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	<title>Archives des réchauffement climatique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des réchauffement climatique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Combien coûte une canicule ? La facture sanitaire, sociale et économique</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 13:07:08 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons une deuxième canicule en un mois. Longue, intense, pénible, inquiétante, dangereuse, cette nouvelle vague de chaleur bouleverse les habitudes et rappelle que<strong> les températures extrêmes ne relèvent pas seulement de l’inconfort saisonnier</strong>. Elles ralentissent le travail, fragilisent les rendements agricoles, mettent sous tension les réseaux électriques, dégradent les conditions de vie dans les logements, augmentent les passages aux urgences et provoquent des décès prématurés. Elles obligent aussi les pouvoirs publics à repenser l’adaptation des villes, des bâtiments et des services. <strong>Car si la canicule est <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-canicule-signifie-t-il-petite-chienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’abord regardée</a> comme un enjeu sanitaire, elle doit également être comprise comme un choc économique à part entière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Combien coûte une canicule ?</strong> Tout dépend de ce que l’on mesure. Le coût d’un épisode de chaleur peut être calculé à partir des décès en excès, des hospitalisations, des consultations médicales, des arrêts de travail, de la baisse de productivité, des pertes agricoles, de la consommation d’énergie, des perturbations dans les transports, de l’adaptation des bâtiments ou encore de la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Les rapports disponibles ne donnent donc pas un chiffre unique, mais <strong>une série d’ordres de grandeur. Mis bout à bout,</strong> ils montrent une réalité désormais difficile à contourner : <strong>la canicule est un coût collectif majeur.</strong></p>



<h2 id="h-une-facture-sanitaire-evaluee-entre-22-et-37-milliards-d-euros-entre-2015-et-2020" class="wp-block-heading">Une facture sanitaire évaluée entre 22 et 37 milliards d’euros entre 2015 et 2020</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La référence la plus directe est celle de <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Santé publique France</strong></a>. Dans une évaluation consacrée aux effets sanitaires des canicules en France métropolitaine entre 2015 et 2020, l’agence a cherché à donner une valeur économique aux impacts observés dans le cadre du Plan national canicule. Les auteurs ont pris en compte les passages aux urgences, les consultations SOS Médecins, la mortalité en excès, la perte d’espérance de vie, ainsi que la perte de bien-être liée aux restrictions d’activité. Le résultat donne un ordre de grandeur considérable : selon la méthode retenue, <strong>les effets sanitaires étudiés représentent environ 22 ou 37 milliards d’euros sur six ans. </strong>L’écart entre les deux montants tient notamment à la manière de valoriser la mortalité : soit à partir des années de vie perdues, soit à partir des décès en excès. Dans les deux cas,<strong> la mortalité constitue la part dominante du coût</strong>. Elle est évaluée à <strong>16 milliards d’euros</strong> lorsqu’elle est exprimée en années de vie perdues, et à <strong>30 milliards d’euros lorsqu’elle est calculée à partir des décès en excès.</strong> À cela s’ajoute une perte de bien-être liée aux <strong>restrictions d’activité,</strong> estimée autour de 6 milliards d’euros.</p>



<h2 id="h-depuis-1974-un-cout-sanitaire-cumule-considerable" class="wp-block-heading">Depuis 1974, un coût sanitaire cumulé considérable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<a href="https://www.notre-environnement.gouv.fr/donnees-et-ressources/ressources/organisme/article/observatoire-national-sur-les-effets-du-changement-climatique-onerc" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>ONERC</strong></a> reprend des travaux de Santé publique France et du CNRS pour <strong>estimer le fardeau économique des effets sanitaires des canicules sur une période plus longue.</strong> Sur la période 1974-2020, l’ONERC estime que les décès liés aux canicules représentent <strong>un coût sanitaire cumulé de 143 milliards d’euros</strong>. Les années les plus marquées sont notamment 2003, 1976, 1983, 2006, ainsi que la période 2015-2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport distingue également la <strong>perte de bien-être</strong>, évaluée uniquement pour les jours correspondant aux critères de vigilance rouge, <strong>c’est-à-dire lorsque les activités ordinaires doivent être fortement modifiées.</strong> Cette perte est estimée à <strong>13 milliards</strong> d’euros, concentrés à 93 % sur les seules années 2003, 2019 et 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les frais de santé sont loin de représenter toute la facture.</strong> Le coût principal se situe dans la mortalité, la perte d’années de vie, la désorganisation des activités, la restriction des déplacements, l’impossibilité de vivre normalement pendant plusieurs jours ou semaines. La chaleur extrême agit comme un révélateur brutal de vulnérabilités déjà présentes : âge, isolement, état de santé, qualité du logement, exposition professionnelle, densité urbaine.</p>



<h2 id="h-2003-une-canicule-qui-a-ampute-la-croissance" class="wp-block-heading">2003 : une canicule qui a amputé la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La canicule de 2003 reste le grand précédent français.</strong> Le rapport du <strong>Sénat</strong> sur cette crise cite l’<strong>Insee</strong> : l’épisode aurait amputé la croissance annuelle <strong>de 0,1 à 0,2 point de PIB, soit 15 à 30 milliards d’euros.</strong> Le Sénat précise que l’impact macroéconomique avait été jugé <em>« limité »</em> au regard de la taille de l’économie française, mais cette qualification ne doit pas masquer l’ordre de grandeur. Un événement météorologique de quelques semaines peut peser <strong>plusieurs dizaines de milliards d’euros.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épisode de 2003 a aussi eu <strong>des effets sectoriels</strong>. En limitant l’offre dans l’énergie et l’agriculture, la canicule a contribué à la hausse des prix de l’électricité, de la viande bovine, du vin, des fruits et légumes. Les légumes frais ont notamment fortement augmenté en septembre 2003, participant à la hausse des prix alimentaires. <strong>La consommation des ménages en produits manufacturés avait également reculé en août.</strong> Car, <strong>le coût d’une canicule circule dans toute l’économie</strong>. Il commence dans les corps et les sols, puis se diffuse dans les entreprises, les récoltes, les prix, les dépenses publiques, les réseaux électriques et les <strong>comportements de consommation.</strong></p>



<h2 id="h-agriculture-eau-energie-une-economie-sous-contrainte-physique" class="wp-block-heading">Agriculture, eau, énergie : une économie sous contrainte physique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’économie n’est pas hors sol</strong>. Qu&rsquo;on se le dise. La Direction générale du Trésor a publié en 2025 une note sur l’impact des vagues de chaleur sur l’activité en France. Elle y rappelle que les épisodes de chaleur agissent sur l’économie par plusieurs canaux : <strong>la production agricole, la production énergétique, les heures travaillées et la productivité du travail.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés.</strong> Selon les données citées par la <strong><a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DG Trésor</a></strong>, la canicule de 2019 a entraîné une baisse de rendement de 9 % pour le maïs et de 10 % pour le blé. Le phénomène concerne la ressource en eau, l’irrigation, le stress thermique du bétail, la production laitière et les conflits d’usage. <strong>En été, l’agriculture représente une part très importante de la consommation d’eau, ce qui rend les tensions plus visibles lorsque les sols s’assèchent et que les précipitations se raréfient.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’énergie</strong> constitue un autre point de vulnérabilité. En période de forte chaleur, <strong>la production nucléaire et hydraulique peut diminuer</strong>, notamment parce que <strong>ces installations dépendent de l’eau</strong>. <strong>Dans le même temps, la demande électrique augmente avec l’usage de la climatisation</strong>. Le pays se retrouve donc dans une situation paradoxale : l’offre peut reculer au moment où la demande progresse. La chaleur produit alors un déséquilibre qui peut peser sur les échanges d’électricité et conduire à <strong>un recours plus important à d’autres moyens de production.</strong></p>



<h2 id="h-le-travail-ralentit-quand-la-temperature-monte" class="wp-block-heading">Le travail ralentit quand la température monte</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan</strong>, dans une note consacrée au travail à l’épreuve du changement climatique, évoque un angle encore trop peu traité : <strong>les effets de la chaleur sur les travailleurs</strong>. Les températures élevées altèrent les <strong>capacités physiques et cognitives,</strong> peuvent menacer la santé et la sécurité, et finissent par <strong>diminuer la productivité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En France, la part des travailleurs exposés à la chaleur est encore mal connue</strong>. Elle oscillerait entre 14 % et 36 % selon les sources. Les métiers agricoles et ceux du bâtiment figurent parmi les plus concernés, mais <strong>le problème ne se limite pas au travail en extérieur.</strong> Les bureaux mal isolés, les ateliers, les cuisines, les entrepôts, les transports ou les services à la personne peuvent aussi devenir des lieux d’exposition. <strong>La chaleur fatigue, réduit la concentration, augmente les risques d’erreur, favorise les accidents, complique les gestes professionnels, ralentit les décisions.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enjeu est donc autant social qu’économique</strong>. Les personnes les plus exposées sont souvent celles dont les métiers sont déjà physiquement exigeants. <strong>La canicule accentue les inégalités</strong> entre ceux qui peuvent adapter leurs horaires, télétravailler ou se protéger, et ceux qui doivent continuer à travailler dehors, sur un chantier, dans une exploitation, sur une route ou dans un bâtiment mal conçu.</p>



