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	<title>Archives des Cimade 41 - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Cimade 41 - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Guillaume Marsallon : « La législation telle qu’elle est faite est très compliquée »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 19:39:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi, à l’occasion de la Journée internationale des migrants, la Ligue des Droits de l’Homme et le Collectif de soutien aux sans-papiers et demandeurs d’asile du Loir-et-Cher organisaient une table ronde à Blois, à l’Espace Jorge Semprún. L’objectif était d’aborder, sous différents angles, les questions liées aux droits et à l’accueil des personnes étrangères. Parmi &#8230;</p>
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<p>Mercredi, à l’occasion de la Journée internationale des migrants, la Ligue des Droits de l’Homme et le Collectif de soutien aux sans-papiers et demandeurs d’asile du Loir-et-Cher organisaient une table ronde à Blois, à l’Espace Jorge Semprún. L’objectif était d’aborder, sous différents angles, les questions liées aux droits et à l’accueil des personnes étrangères. Parmi les intervenants figuraient le collectif Pas d’Enfants à la Rue, la <a href="https://www.lacimade.org/">Cimade</a>, l’UD CGT 41, <a href="https://bloiscapitale.com/replacer-lhumain-au-centre-temoignages-sur-laccueil-des-migrants-dans-le-loir-et-cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ASMCV</a>, ainsi que Maître Sandrine Cariou, avocate spécialisée dans le droit des étrangers. </p>



<p>Au sein de ce panel, l’intervention de <strong>Guillaume Marsallon, délégué à la Cimade, </strong>a permis de mettre en lumière <strong>le rôle central du droit au séjour</strong> pour toute réflexion autour de l’hébergement, du logement et de la lutte contre la précarité. <em>« On ne peut pas réfléchir à la question de l’hébergement ou du logement sans réfléchir au droit au séjour »</em>, a-t-il martelé. Selon lui, <em><strong>« c’est prendre la question par ses conséquences et pas par ses causes »</strong></em> que de chercher des solutions d’hébergement sans s’attaquer en amont au problème de l’absence de titre de séjour. <em>« Sinon, on va dans le mur »</em>, a-t-il insisté.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-multitude-de-petites-cases-juridiques"><strong>Une multitude de « petites cases » juridiques</strong></h3>



<p>Le délégué de la Cimade est ainsi revenu sur<strong> la difficulté, pour les personnes étrangères, d’entrer dans les <em>« cases »</em> du droit au séjour</strong>, soulignant que ce n’est pas le nombre de catégories juridiques qui pose problème, mais <strong>la rigidité des conditions pour y accéder</strong>. Cette complexité administrative fragilise d’autant plus les personnes étrangères, empêchant une stabilisation de leur situation.</p>



<p>Selon les données officielles du ministère de l’Intérieur pour l’année 2023, la France a délivré un total de 326 954 premiers titres de séjour. Ces documents, nécessaires pour résider légalement sur le territoire, ont été attribués pour des motifs divers. Parmi eux,<strong> 33 % ont été délivrés à des étudiants étrangers, </strong>représentant ainsi la catégorie la plus importante. En deuxième position, 28 % des titres ont été accordés pour des raisons liées à la vie privée et familiale, conformément à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale.</p>



<p><strong>Le droit d’asile, bien que crucial, a concerné une proportion plus restreinte, avec 11 % des premiers titres de séjour attribués</strong> en vertu de ce motif, soit environ 43 000 personnes. Par ailleurs, <strong>les motifs professionnels ont représenté 16 % des titres délivrés</strong>, mais cette catégorie recèle une réalité plus complexe. En effet, parmi les 54 000 titres accordés pour des raisons liées au travail, <strong>seuls 11 000 ont été obtenus dans le cadre d’une régularisation de travailleurs déjà présents sur le territoire.</strong> Ce chiffre, qui équivaut à <strong>environ 3 % du total</strong> des premiers titres de séjour, illustre <strong>la difficulté de ce processus, marqué par une législation particulièrement stricte</strong>. Enfin, les motifs de santé, bien qu’essentiels pour les personnes concernées, n’ont représenté qu’1 % des titres délivrés.</p>



<p>Ces chiffres mettent en lumière non seulement la diversité des situations juridiques des personnes étrangères, mais aussi les obstacles administratifs qu’elles doivent surmonter pour obtenir un titre de séjour. <strong><em>« La législation telle qu’elle est faite est très compliquée »</em></strong>, a commenté le délégué de la Cimade, pour souligner les défis auxquels ces personnes sont confrontées dans leurs démarches.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-logement-et-hebergement-la-question-du-titre-de-sejour-en-toile-de-fond"><strong>Entre logement et hébergement : la question du titre de séjour en toile de fond</strong></h3>



<p>Le lien entre droit au séjour et conditions de vie se cristallise particulièrement sur la question du logement et de l’hébergement. <em><strong>« Le logement social nécessite absolument d’avoir un titre de séjour »</strong></em>, a rappelé Guillaume Marsallon. Quant au logement privé, <em>« ce n’est pas strictement interdit sans titre de séjour »,</em> mais dans les faits, sans garanties ni emprunts possibles, l’accès est quasiment bloqué. Le propriétaire exigeant des revenus réguliers, la situation administrative de la personne étrangère devient immédiatement un frein.</p>



<p>L’intervenant a poursuivi sur le thème de l’hébergement, insistant sur le fait de le décliner au pluriel, tant il existe une multitude de dispositifs. Certains sont exclusivement réservés aux demandeurs d’asile (CADA, UDA, PRADA, CPH, etc.), et donc inaccessibles aux autres personnes étrangères. Puis il y a l’hébergement d’urgence, défini par le Code de l’action sociale et des familles (le fameux article L.345-2-2), souvent appelé <em><strong>« la loi Molle »</strong></em> — un nom qui, note-t-il avec ironie, <em>« n’était peut-être pas très inspiré ».</em></p>



<p>Cet article stipule que <strong><em>« toute personne »</em> en situation de détresse a le droit d’accéder à un hébergement d’urgence.</strong> <em><strong>« Toute personne, ça veut dire avec titre, sans titre de séjour »</strong></em>, a insisté Marsallon. Mais le Conseil d’État, confronté aux contentieux, a introduit la notion de <em><strong>« détresse »</strong></em> et de <strong><em>« vulnérabilité »</em></strong>, un concept juridiquement difficile à définir. On assiste à une <em><strong>« stratification de la misère »</strong></em>, regrette-t-il. Selon les jurisprudences, la vulnérabilité devient un critère interprété de plus en plus strictement, classant les situations sur une échelle du <em>« très vulnérable »</em> au <em>« pas très vulnérable »</em>.<strong><em> « Aujourd’hui sur l’hébergement on en est là, avec une foultitude de décisions qui sont le petit musée des horreurs »</em></strong>, déplore-t-il, évoquant des cas où l’on considère qu’une mère avec des enfants de 14 ou 17 ans n’est pas suffisamment vulnérable.</p>



