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	<title>Archives des archives - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des archives - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Une famille blésoise à travers les siècles : l’enquête généalogique de Cécile Aubry</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 15:33:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté comme un roman, le livre « Histoire d&#8217;une famille blésoise &#8211; Vallon » (Le Lys Bleu) de Cécile Aubry n’en est pas un. L&#8217;ouvrage &#8211; disponible à la boutique Blois Capitale &#8211; relève d’un autre registre : une histoire de famille, une biographie collective, une saga inscrite dans le temps long. Une saga qui commence bien &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-famille-blesoise-a-travers-les-siecles-lenquete-genealogique-de-cecile-aubry">Une famille blésoise à travers les siècles : l’enquête généalogique de Cécile Aubry</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Présenté comme un roman, le livre <a href="https://www.lysbleueditions.com/sciences-humaines/histoire-geographie/histoire-dune-famille-blesoise-vallon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>« Histoire d&rsquo;une famille blésoise &#8211; Vallon »</em></strong> (Le Lys Bleu)</a> de <strong>Cécile Aubry</strong> n’en est pas un. L&rsquo;ouvrage &#8211; disponible à la boutique Blois Capitale &#8211; relève d’un autre registre : <strong>une histoire de famille, une biographie collective, une saga inscrite dans le temps long</strong>. Une saga qui commence bien avant le XVIIᵉ siècle et qui, à travers la famille <strong>Léonnar-Vallon</strong>, raconte aussi Blois, ses bouleversements, ses crises et ses continuités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-point-de-depart-inattendu">Un point de départ inattendu</h2>



<p>L’origine de cette enquête prend naissance dans un autre ouvrage, <em><strong>Gabriel Bayeux… un maire pas comme les autres</strong></em>. En travaillant sur ce personnage, Cécile Aubry croise le nom Vallon. Elle découvre alors qu’il s’inscrit dans une lignée plus vaste, celle de la <strong>famille Léonnar-Vallon.</strong> Aucun lien direct, pourtant, avec Gabriel Bayeux. Mais une coïncidence géographique — Tour-en-Sologne — et une présence récurrente dans les archives suffisent à éveiller la curiosité. </p>



<p>Ce qui aurait pu rester une piste secondaire devient un travail de longue haleine. Parce que, très vite, une évidence s’impose : <em><strong>« Ils avaient tous fait quelque chose d’important pour la ville de Blois, au travers de leur histoire. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="357" height="511" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33.png" alt="" class="wp-image-30108" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33.png 357w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33-210x300.png 210w" sizes="(max-width: 357px) 100vw, 357px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lignee-ancree-a-blois-depuis-1660">Une lignée ancrée à Blois depuis 1660</h2>



<p>Ce qui est établi avec certitude, c’est la présence des Vallon à Blois <strong>depuis 1660</strong>. Le livre le pose clairement : à partir de cette date, la famille s’inscrit durablement dans le tissu blésois et y laisse une trace continue sur plusieurs générations.</p>



<p>Les Léonnar-Vallon forment alors une lignée marquée par des fonctions liées au soin, au droit et à l’administration. Le livre recense notamment <strong>cinq chirurgiens, deux prêtres, un échevin, quatre notaires, deux avocats, un juge, deux juges de paix et deux sous-préfets</strong>. Tous n’ont pas connu des destins éclatants, mais chacun, selon l’autrice, mérite attention. Certains parcours sont plus modestes, mais ils participent pleinement à l’histoire collective de leur famille et de leur territoire. </p>



<p><strong>Raconter cette lignée, c’est donc aussi raconter Blois à travers les siècles.</strong> La ville n’est pas un simple décor, mais un espace traversé par des engagements successifs, des métiers, des responsabilités assumées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-origine-ecossaise">L’origine écossaise</h2>



<p>Cécile Aubry pose une hypothèse structurante : celle d’<strong>une origine écossaise ancienne de la famille Léonnar-Vallon</strong>, à une époque indéterminée, dans un contexte où la chirurgie semble se transmettre de manière héréditaire. Cette hypothèse s’inscrit dans une histoire plus large, celle de l’<strong>Auld Alliance</strong>, scellée en 1295 entre la France et l’Écosse.</p>



<p>L&rsquo;autrice fait ensuite le lien avec la présence des<a href="https://www.aubigny-sologne.com/jexplore/des-ecossais-dans-le-berry/la-cite-des-stuarts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <strong>Stuarts </strong>dans le Cher</a>. À partir de 1421, Charles VII remet la seigneurie d’Aubigny à John Stuart de Darnley. Après lui, plusieurs Stuart marquent durablement le territoire. La dynastie s’éteint en 1672, avant que la cité ne soit attribuée, quelques années plus tard, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Ren%C3%A9e_de_Penanco%C3%ABt_de_Keroual" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Louise Renée de Penancoët de Kéroualle</a>.</p>



<p>Sans jamais affirmer une filiation certaine, Cécile Aubry situe cette hypothèse dans un faisceau d’indices historiques cohérents, qui permettent d’éclairer l’installation possible d’ancêtres venus d’Écosse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-patiente-et-documentee">Une enquête patiente et documentée</h2>



<p>Pour reconstituer ces trajectoires, l’autrice s’appuie sur une enquête méthodique. Archives en ligne, journaux anciens, annuaires, bibliothèques, travaux existants : les sources se croisent et se répondent. La presse ancienne offre également de nombreuses traces. <strong>Parmi les épisodes marquants figure la crue de 1846.</strong> Cécile Aubry évoque l’histoire de cet événement majeur, au cours duquel un membre de la famille Vallon participe au sauvetage de nombreuses personnes. <strong>Blois, avertie à temps par le préfet de Nevers, ne déplore aucun mort.</strong> Si la ville est épargnée, les eaux charrient cependant des cadavres d’animaux et de personnes provenant des villes en amont.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-figures-marquantes-des-engagements-contrastes">Des figures marquantes, des engagements contrastés</h2>



<p>Au fil des générations, certaines figures s’imposent plus nettement. Des maîtres chirurgiens, des notaires, un préfet de Lille — Paul Vallon — dont l’action marque durablement la ville. <strong>La période révolutionnaire</strong> occupe une place centrale dans le récit. Des membres de la famille, royalistes engagés, cachent des proches, des prêtres réfractaires refusant de prêter serment à la République. Ils prennent des risques considérables. Certains y laissent la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-valeurs-et-continuites">Valeurs et continuités</h2>



<p><strong>À travers ces parcours se dessinent des valeurs récurrentes : l’engagement, l’investissement au service des autres, le souci du bien commun.</strong> <em>« Leurs valeurs, c’est s’investir et faire des choses pour les autres. »</em><br>Que ce soit à Blois, à Angers, à Lille ou à Chantilly, les membres de la famille laissent une empreinte. Ils administrent, soignent, protègent, organisent. Cette continuité n’exclut pas les divergences. <strong>La famille compte à la fois des royalistes et des républicains.</strong> Les engagements varient selon les époques, mais tous participent, à leur manière, à la vie de la cité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-genealogie-comme-outil-de-comprehension-historique">La généalogie comme outil de compréhension historique</h2>