<h2 id="h-a-l-echelle-europeenne-des-pertes-de-pib-deja-documentees" class="wp-block-heading">À l’échelle européenne, des pertes de PIB déjà documentées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux académiques publiés dans <strong><a href="https://www.nature.com/ncomms/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature Communications</a></strong> en 2021, repris par la DG Trésor et par <strong><a href="https://www.i4ce.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">I4CE</a></strong>, évaluent les pertes économiques liées aux vagues de chaleur à l’échelle européenne. Pour les années analysées, notamment 2003, 2010, 2015 et 2018, les vagues de chaleur auraient réduit la croissance économique européenne <strong>de 0,3 % à 0,5 % du PIB</strong>. Les pertes sont très hétérogènes selon les régions, <strong>certaines zones subissant des impacts supérieurs à 1 %, voire davantage.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la DG Trésor cite également une estimation d’<strong><a href="https://www.allianz-trade.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Allianz Trade</a></strong> selon laquelle <strong>les vagues de chaleur pourraient peser sur l’activité française à hauteur de 0,3 point de PIB</strong> (par rapport à un scénario où les températures n’auraient pas dépassé 32 °C).</p>



<h2 id="h-batiments-le-cout-de-l-adaptation-commence-seulement-a-etre-chiffre" class="wp-block-heading">Bâtiments : le coût de l’adaptation commence seulement à être chiffré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">I4CE, dans une étude publiée en 2024, estime que <strong>la réponse spontanée à la chaleur est aujourd’hui l’équipement en climatisation. </strong>Pour le logement, ces investissements représenteraient déjà environ <strong>3,5 milliards d’euros par an</strong>. Mais <strong>cette réponse pose des problèmes</strong> : hausse de la consommation électrique, émissions supplémentaires, rejet de chaleur dans l’espace urbain, aggravation potentielle des îlots de chaleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;institut estime aussi le <strong>surcoût de l’adaptation aux vagues de chaleur dans le bâtiment : entre 2 et 5 % pour la construction neuve, </strong>et <strong>environ 10 % pour la rénovation</strong> par rapport à des opérations sans adaptation. Cela représenterait des besoins additionnels d’investissement de 1 à 2,5 milliards d’euros pour la construction neuve et 4,8 milliards d’euros pour la rénovation, en plus des besoins déjà nécessaires à l’atteinte des objectifs de neutralité carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autrement dit, la France se trouve devant un double coût.</strong> Ne pas adapter les bâtiments coûte cher en santé, en productivité et en inconfort. Les adapter coûte également cher, mais permet de réduire les dommages futurs.<strong> La vraie question n’est donc plus de savoir si la canicule coûtera, mais sous quelle forme : coûts subis ou investissements anticipés.</strong></p>



<h2 id="h-le-cout-global-du-changement-climatique-depasse-largement-la-seule-canicule" class="wp-block-heading">Le coût global du changement climatique dépasse largement la seule canicule</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ADEME</strong>, dans une étude consacrée aux risques climatiques et à leurs coûts pour la France, replace les vagues de chaleur dans un cadre plus large. L’agence estime que, dans un scénario de réchauffement mondial de +3,5 °C à la fin du siècle, <strong>les dommages liés au changement climatique pourraient coûter plus de 10 points d’activité annuelle à l’économie française</strong> par rapport à un scénario fictif sans changement climatique. Cette estimation est présentée comme <strong>probablement sous-évaluée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre ne concerne pas uniquement les canicules. Il intègre plusieurs catégories de dommages : catastrophes naturelles affectant les exportations françaises, baisse des rendements agricoles, coûts directs des catastrophes naturelles en France, montée du niveau de la mer, et autres dommages. Mais il éclaire le cadre général : <strong>les vagues de chaleur ne sont pas des anomalies isolées. Elles appartiennent à une transformation plus vaste du risque économique.</strong></p>



<h2 id="h-combien-sommes-nous-prets-a-payer-pour-ne-pas-avoir-anticipe" class="wp-block-heading">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile de chiffrer précisément le coût complet d’une canicule. Mais cette incertitude ne signifie pas que le coût serait négligeable. Les chiffres déjà disponibles suffisent à établir l’essentiel. Entre 2015 et 2020, les effets sanitaires des canicules ont été évalués entre 22 et 37 milliards d’euros. Depuis 1974, la mortalité liée aux canicules représenterait un coût cumulé de 143 milliards d’euros. La canicule de 2003 aurait amputé la croissance française de 15 à 30 milliards d’euros. Les vagues de chaleur peuvent faire reculer les rendements agricoles, réduire la productivité, perturber la production électrique et imposer des milliards d’euros d’investissements d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas avoir anticipé ? La réponse est déjà partiellement connue. Nous payons en vies humaines, en soins, en fatigue, en nature dégradée, en biodiversité impactée, en production perdue, en récoltes fragilisées, en bâtiments inadaptés, en électricité consommée, en inégalités accentuées. <strong>L’adaptation a un coût. L’inaction aussi.</strong> Et elle présente toujours la facture après coup.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Risque d’incendie : alerte progressive dans le Loir-et-Cher jusqu’au 15 juillet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 08:17:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’été s’installe avec son cortège de sécheresses et de températures extrêmes, le niveau de vigilance face aux feux de végétation s’intensifie dans le département. Depuis ce jeudi 10 juillet, l’indice de risque opérationnel (IRO) est passé au niveau 2, signe d’un danger désormais modéré, avant de grimper au niveau 3 à compter du &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/risque-dincendie-alerte-progressive-dans-le-loir-et-cher-jusquau-15-juillet">Risque d’incendie : alerte progressive dans le Loir-et-Cher jusqu’au 15 juillet</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’été s’installe avec son cortège de <a href="https://bloiscapitale.com/quel-est-ce-phenomene-de-secheresse-eclair-qui-nous-touche-actuellement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sécheresses</a> et de températures extrêmes, le <a href="https://www.loir-et-cher.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Prevention-des-risques/Risques-naturels/Feu-d-espaces-naturels/Niveau-d-indice-de-risque-de-feux-de-foret-et-d-espaces-naturels" target="_blank" rel="noreferrer noopener">niveau de vigilance face aux feux de végétation</a> s’intensifie dans le département. Depuis ce jeudi 10 juillet, <strong>l’indice de risque opérationnel (IRO) est passé au niveau 2</strong>, signe d’un danger désormais modéré, avant de <strong>grimper au niveau 3 à compter du dimanche 13 juillet, traduisant un risque élevé. Ce niveau se maintiendra au moins jusqu’au mardi 15 juillet.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où le changement climatique favorise l’assèchement des sols et du couvert végétal,<strong> les conditions sont réunies pour une propagation rapide des flammes,</strong> même à partir d’une source d’ignition minime. À cette période de l’année, les récoltes battent leur plein et les vents d’été accentuent encore la vulnérabilité du territoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-de-prevention-quotidiennement-actualise"><strong>Un outil de prévention quotidiennement actualisé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’indice IRO est établi chaque jour par le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Loir-et-Cher,</strong> sur la base d’une combinaison de paramètres bioclimatiques, météorologiques et opérationnels. Il s’appuie notamment sur l’indice d’éclosion propagation (IEP x), qui mesure le danger sur les végétations sèches – herbacées, broussailles, chaumes, cultures agricoles à maturité – mais aussi sur un indice spécifique aux végétaux encore vivants. À cela s’ajoute l’analyse de la pression incendiaire locale, déterminée par la moyenne des départs de feux enregistrés au cours des 72 heures précédentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-gestes-qui-engagent-la-responsabilite-de-chacun"><strong>Des gestes qui engagent la responsabilité de chacun</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte de vigilance renforcée, <strong>la préfecture rappelle que 90 % des incendies sont d’origine humaine</strong>. Il est donc crucial de limiter, voire de proscrire, toute activité susceptible d’initier un feu. Sont notamment concernées les pratiques de brûlage à l’air libre, l’usage de barbecues en extérieur non autorisés ou encore la circulation de véhicules motorisés en zones forestières ou naturelles. Un arrêté préfectoral daté du 25 juin 2025 encadre précisément ces restrictions et interdit plusieurs de ces usages, en particulier durant les périodes classées à risque modéré ou élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette montée progressive de l’IRO constitue un signal d’alerte.</strong> Elle appelle à une vigilance individuelle et collective accrue, d’autant que les festivités du 14 juillet peuvent multiplier les comportements à risque si les règles ne sont pas respectées. <strong>La maîtrise du feu ne repose pas uniquement sur les services d’intervention</strong> ; elle commence dans les gestes quotidiens de chacun.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/risque-dincendie-alerte-progressive-dans-le-loir-et-cher-jusquau-15-juillet">Risque d’incendie : alerte progressive dans le Loir-et-Cher jusqu’au 15 juillet</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Transition écologique : 43 reculs documentés en six mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 07:28:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de records de chaleur précoces, avec des températures avoisinant les 40 °C dès juin, la France poursuit une trajectoire politique paradoxale : alors que les effets du dérèglement climatique se manifestent de manière de plus en plus tangible, l’action publique recule sur presque tous les fronts de la transition écologique. Le Réseau Action Climat, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de records de chaleur précoces, avec des températures avoisinant les 40 °C dès juin, la France poursuit une trajectoire politique paradoxale : alors que les effets du dérèglement climatique se manifestent de manière de plus en plus tangible, <strong>l’action publique recule sur presque tous les fronts de la transition écologique.