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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Rendez-vous de l’histoire 2027 : « La jeunesse » sera le thème de la 30e édition à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 16:24:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Rendez-vous de l’histoire ont refermé leur 29e édition, dimanche 11 octobre 2026, sur l’annonce traditionnelle du thème de l’année suivante. À la Halle aux Grains, Jean-Noël Jeanneney, président du conseil scientifique du festival, a dévoilé le choix retenu pour 2027 : « La jeunesse ». Cette 30e édition se déroulera du 6 au 10 &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Rendez-vous de l’histoire ont refermé leur 29e édition, dimanche 11 octobre 2026, sur l’annonce traditionnelle du thème de l’année suivante. À la Halle aux Grains, Jean-Noël Jeanneney, président du conseil scientifique du festival, a dévoilé le choix retenu pour 2027 : « La jeunesse ». Cette 30e édition se déroulera du 6 au 10 octobre à Blois.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière grande conférence des <a href="https://bloiscapitale.com/de-cro-magnon-a-trump-francis-chevrier-raconte-les-rendez-vous-de-lhistoire-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rendez-vous de l’histoire 2026</a> venait de s’achever. Dans l’hémicycle de la Halle aux Grains, Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, avait présenté la stratégie du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) pour sortir la France du piège du narcotrafic. Une intervention saluée par Jean-Noël Jeanneney, avant que celui-ci ne s’acquitte d&rsquo;un autre exercice, attendu chaque année par les festivaliers : révéler le prochain thème. <strong><em>« Je la connais, cette impatience. Elle circule, elle se manifeste de façon certes discrète, car nous sommes des gens bien élevés, mais néanmoins avec une intensité qui m’a toujours frappé. »</em></strong> Ce sera donc la jeunesse ! Pour conclure son intervention, Jean-Noël Jeanneney a adressé une dernière invitation au public : <strong><em>« Oserais-je penser que vous reviendrez ? »</em></strong> Certainement.</p>



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		<title>Médicis, une nouvelle façon de faire librairie à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 15:31:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Installée depuis le 1er septembre au pied du Château royal de Blois, la Librairie Médicis cultive sa différence. Dans cet espace aux dimensions modestes, Étienne Chilot et Enguerran Le Gueut n’ont pas voulu faire entrer toute une librairie généraliste. Ils ont préféré composer un fonds exigeant, consacré à l’art, à l’histoire et au patrimoine, où &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Installée depuis le 1er septembre au pied du Château royal de Blois, la Librairie Médicis cultive sa différence. Dans cet espace aux dimensions modestes, Étienne Chilot et Enguerran Le Gueut n’ont pas voulu faire entrer toute une librairie généraliste. Ils ont préféré composer un fonds exigeant, consacré à l’art, à l’histoire et au patrimoine, où chaque ouvrage trouve sa place à la faveur d’un choix réfléchi. À leurs côtés, Béatrice Pierre, libraire depuis vingt ans, apporte son expérience et son goût du conseil. Tous trois partagent la même conviction : la richesse d’une librairie ne se mesure pas au nombre de livres sur ses rayonnages, mais à la qualité de sa sélection et aux échanges qu’elle fait naître avec ses lecteurs.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Au <strong>4 rue des Trois-Marchands</strong>, la vitrine donne presque directement sur le château. Depuis le 1er septembre, quelques mètres seulement séparent ainsi l’un des principaux monuments historiques de Blois d’une librairie qui a précisément choisi de faire de l’histoire sa spécialité. <strong>Médicis se présente comme une librairie indépendante consacrée à l’art et à l’histoire, avec des prolongements vers l’architecture, le patrimoine, le tourisme culturel et la littérature.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="721" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7373-1024x721.jpeg" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-36069" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7373-1024x721.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7373-300x211.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7373-768x540.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7373-1536x1081.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7373-2048x1441.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;inauguration de la librairie avec Efti Cianko incarnant Marie de Médicis | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">Le cadre avait de quoi nourrir le récit : le château tout proche, Marie de Médicis en figure tutélaire, et cette formule imaginée pour annoncer l’ouverture : <em>« Là où l’Histoire s’est écrite, nous vous proposons désormais de la lire. »</em> Mais derrière cette cohérence se trouve une réflexion beaucoup plus pragmatique sur <strong>ce que peut être une librairie aujourd’hui.</strong> Car Médicis est aussi née d’un renoncement.</p>



<h2 id="h-ce-que-peut-etre-une-librairie-aujourd-hui" class="wp-block-heading">Ce que peut être une librairie aujourd’hui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de l’année, l’avenir de la librairie Labbé était encore incertain. Son propriétaire, Olivier Labbé, avait alors proposé à Étienne Chilot et Enguerran Le Gueut de reprendre l’établissement. Les deux hommes connaissaient déjà bien la maison, qui assurait notamment la librairie du <strong>Salon du livre d’art et d’histoire de Cheverny</strong> qu’ils organisent. Ils ont décliné. La taille du lieu, les travaux à engager et le poids économique d’une telle structure leur ont paru trop importants. Mais l’idée a laissé une trace. <em>« C’est vraiment à partir du moment où Olivier nous a demandé si on voulait reprendre la librairie que l’on s’est dit : non, on ne peut pas, mais</em> <em><strong>est-ce que ça ne vaut pas le coup qu’on ouvre la nôtre ? »</strong>,</em> raconte Étienne Chilot.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Historien et éditeur</strong>, à la tête des <a href="https://lecharmoiset.fr/">Éditions Le Charmoiset</a>, il dit avoir pris le temps avec Enguerran d’observer le secteur avant de se lancer. Il a regardé les fermetures de librairies, lu les études consacrées au marché du livre, comparé les modèles économiques. De là est née une conviction qu’il formule avec précaution : <em><strong>« Le modèle d’avenir n’est probablement pas — je dis bien probablement pas — celui d’une grande librairie. »</strong></em> Il pointe surtout le décalage entre des marges qui restent faibles et des coûts qui, eux, ont progressé. Énergie, salaires, fabrication, entretien des locaux : la librairie doit absorber des dépenses de plus en plus lourdes. À cela s’ajoute, dans les grandes structures, le poids du stock. Un livre présent en rayon est un livre déjà payé, mais pas encore vendu ; à grande échelle, cela représente une trésorerie considérable immobilisée sur les étagères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La librairie Médicis a été pensée à partir de ce constat. Le fonds rassemble environ <strong>2 500 références</strong>, mais le plus souvent à raison d’un seul exemplaire par titre. Lorsqu’un ouvrage est vendu, il peut être recommandé. Les réassorts sont regroupés autant que possible afin d’éviter les envois successifs, et un titre absent peut être obtenu en quelques jours. Ce fonctionnement permet de <strong>garder la main sur le stock</strong> et de <strong>préserver une certaine souplesse.</strong> Étienne Chilot y voit <strong>aussi un intérêt écologique</strong> : moins de surstockage, moins de transports inutiles, et une librairie qui ajuste ses commandes à la demande réelle. <strong><em>« L’idée, ce n’est pas de faire les héros inconscients »</em></strong>, résume Étienne Chilot.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette recherche de sobriété se retrouve aussi dans le regard qu’Enguerran Le Gueut porte sur la production éditoriale.</strong> Il s’interroge sur le nombre très important de nouveautés publiées chaque année et sur ce qu’il implique, notamment en matière de ressources et de fabrication. À ses yeux, <strong>le développement du marché de l’occasion n’est pas contradictoire avec celui du livre neuf</strong> : la seconde main ne peut exister que parce que des ouvrages ont d’abord été produits et achetés neufs. Il y voit plutôt le signe d’un marché appelé, peut-être, à évoluer <strong>vers une production moins abondante et davantage réfléchie.</strong> Dans ce paysage en mouvement, la librairie Médicis fait le choix d’un modèle resserré, <strong>pensé pour rester réactif plutôt que pour accumuler.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7376-1024x768.jpeg" alt="libraire Médicis" class="wp-image-36070" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7376-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7376-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7376-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7376-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7376-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une nouvelle librairie au 4 rue des Trois-Marchands | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-2-500-references-choisies" class="wp-block-heading">2 500 références choisies</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un fonds volontairement resserré, chaque titre doit trouver sa place.</strong> Béatrice Pierre<strong> </strong>apporte ses vingt années de métier. Passée par la librairie Labbé et membre d’un comité de lecture du prix Roblès, elle connaît les rayons, les habitudes des lecteurs et les livres qui trouvent leur public. Étienne Chilot apporte de son côté sa culture d’historien et d’éditeur. Entre les deux, la sélection s’est construite à partir des ouvrages déjà éprouvés en librairie, des critiques publiées, de leurs lectures et de leurs propres découvertes. <em><strong>« Je n’ai pris aucun livre qui ne me faisait pas vibrer »</strong></em>, assure Étienne Chilot. Les rayonnages ne sont pas garnis pour le principe. <strong>Les livres y trouvent leur place en fonction de leur intérêt, de leurs qualités éditoriales et de leur complémentarité avec le reste du fonds.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7421-1024x768.jpeg" alt="Béatrice Pierre et Etienne Chilot" class="wp-image-36099" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7421-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7421-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7421-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7421-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7421-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Béatrice Pierre et Étienne Chilot devant la Librairie Médicis | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Le fonds couvre un champ très large. <strong>De la Préhistoire et de la Protohistoire jusqu’à l’histoire contemporaine, de la France à la Russie, des Amériques à l’Asie,</strong> Médicis entend traiter l’histoire mondiale. Aux essais et biographies s’ajoutent <strong>des livres de poche, des beaux livres, des bandes dessinées, des ouvrages jeunesse et des romans historiques.</strong> <em>« Nous, on a fait une proposition en choisissant un référencement, et ce sont les clients qui, par leurs demandes ou leurs remarques, nous permettent d’approfondir et d’augmenter notre référencement »</em>, explique Béatrice Pierre.</p>



<h2 id="h-prendre-le-temps-de-regarder-feuilleter-hesiter" class="wp-block-heading">Prendre le temps de regarder, feuilleter, hésiter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La librairie Médicis revendique une ligne exigeante, mais sans pour autant vouloir intimider. <em><strong>« Je ne veux pas que le grand public se dise : “Ouh là là, je n’ai rien à faire ici” »</strong></em>, dit un Étienne Chilot qui aime au contraire faire cohabiter les niveaux de lecture et les registres. <em>« J’adore mélanger L’Histoire pour les Nuls avec un Jeanneney ou un Victor Hugo. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ouvrages spécialisés côtoient des livres destinés à un public plus large. Le format poche occupe une place importante, pour son prix, sa facilité d’accès et le plaisir de pouvoir emporter un livre partout avec soi. La bande dessinée permet, elle aussi, d’éveiller la curiosité, notamment chez les adolescents. Quant aux romans, ils ne sont pas absents des rayonnages. Faute de place pour accueillir les centaines de nouveautés qui paraissent, les libraires ont retenu une trentaine de titres. Une manière de faire vivre la littérature sans renoncer à la vocation première de Médicis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La petite taille du lieu impose une <strong>proximité immédiate</strong>, mais Médicis cherche justement à ne pas la rendre pesante. Dans cette <strong>atmosphère feutrée, presque domestique,</strong> chacun doit pouvoir prendre le temps de regarder, feuilleter, hésiter. <em><strong>« Il faut aussi pouvoir être libre de déambuler »</strong></em>, insiste Étienne Chilot. Le conseil est là, à portée de voix, sans devenir une présence constante. Même le temps semble invité à rester dehors : aucune horloge n’a été accrochée aux murs. Une idée de Béatrice Pierre, résumée en quelques mots : <em><strong>« Il faut que ce soit hors du temps ici. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7371-1024x768.jpeg" alt="La naissance de la Librairie Médicis" class="wp-image-36065" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7371-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7371-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7371-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7371-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7371-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La naissance de la Librairie Médicis le 31 août 2026 | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-une-nouvelle-librairie-pas-une-guerre-des-librairies" class="wp-block-heading">Une nouvelle librairie, pas une guerre des librairies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Librairie Médicis a ouvert ses portes dans un paysage blésois du livre marqué, ces derniers mois, par les incertitudes autour de la librairie Labbé. Dans ce contexte, Enguerran Le Gueut refuse de raisonner en termes de concurrence. Il cite Aix-en-Provence et La Rochelle, où plusieurs librairies vivent côte à côte et participent, selon lui, à <strong>faire du livre une destination en soi.</strong> À Blois, la Librairie Médicis a simplement choisi un autre terrain : celui de la <strong>spécialisation</strong>. Le recul du rayon d’art chez Labbé lui laisse une place évidente, mais son fonds va bien au-delà, <strong>entre histoire, patrimoine, architecture, littérature et ouvrages consacrés au territoire. </strong><em><strong>« L’idée, ce n’est pas d’être le seul libraire »</strong></em>, résume Étienne Chilot. À leurs yeux, la diversité des adresses peut au contraire donner davantage envie de pousser les portes, de circuler d’un fonds à l’autre et de <strong>faire de Blois une ville où l’on vient aussi pour les livres.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7374-1024x768.jpeg" alt="libraire Médicis" class="wp-image-36067" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7374-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7374-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7374-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7374-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7374-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La librairie Médicis, 4 rue des Trois-Marchands | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-le-chateau-en-voisin-les-rendez-vous-de-l-histoire-en-horizon" class="wp-block-heading">Le château en voisin, les Rendez-vous de l’histoire en horizon</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une singularité difficile à reproduire ailleurs : la Librairie Médicis se trouve au pied du Château royal de Blois, <strong>dans une ville où l’histoire n’est pas seulement un patrimoine, mais aussi un rendez-vous annuel majeur.</strong> La <a href="https://bloiscapitale.com/de-cro-magnon-a-trump-francis-chevrier-raconte-les-rendez-vous-de-lhistoire-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">29e édition des Rendez-vous de l’histoire</a> se déroule jusqu&rsquo;au 11 octobre 2026, autour du thème <em>« Les Marchands »</em>. Pour la librairie Médicis, qui a désormais à peine plus d’un mois d’existence, l’événement constitue forcément <strong>un premier moment important.</strong> <em>« On s’est vraiment mis au taquet sur l’élaboration du référencement d’histoire »</em>, explique Étienne Chilot, qui veut pouvoir répondre aussi bien à une demande pointue qu’à celle d’un lecteur simplement curieux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7383-768x1024.jpeg" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-36072" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7383-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7383-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7383-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7383-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7383-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Librairie Médicis à Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


