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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Michel Bégon : à Blois, des habitants réclament une réflexion publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 07:07:00 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/michel-begon-a-blois-des-habitants-reclament-une-reflexion-publique">Michel Bégon : à Blois, des habitants réclament une réflexion publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, la commémoration de l’abolition de l’esclavage</strong> s’est prolongée vendredi 22 mai par <strong>un temps d’échange organisé à la Préfecture autour de la mémoire coloniale et de la place de Michel Bégon</strong> dans l’espace public blésois. Habitants, jeunes des quartiers, représentants associatifs (<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>), élus municipaux et représentants de l’État ont participé à cette rencontre, tenue dans le salon de la Préfecture<strong> à l’issue de la cérémonie officielle organisée sur le parvis Jean-Jaurès.</strong> Au centre des discussions : la figure de Michel Bégon (<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>), natif de Blois, administrateur royal sous Louis XIV et personnalité dont le nom demeure aujourd’hui présent dans plusieurs lieux de la ville, notamment la Maison de Bégon et le collège Michel-Bégon.</p>



<h2 id="h-une-figure-liee-a-l-histoire-du-code-noir" class="wp-block-heading">Une figure liée à l’histoire du Code noir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Né à Blois en 1638, Michel Bégon appartient à l’histoire administrative et coloniale du règne de Louis XIV. Intendant de la marine, il fut notamment chargé de fonctions dans les colonies françaises, où <strong>il participa aux travaux préparatoires qui précédèrent la rédaction du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_noir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Code noir.</a></strong> Promulgué en 1685, cet édit royal fixa <strong>le cadre juridique de l’esclavage</strong> dans les colonies françaises. Michel Bégon n’en fut pas l’auteur unique, mais son nom reste associé aux mémoires administratifs qui contribuèrent à son élaboration. Le Code noir demeure aujourd’hui l’un des textes les plus emblématiques de l’histoire esclavagiste française. Depuis plusieurs semaines, cette question mémorielle suscite des échanges à Blois autour de la manière de <strong>contextualiser cette histoire dans l’espace public.</strong></p>



<h2 id="h-des-jeunes-venus-parler-de-memoire-et-de-transmission" class="wp-block-heading">Des jeunes venus parler de mémoire et de transmission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre organisée à la Préfecture a réuni également des jeunes des quartiers blésois venus exprimer leur regard sur cette mémoire historique et sur la présence du nom de Michel Bégon dans la ville. <em><strong>« Ils ne demandent pas à réécrire l’histoire. Ils demandent qu’on la leur raconte entièrement »</strong></em>, résume le collectif à l’origine de cette démarche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges se sont déroulés en présence de <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-80-ans-du-secours-catholique-rappellent-une-realite-sociale" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Naima Ben Ahmed</strong></a>, directrice de cabinet du préfet, de <strong>Yoseph Goasdoué,</strong> délégué du préfet dans les quartiers prioritaires du Loir-et-Cher, ainsi que de plusieurs élus de la Ville de Blois : <strong>Johann Elbory,</strong> adjoint à la mémoire et à l’intégration républicaine, <strong>Amandine Lebrat,</strong> adjointe à la démocratie participative et à la jeunesse, <strong>Corinne Kibongui-Saminou-Oumba,</strong> adjointe à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations, ainsi que <strong>Malik Boufatah,</strong> adjoint à la vie associative. Le boxeur <strong>Bariko Eprhem,</strong> champion de France et figure locale, était également présent.</p>



<h2 id="h-une-petition-remise-a-la-prefecture" class="wp-block-heading">Une pétition remise à la Préfecture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la rencontre, <strong>une pétition citoyenne a été remise aux services de l’État.</strong> Ses signataires demandent <strong>l’organisation d’un débat public</strong> associant habitants, jeunes, historiens et élus<strong> autour de la présence du nom de Michel Bégon dans l’espace public local.</strong> Les participants ont insisté sur leur volonté d’<strong>ouvrir un espace de dialogue</strong> autour de cette histoire, dans un contexte où les questions mémorielles liées à l’esclavage et à la colonisation traversent aujourd’hui de nombreuses villes françaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le sujet prend une résonance particulière avec la coexistence de deux figures historiques majeures liées à la ville : Michel Bégon, associé à la préparation du Code noir, et l’abbé Grégoire, personnalité blésoise engagée durant la Révolution française en faveur de l’abolition de l’esclavage.</p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mHxTPgdT6T"><a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public » — Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public/embed#?secret=e3wI8ii0Px#?secret=mHxTPgdT6T" data-secret="mHxTPgdT6T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>À Blois, France États-Unis célèbre 250 ans d’une histoire transatlantique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 15:55:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les 30 et 31 mai 2026, le congrès national de l’association France États-Unis se tiendra à Blois, dans le cadre du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine. Labellisé Freedom 250 par l’ambassade des États-Unis, l’événement veut rappeler que l’amitié franco-américaine ne se résume pas aux relations entre gouvernements : elle s’enracine aussi dans les &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-france-etats-unis-celebre-250-ans-dune-histoire-transatlantique">À Blois, France États-Unis célèbre 250 ans d’une histoire transatlantique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph" id="h-les-30-et-31-mai-2026-le-congres-national-de-l-association-france-etats-unis-se-tiendra-a-blois-dans-le-cadre-du-250e-anniversaire-de-la-declaration-d-independance-americaine-labellise-freedom-250-par-l-ambassade-des-etats-unis-l-evenement-veut-rappeler-que-l-amitie-franco-americaine-ne-se-resume-pas-aux-relations-entre-gouvernements-elle-s-enracine-aussi-dans-les-territoires-les-memoires-locales-les-livres-les-statues-les-collections-les-associations-et-les-liens-directs-entre-les-peuples"><em><strong>Les 30 et 31 mai 2026, le congrès national de l’association France États-Unis se tiendra à Blois,</strong> dans le cadre du <strong>250e anniversaire</strong> de la Déclaration d’indépendance américaine. Labellisé Freedom 250 par l’ambassade des États-Unis, l’événement veut rappeler que <strong>l’amitié franco-américaine</strong> ne se résume pas aux relations entre gouvernements : elle s’enracine aussi dans les territoires, les mémoires locales, les livres, les statues, les collections, les associations et les liens directs entre les peuples.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Château royal de Blois</strong> va accueillir une partie d’histoire américaine, une histoire dont le Val de Loire conserve plusieurs traces, parfois discrètes, parfois monumentales. À l’occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, l’association France États-Unis organise à Blois son <strong>congrès national 2026. </strong>Deux jours de rencontres, de conférences, de patrimoine, de livres, de bande dessinée et de mémoire franco-américaine, en présence de <strong>Nathalie de Gouberville-Rochambeau,</strong> descendante du maréchal de Rochambeau, et de <strong>Sabine Renault-Sablonière,</strong> descendante du marquis de La Fayette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, programmé les 30 et 31 mai, a reçu le label Freedom 250 de l’ambassade des États-Unis d’Amérique. Il s’inscrit ainsi dans le calendrier des manifestations organisées autour de <strong><em>« 1776-2026 – America 250 »</em></strong>. Le samedi après-midi, la séance plénière se tiendra au Château royal de Blois, avec <strong>trois interventions principales : Maître Philippe Rouillac, le général de division Vincent de Kytspotter et Elizabeth Sheppard-Sellam.</strong> Un <strong>salon du livre et de la bd <em>« France États-Unis »</em></strong> complétera le programme. Le dimanche matin, <strong>une déambulation</strong> à Blois permettra de relire la ville sous l’angle de ses liens franco-américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Jérôme Danard,</strong> président national de l’association France États-Unis et président du chapter de Loir-et-Cher, ce congrès ne pouvait pas se limiter à une commémoration ordinaire. <em><strong>« On ne pouvait pas faire une programmation tiède par rapport à ce que représente l’année 2026 »</strong></em>, résume-t-il. Ce congrès veut être à la fois historique, patrimonial, culturel et contemporain.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="179" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-1024x179.png" alt="" class="wp-image-33144" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-1024x179.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-300x53.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-768x135.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14.png 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-nee-en-1945">Une association née en 1945</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association France États-Unis a été fondée en 1945, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, à l’initiative de Paul Claudel, sous les auspices du ministère français des Affaires étrangères et de l’ambassade des États-Unis en France. Association loi 1901, privée,<strong>indépendante et apolitique,</strong> elle poursuit depuis quatre-vingts ans <strong>un objectif de compréhension réciproque entre les deux peuples</strong>. Elle fédère aujourd’hui environ <strong>vingt chapters locaux et plus de 2 500 membres à travers la France.</strong> <em>« C’est une association qui se porte bien, puisque c’est la seule association franco-américaine qui ait un rayonnement sur tout le territoire national avec ses vingt chapters »,</em> explique Jérôme Danard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association rassemble <strong>des Français, des Américains vivant en France, des binationaux, des actifs, des retraités, des expatriés</strong>. Sa langue officielle reste le français, mais sa vocation est double. <em><strong>« L’association a deux objectifs : mieux faire comprendre la France aux Américains et mieux faire comprendre les États-Unis aux Français. »</strong></em> Conférences, expositions, voyages à thème, rencontres, célébrations des grandes dates historiques : le réseau travaille sur <strong>un terrain culturel et citoyen</strong>. <em>« L’objectif de l’association, c’est de bien entretenir des liens d’amitié sous l’angle culturel »</em>, poursuit Jérôme Danard.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-personnelle-commencee-a-17-ans">Une histoire personnelle commencée à 17 ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président national parle de cette relation franco-américaine avec une implication ancienne. Son histoire personnelle avec les États-Unis commence à l’adolescence, en 1989, l’année du baccalauréat. À l’époque, les États-Unis occupent une place importante dans le programme d’histoire-géographie. Ses parents lui parlent alors de l’association France États-Unis, déjà présente en Loir-et-Cher. <em>« Je me suis dit : pourquoi ne pas aller écouter une ou deux conférences pour compléter les livres d’histoire ou les livres de géographie ? C’est ce que j’ai fait, et j’y suis resté. <strong>Depuis l’âge de 17 ans, je suis à l’association France États-Unis. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La curiosité scolaire devient un engagement de long cours. Jérôme Danard parle d’<strong>une passion à deux niveaux : locale, </strong>parce que le Loir-et-Cher est marqué par plusieurs traces franco-américaines ; <strong>nationale</strong> <strong>et historique</strong>, parce que <strong>la relation entre les deux pays engage des questions de liberté, de démocratie, de mémoire militaire, de diplomatie et de culture.</strong> <em>« Nous sommes, au final, deux peuples et deux pays qui se connaissent très bien, parce que leur culture et leur histoire sont vraiment communes. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-blois">Pourquoi Blois ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le congrès national France États-Unis n’avait encore jamais été accueilli en Loir-et-Cher.</strong> L’année 2026 offrait donc une occasion particulière : celle de <strong>faire coïncider un rendez-vous national avec un territoire qui possède sa propre mémoire franco-américaine. </strong><em>« Cette année, nous sommes extrêmement contents de pouvoir accueillir le congrès national à Blois. C’est une première »,</em> souligne Jérôme Danard. En Loir-et-Cher, cette histoire renvoie notamment au <strong><a href="https://www.france-etatsunis41.org/comte-de-rochambeau/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comte de Rochambeau,</a></strong> originaire du Vendômois, commandant du corps expéditionnaire français envoyé en Amérique pendant la guerre d’Indépendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1776-ou-le-debut-d-une-relation">1776, ou le début d’une relation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le congrès s’inscrit dans l’anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine, adoptée <strong>le 4 juillet 1776. Pour Jérôme Danard, cette date marque indirectement le début de la relation franco-américaine. </strong>Dans les Treize Colonies, la rupture avec Londres s’enracine d’abord dans la contestation des taxes imposées par le pouvoir britannique sans représentation politique directe au Parlement de Westminster. Cette revendication — résumée par la formule <em>“no taxation without representation”</em> — s’inscrit à la fois dans la tradition des libertés anglaises et dans <strong>un climat intellectuel nourri par les Lumières,</strong> qui donne à la défense des droits des colons une portée plus universelle. <em>« C’est en cela que l’on peut dire que le début de la relation franco-américaine, c’est la Déclaration d’indépendance »</em>, estime-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’aide française n’est toutefois pas immédiatement officielle.</strong> La France sort affaiblie de la guerre de Sept Ans : ses finances sont fragilisées, sa puissance navale a été durement éprouvée, et Louis XVI, conseillé notamment par Vergennes, avance avec prudence. <strong>Avant même l’alliance ouverte, un soutien discret est apporté aux insurgents américains, notamment par l’envoi d’armes, de poudre et de matériel.</strong> Arrivé en France en décembre 1776, Benjamin Franklin mène alors un travail diplomatique décisif. La victoire américaine de Saratoga, en 1777, convainc Paris qu’une alliance est possible : <strong>les traités de 1778 officialisent l’engagement français. </strong>Celui-ci prendra ensuite une dimension militaire majeure, avec l’envoi du corps expéditionnaire commandé par Rochambeau en 1780, puis l’intervention décisive de la flotte de l’amiral de Grasse en 1781. <em><strong>« C’est ce qui a permis la victoire de George Washington et la création des États-Unis »</strong></em>, explique Jérôme Danard. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l’association France États-Unis insiste aussi sur le <strong>traité de Paris, signé le 3 septembre 1783,</strong> par lequel la Grande-Bretagne reconnaît officiellement l’indépendance des États-Unis. En ce sens, si la naissance politique américaine remonte à la Déclaration d’indépendance de 1776, <strong>c’est bien à Paris que cette indépendance reçoit sa reconnaissance diplomatique décisive.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-conferences-pour-relier-passe-et-present">Trois conférences pour relier passé et présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La séance plénière du samedi 30 mai se déroulera de 14h à 19h au Château de Blois. Elle reposera sur trois interventions principales. Le programme a été conçu pour suivre une progression : d’abord l’histoire du Val de Loire dans la guerre d’Indépendance, puis la relation militaire bilatérale, enfin l’Amérique contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première conférence sera assurée par <strong>Maître Philippe Rouillac</strong>. Son intervention, intitulée <em><strong>« Des bords de Loire à la naissance des États-Unis »</strong></em>, portera sur le rôle du Val de Loire dans la guerre d’Indépendance américaine. <em>« Il va nous parler du rôle du Val de Loire dans la guerre d’Indépendance. Il va nous parler de Rochambeau, mais aussi du château de Chaumont, où Benjamin Franklin venait de temps en temps rencontrer son ami, le propriétaire du château, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Donatien_Le_Ray_de_Chaumont" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jacques-Donatien Le Ray de Chaumont</a>. »</em> La conférence sera accompagnée d’une <strong>présentation d’objets et d’ouvrages du XVIIIe siècle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième conférence sera donnée par le <strong>général de division Vincent de Kytspotter.</strong> Ancien attaché militaire à Washington et ancien conseiller militaire à New York auprès des Nations Unies, il interviendra sur <strong>250 ans de relation militaire bilatérale entre la France et les États-Unis : entre solidarité stratégique et affirmation d’indépendance au service de la paix et la sécurité internationales.</strong> <em>« Il va nous parler des relations franco-américaines sous l’angle militaire, depuis 1776 jusqu’à aujourd’hui, avec tout ce qui touche à l’interopérabilité »</em>, précise Jérôme Danard. Il y voit un sujet très actuel, notamment dans le cadre de l’OTAN et de la coopération militaire quotidienne entre armées française et américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième intervention sera confiée à <strong>Elizabeth Sheppard-Sellam,</strong> maîtresse de conférences à l’Université de Tours, docteure en science politique de Sciences Po Paris, diplômée de Georgetown University et éditorialiste sur LCI. Son intervention portera sur <em><strong>« Les États-Unis à l’épreuve : le début du mandat Trump dans la longue durée américaine ».</strong></em> Pour Jérôme Danard, il était indispensable d’intégrer l’actualité américaine au programme. <em><strong>« La relation entre la France et les États-Unis ne passe pas uniquement par les gouvernements. Elle passe avant tout par les peuples. Les gouvernements sont de passage. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-livres-bd-et-transmission">Livres, bd et transmission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi 30 mai, de 16h à 17h, <strong>un salon du livre et de la bande dessinée « France États-Unis »</strong> permettra de prolonger autrement les thèmes du congrès. Le programme annonce notamment la présence des dessinateurs Loïc Chevallier et Étienne Le Roux autour de la <a href="https://www.editions-delcourt.fr/series/serie-liberte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trilogie <em><strong>Liberté !</strong></em>, publiée chez Delcourt</a>, ainsi que plusieurs auteurs liés à l’histoire franco-américaine, militaire, patrimoniale ou culturelle. <em>« Les deux dessinateurs de la belle bande dessinée Liberté ! seront là pour dédicacer leur bande dessinée. C’est un joli clin d’œil, parce qu’il faut savoir que ces deux dessinateurs sont de Tours. Ils viennent donc nous rendre visite en tant que voisins »</em>, souligne Jérôme Danard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dîner colonial pour prolonger l’immersion historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La journée du samedi se poursuivra, pour les participants inscrits, par <strong>un dîner de gala au Château royal de Blois</strong> : un <em><strong>« Colonial Dinner »</strong></em>, conçu autour des <strong>saveurs du XVIIIe siècle</strong>, avant le spectacle Son et Lumière <em>Ainsi Blois vous est conté</em>. Le dîner sera également <em>« agrémenté de moments magiques au pays de Robert-Houdin »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-dimanche-blois-relue-par-ses-liens-franco-americains">Le dimanche, Blois relue par ses liens franco-américains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 31 mai, le programme quittera le cadre de la plénière pour s’inscrire dans la ville. Les congressistes seront accueillis dans le <strong>grand salon de la Préfecture de Loir-et-Cher</strong>, où l&rsquo;on trouve un tableau représentant George Washington, avant une déambulation sur le thème <em><strong>« Blois : une ville aux liens franco-américains »</strong></em>.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:#0693e3" class="has-inline-color">Congrès national France États-Unis 2026</mark></strong><br><strong>Dates :</strong> samedi 30 et dimanche 31 mai 2026<br><strong>Lieu principal :</strong> Château royal de Blois<br><strong>Thème :</strong> 1776-2026, 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine et de l’amitié franco-américaine<br><strong>Samedi 30 mai :</strong> accueil des congressistes, visite du Château de Blois ou de la Maison de la Magie, séance plénière, salon du livre et de la bande dessinée, dîner de gala et Son et Lumière<br><strong>Dimanche 31 mai :</strong> accueil à la Préfecture de Loir-et-Cher, déambulation sur les liens franco-américains de Blois, buffet déjeunatoire à la mairie<br><strong>Inscription :</strong> avant le lundi 18 mai<br><strong>Tarifs indiqués dans l’invitation :</strong> programme complet à 75 euros pour les membres, 80 euros pour les non-adhérents ; samedi après-midi seul à 10 euros pour les membres à jour, 15 euros pour les autres participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <em><a href="https://www.france-etatsunis41.org/congres-national-2026/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.france-etatsunis41.org/congres-national-2026/</a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-france-etats-unis-celebre-250-ans-dune-histoire-transatlantique">À Blois, France États-Unis célèbre 250 ans d’une histoire transatlantique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, l’association « Bégon &#038; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, une nouvelle association entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, Michel Bégon, notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une <strong>nouvelle association</strong> entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, <strong>Michel Bégon,</strong> notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong> évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée <strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, doit passer par une <strong>projection-débat</strong> organisée <strong>mercredi 29 avril </strong>à 20 heures au<strong> <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> autour de <strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong> inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle. <strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-32776" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-begon-amp-gregoire-heritages-blesois">Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association, formellement créée à la fin du mois de février selon ses fondateurs (Louis Buteau, Catherine Lacassagne, Nicole Loza, Philippe Fioyi Ayikon, et Jean-Marie Génard), ne se présente pas comme un collectif de déboulonnage ni comme une structure vouée à la seule dénonciation. Dans l’entretien qu’ils ont accordé à Blois Capitale, <strong>Louis Buteau</strong>, <strong>Catherine Lacassagne</strong> et <strong>Christel Noslen</strong> décrivent au contraire une démarche qui veut <strong>d’abord faire connaître, contextualiser, transmettre, puis ouvrir un débat public</strong> sur ce que Blois fait de ses propres héritages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche historique a en effet établi qu’<strong>un mémoire signé par Michel Bégon en février 1683 figure parmi les textes préparatoires</strong> essentiels de l’édit de mars 1685, communément appelé <strong>Code noir</strong>. Le texte promulgué deux ans plus tard s’appuie sur deux mémoires successifs, celui de Jean-Baptiste Patoulet puis celui de Michel Bégon, le second étant le plus complet. Un homme né à Blois en 1638, ensuite administrateur colonial, a donc pris part à l’élaboration d’<strong>un texte majeur dans l’organisation juridique de l’esclavage colonial français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nom-tres-present-dans-l-espace-public-blesois">Un nom très présent dans l’espace public blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, <strong>Michel Bégon n’est pas, à Blois, une figure obscure</strong>. Son nom continue de marquer l’espace public local : il est associé à <strong>une rue, à un collège, </strong>ou encore à<strong> la Maison de Bégon</strong>. Ce n’est pas un personnage secondaire de l’histoire locale. C’est au contraire une figure installée, presque familière, dont l’image publique a longtemps été dissociée de son rôle dans l’ordre esclavagiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif de l&rsquo;association, tel que le formule Louis Buteau, est de <strong>faire connaître <em>« cette facette de Michel Bégon »</em></strong> restée très peu connue. Non pour réduire le personnage à une seule dimension, mais pour empêcher qu’une mémoire locale continue de fonctionner par sélection et par oubli. L’association entend, dit Louis Buteau, <strong><em>« comprendre le personnage »</em></strong> et <strong>interroger <em>« le cheminement »</em> qui l’a conduit à tenir le rôle qu’il a tenu</strong>. Le but n’est pas de fabriquer un coupable idéal plus de trois siècles après les faits, mais d’ouvrir une lecture plus complète de ce qu’a été un notable blésois du XVIIe siècle, devenu un <strong>acteur important de l’administration monarchique et coloniale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-begon-la-figure-de-l-abbe-gregoire">Face à Bégon, la figure de l’abbé Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le second pilier du projet est l’abbé Grégoire.</strong> Là encore, la ville n’est pas convoquée par hasard. Grégoire n’est pas blésois d’origine : il est né en Lorraine. Mais il choisit Blois lorsqu’il est élu <strong>évêque constitutionnel en 1791</strong>, puis il représente le Loir-et-Cher sous la Révolution. Son lien avec la ville est donc institutionnel, politique et ecclésiastique, mais il est réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du projet, Grégoire n’est pas seulement un contrepoint commode. Il permet de <strong>mettre en regard, à Blois même, deux héritages historiques antagonistes.</strong> D’un côté, un homme lié à la préparation d’un texte organisant l’esclavage colonial. De l’autre, une figure restée dans l’histoire française comme <strong>l’un des adversaires de l’esclavage et des théories d’infériorité raciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Buteau le dit, l’association veut faire dialoguer ces deux personnages, alors même qu’ils ne sont pas de la même génération. L’écart chronologique ne lui paraît pas disqualifiant. Il est même au principe de la <strong>future création artistique</strong> : organiser une controverse entre deux figures séparées par près d’un siècle, mais que le territoire blésois rend aujourd’hui voisines dans la mémoire publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-locale-mais-pas-un-sujet-seulement-local">Une mémoire locale, mais pas un sujet seulement local</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondateurs insistent tous sur ce point : <strong>le sujet part de Blois, mais il ne peut pas rester enfermé dans le seul commentaire patrimonial local.</strong> Louis Buteau affirme que l’esclavage, le racisme, les discriminations d’hier et leurs effets dans le présent sont des questions qui dépassent très largement la ville. À ses yeux, <strong>le passé esclavagiste n’est pas seulement un objet historique</strong> ; il aide à <strong>comprendre des mécanismes encore actifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>dimension contemporaine</strong> a séduit <strong>Catherine Lacassagne,</strong> qui dit s’être engagée dans le projet à la fois au nom de ses valeurs humanistes et républicaines, et parce qu’elle a des origines familiales guadeloupéennes. L&rsquo;infirmière explique aussi avoir été saisie par la découverte du rôle de Michel Bégon dans le Code noir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Liée à la Maison de Bégon par ses activités d’habitante-relais, <strong>Christel Noslen,</strong> de son côté, explique avoir été interpellée en faisant des recherches sur le sujet. Selon cette blésoise, il ne s’agit pas de faire semblant de découvrir l’histoire, ni de s’indigner à retardement comme si tout devait être effacé. <strong>Il s’agit de connaître et de faire connaître, <em>« sous tous les angles </em>», un personnage historique important de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produire-autre-chose-qu-un-simple-signalement">Produire autre chose qu’un simple signalement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition ici est donc d’ouvrir un <strong>débat mémoriel et citoyen</strong>, puis de le porter <strong>aussi par des formes artistiques et culturelles.</strong> Le projet phare annoncé est celui d’une <strong>pièce de théâtre</strong>. Dans l’esprit des fondateurs, cette pièce doit constituer l’élément central du dispositif. Elle mettrait en scène une controverse entre Bégon et Grégoire. L’association souhaite y associer des <strong>jeunes Blésois</strong>, non seulement comme spectateurs mais aussi, si possible, dans l’écriture et peut-être dans le jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier avancé est déjà précis. Une évocation du projet est prévue dès les prochains <strong>Rendez-vous de l’histoire,</strong> mais l’objectif principal est <strong>une présentation de la pièce en 2027</strong>, afin de laisser le temps de travailler avec les jeunes sur l’année scolaire 2026-2027. Les fondateurs citent parmi leurs premiers soutiens les <strong>Rendez-vous de l’histoire</strong>, la <strong>Fondation pour la mémoire de l’esclavage</strong>, la <strong>Maison de Bégon</strong> et la <strong>Ben Compagnie</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-confisquer-le-debat">Ne pas confisquer le débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question va surgir à Blois : <strong>que faire, à terme, d’un nom aussi visible que Bégon dans l’espace public si sa participation à l’ordre esclavagiste est mieux connue ?</strong> Faut-il renommer ? Ajouter ? Expliquer ? Ne rien toucher ? Sur ce point, les réponses des membres fondateurs sont prudentes mais convergentes. <strong>Ils disent ne pas vouloir préempter le débat</strong>. Tous tiennent à écarter l’idée d’un <em>« déboulonnage »</em> comme horizon premier. Ils le disent : leur intention n’est pas de changer immédiatement les noms de rues, de bâtiments ou d’équipements, ni de faire de Michel Bégon une cible sur laquelle on tirerait <em>« à boulets rouges »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-travers-begon-une-interrogation-plus-vaste-sur-le-present">À travers Bégon, une interrogation plus vaste sur le présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat souhaité pourrait glisser naturellement vers la situation contemporaine. <strong>Les fondateurs ne parlent pas du racisme comme d’une survivance abstraite.</strong> Ils parlent d’expériences vécues, de paroles libérées, d’<strong>un climat qui s’est durci</strong> ou qui, au minimum, laisse davantage s’exprimer ce qui auparavant restait plus feutré. Catherine Lacassagne raconte ainsi avoir eu à subir récemment <strong>du racisme à Blois,</strong> alors qu’elle ne l’avait pas vécu ainsi auparavant dans une ville où elle dit avoir des ancrages amicaux, familiaux et professionnels. Pour Louis Buteau, il y a aujourd’hui des combats encore à mener, et <strong>la compréhension de ce qui s’est joué hier peut aider à mieux saisir les discriminations d’aujourd’hui.</strong> Parler de l’esclavage, c’est remettre en jeu des mots très concrets : liberté, égalité, fraternité.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Blois, le patrimoine reprend la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 13:13:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La programmation de printemps (du 11 avril au 28 juin) de Ville d’art et d’histoire donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où Blois fête les 40 ans de son label, la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-le-patrimoine-reprend-la-rue">À Blois, le patrimoine reprend la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La <a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-estival-de-blois-ville-dart-et-dhistoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">programmation</a> de printemps</strong> (du 11 avril au 28 juin) de <strong><em>Ville d’art et d’histoire</em></strong> donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où <strong>Blois fête les 40 ans de son label,</strong> la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur le fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Blois a ceci de particulier qu’on croit souvent la connaître.</strong> On la traverse, on la monte, on la descend, on longe ses murs, ses degrés, ses places, ses jardins, ses silhouettes familières. Et puis, à force de l’avoir sous les yeux, on finit parfois par ne plus la voir. C’est précisément contre cette usure du regard que s’inscrit la programmation de printemps de Ville d’art et d’histoire. Cela via un ensemble de visites guidées, d’animations et de rendez-vous qui, au fond, disent moins <em>« venez consommer du patrimoine »</em> que <em>« venez lire ou relire Blois »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg" alt="Blois Cathédrale" class="wp-image-32481" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fabienne Quinet, adjointe à la culture et au tourisme,</strong> l&rsquo;affirme : il ne s’agit pas seulement de <em>« présenter de beaux monuments »</em>, mais aussi de <em><strong>« raconter l’histoire de ces monuments »</strong></em>, d’en donner les clés de lecture, et de permettre à chacun, <em>« quel que soit son âge, quelles que soient ses connaissances, son histoire personnelle »</em>, de se réapproprier la ville. <strong>Le patrimoine,</strong> à Blois, ce n’est pas seulement de <em>« l’histoire ancienne »</em> ; c’est <em><strong>« l’histoire que l’on vit aussi parce qu’on le côtoie tous les jours ».