</strong> Le <strong><a href="https://reseauactionclimat.org/stop-aux-reculs-sur-lenvironnement-nefastes-pour-les-francaises-et-francais-nefastes-pour-leconomie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau Action Climat</a></strong>, fédération d’associations environnementales, publiait le 24 juin un <strong>état des lieux alarmant</strong> : en six mois seulement, au moins 43 décisions ou textes de loi ont affaibli les politiques environnementales. <strong>Ce processus s’est encore renforcé avec <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-dimanche-un-banquet-pour-dire-non-a-la-loi-duplomb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adoption définitive de la loi Duplomb</a>, le 8 juillet.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous couvert de simplification administrative, de soutien au pouvoir d’achat ou de souveraineté agricole, l’ensemble des piliers de l’action environnementale sont attaqués : <strong>climat, biodiversité, qualité de l’air, sobriété foncière, énergies renouvelables, transition agricole</strong>. Ce recul général, désormais bien documenté, s’ancre dans une série de décisions convergentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-signal-fort-de-la-loi-duplomb">Le signal fort de la loi Duplomb</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Adoptée le 8 juillet après un ultime vote à l’Assemblée nationale (316 voix pour, 223 contre), la proposition de loi portée par les sénateurs Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UC) a valeur de symbole. Elle vise officiellement à <em><strong>« lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »</strong></em>, mais traduit en réalité une <strong>permissivité accrue en faveur d’un modèle agricole intensif</strong>, au détriment des objectifs sanitaires et écologiques. Réclamée par la FNSEA et Jeunes Agriculteurs, soutenue par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, la loi comporte plusieurs dispositions sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 2 prévoit la <strong>réintroduction temporaire d’un insecticide néonicotinoïde</strong>, l’acétamipride, interdit en France depuis 2018. Bien que toujours autorisé par l’Union européenne jusqu’en 2033, son usage avait été suspendu en raison de ses effets délétères sur les pollinisateurs. Désormais réintroduit sous condition de <em>« menace grave pour la production agricole »</em>, son autorisation devra faire l’objet d’une clause de revoyure au bout de trois ans, puis annuellement. Le texte rehausse par ailleurs les seuils d’installations classées (ICPE) pour <strong>les élevages, facilitant leur agrandissement</strong> sans contraintes environnementales équivalentes. Il encourage aussi la <strong>construction d’ouvrages de stockage de l’eau</strong>, via une <strong>présomption d’intérêt général majeur</strong>. L’ensemble de ces mesures renforce un modèle productiviste, pourtant responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre, des pollutions de l’eau et de l’air, et de la perte de biodiversité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-basculement-structurel-aux-effets-multiples">Un basculement structurel, aux effets multiples</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La loi Duplomb s’inscrit dans une dynamique plus large que le Réseau Action Climat qualifie de <strong>détricotage méthodique des politiques climatiques et environnementales</strong>. Elle constitue un jalon dans un <strong>glissement législatif</strong> qui voit les régulations existantes remises en cause, les objectifs climatiques affaiblis, et les instruments de la transition amputés de leurs moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le <strong>front climatique</strong>, la France a décroché de sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les émissions ont peu baissé en 2024, en dépit des engagements de l’accord de Paris. L’objectif de neutralité carbone en 2050 devient de moins en moins crédible sans révision de cap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le <strong>plan budgétaire</strong>, le projet de loi de finances pour 2025 a entériné <strong>4 milliards d’euros de coupes dans la transition écologique</strong>, ainsi qu’une chute inédite de 37 % du budget de l’aide publique au développement. Le <strong>Fonds vert</strong>, censé soutenir l’adaptation des territoires aux effets du changement climatique, est réduit de moitié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des <strong>mobilités</strong>, les Zones à Faibles Émissions (ZFE), dont la mise en place dans plusieurs agglomérations a permis des progrès réels en matière de qualité de l’air, sont remises en cause. L’Assemblée nationale a voté leur suppression sans proposer d’alternative. Simultanément, les <strong>aides aux véhicules électriques</strong> ont été réduites de 1,5 à 0,5 milliard d’euros, et le <strong>Plan Vélo</strong>, divisé par cinq.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de <strong>la rénovation énergétique</strong>, l’annonce brutale de la suspension de <strong>MaPrimeRénov’</strong>, principal dispositif d’aide aux rénovations globales, a déstabilisé un secteur qui représentait 250 000 emplois potentiels à l’horizon 2030. Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de <em>« débouclériser »</em> le budget, mais les effets concrets sont immédiats : chantiers stoppés, entreprises fragilisées, ménages précaires privés d’accès à la rénovation de leur logement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de <strong>production énergétique</strong>, plusieurs signaux convergent pour affaiblir la dynamique des <strong>énergies renouvelables</strong>. Le gouvernement a abaissé les objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), notamment sur le solaire photovoltaïque en toiture. Des amendements issus du Rassemblement National, visant à instaurer un moratoire sur l’éolien et le solaire, ont reçu le soutien d’une partie du bloc central. L’objectif européen de 44 % d’énergies renouvelables d’ici 2030 est remplacé par une cible de 58 % d’énergie <em>« décarbonée »</em>, intégrant le nucléaire et le gaz avec capture carbone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la politique de <strong>sobriété foncière</strong>, incarnée par l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), est menacée par une série de dérogations, notamment dans la loi de simplification de la vie économique. Le projet de loi prévoit d’exclure certaines infrastructures industrielles du calcul d’artificialisation, et plusieurs amendements visent à reporter ou supprimer l’objectif intermédiaire de 2031.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-effets-immediats">Des effets immédiats</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces reculs ne se traduisent pas seulement par des retards dans les trajectoires écologiques : ils ont des conséquences concrètes et immédiates sur la vie quotidienne. <strong>Les plus vulnérables sont les premiers touchés</strong> : les personnes âgées, les ménages aux bas revenus habitant des logements mal isolés, les enfants exposés à une pollution de l’air persistante, les personnes en situation de précarité énergétique. La dégradation de la qualité de l’air est responsable de 40 000 décès annuels en France. La suppression des ZFE, en l’absence de solutions alternatives, pèsera lourd sur la santé publique et sur les finances de l’État, déjà condamné à verser des amendes pour non-respect des normes européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La biodiversité, quant à elle, est fragilisée par une série de dispositions remettant en cause les protections existantes. <strong>L’article 31 de la loi d’orientation agricole, censuré par le Conseil constitutionnel, prévoyait une dépénalisation partielle de la destruction d’espèces protégées.</strong> D’autres textes permettent désormais de qualifier certains projets industriels de <em>« projets d’intérêt national majeur »,</em> leur permettant de déroger aux obligations de compensation écologique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’<strong>inaction en matière de transition écologique a et aura un coût</strong> : il est estimé à <strong>plus de 10 % du PIB annuel</strong> selon l’ADEME, en cas de réchauffement supérieur à 3,5 °C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second semestre 2025 s’annonce décisif. Plusieurs textes législatifs majeurs sont attendus, dont le projet de budget 2026. Face à cette dynamique, <strong>le Réseau Action Climat en appelle à un sursaut de responsabilité politique.</strong> L’intérêt général suppose une réorientation rapide et cohérente des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 14:07:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le vendredi 10 janvier 2025, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à Saint-Laurent-Nouan, afin de discuter du projet d’extension du golf des Bordes. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon RoundShield Partners, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&#8217;est pressée à la &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>vendredi 10 janvier 2025</strong>, une réunion publique s’est tenue à la salle municipale Marcel Deschâtres, à <strong>Saint-Laurent-Nouan,</strong> afin de discuter du projet d’extension du <strong>golf des Bordes</strong>. Ce projet, initié par le fonds d’investissement anglo-saxon <strong><a href="https://www.roundshield.