<p>En avançant dans son travail, Cécile Aubry découvre aussi des pans entiers de l’histoire qu’elle ignorait. <strong>Les épidémies, les catastrophes naturelles, les effets concrets des décisions administratives.</strong> La généalogie devient alors un outil de compréhension du passé. <em>« La généalogie nous apprend d’où l’on vient, qui l’on est, et comment, à travers notre histoire familiale, on contribue à la grande histoire de la France. »</em></p>



<p>Ce travail s’inscrit dans une pratique ancienne. <strong>Cécile Aubry s’intéresse à la généalogie depuis l’âge de vingt ans</strong>. Elle commence par répondre à une demande de son père, plâtrier, désireux de connaître l’ancienneté de la transmission de son métier. Puis la passion s’installe, s’interrompt un temps, avant de reprendre il y a une quinzaine d’années. Elle reconstitue ensuite l’histoire de sa propre famille, organise une vaste cousinade, retrouve plus d’un millier de personnes. Avec son mari, elle mène un travail similaire, retrouvant des descendants dispersés à travers le monde, de l’Australie à Hong Kong. Parmi les découvertes marquantes figure le portrait original de Gabriel Bayeux, conservé par une descendante qui ignorait jusqu’alors son identité précise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-volontairement-arretee">Une enquête volontairement arrêtée</h2>



<p>Le travail n’est jamais totalement achevé. Pourtant, Cécile Aubry choisit de s’arrêter. Elle ne dépasse pas la génération de son grand-père. <strong><em>« Après, c’est trop contemporain. »</em> Elle refuse d’entrer dans la vie privée des vivants.</strong></p>



<p>La généalogie reste néanmoins une enquête perpétuelle, une manière de relier les existences, de faire émerger des figures oubliées, et de <strong>comprendre comment une famille, à travers ses engagements successifs, participe à l’histoire collective. </strong>Avec cette histoire de la famille Vallon, c’est un pan discret de la mémoire blésoise qui se révèle.</p>



<p></p>
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		<title>Joséphine Marchais, Blésoise et communarde : l’enquête menée par Francis Brunet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 08:07:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Francis Brunet retrace, entre archives et roman, le destin tragique et méconnu d’une communarde née dans la misère à Blois et morte en Guyane. Il arrive parfois qu’une simple plaque sur un mur d’école ouvre une brèche dans l’histoire oubliée. Ce fut le cas pour Francis Brunet. À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/josephine-marchais-blesoise-et-communarde-lenquete-menee-par-francis-brunet">Joséphine Marchais, Blésoise et communarde : l’enquête menée par Francis Brunet</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><em>Francis Brunet retrace, entre archives et roman, le destin tragique et méconnu d’une communarde <a href="https://bloiscapitale.com/il-y-a-150-ans-disparaissait-la-communarde-blesoise-josephine-marchais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">née dans la misère à Blois</a> et morte en Guyane.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Il arrive parfois qu’une simple plaque sur un mur d’école ouvre une brèche dans l’histoire oubliée. Ce fut le cas pour <strong>Francis Brunet.</strong> À l’occasion du 150e anniversaire de la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/il-y-a-150-ans-disparaissait-la-communarde-blesoise-josephine-marchais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commune</a> de Paris</strong>, en 2021, il découvre dans un article de <em>La Nouvelle République</em> que l’école élémentaire Bel-Air, à Blois, a été <a href="https://www.education.gouv.fr/annuaire/41000/blois/ecole/0410690c/ecole-elementaire-josephine-marchais.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rebaptisée</a> <em><strong>« école Joséphine Marchais »</strong></em>. Un nom qui, jusqu’alors, ne lui disait rien. La curiosité est immédiate, et le déclic se produit : <em>« J’ai voulu savoir qui était cette femme, pourquoi on avait donné son nom à une école. »</em> Faute de réponse convaincante de la mairie, le retraité blésois, passionné d’histoire, se tourne vers les archives. Il ne le sait pas encore, mais ce premier geste va l’engager dans quatre années de recherches sur une vie singulière : <strong>celle d’une Blésoise née dans la misère, devenue prostituée, communarde, condamnée à mort, déportée au bagne,</strong> et peut-être disparue dans l’oubli — ou pas.</p>



<p>Son ouvrage, <em>Joséphine Marchais, de Blois à l’île du Diable</em>, publié à compte d’auteur, reconstitue avec rigueur documentaire et modestie assumée le parcours chaotique d’<strong>une figure à la fois secondaire et emblématique de la Commune.</strong> Il mêle matériaux d’archives, hypothèses circonstanciées et reconstitution romancée là où l’histoire se tait. <strong><em>« J’ai comblé les trous »</em></strong>, dit-il, sans jamais trahir ce qu’il nomme la <em>« cohérence du réel ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-enfance-marquee-par-la-pauvrete-et-la-violence-sociale">Une enfance marquée par la pauvreté et la violence sociale</h3>



<p><strong>Joséphine Marchais naît sous le nom de Rabier le 13 avril 1837 à Blois, dans le quartier populaire de Vienne</strong>. Elle est déclarée de <strong>père inconnu</strong>. Sa mère, <strong>Marie Rabier,</strong> est rapidement condamnée à <strong>cinq ans de prison pour incitation à la débauche, accusée d’avoir mis sa propre fille sur le trottoir.</strong> <em>« Ce fardeau familial, Joséphine l’a porté toute sa vie »</em>, explique Francis Brunet. La fratrie est nombreuse. Tous les enfants sont issus de pères différents, et les premières années de Joséphine se déroulent dans un enchaînement de déménagements précaires et d’humiliations judiciaires. Elle est arrêtée à plusieurs reprises pour <strong>racolage, vol, rixe.</strong></p>



<p>Son adresse est d’abord relevée en Vienne, puis dans les Degrés-Saint-Honoré. Après les grandes crues de 1846 et 1856, la famille déménage plusieurs fois. <em><strong>« Elle faisait le tapin place de la Préfecture »</strong></em>, affirme l’auteur. <em>« Elle était connue comme prostituée bien plus que comme blanchisseuse ou couturière, même si ces termes apparaissent dans les registres. »</em> <strong>La sœur cadette, Madeleine, n’est pas épargnée non plus</strong> : arrêtée à douze ans pour avoir volé quelques épis de maïs à un voisin, elle est enfermée en maison de correction à Tours jusqu’à ses vingt ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-depart-enigmatique-vers-paris">Un départ énigmatique vers Paris</h3>



<p>À partir de ses vingt ans, les traces de Joséphine à Blois s’estompent. Et <strong>c’est à Paris qu’on la retrouve, au moment de la Commune. Comment et pourquoi s’est-elle rendue dans la capitale ?</strong> Rien ne permet de l’établir. Francis Brunet imagine qu’elle aurait suivi l’armée de la Loire après la guerre de 1870. Il consulte les archives militaires, les journaux de marche, les études sur Chanzy et la défense de la région. <em>« Elle a pu accompagner les militaires blessés, ou simplement fuir une ville où elle était trop connue. »</em></p>



