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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, le patrimoine reprend la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 13:13:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La programmation de printemps (du 11 avril au 28 juin) de Ville d’art et d’histoire donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où Blois fête les 40 ans de son label, la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-le-patrimoine-reprend-la-rue">À Blois, le patrimoine reprend la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>La <a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-estival-de-blois-ville-dart-et-dhistoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">programmation</a> de printemps</strong> (du 11 avril au 28 juin) de <strong><em>Ville d’art et d’histoire</em></strong> donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où <strong>Blois fête les 40 ans de son label,</strong> la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur le fond.</p>



<p><strong>Blois a ceci de particulier qu’on croit souvent la connaître.</strong> On la traverse, on la monte, on la descend, on longe ses murs, ses degrés, ses places, ses jardins, ses silhouettes familières. Et puis, à force de l’avoir sous les yeux, on finit parfois par ne plus la voir. C’est précisément contre cette usure du regard que s’inscrit la programmation de printemps de Ville d’art et d’histoire. Cela via un ensemble de visites guidées, d’animations et de rendez-vous qui, au fond, disent moins <em>« venez consommer du patrimoine »</em> que <em>« venez lire ou relire Blois »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg" alt="Blois Cathédrale" class="wp-image-32481" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>Fabienne Quinet, adjointe à la culture et au tourisme,</strong> l&rsquo;affirme : il ne s’agit pas seulement de <em>« présenter de beaux monuments »</em>, mais aussi de <em><strong>« raconter l’histoire de ces monuments »</strong></em>, d’en donner les clés de lecture, et de permettre à chacun, <em>« quel que soit son âge, quelles que soient ses connaissances, son histoire personnelle »</em>, de se réapproprier la ville. <strong>Le patrimoine,</strong> à Blois, ce n’est pas seulement de <em>« l’histoire ancienne »</em> ; c’est <em><strong>« l’histoire que l’on vit aussi parce qu’on le côtoie tous les jours ».</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg" alt="Blois Saint-Vincent" class="wp-image-32482" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-scaled.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-aleatours">Des Aléatours</h2>



<p>C’est la grande nouveauté de cette saison. Pour marquer les 40 ans du label, le service a imaginé les <strong>Aléatours</strong> : trois visites, une par mois, dans trois secteurs différents — le quartier gare, le centre-ville autour de la place Louis-XII et le quartier administratif — avec un principe simple : <strong>introduire de l’aléatoire dans la découverte.</strong> </p>



<p><strong>Alice Mallet, cheffe de projet Ville d’art et d’histoire,</strong> résume l’esprit du dispositif : il s’agit de <em><strong>« découvrir de façon originale un quartier »,</strong></em> <strong>en laissant les visiteurs piocher des objets qui serviront d’entrées dans le parcours</strong>. Autrement dit, on sort du commentaire patrimonial entièrement balisé. La visite peut bifurquer, surprendre, faire émerger d’autres détails, d’autres récits, d’autres points d’attention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saint-nicolas-la-lumiere-et-le-xxe-siecle">Saint-Nicolas, la lumière et le XXe siècle</h2>



<p>Le reste de la programmation confirme cette volonté d’<strong>embrasser Blois dans sa diversité.</strong> Il y a la ville médiévale et fortifiée, la ville Renaissance, la ville marquée par les bombardements de 1940 puis reconstruite, la ville traversée par ses circulations anciennes et modernes, la ville religieuse, la ville industrielle, la ville des usages quotidiens, des fontaines, des rues, des noms qui restent quand leur origine s’efface.</p>



<p>Parmi les temps forts du printemps, <strong>l’église Saint-Nicolas</strong>. Après cinq ans de travaux, l’édifice a retrouvé sa pleine visibilité. Sa restauration donne lieu à une visite dédiée, centrée sur <strong>Max Ingrand et l’après-guerre</strong>. Plus largement, <strong>un cycle de visites est consacré aux vitraux du XXe siècle à Blois,</strong> de Saint-Nicolas donc à Notre-Dame-de-la-Trinité, de Saint-Louis à Saint-Joseph.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-juin-au-jardin">Juin au jardin</h2>



<p><strong>Les Rendez-vous aux jardins, les 6 et 7 juin</strong> prolongent la logique générale du programme : faire voir autrement. <strong>Les jardins de l’Évêché,</strong> labellisés <a href="https://www.lesplusbeauxjardinsdefrance.com/le-jardin-remarquable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jardin remarquable</a>, y occupent une place centrale, avec une visite à deux voix menée par un jardinier et une guide-conférencière. <strong>Le pavillon Anne-de-Bretagne</strong> accueille de son côté des animations autour des jardins médiévaux, avec stations sensorielles, visites flash, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thaumatrope" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thaumatrope</a></strong> et empreintes végétales. Une balade proposée avec le Muséum invite même à <strong>regarder les jardins du point de vue des animaux.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-programme-ville-d-art-et-d-histoire-printemps-2026">Programme Ville d’art et d’histoire — printemps 2026</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Date</th><th>Heure</th><th>Intitulé</th><th>Type</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Samedi 11 avril</strong></td><td>16h</td><td>À la découverte de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 12 avril</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour – Quartier Gare</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Mercredi 15 avril</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Nicolas : Max Ingrand et l’après-guerre</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>11h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>14h</td><td>Jeu de piste « La Coupe de Poudloire a disparu »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 19 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois au temps de Jean Jaurès</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 25 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois, ville fortifiée</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 26 avril</strong></td><td>16h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 1er mai</strong></td><td>16h</td><td>Se déplacer à Blois au fil des siècles</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 2 mai</strong></td><td>16h</td><td>Hôtels particuliers et maisons Renaissance</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 3 mai</strong></td><td>15h30</td><td>La Basilique Notre-Dame de la Trinité : Louis Barillet et son atelier</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 8 mai</strong></td><td>16h</td><td>La Reconstruction de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 9 mai</strong></td><td>16h</td><td>Printemps des Cimetières : Le cimetière de Blois-Ville</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 10 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 15 mai</strong></td><td>16h</td><td>Le quartier de la Chocolaterie Poulain</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 16 mai</strong></td><td>16h</td><td>Qui dit vrai ?</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 17 mai</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Place Louis XII</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 23 mai</strong></td><td>16h</td><td>Dans les yeux d’Armand</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 24 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 30 mai</strong></td><td>16h</td><td>Ces statues que l’on ne saurait voir</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 31 mai</strong></td><td>16h</td><td>Mystérieux noms de rues</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>14h30</td><td>Visite des Jardins de l’Évêché</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>16h30</td><td>Le jardin vu par les animaux</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>11h</td><td>Blois royale et ses fontaines</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les jardins royaux retrouvés</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 13 juin</strong></td><td>16h</td><td>Conférence « Fabriquer la ville : Blois, de l’agglomération antique à la ville contemporaine, à la lumière de 35 ans de recherches archéologiques »</td><td>Conférence</td></tr><tr><td><strong>Samedi 20 juin</strong></td><td>16h</td><td>La Cathédrale Saint-Louis : Jan Dibbets, l’art contemporain à l’aube du XXIe siècle</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 21 juin</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Quartier administratif</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 27 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les Grandes heures de l’Histoire à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 28 juin</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Joseph : la dalle de verre dans les années 1960</td><td>Visite guidée</td></tr></tbody></table></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-au-chateau-royal-de-blois">Au Château royal de Blois</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Période</th><th>Intitulé</th><th>Lieu</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Du 4 au 26 avril 2026</strong></td><td><em>Blois au temps de Jeanne d’Arc – Regards d’artiste sur une ville au cœur de l’histoire</em>, exposition de Jean Chen</td><td>Chapelle Saint-Calais, Château royal de Blois</td></tr></tbody></table></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-encadre-pratique">Encadré pratique</h2>



<p><strong>Ville d’art et d’histoire — programmation de printemps 2026</strong><br><strong>Du 11 avril au 28 juin 2026</strong></p>



<p><strong>À retenir :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aléatours</strong> : 12 avril, 17 mai, 21 juin</li>



<li><strong>Rendez-vous aux jardins</strong> : 6 et 7 juin</li>



<li><strong>Conférence archéologique</strong> : samedi 13 juin à 16 h</li>



<li><strong>Visites guidées</strong> sur réservation</li>



<li><strong>Tarifs visites guidées</strong> : 6 €, tarif réduit 5 €, 6-17 ans 4 €, Pass Blois Culture gratuit</li>



<li><strong>Réservations / renseignements</strong> : 02 54 90 33 33</li>



<li><strong>Programme complet</strong> : <em><a href="https://www.blois.fr/attractive/remarquable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois.fr/vah</a></em></li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="679" height="960" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png" alt="" class="wp-image-32488" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png 679w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9-212x300.png 212w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 10:38:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mardi 7 avril 2026, une plaque commémorative a été dévoilée au Domaine de Chaumont-sur-Loire en hommage aux réfugiés espagnols hébergés en 1939 dans les dépendances et les écuries du château. Une cérémonie, des discours officiels et la présentation d&#8217;un travail abouti de collégiens furent le moyen d&#8217;un coup de projecteur sur une histoire locale &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939">À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le mardi 7 avril 2026, <strong>une plaque commémorative a été dévoilée au Domaine de Chaumont-sur-Loire en hommage aux réfugiés espagnols hébergés en 1939 dans les dépendances et les écuries du château. </strong>Une cérémonie, des discours officiels et la présentation d&rsquo;un travail abouti de collégiens furent le moyen d&rsquo;un coup de projecteur sur une histoire locale longtemps restée dans l’ombre, et désormais inscrite dans la pierre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1024x768.jpeg" alt="réfugiés espagnols" class="wp-image-32464" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plaque-sous-le-soleil-et-tout-un-passe-qui-remonte">Une plaque sous le soleil, et tout un passé qui remonte</h2>