</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg" alt="Blois Saint-Vincent" class="wp-image-32482" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-aleatours">Des Aléatours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la grande nouveauté de cette saison. Pour marquer les 40 ans du label, le service a imaginé les <strong>Aléatours</strong> : trois visites, une par mois, dans trois secteurs différents — le quartier gare, le centre-ville autour de la place Louis-XII et le quartier administratif — avec un principe simple : <strong>introduire de l’aléatoire dans la découverte.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alice Mallet, cheffe de projet Ville d’art et d’histoire,</strong> résume l’esprit du dispositif : il s’agit de <em><strong>« découvrir de façon originale un quartier »,</strong></em> <strong>en laissant les visiteurs piocher des objets qui serviront d’entrées dans le parcours</strong>. Autrement dit, on sort du commentaire patrimonial entièrement balisé. La visite peut bifurquer, surprendre, faire émerger d’autres détails, d’autres récits, d’autres points d’attention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saint-nicolas-la-lumiere-et-le-xxe-siecle">Saint-Nicolas, la lumière et le XXe siècle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de la programmation confirme cette volonté d’<strong>embrasser Blois dans sa diversité.</strong> Il y a la ville médiévale et fortifiée, la ville Renaissance, la ville marquée par les bombardements de 1940 puis reconstruite, la ville traversée par ses circulations anciennes et modernes, la ville religieuse, la ville industrielle, la ville des usages quotidiens, des fontaines, des rues, des noms qui restent quand leur origine s’efface.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les temps forts du printemps, <strong>l’église Saint-Nicolas</strong>. Après cinq ans de travaux, l’édifice a retrouvé sa pleine visibilité. Sa restauration donne lieu à une visite dédiée, centrée sur <strong>Max Ingrand et l’après-guerre</strong>. Plus largement, <strong>un cycle de visites est consacré aux vitraux du XXe siècle à Blois,</strong> de Saint-Nicolas donc à Notre-Dame-de-la-Trinité, de Saint-Louis à Saint-Joseph.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-juin-au-jardin">Juin au jardin</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Rendez-vous aux jardins, les 6 et 7 juin</strong> prolongent la logique générale du programme : faire voir autrement. <strong>Les jardins de l’Évêché,</strong> labellisés <a href="https://www.lesplusbeauxjardinsdefrance.com/le-jardin-remarquable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jardin remarquable</a>, y occupent une place centrale, avec une visite à deux voix menée par un jardinier et une guide-conférencière. <strong>Le pavillon Anne-de-Bretagne</strong> accueille de son côté des animations autour des jardins médiévaux, avec stations sensorielles, visites flash, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thaumatrope" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thaumatrope</a></strong> et empreintes végétales. Une balade proposée avec le Muséum invite même à <strong>regarder les jardins du point de vue des animaux.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-programme-ville-d-art-et-d-histoire-printemps-2026">Programme Ville d’art et d’histoire — printemps 2026</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Date</th><th>Heure</th><th>Intitulé</th><th>Type</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Samedi 11 avril</strong></td><td>16h</td><td>À la découverte de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 12 avril</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour – Quartier Gare</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Mercredi 15 avril</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Nicolas : Max Ingrand et l’après-guerre</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>11h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>14h</td><td>Jeu de piste « La Coupe de Poudloire a disparu »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 19 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois au temps de Jean Jaurès</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 25 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois, ville fortifiée</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 26 avril</strong></td><td>16h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 1er mai</strong></td><td>16h</td><td>Se déplacer à Blois au fil des siècles</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 2 mai</strong></td><td>16h</td><td>Hôtels particuliers et maisons Renaissance</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 3 mai</strong></td><td>15h30</td><td>La Basilique Notre-Dame de la Trinité : Louis Barillet et son atelier</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 8 mai</strong></td><td>16h</td><td>La Reconstruction de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 9 mai</strong></td><td>16h</td><td>Printemps des Cimetières : Le cimetière de Blois-Ville</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 10 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 15 mai</strong></td><td>16h</td><td>Le quartier de la Chocolaterie Poulain</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 16 mai</strong></td><td>16h</td><td>Qui dit vrai ?</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 17 mai</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Place Louis XII</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 23 mai</strong></td><td>16h</td><td>Dans les yeux d’Armand</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 24 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 30 mai</strong></td><td>16h</td><td>Ces statues que l’on ne saurait voir</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 31 mai</strong></td><td>16h</td><td>Mystérieux noms de rues</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>14h30</td><td>Visite des Jardins de l’Évêché</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>16h30</td><td>Le jardin vu par les animaux</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>11h</td><td>Blois royale et ses fontaines</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les jardins royaux retrouvés</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 13 juin</strong></td><td>16h</td><td>Conférence « Fabriquer la ville : Blois, de l’agglomération antique à la ville contemporaine, à la lumière de 35 ans de recherches archéologiques »</td><td>Conférence</td></tr><tr><td><strong>Samedi 20 juin</strong></td><td>16h</td><td>La Cathédrale Saint-Louis : Jan Dibbets, l’art contemporain à l’aube du XXIe siècle</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 21 juin</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Quartier administratif</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 27 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les Grandes heures de l’Histoire à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 28 juin</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Joseph : la dalle de verre dans les années 1960</td><td>Visite guidée</td></tr></tbody></table></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-au-chateau-royal-de-blois">Au Château royal de Blois</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Période</th><th>Intitulé</th><th>Lieu</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Du 4 au 26 avril 2026</strong></td><td><em>Blois au temps de Jeanne d’Arc – Regards d’artiste sur une ville au cœur de l’histoire</em>, exposition de Jean Chen</td><td>Chapelle Saint-Calais, Château royal de Blois</td></tr></tbody></table></figure>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-encadre-pratique">Encadré pratique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ville d’art et d’histoire — programmation de printemps 2026</strong><br><strong>Du 11 avril au 28 juin 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À retenir :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aléatours</strong> : 12 avril, 17 mai, 21 juin</li>



<li><strong>Rendez-vous aux jardins</strong> : 6 et 7 juin</li>



<li><strong>Conférence archéologique</strong> : samedi 13 juin à 16 h</li>



<li><strong>Visites guidées</strong> sur réservation</li>



<li><strong>Tarifs visites guidées</strong> : 6 €, tarif réduit 5 €, 6-17 ans 4 €, Pass Blois Culture gratuit</li>



<li><strong>Réservations / renseignements</strong> : 02 54 90 33 33</li>



<li><strong>Programme complet</strong> : <em><a href="https://www.blois.fr/attractive/remarquable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois.fr/vah</a></em></li>
</ul>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="679" height="960" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png" alt="" class="wp-image-32488" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png 679w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 679px) 100vw, 679px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 10:38:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Baptiste Marseault]]></category>
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		<category><![CDATA[Sylvie Allouin-Bastien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mardi 7 avril 2026, une plaque commémorative a été dévoilée au Domaine de Chaumont-sur-Loire en hommage aux réfugiés espagnols hébergés en 1939 dans les dépendances et les écuries du château. Une cérémonie, des discours officiels et la présentation d&#8217;un travail abouti de collégiens furent le moyen d&#8217;un coup de projecteur sur une histoire locale &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939">À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le mardi 7 avril 2026, <strong>une plaque commémorative a été dévoilée au Domaine de Chaumont-sur-Loire en hommage aux réfugiés espagnols hébergés en 1939 dans les dépendances et les écuries du château. </strong>Une cérémonie, des discours officiels et la présentation d&rsquo;un travail abouti de collégiens furent le moyen d&rsquo;un coup de projecteur sur une histoire locale longtemps restée dans l’ombre, et désormais inscrite dans la pierre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1024x768.jpeg" alt="réfugiés espagnols" class="wp-image-32464" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plaque-sous-le-soleil-et-tout-un-passe-qui-remonte">Une plaque sous le soleil, et tout un passé qui remonte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au mur, la plaque est sobre, nette, presque austère. Mais elle dit l’essentiel : <strong>un hommage, un lieu, une date, un exil</strong>. Elle rappelle qu’en 1939, ici, dans les dépendances et les écuries du château de Chaumont-sur-Loire, furent accueillis des réfugiés <a href="https://bloiscapitale.com/flamenco-a-begon-juan-carmona-se-confie-avant-son-concert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">espagnols</a> fuyant la répression franquiste. Plus bas, une formule simple enfonce le clou : <em><strong>« Pour que demeure la mémoire. ¡Nunca olvidar! »</strong></em> <em>(Ne jamais oublier)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour d’elle, ce 7 avril 2026, il y avait des descendants, des collégiens, des enseignants, des élus, des représentants associatifs, le Souvenir Français, un représentant de l’ambassade d’Espagne, des drapeaux républicains espagnols dans l’assemblée, des applaudissements, des regards très attentifs. Il y avait aussi, dans ce lieu aujourd’hui associé à l’art, aux jardins et à la beauté du domaine, une impression tenace de décalage. Car ce mur paisible, cette cour ensoleillée, ces façades ordonnées, renvoient soudain à <strong>une autre réalité : celle d’un accueil d’urgence, d’un exil massif, de familles déplacées, de femmes et d’enfants arrivés ici après la débâcle de la guerre civile, et la Retirada.