<p>À Paris, elle est signalée comme blanchisseuse dans le <strong>quartier de Charonne</strong>. L’auteur suppose qu’elle a continué à se prostituer, mais dans son récit, il lui invente une autre trajectoire : celle d’une ouvrière engagée dans les clubs révolutionnaires, gagnée aux idées nouvelles. <em><strong>« J’ai préféré lui écrire une conduite militante, sans nier la misère, mais en soulignant aussi l’espoir. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-communarde-a-la-marge-mais-bien-reelle">Une communarde à la marge, mais bien réelle</h3>



<p>Lors de la Commune de Paris, Joséphine Marchais s’engage comme <strong>vivandière au sein du bataillon des Enfants Perdus.</strong> Elle est arrêtée avec d’autres femmes pour avoir transporté du linge, des armes, des écharpes rouges. Les autorités l’accusent de pillage, d’obscénité, d’injures, mais aussi d’avoir participé à des incendies — notamment celui du palais de la Légion d’honneur. Les historiens s’accordent à dire que <strong>ces accusations étaient largement fabriquées.</strong></p>



<p>Dans les rapports de gendarmerie, elle est décrite comme <strong>habillée <em>« comme une indienne »</em></strong>, avec des vêtements criards. <em><strong>« Elle était déjà rebelle, dans son allure, dans sa manière d’être »</strong></em>, commente Francis Brunet. <strong><em>« Une femme du peuple, sans rien à perdre. »</em></strong></p>



<p>Elle est jugée aux côtés de deux autres femmes : <a href="https://ruedelacommune.com/2020/05/12/1871-leontine-suetens-une-blanchisseuse-devant-le-4e-conseil-de-guerre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Léontine Suétens</a> et Élisabeth Rétiffe. Victor Hugo, qui assiste au <strong>procès des dites <em>« pétroleuses »</em>,</strong> évoque alors l’une d’elles, enceinte. Il ne la nomme pas, mais laisse entendre que l’enfant à naître sera abandonné. Cela pourrait être Joséphine : <em>« Elle a eu plusieurs grossesses, dont deux enfants mort-nés. Une fille a vécu deux ou trois ans avant de mourir. Peut-être qu’un autre enfant a survécu, mais je n’ai pas retrouvé de descendance. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais.png" alt="Joséphine Marchais" class="wp-image-13046" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais-768x480.png 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-bagne-a-la-disparition">Du bagne à la disparition</h3>



<p>Condamnée à mort, Joséphine voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Alors que la majorité des communards déportés sont envoyés en Nouvelle-Calédonie, <strong>elle est transférée en Guyane, au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni, avec ses deux codétenues.</strong> <em>« Le bagne de Cayenne, c’était bien plus dur que la Nouvelle-Calédonie »</em>, souligne Francis Brunet.</p>



<p>Elle arrive en 1872. Elle s’évade une première fois en novembre de la même année, mais est rapidement rattrapée. Les registres du bagne, consultés par l’auteur, sont lacunaires et truffés d’erreurs. <strong>La date officielle de son décès est fixée au 20 février 1874.</strong> Mais une <strong>rumeur</strong> veut qu’elle ait été vue vivante bien après cette date, mariée à un gendarme. <em>« Je n’ai retrouvé aucun document sérieux pour valider cette thèse. C’est invérifiable. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-figure-a-part-entiere">Une figure à part entière</h3>



<p>Au fil des recherches, Francis Brunet s’est attaché à son sujet. Il admet volontiers l’avoir transformée, dans ses pages, en personnage de roman. <strong>Une sorte de figure archétypale de la femme du peuple, broyée par la société, relevée par la révolte.</strong> <em><strong>« Je pense qu’elle était féministe avant l’heure.</strong> J’ai imaginé une scène où elle distribue des tracts dans une blanchisserie de Belleville. Je crois qu’elle voulait se lever, tout simplement. »</em> À la question de savoir s’il voulait faire passer un message, il répond prudemment : <em>« Je ne sais pas. Mais ce qui m’étonne, c’est que cette femme soit née ici, à Blois, dans le quartier de la Vienne, et qu’elle ait traversé un moment aussi brûlant de notre histoire. »</em></p>



<p>En lui consacrant un livre, Francis Brunet replace dans la lumière une mémoire oubliée, tout en acceptant ce que l’histoire a d’insaisissable. Il restitue ce qu’il a pu établir, complète ce qu’il a dû imaginer, sans jamais trahir le fil de l’enquête. Son récit ne prétend pas faire autorité. Mais il propose un visage, une voix, un destin, et c’est déjà beaucoup.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>🡆 <em>Joséphine Marchais, de Blois à l’île du Diable – Une Blésoise sous la Commune</em></strong>, par Francis Brunet<br>Autoédité – ISBN : 979-10-415-6682-2 – 20 € TTC. En vente à la <strong>Librairie Labbé</strong> et l&rsquo;<strong>Espace culturel Leclerc.</strong> Lien pour commander en ligne : <a href="https://gestion.pumbo.fr/boutique/livre/josephine-marchais-de-blois-a-l-ile-du-diable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pumbo.fr/boutique/livre/josephine-marchais-de-blois-a-l-ile-du-diable</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/josephine-marchais-blesoise-et-communarde-lenquete-menee-par-francis-brunet">Joséphine Marchais, Blésoise et communarde : l’enquête menée par Francis Brunet</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Retour sur la naissance du Loir-et-Cher (1789-1792)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 06:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au tournant de la Révolution française, la France entrait dans une ère de profondes mutations, redessinant son organisation administrative pour mieux répondre aux idéaux nouveaux. Le Loir-et-Cher, fruit de cette réorganisation, vit le jour dans un contexte de bouleversements politiques et sociaux. En 1789, les prémisses d&#8217;une nouvelle ère politique se dessinaient en France. L&#8217;Assemblée &#8230;</p>
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<p>Au tournant de la Révolution française, la France entrait dans une ère de profondes mutations, redessinant son organisation administrative pour mieux répondre aux idéaux nouveaux. <strong>Le Loir-et-Cher, fruit de cette réorganisation,</strong> vit le jour dans un contexte de bouleversements politiques et sociaux.</p>



<p><strong>En 1789</strong>, les prémisses d&rsquo;une nouvelle ère politique se dessinaient en France. L&rsquo;Assemblée nationale, à l&rsquo;aube de la Révolution française, remodelait le <strong>découpage administratif</strong> du royaume, jusqu&rsquo;alors divisé en provinces. Le mois de décembre <a href="https://bloiscapitale.com/category/histoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1789</a> vit le passage de <strong>plusieurs lois déterminantes qui ont fragmenté la nation en <a href="http://www.culture41.fr/var/cg41/storage/original/application/2ce20c060b0ae367e633afd07e080fd1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">départements</a>, districts, cantons et municipalités, donnant naissance à 83 départements.</strong> Parmi eux, le <strong>Loir-et-Cher</strong>. Son administration était confiée au conseil général, une entité élue pour administrer les affaires du département. Le conseil général était composé de <strong>36 membres élus pour deux ans, dont la moitié était renouvelable chaque année.</strong></p>