<p>Au mur, la plaque est sobre, nette, presque austère. Mais elle dit l’essentiel : <strong>un hommage, un lieu, une date, un exil</strong>. Elle rappelle qu’en 1939, ici, dans les dépendances et les écuries du château de Chaumont-sur-Loire, furent accueillis des réfugiés <a href="https://bloiscapitale.com/flamenco-a-begon-juan-carmona-se-confie-avant-son-concert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">espagnols</a> fuyant la répression franquiste. Plus bas, une formule simple enfonce le clou : <em><strong>« Pour que demeure la mémoire. ¡Nunca olvidar! »</strong></em> <em>(Ne jamais oublier)</em></p>



<p>Autour d’elle, ce 7 avril 2026, il y avait des descendants, des collégiens, des enseignants, des élus, des représentants associatifs, le Souvenir Français, un représentant de l’ambassade d’Espagne, des drapeaux républicains espagnols dans l’assemblée, des applaudissements, des regards très attentifs. Il y avait aussi, dans ce lieu aujourd’hui associé à l’art, aux jardins et à la beauté du domaine, une impression tenace de décalage. Car ce mur paisible, cette cour ensoleillée, ces façades ordonnées, renvoient soudain à <strong>une autre réalité : celle d’un accueil d’urgence, d’un exil massif, de familles déplacées, de femmes et d’enfants arrivés ici après la débâcle de la guerre civile, et la Retirada.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1024x768.jpeg" alt="réfugiés espagnols" class="wp-image-32469" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-longtemps-restee-a-la-marge">Une histoire longtemps restée à la marge</h2>



<p>En cet hiver de 1939, <strong>320 réfugiés dans un village qui comptait alors environ 750 habitants,</strong> ce fut énorme. Et pourtant, l&rsquo;affaire a presque disparu du récit local. <strong>Le maire de Chaumont-sur-Loire</strong>, <strong>Baptiste Marseault,</strong> l’a raconté très simplement. Tout est reparti, pour la commune, d’un message reçu de <strong>Patricia Allouin-Ratton,</strong> descendante de cette histoire. Il lui répond aussitôt qu’il n’en a <em>« jamais entendu parler »</em>. Deux jours plus tard, lors d’un goûter réunissant les anciens de la commune, il pose la question. Même silence ou presque. Oui, il y avait bien eu des Espagnols, se souvient-on vaguement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1024x768.jpeg" alt="Baptiste Marseault" class="wp-image-32470" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Comment un accueil de cette dimension, même bref, même organisé dans l’urgence, a-t-il pu s’effacer à ce point ? Les réponses se trouvent sans doute dans la nature même de ce qui s’est joué en 1939. Un hébergement d’urgence. Une population déplacée, très majoritairement féminine et enfantine. Un passage plus qu’une installation. Une organisation administrative et sécuritaire. Un contexte national et européen saturé par d’autres angoisses. Et, surtout, <strong>une mémoire qui a davantage survécu dans l’intimité des vies que dans les récits officiels.</strong> C’est ce renversement qu’a opéré la cérémonie : <strong>ce qui était resté dans les familles est entré dans l’espace public.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-chaumont-sur-loire-fragment-local-de-la-retirada">Chaumont-sur-Loire, fragment local de la Retirada</h2>



<p>Pour comprendre ce qui s’est joué ici, il fallait évidemment revenir à l’hiver 1939. Les prises de parole des familles, des collégiens, des élus et du conseiller culturel de l’ambassade d’Espagne ont toutes, à leur manière, rappelé le cadre : la guerre civile espagnole, la défaite républicaine, l’exode massif vers la France.</p>



<p>Dans son intervention, <strong>Ignacio Díaz de la Guardia</strong> a rappelé l’ampleur du phénomène : <strong>environ 465 000 personnes franchissant la frontière française en quelques mois.</strong> Une masse humaine considérable. <em>« Les gens, normalement, ne partent pas de chez eux »</em>, a-t-il rappelé, soulignant que ce qui déclenche l’exil, c’est d’abord la crainte, la nécessité, l’impossibilité de demeurer là où l’on est né. A Chaumont, il s’agissait en immense majorité de femmes et d’enfants. Un tri avait été opéré. Les hommes, eux, avaient été dirigés vers d’autres lieux, notamment des camps d’internement. <strong>Cette séparation, au cœur de la Retirada, traverse la mémoire des familles comme une blessure fondatrice.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1024x768.jpeg" alt="Ignacio Díaz de la Guardia" class="wp-image-32467" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-dormir-sur-la-paille-manquer-de-tout">Dormir sur la paille, manquer de tout</h2>



<p>Les collégiens d’Onzain ont donné à cette histoire une épaisseur concrète. Ils ont restitué des faits, des conditions de vie, des détails matériels qui font saisir <strong>ce qu’était, au quotidien, cet accueil d’urgence.</strong> Les élèves de 3e ont évoqué la <strong>sous-alimentation,</strong> des repas peu variés, composés notamment d&rsquo;un peu de boudin, de lentilles, d’œufs et de pommes de terre. Ils ont rappelé des quantités comptées, du lait distribué, du pain, parfois un peu de chocolat. Ils ont parlé <strong>de manque d’hygiène, de toilettes communes, de savon insuffisant, de vêtements souvent usés ou de mauvaise qualité, de peu de change.</strong> Ils ont aussi parlé du <strong>sommeil sur la paille, de l’inconfort, du froid, des maladies redoutées,</strong> des visites médicales organisées pour tenter d’éviter la propagation des contagions. Ils ont évoqué <strong>la peur des vaccins, la barrière de la langue, les effets psychologiques de l’exil, la séparation familiale, cette impression de précarité complète</strong> qui accompagne les vies déplacées.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1024x678.jpeg" alt="Allouin-Ratton" class="wp-image-32463" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1024x678.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-300x199.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-768x508.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1536x1017.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-2048x1356.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-clemencia-lola-juan-une-histoire-familiale-dans-la-grande-dechirure">Clemencia, Lola, Juan : une histoire familiale dans la grande déchirure</h2>



<p>À l’intérieur de cette histoire collective, une trajectoire a joué le rôle de fil humain : celle <strong>de Clemencia, de sa fille Lola, présente lors de la cérémonie, et de Juan.</strong> Il y a la frontière franchie, la séparation d’avec Juan, l’angoisse, l’absence de nouvelles, l’arrivée à Chaumont-sur-Loire. Il y a cette petite fille de 17 mois, Lola, portée dans les bras de sa mère. Il y a l’hébergement dans les dépendances et les écuries. Puis, après plusieurs jours d’errance et de précarité, le déplacement vers un fermier qui a besoin de main-d’œuvre. Clemencia travaille dans les champs, fait la cuisine. Plus tard, grâce à l’aide de Français qui tentent de réunir les familles, elle retrouve Juan dans un camp de travaux forcés à Bordeaux. Les retrouvailles n’effacent rien, mais elles rouvrent un avenir. Elles viennent après des années de séparation et de recherches.</p>



<p><strong>Juan et Clemencia espèrent rentrer en Espagne lorsque la guerre est terminée, mais y renoncent. Trop dangereux. Trop incertain. Il faut rester en France, reconstruire là,</strong> dans cette terre qui n’était pas celle d’origine mais devient le lieu possible d’une survie. La famille Lorente s’installe en Centre-Val de Loire. D’autres enfants naissent, Maria et José. Juan travaille dans le bâtiment. Puis l’histoire bascule de nouveau : il meurt en 1965 à la suite d’un accident du travail. Clemencia, restée seule, travaille comme femme de ménage. Elle meurt en 1990.</p>



<p>Toute la cérémonie, en réalité, reposait aussi sur cette capacité à faire entendre ce que l’histoire générale recouvre trop souvent : non seulement des masses, des flux, des chiffres, mais <strong>des vies singulières, fragiles, acharnées, reconstruites morceau par morceau.</strong> Une histoire racontée par <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong> dans <em>¡ S.O.S. LA VIDA ! C&rsquo;est la vie !</em>.</p>



<p>Le discours de <strong>Maria Lorente,</strong> fille de Clemencia et Juan, a donné à cette mémoire familiale une intensité particulière. <em><strong>« L’exil, c’est aussi la guerre, la férocité et la désolation »</strong></em>, a-t-elle dit. <em>« Il n’est pas de condamnation plus terrible pour un être humain que d’abandonner de force ses proches, d’abandonner le paysage où il a grandi, d’abandonner sa profession, les objets qui lui sont chers, les habitudes bienheureuses, et même d’abandonner sa propre langue. »</em> Mes parents, a-t-elle rappelé, étaient <em><strong>« des personnes pacifiques, sensées, tolérantes »</strong></em>, des personnes que <em>« tout pays aurait voulu compter parmi ses citoyens ».</em> Tous deux sont morts en France, loin de leur terre. </p>