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RoundShield Partners</a></strong>, suscite une forte opposition locale si on se fie à la foule qui s&rsquo;est pressée à la réunion organisée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, soutenu par des associations et des citoyens engagés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-de-luxe-dans-une-zone-protegee"><strong>Un projet de luxe dans une zone protégée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet qualifié d&rsquo;<strong>écocidaire</strong> prévoit l’artificialisation au global de <strong>150 hectares</strong> en pleine forêt de <strong>Sologne</strong>, dans une zone classée <strong>Natura 2000</strong> et inscrite au <strong>patrimoine mondial de l’UNESCO</strong>. Il s’agit d’un <strong>complexe hôtelier et résidentiel de luxe</strong>, comprenant notamment : un <strong>hôtel 5 étoiles</strong> de 85 chambres, <strong>70 résidences hôtelières</strong> et <strong>52 villas de luxe</strong> de <strong>200 à 600 m²</strong>, vendues à partir de <strong>3 millions d’euros chacune</strong>, <strong>79 villas familiales</strong> au prix minimum de <strong>1,7 million d’euros</strong>, un <strong>spa</strong>, des <strong>piscines</strong>, des <strong>magasins privés</strong>, des <strong>étangs de pêche</strong>, des <strong>aires de jeux</strong> et un <strong>centre équestre</strong>. Les travaux doivent se dérouler en <strong>six phases</strong>, dont trois ont déjà obtenu un accord préfectoral en <strong>2020</strong>. Les permis de construire ont été délivrés, mais le projet n’a pas encore été pleinement réalisé, notamment en raison de délais administratifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-opposition-ferme-et-organisee"><strong>Une opposition ferme et organisée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’opposition au projet est portée par le collectif <strong><em>« Stop à l&rsquo;extension du golf des Bordes »</em></strong>, rassemblant des associations locales comme <strong>Sologne Nature Environnement</strong>, <strong>À Bas le Béton</strong> et <strong>Luttes Locales Centre</strong>, ainsi que des riverains et militants écologistes. Parmi les intervenants de la réunion publique figuraient <strong>Yves-Marie Hahusseau</strong>, conseiller municipal de Saint-Laurent-Nouan et membre de l’association <strong>Engagement Citoyen</strong>, <strong>Katherine Fauvin</strong>, membre fondatrice de <strong>Luttes Locales Centre</strong>, et <strong>Noé Petit</strong>, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>. L&rsquo;élu écologiste <strong>Nicolas Orgelet</strong> faisant le « Monsieur Loyal » à cette occasion.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-yves-marie-hahusseau-informer-echanger-et-mobiliser"><strong>Yves-Marie Hahusseau : « Informer, échanger et mobiliser »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Habitant de la commune, Yves-Marie Hahusseau a introduit la réunion en rappelant les objectifs de son association : <strong>informer la population et créer un espace de réflexion collective sur les projets impactant le territoire.</strong> Selon lui, le projet d’extension du golf des Bordes nécessite une <strong>mobilisation urgente</strong>, car <em>« participer à une enquête publique, c’est d’abord comprendre le dossier en profondeur, et cela peut être très complexe ».</em> Il a souligné l’importance d’apporter de la transparence au débat et d<strong>’agir avant que le projet ne devienne irréversible</strong> : <em>« Il ne faut surtout pas être défaitiste. Nous avons déjà réussi à stopper le projet de golf des Pommereaux en 2022 grâce à la mobilisation citoyenne. Cela prouve que l’action collective peut porter ses fruits. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg" alt="Katherine Fauvin" class="wp-image-22098" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9841-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-katherine-fauvin-un-projet-mal-prepare-et-juridiquement-fragile"><strong>Katherine Fauvin : « Un projet mal préparé et juridiquement fragile »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Katherine Fauvin a retracé l’historique du golf des Bordes, depuis sa création dans les années 1980 jusqu’à son rachat par le fonds d’investissement <strong>RoundShield Partners</strong> en <strong>2019</strong>. Elle a rappelé que ce projet d’extension avait déjà échoué une première fois en <strong>2012</strong>, faute de rentabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a ensuite évoqué l’avis rendu en mars 2020 par la <strong>Mission Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAe)</strong> sur la première demande de défrichement. Selon Katherine Fauvin, cet avis, bien que favorable au projet dans sa globalité, comportait de<strong> nombreuses réserves importantes.</strong> La MRAe avait notamment relevé des lacunes dans l’évaluation de l’état initial de la biodiversité et pointé une analyse insuffisante des impacts du projet sur l’environnement. Elle avait également critiqué la description trop sommaire des principaux effets du projet et la légèreté de l’étude concernant les mesures compensatoires proposées. Par ailleurs, des préoccupations avaient été exprimées sur des questions aussi cruciales que la consommation en eau, le risque accru d’incendie et les conséquences sur les transports.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour Katherine Fauvin, ces réserves montrent bien que le dossier présente d’importantes fragilités juridiques.</strong> Celles-ci peuvent devenir des leviers d’action efficaces pour contester le projet. Elle a insisté sur le fait que, malgré l’apparente solidité du projet sur le plan administratif, il reste encore de nombreuses possibilités de lutte, d’autant que <strong>les failles relevées par la MRAe ne semblent pas avoir été corrigées dans la nouvelle demande d’extension de 91 hectares déposée en 2024.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a également souligné <strong>un point particulièrement polémique : la participation financière de la Banque des Territoires,</strong> qui soutient le projet à hauteur de 40 % des 180 millions d’euros nécessaires à sa réalisation. <strong>Katherine Fauvin a dénoncé cette implication publique dans un projet purement privé, destiné à une clientèle ultra-privilégiée.</strong> Elle a rappelé que cet argent public aurait pu être investi dans des projets véritablement utiles à la population locale, comme la rénovation des écoles ou des infrastructures liées à la transition écologique. Pour elle, il est incompréhensible qu’un tel montant, destiné en principe à des projets d’intérêt général, soit mobilisé pour un complexe de luxe réservé à une élite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, les 91 hectares concernés par cette nouvelle demande de défrichement se trouvent en pleine forêt de Sologne, <strong>dans des secteurs classés</strong> <strong>Natura 2000</strong> et intégrés au périmètre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces zones bénéficient en théorie d’un haut niveau de protection en raison de leur rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité. Elle a rappelé que le réseau Natura 2000, mis en place par les États membres de l’Union européenne, vise à protéger les habitats naturels et les espèces animales et végétales les plus menacées. <strong>Même si ce dispositif n’interdit pas les activités humaines, celles-ci doivent obligatoirement intégrer le principe de développement durable, ce qui, selon elle, n’est pas le cas ici.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg" alt="Noé Petit" class="wp-image-22096" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9847-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Noé Petit : « Un projet démagogique sous couvert de création d’emplois »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Noé Petit, président de l’association <strong>À Bas le Béton</strong>, a commencé son intervention en dénonçant l’argument souvent avancé par les porteurs de projet : la création d’emplois. Selon lui, cet argument est régulièrement utilisé de manière démagogique pour justifier des projets qui vont à l’encontre de l’intérêt général. Il a insisté sur le fait que l’emploi est un sujet sensible, surtout dans des territoires marqués par des crises économiques et un fort taux de chômage, où chaque opportunité de travail peut sembler attrayante. <em><strong>« On nous dit que ce projet va créer des emplois, </strong>et pour des personnes en recherche d’emploi, c’est compréhensible de se dire que cela peut être une chance. Mais <strong>il faut distinguer les promesses des faits.</strong> Les promesses ne sont jamais tenues dans leur totalité »</em>, a-t-il expliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour appuyer son propos, il a pris l’exemple des <strong>plateformes logistiques</strong> de e-commerce qui fleurissent dans la territoire. À chaque nouveau projet, les promoteurs annoncent des centaines d’emplois. Pourtant, une fois les infrastructures construites, la réalité est bien différente : <em>« On nous promet 400 emplois, et cinq ans plus tard, quand on visite l’entrepôt, il y a à peine 80 personnes qui y travaillent. Est-ce que 80 emplois, c’est rien ? Non, bien sûr, c’est toujours quelque chose. Mais ce n’est pas ce qu’on nous avait vendu au départ. Il y a toujours un écart énorme entre les chiffres avancés et la réalité. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, les chiffres avancés pour le golf des Bordes sont tout aussi infondés. Il considère totalement <strong>déraisonnable d’affirmer que ce projet pourrait compenser la fermeture de la centrale nucléaire voisine en termes d’emplois,</strong> et il voit dans cet argument une pure stratégie de communication destinée à jouer sur les peurs. <em><strong>« On nous agite le spectre du chômage,</strong> comme si c’était la plus grande menace qui pèse sur le territoire. Mais on devrait aussi s’interroger sur <strong>une autre menace, tout aussi importante : que fera-t-on demain s’il n’y a plus de forêt ? »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également tenu à rappeler que le projet d’extension représente un investissement colossal de <strong>180 millions d’euros</strong>, financé en grande partie par de l’argent public via la <strong>Banque des Territoires</strong>, à hauteur de 40 %. <em>« Avec une telle somme, on aurait pu financer des projets d’intérêt collectif : la rénovation des écoles, la réhabilitation des bâtiments publics, ou encore des initiatives en faveur de la transition écologique. Au lieu de cela, on choisit de construire un golf de luxe réservé à une poignée d’ultra-riches. C’est un choix absurde et profondément injuste. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Noé Petit a ensuite pointé un autre problème majeur lié à ce type de projet : le <strong>ratio d’emplois créés par hectare artificialisé</strong>, qu’il juge dérisoire. Il a expliqué que dans le cas d’une usine ou d’une plateforme de production, une surface relativement limitée peut générer de nombreux emplois. En revanche, dans le cas d’un complexe de golf, on étend les infrastructures sur des dizaines, voire des centaines d’hectares, pour créer très peu de postes. <strong><em>« Le ratio d’emplois par hectare est ridiculement faible. Ici, on parle d’un projet qui va s’étendre sur 150 hectares, et tout ce qu’on va obtenir, ce sont quelques postes pour entretenir les pelouses, arroser le gazon et servir des cocktails à une clientèle ultra-privilégiée. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler une création d’emplois utile pour la société. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la partie commerciale du projet, Noé Petit a dénoncé le caractère exclusif de ce <em>« village »</em> censé créer du dynamisme local. Selon lui, cette infrastructure ne profitera pas aux habitants de la commune, mais sera réservée à une clientèle extérieure très aisée : <em>« On parle de création de commerces, mais il ne faut pas se méprendre. Ce village ne bénéficiera pas aux habitants. Ce sera un lieu fermé, totalement excluant, réservé aux ultra-riches. <strong>Les citoyens de Saint-Laurent-Nouan ne verront aucun bénéfice de ces commerces. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a conclu son intervention en rappelant que malgré l’apparente avance du projet, il est encore possible de le stopper, à condition de ne pas se résigner. <em><strong>« À chaque fois qu’un projet de ce type émerge, on nous dit que tout est déjà signé, qu’il n’y a rien à faire. Mais c’est faux.</strong> Il est possible de déposer des recours juridiques, et on peut gagner. Nous vivons encore dans un État de droit, et <strong>les lois</strong> existent pour protéger l’intérêt général. <strong>Mais elles ne s’appliquent pas toutes seules : il faut des citoyens engagés, qui surveillent, dénoncent et agissent. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également insisté sur <strong>la nécessité d’une forte participation à l’enquête publique à venir,</strong> en soulignant que les avis citoyens comptent dans ce type de procédure : <em>« Ce soir, nous sommes presque aussi nombreux que les futurs propriétaires des villas de luxe prévues dans ce projet. Si nous restons mobilisés, nous pouvons réellement faire pression et empêcher ce projet de voir le jour. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-voix-dissonantes">Des voix dissonantes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le nombreux public de cette réunion publique, deux têtes ont émergé pour prendre la parole. D&rsquo;abord, <strong>Isabelle Sautenet, directrice des relations extérieures</strong> de la société Les Bordes Golf International, se présentant comme une simple salariée. Elle a voulu insister sur les efforts réalisés en matière de <strong>gestion environnementale</strong>. Elle a précisé qu’un <strong>écologue</strong> travaillait à temps plein sur le site et que des actions concrètes avaient été entreprises, notamment la réhabilitation de zones humides et la réalisation régulière d’<strong>inventaires faunistiques et floristiques</strong> : <em>« Récemment, nous avons constaté une augmentation du nombre d’espèces d’oiseaux présentes sur le site, passant de <strong>58 à 78 espèces</strong>. Nous avons également découvert <strong>10 nouvelles espèces de libellules</strong>. Si le site était véritablement un désastre écologique, ces résultats ne seraient pas possibles. Je vous invite à venir voir par vous-même. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux interruptions et accusations de greenwashing lancées par des membres du public, elle a répondu : <em>« Je ne dis pas que le projet est parfait, je vous donne simplement des faits. »</em> Sur le projet d’hôtel cinq étoiles, Isabelle Sautenet a confirmé que les travaux allaient débuter prochainement, les permis ayant été validés : <em>«<strong> Il s’agit d’un hôtel de type écolodge,</strong> conçu pour minimiser l’impact environnemental. Il n’y aura pas de bétonnage massif, ce sont des constructions légères qui s’intègreront dans le paysage. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ensuite <strong>François Perronnet, géomètre impliqué dans ce projet</strong> qui a souhaité intervenir : <em>« Les investisseurs ont choisi une station d’épuration respectueuse de l’environnement, et elle a été réalisée. Cela montre une vraie volonté d’évoluer vers des solutions plus écologiques. »</em> Sur la question du <strong>défrichement des 91 hectares</strong>, il a opposé qu&rsquo;il ne s’agirait pas d’une coupe à blanc, mais d’une démarche encadrée visant à préserver une partie de la végétation. François Perronnet a ensuite souligné que le <strong>golf des Bordes</strong> avait un standing : <em>« Ce n’est pas un golf quelconque. Il est reconnu comme le meilleur en Europe depuis plus de 12 ans. Cela peut attirer une clientèle internationale et avoir des retombées économiques significatives pour le territoire. »</em> Face aux critiques du public concernant le bilan carbone et l’arrivée de riches golfeurs en avion ou en hélicoptère, il a répondu qu’il ne fallait <em>« pas tout mélanger »</em>&#8230; <em><strong>« Je ne vais pas vous parler de bilan carbone. Ce n’est pas mon rôle.</strong> Mais il faut reconnaître que ce projet, même s’il suscite des débats, peut apporter des bénéfices économiques réels. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant le financement par la <strong>Banque des Territoires</strong>, il a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une subvention, mais d’un investissement destiné à générer des bénéfices : <em><strong>« La Banque des Territoires n’est pas une organisation philanthropique.</strong> Si elle investit, c’est qu’elle a jugé le projet rentable après avoir mené des études approfondies. Et jusqu’à présent, aucun euro d’argent public n’a été dépensé sur ce projet. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-de-civilisation">Un choix de civilisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à ces propos, <strong>Nicolas Orgelet,</strong> élu écologiste blésois, <strong>a proposé une réflexion à la fois sociale et écologique</strong> sur le projet d’extension du golf des Bordes. Il a commencé par dénoncer le sentiment d’<strong>injustice sociale</strong> que suscite ce type de projet. À ses yeux, il y a un contraste saisissant entre les exigences imposées aux habitants locaux en matière de gestion du foncier et les privilèges accordés aux futurs propriétaires des résidences de luxe : <em>« <strong>On demande aux habitants des territoires d’apprendre à vivre sur des parcelles de 500 ou 600 m², en réduisant leur consommation de foncier,</strong> tandis que ceux qui ont les moyens peuvent s’offrir des <strong>résidences secondaires</strong> s’étendant sur plusieurs milliers de mètres carrés. Cela crée un profond sentiment d’injustice. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, cette différence de traitement contribue à alimenter des tensions sociales croissantes. Il a mis en garde contre les conséquences à long terme de telles inégalités : <em>« Ce genre d’injustice sociale nourrit les incompréhensions et les frustrations. <strong>À terme, cela engendre des divisions profondes dans la société, et peut même conduire à des formes de rejet et de radicalisation. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan environnemental, Nicolas Orgelet a reconnu que l’artificialisation des <strong>150 hectares</strong> ne signifiait pas nécessairement une coupe rase de l’ensemble de la surface concernée. Cependant, il a souligné que, même en l’absence d’un défrichement complet, l’impact écologique restait majeur : <em>« On nous dit que ce ne sont pas 150 hectares qui vont être rasés, mais 150 hectares qui seront impactés. <strong>Même si on ne bétonne pas tout, ces impacts incluent la création de réseaux, de voiries, et la présence d’usagers qui vont venir perturber un site jusqu’alors naturel.</strong> Cela engendre un phénomène de <strong>mitage</strong>, c’est-à-dire une fragmentation des milieux naturels qui finit par les rendre moins fonctionnels. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a insisté sur l’importance de la <strong>séquence ERC</strong> (<strong>Éviter, Réduire, Compenser</strong>), une démarche réglementaire à suivre dans tout projet d’aménagement pour limiter les impacts sur l’environnement. Selon lui, ce principe n’a pas été respecté dans le cas du golf des Bordes : <em>« La première étape, c’est d’éviter de détruire un site. Or, ici, on aurait pu éviter de s’étaler sur autant d’hectares. »</em> En ce qui concerne la <strong>compensation écologique</strong>, il a pointé les limites de cette approche souvent mise en avant par les promoteurs : <em>« On nous dit qu’on va recréer des zones humides en compensation de celles détruites. Mais ce n’est pas aussi simple. <strong>Une zone humide recréée met des décennies à retrouver son équilibre écologique.</strong> En attendant, on détruit des milieux naturels dont nous avons besoin dès aujourd’hui, notamment pour des fonctions cruciales comme la <strong>rétention d’eau</strong>. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicolas Orgelet a conclu son intervention en soulignant que ce type de projet reflète des <strong>visions de société divergentes</strong>. À ses yeux, il ne s’agit pas uniquement d’un débat sur un projet local, mais d’un choix de modèle de développement : <em><strong>« Ce projet semble anachronique à l’heure où l’on demande à chacun de réduire son empreinte écologique.</strong> Cela ne signifie pas que les porteurs du projet ne sont pas sincères ou ne croient pas en ce qu’ils font. Mais aujourd’hui, <strong>les temps ont changé,</strong> et nous devons repenser nos priorités en matière d’aménagement du territoire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il a affirmé que, face à l’ampleur de l’impact environnemental prévu, un <strong>recours juridique</strong> serait déposé par les opposants au projet, non par esprit de confrontation, mais parce qu’il considère que <strong>l’artificialisation à grande échelle de milieux naturels ne peut plus être tolérée dans le contexte actuel d’urgence écologique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/extension-du-golf-des-bordes-une-mobilisation-citoyenne-face-a-un-projet-controverse">Extension du golf des Bordes : une mobilisation citoyenne face à un projet controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>L&#8217;évolution du climat en Centre-Val de Loire : Enjeux et perspectives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 08:01:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le changement climatique constitue une des plus grandes menaces environnementales de notre époque, influençant de manière significative les écosystèmes, les économies et les sociétés à l&#8217;échelle mondiale. La France n&#8217;est pas épargnée, avec des impacts déjà visibles et des projections inquiétantes pour l&#8217;avenir. La région Centre-Val de Loire, avec ses caractéristiques, subit également les effets &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le changement climatique constitue <strong><a href="https://bloiscapitale.com/comment-comprendre-le-climatoscepticisme-en-france" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une des plus grandes menaces</a> environnementales de notre époque,</strong> influençant de manière significative les écosystèmes, les économies et les sociétés à l&rsquo;échelle mondiale. La France n&rsquo;est pas épargnée, avec des impacts déjà visibles et des projections inquiétantes pour l&rsquo;avenir. La région Centre-Val de Loire, avec ses caractéristiques, subit également les effets de ces changements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-contexte-climatique-national">Contexte climatique national</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données de <a href="https://meteofrance.