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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Histoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, la Librairie Médicis annonce son ouverture en rejouant la fuite de la reine mère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 09:35:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er septembre 2026, une nouvelle librairie indépendante spécialisée dans l’histoire, l’art et le patrimoine ouvrira au 4, rue des Trois-Marchands, au pied du Château royal de Blois. Pour annoncer son arrivée, la Librairie Médicis a choisi un dispositif singulier : un court-métrage inspiré de l’évasion de Marie de Médicis, dans la nuit du 21 &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-la-librairie-medicis-annonce-son-ouverture-en-rejouant-la-fuite-de-la-reine-mere">À Blois, la Librairie Médicis annonce son ouverture en rejouant la fuite de la reine mère</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 1er septembre 2026, une nouvelle librairie indépendante spécialisée dans l’histoire, l’art et le patrimoine ouvrira au 4, rue des Trois-Marchands, au pied du Château royal de Blois. Pour annoncer son arrivée, la Librairie Médicis a choisi un dispositif singulier : un court-métrage inspiré de l’évasion de Marie de Médicis, dans la nuit du 21 au 22 février 1619. Derrière la scène devenue légendaire se jouait alors une véritable lutte de pouvoir entre la reine mère et son fils, Louis XIII.</strong></p>



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<h2 id="h-une-librairie-d-art-et-d-histoire-au-pied-du-chateau" class="wp-block-heading">Une librairie d’art et d’histoire au pied du château</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Librairie Médicis</strong> ouvrira ses portes le <strong>mardi 1er septembre 2026</strong>, au <strong><a href="https://www.librairiemedicis.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4, rue des Trois-Marchands</a></strong>, au cœur du <strong>Quartier des Arts</strong>. Son inauguration est annoncée pour la veille, lundi 31 août. Le projet est porté par <strong>Étienne Chilot* et Enguerran Le Gueut</strong>**. À l’ouverture, on trouvera entre <strong>1 500 et 2 000 références</strong> consacrées <strong>principalement</strong> à l’histoire, à l’histoire de l’art, à l’architecture, au patrimoine et au tourisme. L’offre doit également comprendre des biographies, des essais, des beaux-livres, des romans historiques, des bandes dessinées tournées vers l’histoire — notamment pour la jeunesse — ainsi que des ouvrages consacrés au Val de Loire et à ses châteaux. Logiquement, les publications des <strong>Éditions Le Charmoiset</strong> y seront disponibles, sans que la boutique soit pour autant conçue comme la seule vitrine de cette maison d’édition.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="957" height="567" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis.png" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-35349" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis.png 957w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis-300x178.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/chilot-Librairie-Medicis-768x455.png 768w" sizes="(max-width: 957px) 100vw, 957px" /><figcaption class="wp-element-caption">Etienne Chilot &#8211; Tugdual Productions</figcaption></figure>
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<h2 id="h-une-ouverture-annoncee-par-un-court-metrage-historique" class="wp-block-heading">Une ouverture annoncée par un court-métrage historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom de la nouvelle enseigne fait référence à Catherine de Médicis, morte à Blois en 1589, mais plus encore à Marie de Médicis, dont l’évasion du château en 1619, à quelques pas de la future librairie, demeure l’un des épisodes les plus célèbres de l’histoire du monument. Dès lors, <strong>quoi de plus naturel que d’annoncer son inauguration par une courte fiction en costumes inspirée de cette fuite historique ?</strong> C’est désormais chose faite, avec un casting réunissant plusieurs personnalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Efti Cianko</strong>, créatrice de mode, costumière et modiste installée à Blois, incarne Marie de Médicis. Le messager est interprété par <strong>Maxence De Schrooder,</strong> vidéaste et spécialiste blésois du parkour. Il fut notamment l’un des neuf performeurs à incarner le porteur de flamme masqué lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, avant de participer également à la cérémonie de clôture comme danseur-acrobate. <strong>Nathalie Fraudeau</strong>, artisane de La Maison des Parapluies dans le Quartier des Arts, tient fort logiquement le rôle de <em>« la dame au parapluie ».</em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="995" height="534" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt.png" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-35350" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt.png 995w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt-300x161.