<p>Maria a voulu aussi alerter. <em>« Souvenons-nous qu’il n’y a pas de place pour l’indifférence »</em>, a-t-elle lancé. <em><strong>« Nous ne pouvons pas détourner le regard. »</strong></em> La formule traversait d’un seul mouvement le passé et le présent. Chez les descendantes de Lola, cette même intention. <em>« Nous sommes là pour vous rendre hommage »,</em> ont dit Sylvie et Patricia, en dédiant la plaque à leur mère, à leur grand-mère, aux autres personnes passées par là, et plus largement <strong><em>« à toutes les victimes de la folie d’une poignée d’êtres humains, hier comme aujourd’hui ».</em></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1024x768.jpeg" alt="général Jean-Marie Beyer" class="wp-image-32468" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-memoire-familiale-a-la-memoire-publique">De la mémoire familiale à la mémoire publique</h2>



<p>Le <strong>général Jean-Marie Beyer,</strong> délégué général du <strong>Souvenir Français,</strong> a vu dans cette initiative <strong>la transformation d’<em>« un souvenir intime en mémoire collective ».</em></strong> Le Souvenir Français, a-t-il insisté, porte une attention particulière à ces <em>« mémoires d’exil et d’engagement »</em> qui font pleinement partie de l’histoire commune. En dévoilant cette plaque, a-t-il dit encore, il s’agissait <em><strong>« d’inscrire dans la pierre ce que le temps ne pourrait pas effacer »</strong></em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="671" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1024x671.jpeg" alt="François Bonneau" class="wp-image-32471" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1024x671.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-300x197.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-768x504.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1536x1007.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-2048x1343.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>François Bonneau, le président de la Région Centre-Val de Loire,</strong> a replacé la séquence dans le contexte européen de 1939, lorsque <em>« montent le totalitarisme, la barbarie, la volonté de fouler aux pieds les libertés fondamentales »</em>. Il a insisté sur ce qui s’était joué ici comme expérience de solidarité : accueillir des femmes, des enfants, des familles menacées de tout, jusque dans leur existence même. <strong>Son intervention tirait aussi un fil vers le présent.</strong> Sans écraser le passé sous l’actualité, <strong>il a évoqué les murs érigés aujourd’hui dans le monde, les frontières fermées, les systèmes politiques qui font de l’exclusion un principe.</strong></p>



<p>Le conseiller culturel de l’ambassade d’Espagne, <strong>Ignacio Díaz de la Guardia</strong>, a, quant à lui, apporté une autre profondeur : celle du rapport espagnol à sa propre mémoire. Avec un ton très personnel, parfois hésitant, il a raconté combien, en Espagne, ces questions ont longtemps été cantonnées à la sphère familiale, avant de retrouver une place plus affirmée dans le débat public. <strong>Il a rappelé que parler de mémoire n’est pas diviser, mais reconnaître les victimes, comprendre le passé et construire <em>« un futur plus juste et plus inclusif ».</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-lieu-autrement">Le lieu, autrement</h2>



<p>Le Domaine de Chaumont-sur-Loire continuera d’être ce lieu de jardins, de création, de patrimoine. Mais désormais, un fragment de son histoire, longtemps demeuré discret, a trouvé sa forme publique. Dans leur discours, les descendantes de Lola ont formulé cela avec une grande justesse. Là où leur mère et leur grand-mère étaient arrivées en fuyant, Lola revient aujourd’hui librement. Là où il y avait eu l’attente, l’incertitude, l’arrachement, <strong>il y a désormais une inscription visible, une reconnaissance, un nom donné à l’épreuve traversée.</strong> La plaque ne clôt rien. Elle ouvre. Elle oblige à regarder autrement. Elle relie une mémoire familiale à une mémoire territoriale. Elle rappelle que <strong>l’exil ne relève jamais seulement des archives ou des chiffres, mais de vies traversées par la peur, la séparation, le travail, la perte et la reconstruction.</strong> Et, dans la cour ensoleillée de Chaumont-sur-Loire, ce 7 avril, c’est bien cela qui est apparu : une histoire revenue, désormais assez forte pour demeurer.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939">À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Le Marcou : une croyance ancienne liée à la guérison</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 09:15:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, certaines traditions religieuses et croyances anciennes peuvent étonner. Parmi elles figure celle du Marcou, aujourd’hui peu connue. Elle renvoie à la figure d’un guérisseur agissant par le toucher et se rattache au culte de saint Marcou, notamment à travers les pèlerinages qui lui sont consacrés. Une croyance liée à la naissance Selon la &#8230;</p>
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<p>À Blois, certaines traditions religieuses et croyances anciennes peuvent étonner. Parmi elles figure celle du <strong>Marcou,</strong> aujourd’hui peu connue. Elle renvoie à la figure d’<strong>un guérisseur agissant par le toucher</strong> et se rattache au <strong>culte de saint Marcou</strong>, notamment à travers les pèlerinages qui lui sont consacrés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1024x768.jpeg" alt="St Marcou Blois" class="wp-image-15265" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-croyance-liee-a-la-naissance">Une croyance liée à la naissance</h2>



<p>Selon la croyance, <strong>le septième fils consécutif, sans aucune fille intermédiaire, né d’un mariage légitime, posséderait le don de guérir, exercé par le simple geste de toucher.</strong> À Blois, cette croyance est encore évoquée par certains habitants âgés. Simone, figure locale de plus de 90 ans, ancienne épicière de la rue des Trois-Marchands, affirme avoir connu un Marcou, présenté comme guérisseur par le toucher. <strong>La question des Marcous n’a pas fait l’unanimité au sein de l’Église</strong>. Le clergé était divisé : certains prêtres formaient des <a href="https://bloiscapitale.com/les-marcous-guerisseurs-mystiques-du-passe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marcous</a> dans leur paroisse, tandis que d’autres y voyaient de la superstition.</p>



<p>De façon plus marginale, certaines croyances populaires évoquent également, <strong>pour la septième fille consécutive, née sans garçon intermédiaire, l’existence de dons de voyance,</strong> sans qu’un cadre religieux ou rituel comparable ne soit attesté.</p>



<p>La croyance du Marcou est traditionnellement liée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcoul" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Saint Marcoul, moine normand</strong> du VIᵉ siècle.</a> Toutefois, rien dans les biographies de Saint Marcou, rédigées au IXᵉ siècle, ne mentionne un don de guérison transmis par la naissance d’un septième fils. Cette absence souligne le décalage entre les textes hagiographiques anciens et les traditions populaires ultérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rite-du-voyage">Le rite du « voyage »</h2>



<p>Parallèlement à cette croyance liée à la naissance, <strong>le culte de saint Marcou s’est structuré autour de pratiques de pèlerinage.</strong> Depuis le règne de Saint Louis, les rois de France avaient coutume, le lendemain de leur sacre à Reims, de se rendre en pèlerinage à Corbeny, près de Laon, sur les reliques de Saint Marcou. Ils y recevaient <strong>les malades atteints des écrouelles</strong> (affection chronique des ganglions lymphatiques du cou), appelées aussi scrofules, et obtenaient, selon les récits, des guérisons. Après la messe, le roi touchait les scrofuleux, traçait sur eux un signe de croix et prononçait la formule : <em><strong>« Le roi te touche, Dieu te guérisse ».</strong></em> Sous le règne de Louis XIII, les sources mentionnent 868 malades reçus.</p>



<p>Le pèlerinage de saint Marcou &#8211; comme à l&rsquo;<strong>Eglise Saint-Nicolas</strong> de Blois <strong>chaque 1er mai</strong> &#8211; s’inscrit dans une pratique ancienne appelée le <em><strong>« voyage »</strong></em>. À une époque où la médecine ne disposait pas des moyens actuels, guérir d’une maladie tenait souvent du miracle. Le voyage n’était ni une thérapie ni une pratique magique, mais <strong>une demande d’intercession,</strong> accompagnée d’un rite particulier. Les gens du pays résumaient parfois cette incertitude par une formule simple : <em><strong>« Ça fait ou ça n’fait pas ».</strong></em> Imparable.</p>



<p></p>
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		<title>Une famille blésoise à travers les siècles : l’enquête généalogique de Cécile Aubry</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 15:33:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté comme un roman, le livre « Histoire d&#8217;une famille blésoise &#8211; Vallon » (Le Lys Bleu) de Cécile Aubry n’en est pas un. L&#8217;ouvrage &#8211; disponible à la boutique Blois Capitale &#8211; relève d’un autre registre : une histoire de famille, une biographie collective, une saga inscrite dans le temps long. Une saga qui commence bien &#8230;</p>
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<p>Présenté comme un roman, le livre <a href="https://www.lysbleueditions.com/sciences-humaines/histoire-geographie/histoire-dune-famille-blesoise-vallon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>« Histoire d&rsquo;une famille blésoise &#8211; Vallon »</em></strong> (Le Lys Bleu)</a> de <strong>Cécile Aubry</strong> n’en est pas un. L&rsquo;ouvrage &#8211; disponible à la boutique Blois Capitale &#8211; relève d’un autre registre : <strong>une histoire de famille, une biographie collective, une saga inscrite dans le temps long</strong>. Une saga qui commence bien avant le XVIIᵉ siècle et qui, à travers la famille <strong>Léonnar-Vallon</strong>, raconte aussi Blois, ses bouleversements, ses crises et ses continuités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-point-de-depart-inattendu">Un point de départ inattendu</h2>