<p>Les membres du conseil étaient élus par l&rsquo;Assemblée électorale du département, <strong>parmi les citoyens qui payaient une contribution directe équivalente à dix journées de travail.</strong> L&rsquo;élection se faisait à deux degrés : les assemblées primaires dans chaque canton désignaient les électeurs du second degré, qui à leur tour élisaient les administrateurs ou conseillers généraux.</p>



<p><strong>En 1790, les représentants des six districts du Loir-et-Cher se sont réunis en assemblée électorale à Blois pour élire les administrateurs du conseil général.</strong> Les 36 membres élus du département furent installés le 6 juillet 1790 après une messe du Saint Esprit.</p>



<p>Le conseil général, durant ses sessions, était représenté par un directoire du département composé de huit membres rétribués. Le conseil élisait chaque année un président et nommait un secrétaire général pour les sessions du conseil général et les séances permanentes du directoire.</p>



<p>En parallèle du conseil général et du directoire, le roi était représenté par un procureur général syndic élu pour quatre ans par les mêmes électeurs que le conseil. Ce dernier avait pour mission principale de requérir l&rsquo;application des lois, mais il suivait également toutes les délibérations du conseil général et du directoire avec une voix consultative.</p>



<p><strong>Le conseil général avait de larges attributions : répartition des contributions directes, enseignement, travaux publics, assistance et hygiène, entretien des édifices publics et religieux, sécurité et ordre public.</strong></p>



<p>Lors du renouvellement par moitié du conseil général en 1791, 20 nouveaux administrateurs ont été élus. Ces nouveaux membres ont marqué la continuité du travail initié lors de la naissance du département, donnant ainsi forme à une administration efficace et proche des citoyens.</p>



<p>Sur cette période initiale, on compte successivement trois présidents du conseil général et du directoire : <strong>Augustin Frécine</strong>, <strong>Louis Lecomte de la Dabinerie</strong> (de septembre à novembre 1791), puis l&rsquo;<strong>Abbé Grégoire</strong>.</p>



<p>Oui mais, le 19 octobre 1792, la Convention prend une décision révolutionnaire concernant les assemblées départementales : au lieu d&rsquo;être maintenues telles quelles, <strong>elles doivent être complètement renouvelées par le biais d&rsquo;élections au suffrage universel direct.</strong> En outre, le directoire, qui était auparavant désigné par le conseil général, doit dorénavant être élu de manière universelle, suivant un scrutin de liste et ce, en un maximum de deux tours.</p>



<p>Les responsabilités principales qui sont attribuées aux départements comprennent <strong>le maintien de l&rsquo;ordre public, la préservation des biens, la protection de la sûreté individuelle, la proclamation des lois, l&rsquo;assurance de la libre circulation des grains, la collecte des impôts, et la commercialisation des biens nationaux, parmi d&rsquo;autres.</strong></p>
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		<title>Mémoire de la Libération: le département lance un appel à la collecte d’archives privées</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2024 15:12:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du programme commémoratif des 80 ans du débarquement, de la Libération de la France et de la Victoire (1944-1945), piloté par la Mission Libération, une initiative d’envergure a été lancée pour enrichir la mémoire collective à travers la collecte d’archives privées. Jusqu’au 5 août prochain, les Archives départementales invitent les habitants du &#8230;</p>
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<p>Dans le cadre du programme commémoratif des <strong>80 ans du débarquement,</strong> de la Libération de la France et de la Victoire (<a href="https://bloiscapitale.com/retour-sur-un-coup-declat-audacieux-de-la-resistance-a-blois-en-aout-1944" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1944</a>-1945), piloté par la <strong>Mission Libération</strong>, une initiative d’envergure a été lancée pour <strong>enrichir la mémoire collective à travers la collecte d’archives privées.</strong> Jusqu’au 5 août prochain, les <strong>Archives départementales</strong> invitent les <strong>habitants du Loir-et-Cher</strong> à participer activement à cette commémoration historique en apportant leurs <strong>contributions sous forme de prêts ou de dons d’archives personnelles.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-memoire-locale">Un appel à la mémoire locale</h3>



<p>Philippe Gouet, président du <a href="https://www.departement41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conseil départemental</a>, appelle tous les Loirs-et-Chériens possédant des documents ou témoignages relatifs à la Libération à contacter les Archives départementales. <em>« Tous les types de documents et témoignages peuvent en effet s’avérer d’une grande valeur pour documenter cette période cruciale de notre histoire collective et contribuer à préserver la mémoire des événements qui ont façonné notre nation »</em>, a-t-il déclaré. <strong>Cette collecte vise à compléter les collections publiques et à assurer la transmission de cet héritage aux générations futures.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-exposition-pour-eclairer-un-episode-meconnu">Une exposition pour éclairer un épisode méconnu</h3>



<p>Parmi les événements marquants de cette période, <strong>l’accueil des réfugiés brestois en Loir-et-Cher</strong> revêt une importance particulière. En 1942-43, alors que Brest subissait de lourds bombardements, de nombreux habitants avaient fui vers des régions plus sûres, dont le Loir-et-Cher. <strong>Une exposition spéciale, organisée en partenariat avec les Archives municipales de Brest, sera présentée lors des prochains Rendez-vous de l’Histoire pour mettre en lumière cet épisode souvent méconnu.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-contexte-historique-de-l-exode-brestois">Le contexte historique de l’exode brestois</h3>



<p>Les bombardements sur Brest, de janvier à février 1943, ont transformé la ville en un champ de ruines, conséquence directe de la nouvelle stratégie des Alliés visant à anéantir les infrastructures ennemies. <em>« Évacuation de l’agglomération brestoise »</em> titrait L’Ouest-Éclair dans son édition du 9 février 1943, relayant l’appel pressant du sous-préfet de Brest, Pierre Trouille, à quitter la ville pour éviter les pertes civiles. <strong>Aidés par la Marine et la Croix-Rouge, des milliers de Brestois ont alors rejoint le Loir-et-Cher et d’autres départements</strong>.</p>
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		<title>Ce « Usu vetera nova » qui nous invite à y réfléchir</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:17:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En flânant rue Pierre de Blois, on ne peut s&#8217;empêcher de remarquer la porte emblématique de la maison au n° 1, gravée des mots « Usu vetera nova ». Ces mots résonnent à travers le temps, témoignant de la capacité de la bâtisse à se régénérer et renaître. Traduit grossièrement, cela signifie « avec le temps, le vieux &#8230;</p>
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<p>En <a href="https://bloiscapitale.com/blois-se-metamorphose-ce-mardi-en-galerie-dart-geante">flânant</a> <strong>rue Pierre de Blois</strong>, on ne peut s&#8217;empêcher de remarquer la <strong>porte emblématique</strong> de la maison au n° 1, gravée des mots <strong><em>« Usu vetera nova »</em></strong>. Ces mots résonnent à travers le temps, témoignant de la capacité de la bâtisse à se régénérer et renaître. Traduit grossièrement, cela signifie <em><strong>« avec le temps, le vieux devient neuf »</strong></em> ou <em>« le vieux devient neuf par l&rsquo;usage qu&rsquo;on en fait. »</em></p>