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		<title>À Blois, le studio Harcourt expose ses années d’Occupation</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 10:06:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 16 septembre, le Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire de Blois accueille Portraits d’une époque. Photos du studio Harcourt sous l’Occupation. Présentée jusqu’au 25 octobre à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire, dans le cadre des célébrations du bicentenaire de la photographie, l’exposition retrace l’activité du célèbre studio parisien &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis le 16 septembre, le Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire de Blois accueille</strong> <em><strong>Portraits d’une époque. Photos du studio Harcourt sous l’Occupation</strong></em><strong>. Présentée jusqu’au 25 octobre à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire, dans le cadre des célébrations du bicentenaire de la photographie, l’exposition retrace l’activité du célèbre studio parisien pendant la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à la libération de Paris. Une centaine de grands tirages, d’objets et de documents éclairent sa clientèle et le travail de ses photographes, à une période où s’affirme le style Harcourt.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de l’exposition se trouve un livre, <em><strong>Harcourt, les années noires et grises</strong></em>, publié chez <a href="https://www.denoel.fr/catalogue/harcourt-les-annees-noires-et-grises/9782207186275" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Denoël</a>. Ses auteurs, l’historienne <strong>Bénédicte Vergez-Chaignon</strong> et l’éditeur et auteur <strong>Nicolas Ragonneau</strong>, en assurent également le commissariat. Leur travail suit<strong> la vie du studio pendant l’Occupation</strong>, depuis ses pratiques commerciales jusqu’aux portraits d’<strong>une clientèle où se côtoient célébrités, particuliers et militaires allemands.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="786" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-31-786x1024.png" alt="" class="wp-image-36467" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-31-786x1024.png 786w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-31-230x300.png 230w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-31-768x1000.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-31.png 800w" sizes="auto, (max-width: 786px) 100vw, 786px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Les Rendez-vous de l’histoire coproduisent cette présentation ainsi qu’une seconde exposition photographique consacrée aux coulisses de la télévision. <strong>Pierre Matheron, </strong>chargé de mission Éducation nationale aux Rendez-vous de l’histoire, le précise : <em>« Ce sont deux expositions qui sont créées spécialement pour les Rendez-vous de l’histoire. »</em> La seconde ouvrira le 21 septembre au Capitole, dans l’ancien cinéma des Trois Clés. <strong>À partir des archives de l’INA</strong>, elle fera découvrir les métiers, les décors et les vedettes <strong>de la RTF et de l’ORTF.</strong> Ces deux propositions rejoignent <strong>les célébrations du bicentenaire de la photographie</strong>.</p>



<h2 id="h-chez-harcourt-le-soin-du-portrait" class="wp-block-heading">Chez Harcourt, le soin du portrait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours s’ouvre sur un hommage à Joséphine Baker, photographiée par Harcourt, avant de présenter le studio et son fonctionnement. Au 49 avenue d’Iéna, à Paris, l’accueil fait partie de la prestation. <strong>Les clients sont choyés avant, pendant et après la pose, selon des usages qui empruntent à la haute couture.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attention accompagne le travail des photographes. Issus du cinéma, ils en utilisent les techniques pour composer des portraits qui magnifient leurs sujets. <strong>L’exposition situe pendant les années d’Occupation la naissance du « mythe Harcourt »</strong>, avec l’affirmation d’une signature et d’un style reconnaissables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réputation du studio attire les vedettes du cinéma, de la chanson et du music-hall, mais aussi des écrivains, des personnalités politiques et des particuliers venus immortaliser une occasion marquante. La clientèle dépasse ainsi le cercle des célébrités, tout en restant liée à <strong>une prestation haut de gamme.</strong></p>



<h2 id="h-photographier-dans-le-paris-occupe" class="wp-block-heading">Photographier dans le Paris occupé</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pendant l’Occupation, les séances se poursuivent.</strong> Des jeunes zazous aux artistes en vue, les portraits rendent compte d’une partie de la vie parisienne, alors que la population connaît la peur et les privations. Pierre Matheron souligne ce contraste entre la fréquentation du studio et une période où <em>« les gens ont faim »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les clients figurent des collaborateurs et des militaires allemands.</strong> Ces derniers bénéficient de l’argent des frais d’occupation. Le prestige de l’adresse et le travail de ses photographes les attirent eux aussi. <em>« On a évidemment des officiers allemands qui viennent se faire photographier en uniforme »</em>, explique Pierre Matheron. <em><strong>« Il y a ce contraste entre le glamour de la photo et le caractère extrêmement inquiétant de l’uniforme allemand. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tirages sont accompagnés <strong>d’objets et de documents</strong> provenant essentiellement des collections du studio. Cet ensemble, présenté par les organisateurs comme <strong>inédit</strong> ou <strong>jamais exposé</strong>, permet également d’examiner <strong>les pratiques d’une entreprise qui poursuit son activité et développe sa renommée durant ces années.</strong></p>



<h2 id="h-a-la-liberation-les-photographes-dans-la-rue" class="wp-block-heading">À la Libération, les photographes dans la rue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière partie du parcours quitte le cadre des séances posées. Les opérateurs du studio sortent photographier la libération de Paris et conservent ainsi des images des événements dans la capitale. <strong>De nouveaux clients viennent ensuite devant leur objectif.</strong> <strong><em>« On a ensuite des Américains qui se font photographier à partir de 1944 »</em>,</strong> indique Pierre Matheron. Il évoque également <strong>les résistants et les libérateurs de Paris,</strong> qui se font à leur tour tirer le portrait. L’exposition suit cette évolution jusqu’à la Libération, au terme de ces années durant lesquelles s’est construite l’identité photographique d’Harcourt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une <strong>table ronde, le samedi 10 octobre, de 11h30 à 13h</strong>, permettra de revenir sur cette histoire avec Bénédicte Vergez-Chaignon, Nicolas Ragonneau et Matthieu Rivallin, chef du département de la photographie à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie. Modérée par Isabelle Davion, elle se tiendra <strong>au CRDM.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="951" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/photo_expo-1024x951.png" alt="photo_expo Harcourt" class="wp-image-36461" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/photo_expo-1024x951.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/photo_expo-300x279.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/photo_expo-768x713.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/photo_expo-1536x1427.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/photo_expo-2048x1902.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photographies de l&rsquo;exposition Harcourt fournies par l&rsquo;organisation</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations pratiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Portraits d’une époque. Photos du studio Harcourt sous l’Occupation</em>, <strong>jusqu&rsquo;au 25 octobre 2026, salle Joséphine-Baker,</strong> Centre de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire, <strong>6 place Victor-Hugo, à Blois</strong>. Ouverture du mardi au samedi, de <strong>10 h à 12 h et de 14 h à 18 h</strong>, et le dimanche, de <strong>14 h à 18 h</strong>. Table ronde le <strong>samedi 10 octobre, de 11 h 30 à 13 h</strong>, au CRDM. L’exposition s’inscrit dans la programmation du bicentenaire de la photographie. La Médiathèque du patrimoine et de la photographie, institution du ministère de la Culture, est partenaire de l’exposition, aux côtés du CRDM–Ville de Blois et des Rendez-vous de l’histoire.</p>



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		<title>Henri de Guise : le « Balafré » revient à Blois, là où son histoire s’est achevée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 10:17:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À quelques jours de sa parution officielle, une nouvelle biographie consacrée à Henri de Guise arrive à Blois dans un lieu particulièrement bien choisi. Samedi 19 septembre, la Librairie Médicis recevra l’historien Alain Joblin pour présenter en avant-première Henri de Guise, le Balafré. La librairie se trouve au pied du château royal, où le chef &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/henri-de-guise-le-balafre-revient-a-blois-la-ou-son-histoire-sest-achevee">Henri de Guise : le « Balafré » revient à Blois, là où son histoire s’est achevée</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quelques jours de sa parution officielle, une nouvelle biographie consacrée à Henri de Guise arrive à Blois dans un lieu particulièrement bien choisi. Samedi 19 septembre, la <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-librairie-medicis-annonce-son-ouverture-en-rejouant-la-fuite-de-la-reine-mere" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Librairie Médicis</a> recevra l’historien Alain Joblin pour présenter en avant-première <em>Henri de Guise, le Balafré</em>. La librairie se trouve au pied du château royal, où le chef de la Ligue catholique fut assassiné le 23 décembre 1588 sur ordre d’Henri III.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée pendant le week-end des Journées européennes du patrimoine, la rencontre débutera à <strong>10 heures</strong>, avec une séance de dédicace et la vente en avant-première de l’ouvrage, dont la sortie officielle est annoncée pour le 22 septembre. À cette occasion, <strong>Blois Capitale publie le coup de cœur de la Librairie Médicis</strong>, consacré à une biographie qui cherche moins à rejuger Henri de Guise qu’à retrouver, derrière le « Balafré » de la légende, un personnage politique et religieux beaucoup plus complexe. Pour information, la Librairie Médicis est l&rsquo;objet d&rsquo;un sujet développé dans le magazine papier (numéro 1) à paraître dans quelques jours.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="384" height="590" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-29.png" alt="" class="wp-image-36439" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-29.png 384w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-29-195x300.png 195w" sizes="auto, (max-width: 384px) 100vw, 384px" /></figure>
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<h2 id="h-le-coup-de-coeur-de-la-librairie-medicis" class="wp-block-heading">Le coup de cœur de la Librairie Médicis</h2>



