgence de l’action politique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le CESER Centre-Val de Loire" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/W-EZkgMZpY4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-composition-plurielle-au-service-de-l-interet-general"><strong>Une composition plurielle au service de l’intérêt général</strong></h3>



<p>Cette instance repose sur une organisation représentative de la société civile, <strong>composée de cent conseillers désignés pour six ans</strong>. Son originalité tient à la diversité de ses membres, répartis en quatre collèges : <strong>représentants des entreprises et des professions libérales, syndicats de salariés, associations et organismes participant à la vie collective, et enfin, personnalités qualifiées</strong>, nommées en raison de leur expertise. Cette structuration garantit une pluralité de points de vue et une capacité d’analyse ancrée dans les réalités du territoire.</p>



<p>Les travaux du CESER s’articulent autour de plusieurs commissions thématiques, qui couvrent des domaines essentiels tels que <strong>la qualité de la vie et les solidarités, l’environnement et la mobilité, l’économie et l’emploi, ou encore la formation et l’éducation.</strong> À ces commissions s’ajoutent une section évaluation et une section prospective, chargées d’examiner l’impact des politiques publiques sur le long terme et d’anticiper les grandes mutations à venir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-role-cle-dans-l-orientation-des-politiques-regionales"><strong>Un rôle clé dans l’orientation des politiques régionales</strong></h3>



<p>Contrairement à une idée répandue, le CESER ne se limite pas à une fonction consultative passive. <strong>Il dispose d’un pouvoir d’autosaisine</strong> qui lui permet d’examiner de manière autonome les sujets qu’il juge prioritaires. Il répond également aux saisines du président du Conseil régional, qui sollicite régulièrement son expertise sur des dossiers complexes, notamment en matière d’aménagement du territoire, d’économie circulaire ou de réindustrialisation.</p>



<p>L’un des axes majeurs de son action concerne le <strong>développement économique</strong>. À travers ses contributions sur l’économie sociale et solidaire ou la stratégie régionale en faveur de l’économie circulaire, il apporte une réflexion approfondie sur les leviers susceptibles de favoriser une croissance plus durable et inclusive. Il veille aussi à <strong>préserver l’emploi industriel,</strong> secteur qui représente encore 20 % du PIB régional, en formulant des recommandations visant à maintenir une activité manufacturière compétitive.</p>



<p>Le CESER joue également un rôle déterminant dans les politiques de formation et d’éducation. Il s’attache notamment à <strong>identifier les obstacles à l’accès à l’enseignement supérieur dans une région où les taux de poursuite d’études restent inférieurs à la moyenne nationale</strong>. De même, il mène une réflexion approfondie sur <strong>l’adaptation des formations agricoles aux défis de la transition écologique et énergétique,</strong> consciente que la pérennité de l’agriculture régionale passe par une montée en compétences des futurs professionnels du secteur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-enjeux-environnementaux-et-sociaux-integres-a-la-reflexion"><strong>Des enjeux environnementaux et sociaux intégrés à la réflexion</strong></h3>



<p>L’environnement est au cœur des travaux du CESER, qui contribue activement à la définition des orientations régionales en matière de sobriété énergétique et d’aménagement du territoire. Il intervient, par exemple, dans l’élaboration du <strong>SRADDET</strong> (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires), en formulant des propositions sur des enjeux cruciaux tels que la gestion du foncier et la réduction de l’artificialisation des sols.</p>



<p>Sa réflexion dépasse le cadre strictement environnemental pour englober des problématiques sociétales plus larges. Il s’intéresse ainsi aux<strong> conditions d’hébergement des publics en grande précarité,</strong> en cherchant à promouvoir des solutions d’accueil plus pérennes que les dispositifs d’urgence actuels. Il se penche aussi sur la question des <strong>ressources des jeunes de 18 à 25 ans</strong>, afin d’identifier les moyens de garantir leur autonomie financière et de favoriser leur ancrage dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-au-service-de-l-anticipation-et-de-la-prospective"><strong>Un outil au service de l’anticipation et de la prospective</strong></h3>



<p>Le CESER ne se limite pas à analyser les politiques publiques existantes : <strong>il cherche à anticiper les mutations économiques, sociales et culturelles</strong> qui façonneront le Centre-Val de Loire de demain. Il élabore, par exemple, des scénarios sur l’évolution démographique et l’attractivité du territoire à l’horizon 2040, en explorant les leviers permettant de fixer les jeunes actifs dans la région.</p>



<p>Son rôle est également essentiel dans l’accompagnement des <strong>grands projets structurants</strong>. Il contribue activement aux réflexions sur <strong>Bourges 2028</strong>, désignée Capitale Européenne de la Culture, en analysant les conditions nécessaires à la réussite de cet événement et en mesurant ses impacts potentiels sur l’emploi culturel. Il participe aussi aux travaux sur les <strong>mobilités régionales</strong>, en apportant une expertise précieuse sur la mise en place des Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) à Orléans et Tours, qui visent à améliorer l’offre de transports collectifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-acteur-a-mieux-mobiliser-dans-le-debat-public"><strong>Un acteur à mieux mobiliser dans le débat public</strong></h3>



<p>Si le CESER dispose d’un champ d’action vaste et d’une expertise reconnue, il souffre d’<strong>un déficit de notoriété,</strong> notamment au sein des départements éloignés d’Orléans, où il reste mal identifié par les élus et les citoyens. Pourtant, ses travaux nourrissent directement les décisions du Conseil régional et influencent, par ricochet, les orientations prises par l’État sur des sujets comme l’aménagement du territoire, la santé ou la transition énergétique.</p>