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1024x768.jpeg" alt="réfugiés espagnols" class="wp-image-32469" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-longtemps-restee-a-la-marge">Une histoire longtemps restée à la marge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En cet hiver de 1939, <strong>320 réfugiés dans un village qui comptait alors environ 750 habitants,</strong> ce fut énorme. Et pourtant, l&rsquo;affaire a presque disparu du récit local. <strong>Le maire de Chaumont-sur-Loire</strong>, <strong>Baptiste Marseault,</strong> l’a raconté très simplement. Tout est reparti, pour la commune, d’un message reçu de <strong>Patricia Allouin-Ratton,</strong> descendante de cette histoire. Il lui répond aussitôt qu’il n’en a <em>« jamais entendu parler »</em>. Deux jours plus tard, lors d’un goûter réunissant les anciens de la commune, il pose la question. Même silence ou presque. Oui, il y avait bien eu des Espagnols, se souvient-on vaguement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1024x768.jpeg" alt="Baptiste Marseault" class="wp-image-32470" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comment un accueil de cette dimension, même bref, même organisé dans l’urgence, a-t-il pu s’effacer à ce point ? Les réponses se trouvent sans doute dans la nature même de ce qui s’est joué en 1939. Un hébergement d’urgence. Une population déplacée, très majoritairement féminine et enfantine. Un passage plus qu’une installation. Une organisation administrative et sécuritaire. Un contexte national et européen saturé par d’autres angoisses. Et, surtout, <strong>une mémoire qui a davantage survécu dans l’intimité des vies que dans les récits officiels.</strong> C’est ce renversement qu’a opéré la cérémonie : <strong>ce qui était resté dans les familles est entré dans l’espace public.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-chaumont-sur-loire-fragment-local-de-la-retirada">Chaumont-sur-Loire, fragment local de la Retirada</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui s’est joué ici, il fallait évidemment revenir à l’hiver 1939. Les prises de parole des familles, des collégiens, des élus et du conseiller culturel de l’ambassade d’Espagne ont toutes, à leur manière, rappelé le cadre : la guerre civile espagnole, la défaite républicaine, l’exode massif vers la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, <strong>Ignacio Díaz de la Guardia</strong> a rappelé l’ampleur du phénomène : <strong>environ 465 000 personnes franchissant la frontière française en quelques mois.</strong> Une masse humaine considérable. <em>« Les gens, normalement, ne partent pas de chez eux »</em>, a-t-il rappelé, soulignant que ce qui déclenche l’exil, c’est d’abord la crainte, la nécessité, l’impossibilité de demeurer là où l’on est né. A Chaumont, il s’agissait en immense majorité de femmes et d’enfants. Un tri avait été opéré. Les hommes, eux, avaient été dirigés vers d’autres lieux, notamment des camps d’internement. <strong>Cette séparation, au cœur de la Retirada, traverse la mémoire des familles comme une blessure fondatrice.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1024x768.jpeg" alt="Ignacio Díaz de la Guardia" class="wp-image-32467" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-dormir-sur-la-paille-manquer-de-tout">Dormir sur la paille, manquer de tout</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les collégiens d’Onzain ont donné à cette histoire une épaisseur concrète. Ils ont restitué des faits, des conditions de vie, des détails matériels qui font saisir <strong>ce qu’était, au quotidien, cet accueil d’urgence.</strong> Les élèves de 3e ont évoqué la <strong>sous-alimentation,</strong> des repas peu variés, composés notamment d&rsquo;un peu de boudin, de lentilles, d’œufs et de pommes de terre. Ils ont rappelé des quantités comptées, du lait distribué, du pain, parfois un peu de chocolat. Ils ont parlé <strong>de manque d’hygiène, de toilettes communes, de savon insuffisant, de vêtements souvent usés ou de mauvaise qualité, de peu de change.</strong> Ils ont aussi parlé du <strong>sommeil sur la paille, de l’inconfort, du froid, des maladies redoutées,</strong> des visites médicales organisées pour tenter d’éviter la propagation des contagions. Ils ont évoqué <strong>la peur des vaccins, la barrière de la langue, les effets psychologiques de l’exil, la séparation familiale, cette impression de précarité complète</strong> qui accompagne les vies déplacées.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1024x678.jpeg" alt="Allouin-Ratton" class="wp-image-32463" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1024x678.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-300x199.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-768x508.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1536x1017.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-2048x1356.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-clemencia-lola-juan-une-histoire-familiale-dans-la-grande-dechirure">Clemencia, Lola, Juan : une histoire familiale dans la grande déchirure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’intérieur de cette histoire collective, une trajectoire a joué le rôle de fil humain : celle <strong>de Clemencia, de sa fille Lola, présente lors de la cérémonie, et de Juan.</strong> Il y a la frontière franchie, la séparation d’avec Juan, l’angoisse, l’absence de nouvelles, l’arrivée à Chaumont-sur-Loire. Il y a cette petite fille de 17 mois, Lola, portée dans les bras de sa mère. Il y a l’hébergement dans les dépendances et les écuries. Puis, après plusieurs jours d’errance et de précarité, le déplacement vers un fermier qui a besoin de main-d’œuvre. Clemencia travaille dans les champs, fait la cuisine. Plus tard, grâce à l’aide de Français qui tentent de réunir les familles, elle retrouve Juan dans un camp de travaux forcés à Bordeaux. Les retrouvailles n’effacent rien, mais elles rouvrent un avenir. Elles viennent après des années de séparation et de recherches.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Juan et Clemencia espèrent rentrer en Espagne lorsque la guerre est terminée, mais y renoncent. Trop dangereux. Trop incertain. Il faut rester en France, reconstruire là,</strong> dans cette terre qui n’était pas celle d’origine mais devient le lieu possible d’une survie. La famille Lorente s’installe en Centre-Val de Loire. D’autres enfants naissent, Maria et José. Juan travaille dans le bâtiment. Puis l’histoire bascule de nouveau : il meurt en 1965 à la suite d’un accident du travail. Clemencia, restée seule, travaille comme femme de ménage. Elle meurt en 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la cérémonie, en réalité, reposait aussi sur cette capacité à faire entendre ce que l’histoire générale recouvre trop souvent : non seulement des masses, des flux, des chiffres, mais <strong>des vies singulières, fragiles, acharnées, reconstruites morceau par morceau.</strong> Une histoire racontée par <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong> dans <em>¡ S.O.S. LA VIDA ! C&rsquo;est la vie !</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de <strong>Maria Lorente,</strong> fille de Clemencia et Juan, a donné à cette mémoire familiale une intensité particulière. <em><strong>« L’exil, c’est aussi la guerre, la férocité et la désolation »</strong></em>, a-t-elle dit. <em>« Il n’est pas de condamnation plus terrible pour un être humain que d’abandonner de force ses proches, d’abandonner le paysage où il a grandi, d’abandonner sa profession, les objets qui lui sont chers, les habitudes bienheureuses, et même d’abandonner sa propre langue. »</em> Mes parents, a-t-elle rappelé, étaient <em><strong>« des personnes pacifiques, sensées, tolérantes »</strong></em>, des personnes que <em>« tout pays aurait voulu compter parmi ses citoyens ».</em> Tous deux sont morts en France, loin de leur terre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Maria a voulu aussi alerter. <em>« Souvenons-nous qu’il n’y a pas de place pour l’indifférence »</em>, a-t-elle lancé. <em><strong>« Nous ne pouvons pas détourner le regard. »</strong></em> La formule traversait d’un seul mouvement le passé et le présent. Chez les descendantes de Lola, cette même intention. <em>« Nous sommes là pour vous rendre hommage »,</em> ont dit Sylvie et Patricia, en dédiant la plaque à leur mère, à leur grand-mère, aux autres personnes passées par là, et plus largement <strong><em>« à toutes les victimes de la folie d’une poignée d’êtres humains, hier comme aujourd’hui ».</em></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1024x768.jpeg" alt="général Jean-Marie Beyer" class="wp-image-32468" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-memoire-familiale-a-la-memoire-publique">De la mémoire familiale à la mémoire publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>général Jean-Marie Beyer,</strong> délégué général du <strong>Souvenir Français,</strong> a vu dans cette initiative <strong>la transformation d’<em>« un souvenir intime en mémoire collective ».</em></strong> Le Souvenir Français, a-t-il insisté, porte une attention particulière à ces <em>« mémoires d’exil et d’engagement »</em> qui font pleinement partie de l’histoire commune. En dévoilant cette plaque, a-t-il dit encore, il s’agissait <em><strong>« d’inscrire dans la pierre ce que le temps ne pourrait pas effacer »</strong></em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="671" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1024x671.jpeg" alt="François Bonneau" class="wp-image-32471" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1024x671.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-300x197.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-768x504.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1536x1007.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-2048x1343.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>François Bonneau, le président de la Région Centre-Val de Loire,</strong> a replacé la séquence dans le contexte européen de 1939, lorsque <em>« montent le totalitarisme, la barbarie, la volonté de fouler aux pieds les libertés fondamentales »</em>. Il a insisté sur ce qui s’était joué ici comme expérience de solidarité : accueillir des femmes, des enfants, des familles menacées de tout, jusque dans leur existence même. <strong>Son intervention tirait aussi un fil vers le présent.</strong> Sans écraser le passé sous l’actualité, <strong>il a évoqué les murs érigés aujourd’hui dans le monde, les frontières fermées, les systèmes politiques qui font de l’exclusion un principe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conseiller culturel de l’ambassade d’Espagne, <strong>Ignacio Díaz de la Guardia</strong>, a, quant à lui, apporté une autre profondeur : celle du rapport espagnol à sa propre mémoire. Avec un ton très personnel, parfois hésitant, il a raconté combien, en Espagne, ces questions ont longtemps été cantonnées à la sphère familiale, avant de retrouver une place plus affirmée dans le débat public. <strong>Il a rappelé que parler de mémoire n’est pas diviser, mais reconnaître les victimes, comprendre le passé et construire <em>« un futur plus juste et plus inclusif ».</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-lieu-autrement">Le lieu, autrement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Domaine de Chaumont-sur-Loire continuera d’être ce lieu de jardins, de création, de patrimoine. Mais désormais, un fragment de son histoire, longtemps demeuré discret, a trouvé sa forme publique. Dans leur discours, les descendantes de Lola ont formulé cela avec une grande justesse. Là où leur mère et leur grand-mère étaient arrivées en fuyant, Lola revient aujourd’hui librement. Là où il y avait eu l’attente, l’incertitude, l’arrachement, <strong>il y a désormais une inscription visible, une reconnaissance, un nom donné à l’épreuve traversée.