<p>L’autre difficulté provient de la répartition des compétences entre divers acteurs. Le Conseil d’État a désigné le Conseil départemental, via l’aide sociale à l’enfance, pour les mères isolées avec enfant de moins de trois ans, l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) pour les demandeurs d’asile, et l’État (via la préfecture) pour tous les autres cas. <strong>Là encore, la question du statut administratif est centrale pour savoir à qui s’adresser, et pour déterminer si l’aide est accessible ou non.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-creation-de-centres-de-preparation-au-retour-nouvelle-source-d-inquietude"><strong>La création de centres de préparation au retour, nouvelle source d’inquiétude</strong></h3>



<p>Guillaume Marsallon a également évoqué l’apparition de dispositifs encore plus spécifiques,<strong> les CEPAR </strong>(anciennement DEPAR), que la Cimade perçoit comme un <strong><em>« glissement très dangereux ».</em></strong> Il s’agit de lieux d’hébergement assortis de mesures de contrôle et d’expulsion, selon lui : <strong><em>« En gros, on vous dit on vous héberge mais en échange vous allez être assigné à résidence et venir pointer. »</em></strong> L’effet dissuasif est immédiat : <strong><em>« Les gens ne sont pas fous »</em></strong>, ils refusent d’y aller, <strong>craignant de se retrouver <em>« dans les feux de la préfecture »</em> et d’être expulsés <em>« demain matin »</em>.</strong></p>



<p>Cette évolution inquiète la Cimade, qui y voit un durcissement supplémentaire des conditions d’hébergement pour les étrangers sans titre. Si le dispositif n’existe pas encore dans le Loir-et-Cher, la généralisation de ces centres ne peut être exclue.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-regulariser-pour-sortir-de-l-impasse"><strong>Régulariser pour sortir de l’impasse</strong></h3>



<p>La conclusion tirée par Guillaume Marsallon est nette : l’accès au titre de séjour est incontournable. <em><strong>« L’accès à un titre de séjour, c’est la clé de la sortie de la précarité »</strong></em>, a-t-il affirmé. Sans cela, impossible pour les travailleurs sociaux, les associations, les acteurs du logement et de l’hébergement d’offrir des solutions durables. <strong>Tout est conditionné par la régularisation</strong>. Et cette dernière, selon lui, ne dépend pas uniquement de nouvelles lois. <strong><em>« Les préfectures ont ce qu’on appelle un pouvoir de régularisation permanente »</em></strong>, a-t-il rappelé, rejetant l’idée selon laquelle l’administration serait les mains liées.</p>



<p>Il en résulte <strong>deux stratégies possibles</strong>, selon Marsallon : celle des expulsions, prônée par certains responsables politiques, ou celle de <strong>la régularisation, qui permettrait de <em>« sortir par le haut »</em>. </strong>Il souligne que si les personnes aujourd’hui dans les dispositifs d’hébergement d’urgence obtenaient un titre de séjour, elles quitteraient rapidement ces places précaires. <strong><em>« La clé, on sait où elle est »</em></strong>, a-t-il souligné. La question est de savoir si, politiquement, l’on souhaite l’utiliser.</p>
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		<title>La Cimade 41 pour la dignité et les droits des personnes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 06:34:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondée en 1939, La Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués) est une association loi de 1901 qui a pour mission de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. La Cimade est engagée &#8230;</p>
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<p>Fondée en 1939, <strong>La Cimade</strong> (Comité inter-mouvements auprès des évacués) est une association loi de 1901 qui a pour mission de <strong>manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. </strong>Elle <strong>défend la dignité et les droits des personnes,</strong> quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. La Cimade est engagée dans plusieurs domaines d&rsquo;action, comme <strong>l&rsquo;accompagnement et le soutien juridique</strong>. Chaque année, l&rsquo;association reçoit et conseille des dizaines de milliers de <strong>migrants, réfugiés et demandeurs d&rsquo;asile</strong> à travers ses centres d&rsquo;accueil. Elle fournit également un <strong>soutien juridique aux personnes étrangères,</strong> les aidant à accéder à leurs droits et à naviguer dans les procédures administratives complexes.</p>



<p>La Cimade compte environ 2.000 bénévoles répartis dans 88 <a href="https://www.lacimade.org/regions/centre-ouest/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">groupes locaux</a>. Le financement de ses actions repose en grande partie sur la générosité de ses donateurs. Nous avons rencontré <strong>Anne-Marie Gonzalez</strong> et <strong>Christine Billeau</strong>, deux bénévoles parmi la dizaine en Loir-et-Cher, afin de <strong>mieux connaître La Cimade 41</strong>, qui assiste en général une centaine de personnes chaque année et plus désormais. <em><strong>« Nous avons un petit groupe très actif</strong> qui suit les dossiers toute l&rsquo;année, tant sur l&rsquo;aspect juridique que sur l&rsquo;accompagnement. Nous ne nous occupons normalement pas des demandeurs d&rsquo;asile car ils bénéficient déjà d&rsquo;une prise en charge. Mais comme tout le monde le sait… <strong>on n&rsquo;a pas d&rsquo;argent !</strong> Et <strong><a href="https://bloiscapitale.com/un-rassemblement-a-blois-pour-responsabiliser-le-departement-et-letat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ces derniers mois ont été particulièrement chargés,</a></strong> notamment avec des dossiers traités en urgence en collaboration avec des avocates concernant les <strong>expulsions des hébergements d&rsquo;urgence. »</strong></em></p>



<p>Justement, quelle est la situation actuelle à Blois et dans le département ? <em>« Les derniers jugements au Tribunal administratif ont été sévères avec les mères sans abri. <strong>L&rsquo;argument utilisé est que ces femmes ne sont pas véritablement isolées, malgré le fait qu&rsquo;elles élèvent seules leurs enfants.</strong> Le Département a mis cela en cause. Ce sont clairement <strong>des choix politiques,</strong> </em>expliquent les deux bénévoles de la Cimade. <em>Surtout qu&rsquo;<strong>être mère isolée signifie que le père ne subvient pas aux moyens de la famille.</strong> Et c&rsquo;est bien le cas. L&rsquo;interprétation restrictive qui est faite ici affecte leur droit au logement et au soutien, mais <strong>nous poursuivons nos efforts pour défendre leurs intérêts au mieux. »</strong></em></p>