<p>L’enjeu est donc d’inciter davantage de citoyens et d’acteurs locaux à <strong>s’en saisir comme un levier démocratique, notamment par le biais de la saisine citoyenne.</strong> Dans une époque marquée par une défiance croissante envers les institutions, il constitue un espace où les préoccupations de la société civile peuvent être entendues et prises en compte dans la construction des politiques publiques. Une opportunité que les habitants du Centre-Val de Loire auraient tout intérêt à exploiter davantage.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tTcOWtsfuE"><a href="https://bloiscapitale.com/pierre-allorant-le-ceser-doit-etre-un-levier-de-democratie-regionale">Pierre Allorant : « Le CESER doit être un levier de démocratie régionale »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pierre Allorant : « Le CESER doit être un levier de démocratie régionale » » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/pierre-allorant-le-ceser-doit-etre-un-levier-de-democratie-regionale/embed#?secret=1hBiUhcQwA#?secret=tTcOWtsfuE" data-secret="tTcOWtsfuE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 14:07:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le vendredi 10 janvier 2025, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à Saint-Laurent-Nouan, afin de discuter du projet d’extension du golf des Bordes. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon RoundShield Partners, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&#8217;est pressée à la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <strong>vendredi 10 janvier 2025</strong>, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à <strong>Saint-Laurent-Nouan,</strong> afin de discuter du projet d’extension du <strong>golf des Bordes</strong>. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon <strong><a href="https://www.roundshield.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RoundShield Partners</a></strong>, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&rsquo;est pressée à la réunion organisée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, soutenu par des associations et des citoyens engagés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-de-luxe-dans-une-zone-protegee"><strong>Un projet de luxe dans une zone protégée</strong></h3>



<p>Le projet qualifié d&rsquo;<strong>écocidaire</strong> prévoit l’artificialisation au global de <strong>150 hectares</strong> en pleine forêt de <strong>Sologne</strong>, dans une zone classée <strong>Natura 2000</strong> et inscrite au <strong>patrimoine mondial de l’UNESCO</strong>. Il s’agit d’un <strong>complexe hôtelier et résidentiel de luxe</strong>, comprenant notamment : un <strong>hôtel 5 étoiles</strong> de 85 chambres, <strong>70 résidences hôtelières</strong> et <strong>52 villas de luxe</strong> de <strong>200 à 600 m²</strong>, vendues à partir de <strong>3 millions d’euros chacune</strong>, <strong>79 villas familiales</strong> au prix minimum de <strong>1,7 million d’euros</strong>, un <strong>spa</strong>, des <strong>piscines</strong>, des <strong>magasins privés</strong>, des <strong>étangs de pêche</strong>, des <strong>aires de jeux</strong> et un <strong>centre équestre</strong>. Les travaux doivent se dérouler en <strong>six phases</strong>, dont trois ont déjà obtenu un accord préfectoral en <strong>2020</strong>. Les permis de construire ont été délivrés, mais le projet n’a pas encore été pleinement réalisé, notamment en raison de délais administratifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-ferme-et-organisee"><strong>Une opposition ferme et organisée</strong></h3>



<p>L’opposition au projet est portée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, rassemblant des associations locales comme <strong>Sologne Nature Environnement</strong>, <strong>À Bas le Béton</strong> et <strong>Luttes Locales Centre</strong>, ainsi que des riverains et militants écologistes. Parmi les intervenants de la réunion publique figuraient <strong>Yves-Marie Hahusseau</strong>, conseiller municipal de Saint-Laurent-Nouan et membre de l’association <strong>Engagement Citoyen</strong>, <strong>Katherine Fauvin</strong>, membre fondatrice de <strong>Luttes Locales Centre</strong>, et <strong>Noé Petit</strong>, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>. L&rsquo;élu écologiste <strong>Nicolas Orgelet</strong> faisant le « Monsieur Loyal » à cette occasion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-yves-marie-hahusseau-informer-echanger-et-mobiliser"><strong>Yves-Marie Hahusseau : « Informer, échanger et mobiliser »</strong></h3>



<p>Habitant de la commune, Yves-Marie Hahusseau a introduit la réunion en rappelant les objectifs de son association : <strong>informer la population et créer un espace de réflexion collective sur les projets impactant le territoire.</strong> Selon lui, le projet d’extension du golf des Bordes nécessite une <strong>mobilisation urgente</strong>, car <em>« participer à une enquête publique, c’est d’abord comprendre le dossier en profondeur, et cela peut être très complexe ».</em> Il a souligné l’importance d’apporter de la transparence au débat et d<strong>’agir avant que le projet ne devienne irréversible</strong> : <em>« Il ne faut surtout pas être défaitiste. Nous avons déjà réussi à stopper le projet de golf des Pommereaux en 2022 grâce à la mobilisation citoyenne. Cela prouve que l’action collective peut porter ses fruits. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg" alt="Katherine Fauvin" class="wp-image-22098" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-katherine-fauvin-un-projet-mal-prepare-et-juridiquement-fragile"><strong>Katherine Fauvin : « Un projet mal préparé et juridiquement fragile »</strong></h3>



<p>Katherine Fauvin a retracé l’historique du golf des Bordes, depuis sa création dans les années 1980 jusqu’à son rachat par le fonds d’investissement <strong>RoundShield Partners</strong> en <strong>2019</strong>. Elle a rappelé que ce projet d’extension avait déjà échoué une première fois en <strong>2012</strong>, faute de rentabilité.</p>