<h3 id="h-henri-de-guise-le-balafre-un-lancement-sur-les-lieux-du-crime" class="wp-block-heading">Henri de Guise, le Balafré : un lancement sur les lieux du crime</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 23 décembre 1588</strong>, Henri Ier de Guise, dit « le Balafré », fut assassiné sur ordre du roi Henri III. Des membres des Quarante-Cinq, la garde personnelle du souverain, l’attendaient dans les appartements royaux et se jetèrent sur lui. La scène allait rapidement devenir l’un des grands épisodes de la légende des guerres de Religion, amplifiée au XIXᵉ siècle par la littérature, le théâtre et la peinture, notamment par le <strong>célèbre tableau de Paul Delaroche.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre la légende et l’Histoire, il y a parfois quelques nuances. Et c’est tout l’intérêt du nouveau livre d’Alain Joblin, professeur émérite d’histoire moderne de l’Université d’Artois. L’historien connaît bien les grandes figures de la Renaissance et des guerres de Religion : il a déjà consacré chez Ellipses des biographies à <em>François Ier</em> (2022), <em>Henri III. Un roi de tragédie</em> (2023) et <em>Marguerite de Valois. La Reine Margot</em> (2024).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur ne cherche pas à fabriquer un nouveau héros ni à condamner une nouvelle fois le chef de la Ligue catholique. Il s’attache plutôt à décrypter <strong>les contradictions d’un personnage que la mémoire collective a souvent enfermé dans une image trop simple.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Henri de Guise fut incontestablement un défenseur acharné de la Catholicité. Sa participation à la Saint-Barthélemy est réelle et son engagement contre les protestants est profondément ancré dans ses convictions religieuses. Alain Joblin rappelle pourtant que, <strong>dans la même nuit sanglante de 1572, il intervient également pour sauver des huguenots, parmi lesquels plusieurs de ses protégés.</strong> Un paradoxe qui résume à lui seul la complexité du personnage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le duc est aussi un homme situé à la croisée de deux mondes. Héritier d’une grande noblesse profondément attachée à l’honneur, aux fidélités et aux valeurs chevaleresques, il reste tourné vers un idéal monarchique inspiré du temps des Francs et de Clovis. Mais <strong>il est également un prince de la Renaissance, formé à l’Humanisme, sensible aux arts et aux lettres et parfaitement familier des codes de la Cour.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette double appartenance permet de mieux comprendre ses choix politiques, parfois hésitants ou contradictoires. Face à lui, Henri III défend une conception plus moderne de la monarchie, engagée dans un processus de centralisation de l’État et cherchant à placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers des différents « partis ». Le conflit entre les deux hommes n’est donc pas seulement une querelle de personnes ou une opposition entre catholiques et protestants. <strong>Il révèle aussi deux visions du pouvoir et deux conceptions de la monarchie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre éclairage précieux de cette biographie : celui de la famille. Chez Henri de Guise, le lignage est essentiel. Les Guise sont étroitement liés aux Bourbon et aux grandes dynasties européennes. Henri est ainsi le petit-fils d’<strong>Antoinette de Bourbon, grand-tante du futur Henri IV</strong>, tandis que ses propres alliances matrimoniales prolongent ces réseaux dynastiques. Le frère aîné d’Antoinette de Bourbon, Charles de Bourbon-Vendôme, était en effet le grand-père d’Henri IV. Ses origines lorraines, françaises et italiennes témoignent également d’un monde aristocratique profondément européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et puis il y a la légende.</strong> Alexandre Dumas, les peintres romantiques, les récits historiques ont progressivement transformé Henri de Guise en <strong>personnage de roman.</strong> La scène de sa mort, notamment, a été représentée et racontée jusqu’à devenir presque plus célèbre que l’homme lui-même. Alain Joblin nous invite à faire le chemin inverse : partir du mythe pour retrouver l’homme. C’est sans doute la principale réussite de cette biographie. Elle ne cherche pas à rendre Henri de Guise sympathique. Elle cherche à <strong>le rendre compréhensible.</strong> Et c’est beaucoup plus intéressant.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-18-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-36162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Henri de Guise – Le Balafré</strong></em> est donc une lecture particulièrement recommandée à ceux qui aiment l’Histoire lorsqu’elle accepte ses zones grises. Un livre pour redécouvrir un prince catholique convaincu, un grand seigneur animé par une conception exigeante de l’honneur, un homme de la Renaissance cultivé, un acteur politique majeur des guerres de Religion et, finalement, un personnage dont la destinée dépasse largement le seul cadre français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et comment ne pas saluer le choix de Blois pour son lancement ? Le rendez-vous aura lieu <strong>samedi 19 septembre 2026 à partir de 10 heures, à la Librairie Médicis</strong>, au pied du château royal de Blois, à quelques pas du lieu où, près de quatre siècles et demi plus tôt, Henri de Guise fut assassiné.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Henri de Guise, le Balafré</strong>, d’Alain Joblin<br><a href="https://www.editions-ellipses.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Éditions Ellipses</a>, collection « Biographies et mythes historiques »<br>252 pages – 26 €<br>Parution officielle le 22 septembre 2026.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">📍 <strong>Librairie Médicis, Blois</strong><br>📅 <strong>Samedi 19 septembre 2026 à partir de 10h</strong><br>Rencontre, dédicace et vente en avant-première.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/henri-de-guise-le-balafre-revient-a-blois-la-ou-son-histoire-sest-achevee">Henri de Guise : le « Balafré » revient à Blois, là où son histoire s’est achevée</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Au château de Blois, l’Asie rêvée de quatre collectionneurs sort des réserves</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/au-chateau-de-blois-lasie-revee-de-quatre-collectionneurs-sort-des-reserves</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 09:41:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un vase couvert de fleurs, de minuscules chaussures destinées à des femmes adultes, une broderie de soie et d’or, des porcelaines, des estampes japonaises, des objets rituels… Ces pièces chinoises et japonaises ont parfois passé des décennies loin du regard du public. Avec Reflets du lointain. L’Asie rêvée des collectionneurs, le château royal de Blois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un vase couvert de fleurs, de minuscules chaussures destinées à des femmes adultes, une broderie de soie et d’or, des porcelaines, des estampes japonaises, des objets rituels… Ces pièces chinoises et japonaises ont parfois passé des décennies loin du regard du public. Avec <em><a href="https://www.chateaudeblois.fr/EvenementChateau/12992/2159-fiche-evenement.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reflets du lointain. L’Asie rêvée des collectionneurs</a></em>, le château royal de Blois en dévoile 55 et remonte surtout le fil de leur arrivée dans ses collections. Derrière les objets apparaissent quatre personnalités : Berthe de Korewo, Pascal Forthuny, James Malfray et Henri Varenne. Quatre façons, entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, de regarder, d’étudier, de collectionner et parfois de réinventer l’Asie.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Il y a, au château royal de Blois, des objets que l’on imagine moins volontiers croiser entre les portraits, les souvenirs de cour et les décors de la Renaissance. Des porcelaines chinoises, des estampes japonaises, des textiles, des objets rituels, par exemple. Et pourtant, les <strong>55 pièces réunies pour l’exposition</strong> ne donnent qu’un aperçu d’un ensemble bien plus vaste : <strong>près de 400 objets asiatiques sont conservés dans les collections du château</strong>, principalement chinois et japonais. <em>« Les visiteurs du château de Blois ne s’attendent pas forcément, instinctivement, à voir des collections asiatiques ici »</em>, reconnaît <strong><a href="https://bloiscapitale.com/bastien-lopez-nulle-part-ailleurs-qua-blois-cette-oeuvre-dart-naura-autant-de-sens" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bastien Lopez,</a></strong> directeur du château royal. Tout l’enjeu était donc de<strong> raconter ce décalage, et surtout de lui donner du sens</strong> : <em>« pourquoi elles sont là, quelle est leur origine, comment ces pièces sont arrivées jusqu’ici et comment elles prennent sens dans ces salles ».</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="699" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7547-1024x699.jpeg" alt="château de Blois | Photo : Marc Alvarez" class="wp-image-36406" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7547-1024x699.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7547-300x205.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7547-768x525.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7547-1536x1049.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7547-2048x1399.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7547-220x150.jpeg 220w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Château de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-une-etude-commencee-en-2022" class="wp-block-heading">Une étude commencée en 2022</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet trouve son origine dans un travail scientifique mené il y a quatre ans. <strong><em>« L’exposition a été conçue à partir d’une étude de notre collection qui a eu lieu en 2022, menée par une spécialiste »</em>, explique Julie Brossier.</strong> Ce travail a permis de mieux identifier l’origine des pièces, leur époque et, plus largement, ce que conservait réellement le musée. Une seconde question s’est rapidement imposée. <em><strong>« On s’est aussi concentrés sur la genèse de l’arrivée de ces collections au château. Pourquoi ces collections sont-elles arrivées ici ? »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse conduit vers <strong>quatre collectionneurs.</strong> Pour la plupart liés à Blois ou à sa région, ils ont constitué leurs ensembles à une époque où les arts de Chine et du Japon exerçaient une forte attraction en Europe. Certains étaient artistes, d’autres écrivains, marchands d’art ou musiciens. <strong>Tous ont finalement choisi de transmettre tout ou partie de leurs collections à Blois, par des dons ou des legs.</strong> Beaucoup de céramiques, mais aussi des textiles, du mobilier ou des arts graphiques. Plusieurs pièces ont été restaurées spécialement pour l’occasion.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7543-1024x768.jpeg" alt="château de Blois | Photo : Marc Alvarez" class="wp-image-36407" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7543-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7543-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7543-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7543-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7543-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Château de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-quatre-collectionneurs-derriere-les-objets" class="wp-block-heading">Quatre collectionneurs derrière les objets</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Henri Varenne</strong> est à la fois collectionneur et artiste. Sculpteur et décorateur tourangeau, il constitue lui-même un ensemble d’objets asiatiques, dont certains apparaissent sur d’anciennes photographies de son atelier parisien. <strong>À sa mort, son fonds rejoint Blois.</strong> Il comprend ses collections mais également plusieurs centaines de ses propres créations, notamment des plâtres et des bronzes. <em>« Ce sont des œuvres qui sont peu montrées au public et donc on profite des Journées européennes du patrimoine pour mettre la lumière sur cet artiste »</em>, explique Bastien Lopez.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>James Malfray</strong> offre un ancrage encore plus directement blésois. Céramiste et marchand d’art, il revient dans sa ville à la fin de sa vie et <strong>participe à la création de sa première école d’art</strong>. Son nom demeure d’ailleurs attaché à une salle de l’hôtel de ville. Au fil des années, <strong>il avait constitué une vaste collection de céramiques avec une ambition pédagogique</strong> : raconter leur histoire à travers les époques et les régions du monde. Les porcelaines chinoises et les grès japonais y tiennent une place importante, notamment à travers des objets arrivés en Europe par les grands circuits commerciaux reliant l’Asie à l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pascal Forthuny</strong> entretient une autre relation avec la Chine. Lui aussi <strong>passé par le collège Augustin-Thierry</strong> de Blois, il ne se contente pas d’en apprécier les arts. Il étudie la langue, la calligraphie et l’écriture chinoises. <em>« Il va vraiment s’intéresser plus particulièrement à la Chine. <strong>Il est sinologue</strong>, il va s’intéresser à la calligraphie et à l’écriture chinoise »</em>, résume Julie Brossier. Il obtient un<strong> diplôme de langue chinoise en 1913</strong>, donne des conférences, écrit des articles et fait aussi entrer la Chine dans son travail littéraire. Parmi les documents conservés figurent de petits cartons portant des idéogrammes accompagnés de leur traduction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <strong>Berthe de Korewo</strong>, c’est encore une autre histoire qui apparaît. <strong>Musicienne et collectionneuse,</strong> elle rassemble dans son intérieur des objets de provenances très diverses avant de léguer son ensemble à la Ville de Blois. Une partie de ces pièces est toujours disséminée dans les salles du musée et du château. <strong>L’exposition montre notamment sa harpe.</strong> Elle n’est pas asiatique, mais son décor appartient à ce que l’on appelle alors les <strong>chinoiseries</strong> : des créations occidentales utilisant formes ou motifs inspirés de l’Asie. <em>« On achète auprès de marchands d’art des pièces provenant directement d’Asie, mais il existe également un goût pour ce décor exotique »</em>, explique Julie Brossier. Après le legs de Berthe de Korewo, le conservateur Frédéric Lesueur avait d’ailleurs créé au château une salle spécialement consacrée à sa collection.</p>



<h2 id="h-une-asie-regardee-depuis-l-europe" class="wp-block-heading">Une Asie regardée depuis l’Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les porcelaines, les estampes ou les textiles, <strong>il est aussi question du regard européen sur l’Asie</strong> : ce qu’il en comprenait, ce qu’il en admirait, et ce qu’il projetait sur elle. Certains ont été produits pour des usages locaux. D’autres ont voyagé vers l’Europe. <strong>Et quelques-uns ont même été conçus en Asie directement pour satisfaire les goûts occidentaux.</strong> Les formes sont parfois révélatrices : cafetières, soupières ou chopes ne correspondent pas aux usages traditionnels pour lesquels les artisans asiatiques travaillaient habituellement. Certaines porcelaines vont jusqu’à recevoir des scènes de <strong>chasse à courre</strong> !</p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-18-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png" alt="magazine papier Blois Capitale" class="wp-image-36162" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/ban-mag-2048x683.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-du-the-aux-estampes-japonaises" class="wp-block-heading">Du thé aux estampes japonaises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la seconde partie du parcours, les œuvres sont regroupées par thèmes. La <strong>cérémonie du thé</strong> permet de réunir boîtes, théières et tasses. Les <strong>croyances et rituels</strong> sont évoqués par des bronzes, des représentations de divinités ou de petits objets japonais. La céramique constitue l’un des ensembles les plus importants. Un spectaculaire <strong>vase « mille fleurs »</strong> illustre une production chinoise dans laquelle pivoines, roses, lotus et autres motifs végétaux envahissent presque entièrement la surface de la pièce. À quelques mètres, une céramique japonaise montre combien les techniques et les décors peuvent différer d’un territoire à l’autre.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="564" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7552-1024x564.jpeg" alt="Château de Blois | Photo : Marc Alvarez" class="wp-image-36404" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7552-1024x564.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7552-300x165.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7552-768x423.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7552-1536x846.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7552-2048x1128.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Château de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">L’exposition passe également par les textiles. Une broderie en <strong>fils de soie et d’or</strong>, restaurée pour cette présentation, côtoie notamment <strong>une paire de très petites chaussures.</strong> Leur taille pourrait faire croire à des chaussures d’enfant. <strong>Elles étaient pourtant destinées à des femmes adultes dont les pieds avaient été bandés, pratique longtemps associée en Chine à des normes sociales et esthétiques particulières.</strong> Les chaussures ont elles aussi bénéficié d’une restauration avant leur exposition.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="604" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7553-1024x604.jpeg" alt="Château de Blois | Photo : Marc Alvarez" class="wp-image-36403" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7553-1024x604.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7553-300x177.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7553-768x453.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7553-1536x906.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7553-2048x1208.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Château de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le parcours se prolonge avec les <strong>arts graphiques</strong>. Les estampes japonaises, largement diffusées en Europe et déterminantes dans la découverte de l’art japonais, côtoient les peintures à l’encre et les calligraphies chinoises. Un sceau chinois complète l’ensemble : apposé sur une œuvre, il pouvait notamment servir de signature à l’artiste.</p>