</strong> La plaque ne clôt rien. Elle ouvre. Elle oblige à regarder autrement. Elle relie une mémoire familiale à une mémoire territoriale. Elle rappelle que <strong>l’exil ne relève jamais seulement des archives ou des chiffres, mais de vies traversées par la peur, la séparation, le travail, la perte et la reconstruction.</strong> Et, dans la cour ensoleillée de Chaumont-sur-Loire, ce 7 avril, c’est bien cela qui est apparu : une histoire revenue, désormais assez forte pour demeurer.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939">À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Le Marcou : une croyance ancienne liée à la guérison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 09:15:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, certaines traditions religieuses et croyances anciennes peuvent étonner. Parmi elles figure celle du Marcou, aujourd’hui peu connue. Elle renvoie à la figure d’un guérisseur agissant par le toucher et se rattache au culte de saint Marcou, notamment à travers les pèlerinages qui lui sont consacrés. Une croyance liée à la naissance Selon la &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, certaines traditions religieuses et croyances anciennes peuvent étonner. Parmi elles figure celle du <strong>Marcou,</strong> aujourd’hui peu connue. Elle renvoie à la figure d’<strong>un guérisseur agissant par le toucher</strong> et se rattache au <strong>culte de saint Marcou</strong>, notamment à travers les pèlerinages qui lui sont consacrés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1024x768.jpeg" alt="St Marcou Blois" class="wp-image-15265" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-croyance-liee-a-la-naissance">Une croyance liée à la naissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la croyance, <strong>le septième fils consécutif, sans aucune fille intermédiaire, né d’un mariage légitime, posséderait le don de guérir, exercé par le simple geste de toucher.</strong> À Blois, cette croyance est encore évoquée par certains habitants âgés. Simone, figure locale de plus de 90 ans, ancienne épicière de la rue des Trois-Marchands, affirme avoir connu un Marcou, présenté comme guérisseur par le toucher. <strong>La question des Marcous n’a pas fait l’unanimité au sein de l’Église</strong>. Le clergé était divisé : certains prêtres formaient des <a href="https://bloiscapitale.com/les-marcous-guerisseurs-mystiques-du-passe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marcous</a> dans leur paroisse, tandis que d’autres y voyaient de la superstition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De façon plus marginale, certaines croyances populaires évoquent également, <strong>pour la septième fille consécutive, née sans garçon intermédiaire, l’existence de dons de voyance,</strong> sans qu’un cadre religieux ou rituel comparable ne soit attesté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croyance du Marcou est traditionnellement liée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcoul" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Saint Marcoul, moine normand</strong> du VIᵉ siècle.</a> Toutefois, rien dans les biographies de Saint Marcou, rédigées au IXᵉ siècle, ne mentionne un don de guérison transmis par la naissance d’un septième fils. Cette absence souligne le décalage entre les textes hagiographiques anciens et les traditions populaires ultérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rite-du-voyage">Le rite du « voyage »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à cette croyance liée à la naissance, <strong>le culte de saint Marcou s’est structuré autour de pratiques de pèlerinage.</strong> Depuis le règne de Saint Louis, les rois de France avaient coutume, le lendemain de leur sacre à Reims, de se rendre en pèlerinage à Corbeny, près de Laon, sur les reliques de Saint Marcou. Ils y recevaient <strong>les malades atteints des écrouelles</strong> (affection chronique des ganglions lymphatiques du cou), appelées aussi scrofules, et obtenaient, selon les récits, des guérisons. Après la messe, le roi touchait les scrofuleux, traçait sur eux un signe de croix et prononçait la formule : <em><strong>« Le roi te touche, Dieu te guérisse ».</strong></em> Sous le règne de Louis XIII, les sources mentionnent 868 malades reçus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pèlerinage de saint Marcou &#8211; comme à l&rsquo;<strong>Eglise Saint-Nicolas</strong> de Blois <strong>chaque 1er mai</strong> &#8211; s’inscrit dans une pratique ancienne appelée le <em><strong>« voyage »</strong></em>. À une époque où la médecine ne disposait pas des moyens actuels, guérir d’une maladie tenait souvent du miracle. Le voyage n’était ni une thérapie ni une pratique magique, mais <strong>une demande d’intercession,</strong> accompagnée d’un rite particulier. Les gens du pays résumaient parfois cette incertitude par une formule simple : <em><strong>« Ça fait ou ça n’fait pas ».</strong></em> Imparable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Une famille blésoise à travers les siècles : l’enquête généalogique de Cécile Aubry</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 15:33:06 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-famille-blesoise-a-travers-les-siecles-lenquete-genealogique-de-cecile-aubry">Une famille blésoise à travers les siècles : l’enquête généalogique de Cécile Aubry</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Présenté comme un roman, le livre <a href="https://www.lysbleueditions.com/sciences-humaines/histoire-geographie/histoire-dune-famille-blesoise-vallon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>« Histoire d&rsquo;une famille blésoise &#8211; Vallon »</em></strong> (Le Lys Bleu)</a> de <strong>Cécile Aubry</strong> n’en est pas un. L&rsquo;ouvrage &#8211; disponible à la boutique Blois Capitale &#8211; relève d’un autre registre : <strong>une histoire de famille, une biographie collective, une saga inscrite dans le temps long</strong>. Une saga qui commence bien avant le XVIIᵉ siècle et qui, à travers la famille <strong>Léonnar-Vallon</strong>, raconte aussi Blois, ses bouleversements, ses crises et ses continuités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-point-de-depart-inattendu">Un point de départ inattendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’origine de cette enquête prend naissance dans un autre ouvrage, <em><strong>Gabriel Bayeux… un maire pas comme les autres</strong></em>. En travaillant sur ce personnage, Cécile Aubry croise le nom Vallon. Elle découvre alors qu’il s’inscrit dans une lignée plus vaste, celle de la <strong>famille Léonnar-Vallon.</strong> Aucun lien direct, pourtant, avec Gabriel Bayeux. Mais une coïncidence géographique — Tour-en-Sologne — et une présence récurrente dans les archives suffisent à éveiller la curiosité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui aurait pu rester une piste secondaire devient un travail de longue haleine. Parce que, très vite, une évidence s’impose : <em><strong>« Ils avaient tous fait quelque chose d’important pour la ville de Blois, au travers de leur histoire. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="357" height="511" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33.png" alt="" class="wp-image-30108" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33.png 357w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33-210x300.png 210w" sizes="auto, (max-width: 357px) 100vw, 357px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lignee-ancree-a-blois-depuis-1660">Une lignée ancrée à Blois depuis 1660</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est établi avec certitude, c’est la présence des Vallon à Blois <strong>depuis 1660</strong>. Le livre le pose clairement : à partir de cette date, la famille s’inscrit durablement dans le tissu blésois et y laisse une trace continue sur plusieurs générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Léonnar-Vallon forment alors une lignée marquée par des fonctions liées au soin, au droit et à l’administration. Le livre recense notamment <strong>cinq chirurgiens, deux prêtres, un échevin, quatre notaires, deux avocats, un juge, deux juges de paix et deux sous-préfets</strong>. Tous n’ont pas connu des destins éclatants, mais chacun, selon l’autrice, mérite attention. Certains parcours sont plus modestes, mais ils participent pleinement à l’histoire collective de leur famille et de leur territoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raconter cette lignée, c’est donc aussi raconter Blois à travers les siècles.</strong> La ville n’est pas un simple décor, mais un espace traversé par des engagements successifs, des métiers, des responsabilités assumées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-origine-ecossaise">L’origine écossaise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cécile Aubry pose une hypothèse structurante : celle d’<strong>une origine écossaise ancienne de la famille Léonnar-Vallon</strong>, à une époque indéterminée, dans un contexte où la chirurgie semble se transmettre de manière héréditaire. Cette hypothèse s’inscrit dans une histoire plus large, celle de l’<strong>Auld Alliance</strong>, scellée en 1295 entre la France et l’Écosse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autrice fait ensuite le lien avec la présence des<a href="https://www.aubigny-sologne.com/jexplore/des-ecossais-dans-le-berry/la-cite-des-stuarts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <strong>Stuarts </strong>dans le Cher</a>. À partir de 1421, Charles VII remet la seigneurie d’Aubigny à John Stuart de Darnley. Après lui, plusieurs Stuart marquent durablement le territoire. La dynastie s’éteint en 1672, avant que la cité ne soit attribuée, quelques années plus tard, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Ren%C3%A9e_de_Penanco%C3%ABt_de_Keroual" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Louise Renée de Penancoët de Kéroualle</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans jamais affirmer une filiation certaine, Cécile Aubry situe cette hypothèse dans un faisceau d’indices historiques cohérents, qui permettent d’éclairer l’installation possible d’ancêtres venus d’Écosse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-patiente-et-documentee">Une enquête patiente et documentée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour reconstituer ces trajectoires, l’autrice s’appuie sur une enquête méthodique. Archives en ligne, journaux anciens, annuaires, bibliothèques, travaux existants : les sources se croisent et se répondent. La presse ancienne offre également de nombreuses traces. <strong>Parmi les épisodes marquants figure la crue de 1846.</strong> Cécile Aubry évoque l’histoire de cet événement majeur, au cours duquel un membre de la famille Vallon participe au sauvetage de nombreuses personnes. <strong>Blois, avertie à temps par le préfet de Nevers, ne déplore aucun mort.</strong> Si la ville est épargnée, les eaux charrient cependant des cadavres d’animaux et de personnes provenant des villes en amont.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-figures-marquantes-des-engagements-contrastes">Des figures marquantes, des engagements contrastés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des générations, certaines figures s’imposent plus nettement. Des maîtres chirurgiens, des notaires, un préfet de Lille — Paul Vallon — dont l’action marque durablement la ville. <strong>La période révolutionnaire</strong> occupe une place centrale dans le récit. Des membres de la famille, royalistes engagés, cachent des proches, des prêtres réfractaires refusant de prêter serment à la République. Ils prennent des risques considérables. Certains y laissent la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-valeurs-et-continuites">Valeurs et continuités</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À travers ces parcours se dessinent des valeurs récurrentes : l’engagement, l’investissement au service des autres, le souci du bien commun.