<p>Elle a ensuite évoqué l’avis rendu en mars 2020 par la <strong>Mission Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAe)</strong> sur la première demande de défrichement. Selon Katherine Fauvin, cet avis, bien que favorable au projet dans sa globalité, comportait de<strong> nombreuses réserves importantes.</strong> La MRAe avait notamment relevé des lacunes dans l’évaluation de l’état initial de la biodiversité et pointé une analyse insuffisante des impacts du projet sur l’environnement. Elle avait également critiqué la description trop sommaire des principaux effets du projet et la légèreté de l’étude concernant les mesures compensatoires proposées. Par ailleurs, des préoccupations avaient été exprimées sur des questions aussi cruciales que la consommation en eau, le risque accru d’incendie et les conséquences sur les transports.</p>



<p><strong>Pour Katherine Fauvin, ces réserves montrent bien que le dossier présente d’importantes fragilités juridiques.</strong> Celles-ci peuvent devenir des leviers d’action efficaces pour contester le projet. Elle a insisté sur le fait que, malgré l’apparente solidité du projet sur le plan administratif, il reste encore de nombreuses possibilités de lutte, d’autant que <strong>les failles relevées par la MRAe ne semblent pas avoir été corrigées dans la nouvelle demande d’extension de 91 hectares déposée en 2024.</strong></p>



<p>Elle a également souligné <strong>un point particulièrement polémique : la participation financière de la Banque des Territoires,</strong> qui soutient le projet à hauteur de 40 % des 180 millions d’euros nécessaires à sa réalisation. <strong>Katherine Fauvin a dénoncé cette implication publique dans un projet purement privé, destiné à une clientèle ultra-privilégiée.</strong> Elle a rappelé que cet argent public aurait pu être investi dans des projets véritablement utiles à la population locale, comme la rénovation des écoles ou des infrastructures liées à la transition écologique. Pour elle, il est incompréhensible qu’un tel montant, destiné en principe à des projets d’intérêt général, soit mobilisé pour un complexe de luxe réservé à une élite.</p>



<p>En outre, les 91 hectares concernés par cette nouvelle demande de défrichement se trouvent en pleine forêt de Sologne, <strong>dans des secteurs classés</strong> <strong>Natura 2000</strong> et intégrés au périmètre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces zones bénéficient en théorie d’un haut niveau de protection en raison de leur rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité. Elle a rappelé que le réseau Natura 2000, mis en place par les États membres de l’Union européenne, vise à protéger les habitats naturels et les espèces animales et végétales les plus menacées. <strong>Même si ce dispositif n’interdit pas les activités humaines, celles-ci doivent obligatoirement intégrer le principe de développement durable, ce qui, selon elle, n’est pas le cas ici.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg" alt="Noé Petit" class="wp-image-22096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Noé Petit : « Un projet démagogique sous couvert de création d’emplois »</strong></h3>



<p>Noé Petit, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>, a commencé son intervention en dénonçant l’argument souvent avancé par les porteurs de projet : la création d’emplois. Selon lui, cet argument est régulièrement utilisé de manière démagogique pour justifier des projets qui vont à l’encontre de l’intérêt général. Il a insisté sur le fait que l’emploi est un sujet sensible, surtout dans des territoires marqués par des crises économiques et un fort taux de chômage, où chaque opportunité de travail peut sembler attrayante. <em><strong>« On nous dit que ce projet va créer des emplois, </strong>et pour des personnes en recherche d’emploi, c’est compréhensible de se dire que cela peut être une chance. Mais <strong>il faut distinguer les promesses des faits.</strong> Les promesses ne sont jamais tenues dans leur totalité »</em>, a-t-il expliqué.</p>



<p>Pour appuyer son propos, il a pris l’exemple des <strong>plateformes logistiques</strong> de e-commerce qui fleurissent dans la territoire. À chaque nouveau projet, les promoteurs annoncent des centaines d’emplois. Pourtant, une fois les infrastructures construites, la réalité est bien différente : <em>« On nous promet 400 emplois, et cinq ans plus tard, quand on visite l’entrepôt, il y a à peine 80 personnes qui y travaillent. Est-ce que 80 emplois, c’est rien ? Non, bien sûr, c’est toujours quelque chose. Mais ce n’est pas ce qu’on nous avait vendu au départ. Il y a toujours un écart énorme entre les chiffres avancés et la réalité. »</em></p>



<p>Pour lui, les chiffres avancés pour le golf des Bordes sont tout aussi infondés. Il considère totalement <strong>déraisonnable d’affirmer que ce projet pourrait compenser la fermeture de la centrale nucléaire voisine en termes d’emplois,</strong> et il voit dans cet argument une pure stratégie de communication destinée à jouer sur les peurs. <em><strong>« On nous agite le spectre du chômage,</strong> comme si c’était la plus grande menace qui pèse sur le territoire. Mais on devrait aussi s’interroger sur <strong>une autre menace, tout aussi importante : que fera-t-on demain s’il n’y a plus de forêt ? »</strong></em></p>



<p>Il a également tenu à rappeler que le projet d’extension représente un investissement colossal de <strong>180 millions d’euros</strong>, financé en grande partie par de l’argent public via la <strong>Banque des Territoires</strong>, à hauteur de 40 %. <em>« Avec une telle somme, on aurait pu financer des projets d’intérêt collectif : la rénovation des écoles, la réhabilitation des bâtiments publics, ou encore des initiatives en faveur de la transition écologique. Au lieu de cela, on choisit de construire un golf de luxe réservé à une poignée d’ultra-riches. C’est un choix absurde et profondément injuste. »</em></p>



<p>Noé Petit a ensuite pointé un autre problème majeur lié à ce type de projet : le <strong>ratio d’emplois créés par hectare artificialisé</strong>, qu’il juge dérisoire. Il a expliqué que dans le cas d’une usine ou d’une plateforme de production, une surface relativement limitée peut générer de nombreux emplois. En revanche, dans le cas d’un complexe de golf, on étend les infrastructures sur des dizaines, voire des centaines d’hectares, pour créer très peu de postes. <strong><em>« Le ratio d’emplois par hectare est ridiculement faible. Ici, on parle d’un projet qui va s’étendre sur 150 hectares, et tout ce qu’on va obtenir, ce sont quelques postes pour entretenir les pelouses, arroser le gazon et servir des cocktails à une clientèle ultra-privilégiée. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler une création d’emplois utile pour la société. »</em></strong></p>