<p>Le<strong> durcissement politique est clair</strong> selon Anne-Marie Gonzalez et Christine Billeau. <em><strong>« Le préfet a même refusé tout rendez-vous, tout dialogue, toute participation à la convention</strong> qu&rsquo;il avait organisé avec les élus nous a été refusée,</em> souligne la première. <em><strong>On n&rsquo;a eu accès ni au préfet ni au sous-préfet. »</strong></em> Christine Billeau enchaîne :<em> « Il semble y avoir une <strong>politique nationale</strong> qui fait que les préfets organisent l&rsquo;hébergement vers l&rsquo;expulsion, l&rsquo;aide au retour avec un petit pécule. Ils ont des obligations de résultat. Et c&rsquo;est la politique Darmanin. La situation est très préoccupante. Beaucoup de migrants se sont dits : organisons-nous pour obtenir collectivement des titres de séjour. Et <strong>on tente de les accompagner, mais tout en prônant la prudence pour ne pas les mettre dans la gueule du loup. »</strong></em></p>



<p>La Cimade s&rsquo;oppose fermement aux politiques migratoires répressives et discriminatoires. Par exemple, elle a critiqué la loi asile et immigration promulguée en janvier 2024, considérée comme l&rsquo;une des plus répressives de ces 40 dernières années. <strong>L&rsquo;association continue de plaider pour une politique migratoire basée sur la solidarité, l&rsquo;accueil et le respect des droits humains fondamentaux.</strong></p>



<p>Mais comment ces deux femmes ont rallié les combats de La Cimade ? Ancien médecin, Anne-Marie Gonzalez était bénévole dans un centre de santé dans le style de Médecins du Monde. <em>« Nous redonnions des soins aux personnes qui n&rsquo;y avaient pas accès. Dans le local que nous occupions, juste en dessous, il y avait La Cimade,</em> confie Anne-Marie. <em><strong>Retraitée, j&rsquo;ai eu envie de rejoindre la Cimade. Les droits des étrangers me sont chers.</strong></em> <em>Ils ne sont pas là par plaisir ; ils sont là parce qu&rsquo;ils ont fui leur pays pour des raisons politiques, économiques, ou à cause du dérèglement climatique, avec une terre qui devient inhospitalière. <strong>Chacun a droit à un hébergement et aux droits essentiels. »</strong></em> Quant à Christine, c&rsquo;est une affaire de famille, et une question de valeurs : <em><strong>« Ma mère a milité à la Cimade dans son temps, donc je dirais que c&rsquo;est un héritage. »</strong></em></p>



<p>La Cimade est une voix importante pour les droits des migrants et des réfugiés en France. Son engagement pour la dignité humaine et la justice sociale en fait une organisation clé dans la défense des droits des personnes vulnérables face aux défis migratoires actuels.</p>



<p><em><strong>Pour rejoindre La Cimade dans le Loir-et-Cher, il faut envoyer un mail à : blois@lacimade.org</strong></em></p>
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		<title>Un rassemblement à Blois pour « responsabiliser » le  département et l’Etat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 May 2024 19:50:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que chaque enfant et sa famille disposent d’un toit, sans condition, telle est la volonté d&#8217;organisations, associations, collectifs et&#160;syndicats&#160;comme la Cimade, le Planning Familial 41, le NPA 41, Solidaires 41, la CGT 41, la FSU 41, Artisans du Monde Blois, SOS racisme 41, CCFD Terre Solidaire, et le collectif&#160;« Pas d’enfants à la rue ». Pour que &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-rassemblement-a-blois-pour-responsabiliser-le-departement-et-letat">Un rassemblement à Blois pour « responsabiliser » le  département et l’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Que chaque enfant et sa famille disposent d’un toit, sans condition, telle est la volonté d&rsquo;organisations, associations, collectifs et&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/udcgt41">syndicats</a>&nbsp;comme la Cimade, le Planning Familial 41, le NPA 41, Solidaires 41, la CGT 41, la FSU 41, Artisans du Monde Blois, SOS racisme 41, CCFD Terre Solidaire, et le collectif&nbsp;<em>« Pas d’enfants à la rue »</em>. Pour que cela devienne effectif, <strong>250 personnes environ se sont réunies devant la préfecture de Loir-et-Cher&nbsp;afin de&nbsp;<em>«&nbsp;responsabiliser&nbsp;»</em>&nbsp;le Conseil départemental et l’Etat.</strong> </p>