</strong> <em>« Leurs valeurs, c’est s’investir et faire des choses pour les autres. »</em><br>Que ce soit à Blois, à Angers, à Lille ou à Chantilly, les membres de la famille laissent une empreinte. Ils administrent, soignent, protègent, organisent. Cette continuité n’exclut pas les divergences. <strong>La famille compte à la fois des royalistes et des républicains.</strong> Les engagements varient selon les époques, mais tous participent, à leur manière, à la vie de la cité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-genealogie-comme-outil-de-comprehension-historique">La généalogie comme outil de compréhension historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En avançant dans son travail, Cécile Aubry découvre aussi des pans entiers de l’histoire qu’elle ignorait. <strong>Les épidémies, les catastrophes naturelles, les effets concrets des décisions administratives.</strong> La généalogie devient alors un outil de compréhension du passé. <em>« La généalogie nous apprend d’où l’on vient, qui l’on est, et comment, à travers notre histoire familiale, on contribue à la grande histoire de la France. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce travail s’inscrit dans une pratique ancienne. <strong>Cécile Aubry s’intéresse à la généalogie depuis l’âge de vingt ans</strong>. Elle commence par répondre à une demande de son père, plâtrier, désireux de connaître l’ancienneté de la transmission de son métier. Puis la passion s’installe, s’interrompt un temps, avant de reprendre il y a une quinzaine d’années. Elle reconstitue ensuite l’histoire de sa propre famille, organise une vaste cousinade, retrouve plus d’un millier de personnes. Avec son mari, elle mène un travail similaire, retrouvant des descendants dispersés à travers le monde, de l’Australie à Hong Kong. Parmi les découvertes marquantes figure le portrait original de Gabriel Bayeux, conservé par une descendante qui ignorait jusqu’alors son identité précise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-volontairement-arretee">Une enquête volontairement arrêtée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail n’est jamais totalement achevé. Pourtant, Cécile Aubry choisit de s’arrêter. Elle ne dépasse pas la génération de son grand-père. <strong><em>« Après, c’est trop contemporain. »</em> Elle refuse d’entrer dans la vie privée des vivants.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La généalogie reste néanmoins une enquête perpétuelle, une manière de relier les existences, de faire émerger des figures oubliées, et de <strong>comprendre comment une famille, à travers ses engagements successifs, participe à l’histoire collective. </strong>Avec cette histoire de la famille Vallon, c’est un pan discret de la mémoire blésoise qui se révèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment le Père Noël est devenu un vieil homme jovial, bedonnant, à la barbe blanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 14:38:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, à l’approche des fêtes de Noël, le visage jovial et barbu du Père Noël s’impose comme une icône universelle. Pourtant, son apparition est le résultat d’un long processus historique, croisant des traditions religieuses, des influences culturelles et des campagnes commerciales. Comment ce personnage est-il passé d’un saint bienveillant à la figure mondialement connue &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comment-le-pere-noel-est-devenu-un-vieil-homme-jovial-bedonnant-a-la-barbe-blanche">Comment le Père Noël est devenu un vieil homme jovial, bedonnant, à la barbe blanche</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chaque année, à l’approche des fêtes de Noël, le visage jovial et barbu du Père Noël s’impose comme <a href="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une icône universelle</a>.</strong> Pourtant, son apparition est le résultat d’un long processus historique, croisant des traditions religieuses, des influences culturelles et des campagnes commerciales. Comment ce personnage est-il passé d’un saint bienveillant à la figure mondialement connue que nous célébrons aujourd’hui ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-origines-paiennes-aux-racines-chretiennes">Des origines païennes aux racines chrétiennes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières traces des festivités liées à un bienfaiteur hivernal remontent à l&rsquo;Antiquité. Les <strong>Saturnales</strong> romaines, célébrées en décembre, rendaient hommage au dieu Saturne et incluaient des échanges de cadeaux, des banquets et une atmosphère de générosité. Cette tradition préfigurait l’esprit festif que l’on associe aujourd’hui à Noël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe du Nord, les peuples germaniques célébraient le <strong>dieu Odin</strong> pendant le <strong>Yule</strong>, une fête liée au solstice d’hiver. <strong>Odin était décrit comme un vieil homme barbu voyageant dans le ciel sur son cheval Sleipnir,</strong> une image qui a peut-être inspiré le Père Noël…</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-importance-de-saint-nicolas">L&rsquo;importance de Saint Nicolas</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au IVᵉ siècle</strong>, un évêque de Myre (dans l&rsquo;actuelle Turquie), <strong>Saint Nicolas</strong>, s&rsquo;illustra par sa générosité. La légende raconte qu&rsquo;il sauva trois jeunes filles de la pauvreté en leur offrant des sacs d’or. <strong>Devenu saint patron des enfants</strong> et des marins, il est célébré chaque année le <strong>6 décembre</strong> dans de nombreux pays d’Europe, où il distribue des cadeaux aux enfants sages. Au fil des siècles, les traditions païennes et chrétiennes se sont mêlées. En Europe médiévale, Saint Nicolas était souvent représenté en tenue d’évêque, portant une mitre et une crosse, accompagné du Père Fouettard, chargé de punir les enfants désobéissants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-santa-claus-l-heritage-des-colons-neerlandais-en-amerique">Santa Claus : l&rsquo;héritage des colons néerlandais en Amérique</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au XVIIᵉ siècle,</strong> les colons néerlandais ont exporté aux États-Unis la figure de <strong>Sinterklaas</strong>, une version néerlandaise de Saint Nicolas. Installés à New Amsterdam (aujourd’hui New York), ils ont introduit la fête de Saint Nicolas. <strong>Au fil du temps, ce personnage a été anglicisé</strong> en <strong>Santa Claus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 1823, un poème intitulé <em>A Visit from St. Nicholas</em></strong> (plus connu sous le titre <em>The Night Before Christmas</em>) <strong>a joué un rôle clé dans la popularisation de Santa Claus.</strong> Attribué à Clement Clarke Moore, ce poème <strong>décrit Santa Claus comme un homme jovial, petit et rond, voyageant dans un traîneau tiré par huit rennes</strong>. Il fixe également plusieurs éléments aujourd’hui indissociables de l’imaginaire de Noël, comme la <strong>descente par la cheminée et la distribution de cadeaux</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-thomas-nast-le-pere-du-santa-moderne">Thomas Nast : le père du Santa moderne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’illustrateur germano-américain <strong>Thomas Nast</strong> qui, à partir de 1863, dans le <a href="https://www.metmuseum.org/art/collection/search/429261?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">magazine <em>Harper’s Weekly</em></a>, donne à Santa Claus son apparence moderne.<strong> Dans ses dessins, Santa Claus est représenté comme un vieil homme jovial, bedonnant, avec une longue barbe blanche et une tenue de fourrure.</strong> Thomas Nast est également à l’origine de l’idée que Santa Claus vit au <strong>pôle Nord</strong>, <strong>où il fabrique des jouets avec ses lutins, </strong>et qu’il tient une <strong>liste des enfants sages et méchants</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, à l’époque de Nast, <strong>la tenue de Santa Claus n’était pas encore définitivement rouge.</strong> Les illustrations de Nast le montraient dans des habits de diverses couleurs, souvent adaptés aux circonstances. Ce n’est qu’au début du XXᵉ siècle que la couleur rouge deviendra systématique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="797" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-797x1024.jpg" alt="Santa coca-cola" class="wp-image-21633" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-797x1024.jpg 797w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-234x300.jpg 234w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-768x986.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931.jpg 1168w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-influence-decisive-de-coca-cola">L’influence décisive de Coca-Cola</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 1931</strong>, la compagnie <strong>Coca-Cola</strong> lance une série de campagnes publicitaires qui scellent l’image du Père Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui. L’illustrateur <strong>Haddon Sundblom</strong> crée une version joviale et chaleureuse de Santa Claus, vêtu d’un costume rouge vif bordé de fourrure blanche. <strong>Ces publicités, diffusées mondialement, </strong>popularisent cette version de Santa Claus et en font une icône universelle.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YhQOgpJ8U0"><a href="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur">[Plus cool de Blois] Michel, le Père Noël au grand cœur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« [Plus cool de Blois] Michel, le Père Noël au grand cœur » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur/embed#?secret=lTNsdAmaWo#?secret=YhQOgpJ8U0" data-secret="YhQOgpJ8U0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Françoise de Person : le pont médiéval de Blois, une mémoire retrouvée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 10:30:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À peine le soupçonne-t-on sous les remous de la Loire. Les pierres affleurent, les ruines émergent, et déjà se dessine la structure engloutie d’un pont. C’est bien là, encore aujourd’hui, la trace du pont médiéval de Blois. Françoise de Person, historienne, a choisi d’en restituer l’histoire dans un livre dense, fruit de plusieurs décennies de &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À peine le soupçonne-t-on sous les remous de la Loire. Les pierres affleurent, les ruines émergent, et déjà se dessine la structure engloutie d’un pont. C’est bien là, encore aujourd’hui, <strong>la trace du pont médiéval de Blois.</strong> <strong>Françoise de Person, historienne,</strong> a choisi d’en <a href="https://bloiscapitale.com/bien-avant-nos-arches-actuelles-letrange-destin-de-nos-ponts-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restituer l’histoire</a> dans un livre dense, fruit de plusieurs décennies de recherche : <a href="https://www.editions-la-salicaire.com/produit/la-vie-du-pont-medieval-de-blois-et-sa-chute-en-1716/"><em><strong>« La Vie du pont médiéval de Blois et sa chute en 1716 »</strong></em> (éditions La Salicaire, 24,00€)</a>, préfacé par Christophe Degruelle, président d&rsquo;Agglopolys.