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Météo-France</a>, la France a vu ses températures moyennes augmenter de près de 1,5°C depuis 1900. Cette tendance est plus prononcée dans certaines régions, et des modèles climatiques prévoient <strong>une continuation de cette hausse, avec des implications graves pour la biodiversité, les ressources hydriques et l&rsquo;agriculture</strong>. Les projections basées sur les différents scénarios d&rsquo;émission de gaz à effet de serre montrent que cette tendance pourrait s&rsquo;accélérer, avec <strong>des augmentations pouvant aller jusqu&rsquo;à 3-4°C d&rsquo;ici la fin du siècle,</strong> dépendant du succès des mesures de mitigation globales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-impact-regional-centre-val-de-loire">Impact régional : Centre-Val de Loire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En Centre-Val de Loire, la situation est particulièrement préoccupante. <strong>La région, caractérisée par une activité agricole intense et une diversité écologique riche</strong>, pourrait voir des <strong>augmentations de température moyenne de jusqu&rsquo;à 2°C d&rsquo;ici 2050</strong> sous le scénario RCP 8.5. Ce réchauffement est susceptible de perturber les cycles de croissance des cultures et d&rsquo;exacerber les stress hydriques durant les périodes de sécheresse estivale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture en Centre-Val de Loire, essentielle pour l&rsquo;économie locale, fait face à des défis multiples. <strong>La variation des précipitations</strong>, avec des attentes de réduction significative durant les mois d&rsquo;été, combinée à l&rsquo;augmentation des températures, pourrait réduire la disponibilité de l&rsquo;eau nécessaire pour l&rsquo;irrigation. De plus, la fréquence accrue des <strong>événements climatiques extrêmes</strong>, comme les canicules et les orages, menace de dévaster périodiquement les récoltes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-1024x918.png" alt="L'amour qui s'éprouve par Marc Alvarez" class="wp-image-21502" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere.png 1562w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les ressources en eau, déjà sous pression,</strong> sont un autre enjeu majeur. Les projections indiquent non seulement une diminution de la quantité de précipitations durant les périodes cruciales de l&rsquo;année mais également une augmentation des événements de précipitations extrêmes. <strong>Cela pourrait entraîner des inondations soudaines et sévères,</strong> mettant en péril les infrastructures et les habitats, tout en exacerbant les <strong>périodes de sécheresse</strong> entre ces événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, des stratégies d&rsquo;adaptation sont cruciales. Elles incluent la modernisation des systèmes d&rsquo;irrigation, le développement de cultures résistantes à la sécheresse et à la chaleur, et la mise en place de systèmes de gestion des crues et de collecte des eaux pluviales. Ces mesures doivent être intégrées dans <strong>une planification cohérente qui prend également en compte la conservation de la biodiversité et la protection des écosystèmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/l-evolution-du-climat-en-france-et-centre-val-de-loire-enjeux-et-perspectives">L&rsquo;évolution du climat en Centre-Val de Loire : Enjeux et perspectives</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>COP29 : quelle place pour les défenseurs de l’environnement ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 08:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 29ᵉ Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP29) s&#8217;ouvre aujourd&#8217;hui, 11 novembre 2024, à Bakou, en Azerbaïdjan, et se poursuivra jusqu&#8217;au 22 novembre. Ce sommet annuel réunit des représentants de gouvernements, d&#8217;organisations non gouvernementales, du secteur privé et de la société civile pour discuter des mesures à prendre face à l&#8217;urgence climatique. &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La 29ᵉ Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (<strong>COP29</strong>) s&rsquo;ouvre aujourd&rsquo;hui, 11 novembre 2024, <strong>à Bakou, en Azerbaïdjan,</strong> et se poursuivra jusqu&rsquo;au 22 novembre. Ce <strong>sommet annuel</strong> réunit des représentants de gouvernements, d&rsquo;organisations non gouvernementales, du secteur privé et de la société civile pour discuter des mesures à prendre face à l&rsquo;urgence climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-contexte-geopolitique-complexe"><strong>Un contexte géopolitique complexe</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Bakou comme hôte de la COP29 a suscité des débats. <strong>L&rsquo;Azerbaïdjan, dont l&rsquo;économie repose largement sur les exportations de pétrole et de gaz,</strong> est critiqué pour son engagement limité en matière de transition énergétique. De plus, des tensions régionales, <strong>notamment son <a href="https://bloiscapitale.com/rassemblement-a-blois-le-cri-dalerte-de-la-communaute-armenienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">agression de l&rsquo;Arménie</a></strong>, ajoutent une dimension géopolitique à cette conférence. <strong>La participation à la COP29 semble moins importante que lors des éditions précédentes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le retour de <strong>Donald Trump</strong> à la présidence des États-Unis suscite<strong> des inquiétudes quant à l&rsquo;engagement américain</strong> dans la lutte contre le changement climatique, affaiblissant potentiellement les négociations en cours.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-enjeux-majeurs-de-la-cop29"><strong>Les enjeux majeurs de la COP29</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les principaux objectifs de cette conférence figurent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Financement climatique</strong> : Les pays développés doivent définir un nouvel objectif de financement pour aider les nations en développement à faire face aux impacts du changement climatique. Le précédent engagement de 100 milliards de dollars par an, établi en 2009, a été difficilement atteint en 2022. Les discussions actuelles visent à <strong>déterminer un nouveau montant pour la période post-2025.</strong> Les estimations des besoins financiers des pays en développement varient, certains rapports suggérant des montants annuels de l&rsquo;ordre de 1 000 milliards de dollars ou plus.</li>



<li><strong>Révision des Contributions Déterminées au niveau National (CDN)</strong> : Les pays sont encouragés à soumettre des plans actualisés avant la COP29, bien que la date limite officielle soit fixée à février 2025. Ces plans sont essentiels pour aligner les engagements sur l&rsquo;objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C. </li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-margot-jaymond-amnesty-international-denonce-l-acharnement-contre-les-defenseurs-de-l-environnement">Margot Jaymond (Amnesty International) dénonce l’acharnement contre les défenseurs de l’environnement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que s’ouvre la COP29, <strong>Margot Jaymond, chargée de plaidoyer sur la justice climatique à Amnesty International France</strong>, publie une tribune dans <em><strong><a href="https://www.la-croix.com/a-vif/cop-29-attaquer-les-defenseurs-de-l-environnement-cest-aggraver-la-crise-climatique-20241110" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Croix</a></strong></em>. Dans ce texte, elle met en lumière un paradoxe inquiétant : les défenseurs de l’environnement, pourtant en première ligne pour préserver la planète, subissent des répressions croissantes dans le monde entier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un combat pour la planète payé au prix fort</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Margot Jaymond commence par rappeler un chiffre glaçant : <strong>entre 2012 et 2023, plus de 2 100 militants écologistes ont été tués à travers le monde,</strong> selon l’ONG Global Witness. Ces victimes, souvent issues des populations autochtones ou rurales, sont la cible de violences pour avoir tenté de protéger leurs terres contre des projets destructeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tribune souligne que cette répression n’est pas l’apanage des régimes autoritaires. Au Canada, pourtant souvent présenté comme un modèle en matière de climat, le chef autochtone Dsta’hyl a été condamné à 60 jours d’assignation à résidence pour avoir défendu pacifiquement ses terres contre un gazoduc. <strong>En France, les opposants à l’autoroute A69,</strong> surnommés les « écureuils », subissent une répression si intense que<strong> l’ONU a réclamé une enquête.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Margot Jaymond y voit une tendance inquiétante : même dans les démocraties, le droit de manifester et de défendre l’environnement est remis en question.</strong> Ces atteintes aux libertés fondamentales freinent, selon elle, la transition écologique et renforcent les pratiques polluantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des COP sous l’emprise des lobbys</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La tribune critique également la présence massive de lobbies industriels lors des conférences sur le climat. <strong>À la COP28 de Dubaï, plus de 2 400 représentants des industries fossiles ont participé aux débats, </strong>dépassant en nombre les délégations des pays les plus vulnérables. Ce déséquilibre a conduit à un affaiblissement des engagements. L’exemple le plus frappant est le recul sur la sortie des énergies fossiles, remplacée par une <em>« transition juste et équitable »</em>, une formule vague et peu contraignante.