<p>D&rsquo;autant plus que <strong>dès mercredi, six enfants n&rsquo;auront pas de lieu où dormir.</strong> De même,<strong> une mère va sortir de la maternité avec son bébé de trois jours et sera à la rue.</strong> Et si une cagnotte citoyenne finance des nuits d&rsquo;hôtel, cela ne peut pas être une solution durable, comme le souligne <strong>Julien Colin</strong>, du collectif&nbsp;<em>« Pas d’enfants à la rue ».</em> Même si des municipalités comme celles de Saint-Gervais, Blois ou Vineuil parent à des urgences. <em>« Nous constatons que <strong>le département et la préfecture ne font rien pour améliorer la situation</strong>. Concernant la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/pas-d-enfant-a-la-rue-le-prefet-donne-quelques-gages-aux-communes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">résidence Rocheron</a></strong> (qui doit accueillir des familles), dont on parle depuis des mois, nous n&rsquo;avons aucune nouvelle. De même, nous n&rsquo;avons aucune information sur la convention départementale pour l&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence à laquelle nous souhaiterions participer. »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7521-1024x768.jpeg" alt="Julien Colin" class="wp-image-15789" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7521-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7521-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7521-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7521-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7521-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Christine Billeau, pour la Cimade</strong> qui accompagne les enfants et leurs familles, <strong>dénonce <em>« des droits élémentaires bafoués par les décisions iniques du conseil départemental et du préfet »</em></strong>, et exige un traitement digne : <em>« Nous ne nous habituerons jamais à voir tous les jours, ici à Blois, être jetés à la rue des personnes seules comme des familles, avec parfois des enfants naissants, comme aussi des adolescents mineurs isolés.</em> <em><strong>La France a su accueillir dignement voire plus les Ukrainiens, nous voulons qu&rsquo;il en soit de même pour toutes les personnes, pourquoi certaines seraient elles indésirables ?</strong></em> <em>C&rsquo;est bien la régularisation qui permet de sortir des situations précaires. »</em> Le combat continue pour toutes ces personnes engagées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7519-1024x768.jpeg" alt="cimade" class="wp-image-15788" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7519-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7519-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7519-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7519-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7519-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-rassemblement-a-blois-pour-responsabiliser-le-departement-et-letat">Un rassemblement à Blois pour « responsabiliser » le  département et l’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Grâce à la Ville de Blois et l&#8217;action citoyenne, pas d&#8217;enfants et de mamans à la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2024 16:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce fut une longue journée de combat à Blois pour les collectifs, associations, organisations syndicales et politiques en lutte pour que tout humain puisse inconditionnellement avoir un toit. En effet, ce mercredi 24 avril 2024, quatorze femmes et leurs 25 enfants se retrouvaient sans hébergement, suite à la fin d&#8217;une prise en charge par le &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/grace-a-la-ville-de-blois-et-laction-citoyenne-pas-denfants-et-de-mamans-a-la-rue">Grâce à la Ville de Blois et l&rsquo;action citoyenne, pas d&rsquo;enfants et de mamans à la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Ce fut une longue journée de combat à Blois pour les collectifs, associations, organisations syndicales et politiques en lutte pour que tout humain puisse inconditionnellement avoir un toit. En effet, <strong>ce mercredi 24 avril 2024, quatorze femmes et leurs 25 enfants se retrouvaient sans hébergement</strong>, suite à la fin d&rsquo;une prise en charge par le Département dans les <strong>hôtels La Renaissance, Le Cosy, Bellagio et du Bellay.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7352-1024x768.jpeg" alt="Hôtel La Renaissance" class="wp-image-15105" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7352-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7352-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7352-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7352-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7352-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Dès ce matin, à l&rsquo;Hôtel La Renaissance, rue de la Garenne, la Cimade et le Planning Familial, entre autres, répondaient présent pour assister les mères et enfants devant quitter les lieux dans la journée, et dépendants du 115. Les élus blésois <strong>Françoise Beigbeder</strong> et <strong>Frédéric Orain</strong> étaient également présents, en soutien. Ce dernier, adjoint au maire de Blois, accompagné du candidat 23e sur la liste socialiste aux Européennes <strong>Dylan Boutiflat</strong>*, nous confiait, en tant que citoyen, son incompréhension : <em><strong>« La préfecture et le département se renvoient la balle, c&rsquo;est une façon de déshumaniser le problème.</strong> Concrètement, plusieurs familles se retrouvent dehors, sans solution. C&rsquo;est un mauvais calcul en tout point de la part de l&rsquo;État, parce que des gens qui sont dehors accèdent plus difficilement au travail, et s&rsquo;insèrent plus difficilement. <strong>Ce n&rsquo;est une bonne nouvelle pour personne.</strong> Il y a des secteurs en tension qui recherchent de la main-d&rsquo;œuvre, <strong>ces gens n&rsquo;attendent qu&rsquo;une chose : pouvoir travailler</strong> pour avoir un salaire, pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Je ne comprends pas, c&rsquo;est juste insupportable. Et l&rsquo;idée de faire passer cela avec la fin de la trêve hivernale est condamnable, Il n&rsquo;y a aucun rapport ! <strong>Ce n&rsquo;est pas digne d&rsquo;un pays civilisé</strong>. C&rsquo;est complètement inhumain. Et les <a href="https://bloiscapitale.com/pas-d-enfant-a-la-rue-les-dernieres-informations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">associations tentent d&rsquo;absorber</a> tout ce que l&rsquo;État ne fait pas&#8230; »</em></p>



<p>C&rsquo;est donc <strong>à la préfecture</strong> que les collectifs, associations, institutions, organisations syndicales et politiques (le&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/p/Collectif-Pas-DEnfant-%C3%A0-la-Rue-100094975186229/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Collectif</a>&nbsp;«&nbsp;Pas d’Enfants à la Rue&nbsp;», la Cimade, la Ligue des droits de l’homme, le Planning Familial 41, le PS, le PCF, le NPA, la CGT) se retrouvaient à 14h, avec les 14 femmes et 25 enfants sans toit. L&rsquo;idée était d&rsquo;obtenir une prise de conscience de l&rsquo;Etat et un début de solution. Ce qui ne viendra pas. <strong>Vers 16 heures, celles et ceux qui occupaient le hall de la préfecture se faisaient évacuer</strong> manu militari.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="524" height="699" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/Resized_20240424_160200.jpeg" alt="manu militari" class="wp-image-15107" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/Resized_20240424_160200.jpeg 524w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/Resized_20240424_160200-225x300.jpeg 225w" sizes="auto, (max-width: 524px) 100vw, 524px" /></figure></div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="960" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/Resized_20240424_160227.jpeg" alt="manu militari" class="wp-image-15108" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/Resized_20240424_160227.jpeg 720w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/Resized_20240424_160227-225x300.jpeg 225w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure></div>


<p>Une vingtaine de minutes plus tard, un coup de fil de <strong>Benjamin Vételé</strong>, <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/conseil-municipal/benjamin-vetele">adjoint à l’éducation</a>&nbsp;à la ville de Blois, <strong>soulageait les familles et leurs soutiens.</strong> La <strong>Ville de Blois</strong>, sans que ce soit de sa compétence, mettait l&rsquo;<strong>école maternelle Foch</strong> à disposition en fin de journée, avec des lits de camp, le temps des vacances scolaires, le <strong>secours populaire</strong> apportant des couvertures.</p>