<p>Construite au XIIe siècle, cette maison a vu des remaniements majeurs au XVIe siècle. Les époques se sont succédé, mais l&rsquo;idée de recyclage et de renaissance a persisté. Les archives du Loir-et-Cher dévoilent un récit intéressant. En 1465, Pierre Goret, locataire, s&rsquo;est lancé dans des réparations majeures, transformant presque entièrement la maison. Grâce à cette initiative, il a réussi à négocier une réduction de loyer auprès des religieux de la collégiale Saint-Sauveur.</p>



<p>En 1525, un autre chapitre de son histoire se dévoile. Jacques Viart, un dignitaire du comté de Blois, a conclu un bail emphytéotique de 99 ans pour la propriété, s&rsquo;engageant à d&rsquo;importantes réparations. <strong>C&rsquo;est durant cette période que la façade, l&rsquo;inscription emblématique et le tabernacle riche en détails ont été ajoutés.</strong> Ces motifs, inspirés des œuvres de Rosso Fiorentino à Fontainebleau, attestent de l&rsquo;influence de l&rsquo;<strong>art de la Renaissance</strong>, lit-on dans <em>« Blois, histoire et patrimoine »</em>, de Pascal Nourrisson et Jean-Paul Sauvage (Editions Sutton).</p>



<p>Mais comme toute vieille dame, la porte <em>« Usu vetera nova »</em>, faite à l&rsquo;origine de tuffeau, a connu des périodes sombres. Son état s&rsquo;est détérioré au fil des ans. Heureusement, grâce à la détermination de monsieur Thomas, et avec le soutien indéfectible de l&rsquo;association des Amis du vieux Blois, elle a été <strong>restaurée à sa gloire d&rsquo;antan.</strong></p>



<p><strong>À Blois, cette maison ne se contente pas d&rsquo;exister; elle philosophe.</strong> Elle rappelle une époque où les murs étaient des toiles racontant des histoires, éduquant les passants. Son enseigne, regrattée, nous parle de la <strong>cyclicité de la vie, de l&rsquo;érosion et de la renaissance</strong>, de la dualité entre le vieux et le neuf.</p>



<p>Le charme du latin, dans lequel l&rsquo;inscription est gravée, ajoute une touche de mystère. Les <strong>multiples interprétations</strong> de <em>« Usu vetera nova »</em> invitent à la <strong>réflexion sur la nature éphémère et pourtant perpétuellement renouvelable de tout ce qui nous entoure.</strong></p>



<p>On peut comprendre <em>« Si l&rsquo;on s&rsquo;en sert, les vieilles choses se font neuves »</em> comme <em>« Si l&rsquo;on s&rsquo;en sert, les choses neuves se font vieilles ».</em> Ou bien : <em>« À l&rsquo;expérience, le vieux peut se révéler neuf »</em>. Ou encore : <em>« L&rsquo;ancien, avec le temps et l&rsquo;usage, retrouve une nouvelle jeunesse ».</em></p>



<p>Mais en fin de compte, <a href="http://www.chemindesjours.com/2018/04/usu-vetera-nova.html">qu&rsquo;importe la traduction exacte</a>&#8230; C&rsquo;est la question, le voyage à travers le temps et la réflexion sur la régénération, qui compte. La vieille maison, avec ses inscriptions malicieuses, sert de rappel vivant que tout, même le plus ancien, peut être renouvelé avec soin et amour.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-9715" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois-768x1023.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois-225x300.jpg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/pierre-de-blois.jpg 800w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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		<title>L&#8217;ultime mystère de Denis Papin</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 17:32:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Denis Papin, célèbre pour ses travaux pionniers sur la machine à vapeur, reste une énigme sur bien de points. Des historiens, depuis des siècles, ont creusé pourtant. Bien que sa vie professionnelle soit assez bien documentée, des zones d&#8217;ombre subsistent concernant sa vie privée, notamment ce qui concerne une éventuelle descendance. Certains suggèrent que Denis &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Denis Papin, célèbre pour ses travaux pionniers sur la machine à vapeur, reste une énigme sur bien de points. Des historiens, depuis des siècles, ont creusé pourtant. Bien que sa vie professionnelle soit assez bien documentée, <strong>des zones d&rsquo;ombre subsistent concernant sa vie privée</strong>, notamment ce qui concerne <strong>une éventuelle descendance.</strong></p>



<p>Certains suggèrent que Denis Papin se serait peut-être marié avec sa cousine germaine, <strong>Marie Papin</strong>, veuve d&rsquo;un certain Maliverné. Ce mariage, s&rsquo;il a eu lieu, aurait suscité des controverses, notamment auprès des autorités religieuses protestantes de Marbourg, nécessitant une dispense des autorités de l&rsquo;État de Hesse-Cassel. Cependant, la véracité de ces allégations reste très incertaine, comme on peut le lire dans <em>« Les mystères du Loir-et-Cher »</em> de Pascal Audoux (<em>De Borée</em>, 2015).</p>



<p>En 1880, Louis Belton, avocat, et Fernand Boirnon, archiviste du Loir-et-Cher, écrivaient <em>« La famille de Denis Papin »</em>, avec un <a href="http://bibnum.enc.sorbonne.fr/omeka/files/original/0ceb04b8608b7d85029763ce2afc7d69.pdf">tableau généalogique</a>. Ils émettaient des doutes concernant ce prétendu mariage avec la cousine, basé sur l&rsquo;ouvrage de Louis de La Saussaye, intitulé <em>« La vie et les ouvrages de Denis Papin »</em>, où, malgré des références à cette union, aucun document justificatif n&rsquo;a été fourni. De quoi spéculer sur la possibilité que Marie Papin, supposément mariée à Monsieur de Maliverne, pourrait en réalité être une sœur de Denis Papin, et non sa cousine. Et puis <strong>la cousine Marie s&rsquo;était mariée à <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">Mer</a> à Louis Scoffier&#8230;</strong></p>



<p>Pour ajouter à la complexité de cette énigme, il est à noter que Denis Papin aurait eu deux sœurs portant le nom de Marie, l&rsquo;une née en 1643 et l&rsquo;autre en 1663. La première serait probablement décédée jeune, d&rsquo;où la réutilisation du prénom pour la cadette.</p>