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Exclure les défenseurs, un échec collectif</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Margot Jaymond, la marginalisation des défenseurs de l’environnement dans les grandes instances internationales est une erreur stratégique majeure. Ces militants, souvent issus de la société civile et des peuples autochtones, apportent une expertise précieuse sur les impacts réels des politiques climatiques. En les excluant, les gouvernements et les entreprises se privent d’alliés essentiels pour répondre à l’urgence climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon les dernières estimations du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la trajectoire actuelle du réchauffement global atteindrait +3,1 °C d’ici la fin du siècle.</strong> Un constat qui montre que les décisions prises jusqu’ici sont insuffisantes. <strong>Protéger les militants écologistes, garantir leur sécurité et les inclure dans les discussions</strong> ne relèvent pas seulement des droits humains. C’est aussi, insiste-t-elle, <strong>une nécessité pour affronter la crise climatique</strong>. Car, sans ces <em><strong>« sentinelles de la planète »</strong></em>, les politiques climatiques risquent de rester lettre morte.</p>
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		<title>L&#8217;été 2024 désormais considéré comme le plus chaud jamais enregistré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 05:49:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;été 2024 a été marqué par des températures records à l&#8217;échelle mondiale, confirmant les prévisions inquiétantes concernant le réchauffement climatique. Selon le programme européen Copernicus, août 2024 a atteint une température moyenne mondiale de 16,82°C, égalant celle d&#8217;août 2023. Ces chiffres situent le mois à 1,51°C au-dessus des niveaux préindustriels. L&#8217;été 2024 est désormais considéré &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;été 2024 a été marqué par des températures <a href="https://bloiscapitale.com/des-records-de-chaleur-tombent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">records</a> à l&rsquo;échelle mondiale, confirmant les prévisions inquiétantes concernant le réchauffement climatique. Selon le <a href="https://cnes.fr/en-bref" target="_blank" rel="noreferrer noopener">programme européen Copernicus</a>, août 2024 a atteint une température moyenne mondiale de 16,82°C, égalant celle d&rsquo;août 2023. Ces chiffres situent le mois à 1,51°C au-dessus des niveaux préindustriels. <strong>L&rsquo;été 2024 est désormais considéré comme le plus chaud jamais enregistré, renforçant la probabilité que l&rsquo;année 2024 devienne la plus chaude de l&rsquo;histoire des mesures météorologiques modernes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse continue des températures met en lumière les effets persistants du réchauffement climatique et du phénomène <strong>El Niño</strong>. Ce dernier, ayant contribué à l&rsquo;<strong>intensification des vagues de chaleur</strong>, impacte particulièrement les régions de l&rsquo;hémisphère nord, où des records ont été battus tout au long de l&rsquo;été. Les experts avertissent que cette situation pourrait devenir la norme si des mesures drastiques ne sont pas prises pour <strong>réduire les émissions de gaz à effet de serre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des <strong>phénomènes météorologiques extrêmes</strong>, tels que des incendies en Grèce, des sécheresses et des canicules mortelles, ont accompagné ces températures élevées, démontrant les effets désastreux du dérèglement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En Europe, la température moyenne en août a dépassé de 1,57°C celles enregistrées sur la période 1991-2020</strong>, <em>« ce qui fait de ce mois le deuxième mois d&rsquo;août le plus chaud jamais enregistré en Europe après août 2022 »</em>, précise Copernicus. L&rsquo;observatoire européen pointe <strong>des situations très différentes sur le continent</strong> avec des températures <em>« au-dessus de la moyenne dans le sud et l&rsquo;est de l&rsquo;Europe, mais inférieures à la moyenne dans les parties nord-ouest de l&rsquo;Irlande et du Royaume-Uni, en Islande, sur la côte ouest du Portugal et dans le sud de la Norvège ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le reste du monde,</strong> les températures ont largement dépassé leurs moyennes <em>« dans l&rsquo;est de l&rsquo;Antarctique, au Texas, au Mexique, au Canada, dans le nord-est de l&rsquo;Afrique, en Iran, en Chine, au Japon et en Australie »</em>, tandis qu&rsquo;elles se sont montrées inférieures aux valeurs habituellement relevées <em>« dans l&rsquo;extrême est de la Russie et en Alaska, dans l&rsquo;est des États-Unis, dans certaines parties du sud de l&rsquo;Amérique du Sud, au Pakistan et au Sahel »,</em> observe Copernicus.</p>
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		<title>Le 21 juillet 2024 journée la plus chaude jamais enregistrée dans le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 06:36:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le dimanche 21 juillet a été la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le monde depuis le début des relevés en 1940, avec une température moyenne mondiale de 17,09°C. Cette information provient du réseau européen d&#8217;observation du climat Copernicus, qui voit là un indicateur alarmant du réchauffement climatique continu. Cette journée record s&#8217;inscrit dans &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le dimanche 21 juillet a été la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le monde depuis le début des relevés en 1940</strong>, avec une température moyenne mondiale de 17,09°C. Cette information provient du réseau européen d&rsquo;observation du climat <strong><a href="https://www.copernicus.eu/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Copernicus</a></strong>, qui voit là un <a href="https://bloiscapitale.com/des-records-de-chaleur-tombent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">indicateur alarmant</a> du <strong>réchauffement climatique continu</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée record s&rsquo;inscrit dans une <strong>tendance plus large</strong> de hausse des températures mondiales, exacerbée par les effets combinés du changement climatique provoqué par les activités humaines et des phénomènes climatiques naturels tels qu&rsquo;El Niño. Par exemple, début juillet 2023 a été marqué par la semaine la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures moyennes mondiales atteignant des sommets sans précédent. Copernicus et d&rsquo;autres organisations météorologiques ont observé des températures moyennes mondiales exceptionnellement élevées, confirmant une tendance de <strong>réchauffement continu qui pourrait se poursuivre dans les mois et années à venir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d&rsquo;un an, <strong>chaque mois a vu des records de température battus, selon les données climatiques. </strong>L&rsquo;année 2023 a été marquée par une série de mois extrêmement chauds, avec des températures dépassant systématiquement les précédents records mensuels. Par exemple, septembre 2023 a terminé avec une température moyenne mondiale 1,8°C au-dessus des niveaux préindustriels​. <strong>L&rsquo;année 2023 a été la plus chaude jamais enregistrée,</strong> surpassant les records précédents de 2016 et 2020. <strong>Cette tendance s&rsquo;est poursuivie en 2024, avec des records de température continuellement battus, </strong>soulignant l&rsquo;accélération du réchauffement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets de cette hausse des températures se manifestent par <strong>une augmentation de la fréquence et de l&rsquo;intensité des événements météorologiques extrêmes,</strong> tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les tempêtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, la journée du 21 juillet est un rappel brutal de la réalité du réchauffement climatique et de l&rsquo;importance de l&rsquo;action climatique mondiale pour prévenir des conséquences encore plus graves à l&rsquo;avenir.</p>
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		<title>C&#8217;est acquis, 2023 sera l&#8217;année la plus chaude jamais enregistrée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 06:53:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En marge de la COP28 à Dubaï, la communauté internationale a été confrontée à un rapport alarmant de l&#8217;Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Selon les experts, 2023 se positionne comme l&#8217;année la plus chaude jamais enregistrée, surpassant par ailleurs des records historiques en termes de concentrations de gaz à effet de serre et de fonte des &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En marge de la COP28 à Dubaï, la communauté internationale a été confrontée à un <strong>rapport alarmant de l&rsquo;Organisation Météorologique Mondiale</strong> (OMM). Selon les experts, <strong>2023 se positionne comme l&rsquo;année la plus chaude jamais enregistrée</strong>, surpassant par ailleurs des records historiques en termes de concentrations de gaz à effet de serre et de fonte des glaces en Antarctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;en octobre, la température moyenne a été évaluée à <strong>1,4 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels</strong>, flirtant dangereusement avec le seuil critique de 1,5 degrés fixé par l&rsquo;Accord de Paris. Les prévisions de l&rsquo;OMM indiquent que les mois de novembre et décembre ne devraient pas inverser cette tendance, et laissent présager que <strong>2024 pourrait être encore plus chaud, notamment en raison du phénomène climatique El Niño.