<p>Sur la partie commerciale du projet, Noé Petit a dénoncé le caractère exclusif de ce <em>« village »</em> censé créer du dynamisme local. Selon lui, cette infrastructure ne profitera pas aux habitants de la commune, mais sera réservée à une clientèle extérieure très aisée : <em>« On parle de création de commerces, mais il ne faut pas se méprendre. Ce village ne bénéficiera pas aux habitants. Ce sera un lieu fermé, totalement excluant, réservé aux ultra-riches. <strong>Les citoyens de Saint-Laurent-Nouan ne verront aucun bénéfice de ces commerces. »</strong></em></p>



<p>Il a conclu son intervention en rappelant que malgré l’apparente avance du projet, il est encore possible de le stopper, à condition de ne pas se résigner. <em><strong>« À chaque fois qu’un projet de ce type émerge, on nous dit que tout est déjà signé, qu’il n’y a rien à faire. Mais c’est faux.</strong> Il est possible de déposer des recours juridiques, et on peut gagner. Nous vivons encore dans un État de droit, et <strong>les lois</strong> existent pour protéger l’intérêt général. <strong>Mais elles ne s’appliquent pas toutes seules : il faut des citoyens engagés, qui surveillent, dénoncent et agissent. »</strong></em></p>



<p>Il a également insisté sur <strong>la nécessité d’une forte participation à l’enquête publique à venir,</strong> en soulignant que les avis citoyens comptent dans ce type de procédure : <em>« Ce soir, nous sommes presque aussi nombreux que les futurs propriétaires des villas de luxe prévues dans ce projet. Si nous restons mobilisés, nous pouvons réellement faire pression et empêcher ce projet de voir le jour. »</em></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voix-dissonantes">Des voix dissonantes</h2>



<p>Dans le nombreux public de cette réunion publique, deux têtes ont émergé pour prendre la parole. D&rsquo;abord, <strong>Isabelle Sautenet, directrice des relations extérieures</strong> de la société Les Bordes Golf International, se présentant comme une simple salariée. Elle a voulu insister sur les efforts réalisés en matière de <strong>gestion environnementale</strong>. Elle a précisé qu’un <strong>écologue</strong> travaillait à temps plein sur le site et que des actions concrètes avaient été entreprises, notamment la réhabilitation de zones humides et la réalisation régulière d’<strong>inventaires faunistiques et floristiques</strong> : <em>« Récemment, nous avons constaté une augmentation du nombre d’espèces d’oiseaux présentes sur le site, passant de <strong>58 à 78 espèces</strong>. Nous avons également découvert <strong>10 nouvelles espèces de libellules</strong>. Si le site était véritablement un désastre écologique, ces résultats ne seraient pas possibles. Je vous invite à venir voir par vous-même. »</em></p>



<p>Face aux interruptions et accusations de greenwashing lancées par des membres du public, elle a répondu : <em>« Je ne dis pas que le projet est parfait, je vous donne simplement des faits. »</em> Sur le projet d’hôtel cinq étoiles, Isabelle Sautenet a confirmé que les travaux allaient débuter prochainement, les permis ayant été validés : <em>«<strong> Il s’agit d’un hôtel de type écolodge,</strong> conçu pour minimiser l’impact environnemental. Il n’y aura pas de bétonnage massif, ce sont des constructions légères qui s’intègreront dans le paysage. »</em></p>



<p>C&rsquo;est ensuite <strong>François Perronnet, géomètre impliqué dans ce projet</strong> qui a souhaité intervenir : <em>« Les investisseurs ont choisi une station d’épuration respectueuse de l’environnement, et elle a été réalisée. Cela montre une vraie volonté d’évoluer vers des solutions plus écologiques. »</em> Sur la question du <strong>défrichement des 91 hectares</strong>, il a opposé qu&rsquo;il ne s’agirait pas d’une coupe à blanc, mais d’une démarche encadrée visant à préserver une partie de la végétation. François Perronnet a ensuite souligné que le <strong>golf des Bordes</strong> avait un standing : <em>« Ce n’est pas un golf quelconque. Il est reconnu comme le meilleur en Europe depuis plus de 12 ans. Cela peut attirer une clientèle internationale et avoir des retombées économiques significatives pour le territoire. »</em> Face aux critiques du public concernant le bilan carbone et l’arrivée de riches golfeurs en avion ou en hélicoptère, il a répondu qu’il ne fallait <em>« pas tout mélanger »</em>&#8230; <em><strong>« Je ne vais pas vous parler de bilan carbone. Ce n’est pas mon rôle.</strong> Mais il faut reconnaître que ce projet, même s’il suscite des débats, peut apporter des bénéfices économiques réels. »</em></p>



<p>Concernant le financement par la <strong>Banque des Territoires</strong>, il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une subvention, mais d’un investissement destiné à générer des bénéfices : <em><strong>« La Banque des Territoires n’est pas une organisation philanthropique.</strong> Si elle investit, c’est qu’elle a jugé le projet rentable après avoir mené des études approfondies. Et jusqu’à présent, aucun euro d’argent public n’a été dépensé sur ce projet. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-de-civilisation">Un choix de civilisation</h2>