<h2 id="h-quand-la-collection-finit-par-entrer-dans-l-oeuvre" class="wp-block-heading">Quand la collection finit par entrer dans l’œuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière séquence remet les collectionneurs au premier plan. Chez certains, les objets asiatiques ne sont pas restés des pièces acquises et conservées : ils ont nourri leur propre travail. Une sculpture d’Henri Varenne voisine ainsi avec un roman et une œuvre de Pascal Forthuny, ainsi qu’avec une céramique de James Malfray. <strong>Le goût de l’Asie passe alors de la collection à la création, par les formes, les motifs et les imaginaires qu’ils s’approprient.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="939" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7551-939x1024.jpeg" alt="château de Blois | Photo : Marc Alvarez" class="wp-image-36405" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7551-939x1024.jpeg 939w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7551-275x300.jpeg 275w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7551-768x838.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7551-1408x1536.jpeg 1408w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7551-1877x2048.jpeg 1877w" sizes="auto, (max-width: 939px) 100vw, 939px" /><figcaption class="wp-element-caption">château de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-expliquer-pourquoi-ces-oeuvres-sont-ici" class="wp-block-heading">Expliquer pourquoi ces œuvres sont ici</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La nécessité d’explication a influencé la manière de concevoir l’exposition.</strong> Un parcours <strong>FALC, <em>« Facile à lire et à comprendre »</em></strong>, a ainsi été pensé pendant la création du projet, et non ajouté après coup. <em>« C’est vraiment quelque chose qui a été dans la conception dès le début et qui est fondamentalement lié à ce projet. Ce n’est pas arrivé après »</em>, souligne Bastien Lopez. Pour lui, c’est aussi <strong><em>« une autre manière de concevoir un projet muséal »</em>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attention à la médiation est d’autant plus importante que <em>Reflets du lointain</em> s’inscrit dans un programme régional plus vaste, <strong><em>« Asie en Centre-Val de Loire »</em></strong>, porté par Musées en Centre-Val de Loire. Plusieurs établissements de la région ont entrepris ces dernières années de réexaminer leurs fonds asiatiques et d’en faire ressortir des œuvres parfois peu connues. Blois s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large.</p>



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<h3 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading">Informations pratiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Reflets du lointain. L’Asie rêvée des collectionneurs</strong><br>📍 <strong>Musée des Beaux-Arts du château royal de Blois</strong><br>📅 Du <strong>19 septembre 2026 au 16 mai 2027</strong><br>🎟️ Exposition comprise dans le droit d’entrée du château : <strong>16 € plein tarif, 12 € tarif réduit et 8 € tarif enfant</strong>. Le château est ouvert tous les jours, sauf les <strong>25 décembre et 1er janvier</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des <strong>visites guidées de l’exposition</strong> sont proposées les <strong>19 et 20 septembre</strong> dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, puis les samedis <strong>10 octobre, 7 et 21 novembre, 5 et 19 décembre, 9 et 23 janvier, 6 février, 6 mars, 3 et 24 avril</strong>, à <strong>15h30</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le jeune public, des <strong>visites suivies d’un atelier origami</strong> sont programmées les mercredis <strong>21 et 28 octobre, 10, 17 et 24 février, 3 mars, 7 et 14 avril</strong>, à <strong>15h30</strong>, à partir de <strong>9 ans</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs rendez-vous complètent le parcours : <strong>ateliers de calligraphie chinoise</strong> les <strong>17 octobre et 13 mars à 14h30</strong>, <strong>ateliers de peinture chinoise</strong> les <strong>14 novembre et 3 avril à 14h30</strong>, et <strong>cérémonies du thé</strong> les <strong>3 octobre et 20 mars</strong>, à <strong>14h, 15h ou 16h</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>concert du Nouvel An chinois</strong> aura lieu le <strong>samedi 6 février 2027 à 15h</strong>, avec quatre musiciens interprétant des mélodies du répertoire traditionnel chinois. Le concert est <strong>tout public et sans supplément au droit d’entrée</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, à l’occasion de la <strong>Nuit européenne des musées</strong>, le <strong>samedi 15 mai 2027 de 19h à 22h</strong>, le château présentera des <strong>bandes dessinées mangas réalisées par des écoles de Blois</strong>. L’accès sera libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les animations soumises à réservation sont accessibles au <strong>02 54 90 33 33</strong>, avec un supplément de <strong>5 € par personne</strong> en plus du droit d’entrée. Le parcours comprend également une <strong>signalétique FALC – Facile à lire et à comprendre –</strong>, des dispositifs sensoriels et des outils ludiques en accès libre pour les plus jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/au-chateau-de-blois-lasie-revee-de-quatre-collectionneurs-sort-des-reserves">Au château de Blois, l’Asie rêvée de quatre collectionneurs sort des réserves</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Amis du château de Blois : huit conférences pour traverser l’Histoire, de Claude de France au pogrom de 1171</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:49:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Claude de France, Marie-Louise, l’abbé Grégoire, les châteaux de la Loire au cinéma ou encore le drame vécu par les Juifs de Blois en 1171 : les Amis du château royal de Blois ont arrêté leur programmation jusqu’en avril 2027. Huit conférences, une constante : partir souvent de Blois pour ouvrir beaucoup plus largement les &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/amis-du-chateau-de-blois-huit-conferences-pour-traverser-lhistoire-de-claude-de-france-au-pogrom-de-1171">Amis du château de Blois : huit conférences pour traverser l’Histoire, de Claude de France au pogrom de 1171</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Claude de France, Marie-Louise, l’abbé Grégoire, les châteaux de la Loire au cinéma ou encore le drame vécu par les Juifs de Blois en 1171 : les Amis du château royal de Blois ont arrêté leur programmation jusqu’en avril 2027. Huit conférences, une constante : partir souvent de Blois pour ouvrir beaucoup plus largement les portes de l’Histoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Claude de France a laissé son nom dans la mémoire collective, </strong>mais pas forcément pour les bonnes raisons. Ce mardi 15 septembre, <strong>Élisabeth Latrémolière, ancienne directrice du Château royal de Blois,</strong> lui consacrera la première conférence de l’année avec une question volontairement malicieuse : <em><strong>Claude de France, une reine des prunes pour l’Histoire ?</strong></em> Derrière la blague, il s’agira de redonner sa place à une souveraine largement éclipsée par François Ier et par <strong>une postérité réduite, pour beaucoup, au nom d’un fruit.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce premier rendez-vous donne assez bien le ton de la programmation construite par <strong>Gilles Chassier</strong> pour les Amis du château : partir d’un personnage, d’un lieu, d’une œuvre ou d’un épisode lié à Blois, puis élargir le regard. Jusqu’en avril 2027, les conférences passeront ainsi de la chute de l’Empire à l’abbé Grégoire, des châteaux menacés de destruction au cinéma, avant de revenir sur le massacre des Juifs de Blois en 1171 ou sur les représentations de Marie-Madeleine dans l’art.</p>



<h2 id="h-pas-de-theme-impose-mais-des-sujets-qui-accrochent" class="wp-block-heading">Pas de thème imposé, mais des sujets qui accrochent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait tentant de chercher derrière ces huit rendez-vous un grand récit conçu à l’avance. Gilles Chassier s’en défend. La programmation fonctionne davantage <strong>au coup de cœur intellectuel.</strong> <em>« Si le sujet me paraît intéressant, je ne me pose pas la question de savoir s’il va rentrer dans un parcours homogène ou construit. C’est un petit peu des flashs comme ça. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour choisir ses intervenants, Gilles Chassier mêle fidélité et recherche.</strong> Certains conférenciers sont rappelés après une première intervention réussie ; d’autres sont identifiés à partir d’un sujet, en remontant vers celles et ceux qui l’ont véritablement étudié. Mais l’expertise ne fait pas tout. <em><strong>« Il y a des gens qui peuvent être pointus dans leur sujet, mais pas forcément bons conférenciers »</strong></em>, souligne-t-il. Car, au-delà du savoir, encore faut-il savoir le transmettre et tenir une salle pendant une heure.</p>



<h2 id="h-marie-louise-a-blois-l-abbe-gregoire-et-trois-chateaux-malmenes" class="wp-block-heading">Marie-Louise à Blois, l’abbé Grégoire et trois châteaux malmenés</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>André Bendjebbar</strong> possède justement cette qualité aux yeux du programmateur. Déjà invité par l’association, ce spécialiste de l’époque napoléonienne reviendra <strong>mardi 20 octobre</strong> pour <strong><em>L’impératrice Marie-Louise et la régence de Blois, 1810-1815</em>.</strong> La conférence prend appui sur l’un de ces moments où la grande Histoire passe soudain par la ville. En mars 1814, alors que l’Empire vacille et que Paris est menacé par les armées coalisées, <strong>Marie-Louise quitte la capitale avec son fils et rejoint Blois</strong>. L’épisode offre un point d’entrée local dans les derniers soubresauts du règne de Napoléon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>17 novembre</strong>, changement de période avec <strong>Gabriel Darriulat</strong>. Sa conférence, <strong><em>L’abolitionnisme chrétien de l’abbé Grégoire</em>, </strong>abordera l’engagement contre l’esclavage d’une personnalité elle aussi étroitement liée à Blois : <strong>Henri Grégoire fut évêque constitutionnel du Loir-et-Cher pendant la Révolution</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un mois plus tard, <strong>le 15 décembre</strong>, <strong>Jean-Sylvain Caillou</strong> s’intéressera cette fois au patrimoine avec<strong> <em>Les destructions des châteaux de Blois, Chambord et Montfraut au début du XIXe siècle, d’après les dessins de Constant Bourgeois</em>.</strong> Le sujet rappelle que les grands monuments aujourd’hui considérés comme intouchables n’ont pas toujours bénéficié du même regard. Plusieurs ont connu abandons, amputations, réemplois de matériaux ou projets de destruction, bien avant leur restauration et leur patrimonialisation.</p>



<h2 id="h-une-rue-de-blois-mene-jusqu-au-drame-de-1171" class="wp-block-heading">Une rue de Blois mène jusqu’au drame de 1171</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la conférence du <strong>18 mars 2027</strong>, tout est parti d’une question très locale. Habitant rue Pierre-de-Blois, Gilles Chassier passe souvent à proximité de la <strong>rue des Juifs</strong>. Le nom l’interpelle. Et il découvre l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire médiévale de la ville : <strong><a href="https://bloiscapitale.com/854-ans-apres-le-bucher-blois-rend-justice-a-ses-juifs-martyrises">le massacre des Juifs de Blois en 1171</a></strong>. Le premier pogrom en Europe. Restait à trouver celui qui pourrait le raconter. Les recherches conduisent Gilles Chassier jusqu’à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Tolan" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>John Tolan</strong>, historien médiéviste,</a> professeur émérite à Nantes Université et spécialiste des relations entre juifs, chrétiens et musulmans au Moyen Âge. Le titre choisi conserve volontairement une interrogation : <em><strong>1171, un pogrom oublié ?</strong></em> Le rendez-vous aura exceptionnellement lieu <strong>un jeudi, </strong>le 18 mars.</p>



<h2 id="h-quand-les-chateaux-deviennent-decors-de-cinema" class="wp-block-heading">Quand les châteaux deviennent décors de cinéma</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les deux conférences d’Élisabeth Latrémolière et celle de John Tolan, le programme fera un détour par le septième art. <strong>Mardi 16 février</strong>, <strong>Clément Graminiès et Gautier Mergey</strong> interviendront à deux voix sur <strong><em>Les châteaux de la Loire au cinéma</em>. </strong>Depuis les débuts du cinéma, les demeures ligériennes ont servi de décors naturels, de châteaux imaginaires ou parfois de substituts à d’autres monuments. Cette conférence aura un prolongement quelques jours plus tard aux <strong>Lobis</strong>, avec une séance programmée <strong>samedi 20 février à 14 heures</strong> autour de <em><strong>Peau d’Âne</strong></em>. Le film de Jacques Demy appartient précisément à cette histoire cinématographique des châteaux de la Loire, avec notamment <strong>Chambord parmi ses décors.</strong></p>