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le parcours de Françoise de Person est marqué par une fidélité constante à la Loire.</strong> Sa thèse, soutenue à l’université de Tours en 1989, portait déjà sur <em>Les voituriers par eau et le commerce sur la Loire à Blois au XVIIe siècle</em>*. Chercheuse et éditrice, Françoise de Person s’est donné pour objectif de partager ses travaux avec le plus grand nombre. Elle revendique cette volonté de diffusion : <em><strong>« Mon objectif, c’est de communiquer mes recherches. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.editions-la-salicaire.com/produit/la-vie-du-pont-medieval-de-blois-et-sa-chute-en-1716/"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="225" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-35.png" alt="" class="wp-image-28769" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-35.png 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-35-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-choix-du-pont-medieval">Le choix du pont médiéval</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Habiter Blois et Molineuf, étudier depuis longtemps la Loire et sa navigation, <strong>entendre circuler approximations et erreurs : autant de raisons qui l’ont conduite à se tourner vers le pont médiéval.</strong> <em>« J’entends aussi beaucoup de bêtises sur les ports de Blois… Je n’avais jamais publié sur Blois. Je me suis dit : je fais un livre. Le sujet du pont médiéval m’a semblé un beau sujet. »</em> L’historienne insiste sur l’importance de sa période de prédilection, <strong>le XVIIe siècle, trop souvent négligé</strong>. C’est à cette époque qu’elle a choisi de situer son récit. <em>« D’abord, c’est ma période. Elle n’est pas valorisée. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, revenons sur le pont et la violence de son effondrement. <strong>Le 7 février 1716, treize arches du pont médiéval cèdent sous la pression des glaces et s’écroulent. Maisons, moulins, chapelle disparaissent dans les flots. </strong>Seules sept arches, côté faubourg de Vienne, subsistent. Le pont, qui avait résisté <strong>plus de six siècles</strong>, n’est plus. <em>« Les habitants devaient être sidérés »</em>. Cette disparition emporte avec elle l’activité du pont : <strong>communications rompues</strong> entre provinces du Nord et du Sud, <strong>disparition des échanges, du rôle religieux, industriel et commercial.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="976" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-1024x976.jpeg" alt="" class="wp-image-28771" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-1024x976.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-300x286.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-768x732.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-1536x1463.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-2048x1951.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rue-animee">Une rue animée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un chapitre intitulé <em>« L’animation d’une rue »,</em> Françoise de Person décrit le pont comme <strong>un véritable quartier.</strong> <em>« Le pont n’est pas uniquement une voie de passage. Il constitue un quartier à part, sur l’eau, avec ses industries, ses commerces, la chapelle Saint-Fiacre. »</em> Rois, reines, princes l’ont emprunté : Gaston d’Orléans, Louis XIV, le duc d’Anjou, Jean de La Fontaine. Mais aussi des voyageurs anonymes, des pèlerins, des charretiers, des Blésoises et des Blésois, des badauds, des voleurs, des mariniers, des cordiers. <strong>On y travaillait, on y vivait.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La circulation y était pourtant difficile. Large de huit mètres seulement, pavée mais étroite, la chaussée était sans cesse encombrée. <em>« Les embarras »</em>, disait Boileau. Chocs continuels, pavés disjoints, parapets à réparer, bouteroues à remettre. Les échevins, accompagnés des maîtres paveurs, inspectaient régulièrement les lieux pour dresser devis et réparations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sources-notariales">Les sources notariales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de Françoise de Person repose sur un corpus de sources rarement exploitées : <strong>les minutes notariales. <em>« C’est très riche »</em>,</strong> souligne-t-elle. <em>« On allait tout le temps chez notaire : on se bagarrait, on finissait par un accord, il y a les marchés de transport, les naufrages. <strong>Toute la vie est là. »</strong></em> Ces documents permettent de croiser les informations, de suivre les réparations, de repérer les incidents. En recoupant avec les registres municipaux et les plans d’ingénieurs comme <strong>Nicolas Poictevin, </strong>l’historienne a pu reconstituer <strong>les usages du pont</strong>, jusqu’à ses effondrements partiels et à sa destruction finale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le livre n’est pas dépourvu d’anecdotes,</strong> qu’elle assume comme une <em>« marque de fabrique »</em>. Elle cite par exemple l’entrée de Philippe V d’Espagne, petit-fils de Louis XIV devenu roi d’Espagne, reçu à Blois avec ses frères. <em>« Ils n’allaient pas en avion. Ils s’arrêtaient dans toutes les villes et ils étaient reçus avec les honneurs »</em>, raconte-t-elle. <strong>Mais elle revendique la rigueur historique </strong>: <em>« Je m’arrête là où j’ai un document. Si le texte dit : j’ai failli me noyer, je n’ajoute pas qu’on lui a porté une couverture. <strong>Mes livres ne sont pas romancés. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pont-disparu-une-ville-transformee">Un pont disparu, une ville transformée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion du livre replace la disparition du pont médiéval dans le long cours de l’histoire urbaine. <strong><em>« La chute du pont a été le point de départ d’un nouvel urbanisme »</em></strong>, écrit Françoise de Person. Construction du pont Jacques-Gabriel, percée de Saint-Gervais (devenue avenue Wilson), aménagement de quais larges et rectilignes :<strong> en un siècle, le visage de Blois est métamorphosé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste quelques traces, à qui sait les regarder : piles visibles à l’étiage, toponymes anciens comme la <em>« rue du Vieux Pont »</em>, disparue après 1940, mémoire des ports bouleversés. Le faubourg de Vienne, les rues de la Chaîne et des Chalands, autrefois baignées par la Loire, ont été radicalement transformées. <strong>Une mémoire urbaine s’est effacée avec le pont.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réaliser un tel livre suppose un engagement financier considérable. <em><strong>« Les historiens n’ont aucun sou », </strong></em>constate-t-elle. <em>« J’ai publié à mes frais. »</em> <strong>Elle a tenu à ce que l’ouvrage soit illustré, en couleur, quand beaucoup de livres d’histoire demeurent austères.</strong> En choisissant le pont médiéval de Blois, Françoise de Person restitue un pan entier de la vie de la cité, souvent éclipsé par l’omniprésence du château et de la Renaissance. <strong>Elle comble un vide historiographique et redonne une mémoire à un monument disparu.</strong> Il s&rsquo;agît donc là d&rsquo;<strong>un livre important.</strong> <em>« C’était un beau sujet »</em>, dit-elle simplement. <em>« Et je suis contente du résultat. »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">*<em>De là, une série d’ouvrages a suivi : Bâteliers sur la Loire. La vie à bord des chalands (2017, nouvelle édition), Bâteliers contrebandiers du sel. La Loire au temps de la gabelle (2010), La Marine de Loire au XVIIe siècle (2006), Un Orléanais à la conduite de son négoce sur la Loire, par mer et par terre (2010), Les graffitis de bateaux de Chambord. Une invitation à la navigation (2011), ou encore Le Livre d’Estienne Sallé voiturier par eau et charpentier en bateaux (2022).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ouverture de la billetterie pour les Rendez-vous de l’Histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 07:43:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa 28e édition, qui se tiendra à Blois du 8 au 12 octobre 2025, le festival des Rendez-vous de l’Histoire ouvre sa billetterie ce mercredi 24 septembre à 10 heures. Comme un air d’entrée concrète dans une manifestation dont l’ampleur n’a cessé de croître depuis sa création en 1998, et qui, fidèle à sa &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour sa 28e édition, qui se tiendra à Blois <strong>du 8 au 12 octobre 2025,</strong> le festival des <strong>Rendez-vous de l’Histoire</strong> ouvre sa billetterie <strong>ce mercredi 24 septembre à 10 heures.</strong> Comme un air d’entrée concrète dans une manifestation dont l’ampleur n’a cessé de croître depuis sa création en 1998, et qui, fidèle à sa vocation d’université populaire, reste <strong>accessible gratuitement.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="372" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-1024x372.jpg" alt="rdv histoire 2025" class="wp-image-28272" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-1024x372.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-300x109.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-768x279.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-1536x558.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Réserver n’est pas obligatoire : le festival demeure en accès libre. Mais la <a href="https://bloiscapitale.com/billetterie-ouverte-pour-beneficier-gratuitement-dune-journee-aux-chateaux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réservation</a> permet de s’assurer une place pour certains rendez-vous, dans la limite des capacités disponibles. <strong>Des réassorts de billets sont prévus</strong> les 27 septembre à 10 h, 29 septembre à 18 h, 1er octobre à 12 h et 4 octobre à 10 h, directement sur le site internet <strong><a href="https://rdv-histoire.com/">www.rdv-histoire.com</a></strong>. Les réservations sont valables jusqu’à dix minutes avant le début des rencontres, après quoi les places sont réattribuées en accès libre. Plus de vingt-cinq salles sont concernées ; sur celles-ci, <strong>20 % des sièges resteront disponibles sans réservation.</strong> Toutes les autres salles du festival sont intégralement ouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La billetterie du cinéma <em><strong>Art et Essai</strong></em> des <strong>Lobis</strong> fonctionne selon ses propres modalités : les billets payants, retirés à la caisse ou sur le site du cinéma, seront accessibles à partir du 27 septembre. Les billets gratuits seront délivrés le jour même à partir de 9 h. Trois séances – la soirée d’ouverture du cinéma, la projection-débat <em>Qui a tué l’industrie française ?</em> et la table ronde du CNC – passeront par la billetterie en ligne des Rendez-vous de l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation accompagne un thème d’édition qui embrasse de vastes horizons : <em><strong>La France ?</strong></em> Une interrogation ouverte, propice à interroger le passé, le présent et l’avenir d’une nation. Elle irrigue l’ensemble du programme : <strong>conférences, tables rondes, cartes blanches, interventions de chercheurs, mais aussi salon du livre, cycle cinéma et expositions.</strong> L’équipe des Rendez-vous de l’Histoire rappelle par ailleurs son engagement environnemental : transports en commun renforcés, navettes électriques gratuites, covoiturage encouragé, tri sélectif, mise à disposition de colonnes d’eau et toilettes écologiques. Autant de gestes qui accompagnent la <strong>dimension citoyenne d’une manifestation fondée sur la gratuité et le partage des savoirs.</strong></p>



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