<p><em>« Cela signifie un couchage relativement facile, des sanitaires disponibles et la possibilité de se nourrir dans des conditions correctes, le tout dans un milieu chauffé. <strong>L&rsquo;école maternelle reprendra son activité dans une dizaine de jours, ce qui marquera la fin de cette capacité d&rsquo;hébergement. Nous sommes dans une période où nous essayons toujours de gagner du temps.</strong> Je pense que c&rsquo;est une solution non pas miraculeuse, mais très appréciable »,</em> commentait <strong>Stéphane Ricordeau</strong>, membre du collectif&nbsp;Pas d’enfants à la rue. Dans quelques jours, de nouvelles menaces pèseront à priori sur d&rsquo;autres familles. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7353-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-15111" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7353-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7353-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7353-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7353-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/04/IMG_7353-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>*<strong>Dylan Boutiflat</strong> (secrétaire international au sein du parti socialiste, en 23e position sur la liste de Raphaël Glucksmann pour les Européennes 2024) était ce jour parmi les soutiens aux familles à la rue. A la question de savoir si cela avait un lien avec les élections à venir, Dylan Boutiflat a validé en ces termes : <em>« Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui à Blois a une résonance avec le scrutin européen du 9 juin, car le Parlement vient de voter le Pacte sur la migration et l&rsquo;asile, qui s&rsquo;aligne avec la loi sur l&rsquo;immigration. Cette dernière s&rsquo;inscrit elle-même dans la pratique de nombreuses collectivités locales dirigées par la droite, et parfois sous l&rsquo;influence de l&rsquo;extrême droite. Cela amène les collectivités à privilégier des choix comptables au détriment d&rsquo;une approche plus humaine et humaniste, comme l&rsquo;accueil qui est inscrit dans notre tradition républicaine de bienveillance envers les étrangers. Raphaël Glucksmann et moi luttons contre cette logique, qui aujourd&rsquo;hui laisse des gens à la rue alors qu&rsquo;il existe des structures d&rsquo;hébergement. Les collectivités comme le département de Loir-et-Cher font des choix inacceptables aux yeux des militants socialistes que je représente dans cette campagne. Je pense qu&rsquo;il est crucial de reconnaître que tout cela est le résultat d&rsquo;une volonté du gouvernement français, de la volonté de de Valérie Hayer et d&rsquo;Emmanuel Macron, de stigmatiser les étrangers pour chasser les voix de l&rsquo;extrême droite. »</em></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/grace-a-la-ville-de-blois-et-laction-citoyenne-pas-denfants-et-de-mamans-a-la-rue">Grâce à la Ville de Blois et l&rsquo;action citoyenne, pas d&rsquo;enfants et de mamans à la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>« Pas d’Enfant à la Rue » exige une solution digne et urgente pour les familles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 19:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le compte à rebours se poursuit à Blois, 76 enfants et 39 mamans doivent toujours se retrouver sans toit à compter du 1er avril 2024, date correspondant à la fin de la trêve hivernale. Le Conseil départemental n&#8217;entend plus financer leur habitat en se référant au cadre de la loi Molle (lire ici).&#160;Le&#160;collectif&#160;Pas d’Enfant à &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pas-d-enfant-a-la-rue-exige-une-solution-digne-et-urgente-pour-les-familles">« Pas d’Enfant à la Rue » exige une solution digne et urgente pour les familles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le compte à rebours se poursuit à Blois, <strong>76 enfants et 39 mamans doivent toujours se retrouver sans toit à compter du 1er avril 2024</strong>, date correspondant à la fin de la trêve hivernale. Le Conseil départemental n&rsquo;entend plus financer leur habitat <a href="https://bloiscapitale.com/pas-denfant-a-la-rue-avant-le-rassemblement-le-departement-affirme-quil-respecte-bien-la-loi">en se référant au cadre de la loi Molle (lire ici)</a>.&nbsp;Le&nbsp;<strong><a href="https://bloiscapitale.com/le-collectif-pas-d-enfants-a-la-rue-lancent-plusieurs-appels#:~:text=Le%20collectif%20%C2%AB%20Pas%20d'enfants%20%C3%A0%20la%20rue%20%C2%BB%20de,autres%20via%20des%20solidarit%C3%A9s%20locales." target="_blank" rel="noreferrer noopener">collectif</a>&nbsp;Pas d’Enfant à la Rue</strong>, en collaboration notamment avec la&nbsp;<strong>Cimade</strong>&nbsp;et le&nbsp;<strong>collectif de soutien aux sans-papiers</strong>, a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme ce mardi 26 mars 2024 devant <strong>la Préfecture et le Conseil Départemental</strong> en rassemblant des Blésoises et Blésois.</p>



<p>Des mères isolées et leurs enfants étaient également présents. <em>« Nous tenons à vous remercier d&rsquo;être venus si nombreux afin de nous soutenir concernant cette initiative prise par le Conseil départemental de Loir-et-Cher,</em> a déclaré la première maman. <em>Je prends la parole pour souligner une situation particulière : <strong>parmi les 39 mères concernées, toutes se retrouvent dans une position délicate, ayant à charge 76 enfants.</strong> Nous demandons au Conseil Départemental de reconsidérer sa position. En effet, <strong>beaucoup d&rsquo;entre nous se trouvent sans solution</strong>, vivant parfois dans une irrégularité, sans logement, sans ressources, sans emploi, et sans papiers. <strong>Faites quelque chose pour nous, et plus particulièrement pour ces enfants.</strong> Ils sont encore jeunes et le seul pays qu&rsquo;ils connaissent, c&rsquo;est ici, la France. <strong>Nous tenons à ce pays et souhaitons y rester.</strong> Pour cela, nous demandons la régularisation de notre situation, l&rsquo;obtention de papiers, <strong>afin de pouvoir travailler et contribuer à la société française, plutôt que de rester inactifs. </strong>Nous voulons prendre soin de nos enfants et participer pleinement à la vie en France. Nous appelons le Conseil Départemental et la Préfecture à revoir nos situations. »</em></p>