<h2 id="h-marie-madeleine-pour-refermer-la-saison" class="wp-block-heading">Marie-Madeleine pour refermer la saison</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dernier rendez-vous, <strong>mardi 13 avril</strong> : <strong>Brigitte Poitrenaud-Lamesi</strong> reviendra à Blois avec <strong><em>Femme en cheveux. Parcours iconographique de la figure de Marie-Madeleine</em>.</strong> La chercheuse était déjà venue évoquer les femmes peintres italiennes de la Renaissance. Cette fois, elle suivra les métamorphoses de Marie-Madeleine dans l&rsquo;art, <strong>figure religieuse dont la représentation s&rsquo;est construite et transformée au fil des siècles.</strong> Son propos prendra notamment <strong>appui sur une œuvre conservée au Château royal de Blois.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De Claude de France à Marie-Madeleine, de Napoléon aux persécutions antijuives du Moyen Âge, <strong>la saison fait donc volontiers le grand écart</strong>. C’est précisément ce que recherche Gilles Chassier. Le château n’est pas utilisé comme une frontière thématique mais comme un point d’ancrage. Une personnalité passée par Blois, une rue, un tableau, une collection ou un monument peuvent suffire à ouvrir une histoire beaucoup plus vaste. Et la suivante se prépare déjà : avant même l&rsquo;ouverture de cette saison 2026-2027, Gilles Chassier commence à explorer quelques pistes pour 2027-2028.</p>



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<h3 id="h-les-huit-conferences-de-la-saison-2026-2027" class="wp-block-heading">Les huit conférences de la saison 2026-2027</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>15 septembre 2026</strong> — Élisabeth Latrémolière : <em>Claude de France, une reine des prunes pour l’Histoire ?</em><br><strong>20 octobre 2026</strong> — André Bendjebbar : <em>L’impératrice Marie-Louise et la régence de Blois, 1810-1815</em><br><strong>17 novembre 2026</strong> — Gabriel Darriulat : <em>L’abolitionnisme chrétien de l’abbé Grégoire</em><br><strong>15 décembre 2026</strong> — Jean-Sylvain Caillou : <em>Les destructions des châteaux de Blois, Chambord et Montfraut au début du XIXe siècle, d’après les dessins de Constant Bourgeois</em><br><strong>19 janvier 2027</strong> — Élisabeth Latrémolière : <em>Diane de France, fille d’Henri II, femme de pouvoir oubliée</em><br><strong>16 février 2027</strong> — Clément Graminiès et Gautier Mergey : <em>Les châteaux de la Loire au cinéma</em><br><strong>18 mars 2027</strong> — John Tolan : <em>1171, un pogrom oublié ?</em><br><strong>13 avril 2027</strong> — Brigitte Poitrenaud-Lamesi : <em>Femme en cheveux. Parcours iconographique de la figure de Marie-Madeleine</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conférences ont lieu à <strong>18 heures</strong>, généralement le mardi, à l’auditorium Samuel-Paty de Blois. <strong>Pas de réservation. Tarif : 5 euros pour les non-adhérents ; gratuit pour les adhérents et les étudiants.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/amis-du-chateau-de-blois-huit-conferences-pour-traverser-lhistoire-de-claude-de-france-au-pogrom-de-1171">Amis du château de Blois : huit conférences pour traverser l’Histoire, de Claude de France au pogrom de 1171</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>De Cro-Magnon à Trump : Francis Chevrier raconte les Rendez-vous de l’histoire 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 10:28:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 7 au 11 octobre 2026, les Rendez-vous de l’histoire vivront à Blois leur 29e édition, consacrée aux « Marchands ». Plus de 600 événements, quelque 1 200 intervenants et des dizaines de milliers de festivaliers sont attendus. Derrière cette immense machine culturelle, une équipe permanente de seulement huit salariés et un directeur, Francis Chevrier, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-cro-magnon-a-trump-francis-chevrier-raconte-les-rendez-vous-de-lhistoire-2026">De Cro-Magnon à Trump : Francis Chevrier raconte les Rendez-vous de l’histoire 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du 7 au 11 octobre 2026, les Rendez-vous de l’histoire vivront à Blois leur <a href="https://rdv-histoire.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">29e édition</a>, consacrée aux « Marchands ». Plus de 600 événements, quelque 1 200 intervenants et des dizaines de milliers de festivaliers sont attendus. Derrière cette immense machine culturelle, une équipe permanente de seulement huit salariés et un directeur, Francis Chevrier, qui assure n’avoir rien perdu de son plaisir. Avec lui, Blois Capitale est entré dans les coulisses du festival : le choix du thème, la construction du programme, la gratuité, les financements, la place de Blois, le numérique, mais aussi la responsabilité d’un rendez-vous qui entend opposer la rigueur de l’histoire aux « fake news » et aux tentatives de réécriture du passé.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le 7 octobre approche, les journées se densifient, les sollicitations se multiplient et l’effervescence gagne chaque pièce. Après bientôt trois décennies, le directeur des Rendez-vous de l’histoire pourrait pourtant regarder cette mécanique avec la distance de l’habitude. Ce n’est manifestement pas le cas. <em><strong>« L’enthousiasme est intact »</strong></em>, assure-t-il immédiatement. La raison est assez simple : avant d’être le directeur d’un festival consacré à l’histoire, Francis Chevrier en est un passionné. <em><strong>« Je passe mon temps dans les livres d’histoire,</strong></em> <em>à être à l’affût, avec l’équipe ici, de ce qui se fait de neuf dans la discipline, les nouveaux supports, les nouvelles collections qui naissent à droite et à gauche, les nouvelles historiennes, les nouveaux historiens qui émergent. »</em> Il parle d’un <em><strong>« grand privilège »</strong></em> : celui de pouvoir accueillir chaque année à Blois historiens, historiennes, auteurs, autrices et éditeurs. <em>« C’est un grand bonheur. J’aurais mauvaise grâce à le nier. »</em> Le plaisir demeure donc.</p>



<h2 id="h-plus-de-600-evenements-en-cinq-jours" class="wp-block-heading">Plus de 600 événements en cinq jours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres donnent le vertige. Francis Chevrier sourit d’ailleurs lorsqu’on lui parle des quelque <strong>600 événements proposés à chaque édition</strong>. Le logiciel de programmation en recense même, cette année, <em><strong>« 630 et des brouettes »</strong></em>. <em>« Je crois que c’est un peu un exercice algorithmique, cette affaire des 600 événements. »</em> Une présentation de livre, une exposition, un café historique, une communication scientifique, une table ronde ou une conférence entrent en effet dans ce décompte. Mais, une fois cette précision apportée, l’ampleur reste considérable : pendant cinq jours, la ville accueille plusieurs centaines de propositions différentes et <strong>plus de 1 200 intervenants</strong>. Quant au public, Francis Chevrier l’évalue autour de <strong>58 000 festivaliers</strong> sur l’ensemble de l’édition. <em>« Ça brasse du peuple »</em>, glisse le directeur, amusé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux Rendez-vous de l’histoire se croisent chercheurs, étudiants, professeurs, lecteurs passionnés, familles, touristes, professionnels de l’édition ou simples curieux. Et si chaque édition possède son thème, celui-ci ne dicte pas l’ensemble de la programmation. <strong>« Les marchands », en 2026, constituent un fil rouge, non une frontière.</strong> <em>« Tout ne tourne pas autour du thème. Ça, c’est important de le souligner »</em>, confirme Francis Chevrier.</p>



<h2 id="h-comment-choisit-on-un-theme-capable-de-traverser-toute-l-histoire" class="wp-block-heading">Comment choisit-on un thème capable de traverser toute l’histoire ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, <strong>le <a href="https://bloiscapitale.com/francis-chevrier-ce-sera-bien-de-la-mort-dont-il-sagira" target="_blank" rel="noreferrer noopener">choix du thème</a> n’est pas anodin</strong>. Celui de 2027 fait d’ailleurs déjà l’objet de discussions alors que l’édition 2026 n’a pas encore commencé. La réflexion associe notamment le conseil scientifique des Rendez-vous de l’histoire, présidé par Jean-Noël Jeanneney et composé d’une quarantaine d’historiennes et d’historiens. Son rôle ne consiste pas seulement à proposer des sujets : il constitue aussi <strong>un garde-fou scientifique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème annuel doit ensuite répondre à plusieurs exigences. D’abord, <strong>traverser les grandes périodes historiques</strong> : histoire ancienne, médiévale, moderne et contemporaine doivent toutes pouvoir y trouver leur place. Deuxième impératif, disposer d’une <em><strong>« masse critique »</strong></em> suffisante de chercheurs capables de travailler sur le sujet. Le choix doit également tenir compte de l’<strong>Éducation nationale</strong> : les Rendez-vous de l’histoire constituent un important lieu de formation continue pour les enseignants, et le thème doit pouvoir entrer en résonance avec les programmes scolaires comme avec les préoccupations des professeurs d’histoire-géographie. <strong>Enfin, il doit parler au grand public</strong> et, autant que possible, faire écho au présent. Après les propositions du conseil scientifique viennent les échanges avec le conseil d’administration, l’équipe et les partenaires. Puis vient le choix. <em><strong>« Au final, c’est moi et l’équipe permanente qui avons le final cut en matière de choix du thème. »</strong></em></p>



<h2 id="h-des-premiers-echanges-aux-droits-de-douane-de-donald-trump" class="wp-block-heading">Des premiers échanges aux droits de douane de Donald Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De ce point de vue, <strong><strong>le thème “Les marchands” offre un terrain presque inépuisable »</strong>. </strong>Le commerce accompagne les sociétés humaines depuis leurs formes les plus anciennes. Il permet de parler des premiers échanges, des grandes routes commerciales, des épices, de la soie, des villes marchandes, mais aussi de la traite esclavagiste et de la constitution d’économies mondialisées. Et il conduit directement jusqu’à notre époque. <em>« Ça va en gros du troc de Cro-Magnon jusqu’aux taxes de Trump »</em>, glisse Francis Chevrier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-3.png" alt="" class="wp-image-36009" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-3.png 480w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-3-150x150.png 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-3-300x300.png 300w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Le marchand permet ainsi de raconter la circulation des biens, mais aussi <strong>les rapports de puissance qu’elle produit</strong>. À partir de quel moment la force économique d’une entreprise ou d’un réseau commercial devient-elle un pouvoir à part entière ? Et que reste-t-il de la souveraineté des États lorsque certains acteurs privés contrôlent des infrastructures, des technologies ou des ressources devenues stratégiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension entre puissance marchande et pouvoir politique sera au cœur, le samedi de 18h30 à 20h, d’une table ronde au titre sans détour : <em><strong>« De la Hanse à Elon Musk : des marchands plus forts que les États ? »</strong></em> Des grandes ligues commerciales du passé aux géants économiques contemporains, le même fil se tend à travers les siècles : <strong>jusqu’où le marchand peut-il peser sur l’ordre politique ?</strong> Et cette question en appelle aussitôt une autre, plus fondamentale encore : <strong>qu’est-ce qu’une marchandise ?</strong></p>



<h2 id="h-est-ce-que-tout-peut-avoir-un-prix" class="wp-block-heading">Est-ce que tout peut avoir un prix ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parler des marchands oblige à <strong>s’interroger sur ce qui peut être acheté et vendu</strong> — et sur ce qui ne devrait peut-être pas l’être. <strong>Le capitalisme, la mondialisation ou la concentration des richesses</strong> se glissent naturellement dans le programme. <em>« Notre rapport au monde marchand […] : est-ce que tout est marchandise ? Est-ce qu’il ne faut pas démarchandiser ? »</em>, résume Francis Chevrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la question finit presque inévitablement par atteindre les Rendez-vous eux-mêmes. <strong>L’histoire est-elle un produit ? Un festival peut-il en être un ? Le savoir doit-il avoir un prix ?</strong> <em>« On ne peut pas dire qu’on marchande l’accès aux Rendez-vous de l’histoire, ça, c’est clair »</em>, nous répond Francis Chevrier. Car le paradoxe est assez joli : ce festival consacré aux marchands continuera précisément à <strong>soustraire l’accès au savoir à la logique marchande</strong>. Les conférences, débats et rencontres resteront gratuits, comme toujours.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="643" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7235-1024x643.jpeg" alt="Francis Chevrier" class="wp-image-36006" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7235-1024x643.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7235-300x188.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7235-768x482.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7235-1536x965.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/IMG_7235-2048x1286.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-une-grande-universite-populaire-accessible-a-tous" class="wp-block-heading">« Une grande université populaire accessible à tous »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la première édition, <strong>la gratuité constitue l’un des fondamentaux des Rendez-vous.</strong> Francis Chevrier ne la présente pas comme un simple avantage accordé au public, mais comme une <strong>composante de l’identité même du festival.</strong> <em>« Les Rendez-vous de l’histoire, c’est <strong>une grande université populaire accessible à tous. »</strong></em> Quelle que soit sa situation financière, chacun doit pouvoir entrer dans une salle et écouter un chercheur parler de ses travaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle soulève pourtant régulièrement la même question : pourquoi ne pas faire payer certaines conférences ou instaurer une participation permettant de dégager des recettes supplémentaires ? L’équipe a fait les comptes. <em>« Je peux vous assurer qu’on l’a retourné dans tous les sens. »</em> Et la conclusion est nette : <strong>un passage au payant ne constitue pas un meilleur modèle économique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, <strong>la grande majorité des universitaires participant aux Rendez-vous ne perçoivent pas de cachet</strong>. Ils sont salariés par leurs établissements et la diffusion de leurs recherches auprès de la société fait partie des missions associées à leur activité. La situation est différente pour les auteurs et autrices qui vivent de leur plume et ne disposent pas d’un salaire universitaire. Ceux-ci peuvent être rémunérés selon les règles et les barèmes prévus notamment avec le Centre national du livre, grâce à des financements du CNL ou d’organismes comme <a href="https://www.la-sofia.org/">la Sofia</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnalités assurant les présidences honorifiques ne sont pas davantage rémunérées, précise Francis Chevrier. Passer à un modèle payant impliquerait donc de repenser tout cet équilibre. <strong><em>« Si on devait rémunérer l’ensemble des intervenants, on serait perdants au final. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains conférenciers demandent par ailleurs, dans d’autres manifestations, des sommes que le festival n’aurait tout simplement pas les moyens de verser. <strong>La gratuité relève donc à la fois d’un principe et d’un équilibre économique. Mais cet équilibre reste fragile.</strong></p>