<p>Suite à ces propos, <strong>Nicolas Orgelet,</strong> élu écologiste blésois, <strong>a proposé une réflexion à la fois sociale et écologique</strong> sur le projet d’extension du golf des Bordes. Il a commencé par dénoncer le sentiment d’<strong>injustice sociale</strong> que suscite ce type de projet. À ses yeux, il y a un contraste saisissant entre les exigences imposées aux habitants locaux en matière de gestion du foncier et les privilèges accordés aux futurs propriétaires des résidences de luxe : <em>« <strong>On demande aux habitants des territoires d’apprendre à vivre sur des parcelles de 500 ou 600 m², en réduisant leur consommation de foncier,</strong> tandis que ceux qui ont les moyens peuvent s’offrir des <strong>résidences secondaires</strong> s’étendant sur plusieurs milliers de mètres carrés. Cela crée un profond sentiment d’injustice. »</em></p>



<p>Selon lui, cette différence de traitement contribue à alimenter des tensions sociales croissantes. Il a mis en garde contre les conséquences à long terme de telles inégalités : <em>« Ce genre d’injustice sociale nourrit les incompréhensions et les frustrations. <strong>À terme, cela engendre des divisions profondes dans la société, et peut même conduire à des formes de rejet et de radicalisation. »</strong></em></p>



<p>Sur le plan environnemental, Nicolas Orgelet a reconnu que l’artificialisation des <strong>150 hectares</strong> ne signifiait pas nécessairement une coupe rase de l’ensemble de la surface concernée. Cependant, il a souligné que, même en l’absence d’un défrichement complet, l’impact écologique restait majeur : <em>« On nous dit que ce ne sont pas 150 hectares qui vont être rasés, mais 150 hectares qui seront impactés. <strong>Même si on ne bétonne pas tout, ces impacts incluent la création de réseaux, de voiries, et la présence d’usagers qui vont venir perturber un site jusqu’alors naturel.</strong> Cela engendre un phénomène de <strong>mitage</strong>, c’est-à-dire une fragmentation des milieux naturels qui finit par les rendre moins fonctionnels. »</em></p>



<p>Il a insisté sur l’importance de la <strong>séquence ERC</strong> (<strong>Éviter, Réduire, Compenser</strong>), une démarche réglementaire à suivre dans tout projet d’aménagement pour limiter les impacts sur l’environnement. Selon lui, ce principe n’a pas été respecté dans le cas du golf des Bordes : <em>« La première étape, c’est d’éviter de détruire un site. Or, ici, on aurait pu éviter de s’étaler sur autant d’hectares. »</em> En ce qui concerne la <strong>compensation écologique</strong>, il a pointé les limites de cette approche souvent mise en avant par les promoteurs : <em>« On nous dit qu’on va recréer des zones humides en compensation de celles détruites. Mais ce n’est pas aussi simple. <strong>Une zone humide recréée met des décennies à retrouver son équilibre écologique.</strong> En attendant, on détruit des milieux naturels dont nous avons besoin dès aujourd’hui, notamment pour des fonctions cruciales comme la <strong>rétention d’eau</strong>. »</em></p>



<p>Nicolas Orgelet a conclu son intervention en soulignant que ce type de projet reflète des <strong>visions de société divergentes</strong>. À ses yeux, il ne s’agit pas uniquement d’un débat sur un projet local, mais d’un choix de modèle de développement : <em><strong>« Ce projet semble anachronique à l’heure où l’on demande à chacun de réduire son empreinte écologique.</strong> Cela ne signifie pas que les porteurs du projet ne sont pas sincères ou ne croient pas en ce qu’ils font. Mais aujourd’hui, <strong>les temps ont changé,</strong> et nous devons repenser nos priorités en matière d’aménagement du territoire. »</em></p>



<p>Enfin, il a affirmé que, face à l’ampleur de l’impact environnemental prévu, un <strong>recours juridique</strong> serait déposé par les opposants au projet, non par esprit de confrontation, mais parce qu’il considère que <strong>l’artificialisation à grande échelle de milieux naturels ne peut plus être tolérée dans le contexte actuel d’urgence écologique.</strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Bonneau : « Nous nous dirigeons vers une société d&#8217;usage et non de propriété »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 17:31:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, au Château royal de Blois, dans le cadre des Rendez-vous de l’Histoire, on trouvait à la même table que Clément Beaune, le ministre chargé des transports, François Bonneau. Le président de la région Centre-Val de Loire depuis 2007 a exprimé son point de vue sur la question épineuse des transports (premier budget avec 442M€ en 2020 par &#8230;</p>
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<p>Aujourd’hui, au Château royal de <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">Blois</a>, dans le cadre des <a href="https://rdv-histoire.com/">Rendez-vous de l’Histoire</a>, on trouvait à la même table que Clément Beaune, le ministre chargé des transports, <strong>François Bonneau. Le président de la région Centre-Val de Loire depuis 2007</strong> a exprimé son point de vue sur la question épineuse des transports (premier budget avec 442M€ en 2020 par exemple).</p>



<p><em>« J&rsquo;évoquerai d&rsquo;abord mon histoire personnelle, illustrant l&rsquo;évolution de la mobilité. <strong>J&rsquo;ai grandi dans un milieu ouvrier où la voiture représentait le symbole de la modernité et de l&rsquo;émancipation.</strong> Car à l&rsquo;origine, mon père allait travailler à vélo,</em> a expliqué François Bonneau, avant de louer l&rsquo;autopartage. <strong><em>Aujourd&rsquo;hui, la vision de la voiture comme objet de propriété évolue. Nous nous dirigeons vers une société d&rsquo;usage et non de propriété.</em></strong> <em>À ce propos, <strong>Marc Gricourt travaille sur un projet de voiture partagée,</strong> qu&rsquo;il expérimente dans des zones rurales. Ces voitures, électriques, pourraient révolutionner la mobilité locale. »</em></p>