<p>Une seconde mère a pris la parole afin d&rsquo;exprimer ce souhait partagé de pouvoir travailler, d&rsquo;intégrer la société française, et d&rsquo;offrir un bel avenir aux enfants : <em>« Nous faisons face à des situations difficiles et aspirons à une autre vie. Nous ne sommes pas venus en France pour vivre dans ces conditions. <strong>Nous avons quitté notre pays, poussés par la souffrance, dans l&rsquo;espoir que la France pourrait nous offrir de l&rsquo;aide</strong>,</em> a-t-elle souligné. <em>Cette souffrance est précisément ce qui nous a contraints à partir, à la recherche d&rsquo;un soutien et d&rsquo;une meilleure existence. Pourtant, <strong>ici, on nous dit qu&rsquo;il faut repartir, sans savoir où aller, surtout avec nos enfants.</strong> Parmi nous, il y a des femmes enceintes et des mères avec plusieurs enfants, qui cherchent <strong>simplement un meilleur avenir</strong> pour eux, un avenir qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas pu sécuriser dans leur pays d&rsquo;origine. <strong>Nous sommes venus en France pour travailler et contribuer à la société</strong>. Malheureusement, nous sommes confrontés à une situation difficile au quotidien, <strong>une incertitude constante. Elle pèse lourdement sur nous, surtout en pensant à nos enfants.</strong> Nous implorons votre aide. <strong>Nous ne sommes pas ici par choix mais par nécessité.</strong> <strong>Si la France ne veut pas nous soutenir, vers où pouvons-nous nous tourner ? »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7103-1024x768.jpeg" alt="manifestation" class="wp-image-14217" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7103-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7103-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7103-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7103-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7103-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Ce désespoir trouvera peut-être une réponse en justice. C&rsquo;est l&rsquo;objectif de la <strong>Cimade, qui avec trois avocats, </strong>entend retourner la situation via une décision favorable du <strong>Tribunal Administratif</strong> d&rsquo;Orléans.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7104-1024x768.jpeg" alt="sans papiers" class="wp-image-14216" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7104-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7104-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7104-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7104-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7104-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Didier Richefeux,</strong>&nbsp;membre du Collectif de soutien aux sans papiers, a pris le micro pour exprimer son incompréhension suite à la décision du Conseil départemental de se cantonner au cadre de la loi sans percevoir son esprit. <em><strong>« Cette assertion n&rsquo;a aucune légitimité face à la mise en danger d&rsquo;êtres humains vulnérables</strong>,</em> a-t-il lancé. <em><strong>Aucune législation ne peut justifier ni légitimer de telles atteintes intolérables aux droits fondamentaux des enfants.</strong> La France a signé la Convention internationale des droits de l&rsquo;enfant, s&rsquo;engageant à protéger les droits à l&rsquo;hébergement, à l&rsquo;éducation, à la santé, et le droit des enfants de vivre pleinement leur enfance. L&rsquo;intérêt supérieur de l&rsquo;enfant et la non-discrimination sont des principes juridiques supranationaux qui doivent être respectés par tous les États signataires de cette Convention. La vider de son sens pour des raisons bassement politiques, nationales ou financières, serait indigne et constituerait une <strong>violation du droit international.</strong> Les valeurs républicaines de fraternité et de solidarité ne peuvent être traitées comme des variables d&rsquo;ajustement en fonction des caprices politiques antirépublicains de certains décideurs départementaux. <strong>Ces valeurs de fraternité et de solidarité ne peuvent être systématiquement réduites à un coût économique. C&rsquo;est intolérable et encore moins acceptable.</strong> <strong>A combien estimez-vous la vie d&rsquo;un enfant ?</strong> Ces propos sont innommables, honteux et désastreux. Quand considérera-t-on que tous les enfants représentent une richesse extraordinaire pour la France ? Quand les petits marquis locaux comprendront-ils que les enfants d&rsquo;origine étrangère, déjà assis sur les bancs de nos écoles, contribuent à la richesse nationale par leur intégration sociale ? Pour quelle raison cette politique d&rsquo;exclusion s&rsquo;acharne-t-elle particulièrement sur les enfants étrangers, les condamnant d&#8217;emblée au double désavantage d&rsquo;être né ailleurs et d&rsquo;être enfant ? <strong>Rien n&rsquo;est plus injuste et plus révoltant.</strong> Si nous devions mesurer le degré de la politique de protection des personnes vulnérables par les actions mises en œuvre, nous constaterions un gouffre insondable. <strong>L&rsquo;État a certes transféré aux départements les compétences de l&rsquo;aide sociale à l&rsquo;enfance, mais il reste fondamentalement responsable de la qualité de la prise en charge des personnes vulnérables.</strong> Nous assistons manifestement à une quasi-absence de prise en considération des actions départementales en faveur des enfants. <strong>Comment accepter que 76 enfants et leur mère soient brutalement expulsés de leur modeste chambre d&rsquo;hôtel sans aucune proposition de solution d&rsquo;hébergement adéquate ?</strong> Dans cette histoire, la caravane passe et les enfants pleurent. Alors, que faisons-nous ? Nous demandons, pour notre part, de mettre fin à cette immoralité, à cette défaite idéologique et à cette logique financière, pour enfin <strong>permettre l&rsquo;accès au marché du travail,</strong> nous en avons besoin aujourd&rsquo;hui. Cela rendra leur dignité aux personnes, leur permettra de s&rsquo;intégrer et de s&rsquo;émanciper, et leur donnera une place dans notre société. <strong>Il est urgent de rejeter cette politique de la honte</strong> et de redonner un sens concret aux valeurs qui nous unissent : liberté, égalité, fraternité. <strong>Aucun être humain ne devrait être considéré comme illégal. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7108-1024x768.jpeg" alt="slogans" class="wp-image-14212" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7108-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7108-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7108-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7108-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7108-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Dans une volonté d&rsquo;enfoncer le clou, <strong>Julien Colin</strong>, s&rsquo;est exprimé au nom du collectif&nbsp;« <strong>Pas d&rsquo;enfant&nbsp;à la rue 41&Prime;</strong>,&nbsp;<strong>en s&rsquo;adressant nommément à Xavier Pelletier,</strong> Préfet de Loir-et-Cher, <strong>et à Philippe Gouet</strong>, Président du Conseil Départemental de Loir-et-Cher. <em>« Messieurs, le collectif <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61552685973056" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Pas d&rsquo;Enfant à la Rue »</a> de Blois, <strong>soutenu par des citoyens ordinaires qui transcendent tout clivage politique, se concentre uniquement sur un principe fondamental : la dignité</strong>. La dignité qui exige de respecter la Convention Internationale des Droits de l&rsquo;Enfant, ratifiée par la France en 1990, assurant à chaque enfant un droit au logement. La dignité de ne pas laisser sans solution d&rsquo;hébergement 39 mères et 76 enfants, prévenus par un courrier de la fin de prise en charge 15 jours à l&rsquo;avance. <strong>La dignité d&rsquo;héberger ces familles, ces enfants, ces nouveau-nés dans des conditions dignes, dans des logements décents.</strong> Mesdames et Messieurs les conseillers départementaux, une question nous interpelle : <strong>êtes-vous tous en accord avec cette interprétation de la loi</strong>, constamment évoquée par votre président, en ce qui concerne la protection de l&rsquo;enfance et la prise en compte des besoins fondamentaux des enfants ? »</em></p>