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>António Guterres</strong>, <strong>secrétaire général de l&rsquo;ONU</strong>, a appelé les dirigeants mondiaux à une action immédiate face à ces constats alarmants. Il a souligné l&rsquo;urgence de la situation en rappelant les nombreux désastres météorologiques survenus cette année, qui <em>« devraient ébranler »</em> la communauté internationale. Parallèlement, <strong>Petteri Taalas, secrétaire général de l&rsquo;OMM,</strong> a souligné l&rsquo;impossibilité de revenir au climat du siècle dernier, mais a insisté sur l&rsquo;impératif de travailler pour <strong>éviter une aggravation de la situation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samantha Burgess</strong>, directrice adjointe du service sur le changement climatique de <strong><a href="https://www.copernicus.eu/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Copernicus</a></strong> (C3S), un programme de l&rsquo;Union européenne, a confirmé ces constats. Elle a affirmé : <em><strong>« 2023 est l’année la plus chaude jamais enregistrée »</strong></em>. Une conclusion tirée même avant la fin de l&rsquo;année, après avoir observé des <em>« températures extraordinaires »</em> en novembre. Burgess a également relevé que <strong>2023 a vu six mois de <a href="https://bloiscapitale.com/des-records-de-chaleur-tombent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">températures records</a> et deux records de saison,</strong> avec une moyenne annuelle supérieure de 1,46°C par rapport à la période préindustrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à <strong>Carlo Buontempo</strong>, directeur du C3S, il a exprimé un <strong>pessimisme quant à l&rsquo;évolution du réchauffement climatique</strong>. Selon lui, tant que les concentrations de gaz à effet de serre continueront d&rsquo;augmenter, on ne peut s&rsquo;attendre qu&rsquo;à une aggravation des conditions climatiques. Il a souligné la nécessité d&rsquo;atteindre la neutralité carbone pour gérer efficacement les risques climatiques.</p>
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		<title>Heïdi Sevestre : « La lutte contre le changement climatique débute ici ! »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 09:43:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;initiative de la Jeune Chambre Économique de Blois-Vendôme, la ville-préfecture accueillait vendredi soir deux intervenants d’exception, la glaciologue Heïdi Sevestre et l&#8217;explorateur Jérôme Brisebourg, pour évoquer les mystères et défis des glaciers, pour nous informer de ce que la situation dit de nous et de l&#8217;avenir de la planète. Après une présentation en vidéo de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;initiative de la <strong><a href="https://www.facebook.com/jcebv">Jeune Chambre Économique de Blois-Vendôme</a>,</strong> la ville-préfecture accueillait vendredi soir deux intervenants d’exception, la glaciologue <strong>Heïdi Sevestre</strong> et l&rsquo;explorateur <strong>Jérôme Brisebourg</strong>, pour évoquer les mystères et défis des glaciers, pour nous informer de <strong>ce que la situation dit de nous et de l&rsquo;avenir de la planète.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une présentation en vidéo de la <a href="https://bloiscapitale.com/heidi-sevestre-et-jerome-brisebourg-en-conference-a-blois">conférence</a> par Sarah El Haïry, Secrétaire d&rsquo;État auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Biodiversité, et en présence de la Députée Mathilde Desjonquères, les deux experts ont informé magistralement un auditoire nombreux et captivé qui les remerciera par une <strong>standing ovation</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venue directement du premier <strong><em>One Planet &#8211; Polar Summit</em></strong>, qui rassemblait des experts mondiaux au Muséum national d&rsquo;histoire naturelle de Paris, la <a href="https://fr.heidisevestre.com/">glaciologue</a> auteure cette année du livre « Sentinelle du climat » (HarperCollins), s&rsquo;est présentée ainsi : <em><strong>« Je réside près du pôle Nord, sur l&rsquo;archipel du Svalbard,</strong> connu aussi sous le nom de Spitzberg. <strong>Cet endroit abrite la ville et l&rsquo;université les plus septentrionales de la planète</strong>. La vie y est étroitement liée à l&rsquo;environnement naturel,</em> a expliqué Heïdi Sevestre. <em>Au Svalbard, la végétation est rare, seulement 6% du territoire, ce qui rend l&rsquo;étude géologique plus accessible.</em> <em>Un fait remarquable est que nous avons plus d&rsquo;ours polaires que d&rsquo;habitants. Il est important de se rappeler que nous vivons sur leur territoire et devons respecter leur espace. Les ours polaires sont plus adaptés à la vie sur la banquise que nous.</em> <strong><em>Le Svalbard est l&rsquo;un des lieux sur Terre qui se réchauffe le plus rapidement, ce qui est alarmant. </em></strong><em>Depuis mon arrivée en 2008 pour mon doctorat, et maintenant en tant qu&rsquo;enseignant à l&rsquo;université,<strong> j&rsquo;ai constaté des changements climatiques drastiques.</strong> Par exemple, <strong>depuis les années 1960, la température ici a augmenté de 6°C</strong>, bien plus que la moyenne mondiale. <strong>Ce réchauffement a des impacts profonds sur la glace et le permafrost, affectant gravement l&rsquo;environnement. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des conséquences concrètes et tragiques. <em>« Des événements extrêmes, comme les avalanches dévastatrices de 2017, ont lieu, causant des pertes tragiques dans notre petite communauté. <strong>Ces incidents soulignent la réalité brutale du changement climatique.</strong> Je lie ces observations au phénomène plus large de la fonte de la banquise. La banquise, en se rétractant, affecte l&rsquo;ensemble de l&rsquo;écosystème arctique et a des répercussions mondiales. <strong>Par exemple, la diminution de la banquise entraîne un réchauffement plus rapide de l&rsquo;océan, ce qui amplifie le changement climatique. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc comprendre que <strong>les changements observés au Svalbard ne sont pas isolés</strong>. Ils ont des implications directes sur le climat mondial, affectant des phénomènes météorologiques extrêmes partout dans le monde. <strong><em>« Il est crucial de comprendre que ce qui se passe dans l&rsquo;Arctique affecte notre vie quotidienne et vice versa »,</em></strong> souligne Heïdi Sevestre. <strong>Si les glaces du Groenland et de l&rsquo;Antarctique venaient à fondre entièrement, cela entraînerait une hausse du niveau des océans de 65 mètres.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="695" height="453" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/sevestre.png" alt="" class="wp-image-10161" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/sevestre.png 695w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/sevestre-300x196.png 300w" sizes="auto, (max-width: 695px) 100vw, 695px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Quelle prise de conscience et quelle suite face au désastre annoncé ? <em>« Je viens de sortir de réunions très enrichissantes où des scientifiques ont échangé avec des politiques. Ces discussions étaient fructueuses et ont permis de valoriser la science et de souligner l&rsquo;urgence de la situation,</em> nous dit Heïdi Sevestre. <em>« Plusieurs annonces prometteuses ont été faites, et beaucoup de nos attentes ont été satisfaites. Cependant, <strong>il est encore plus important que ces annonces soient suivies d&rsquo;actions concrètes</strong>. Nous espérons sincèrement que les engagements pris aujourd&rsquo;hui seront effectivement mis en œuvre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un scepticisme logique, à l&rsquo;épreuve des faits. <em><strong>« En France, le contexte est particulièrement tendu. </strong>J&rsquo;ai discuté ce matin avec notre ministre de l&rsquo;Environnement et de la Transition écologique. Nous observons des citoyens courageux descendre dans les rues pour manifester en faveur du bien commun, parfois au péril de leur vie. Par ailleurs, <strong>les scientifiques sont parfois injustement qualifiés d&rsquo;éco-terroristes, ce qui témoigne de la tension actuelle dans le pays.</strong> Il est essentiel de rappeler que <strong>par la science nous visons avant tout à protéger des vies humaines.</strong> Malgré un manque de financement, <strong>notre lutte contre le changement climatique est absolue. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cela passe également par une sensibilisation comme ce 10 novembre 2023 à  Blois. <em><strong>« Je réalise de plus en plus qu&rsquo;il est crucial d&rsquo;agir au niveau local et territorial.</strong> <strong>Des GIEC régionaux doivent être mis en place </strong>pour informer les décideurs locaux, comme le <strong>Conseil municipal de Blois</strong>, des conséquences futures si aucune action n&rsquo;est prise. <strong>Il est important de comprendre qu&rsquo;investir dans la lutte contre le changement climatique aujourd&rsquo;hui permettra d&rsquo;économiser considérablement dans le futur.</strong> <strong>Le coût de l&rsquo;inaction est bien plus élevé que celui de l&rsquo;investissement immédiat.</strong> Nous, scientifiques, devons être plus efficaces à l&rsquo;échelle locale, et j&rsquo;encourage chacun à partager ses observations et connaissances au niveau local. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Heïdi Sevestre poursuit : <em>« Je suis convaincue que le changement doit se faire à cette échelle. Par ailleurs, je me prépare pour la COP 28, à laquelle je participerai pendant les deux semaines. Bien que ce soit un défi, c&rsquo;est une occasion de rassembler les acteurs clés et de tenter d&rsquo;impulser des changements. Néanmoins,<span><b> je crois fermement que c&rsquo;est au niveau local que nous pourrons réellement faire la différence. Toutes les solutions sont là. </b></span><strong>Œuvrez sur vos territoires. </strong>On n&rsquo;y arrivera pas sans chacune des parties prenantes. <strong>La lutte contre le changement climatique débute ici ! »</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de mobilisation locale, le <strong><a href="https://www.facebook.com/CollectifActionClimat41/">Collectif Action Climat 41</a></strong> annonce une <strong>marche pour le climat dimanche 3 décembre à 15 heures. Elle partira de la Place Lorjou et se rendra Place de la Résistance, </strong>histoire d&rsquo;associer les différents quartiers de la ville de Blois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-10163" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-1024x1024.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-768x768.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois-1536x1536.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/marche-climat-blois.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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