<h2 id="h-pres-de-1-5-million-d-euros-a-reunir" class="wp-block-heading">Près de 1,5 million d’euros à réunir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose d’étonnant à rapporter la taille du festival à celle de son équipe permanente. <strong>Huit salariés.</strong> Leur premier chantier : <strong>le financement.</strong> Francis Chevrier estime le budget, selon les années, entre <strong>1,3 et 1,5 million d’euros</strong>. Le festival bénéficie d’un socle de collectivités et de partenaires fidèles. Sa notoriété nationale pourrait laisser croire que ces financements reviennent mécaniquement d’une année sur l’autre. C’est tout le contraire. <em><strong>« Ça reste compliqué. Et ça reste surtout très fragile. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interlocuteurs changent. Les exécutifs changent. Les priorités budgétaires aussi. <strong>Chaque année, il faut argumenter à nouveau, démontrer l’intérêt de l’événement, défendre les financements existants et en chercher de nouveaux.</strong> Cette vulnérabilité est sans doute l’une des réalités les moins visibles des Rendez-vous de l’histoire. Aux yeux du public, le festival paraît installé depuis toujours. Il occupe la ville, fait venir des dizaines de milliers de personnes et bénéficie d’une reconnaissance très au-delà de Blois. Mais une institution culturelle, même solidement implantée, n’est jamais définitivement protégée des changements économiques et politiques.</p>



<h2 id="h-une-programmation-alimentee-de-toutes-parts" class="wp-block-heading">Une programmation alimentée de toutes parts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trouver l’argent n’est que la première étape. Il faut ensuite <strong>fabriquer le programme <a href="https://rdv-histoire.com/programmes-pdf">(ici en PDF)</a>. Et les Rendez-vous de l’histoire ne manquent pas de propositions.</strong> Le <strong>monde universitaire</strong> en constitue une source essentielle. Les <strong>éditeurs</strong> occupent une autre place centrale. Francis Chevrier insiste sur leur attachement au Salon du livre de Blois, mais aussi sur l’importance des ventes qui y sont réalisées. <em>« De plus en plus, les éditeurs calent leurs sorties de l’année, leurs sorties importantes en histoire, sur les Rendez-vous de l’histoire. »</em> À cela s’ajoutent les propositions des <strong>nombreux partenaires institutionnels, scientifiques, médiatiques ou culturels</strong> associés à la manifestation. Le résultat est simple : l’offre dépasse largement les capacités d’accueil. <em><strong>« On refuse plus qu’on accepte. »</strong></em> Ces refus peuvent provoquer quelques <em>« grincements de dents »</em>, reconnaît Francis Chevrier. Mais une limite très concrète finit par s’imposer : <strong>la ville elle-même</strong>. <em>« On utilise à peu près, je pense, toutes les salles possibles et imaginables dans Blois pendant quatre-cinq jours. »</em></p>



<h2 id="h-blois-est-la-ville-ideale-pour-ca" class="wp-block-heading">« Blois est la ville idéale pour ça »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette contrainte n’empêche pas Blois d’être, aux yeux de Francis Chevrier, la ville idéale pour accueillir les Rendez-vous de l’histoire.</strong> Sa taille favorise une proximité difficile à reproduire ailleurs. Les intervenants passent d’une salle à l’autre à pied, traversent le centre-ville, s’installent en terrasse et croisent leurs lecteurs. Peu à peu, <strong>la frontière entre le festival et la ville s’efface</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proximité vaut aussi entre historiens. <em>« Quand on est chercheuse ou chercheur dans telle ou telle université, on sait qu’on va à Blois, on va recroiser plein de gens qu’on connaît. »</em> Des collaborations scientifiques peuvent y naître, des projets de livres se discuter avec les éditeurs présents au Salon, des chercheurs éloignés géographiquement se retrouver autour d’un café. Pendant quelques jours, résume Francis Chevrier, un véritable <strong>« petit microcosme »</strong> se constitue dans la ville.</p>



<h2 id="h-un-public-plus-jeune-qu-on-ne-l-imagine" class="wp-block-heading">Un public plus jeune qu’on ne l’imagine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la mise en place de la billetterie électronique, destinée d’abord à mieux gérer les flux, l’organisation dispose aussi de quelques données sur son public. Environ la moitié des festivaliers vient de la région, l’autre moitié de l’extérieur. Plus inattendu : <strong>près de 30 % ont moins de 30 ans</strong>. <em>« Ça nous a surpris, d’une certaine façon »</em>, reconnaît Francis Chevrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les Rendez-vous ne se vivent pas seulement à travers un programme préparé à l’avance. <strong>L’imprévu fait aussi partie de l’expérience.</strong> Une conférence affiche complet ? On pousse la porte de celle d’à côté. Et parfois, raconte Francis Chevrier, des festivaliers viennent ensuite lui dire qu’ils y ont découvert un sujet auquel ils ne pensaient pas s’intéresser. C’est peut-être là que réside l’un des plaisirs les plus simples du festival : <strong>faire naître une curiosité que l’on n’était pas venu chercher.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/rdvl.jpg" alt="" class="wp-image-10127" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/rdvl.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/rdvl-300x188.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/11/rdvl-768x480.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



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<h2 id="h-thierry-breton-et-l-europe-des-marchands" class="wp-block-heading">Thierry Breton et « l’Europe des marchands »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les grandes personnalités de cette édition, <strong>Thierry Breton, président des 29e Rendez-vous de l’histoire</strong>, donnera le vendredi soir la conférence du président, intitulée <strong>« L’Europe des marchands : et après ? »</strong>. Pour Francis Chevrier, le parcours de l’ancien commissaire européen offre un point d’entrée naturel pour interroger la construction européenne. Celle-ci s’est d’abord structurée autour des échanges économiques : le charbon et l’acier, puis le marché commun et enfin le marché unique ont constitué des étapes décisives du projet communautaire. <em><strong>« L’Europe des marchands, on peut dire qu’elle est faite, presque faite. »</strong></em> Reste donc la seconde moitié de la question : <strong>et après ?</strong> Comment dépasser l’Europe du marché pour construire une Europe davantage politique, stratégique et souveraine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thierry Breton participera également, le samedi, à la table ronde <strong>« Réguler les GAFAM : comment lutter contre les nouveaux maîtres du monde ? »</strong>, aux côtés de Frédérique Bredin et Bruno Patino. Là encore, le sujet se situe au croisement du commerce, de la puissance économique et du pouvoir politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une précision toutefois : <strong>ces présidences sont honorifiques</strong>. Ni le président de l’édition ni les présidents des différents cycles ne construisent eux-mêmes la programmation. La même règle vaut pour <strong>Michel-Édouard Leclerc</strong>, qui présidera cette année le cycle économie. Pourquoi lui ? Francis Chevrier répond sans détour : <em><strong>« On voulait un marchand. On voulait un grand marchand. »</strong></em></p>



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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35729" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-est-ce-qu-un-journal-c-est-la-meme-chose-qu-une-marque-de-sac-a-main" class="wp-block-heading">« Est-ce qu’un journal, c’est la même chose qu’une marque de sac à main ? »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence inaugurale déplacera d’emblée le regard vers un terrain sensible : <strong>l’information</strong>. Nathalie Sonnac ouvrira le débat avec une question qui, en 2026, résonne avec une acuité particulière : <strong>« L’information est-elle une marchandise comme une autre ? »</strong> Francis Chevrier convoque les débats sur l’audiovisuel public, les travaux parlementaires consacrés aux médias et, plus largement, la concentration croissante de titres de presse entre les mains de grandes fortunes. Puis il ramène la question à une formule simple, presque provocatrice : <em>« Est-ce qu’un journal, c’est la même chose qu’une marque de sac à main ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la boutade, l’enjeu est considérable. <strong>Peut-on posséder un média comme on possède n’importe quel actif ? Peut-on soumettre l’information aux seules logiques de rentabilité alors qu’elle participe directement à la formation du débat démocratique ?</strong> <em>« Ce sont de vrais sujets sur lesquels on aurait peut-être dû s’interroger plus tôt »</em>, reconnaît Francis Chevrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’autre bout des cinq jours, la conférence de clôture donnera au thème une tonalité radicalement différente. <strong>Vanessa Perrée</strong>, magistrate spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée, viendra exposer la réalité du narcotrafic en France. Du marché de l’information au marché clandestin, la figure du marchand change alors complètement de visage. Francis Chevrier en sourit : <em><strong>« Elle traque les mauvais marchands, si on peut dire. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cinq jours, <strong>la figure du marchand sera ainsi déclinée dans presque toutes ses dimensions</strong>. Il sera celui des échanges les plus anciens comme des réseaux numériques contemporains, celui qui transporte des marchandises mais aussi celui qui organise, contrôle ou détourne des flux. Le programme ira des <strong>marchands de l’Antiquité</strong> aux géants du numérique, du commerce des livres au marché de l’information, des négociants aux contrebandiers, jusqu’aux formes les plus sombres de l’économie criminelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’interrogation débordera largement le commerce au sens strict : <strong>le logement peut-il être une marchandise ? Le vivant peut-il être vendu ? La santé mentale peut-elle être soumise à une logique marchande ?</strong> Le programme questionnera aussi les « marchands de doute », la marchandisation des Jeux olympiques, le commerce en temps de guerre ou encore la puissance des acteurs économiques face aux États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marchand devient alors moins une catégorie professionnelle qu’une porte d’entrée pour interroger ce qui circule, ce qui s’échange, ce qui possède un prix — et ce qu’une société accepte, ou refuse, de mettre sur le marché.</p>



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<h4 id="h-gt-gt-la-suite-de-l-article-est-a-lire-dans-le-numero-1-papier-de-blois-capitale-magazine-local-et-independant-a-paraitre-courant-septembre-et-meme-s-il-n-est-pas-une-marchandise-comme-une-autre-il-est-tout-de-meme-en-prevente-ici" class="wp-block-heading"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale">&gt;&gt; <strong>La suite de l&rsquo;article est à lire dans le numéro 1 papier de Blois Capitale — magazine local et indépendant — à paraître courant septembre. Et même s’il n’est pas une marchandise comme une autre, il est tout de même en prévente ici.</strong></a></h4>



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		<title>À Blois, la Librairie Médicis annonce son ouverture en rejouant la fuite de la reine mère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 09:35:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er septembre 2026, une nouvelle librairie indépendante spécialisée dans l’histoire, l’art et le patrimoine ouvrira au 4, rue des Trois-Marchands, au pied du Château royal de Blois. Pour annoncer son arrivée, la Librairie Médicis a choisi un dispositif singulier : un court-métrage inspiré de l’évasion de Marie de Médicis, dans la nuit du 21 &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 1er septembre 2026, une nouvelle librairie indépendante spécialisée dans l’histoire, l’art et le patrimoine ouvrira au 4, rue des Trois-Marchands, au pied du Château royal de Blois. Pour annoncer son arrivée, la Librairie Médicis a choisi un dispositif singulier : un court-métrage inspiré de l’évasion de Marie de Médicis, dans la nuit du 21 au 22 février 1619. Derrière la scène devenue légendaire se jouait alors une véritable lutte de pouvoir entre la reine mère et son fils, Louis XIII.</strong></p>