<p>L’origine de cette enquête prend naissance dans un autre ouvrage, <em><strong>Gabriel Bayeux… un maire pas comme les autres</strong></em>. En travaillant sur ce personnage, Cécile Aubry croise le nom Vallon. Elle découvre alors qu’il s’inscrit dans une lignée plus vaste, celle de la <strong>famille Léonnar-Vallon.</strong> Aucun lien direct, pourtant, avec Gabriel Bayeux. Mais une coïncidence géographique — Tour-en-Sologne — et une présence récurrente dans les archives suffisent à éveiller la curiosité. </p>



<p>Ce qui aurait pu rester une piste secondaire devient un travail de longue haleine. Parce que, très vite, une évidence s’impose : <em><strong>« Ils avaient tous fait quelque chose d’important pour la ville de Blois, au travers de leur histoire. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="357" height="511" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33.png" alt="" class="wp-image-30108" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33.png 357w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-33-210x300.png 210w" sizes="auto, (max-width: 357px) 100vw, 357px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lignee-ancree-a-blois-depuis-1660">Une lignée ancrée à Blois depuis 1660</h2>



<p>Ce qui est établi avec certitude, c’est la présence des Vallon à Blois <strong>depuis 1660</strong>. Le livre le pose clairement : à partir de cette date, la famille s’inscrit durablement dans le tissu blésois et y laisse une trace continue sur plusieurs générations.</p>



<p>Les Léonnar-Vallon forment alors une lignée marquée par des fonctions liées au soin, au droit et à l’administration. Le livre recense notamment <strong>cinq chirurgiens, deux prêtres, un échevin, quatre notaires, deux avocats, un juge, deux juges de paix et deux sous-préfets</strong>. Tous n’ont pas connu des destins éclatants, mais chacun, selon l’autrice, mérite attention. Certains parcours sont plus modestes, mais ils participent pleinement à l’histoire collective de leur famille et de leur territoire. </p>



<p><strong>Raconter cette lignée, c’est donc aussi raconter Blois à travers les siècles.</strong> La ville n’est pas un simple décor, mais un espace traversé par des engagements successifs, des métiers, des responsabilités assumées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-origine-ecossaise">L’origine écossaise</h2>



<p>Cécile Aubry pose une hypothèse structurante : celle d’<strong>une origine écossaise ancienne de la famille Léonnar-Vallon</strong>, à une époque indéterminée, dans un contexte où la chirurgie semble se transmettre de manière héréditaire. Cette hypothèse s’inscrit dans une histoire plus large, celle de l’<strong>Auld Alliance</strong>, scellée en 1295 entre la France et l’Écosse.</p>



<p>L&rsquo;autrice fait ensuite le lien avec la présence des<a href="https://www.aubigny-sologne.com/jexplore/des-ecossais-dans-le-berry/la-cite-des-stuarts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <strong>Stuarts </strong>dans le Cher</a>. À partir de 1421, Charles VII remet la seigneurie d’Aubigny à John Stuart de Darnley. Après lui, plusieurs Stuart marquent durablement le territoire. La dynastie s’éteint en 1672, avant que la cité ne soit attribuée, quelques années plus tard, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Ren%C3%A9e_de_Penanco%C3%ABt_de_Keroual" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Louise Renée de Penancoët de Kéroualle</a>.</p>



<p>Sans jamais affirmer une filiation certaine, Cécile Aubry situe cette hypothèse dans un faisceau d’indices historiques cohérents, qui permettent d’éclairer l’installation possible d’ancêtres venus d’Écosse.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-patiente-et-documentee">Une enquête patiente et documentée</h2>



<p>Pour reconstituer ces trajectoires, l’autrice s’appuie sur une enquête méthodique. Archives en ligne, journaux anciens, annuaires, bibliothèques, travaux existants : les sources se croisent et se répondent. La presse ancienne offre également de nombreuses traces. <strong>Parmi les épisodes marquants figure la crue de 1846.</strong> Cécile Aubry évoque l’histoire de cet événement majeur, au cours duquel un membre de la famille Vallon participe au sauvetage de nombreuses personnes. <strong>Blois, avertie à temps par le préfet de Nevers, ne déplore aucun mort.</strong> Si la ville est épargnée, les eaux charrient cependant des cadavres d’animaux et de personnes provenant des villes en amont.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-figures-marquantes-des-engagements-contrastes">Des figures marquantes, des engagements contrastés</h2>



<p>Au fil des générations, certaines figures s’imposent plus nettement. Des maîtres chirurgiens, des notaires, un préfet de Lille — Paul Vallon — dont l’action marque durablement la ville. <strong>La période révolutionnaire</strong> occupe une place centrale dans le récit. Des membres de la famille, royalistes engagés, cachent des proches, des prêtres réfractaires refusant de prêter serment à la République. Ils prennent des risques considérables. Certains y laissent la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-valeurs-et-continuites">Valeurs et continuités</h2>



<p><strong>À travers ces parcours se dessinent des valeurs récurrentes : l’engagement, l’investissement au service des autres, le souci du bien commun.</strong> <em>« Leurs valeurs, c’est s’investir et faire des choses pour les autres. »</em><br>Que ce soit à Blois, à Angers, à Lille ou à Chantilly, les membres de la famille laissent une empreinte. Ils administrent, soignent, protègent, organisent. Cette continuité n’exclut pas les divergences. <strong>La famille compte à la fois des royalistes et des républicains.</strong> Les engagements varient selon les époques, mais tous participent, à leur manière, à la vie de la cité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-genealogie-comme-outil-de-comprehension-historique">La généalogie comme outil de compréhension historique</h2>



<p>En avançant dans son travail, Cécile Aubry découvre aussi des pans entiers de l’histoire qu’elle ignorait. <strong>Les épidémies, les catastrophes naturelles, les effets concrets des décisions administratives.</strong> La généalogie devient alors un outil de compréhension du passé. <em>« La généalogie nous apprend d’où l’on vient, qui l’on est, et comment, à travers notre histoire familiale, on contribue à la grande histoire de la France. »</em></p>



<p>Ce travail s’inscrit dans une pratique ancienne. <strong>Cécile Aubry s’intéresse à la généalogie depuis l’âge de vingt ans</strong>. Elle commence par répondre à une demande de son père, plâtrier, désireux de connaître l’ancienneté de la transmission de son métier. Puis la passion s’installe, s’interrompt un temps, avant de reprendre il y a une quinzaine d’années. Elle reconstitue ensuite l’histoire de sa propre famille, organise une vaste cousinade, retrouve plus d’un millier de personnes. Avec son mari, elle mène un travail similaire, retrouvant des descendants dispersés à travers le monde, de l’Australie à Hong Kong. Parmi les découvertes marquantes figure le portrait original de Gabriel Bayeux, conservé par une descendante qui ignorait jusqu’alors son identité précise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-enquete-volontairement-arretee">Une enquête volontairement arrêtée</h2>



<p>Le travail n’est jamais totalement achevé. Pourtant, Cécile Aubry choisit de s’arrêter. Elle ne dépasse pas la génération de son grand-père. <strong><em>« Après, c’est trop contemporain. »</em> Elle refuse d’entrer dans la vie privée des vivants.</strong></p>



<p>La généalogie reste néanmoins une enquête perpétuelle, une manière de relier les existences, de faire émerger des figures oubliées, et de <strong>comprendre comment une famille, à travers ses engagements successifs, participe à l’histoire collective. </strong>Avec cette histoire de la famille Vallon, c’est un pan discret de la mémoire blésoise qui se révèle.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-famille-blesoise-a-travers-les-siecles-lenquete-genealogique-de-cecile-aubry">Une famille blésoise à travers les siècles : l’enquête généalogique de Cécile Aubry</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Comment le Père Noël est devenu un vieil homme jovial, bedonnant, à la barbe blanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 14:38:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, à l’approche des fêtes de Noël, le visage jovial et barbu du Père Noël s’impose comme une icône universelle. Pourtant, son apparition est le résultat d’un long processus historique, croisant des traditions religieuses, des influences culturelles et des campagnes commerciales. Comment ce personnage est-il passé d’un saint bienveillant à la figure mondialement connue &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comment-le-pere-noel-est-devenu-un-vieil-homme-jovial-bedonnant-a-la-barbe-blanche">Comment le Père Noël est devenu un vieil homme jovial, bedonnant, à la barbe blanche</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><strong>Chaque année, à l’approche des fêtes de Noël, le visage jovial et barbu du Père Noël s’impose comme <a href="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une icône universelle</a>.</strong> Pourtant, son apparition est le résultat d’un long processus historique, croisant des traditions religieuses, des influences culturelles et des campagnes commerciales. Comment ce personnage est-il passé d’un saint bienveillant à la figure mondialement connue que nous célébrons aujourd’hui ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-origines-paiennes-aux-racines-chretiennes">Des origines païennes aux racines chrétiennes</h3>



<p>Les premières traces des festivités liées à un bienfaiteur hivernal remontent à l&rsquo;Antiquité. Les <strong>Saturnales</strong> romaines, célébrées en décembre, rendaient hommage au dieu Saturne et incluaient des échanges de cadeaux, des banquets et une atmosphère de générosité. Cette tradition préfigurait l’esprit festif que l’on associe aujourd’hui à Noël.</p>



<p>En Europe du Nord, les peuples germaniques célébraient le <strong>dieu Odin</strong> pendant le <strong>Yule</strong>, une fête liée au solstice d’hiver. <strong>Odin était décrit comme un vieil homme barbu voyageant dans le ciel sur son cheval Sleipnir,</strong> une image qui a peut-être inspiré le Père Noël…</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-importance-de-saint-nicolas">L&rsquo;importance de Saint Nicolas</h3>