<p>Julien Colin a cité les <strong>soutiens politiques</strong> dans le combat du collectif : <em>« De nombreux élus, de divers horizons politiques, soutiennent notre action citoyenne. Les élus de la Ville de Blois, de la Région Centre-Val de Loire, du CIAS, ainsi que ceux de Vineuil, de Saint-Gervais-la-Forêt et de La Chaussée-Saint-Victor, se sont notamment montrés ouverts au dialogue et à la collaboration. Les instances de l&rsquo;Éducation Nationale cherchent également à établir une cohérence entre tous les acteurs concernés par cette problématique,</em> a expliqué le membre du collectif. <em><strong>Il est bien connu que l&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence est coûteux, extrêmement cher. Nous sommes d&rsquo;accord, </strong>Monsieur le Président, sur le fait que financer des nuits d&rsquo;hôtel pour des familles, certaines depuis trois ans, est onéreux. À contrario, <strong>financer des logements pérennes serait beaucoup moins coûteux. </strong>Il n&rsquo;est pas trop tard pour adopter ce type de solution. »</em> Le budget consacré par le Département à cette prise en charge a été de 3,6 M€ en 2023.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7107-1024x768.jpeg" alt="slogans" class="wp-image-14213" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7107-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7107-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7107-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7107-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/IMG_7107-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Florence Doucet</strong>, vice-présidente chargée de la solidarité liée à l’action sociale, à la famille et à la protection de l’enfance, a fait savoir ces derniers jours que&nbsp;<em>« les mères relevant toujours du dispositif&nbsp;<strong>seraient bientôt accueillies avec leurs enfants dans de meilleures conditions d’hébergement au sein de la résidence Rocheron,</strong>&nbsp;à Blois, animée par l’association ASLD ». </em>En outre,<em> « courant 2025, elles seront accueillies dans&nbsp;<strong>la nouvelle résidence intergénérationnelle Lumière,</strong>&nbsp;à Blois, en cours d’aménagement ». </em>Ce projet représente 1,4 M€ d’investissement pour le département. <em>« Nous saluons cette initiative, mais le site Lumière ne sera prêt qu&rsquo;en 2025, il ne constitue donc pas une solution immédiate, </em>réagit Julien Colin. En revanche, <em>« le <strong>Centre De Formation Pompiers 41</strong>, à Vineuil, vide depuis sa construction, pourrait servir à accueillir de nombreuses familles. Face aux coûts d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence évoqués, <strong>qu&rsquo;en est-il du coût de cet équipement public restant inutilisé ? »</strong></em></p>



<p><strong>Enfin, Julien Colin a interpellé le Président du Conseil Départemental</strong> : <em>« Vous êtes le seul interlocuteur à n&rsquo;avoir pas encore rencontré personnellement le collectif pour échanger. Nous restons disponibles pour une rencontre dans les jours à venir, période qui s&rsquo;avèrera décisive. »</em> Et il a prévenu : <em>Le collectif Pas d&rsquo;Enfant à la Rue, avec le soutien de la Cimade, de la Ligue des Droits de l&rsquo;Homme, et d&rsquo;autres, <strong>n&rsquo;hésitera pas à appeler à des actions et mobilisations nécessaires pour atteindre un objectif unique et crucial : aucun enfant à la rue. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://richestmedia.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/richest-media-web-Blois.png" alt="" class="wp-image-13483" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/richest-media-web-Blois.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/richest-media-web-Blois-300x300.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/richest-media-web-Blois-150x150.png 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/03/richest-media-web-Blois-768x768.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pas-d-enfant-a-la-rue-exige-une-solution-digne-et-urgente-pour-les-familles">« Pas d’Enfant à la Rue » exige une solution digne et urgente pour les familles</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Pas d&#8217;enfant à la rue : avant le rassemblement le Département affirme qu&#8217;il respecte bien la loi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 08:09:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
		<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[prefecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mardi 26 mars 2024, à 17h30, un appel au rassemblement est lancé, à l&#8217;initiative du collectif Pas d&#8217;enfant à la rue 41, devant la Préfecture de Loir-et-Cher et le Conseil départemental. Il concerne la mise à la rue de 39 femmes et 76 enfants fin mars, soit avec le terme de la trêve hivernale. Et &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pas-denfant-a-la-rue-avant-le-rassemblement-le-departement-affirme-quil-respecte-bien-la-loi">Pas d&rsquo;enfant à la rue : avant le rassemblement le Département affirme qu&rsquo;il respecte bien la loi</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Mardi 26 mars 2024, à 17h30</strong>, un appel au rassemblement est lancé, à l&rsquo;initiative du collectif <em><strong><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61552685973056" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pas d&rsquo;enfant à la rue 41</a></strong></em>, <strong>devant la Préfecture de Loir-et-Cher et le Conseil départemental.</strong> Il concerne la <a href="https://bloiscapitale.com/blois-76-enfants-et-39-mamans-sans-toit-a-compter-du-1er-avril">mise à la rue de 39 femmes et 76 enfants</a> fin mars, soit avec le terme de la trêve hivernale. Et <strong>le collectif demande l’application du droit inconditionnel au logement</strong> et le <strong>respect, de la défense des droits de l’enfant</strong> (en référence à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ratifiée par la France en 1990).</p>



<p>De son côté <strong>le Conseil départemental argue qu&rsquo;il agît dans le cadre de la loi MOLLE</strong> (loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion) et spécifiquement aux dispositions définies par l’article L 222-5 alinéa 4 du Code de l’action sociale et des familles, qui dit que le Conseil départemental prend en charge <strong><em>« les femmes enceintes et les mères isolées avec leurs enfants de moins de trois ans qui ont besoin d&rsquo;un soutien matériel et psychologique, notamment parce qu&rsquo;elles sont sans domicile. »</em></strong> Et Philippe Gouet, son président, déclare : <em>« Le département assume pleinement ses responsabilités. À travers l’action remarquable de ses services, il est totalement engagé dans le soutien qu’il apporte à ces publics avec professionnalisme et humanité. »</em> Cela via un <strong>budget consacré de 3,6 M€ en 2023</strong>. <em>« Jusqu’à fin mars 2024, 61 mères et leurs 123 enfants sont ainsi pris en charge,</em> ajoute le Conseil départemental. <em>À compter d’avril, les frais hôteliers de certaines d’entre elles ne seront plus assurés par le département dans la mesure où elles ne remplissent plus les conditions prévues par la loi. »</em></p>



<p>Comme expliqué jeudi dernier en session plénière, le Conseil départemental justifie ces fins de prise en charge par <strong>un niveau de ressources désormais suffisant</strong> pour certaines mères, <strong>des demandes de droit d’asile</strong> en cours qui font qu&rsquo;elles relèvent des compétences d&rsquo;une autre administration (l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration), ou enfin, <strong>un <em>« critère d’isolement qui n’est plus constaté »</em>.</strong> </p>