<p>Bref, malgré ces débats, ces livres, et ces conjectures, aucune preuve concrète n&rsquo;a émergé pour clarifier la véritable relation entre Denis Papin et Marie Papin. Tout cela reste un mystère. Il est crucial de noter que <strong>rien n&rsquo;est avéré à ce jour sur un mariage ni même une descendance. </strong>On ne sait pas.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/lultime-mystere-de-denis-papin">L&rsquo;ultime mystère de Denis Papin</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Guerre d&#8217;Algérie : mémoire en partage aux Archives départementales</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/guerre-dalgerie-memoire-en-partage-aux-archives-departementales</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 07:55:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est une exposition importante qui a débuté aux Archives départementales de Loir-et-Cher &#8211; situées au 77 rue Réaumur à Vineuil &#8211; avec pour intitulé « La guerre d&#8217;Algérie : Histoire commune, mémoires partagées ? » Elle invite le public à explorer et comprendre la relation complexe et historique entre la France et l&#8217;Algérie. Le vernissage de cette &#8230;</p>
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<p>C&rsquo;est une exposition importante qui a débuté aux <strong><a href="http://www.culture41.fr/">Archives</a> départementales de Loir-et-Cher</strong> &#8211; situées au 77 rue Réaumur à <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">Vineuil</a> &#8211; avec pour intitulé <em><strong>« La guerre d&rsquo;Algérie : Histoire commune, mémoires partagées ? »</strong></em> Elle invite le public à explorer et comprendre la relation complexe et historique entre la France et l&rsquo;Algérie. <strong>Le vernissage</strong> de cette exposition se déroulera le <strong>lundi 25 septembre à 18 heures</strong> aux Archives départementales.</p>



<p>61 ans après la signature des accords d&rsquo;Évian, la colonisation et la guerre d&rsquo;Algérie continuent d&rsquo;être des sujets de vive émotion et de discussions dans le paysage diplomatique et mémoriel français. Cette exposition, conçue par l&rsquo;Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (<a href="https://www.onac-vg.fr/">ONACVG</a>) avec l&rsquo;expertise d&rsquo;un comité scientifique composé notamment de Raphaëlle Branche, Abderahmen Moumen et Jean-Jacques Jordi, offre <strong>une plongée dans cette période charnière de l&rsquo;histoire franco-algérienne.</strong></p>



<p>Les <strong>23 panneaux explicatifs</strong>, illustrés de documents d&rsquo;archives, de photographies et d&rsquo;objets, nous emmènent d&rsquo;abord <strong>de 1830 à 1954</strong>, des années de conquête et de colonisation. <strong>La seconde partie se penche sur la guerre proprement dite, de 1954 à 1962</strong>, pour enfin aborder l&rsquo;impact de ces événements sur les mémoires collectives contemporaines.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="722" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/algerie-722x1024.png" alt="" class="wp-image-8158" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/algerie-722x1024.png 722w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/algerie-211x300.png 211w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/algerie.png 761w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>
</div>


<p>Un point saillant de l&rsquo;exposition est la valorisation de la <strong>pluralité des expériences et des mémoires</strong>. Les archives départementales ont ainsi sollicité des prêts de documents et d&rsquo;objets auprès de particuliers, souvent témoins ou acteurs des événements. Ces artefacts locaux servent de pont entre l&rsquo;histoire nationale et les répercussions locales de la guerre : les départs des jeunes soldats appelés, les mouvements politiques et sociaux de l&rsquo;époque, ou encore l&rsquo;accueil des rapatriés.</p>



<p>L&rsquo;ONACVG a également créé <strong>une série de neuf vidéos pour compléter l&rsquo;exposition</strong>. Introduites par des historiens renommés, elles mêlent analyses et témoignages, mettant en lumière les diverses perspectives et expériences vécues pendant la guerre d&rsquo;Algérie.</p>



<p><strong>Un accent particulier est mis sur l&rsquo;importance de la transmission</strong>. L&rsquo;ONACVG propose de nombreux outils destinés aux enseignants pour faciliter l&rsquo;éducation sur cette période historique. Les Blésois.es, les résident.es du Loir-et-Cher sont cordialement invité.es à découvrir cette exposition, <strong>ouverte jusqu&rsquo;au 22 décembre. </strong>Une occasion unique de se reconnecter à une partie essentielle de notre histoire commune.</p>
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		<title>Des expositions sur Patrick Moerell et Ginette Kolinka à la Maison de la BD</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 12:39:03 +0000</pubDate>
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<p>La bande dessinée, medium à la croisée des arts graphiques et narratifs, a toujours eu le pouvoir d&rsquo;immerger ses lecteurs dans une multitude d&rsquo;univers. Que ce soit pour confronter les tragédies de l&rsquo;histoire humaine ou pour s&rsquo;évader à travers l&rsquo;humour et la fiction, elle offre une fenêtre incomparable sur la complexité de la condition humaine. À travers deux expositions majeures à la Maison de la BD à Blois, nous explorons des récits aussi divers que poignants. <strong>D&rsquo;un côté, l&rsquo;épopée tragique de Ginette Kolinka, survivante d’Auschwitz,</strong> dont la vie est magistralement mise en scène, et de l&rsquo;autre, <strong>la plongée dans l&rsquo;univers espiègle et distinctif de Patrick Moerell,</strong> figure marquante de la BD francophone. Ces deux expositions, bien qu&rsquo;opposées dans leur tonalité, démontrent la portée et la <strong>richesse du 9ème art.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Moerell ou la cuisse ? » : Immersion au cœur du génie de Patrick Moerell à la Maison de la <a href="https://bloiscapitale.com/laffiche-du-40e-bd-boum-signee-par-joost-swarte">BD</a></strong></h2>



<p><strong>Du 5 septembre au 21 octobre, la Maison de la BD,</strong> dans la Salle Gotlib, ouvre ses portes à une exposition mettant en lumière le <strong>talent singulier de Patrick Moerell,</strong> icône discrète de la bande dessinée francophone.</p>



<p>Sous le commissariat avisé de Christophe Vilain et de BD BOUM, le public est invité à redécouvrir ou à s&rsquo;immerger pour la première fois dans l&rsquo;œuvre de ce Parisien né en 1951, enfant de l&rsquo;imprimerie. Son parcours atypique, de l&rsquo;école de la Rue Madame à un CAP de relieur, lui a permis de se frotter à la complexité des arts graphiques dès son plus jeune âge. Si Moerell se cherche d&rsquo;abord dans le dessin, c&rsquo;est dans la bande dessinée qu&rsquo;il trouvera véritablement sa voie.</p>



<p>À la fin des années 70, Moerell initie sa carrière en plaçant discrètement quelques bandes dessinées dans des revues peu connues en France telles que Saga ou Prisme. Mais c&rsquo;est au Québec, loin de sa terre natale pour suivre un amour passion, qu&rsquo;il se révèle véritablement. Intégrant la rédaction de Croc, le « Fluide québécois », en 1979, il deviendra rapidement un de ses piliers.</p>



<p>L&rsquo;amour du pays natal l&rsquo;appelle et en 1986, Moerell revient en France. Il rejoint l&rsquo;équipe de Fluide Glacial, une prouesse pour l&rsquo;époque. Pionnier de l&rsquo;autofiction, Moerell excelle dans la création de bandes dessinées psychanalytiques où il est à la fois héros et auteur. Pour parfaire ses illustrations, il use d&rsquo;une méthode particulière : il travaille à partir de photographies, souvent prises en collaboration avec sa compagne Claude, en utilisant divers accessoires pour saisir l&rsquo;essence de chaque scène.</p>



<p>Au fil de sa carrière, Moerell publie cinq albums marquants, dotés d&rsquo;un humour qui lui est propre, oscillant entre calembours et blagues assumées. Mais l&rsquo;artiste est aussi un homme engagé politiquement, rejoignant les rangs du Parti Socialiste.</p>