<p><strong>Au IVᵉ siècle</strong>, un évêque de Myre (dans l&rsquo;actuelle Turquie), <strong>Saint Nicolas</strong>, s&rsquo;illustra par sa générosité. La légende raconte qu&rsquo;il sauva trois jeunes filles de la pauvreté en leur offrant des sacs d’or. <strong>Devenu saint patron des enfants</strong> et des marins, il est célébré chaque année le <strong>6 décembre</strong> dans de nombreux pays d’Europe, où il distribue des cadeaux aux enfants sages. Au fil des siècles, les traditions païennes et chrétiennes se sont mêlées. En Europe médiévale, Saint Nicolas était souvent représenté en tenue d’évêque, portant une mitre et une crosse, accompagné du Père Fouettard, chargé de punir les enfants désobéissants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-santa-claus-l-heritage-des-colons-neerlandais-en-amerique">Santa Claus : l&rsquo;héritage des colons néerlandais en Amérique</h3>



<p><strong>Au XVIIᵉ siècle,</strong> les colons néerlandais ont exporté aux États-Unis la figure de <strong>Sinterklaas</strong>, une version néerlandaise de Saint Nicolas. Installés à New Amsterdam (aujourd’hui New York), ils ont introduit la fête de Saint Nicolas. <strong>Au fil du temps, ce personnage a été anglicisé</strong> en <strong>Santa Claus</strong>.</p>



<p><strong>En 1823, un poème intitulé <em>A Visit from St. Nicholas</em></strong> (plus connu sous le titre <em>The Night Before Christmas</em>) <strong>a joué un rôle clé dans la popularisation de Santa Claus.</strong> Attribué à Clement Clarke Moore, ce poème <strong>décrit Santa Claus comme un homme jovial, petit et rond, voyageant dans un traîneau tiré par huit rennes</strong>. Il fixe également plusieurs éléments aujourd’hui indissociables de l’imaginaire de Noël, comme la <strong>descente par la cheminée et la distribution de cadeaux</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-thomas-nast-le-pere-du-santa-moderne">Thomas Nast : le père du Santa moderne</h3>



<p>C’est l’illustrateur germano-américain <strong>Thomas Nast</strong> qui, à partir de 1863, dans le <a href="https://www.metmuseum.org/art/collection/search/429261?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">magazine <em>Harper’s Weekly</em></a>, donne à Santa Claus son apparence moderne.<strong> Dans ses dessins, Santa Claus est représenté comme un vieil homme jovial, bedonnant, avec une longue barbe blanche et une tenue de fourrure.</strong> Thomas Nast est également à l’origine de l’idée que Santa Claus vit au <strong>pôle Nord</strong>, <strong>où il fabrique des jouets avec ses lutins, </strong>et qu’il tient une <strong>liste des enfants sages et méchants</strong>.</p>



<p>Cependant, à l’époque de Nast, <strong>la tenue de Santa Claus n’était pas encore définitivement rouge.</strong> Les illustrations de Nast le montraient dans des habits de diverses couleurs, souvent adaptés aux circonstances. Ce n’est qu’au début du XXᵉ siècle que la couleur rouge deviendra systématique.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="797" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-797x1024.jpg" alt="Santa coca-cola" class="wp-image-21633" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-797x1024.jpg 797w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-234x300.jpg 234w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931-768x986.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/coca-cola-santaclaus-1931.jpg 1168w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-influence-decisive-de-coca-cola">L’influence décisive de Coca-Cola</h3>



<p><strong>En 1931</strong>, la compagnie <strong>Coca-Cola</strong> lance une série de campagnes publicitaires qui scellent l’image du Père Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui. L’illustrateur <strong>Haddon Sundblom</strong> crée une version joviale et chaleureuse de Santa Claus, vêtu d’un costume rouge vif bordé de fourrure blanche. <strong>Ces publicités, diffusées mondialement, </strong>popularisent cette version de Santa Claus et en font une icône universelle.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YhQOgpJ8U0"><a href="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur">[Plus cool de Blois] Michel, le Père Noël au grand cœur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« [Plus cool de Blois] Michel, le Père Noël au grand cœur » &#8212; Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/plus-cool-de-blois-michel-le-pere-noel-au-grand-coeur/embed#?secret=lTNsdAmaWo#?secret=YhQOgpJ8U0" data-secret="YhQOgpJ8U0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>
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		<title>Françoise de Person : le pont médiéval de Blois, une mémoire retrouvée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 10:30:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À peine le soupçonne-t-on sous les remous de la Loire. Les pierres affleurent, les ruines émergent, et déjà se dessine la structure engloutie d’un pont. C’est bien là, encore aujourd’hui, la trace du pont médiéval de Blois. Françoise de Person, historienne, a choisi d’en restituer l’histoire dans un livre dense, fruit de plusieurs décennies de &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/francoise-de-person-le-pont-medieval-de-blois-une-memoire-retrouvee">Françoise de Person : le pont médiéval de Blois, une mémoire retrouvée</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>À peine le soupçonne-t-on sous les remous de la Loire. Les pierres affleurent, les ruines émergent, et déjà se dessine la structure engloutie d’un pont. C’est bien là, encore aujourd’hui, <strong>la trace du pont médiéval de Blois.</strong> <strong>Françoise de Person, historienne,</strong> a choisi d’en <a href="https://bloiscapitale.com/bien-avant-nos-arches-actuelles-letrange-destin-de-nos-ponts-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">restituer l’histoire</a> dans un livre dense, fruit de plusieurs décennies de recherche : <a href="https://www.editions-la-salicaire.com/produit/la-vie-du-pont-medieval-de-blois-et-sa-chute-en-1716/"><em><strong>« La Vie du pont médiéval de Blois et sa chute en 1716 »</strong></em> (éditions La Salicaire, 24,00€)</a>, préfacé par Christophe Degruelle, président d&rsquo;Agglopolys.</p>



<p><strong>Le parcours de Françoise de Person est marqué par une fidélité constante à la Loire.</strong> Sa thèse, soutenue à l’université de Tours en 1989, portait déjà sur <em>Les voituriers par eau et le commerce sur la Loire à Blois au XVIIe siècle</em>*. Chercheuse et éditrice, Françoise de Person s’est donné pour objectif de partager ses travaux avec le plus grand nombre. Elle revendique cette volonté de diffusion : <em><strong>« Mon objectif, c’est de communiquer mes recherches. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.editions-la-salicaire.com/produit/la-vie-du-pont-medieval-de-blois-et-sa-chute-en-1716/"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="225" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-35.png" alt="" class="wp-image-28769" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-35.png 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-35-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-choix-du-pont-medieval">Le choix du pont médiéval</h2>



<p>Habiter Blois et Molineuf, étudier depuis longtemps la Loire et sa navigation, <strong>entendre circuler approximations et erreurs : autant de raisons qui l’ont conduite à se tourner vers le pont médiéval.</strong> <em>« J’entends aussi beaucoup de bêtises sur les ports de Blois… Je n’avais jamais publié sur Blois. Je me suis dit : je fais un livre. Le sujet du pont médiéval m’a semblé un beau sujet. »</em> L’historienne insiste sur l’importance de sa période de prédilection, <strong>le XVIIe siècle, trop souvent négligé</strong>. C’est à cette époque qu’elle a choisi de situer son récit. <em>« D’abord, c’est ma période. Elle n’est pas valorisée. »</em></p>



<p>Mais, revenons sur le pont et la violence de son effondrement. <strong>Le 7 février 1716, treize arches du pont médiéval cèdent sous la pression des glaces et s’écroulent. Maisons, moulins, chapelle disparaissent dans les flots. </strong>Seules sept arches, côté faubourg de Vienne, subsistent. Le pont, qui avait résisté <strong>plus de six siècles</strong>, n’est plus. <em>« Les habitants devaient être sidérés »</em>. Cette disparition emporte avec elle l’activité du pont : <strong>communications rompues</strong> entre provinces du Nord et du Sud, <strong>disparition des échanges, du rôle religieux, industriel et commercial.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="976" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-1024x976.jpeg" alt="" class="wp-image-28771" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-1024x976.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-300x286.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-768x732.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-1536x1463.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/IMG_2760-2048x1951.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rue-animee">Une rue animée</h2>



<p>Dans un chapitre intitulé <em>« L’animation d’une rue »,</em> Françoise de Person décrit le pont comme <strong>un véritable quartier.</strong> <em>« Le pont n’est pas uniquement une voie de passage. Il constitue un quartier à part, sur l’eau, avec ses industries, ses commerces, la chapelle Saint-Fiacre. »</em> Rois, reines, princes l’ont emprunté : Gaston d’Orléans, Louis XIV, le duc d’Anjou, Jean de La Fontaine. Mais aussi des voyageurs anonymes, des pèlerins, des charretiers, des Blésoises et des Blésois, des badauds, des voleurs, des mariniers, des cordiers. <strong>On y travaillait, on y vivait.</strong></p>



<p>La circulation y était pourtant difficile. Large de huit mètres seulement, pavée mais étroite, la chaussée était sans cesse encombrée. <em>« Les embarras »</em>, disait Boileau. Chocs continuels, pavés disjoints, parapets à réparer, bouteroues à remettre. Les échevins, accompagnés des maîtres paveurs, inspectaient régulièrement les lieux pour dresser devis et réparations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-sources-notariales">Les sources notariales</h2>