<p>Le président de la <a href="https://www.centre-valdeloire.fr/">région</a> a rappelé des erreurs du passé : <em><strong>« Le TGV, malgré ses avancées, a eu pour conséquence la fermeture de nombreuses petites lignes jugées non rentables.</strong> Or, la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, par exemple, est vitale pour l&rsquo;aménagement du territoire. <strong>La grande vitesse est une fierté nationale, mais elle ne doit pas cannibaliser les autres moyens de transport.</strong> Pour réduire la dépendance aux avions sur les trajets courts, nous devons promouvoir le train.</em> <em>Nous devons aussi repenser notre matériel roulant. La tendance actuelle est aux trains lourds, alors qu&rsquo;<strong>il nous faudrait des trains plus légers pour des lignes secondaires. »</strong></em></p>



<p>L&rsquo;élu local a expliqué certains défis en cours : <em>« La transition énergétique est également un sujet majeur. <strong>D&rsquo;ici 2028, tous les bus scolaires fonctionneront sans diesel,</strong> et nous avons déjà entamé des projets de conversion. L&rsquo;hydrogène, à partir d&rsquo;électricité non carbonée, pourrait être une solution d&rsquo;avenir, adaptée à différents moyens de transport. »</em></p>



<p><strong>Sur le plan financier, le budget des transports a augmenté significativement, passant de 29% à 41% du budget régional en seulement 5 ans.</strong> Ce chiffre illustre les efforts déployés, même si des insatisfactions demeurent. <em>« La question de la mobilité ne se limite pas à des considérations techniques ou économiques. Elle est également sociale. La transition énergétique ne doit pas se faire au détriment de certains groupes de population. </em><strong><em>Nous devons éviter une nouvelle fracture sociale »</em>,</strong> a lancé François Bonneau.</p>



<p>En bref, le président de la région Centre-Val de Loire a plaidé pour une <strong>approche holistique</strong>, combinant <strong>différents modes de transport et sources d&rsquo;énergie.</strong> Une collaboration avec le gouvernement est essentielle à ses yeux, pour garantir un <strong>financement pérenne</strong>. Une question qui dépasse les frontières nationales et doit aussi être abordée à l&rsquo;échelle européenne.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/bonneau-nous-nous-dirigeons-vers-une-societe-dusage-et-non-de-propriete">Bonneau : « Nous nous dirigeons vers une société d&rsquo;usage et non de propriété »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Les décisions de la commission permanente du conseil départemental de Loir-et-Cher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Sep 2023 05:43:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les élus du conseil départemental de Loir-et-Cher se sont réunis en commission permanente ce jeudi 14 septembre pour délibérer sur des sujets cruciaux relatifs aux solidarités, à la santé, à l&#8217;environnement, à l&#8217;aménagement du territoire, au tourisme, ainsi qu&#8217;aux politiques culturelles et sportives. Cette session a été marquée par des décisions en faveur de la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-decisions-de-la-commission-permanente-du-conseil-departemental-de-loir-et-cher">Les décisions de la commission permanente du conseil départemental de Loir-et-Cher</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Les élus du conseil départemental de Loir-et-Cher</strong> se sont réunis en <a href="https://www.departement41.fr/">commission permanente</a> ce jeudi 14 septembre pour délibérer sur des sujets cruciaux relatifs <strong>aux solidarités, à la santé, à l&rsquo;environnement, à l&rsquo;aménagement du territoire, au tourisme, ainsi qu&rsquo;aux politiques culturelles et sportives</strong>. Cette session a été marquée par des décisions en faveur de la <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">communauté</a> et de l&rsquo;environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-seisme-au-maroc-un-soutien-inconditionnel"><strong>Séisme au Maroc : un soutien inconditionnel</strong></h2>



<p>Le conseil départemental de Loir-et-Cher a exprimé sa solidarité envers les populations touchées par le tremblement de terre dévastateur au Maroc, survenu le 8 septembre dernier. Avec un bilan provisoire tragique de près de 3 000 personnes décédées et des milliers de personnes dans le besoin, la France se mobilise pour aider. <strong>Le conseil départemental a décidé à l&rsquo;unanimité d&rsquo;attribuer une aide d&rsquo;urgence de 15.000 €</strong> au fonds d&rsquo;action extérieure des collectivités territoriales (FACECO) « Maroc ». Cette initiative s&rsquo;inscrit dans le cadre de la solidarité internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-solidarites-un-engagement-fort"><strong>Solidarités : un engagement fort</strong></h2>



<p>Plusieurs subventions ont été attribuées pour renforcer les actions en faveur de la solidarité dans le département. L&rsquo;association FJT Escale et Habitat recevra une subvention de 57 300 € pour soutenir <strong>l&rsquo;accompagnement socio-éducatif des jeunes de 16 à 30 ans en réinsertion socio-professionnelle</strong> accueillis au foyer des jeunes travailleurs.</p>



<p>Trois subventions importantes ont été accordées pour <strong>l&rsquo;adaptation des logements aux personnes âgées ou en situation de handicap.</strong> Ces subventions totalisent 189 032 € et visent à améliorer la qualité de vie de ces personnes dans des logements adaptés.</p>



<p>Une convention assortie d&rsquo;une subvention de 17 900 € a été signée avec le Centre d&rsquo;Expertise National des Technologies de l&rsquo;Information et de la Communication pour l&rsquo;Autonomie (CENTICH) pour l&rsquo;intervention d&rsquo;un ergothérapeute à mi-temps à La Maison Bleue 41. Ce projet s&rsquo;inscrit dans la création d&rsquo;une <strong>technicothèque</strong> visant à améliorer l&rsquo;accessibilité aux aides techniques <strong>pour l&rsquo;autonomie des enfants de 0 à 18 ans en situation de handicap.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-plan-le-41-en-bonne-sante-investir-dans-la-sante-de-demain"><strong>Plan « Le 41 en Bonne Santé » : investir dans la santé de demain</strong></h2>