<p>La disparition tragique de Moerell en 2003, d&rsquo;un infarctus pulmonaire, a laissé un vide dans le monde de la bande dessinée. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus poignant que rien ne présageait un tel dénouement. Un dernier album posthume, « Oh quel blocus ! », sort cette même année, apportant un point final à l&rsquo;œuvre de cet artiste unique.</p>



<p>L&rsquo;exposition « Moerell ou la cuisse? » offre une plongée profonde et touchante dans le monde de Patrick Moerell, permettant aux visiteurs de célébrer la mémoire de cet artiste hors norme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Itinéraire d’une survivante d’Auschwitz » : une ode à la mémoire et à la résilience</strong></h2>



<p>La <a href="https://www.maisondelabd.com/7-blog/1036-exposition-ginette-kolinka-itineraire-d-une-survivante-d-auschwitz">Maison de la BD</a> à Blois accueille également <strong>du 15 septembre au 21 octobre 2023</strong> une exposition d&rsquo;une importance capitale, rendant hommage à <strong>Ginette Kolinka</strong>, survivante de la Shoah, avec l&rsquo;exposition <strong>« Itinéraire d’une survivante d’Auschwitz »</strong>.</p>



<p>Née de l&rsquo;union de plusieurs grands esprits, cette exposition a été minutieusement organisée par Tal Bruttmann, historien éminent, et Caroline François, chargée des expositions au Mémorial de la Shoah. Elle bénéficie également du soutien précieux des artistes JD Morvan et Victor Matet, ainsi que du regard inestimable de Ginette Kolinka elle-même. Cette collaboration a été rendue possible grâce au partenariat avec les éditions Albin Michel.</p>



<p>En avril 1944, alors qu&rsquo;elle n&rsquo;était qu&rsquo;une jeune femme de 19 ans, Ginette Kolinka a été brutalement arrachée à son quotidien pour être déportée à Auschwitz avec son père, son frère et son neveu. Le destin tragique voulait que seuls leurs souvenirs accompagnent Ginette à la sortie de cet enfer, les trois hommes ayant été assassinés dès leur arrivée.</p>



<p><strong>Plutôt que de succomber à la douleur de la perte et aux traumatismes, Ginette a choisi la lumière, devenant pendant deux décennies une guide hors pair à Auschwitz.</strong> Sa dernière visite, en octobre 2020, accompagnée d&rsquo;élèves à Birkenau, a marqué un tournant majeur. Avec elle se trouvaient un auteur de bande dessinée et un journaliste, ce qui a donné naissance à une œuvre unique retraçant la vie de Ginette avant, pendant, et après la Shoah. <strong>Cette bande dessinée est bien plus qu&rsquo;une simple histoire : elle est un témoignage</strong> pour tous ceux qui n&rsquo;ont pas eu la chance de revenir.</p>



<p>Ginette Kolinka, avec une détermination sans faille, a fait de la transmission de mémoire son combat quotidien. L’exposition « Itinéraire d’une survivante d’Auschwitz » s&rsquo;efforce de transmettre ce même message. À partir des planches dessinées, elle retrace le parcours de Ginette Kolinka et le replace dans le contexte plus large de la persécution des Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, le tout enrichi par des documents d&rsquo;époque, des archives et des photographies poignantes.</p>



<p>Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;une exposition, mais d&rsquo;un rappel à la conscience collective, d&rsquo;une invitation à ne jamais oublier et à toujours enseigner les horreurs du passé pour éviter qu&rsquo;elles ne se répètent.</p>



<p>L&rsquo;exposition est ouverte au public de 9h30 à 12h et de 14h à 17h30. Une occasion à ne pas manquer pour honorer la mémoire, l&rsquo;histoire et la résilience humaine.</p>
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		<title>Les maisons closes de Blois : un passé caché dans l&#8217;ombre des ruelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 08:43:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le passé de Blois est riche et parfois méconnu. Derrière les façades de ses bâtisses centenaires, des secrets se murmurent. Les adresses 18 degrés Saint-Nicolas et 1 rue de Lauricard ne sont pas que d&#8217;anciennes habitations, elles révèlent des histoires de « maisons de tolérance », un euphémisme utilisé pour désigner les maisons de prostitution ou maisons &#8230;</p>
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<p>Le passé de Blois est riche et parfois méconnu. <a href="https://bloiscapitale.com/category/vie-locale">Derrière les façades de ses bâtisses centenaires</a>, des secrets se murmurent. <strong>Les adresses </strong>18 degrés Saint-Nicolas et 1 rue de Lauricard<strong> ne sont pas que d&rsquo;anciennes habitations, elles révèlent des histoires de « maisons de tolérance »,</strong> un euphémisme utilisé pour désigner les <strong>maisons de prostitution ou maisons closes.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les origines médiévales</h2>



<p>L&rsquo;histoire de la prostitution à Blois ne date pas d&rsquo;hier. <strong>Dès le Moyen Âge, une maison close opérait rue Rebrousse-Penil</strong>, située en plein cœur du centre-ville actuel. Mais c&rsquo;est au 19e siècle, véritable âge d&rsquo;or de ces établissements, que ces deux adresses, aujourd&rsquo;hui anodines, ont vu le jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la tolérance à la régulation</h2>



<p><strong>L&rsquo;appellation « maison de tolérance » n&rsquo;était pas fortuite.</strong> En effet, en dépit de la réprobation sociale envers la prostitution, <strong>ces maisons étaient réglementées, tolérées, voire considérées comme des commerces légitimes.</strong> Un arrêté de 1842 exigeait que ces établissements soient dirigés exclusivement par des femmes, illustrant la dualité de la moralité publique de l&rsquo;époque qui condamnait d&rsquo;un côté la prostitution tout en la tolérant de l&rsquo;autre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://images3.cgb.fr/images/jeton/fjt_539667.jpg" alt=""/></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux maisons, deux réputations</h2>



<p><strong>La maison sise au 18 degrés Saint-Nicolas, dirigée en 1941 par Yvonne Isoux, jouissait d&rsquo;une réputation discrète.</strong> Elle n&rsquo;a <em>« jamais attiré l&rsquo;attention de la police »</em>, <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/que-sont-devenues-les-anciennes-maisons-closes-de-blois">selon les archives</a>. En revanche, le <strong><em>« Vert Galant »</em></strong> au 1 rue de Lauricard, sous la houlette d&rsquo;Odette Bourgoin, avait <strong>une notoriété plus controversée</strong>. L&rsquo;état décrit de cet établissement était bien plus précaire que celui du 18.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18.jpg" alt="" class="wp-image-6822" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/18-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;impact des guerres</h2>



<p>Pendant les périodes de conflit, la demande explosait. <a href="http://www.culture41.fr/Archives-departementales/Decouvrir-et-transmettre/Tresors-des-archives/Les-documents-du-mois/Maisons-de-tolerance">Les archives</a> font état de la présence accrue de soldats, d&rsquo;<strong>un afflux de femmes devenant prostituées, parfois poussées par leurs propres familles.</strong> Les raisons étaient diverses : femmes de prisonniers cherchant à survivre, jeunes filles attirées par la promesse d&rsquo;argent, et bien d&rsquo;autres histoires tragiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un regard sur la santé publique</h2>



