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Nathalie Pelletier, une autre manière de “soigner”

Il y a des récits où la date n’est pas un repère : c’est une frontière. Pour Nathalie Pelletier, tout commence — ou tout bascule — le 26 septembre 2014. Elle le dit d’un bloc, sans détour, comme si la précision était la seule façon de tenir une réalité qui, sinon, se dérobe : « Mon fils Alexandre vient d’avoir ses 20 ans, accident de voiture, et il part en quatre minutes. » Avant, il y a 22 ans de métier, l’hôpital, la nuit, le soin « dans le concret ». Après, il y a une autre route : des formations, des explorations, une pratique centrée sur l’énergétique, des baguettes, des oracles, la lithothérapie, la méditation. Et une question, restée intacte : comprendre.

Ce jour-là, dit-elle, « ma vie a pris un virage à 90 degrés ». Ce n’est pas seulement le deuil : c’est la sensation immédiate d’une cassure dans l’ordre des choses. Et dans ce chaos, un fait la frappe encore : sa propre réaction : « J’ai senti mon fils au-dessus de moi. […] Et je me dis : “Mais pourquoi ?” » La suite, pour elle, est une enquête. Elle s’arrête de travailler : « J’ai pris cinq mois. » Et elle formule un engagement qui fixe le cap : « Tant que je n’aurai pas compris pourquoi il est parti, je ne reprendrai pas mon travail. »

Les “synchronicités” : trois mois avant, des “messages”

Dans le fil de son récit, un autre élément revient avec insistance : des synchronicités survenues trois mois avant le départ de son fils. Nathalie Pelletier ne les présente pas comme une preuve, mais comme une suite de signes qui, après coup, prennent sens. Elle évoque par exemple un patient : un jeune homme tétraplégique dont elle s’occupait de nuit. Elle raconte une scène très concrète : l’alarme, la pluie, une porte ouverte, l’eau qui arrive sur le lit. Elle dit sa terreur : « Il était à 140 de pulsation […] il ne pouvait pas bouger d’un poil […] l’horreur. » Cette image revient après la mort de son fils, comme une possibilité alternative : « Mon fils aurait pu être tétraplégique. […] Ça m’a permis de lâcher en me disant qu’il aurait pu être dans ce lit, dans cette situation. » Elle parle aussi d’un film, loué peu avant, sur des militaires chargés d’annoncer le décès d’un proche…

Quitter l’hôpital, rester dans le soin

Alors l’ancienne infirmière a cherché : astrologie, numérologie, rencontres avec des médiums, exploration de différents « terrains ». Elle répète ce qui devient, pour elle, une clé : « Rien n’est hasard dans la vie. » Une conviction : « Nous sommes des êtres vibratoires. » Dans sa pratique, Nathalie Pelletier évoque un ensemble d’outils qu’elle place sous la même logique : revenir à une forme de soin “hors chimie”.

Les baguettes représentent un outil de lecture énergétique, dans sa pratique. Une séance part d’une phrase simple, formulée par la personne : fatigue, rhume, douleur, moral, difficulté affective, addiction, etc. Puis elle “pose toutes les questions”« physiques, émotionnelles, spirituelles » — et établit un “listing”. Après quoi, la personne répète “en conscience” la formulation identifiée, comme un message adressé à l’inconscient. Elle tient à poser une limite explicite : « En rien, ça ne remplace le côté médical. » Elle présente son approche comme un « complément d’informations », un autre angle pour “comprendre le tout”.

Oracles, “vies antérieures”, et une lecture de profil

Nathalie Pelletier parle également de tirage d’oracles, avec l’idée que « c’est l’âme qui tire » les cartes. Elle présente ces cartes comme des “indications”, un “enseignement”. L’ancienne infirmière relie ces lectures à sa vision globale : une nécessité de “se reconnecter”, et l’idée que certaines personnes seraient plus “prêtes” parce qu’elles auraient “bourlingué dans plein de vies”.

Le transgénérationnel

Pour cette loir-et-chérienne, « quand on cherche d’où vient une problématique, il faut penser que ça peut être karmique, transgénérationnel, ou venir de l’enfance. » Ce qui est porté, selon elle, peut dépasser une propre biographie. « Quelque chose d’un aïeul », dit-elle simplement. Nathalie Pelletier ne parle pas ici de symbolique abstraite, mais d’un héritage inscrit dans la matière même des corps. « On a l’ADN de nos aïeuls », lance-t-elle, liant explicitement la mémoire familiale aux transmissions invisibles qui traverseraient les générations.

Dans ce cadre, le transgénérationnel n’est pas une faute ni une condamnation. Il est une charge muette, parfois ancienne, parfois jamais formulée, qui continue de circuler tant qu’elle n’est pas reconnue. Ce qui importe alors, insiste-t-elle, ce n’est pas de savoir “qui” ou “quand”, mais de créer un basculement intérieur. Un moment précis où la personne peut enfin se dire : « Cela ne m’appartient pas. » Cette phrase, Nathalie Pelletier la répète souvent. Elle la considère comme un point de rupture. Car il ne s’agit pas d’effacer le passé ni de l’expliquer à tout prix, mais de désamorcer une confusion : celle qui consiste à se croire entièrement responsable de ce qui, en réalité, a été transmis. « On ne porte pas que notre vie, dit-elle. On porte beaucoup plus. »

De ces questions, de ce chemin et de cette pratique, Nathalie Pelletier parlera dimanche 8 février, à l’occasion d’un café-rencontre organisé de 14h à 16h chez Blois Capitale (16 rue Émile-Laurens). Les places étant volontairement limitées, l’inscription est obligatoire, par mail à bloiscapitale@gmail.com ou directement à la boutique. Une participation de 10 € est demandée.

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