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<h2 id="h-une-librairie-d-art-et-d-histoire-au-pied-du-chateau" class="wp-block-heading">Une librairie d’art et d’histoire au pied du château</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Librairie Médicis</strong> ouvrira ses portes le <strong>mardi 1er septembre 2026</strong>, au <strong><a href="https://www.librairiemedicis.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4, rue des Trois-Marchands</a></strong>, au cœur du <strong>Quartier des Arts</strong>. Son inauguration est annoncée pour la veille, lundi 31 août. Le projet est porté par <strong>Étienne Chilot* et Enguerran Le Gueut</strong>**. À l’ouverture, on trouvera entre <strong>1 500 et 2 000 références</strong> consacrées <strong>principalement</strong> à l’histoire, à l’histoire de l’art, à l’architecture, au patrimoine et au tourisme. L’offre doit également comprendre des biographies, des essais, des beaux-livres, des romans historiques, des bandes dessinées tournées vers l’histoire — notamment pour la jeunesse — ainsi que des ouvrages consacrés au Val de Loire et à ses châteaux. Logiquement, les publications des <strong>Éditions Le Charmoiset</strong> y seront disponibles, sans que la boutique soit pour autant conçue comme la seule vitrine de cette maison d’édition.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="957" height="567" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis.png" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-35349" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis.png 957w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis-300x178.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis-768x455.png 768w" sizes="auto, (max-width: 957px) 100vw, 957px" /><figcaption class="wp-element-caption">Etienne Chilot &#8211; Tugdual Productions</figcaption></figure>
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<h2 id="h-une-ouverture-annoncee-par-un-court-metrage-historique" class="wp-block-heading">Une ouverture annoncée par un court-métrage historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom de la nouvelle enseigne fait référence à Catherine de Médicis, morte à Blois en 1589, mais plus encore à Marie de Médicis, dont l’évasion du château en 1619, à quelques pas de la future librairie, demeure l’un des épisodes les plus célèbres de l’histoire du monument. Dès lors, <strong>quoi de plus naturel que d’annoncer son inauguration par une courte fiction en costumes inspirée de cette fuite historique ?</strong> C’est désormais chose faite, avec un casting réunissant plusieurs personnalités locales sous la houlette du réalisateur <strong>Nicolas Hutteau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Efti Cianko</strong>, créatrice de mode, costumière et modiste installée à Blois, incarne Marie de Médicis. Le messager est interprété par <strong>Maxence De Schrooder,</strong> vidéaste et spécialiste blésois du parkour. Il fut notamment l’un des neuf performeurs à incarner le porteur de flamme masqué lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, avant de participer également à la cérémonie de clôture comme danseur-acrobate. <strong>Nathalie Fraudeau</strong>, artisane de La Maison des Parapluies dans le Quartier des Arts, tient fort logiquement le rôle de <em>« la dame au parapluie ».</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="995" height="534" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt.png" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-35350" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt.png 995w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt-300x161.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt-768x412.png 768w" sizes="auto, (max-width: 995px) 100vw, 995px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marc Gricourt &#8211; Tugdual Productions</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le générique fait également apparaître deux figures immédiatement reconnaissables : <strong>Marc Gricourt</strong>, maire de Blois, et <strong>Bastien Lopez</strong>, directeur et conservateur du Château royal de Blois. Autour d’eux figurent <strong>Sylvain Giraud</strong>, <strong>Béatrice Pierre</strong>, <strong>Léanne Gamond</strong>, <strong>Déborah Sciou</strong>, fondatrice du Groupe DS, et <strong>David Cianko</strong>. Étienne Chilot apparaît enfin dans son propre univers professionnel, sous les traits du libraire.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="590" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko.png" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-35351" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko-300x173.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko-768x443.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Efti Cianko joue Marie de Médicis -Tugdual Productions</figcaption></figure>
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<h2 id="h-une-reine-mere-progressivement-ecartee-du-pouvoir" class="wp-block-heading">Une reine mère progressivement écartée du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lorsque Henri IV est assassiné, le 14 mai 1610, son fils Louis XIII n’a que huit ans</strong>. Marie de Médicis est confirmée dès le lendemain comme régente du royaume. Elle accorde une influence croissante à Concino Concini, Florentin devenu marquis d’Ancre en 1610, puis maréchal de France en 1613. Son ascension et l’accumulation de ses charges suscitent une profonde hostilité parmi les grands du royaume et nourrissent une intense campagne de propagande contre le favori de la reine mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Louis XIII est déclaré majeur le 2 octobre 1614,</strong> mais demeure jusqu’en 1617 largement tenu à l’écart de la conduite effective du gouvernement. <strong>Marie de Médicis conserve la direction des affaires,</strong> tandis que Concini devient le personnage le plus influent du Conseil. <strong>Le 24 avril 1617, Louis XIII, âgé de quinze ans et demi, reprend brutalement le pouvoir.</strong> Sur le pont dormant donnant accès au Louvre, Nicolas de L’Hospital, marquis de Vitry et capitaine des gardes, signifie à Concini son arrestation au nom du roi. Le favori portant la main vers son épée, les hommes de Vitry l’abattent. Préparé par Louis XIII et ses proches, notamment <strong>Charles d’Albert de Luynes,</strong> ce coup de force met fin au gouvernement de la reine mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie de Médicis est alors éloignée de la cour et assignée à résidence au château de Blois</strong>. Elle n’est pas enfermée dans un cachot, mais demeure placée sous surveillance et <strong>ne peut quitter librement la ville ni reprendre part aux affaires du royaume</strong>. Dès 1617, elle entreprend la construction d’un pavillon dans l’angle nord-ouest du château. Une inscription, aujourd’hui conservée dans les sous-sols de l’aile Gaston-d’Orléans construite par François Mansart, rappelle encore ce chantier. Le pavillon demeure inachevé : dans la nuit du 21 au 22 février 1619, Marie de Médicis profitera précisément de ses terrassements non terminés pour s’enfuir du château.</p>



<h2 id="h-une-evasion-preparee-comme-une-operation-politique" class="wp-block-heading">Une évasion préparée comme une opération politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car Marie de Médicis n’a pas renoncé à retrouver une place dans le gouvernement du royaume. Derrière la volonté de recouvrer sa liberté se dessine ainsi un objectif plus politique : revenir dans le jeu du pouvoir et de nouveau peser sur les décisions de son fils. Elle trouve un appui décisif auprès de <strong>Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc d’Épernon</strong>. Ancien favori d’Henri III, grand seigneur disposant d’une importante clientèle et de solides ressources militaires, celui-ci entretient lui-même des relations tendues avec le gouvernement de Luynes.<strong> Il peut surtout offrir à la reine mère un refuge dans l’Angoumois, territoire placé sous son autorité.</strong> Son soutien répond donc à la fois à une logique de fidélité envers l’ancienne régente et à ses propres intérêts politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fuite n’est pas improvisée. Elle doit permettre à Marie de Médicis de quitter le château sans être arrêtée, de franchir la Loire, puis de gagner un territoire où elle pourra être protégée. Le duc d’Épernon organise le dispositif à distance et fait intervenir plusieurs hommes de confiance. Les récits historiques citent notamment <strong>Cadillac</strong>, valet de chambre chargé des liaisons, <strong>Du Plessis</strong>, envoyé auprès de la reine, ainsi que le <strong>comte de Brenne</strong>, membre de sa maison associé aux préparatifs matériels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relais sont disposés sur le trajet. <strong>Louis de Nogaret de La Valette, archevêque de Toulouse et fils du duc d’Épernon</strong>, s’avance jusqu’à Montrichard, tandis que son père attend plus loin, du côté de Loches. <strong>À Blois, un carrosse doit permettre à la reine mère de quitter rapidement la ville après sa descente du château.</strong></p>



<h2 id="h-la-nuit-du-21-au-22-fevrier-1619" class="wp-block-heading">La nuit du 21 au 22 février 1619</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La date de l’évasion est solidement établie : Marie de Médicis quitte le château de Blois dans la nuit du <strong>21 au 22 février 1619</strong>. Les circonstances précises de sa descente sont toutefois connues principalement par des récits postérieurs, dont celui de l’historien <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Hanotaux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gabriel Hanotaux</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon cette <a href="https://bloiscapitale.com/quand-levasion-de-marie-de-medicis-du-chateau-de-blois-devient-escape-game" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reconstitution</a>, le comte de Brenne avait fait disposer deux échelles contre le rempart </strong>: l’une reliait la fenêtre de la reine à une terrasse, l’autre devait permettre de poursuivre la descente vers le bas du château. Marie de Médicis avait revêtu une robe courte, qu’elle retroussa elle-même autour de sa ceinture. Le comte de Brenne passa le premier par la fenêtre, suivi de la reine, puis de Du Plessis et de quelques serviteurs. <strong>Parvenue sur la terrasse au terme de la première descente, la reine mère, épuisée, aurait refusé de s’engager sur la seconde échelle. </strong>Profitant d’un éboulement dans les terrassements encore inachevés, ses compagnons l’auraient alors installée sur un manteau attaché à des cordes, avant de la faire glisser avec précaution le long du terre-plein.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois parvenue au pied du château, <strong>elle traverse la ville endormie,</strong> soutenue par le comte de Brenne et Du Plessis, <strong>puis gagne les abords du pont.</strong> Le carrosse préparé pour sa fuite a été dissimulé dans une ruelle voisine. Marie de Médicis y prend place avec quelques proches et part aussitôt vers <strong>Montrichard.</strong> Elle y retrouve l’archevêque de Toulouse et change de chevaux avant de reprendre <strong>la route de Loches</strong>. À environ une lieue de la ville, le duc d’Épernon vient à sa rencontre, accompagné, selon Hanotaux, d’environ cent cinquante cavaliers. Il monte dans le carrosse de la reine mère et entre avec elle à Loches. <strong>Marie de Médicis gagne ensuite l’Angoumois</strong>, où elle peut désormais organiser son retour dans le jeu politique. Au château de Blois, son absence ne sera découverte qu’au matin.</p>



<h2 id="h-la-premiere-guerre-de-la-mere-et-du-fils" class="wp-block-heading">La première « guerre de la mère et du fils »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Marie de Médicis ne se présente pas comme une rebelle dressée contre l’autorité royale. Dans ses propres justifications, puis dans <strong>la représentation héroïque de sa vie commandée à Rubens</strong> quelques années plus tard, elle apparaît comme une mère injustement éloignée de son fils, contrainte de fuir pour se soustraire à l’emprise de mauvais conseillers. Cette mise en scène ne doit cependant pas masquer la portée de son action : en rejoignant le duc d’Épernon et en rassemblant des partisans, <strong>elle constitue une véritable opposition politique et militaire au gouvernement royal.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010060833"><img decoding="async" src="https://www.meisterdrucke.fr/kunstwerke/1260px/Peter_Paul_Rubens_-_Queen_Marie_de_Medicis_%281573-1642%29_fled_from_the_Chateau_de_Blois_on_the_night_o_-_%28MeisterDrucke-982601%29.jpg" alt=""/></a><figcaption class="wp-element-caption">La reine Marie de Médicis s&rsquo;enfuit du Château de Blois dans la nuit du 21 au 22 février 1619 · Peter Paul Rubens | <br><a href="https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010060833">Musée du Louvre, Département des Peintures</a></figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Louis XIII choisit finalement la négociation. Le <strong>traité d’Angoulême</strong>, conclu le 30 avril 1619, apaise provisoirement le conflit. Marie de Médicis reçoit le gouvernement de l’Anjou ainsi que plusieurs places de sûreté, qui lui assurent une résidence, des revenus et une base politique propres. L’accord ne lui rend toutefois pas la maîtrise du Conseil ni la place qu’elle occupait avant 1617.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réconciliation reste fragile. En 1620, une coalition de grands seigneurs se forme de nouveau autour de la reine mère. Louis XIII prend personnellement la tête de l’armée royale et bat ses partisans aux <strong>Ponts-de-Cé, le 7 août 1620</strong>, lors de l’affrontement resté célèbre sous le nom de <em>« drôlerie des Ponts-de-Cé »</em>. <strong>La paix d’Angers, conclue trois jours plus tard, met un terme à la seconde guerre de la mère et du fils.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*Historien de formation, Étienne Chilot a étudié à Sorbonne-Paris IV et à l’École du Louvre. Diplômé de l’Institut national de l’audiovisuel, il a été responsable de la communication du centre de recherche du château de Versailles, puis responsable des éditions du château de Fontainebleau. Il dirige depuis 2014 les Éditions Le Charmoiset, spécialisées dans l’histoire, l’histoire de l’art et la littérature. **Enguerran Le Gueut est, pour sa part, le fondateur et gérant de Tugdual Productions, société blésoise active dans la production culturelle, le spectacle vivant et l’ingénierie de projets artistiques.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Pourquoi cette rue de la Chaîne ?</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/pourquoi-tendait-on-des-chaines-rue-de-la-chaine</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Exploration de l'histoire médiévale de Blois à travers une rue emblématique : rue de la Chaîne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rue de la Chaîne. Bien que son nom puisse sembler <a href="http://blois.me/patrimoine/paves_rue_de_la_chaine_02.html">anodin</a></strong> au premier abord, <a href="https://bloiscapitale.com/magdelaine-auger-kidnappee-avenue-maunoury-par-un-prince-du-saint-empire">plongeons-nous dans le passé</a> de cette voie dans le quartier de Vienne.</p>