<p>Toutefois, <em><strong>« l&rsquo;accompagnement médical et paramédical assuré par le conseil départemental au travers de la protection maternelle et infantile se poursuivra auprès de ces mères »</strong></em> rapporte Florence Doucet, vice-présidente chargée de la solidarité liée à l’action sociale, à la famille et à la protection de l’enfance. Et puis <em>« les mères relevant toujours du dispositif <strong>seront bientôt accueillies avec leurs enfants dans de meilleures conditions d’hébergement au sein de la résidence Rocheron,</strong> à Blois, animée par l’association ASLD. Et courant 2025, elles seront accueillies dans <strong>la nouvelle résidence intergénérationnelle Lumière,</strong> à Blois, en cours d’aménagement. Ce projet représente 1,4 M€ d’investissement pour le département. »</em></p>



<p>Reste que dans quelques jours des familles avec enfants seront sans toit. <strong><em>« N’en n’oublions pas, ni notre humanité, ni notre dignité »</em></strong>, lance le collectif Pas d&rsquo;enfant à la rue 41. <em><strong>« On parle bien de la mise à la rue de 39 familles et 76 enfants. »</strong></em></p>



<p> Parmi elles, <em>« des femmes ont fui leur pays d&rsquo;origine en raison de problèmes tels que les mariages forcés et l&rsquo;excision. <strong>En arrivant en France, elles espéraient trouver un refuge</strong> mais constatent que la situation concernant l&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence s&rsquo;est détériorée au fil des années. Il est important de rappeler que <strong>l&rsquo;accès à un hébergement d&rsquo;urgence est un droit fondamental, </strong>essentiel à la dignité de chaque personne. Ce droit concerne notamment l&rsquo;aide à l&rsquo;enfance, les femmes isolées, enceintes, ou avec des enfants de moins de trois ans, ainsi que toute personne ou famille sans abri, à travers le numéro d&rsquo;urgence 115, </em>souligne <strong>Yveline&nbsp;Froger, de la Cimade</strong>. <em>« La politique actuelle, qui maintient les migrants dans une <strong>situation de précarité et d&rsquo;irrégularité, incombe principalement à l&rsquo;État pour son choix de ne pas régulariser leur situation.</strong> Cette politique engorge le système d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence et crée des impasses pour les personnes concernées. »</em> L&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence des populations vulnérables reste un sujet en France.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Autre rassemblement, ce lundi à Blois : <em><strong>« Bassine Non Merci »</strong></em> a initié un appel national pour marquer le premier anniversaire de la manifestation de <strong>Sainte-Soline</strong>. Divers collectifs de Blois ont programmé un rassemblement ce <strong>lundi 25 mars, dès 19 heures, sur la place de la résistance à Blois.</strong> L&rsquo;événement comprendra des témoignages, une mise à jour sur la situation à l&rsquo;échelle nationale et locale, de la musique, ainsi qu&rsquo;un grand banquet ou repas communautaire.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/pas-denfant-a-la-rue-avant-le-rassemblement-le-departement-affirme-quil-respecte-bien-la-loi">Pas d&rsquo;enfant à la rue : avant le rassemblement le Département affirme qu&rsquo;il respecte bien la loi</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Des appels au rassemblement pour Gaza dimanche et les migrants lundi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 10:18:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dimanche 17 décembre, des citoyens se réuniront à Blois, Romorantin et Vendôme, comme ailleurs en France, pour exprimer un soutien à la population de Gaza et exiger un appel à un cessez-le-feu immédiat. Ces rassemblements, prévus respectivement sur la place Lorjou à Blois, la place de la Halle à Romorantin et au marché des Rottes &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/des-appels-au-rassemblement-pour-gaza-dimanche-et-les-migrants-lundi">Des appels au rassemblement pour Gaza dimanche et les migrants lundi</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dimanche 17 décembre</strong>, des citoyens se réuniront à Blois, Romorantin et Vendôme, comme ailleurs en France, pour exprimer <strong>un</strong> <strong>soutien à la population de Gaza et exiger un appel à un cessez-le-feu immédiat</strong>. Ces rassemblements, prévus respectivement sur la <strong>place Lorjou à Blois</strong>, la place de la Halle à Romorantin et au marché des Rottes à Vendôme, débuteront <strong>à 10h30.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="707" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6336-707x1024.jpeg" alt="rassemblement" class="wp-image-11340" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6336-707x1024.jpeg 707w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6336-207x300.jpeg 207w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6336-768x1112.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6336.jpeg 847w" sizes="auto, (max-width: 707px) 100vw, 707px" /></figure></div>


<p><a href="https://www.france-palestine.org/-Loir-et-Cher-" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les organisateurs</a> des rassemblements soulignent la gravité de la situation à Gaza, où les hostilités ont repris avec une intensité accrue après une brève trêve. Les bombardements et les attaques militaires terrestres, aériennes et maritimes ciblent désormais le sud de Gaza, forçant des centaines de milliers de personnes à fuir. L&rsquo;ampleur de la crise est alarmante. Les chiffres donnés : 1,9 million de personnes déplacées, 18.000 morts dont 70% de femmes et d&rsquo;enfants, 49.000 blessés et des milliers de disparus.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="797" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6342-797x1024.jpeg" alt="tract" class="wp-image-11341" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6342-797x1024.jpeg 797w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6342-234x300.jpeg 234w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6342-768x986.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/IMG_6342.jpeg 974w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rassemblement-pour-la-journee-internationale-des-migrants"><strong>Un rassemblement pour la journée internationale des migrants</strong></h2>



<p>En plus de ces rassemblements, un autre rendez-vous est prévu le<strong> lundi 18 décembre à 17h30 devant la préfecture</strong>, à Blois, mais <strong>en faveur des migrants.</strong> Organisé par la Ligue des Droits de l’Homme 41, le Collectif de soutien aux sans papiers et demandeurs d’asile 41, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne 41, le Collectif « Pas d’Enfants à la Rue » 41, L’Action Catholique Ouvrière 41, Sud Education, Solidaires 41, le Sgen-CFDT 41, l’Union Départementale CGT 41, la FSU 41, les Chrétiens en Monde Rural, le <a href="https://bloiscapitale.com/defenestration-d-un-migrant-le-npa-41-appelle-a-une-reaction" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NPA 41</a>, le Comité Catholique Contre la Faim- Terre Solidaire 41, la France Insoumise 41, le Planning Familial 41, la Cimade 41, <strong>ce rassemblement coïncide avec la Journée internationale des migrants des Nations unies</strong> et intervient dans un contexte de débat sur un nouveau projet de loi sur l&rsquo;immigration. <em>« À l’occasion de ce rassemblement, nous réaffirmerons les valeurs humanistes qui nous animent et la régularisation des sans papiers et exigerons le retrait du projet de loi »,</em> précise l&rsquo;organisation.</p>
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