<p>Le conseil départemental a attribué <strong>deux bourses d&rsquo;études</strong>, d&rsquo;une valeur totale de 23 000 €, en faveur des <strong>internes en médecine générale</strong> et des <strong>étudiants paramédicaux</strong> souhaitant exercer dans le Loir-et-Cher. Ces jeunes professionnels se sont <strong>engagés à exercer leur activité dans le département pendant au moins 3 ans.</strong></p>



<p>Le département a également alloué 2 031 742 € pour l&rsquo;année 2023 au titre de dotations destinées à des établissements accompagnant des personnes en situation de handicap. Ces dotations visent à améliorer la <strong>rémunération des personnels de santé</strong> et d&rsquo;autres professionnels des secteurs social, sanitaire et médico-social suite au Ségur de la santé de 2020.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-environnement-transition-ecologique-et-amenagement-du-territoire-investir-dans-l-avenir"><strong>Environnement, Transition Écologique et Aménagement du Territoire : investir dans l&rsquo;avenir</strong></h2>



<p>Des subventions substantielles ont été attribuées pour des projets visant à <strong>préserver l&rsquo;environnement</strong> et à développer des infrastructures durables. Ces subventions soutiennent des projets allant de la préservation des zones humides à la construction de chaufferies collectives à biomasse bois, en passant par la création de pistes cyclables et le développement de solutions alternatives de mobilité.</p>



<p>Un projet photovoltaïque multi-sites a également été proposé pour une subvention de 80% au titre de la dotation de soutien à l&rsquo;investissement des départements. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une démarche importante pour <strong>accélérer la transition écologique dans le département.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tourisme-politique-culturelle-et-sportive-encourager-la-culture-et-le-bien-etre"><strong>Tourisme, Politique Culturelle et Sportive : encourager la culture et le bien-être</strong></h2>



<p>Des subventions ont été attribuées à des projets touristiques, culturels et sportifs dans le département. Parmi elles, une subvention de 1 550 € a été accordée à la commune de Saint-Laurent-Nouan pour faciliter l&rsquo;accès aux canoës et paddles depuis la Loire, encourageant ainsi le <strong>slow tourisme.</strong></p>



<p>En politique culturelle, des subventions ont été allouées pour la <strong>préservation du patrimoine architectural et le développement des enseignements artistiques</strong>. La culture et les arts continuent de jouer un rôle central dans le département.</p>



<p>Enfin, des associations sportives locales ont reçu des subventions pour organiser des événements sportifs et améliorer leurs équipements.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-decisions-de-la-commission-permanente-du-conseil-departemental-de-loir-et-cher">Les décisions de la commission permanente du conseil départemental de Loir-et-Cher</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Vélo : certains territoires doivent-ils devenir des modèles ?</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 09:49:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le Tour de France qui vient tout juste de débuter, on devine qu&#8217;il sera beaucoup question de petite reine en ces prochains jours. Loin de l&#8217;aspect compétition, le gouvernement a choisi de mettre l&#8217;accent sur un autre aspect de la bicyclette, celle de la mobilité quotidienne. Il a en effet présenté le 5 mai &#8230;</p>
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<p>Avec le <a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-le-tour-de-france-2023-qui-selance-samedi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tour de France</a> qui vient tout juste de débuter, on devine qu&rsquo;il sera beaucoup question de petite reine en ces prochains jours. Loin de l&rsquo;aspect compétition, le gouvernement a choisi de mettre l&rsquo;accent sur <strong>un autre aspect de la bicyclette, celle de la mobilité quotidienne.</strong> Il a en effet <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/23100_DP-Plan-velo-2023.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">présenté le 5 mai dernier</a> un <strong>Plan vélo</strong> destiné à <em>« développer une culture du vélo dans tous ses aspects »</em>, selon les mots mêmes du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu.</p>



<p>Cependant, <strong>bien que la pratique du vélo ait progressé de 8% en 2022</strong> par rapport à l&rsquo;année précédente, selon l&rsquo;association Vélo &amp; Territoires, son usage <strong>reste fortement cantonné aux loisirs et aux grandes villes, </strong>avec seulement 3% des déplacements en 2019. Et <strong>les zones rurales</strong>, où près de 33% des Français résident selon l&rsquo;Insee, <strong>sont encore largement exclues de cette dynamique.</strong> D&rsquo;autant plus que les transports individuels y sont perçus comme vecteurs de liberté.</p>



<p>Pour inverser la tendance, le gouvernement a prévu <strong>un investissement de 2 milliards d&rsquo;euros sur quatre ans, principalement destiné à l&rsquo;aménagement de nouvelles pistes cyclables.</strong> Une initiative saluée par les associations, mais qui semble insuffisante face à l&rsquo;ampleur du défi. Ainsi, selon Vélo &amp; Territoires, il faudrait au minimum dépenser 30€ par an et habitant contre 19€ actuellement. Et puis la solution ne sera pas toujours la création d&rsquo;une piste à double sens sécurisée&#8230;</p>



<p>Le Plan vélo doit surmonter de nombreux obstacles, parmi lesquels <strong>la complexité de l&rsquo;aménagement du territoire</strong> et <strong>la nécessité d&rsquo;une bonne formation des élus.</strong> Dans cette perspective, le gouvernement pourra s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;expertise du CEREMA (Centre d&rsquo;études et d&rsquo;expertise sur les risques, l&rsquo;environnement, la mobilité et l&rsquo;aménagement), qui a publié un guide pour <em>« rendre sa voirie cyclable ».</em></p>