<p>L&rsquo;un des principaux enjeux de la réglementation de ces maisons était la <strong>prévention des maladies vénériennes. </strong>Les autorités étaient particulièrement préoccupées par <strong>la transmission de ces maladies aux soldats.</strong> La répression était sévère. Des prostituées étaient emprisonnées pour « inconduite » ou pour faits de « prostitution clandestine ». En 1944, les autorités britanniques sont allées jusqu&rsquo;à interdire à leurs soldats l&rsquo;accès aux maisons closes françaises, de peur des contaminations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un chapitre clos</h2>



<p>Ces maisons closes n&rsquo;ont pas survécu à l&rsquo;après-guerre. <strong>La loi Marthe Richard, adoptée en 1946, a ordonné leur fermeture</strong>. Aujourd&rsquo;hui, elles sont devenues de paisibles résidences privées. Si leur façade a été refaite, si les lanternes rouges et les oeillets ont disparu, les murs portent encore les stigmates de ce passé. Au-dessus du 18 bis, un « dix-huit » gravé rappelle encore cette époque révolue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réflexion sur une époque révolue</h2>



<p>Ces maisons, et ce qu&rsquo;elles symbolisent, reflètent les contradictions de la société française du 19e et début 20e siècle. <strong>Entre morale et nécessité économique, entre condamnation et tolérance</strong>, elles rappellent que l&rsquo;histoire n&rsquo;est jamais manichéenne. Derrière chaque porte, chaque fenêtre, se cachent des histoires individuelles, des destins croisés, des choix faits dans des circonstances parfois désespérées.</p>



<p>Ces maisons closes, bien qu&rsquo;appartenant au passé, continuent d&rsquo;influencer notre regard sur la société, sur la condition féminine et sur la complexité des choix individuels face aux contraintes sociales.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard.jpg" alt="" class="wp-image-6823" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/08/rue-lauricard-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">1 rue de Lauricard</figcaption></figure>
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		<title>Mieux connaître Annette Wieviorka qui ouvrira les prochains Rendez-vous de l&#8217;histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 06:27:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre des Rendez-vous de l&#8217;histoire 2023, l&#8217;éminente historienne Annette Wieviorka, spécialisée dans la Shoah et l&#8217;histoire des Juifs au XXe siècle, présentera la conférence inaugurale de l&#8217;événement à Blois sur le thème « Les vivants et les morts ». Le choix d&#8217;Annette Wieviorka a sa logique puisque son dernier ouvrage se nomme : « Tombeaux : &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/mieux-connaitre-annette-wieviorka-qui-ouvrira-les-prochains-rendez-vous-de-lhistoire">Mieux connaître Annette Wieviorka qui ouvrira les prochains Rendez-vous de l&rsquo;histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans le cadre des <a href="https://rdv-histoire.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rendez-vous de l&rsquo;histoire 2023</a></strong>, l&rsquo;éminente historienne <strong>Annette Wieviorka</strong>, spécialisée dans la Shoah et <a href="https://bloiscapitale.com/category/histoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;histoire</a> des Juifs au XXe siècle, présentera <strong>la conférence inaugurale</strong> de l&rsquo;événement à Blois sur le thème <strong>« Les vivants et les morts »</strong>. Le choix d&rsquo;Annette Wieviorka a sa logique puisque son dernier ouvrage se nomme : <strong>« Tombeaux : Autobiographie de ma famille »,</strong> récompensé par le <strong>prix Fémina Essai 2022</strong>, témoigne de la réflexion de l&rsquo;historienne sur les traces laissées par les membres disparus de sa propre famille, une famille juive marquée par les tourments de l&rsquo;Histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La famille Wieviorka-Perelman : Deux côtés d&rsquo;une même histoire</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Wolf et Chaskiel : L&rsquo;intellectuel et le tailleur </h3>



<p>Annette Wieviorka nous plonge dans l&rsquo;histoire de sa famille, partagée entre deux facettes distinctes. D&rsquo;un côté, il y a Wolf, l&rsquo;intellectuel yiddish précaire, et de l&rsquo;autre, Chaskiel, le tailleur taiseux. Ces deux hommes, venus de Pologne, ont débarqué à Paris dans les années 1920. Pendant ce temps, leurs épouses, Hawa et Guitele, ont assumé la charge de la vie matérielle et de l&rsquo;éducation des enfants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des vies qui traversent les tourments du siècle</h3>



<p>À travers son récit, qui prend la forme de tombeaux de papier, Annette Wieviorka adopte un ton personnel et intime. Elle explore les archives, les généalogies et les souvenirs directs ou indirects pour retracer les vies et les destins de sa famille. Nous parcourons ainsi un siècle cabossé, puis tragique. D&rsquo;abord, l&rsquo;installation difficile de ces immigrants, la pauvreté, les bouleversements politiques, leur engagement communiste ou socialiste, ainsi que leur rapport complexe à la religion et à la judéité. Puis surviennent la guerre, les rafles, la fuite ou la déportation, avec comme décors Paris, Nice, la Suisse et Auschwitz. Enfin, pour certains, le retour à la vie marqué par un autre drame.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;art de restituer l&rsquo;humain dans l&rsquo;Histoire </h2>



<p>L&rsquo;art d&rsquo;Annette Wieviorka réside dans sa capacité à placer le lecteur au niveau des hommes et des femmes assoiffés de bonheur, de joie et de liberté, mais bientôt confrontés à l&rsquo;impensable et à l&rsquo;imprévisible. Face à des choix décisifs, ils manquent de certitudes et d&rsquo;informations fiables. L&rsquo;historienne fait renaître des personnages attachants et un monde révolu grâce à une écriture sensible et précise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;héritage de mémoires individuelles </h2>



<p>Dans son livre « Tombeaux : Autobiographie de ma famille », Annette Wieviorka tisse <strong>une toile émouvante et captivante des vies qui l&rsquo;ont précédée</strong>. En mêlant habilement récits personnels, recherches historiques et liens familiaux, elle redonne une voix à ceux que l&rsquo;Histoire avait relégués dans l&rsquo;oubli. Son exploration approfondie des archives personnelles et historiques révèle l&rsquo;humanité derrière les chiffres et nous rappelle les vies individuelles perdues ou bouleversées par les aléas de l&rsquo;Histoire. <strong>« Tombeaux : Autobiographie de ma famille » nous rappelle l&rsquo;importance de préserver et de comprendre les histoires personnelles, qui se cachent derrière chaque événement historique.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="847" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/wieviorka-847x1024.jpg" alt="Wieviorka" class="wp-image-4719" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/wieviorka-847x1024.jpg 847w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/wieviorka-248x300.jpg 248w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/wieviorka-768x929.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/06/wieviorka.jpg 1242w" sizes="auto, (max-width: 847px) 100vw, 847px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image RDV de l&rsquo;histoire</figcaption></figure>
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