<h2 id="h-des-chaines-pour-fermer-les-rues" class="wp-block-heading">Des chaînes pour fermer les rues</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Moyen Âge et jusqu’au début du XVIIe siècle</strong>, des chaînes pouvaient être tendues aux angles des rues, devant les portes des villes et des faubourgs ou encore à l’entrée des ponts. Elles permettaient de <strong>barrer rapidement un passage</strong> pendant la nuit ou lorsque l’on craignait une attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’architecte et historien Eugène Viollet-le-Duc explique que ces lourdes chaînes étaient fixées, d’un côté, à un anneau solidement scellé et, de l’autre, à un crochet ou à une barre de fer munie d’un moraillon. L’ensemble pouvait être verrouillé. Dans les rues, les chaînes étaient généralement attachées aux murs des maisons. <strong>Aux abords des ponts ou des faubourgs,</strong> elles pouvaient être fixées à des poteaux de bois renforcés par des contrefiches, appelés <em>« estaques ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tel obstacle ne constituait évidemment pas une fortification. Il permettait néanmoins d’<strong>interrompre une charge à cheval</strong>, de ralentir une troupe et de donner l’alerte. En période calme, certaines portes urbaines pouvaient même rester ouvertes tandis que le passage était simplement barré par une chaîne.</p>



<h2 id="h-une-explication-vraisemblable-mais-non-prouvee" class="wp-block-heading">Une explication vraisemblable, mais non prouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, l’origine exacte du nom de la rue ne paraît pas avoir été définitivement établie par un document mentionnant l’installation d’une chaîne à cet endroit. <strong>Cette interprétation s’explique par la situation du quartier de Vienne,</strong> alors extérieur aux défenses de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hypothèse figurait déjà dans l’<em>Histoire de Blois</em> publiée en 1846 par Louis-Catherine Bergevin et Alexandre Dupré. Les deux auteurs ne rapportent toutefois pas la découverte d’une chaîne ou d’un acte ordonnant sa pose. <strong>Ils raisonnent à partir de la topographie</strong> : si l’autorité blésoise avait employé ce moyen de défense, l’entrée de cette rue aurait représenté un emplacement logique pour barrer une ancienne voie d’accès à la ville.</p>



<h2 id="h-une-rue-situee-sur-un-axe-tres-frequente" class="wp-block-heading">Une rue située sur un axe très fréquenté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rue de la Chaîne appartenait à un ancien itinéraire important de la rive gauche. Une partie de la route postale reliant Paris à Bordeaux passait par Vienne. Ce passage explique la présence d’établissements accueillant les voyageurs. Bergevin et Dupré mentionnent ainsi, rue de la Chaîne, l’hôtel des Trois-Rois, dont l’enseigne était celle des Trois-Maures en 1577. Non loin de là, l’auberge de la Creusille devait également son importance au passage de l’ancienne route de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quartier de Vienne était historiquement un quartier populaire, étroitement lié aux activités de la Loire et aux déplacements des mariniers, voyageurs et voituriers. La rue conserve encore plusieurs maisons anciennes, notamment des constructions gothiques ou à pans de bois datant de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’aménagement des quais et l’ouverture de nouvelles voies modifièrent profondément le quartier. Des maisons furent démolies afin d’établir une route plus directe devant le pont et de créer un quai au niveau de la Loire. L’ancienne rue perdit alors une partie de son rôle dans la circulation de transit.</p>



<h2 id="h-la-legende-de-la-chaine-des-forcats" class="wp-block-heading">La légende de la chaîne des forçats</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une autre explication a longtemps circulé.</strong> Bergevin et Dupré rapportent qu’on prétendait autrefois que <strong>la chaîne des forçats</strong> passait par Vienne et que les condamnés logeaient dans une maison de cette rue. Les auteurs rejetaient cependant cette interprétation, qu’ils jugeaient peu satisfaisante. Rien ne permet en effet de relier documentairement le nom de la rue aux <strong>convois de condamnés conduits vers les bagnes.</strong> Ces déplacements existaient bien et constituaient une épreuve particulièrement violente. Mais cette réalité de l’histoire pénale française <strong>ne suffit pas à expliquer le nom de la rue blésoise</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explication la plus vraisemblable demeure donc celle d’une chaîne défensive tendue sur une ancienne voie d’accès au faubourg de Vienne. Faute de preuve directe, elle doit toutefois rester présentée pour ce qu’elle est : <strong>une hypothèse</strong>, fondée sur la topographie du quartier et sur une pratique urbaine autrefois répandue.</p>



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		<title>S.O.S La Vida ! : à Blois, la mémoire républicaine espagnole va reprendre voix</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/s-o-s-la-vida-a-blois-la-memoire-republicaine-espagnole-va-reprendre-voix</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 08:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 17 juillet 2026, Blois Capitale accueillera Sylvie Allouin-Bastien pour une soirée autour de S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie ! Une date qui ne doit rien au hasard : le 17 juillet 1936, le soulèvement militaire parti du Maroc espagnol ouvrait la guerre d’Espagne. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cette rencontre fera dialoguer l’histoire &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Vendredi 17 juillet 2026,</strong> Blois Capitale</a> accueillera <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong> pour une soirée autour de <strong>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</strong> Une date qui ne doit rien au hasard : le 17 juillet 1936, le soulèvement militaire parti du Maroc espagnol ouvrait la guerre d’Espagne. <strong>Quatre-vingt-dix ans plus tard</strong>, cette rencontre fera dialoguer l’histoire européenne, la Retirada et une mémoire très locale, celle des réfugiés espagnols passés par Blois, Chaumont-sur-Loire, Montlivault et plusieurs communes du Loir-et-Cher.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 17 juillet 1936, dans le Maroc espagnol, une partie de l’armée se soulève contre la République espagnole</strong>. L’insurrection gagne la péninsule le lendemain. Elle ne renverse pas immédiatement le gouvernement républicain : c’est précisément cet échec partiel du coup de force, avec un pays rapidement coupé entre zones républicaines et zones contrôlées par les insurgés, qui ouvre une <strong>guerre de près de trois ans.</strong> Le conflit oppose la République aux forces nationalistes, bientôt dominées par Franco, soutenues notamment par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. La guerre d’Espagne devient alors l’un des grands affrontements politiques, militaires et idéologiques de l’Europe des années 1930.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre-vingt-dix ans plus tard, jour pour jour, </strong>Blois Capitale consacrera une soirée à cette histoire, vendredi 17 juillet 2026, de <strong>18h à 20h</strong>, dans ses locaux du 16 rue Émile-Laurens. Le rendez-vous, intitulé <strong>« S.O.S La Vida ! »</strong>, recevra <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong>, autrice de <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em> Le livre, publié en mars 2026 chez CoolLibri sous le nom de Sylvie Bastien, se présente comme <strong>un récit historique et familial</strong> de 164 pages, construit autour de la guerre d’Espagne, de l’exil républicain, de la Retirada, de l’Andalousie, du camp d’Argelès et des mémoires longtemps restées enfouies dans les familles. Le sujet pourrait sembler lointain. Il ne l’est pas. <strong>La guerre d’Espagne a aussi traversé le Loir-et-Cher.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après trois années de guerre, la chute de Barcelone, le 26 janvier 1939, précipite l’effondrement du camp républicain. Des centaines de milliers de civils et de combattants prennent alors la route de l’exil vers la France. La Retirada n’est pas seulement une retraite militaire : c’est un déplacement massif de populations, dans le froid, l’épuisement, la peur, parfois sous les bombardements. Selon le Musée national de l’histoire de l’immigration, <strong>475 000 personnes franchissent la frontière française entre le 28 janvier et le 13 février 1939</strong>, par Cerbère, Le Perthus, Prats-de-Mollo, Bourg-Madame et d’autres points de passage pyrénéens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’accueil français est alors profondément ambivalent.</strong> La frontière est ouverte, mais dans un climat de peur politique, de crise économique et de xénophobie. Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont envoyés par trains vers des départements de l’intérieur. Les hommes, notamment les combattants républicains, sont internés dans des camps construits à la hâte, sur les plages du Roussillon, à Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien ou Le Barcarès. <strong>La France accueille, mais elle trie, surveille, sépare et enferme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce mouvement, le Loir-et-Cher devient l’un des territoires d’arrivée. Des recherches menées entre 2017 et 2025 par <strong>Sylvie et Patricia Allouin-Lorente</strong>, à partir des Archives départementales de Blois, permettent de documenter précisément cet épisode. Elles indiquent que la région Centre accueille alors environ <strong>14 000 réfugiés espagnols</strong>, dont <strong>3 133 dans le Loir-et-Cher</strong>. Entre le 28 janvier et le 10 février 1939, <strong>154 trains spéciaux</strong> transportent, depuis la frontière, environ <strong>218 000 réfugiés</strong>, essentiellement des civils, vers quelque 70 départements français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le premier convoi arrive dans la nuit du <strong>2 au 3 février 1939</strong>, en gare. Les réfugiés sont attendus par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9fets_de_Loir-et-Cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préfet Pierre-Antoine Vieillescazes</a>, un service d’ordre, un corps médical et douze interprètes militaires du 131e régiment d’infanterie de Blois. Après un contrôle sanitaire, ils sont dirigés en autocars vers des centres d’hébergement répartis dans <strong>48 communes</strong> du département. La gare de Blois devient ainsi, pendant quelques jours, un lieu d&rsquo;aiguillage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des lieux les mieux documentés est le château de Chaumont-sur-Loire. Dès le 3 février 1939, le préfet y organise un cantonnement provisoire pour <strong>320 personnes</strong>, installées <em>dans les dépendances et les écuries du château</em>. Les chiffres conservés sont précis : <strong>133 femmes, 178 enfants et 9 hommes</strong>, dont un mutilé. Les réfugiés dorment à même le sol, <strong>sur de la paille.</strong> Ils sont soumis à une <strong>surveillance permanente des gendarmes,</strong> présents jour et nuit. Les conditions sont difficiles ; la population locale n’est pas libre d’approcher les réfugiés, mais un comité d’accueil, des bénévoles et des producteurs locaux contribuent à améliorer l’ordinaire. Le camp de Chaumont est dissous le 2 mars 1939.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport du préfet du Loir-et-Cher, daté du 1er mars 1939 et adressé au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Sarraut" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ministre de l’Intérieur Albert Sarraut</a>, donne la mesure de l’urgence administrative. Deux convois étaient annoncés les 2 et 6 février, pour 1 200 puis 1 061 personnes ; ils comptent finalement <strong>1 512 et 1 621 réfugiés</strong>. Le préfet indique avoir dû organiser des centres d’hébergement dans 48 communes différentes, faute de locaux importants disponibles. Il évoque aussi les difficultés sanitaires, les hospitalisations, les décès, mais souligne les dons en nature et l’accueil de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à l’intérieur de cette histoire collective que s’inscrit le récit de Sylvie Allouin-Bastien. <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em> part d’<strong>une famille : celle de Clemencia Vega García, de Juan Lorente Castaño et de leur fille Lola.</strong> Originaires d’Andalousie, passés par la Catalogne pendant la guerre, Clemencia et Lola franchissent la frontière le 4 février 1939 à Puigcerdà, près de Bourg-Madame. Lola a alors 17 mois. Elles sont évacuées en train vers la région Centre, arrivent à Blois, puis sont transférées dans les écuries du château de Chaumont-sur-Loire. Leur parcours raconte l’épuisement, la dénutrition, l’incertitude, la séparation. <strong>Juan, le père, est de son côté interné à Argelès-sur-Mer, puis affecté à des compagnies ou groupements de travailleurs.</strong> Clemencia et Lola sont ensuite transférées à Montlivault, près de Chambord, où Clemencia devient bonne de ferme.<strong> La famille ne se recomposera qu’après plusieurs années de guerre, de recherches et d’absence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En avril 2026,</strong> cette mémoire est sortie du cercle familial pour entrer dans l’espace public. Une plaque a été inaugurée au Domaine régional de Chaumont-sur-Loire <strong><a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[LIRE ICI]</a></strong> en souvenir des <strong>320 exilés espagnols</strong> accueillis dans les dépendances du château en février 1939. Le projet, porté notamment par Sylvie Allouin-Bastien et Patricia Allouin-Ratton, petites-filles de Clemencia Lorente Vega, a associé la commune, le collège Joseph-Crocheton et la Région Centre-Val de Loire. La soirée du 17 juillet à Blois Capitale s’inscrit donc ce travail de mémoire. Il est aussi <strong>une piqûre de rappel dans une ère de progression des populismes.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Soirée « S.O.S La Vida ! »</strong><br>Vendredi 17 juillet 2026, de 18h à 20h<br>Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, Blois<br>Avec Sylvie Allouin-Bastien, autrice de <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em><br>Entrée libre, places limitées<br>Inscription souhaitée : <a>bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique.</p>



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