<p>Le travail de Françoise de Person repose sur un corpus de sources rarement exploitées : <strong>les minutes notariales. <em>« C’est très riche »</em>,</strong> souligne-t-elle. <em>« On allait tout le temps chez notaire : on se bagarrait, on finissait par un accord, il y a les marchés de transport, les naufrages. <strong>Toute la vie est là. »</strong></em> Ces documents permettent de croiser les informations, de suivre les réparations, de repérer les incidents. En recoupant avec les registres municipaux et les plans d’ingénieurs comme <strong>Nicolas Poictevin, </strong>l’historienne a pu reconstituer <strong>les usages du pont</strong>, jusqu’à ses effondrements partiels et à sa destruction finale.</p>



<p><strong>Le livre n’est pas dépourvu d’anecdotes,</strong> qu’elle assume comme une <em>« marque de fabrique »</em>. Elle cite par exemple l’entrée de Philippe V d’Espagne, petit-fils de Louis XIV devenu roi d’Espagne, reçu à Blois avec ses frères. <em>« Ils n’allaient pas en avion. Ils s’arrêtaient dans toutes les villes et ils étaient reçus avec les honneurs »</em>, raconte-t-elle. <strong>Mais elle revendique la rigueur historique </strong>: <em>« Je m’arrête là où j’ai un document. Si le texte dit : j’ai failli me noyer, je n’ajoute pas qu’on lui a porté une couverture. <strong>Mes livres ne sont pas romancés. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pont-disparu-une-ville-transformee">Un pont disparu, une ville transformée</h2>



<p>La conclusion du livre replace la disparition du pont médiéval dans le long cours de l’histoire urbaine. <strong><em>« La chute du pont a été le point de départ d’un nouvel urbanisme »</em></strong>, écrit Françoise de Person. Construction du pont Jacques-Gabriel, percée de Saint-Gervais (devenue avenue Wilson), aménagement de quais larges et rectilignes :<strong> en un siècle, le visage de Blois est métamorphosé.</strong></p>



<p>Il reste quelques traces, à qui sait les regarder : piles visibles à l’étiage, toponymes anciens comme la <em>« rue du Vieux Pont »</em>, disparue après 1940, mémoire des ports bouleversés. Le faubourg de Vienne, les rues de la Chaîne et des Chalands, autrefois baignées par la Loire, ont été radicalement transformées. <strong>Une mémoire urbaine s’est effacée avec le pont.</strong></p>



<p>Réaliser un tel livre suppose un engagement financier considérable. <em><strong>« Les historiens n’ont aucun sou », </strong></em>constate-t-elle. <em>« J’ai publié à mes frais. »</em> <strong>Elle a tenu à ce que l’ouvrage soit illustré, en couleur, quand beaucoup de livres d’histoire demeurent austères.</strong> En choisissant le pont médiéval de Blois, Françoise de Person restitue un pan entier de la vie de la cité, souvent éclipsé par l’omniprésence du château et de la Renaissance. <strong>Elle comble un vide historiographique et redonne une mémoire à un monument disparu.</strong> Il s&rsquo;agît donc là d&rsquo;<strong>un livre important.</strong> <em>« C’était un beau sujet »</em>, dit-elle simplement. <em>« Et je suis contente du résultat. »</em></p>



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<p>*<em>De là, une série d’ouvrages a suivi : Bâteliers sur la Loire. La vie à bord des chalands (2017, nouvelle édition), Bâteliers contrebandiers du sel. La Loire au temps de la gabelle (2010), La Marine de Loire au XVIIe siècle (2006), Un Orléanais à la conduite de son négoce sur la Loire, par mer et par terre (2010), Les graffitis de bateaux de Chambord. Une invitation à la navigation (2011), ou encore Le Livre d’Estienne Sallé voiturier par eau et charpentier en bateaux (2022).</em></p>



<p></p>
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		<title>Ouverture de la billetterie pour les Rendez-vous de l’Histoire</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 07:43:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa 28e édition, qui se tiendra à Blois du 8 au 12 octobre 2025, le festival des Rendez-vous de l’Histoire ouvre sa billetterie ce mercredi 24 septembre à 10 heures. Comme un air d’entrée concrète dans une manifestation dont l’ampleur n’a cessé de croître depuis sa création en 1998, et qui, fidèle à sa &#8230;</p>
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<p>Pour sa 28e édition, qui se tiendra à Blois <strong>du 8 au 12 octobre 2025,</strong> le festival des <strong>Rendez-vous de l’Histoire</strong> ouvre sa billetterie <strong>ce mercredi 24 septembre à 10 heures.</strong> Comme un air d’entrée concrète dans une manifestation dont l’ampleur n’a cessé de croître depuis sa création en 1998, et qui, fidèle à sa vocation d’université populaire, reste <strong>accessible gratuitement.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="372" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-1024x372.jpg" alt="rdv histoire 2025" class="wp-image-28272" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-1024x372.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-300x109.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-768x279.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025-1536x558.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/09/rdv-histoire-2025.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Réserver n’est pas obligatoire : le festival demeure en accès libre. Mais la <a href="https://bloiscapitale.com/billetterie-ouverte-pour-beneficier-gratuitement-dune-journee-aux-chateaux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réservation</a> permet de s’assurer une place pour certains rendez-vous, dans la limite des capacités disponibles. <strong>Des réassorts de billets sont prévus</strong> les 27 septembre à 10 h, 29 septembre à 18 h, 1er octobre à 12 h et 4 octobre à 10 h, directement sur le site internet <strong><a href="https://rdv-histoire.com/">www.rdv-histoire.com</a></strong>. Les réservations sont valables jusqu’à dix minutes avant le début des rencontres, après quoi les places sont réattribuées en accès libre. Plus de vingt-cinq salles sont concernées ; sur celles-ci, <strong>20 % des sièges resteront disponibles sans réservation.</strong> Toutes les autres salles du festival sont intégralement ouvertes.</p>



<p>La billetterie du cinéma <em><strong>Art et Essai</strong></em> des <strong>Lobis</strong> fonctionne selon ses propres modalités : les billets payants, retirés à la caisse ou sur le site du cinéma, seront accessibles à partir du 27 septembre. Les billets gratuits seront délivrés le jour même à partir de 9 h. Trois séances – la soirée d’ouverture du cinéma, la projection-débat <em>Qui a tué l’industrie française ?</em> et la table ronde du CNC – passeront par la billetterie en ligne des Rendez-vous de l’Histoire.</p>



<p>Cette organisation accompagne un thème d’édition qui embrasse de vastes horizons : <em><strong>La France ?</strong></em> Une interrogation ouverte, propice à interroger le passé, le présent et l’avenir d’une nation. Elle irrigue l’ensemble du programme : <strong>conférences, tables rondes, cartes blanches, interventions de chercheurs, mais aussi salon du livre, cycle cinéma et expositions.</strong> L’équipe des Rendez-vous de l’Histoire rappelle par ailleurs son engagement environnemental : transports en commun renforcés, navettes électriques gratuites, covoiturage encouragé, tri sélectif, mise à disposition de colonnes d’eau et toilettes écologiques. Autant de gestes qui accompagnent la <strong>dimension citoyenne d’une manifestation fondée sur la gratuité et le partage des savoirs.</strong></p>



<p></p>
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		<title>Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 08:48:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Société des Amis du Château et des Musées de Blois (SACMB) inaugure en 2025-2026 un rendez-vous au long cours : une conférence par mois ouverte à toutes et tous, de septembre à mai. Derrière ce rythme assumé, une idée simple : inviter des spécialistes, des praticiens et des auteurs à éclairer, chacun à sa &#8230;</p>
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<p>La <strong>Société des Amis du Château et des Musées de Blois (SACMB)</strong> inaugure en 2025-2026 un rendez-vous au long cours : <strong>une conférence par mois</strong> ouverte à toutes et tous, de septembre à mai. Derrière ce rythme assumé, une idée simple : inviter des spécialistes, des praticiens et des auteurs à éclairer, chacun à sa manière, le château, les collections et l’histoire, sans s’interdire des échappées plus larges lorsque les sujets y conduisent. <strong>Gilles Chassier</strong>, responsable du cycle, nous résume l’esprit de la saison : un travail collectif, patient, au service d’un public curieux.</p>



<p>Choisir, inviter, relier : ainsi se fabrique une saison. <strong>Certaines conférences naissent d’une invitation directe de l’association, d’autres d’une proposition venue spontanément, d’autres encore d’un hasard heureux. </strong>Gilles Chassier évoque par exemple cette doreuse à la feuille d’or, installée près de la Maison des Acrobates, dont il a simplement frappé à la porte avant de nouer une amitié qui la conduira à partager son savoir. Il se souvient aussi d’André Bendjebbar, qui avait écrit au château pour proposer une intervention : il viendra raconter l’histoire de Madame de Ranchoup, maîtresse de Napoléon et amie d’une Blésoise, dont le legs de tableaux enrichit aujourd’hui le musée. Et il y a ces rencontres inattendues, comme celle d’un chercheur du CNRS croisé presque par hasard, spécialiste des pigments de la Joconde et de La Ronde de nuit, qui donna l’an dernier une conférence remarquée.</p>