<p>La France est logiquement loin d&rsquo;être sur le point de devenir une nouvelle Hollande, qui a 40 ans de politique pro-vélo derrière elle. Néanmoins, <strong>il est tout à fait possible d&rsquo;imaginer que certains territoires puissent devenir des modèles pour les autres</strong>, et que la petite reine puisse peu à peu trouver sa place dans les paysages ruraux français.</p>
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		<title>La relance des trains de nuit en France : entre enthousiasme et scepticisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jun 2023 16:39:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années, les trains de nuit connaissent un engouement sans précédent en Europe. Dans le cadre du Green Deal, l&#8217;Union européenne cherche à promouvoir les voyages en train afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans cette optique, la Commission européenne a identifié dix projets de trains de nuit méritant &#8230;</p>
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<p><strong>Depuis quelques années, les trains de nuit connaissent un engouement sans précédent en Europe.</strong> Dans le cadre du Green Deal, l&rsquo;Union européenne cherche à <strong><a href="https://bloiscapitale.com/30-000-passes-interrail-offerts-aux-jeunes-pour-decouvrir-lallemagne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">promouvoir les voyages</a></strong> en train <strong>afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre</strong>. Dans cette optique, la Commission européenne a identifié <strong>dix projets de trains de nuit méritant un soutien financier</strong>, parmi lesquels la future liaison entre Amsterdam et Barcelone proposée par European Sleeper. Toutefois, malgré cette volonté politique affichée, la relance des trains de nuit en France se heurte à certains obstacles.</p>



<p>La <strong><a href="https://www.sncf-connect.com/article/5-destinations-desservies-par-le-train-de-nuit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SNCF</a></strong> et le gouvernement français semblent afficher un soutien officiel à la relance des trains de nuit. Le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, a récemment annoncé la création de nouvelles dessertes reliant le sud-ouest de la France à Paris, ainsi que la modification de certaines liaisons existantes. Cette initiative vise à répondre à une demande croissante pour les voyages en train de nuit, qui sont à la fois économiques et permettent de voyager pendant la nuit.<strong> Selon la SNCF, le nombre de passagers ayant emprunté un train de nuit en France a doublé en un an, passant de 350.000 en 2021 à 700.000 en 2022.</strong></p>



<p>Cependant, malgré ces chiffres encourageants, <strong>l&rsquo;offre française en matière de trains de nuit reste bien inférieure à celle de pays voisins tels que l&rsquo;Autriche ou la Suisse</strong>. En termes de nombre de lignes, de trafic et de confort des trains, la France est à la traîne. <strong>La SNCF est accusée de manquer d&rsquo;ambition et de ne pas saisir pleinement l&rsquo;opportunité de développer cette offre.</strong> Les trains de nuit sont considérés comme un modèle économique difficile à rentabiliser en raison des coûts fixes liés au matériel roulant, qui nécessite une immobilisation pendant la journée. Officiellement, la SNCF se dit enthousiaste, mais en interne, on estime que le modèle économique des trains de nuit est impossible à rentabiliser et que la société ne voit pas l&rsquo;intérêt de lancer un produit qui génère des pertes financières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La SNCF et le gouvernement : une approche en demi-teinte</h2>



<p><strong>La SNCF répond principalement à une commande de l&rsquo;État</strong>, qui subventionne les trains de nuit dans le cadre des Trains d&rsquo;Équilibre du Territoire (TET). <strong>L&rsquo;État joue le rôle de donneur d&rsquo;ordre et de financeur, tandis que la SNCF exécute</strong> les décisions prises par l&rsquo;autorité organisatrice. Cela limite considérablement l&rsquo;ambition de <strong>la SNCF, qui se contente d&rsquo;un cadre minimal</strong>. Les choix opérés se traduisent par des destinations limitées et l&rsquo;utilisation de vieilles rames Corail à moderniser, faute de moyens pour acquérir du matériel neuf.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un développement minimal en France ?</h2>



<p>La question du financement et de la viabilité à long terme des trains de nuit reste donc posée. <strong>Pour assurer leur développement, il faudrait augmenter les fréquences, améliorer l&rsquo;expérience client et diversifier les classes à bord</strong>. Cependant, tout cela nécessite un financement durable et coûteux. <strong>L&rsquo;Europe pourrait jouer un rôle en fournissant un soutien financier supplémentaire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="546" height="520" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/trains-de-nuit-2030.png" alt="" class="wp-image-4637" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/trains-de-nuit-2030.png 546w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/trains-de-nuit-2030-300x286.png 300w" sizes="auto, (max-width: 546px) 100vw, 546px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les trains de nuit en France à l&rsquo;horizon 2030</figcaption></figure>
</div>


<p>Parallèlement, l&rsquo;ouverture à la concurrence du marché ferroviaire pourrait changer la donne avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;acteurs privés, tels que <strong>Midnight Train</strong>, proposant une <strong>offre novatrice</strong>. Cependant, ces acteurs privés se heurtent également à des contraintes, telles que les <strong>travaux de nuit sur le réseau</strong> qui limitent les possibilités de circulation des trains et les coûts élevés des péages.</p>



<p><strong>L&rsquo;État français se retrouve donc confronté à un dilemme</strong> : jusqu&rsquo;à quand continuera-t-il à subventionner les pertes d&rsquo;exploitation des lignes de trains de nuit ? Revenir en arrière serait politiquement délicat en termes d&rsquo;aménagement du territoire, d&rsquo;image et de transition écologique. <strong>La relance des trains de nuit en France nécessite une réelle volonté politique et des investissements conséquents</strong> pour garantir leur viabilité et répondre à la demande croissante des voyageurs en quête de solutions de transport plus respectueuses de l&rsquo;environnement.</p>
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