<p>Les conférences ont lieu un mardi à l’<strong>auditorium Samuel-Paty</strong>, sous la médiathèque Abbé-Grégoire. L’ambition reste l’accessibilité : <em>« <strong>Oui, elles sont ouvertes au grand public</strong>. Inutile d’être spécialiste ; chacun peut y trouver son intérêt. »</em> Le <strong>droit d’entrée</strong> est de <strong>5 €</strong> pour les non-adhérents.</p>



<p>La <strong>première conférence</strong> donne le ton : <strong>mardi 16 septembre 2025</strong>, <strong>Jérôme Limorté</strong> présentera <strong><em>Les comtes de Blois du 12e au début du 14e siècle : des princes aux grands seigneurs</em></strong>. Il sera question des lignées des Thibaud et des Châtillon, qui marquèrent le comté de Blois du XIIᵉ au début du XIVᵉ siècle, une période bien antérieure à l’avènement de Louis XII et de la Renaissance.</p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-16-septembre-2025-jerome-limorte-les-comtes-de-blois-du-xiie-au-debut-du-xive-siecle-des-princes-aux-grands-seigneurs"><strong>Mardi 16 septembre 2025 — Jérôme Limorté &#8211; « Les comtes de Blois du XIIe au début du XIVe siècle : des princes aux grands seigneurs »</strong></h3>



<p>Historien, auteur d’une thèse récente, Jérôme Limorté s’appuie sur des sources inédites pour éclairer une période peu connue des Blésois : celle des comtes de Blois avant l’éclat de la Renaissance.<br>On y croise des figures fortes : <strong>Thibaud V</strong>, oncle de Philippe Auguste, <strong>Jeanne de Châtillon</strong>, ou encore <strong>Louis de Blois</strong>, croisé lors de la quatrième expédition. Les dynasties Thibault puis Châtillon incarnent une noblesse intermédiaire, <em>« des barons qui, ne pouvant être princes, sont cependant parvenus à maintenir leur rang, en passant d’adversaires du roi de France à soutiens indéfectibles ».</em> L’intervention mettra aussi en lumière quelques revers — telle la <strong>désertion d’Étienne II</strong> à la première croisade —, et rappellera l’importance constante accordée par ces familles au château et à la ville de Blois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="485" height="539" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv.png" alt="" class="wp-image-27736" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv.png 485w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/08/thilbautv-270x300.png 270w" sizes="auto, (max-width: 485px) 100vw, 485px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Thibaud V</strong> &#8211; Image gallica.bnf</figcaption></figure>
</div>


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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-7-octobre-2025-andre-bendjebbar-madame-de-ranchoup-un-caprice-de-bonaparte"><strong>Mardi 7 octobre 2025 — André Bendjebbar &#8211; « Madame de Ranchoup, un caprice de Bonaparte »</strong></h3>



<p>Docteur en histoire, lauréat de l’Académie française, ancien chef du service culturel du Musée de l’Armée, André Bendjebbar a consacré ses recherches à Pauline Fourès, connue sous le nom de Madame de Ranchoup. Épouse d’un lieutenant, elle embarque déguisée en homme lors de l’expédition d’Égypte (1798). Devenue la <strong>maîtresse de Bonaparte</strong>, elle en subira la désaffection rapide. Repartie à Paris, remariée <strong>avec le chevalier de Ranchoup</strong>, elle mènera ensuite une vie d’aventures. Collectionneuse, elle réunit des œuvres majeures de Raphaël, du Titien, de Léonard ou de Boucher. <strong>À sa mort, en 1869, elle lègue l’ensemble au musée des Beaux-Arts de Blois. L’intervention expliquera notamment pourquoi Blois fut choisi comme bénéficiaire de ce legs.</strong></p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-18-novembre-2025-delia-louis-durandet-feuille-d-or-une-histoire-de-patrimoine"><strong>Mardi 18 novembre 2025 — Délia Louis Durandet &#8211; « Feuille d’or, une histoire de patrimoine »</strong></h3>



<p>Diplômée de l’école <strong>La Bonne Graine</strong> (faubourg Saint-Antoine, Paris), seule école française délivrant le <strong>diplôme d’État en dorure-ornementation,</strong> <strong>Délia Louis Durandet exerce à Blois. </strong>Elle viendra présenter la longue histoire de la feuille d’or, fine pellicule battue utilisée depuis l’Antiquité pour magnifier objets, architectures et œuvres d’art. Matériau de prestige, symbole de richesse et de divin, la feuille d’or est toujours employée aujourd’hui dans la restauration du patrimoine. L’exposé abordera à la fois les <strong>origines</strong>, les <strong>techniques</strong> et les usages contemporains de cet art délicat, émaillé d’anecdotes tirées de sa pratique.</p>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-mardi-16-decembre-2025-dominique-labarriere-marie-stuart"><strong>Mardi 16 décembre 2025 — Dominique Labarrière &#8211; « Marie Stuart »</strong></h3>



<p>Auteur solognot de nombreux romans historiques, Dominique Labarrière s’intéresse depuis longtemps aux grandes figures du pouvoir. Son intervention retracera le destin tragique de <strong>Marie Stuart</strong>, reine de France et d’Écosse, prétendante au trône d’Angleterre. Élevée à la cour de <strong>Catherine de Médicis</strong>, confrontée aux complots et aux guerres de religion, Marie Stuart s’efforce de préserver son pouvoir dans une Écosse largement protestante. Son affrontement avec <strong>Élisabeth Iʳᵉ d’Angleterre</strong> et son exécution brutale en sont l’aboutissement. Dominique Labarrière posera une question centrale : Marie Stuart fut-elle avant tout une femme de passion, aveuglée par ses choix amoureux, ou une véritable femme de pouvoir ?</p>



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<p>A noter dans son agenda 2026, deux rendez-vous déjà acquis. Le mardi <strong>17 février 2026</strong>, <strong>Alix Clément</strong> interviendra sur le thème <em><strong>« Architecture domestique : la construction en pan de bois à Blois et dans la région Centre-Val de Loire »</strong></em>. Spécialiste reconnu d’Orléans, il élargira sa perspective à Blois en explorant les quartiers anciens et les hôtels particuliers édifiés au XVIᵉ siècle, notamment rue du Puy-Châtel et rue des Papegaults. <strong>Son propos portera sur les techniques de construction, les matériaux employés et les choix architecturaux,</strong> variables selon le prestige et l’importance des bâtiments.</p>



<p>Un mois plus tard, le mardi <strong>17 mars 2026</strong>, <strong>Brigitte Poitrenaud-Lamesi</strong> donnera une conférence intitulée <em><strong>« Forcer le destin de femme et d’artiste »</strong></em>. Elle présentera une recherche consacrée aux femmes artistes de la Renaissance qui, malgré les contraintes de leur temps, parvinrent à s’imposer dans le monde de l’art. Le point de départ sera un tableau emblématique conservé au musée du château de Blois : le portrait d’une petite fille atteinte d’hypertrichose : <strong>le portrait d&rsquo;Antonietta Gonsalvus par Lavinia Fontana</strong>. À travers cette œuvre singulière, la conférencière mettra en lumière <strong>la trajectoire d’une créatrice qui, en dépit des obstacles, <em>« a marqué son temps ».</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-active-entre-transmission-et-mecenat">Une association active, entre transmission et mécénat</h2>



<p>La SACMB (née en 1983) &#8211; avec à la coprésidence messieurs Le Breton, Gazzo et Sandrini &#8211; ne se limite pas aux <strong>conférences.</strong> Pour rappel, elle organise <strong>visites guidées</strong> (réservées aux adhérent·es), <strong>sorties d’une journée</strong> (Chartres, Bourges…), et <strong>voyages plus lointains</strong>, <em>« environ un par an, parfois à l’étranger »</em>. L’association joue aussi un <strong>rôle de mécène</strong> : <em>« Nous contribuons parfois à l’achat d’un tableau pour le musée du château, ou au financement de restaurations à la Maison de la Magie ; nous aidons dans la mesure de nos moyens. »</em></p>



<p>Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://www.amisduchateaublois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amisduchateaublois.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/comtes-de-blois-madame-de-ranchoup-feuille-dor-et-marie-stuart-lautomne-de-la-sacmb">Comtes de Blois, Madame de Ranchoup, feuille d’or et Marie Stuart : l’automne de la SACMB</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>La « Goutte de lait » à Blois : une réponse face à la mortalité infantile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 07:25:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur de Blois, discrète mais essentielle, une institution marqua durablement l’histoire sociale et médicale de la ville : la Goutte de lait. Derrière ce nom d’une simplicité presque tendre, se cache une œuvre qui chercher à sauver les plus fragiles. À la fin du XIXᵉ siècle, le constat est accablant : la mortalité infantile &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-goutte-de-lait-a-blois-une-reponse-face-a-la-mortalite-infantile">La « Goutte de lait » à Blois : une réponse face à la mortalité infantile</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><em>Au cœur de Blois, discrète mais essentielle, une institution marqua durablement l’histoire sociale et médicale de la ville : la <strong>Goutte de lait</strong>. Derrière ce nom d’une simplicité presque tendre, se cache une œuvre qui chercher à sauver les plus fragiles.</em></p>



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<p><strong>À la fin du XIXᵉ siècle</strong>, le constat est accablant : la <a href="https://bloiscapitale.com/la-france-seulement-20e-en-termes-de-mortalite-infantile-en-europe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mortalité infantile</a> atteint des niveaux alarmants. En France, près d’un enfant sur cinq meurt avant l’âge d’un an, souvent emporté par des affections digestives ou des gastro-entérites liées à la mauvaise qualité du lait. Des médecins décident alors de faire de cette lutte une priorité absolue.</p>



<p>C’est à <strong>Fécamp</strong>, en <strong>juin 1894</strong>, que naît la première <strong>Goutte de lait</strong>, fondée par le docteur <strong>Léon-Adolphe Dufour (1856–1928)</strong>. Son principe est novateur : fournir aux nourrissons du lait stérilisé, dosé selon l’âge, et accompagner les mères par des conseils d’hygiène et de puériculture. Très vite, l’exemple inspire d’autres villes. À Paris, le dispensaire de Belleville, créé en 1892 par le docteur <strong>Gaston Variot</strong>, adopte à son tour le nom de Goutte de lait.</p>



<p>La reconnaissance nationale consacre ce mouvement. Le docteur Dufour, pionnier de cette pédagogie sanitaire, est fait <strong>chevalier de la Légion d’honneur en 1913</strong> pour son action.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-oeuvre-qui-se-repand">Une œuvre qui se répand</h2>



<p>L’expérience normande connaît un écho rapide dans tout le pays. À la veille de la Première Guerre mondiale, on dénombre <strong>près de deux cents Gouttes de lait</strong> <strong>à travers la France</strong>. Des congrès internationaux en assurent la diffusion : à Paris en 1905, à Bruxelles en 1907, puis à Berlin en 1911, où médecins et hygiénistes échangent sur les meilleures pratiques.</p>



<p>Partout, les objectifs sont les mêmes : inciter les mères à allaiter leurs enfants, et lorsqu’elles ne le peuvent pas, offrir un lait sûr, contrôlé, et distribué dans des conditions hygiéniques. Car l’allaitement artificiel, inévitable pour une partie des familles, suppose une surveillance stricte. Un rapport présenté en <strong>1928</strong> au Congrès international de la protection de la première enfance soulignait déjà les défis : <strong>assurer un lait de qualité irréprochable, éviter les fraudes (mouillage, écrémage), et multiplier les contrôles bactériologiques. </strong>Dans certaines villes industrielles comme Roubaix, la majorité des nourrissons étaient déjà nourris au biberon, alors qu’ailleurs – à Orléans ou Montpellier – plus de la moitié des enfants recevaient encore le sein.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-oeuvre-blesoise">L’Œuvre blésoise</h2>



<p>À Blois, la Goutte de lait s’installe au <strong>20 rue des Marchands</strong> (future rue François-Mansart). L’institution ne se limite pas à la seule distribution de lait. Elle prône l’allaitement maternel comme idéal, mais prend en charge les nourrissons des mères – riches ou pauvres – qui ne peuvent allaiter. Chaque matin, un lait stérilisé, adapté à l’âge de l’enfant, y est distribué. Chaque vendredi, une <strong>consultation pédiatrique gratuite</strong> est assurée sous la direction du docteur <strong>Paterne</strong>. Aux mères sont donnés des conseils d’hygiène, de puériculture et de soins quotidiens, dans un esprit à la fois scientifique et social.</p>



<p>Ainsi, la Goutte de lait de Blois s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale : unir la science médicale, l’action sociale et l’éducation des familles. <strong>Son rôle est tangible : la mortalité infantile régresse, en particulier celle due aux affections digestives.</strong> Les familles blésoises trouvent là non seulement une aide matérielle, mais une véritable école d’hygiène et de maternité.</p>



<p>Ces initiatives, pionnières à la charnière du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, transformèrent en profondeur la santé publique. L’esprit de la Goutte de lait se retrouve aujourd’hui dans les <a href="https://www.departement41.fr/services-en-ligne/etre-accompagne/enfance-famille/protection-maternelle-et-infantile/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">centres de Protection maternelle et infantile (PMI)</a>, dans les crèches, et plus largement dans les politiques de prévention sanitaire.</p>



<p></p>
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		<title>La cruelle histoire d&#8217;une expression blésoise : « foi Boucard »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 08:20:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La langue est parsemée d&#8217;expressions pittoresques, certaines trouvant leurs racines dans des événements historiques tragiques. L&#8217;expression « foi Boucard », couramment et longtemps utilisée en Blésois pour désigner une parole trahie ou la mauvaise foi, est un vestige de la seconde guerre de religion, un chapitre sanglant de l&#8217;histoire de France. Le commencement de cette &#8230;</p>
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<p>La langue est parsemée d&rsquo;expressions pittoresques, certaines trouvant leurs <a href="https://bloiscapitale.com/labeille-des-aydes-ada-nee-en-1907-pour-offrir-aux-jeunes-de-saines-occupations">racines</a> dans des événements historiques tragiques. <strong>L&rsquo;expression « foi Boucard », couramment et longtemps utilisée en Blésois pour désigner une parole trahie ou la mauvaise foi,</strong> est un vestige de la seconde guerre de religion, un chapitre sanglant de l&rsquo;histoire de France.</p>



<p>Le commencement de cette expression sombre nous ramène à <strong>février-mars 1568.</strong> Blois est alors une ville <strong>tiraillée par les conflits religieux de l&rsquo;époque.</strong> La situation s&rsquo;aggrave fin 1567, le parti protestant prend de l&rsquo;ampleur à Chartres et Orléans, tandis que la Touraine devient le bastion des catholiques royaux.</p>



<p>Au cœur de cette effervescence se trouve le <strong>capitaine François de Boucard</strong>, un écuyer autrefois au service d&rsquo;Henri II et gouverneur de Verdun, qui avait choisi le <strong>camp protestant</strong> dès les prémices des guerres de religion. <strong>Boucard, alors à la tête de l&rsquo;artillerie de Condé, s&#8217;empare de Beaugency et, le 7 février 1568, assiège Blois.</strong></p>



<p><strong>Une armée protestante forte de 5000 hommes de pied et 4000 cavaliers,</strong> pour la plupart originaires de Gascogne et de Provence, sous la houlette du capitaine François de Boucard, débarque à Blois. Forts de leur victoire à Beaugency, ils sont équipés de deux pièces d&rsquo;artillerie et passent par La Chaussée. Rapidement, ils prennent le Bourg Neuf et ouvrent une brèche à la Porte Chartraine. Cependant, la garnison blésoise refuse de capituler, comme on peut le lire dans <em>« Dieu, le roi et l&rsquo;oiseau: L&rsquo;Histoire de France et la venue du Messie »</em> de Jean-Marie Bourreau.</p>



<p>Les forces de Boucard, imperturbables, se dirigent alors vers la Porte Côté, redoublant d&rsquo;intensité dans leurs tirs de canons. <strong>Face à cette puissance de feu, Blois est contrainte de parlementer</strong>. Au terme de négociations tendues, <strong>un accord est conclu</strong> : la ville se rendrait en échange de la sécurité de ses habitants, de ses biens, et la garantie pour la garnison de quitter la ville saine et sauve avec leurs armes et bagages.</p>



<p><strong>Mais cette promesse, scellée par la « foi Boucard », s&rsquo;avère être une cruelle supercherie.</strong> Boucard, loin de l&rsquo;honneur que l&rsquo;on pourrait attendre d&rsquo;un chef militaire, viole les termes de la capitulation. <strong>Blois est sauvagement pillée, la garnison catholique est massacrée, les églises sont profanées, et les couvents dévalisés. </strong>Dans un acte d&rsquo;une rare barbarie, les religieux sont jetés à la Loire, et les Cordeliers subissent un sort funeste, noyés dans un puits de leur propre demeure.</p>



<p>Le roi <strong>Charles IX</strong>, face à cette montée de violence, lance un appel au clergé de France pour financer la résistance contre les huguenots. Heureusement, une paix, bien que fragile, est finalement conclue le 23 mars 1569, c&rsquo;est <strong>la paix de Longjumeau</strong>. Dans le sillage de ces événements, les derniers rois Valois trouvent refuge derrière les remparts du château de Blois. La région connaît alors une période de tranquillité relative où catholiques et protestants parviennent à cohabiter en harmonie relative.</p>



<p>La noblesse locale, proche de la couronne et de ses intérêts catholiques, joue un rôle déterminant dans le maintien de la paix. La majorité du peuple, conscient des bénéfices de cette alliance avec la noblesse, évite de s&rsquo;éloigner de ses protecteurs. Si quelques bourgs, tels que <strong>Mer, Josnes, et Marchenoir, flirteront avec les idées protestantes,</strong> la majorité du diocèse restera fidèle à la foi catholique romaine.</p>



<p>Mais <strong>les stigmates de cette attaque sont profonds et durables.</strong> L&rsquo;ambassadeur vénitien Lippomano, une décennie après ces événements, décrit Blois comme une ville ravagée, lit-on dans les <a href="http://www.culture41.fr/Archives-departementales/Decouvrir-et-transmettre/Tresors-des-archives/Les-documents-du-mois/Les-documents-du-mois-de-fevrier-2018-Fevrier-mars-1568-Blois-assiegee-et-pillee">archives départementales</a>. Et même <strong>au début du XVIIe siècle, les travaux de reconstruction se poursuivent.</strong></p>



<p>L&rsquo;héritage le plus durable de cette période tumultueuse est sans doute <strong>l&rsquo;expression « foi Boucard », qui perdurera en Blésois comme un rappel vivace de la trahison de Boucard et de ses troupes</strong>. Elle devient synonyme de <strong>duplicité</strong>, de paroles non tenues et de mauvaise foi.</p>
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