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Gricourt-768x412.png 768w" sizes="(max-width: 995px) 100vw, 995px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marc Gricourt &#8211; Tugdual Productions</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le générique fait également apparaître deux figures immédiatement reconnaissables : <strong>Marc Gricourt</strong>, maire de Blois, et <strong>Bastien Lopez</strong>, directeur et conservateur du Château royal de Blois. Autour d’eux figurent <strong>Sylvain Giraud</strong>, <strong>Béatrice Pierre</strong>, <strong>Léanne Gamond</strong>, <strong>Déborah Sciou</strong>, fondatrice du Groupe DS, et <strong>David Cianko</strong>. Étienne Chilot apparaît enfin dans son propre univers professionnel, sous les traits du libraire.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="590" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko.png" alt="Librairie Médicis" class="wp-image-35351" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko-300x173.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Librairie-Medicis-Cianko-768x443.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Efti Cianko joue Marie de Médicis -Tugdual Productions</figcaption></figure>
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<h2 id="h-une-reine-mere-progressivement-ecartee-du-pouvoir" class="wp-block-heading">Une reine mère progressivement écartée du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lorsque Henri IV est assassiné, le 14 mai 1610, son fils Louis XIII n’a que huit ans</strong>. Marie de Médicis est confirmée dès le lendemain comme régente du royaume. Elle accorde une influence croissante à Concino Concini, Florentin devenu marquis d’Ancre en 1610, puis maréchal de France en 1613. Son ascension et l’accumulation de ses charges suscitent une profonde hostilité parmi les grands du royaume et nourrissent une intense campagne de propagande contre le favori de la reine mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Louis XIII est déclaré majeur le 2 octobre 1614,</strong> mais demeure jusqu’en 1617 largement tenu à l’écart de la conduite effective du gouvernement. <strong>Marie de Médicis conserve la direction des affaires,</strong> tandis que Concini devient le personnage le plus influent du Conseil. <strong>Le 24 avril 1617, Louis XIII, âgé de quinze ans et demi, reprend brutalement le pouvoir.</strong> Sur le pont dormant donnant accès au Louvre, Nicolas de L’Hospital, marquis de Vitry et capitaine des gardes, signifie à Concini son arrestation au nom du roi. Le favori portant la main vers son épée, les hommes de Vitry l’abattent. Préparé par Louis XIII et ses proches, notamment <strong>Charles d’Albert de Luynes,</strong> ce coup de force met fin au gouvernement de la reine mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie de Médicis est alors éloignée de la cour et assignée à résidence au château de Blois</strong>. Elle n’est pas enfermée dans un cachot, mais demeure placée sous surveillance et <strong>ne peut quitter librement la ville ni reprendre part aux affaires du royaume</strong>. Dès 1617, elle entreprend la construction d’un pavillon dans l’angle nord-ouest du château. Une inscription, aujourd’hui conservée dans les sous-sols de l’aile Gaston-d’Orléans construite par François Mansart, rappelle encore ce chantier. Le pavillon demeure inachevé : dans la nuit du 21 au 22 février 1619, Marie de Médicis profitera précisément de ses terrassements non terminés pour s’enfuir du château.</p>



<h2 id="h-une-evasion-preparee-comme-une-operation-politique" class="wp-block-heading">Une évasion préparée comme une opération politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car Marie de Médicis n’a pas renoncé à retrouver une place dans le gouvernement du royaume. Derrière la volonté de recouvrer sa liberté se dessine ainsi un objectif plus politique : revenir dans le jeu du pouvoir et de nouveau peser sur les décisions de son fils. Elle trouve un appui décisif auprès de <strong>Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc d’Épernon</strong>. Ancien favori d’Henri III, grand seigneur disposant d’une importante clientèle et de solides ressources militaires, celui-ci entretient lui-même des relations tendues avec le gouvernement de Luynes.<strong> Il peut surtout offrir à la reine mère un refuge dans l’Angoumois, territoire placé sous son autorité.</strong> Son soutien répond donc à la fois à une logique de fidélité envers l’ancienne régente et à ses propres intérêts politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fuite n’est pas improvisée. Elle doit permettre à Marie de Médicis de quitter le château sans être arrêtée, de franchir la Loire, puis de gagner un territoire où elle pourra être protégée. Le duc d’Épernon organise le dispositif à distance et fait intervenir plusieurs hommes de confiance. Les récits historiques citent notamment <strong>Cadillac</strong>, valet de chambre chargé des liaisons, <strong>Du Plessis</strong>, envoyé auprès de la reine, ainsi que le <strong>comte de Brenne</strong>, membre de sa maison associé aux préparatifs matériels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relais sont disposés sur le trajet. <strong>Louis de Nogaret de La Valette, archevêque de Toulouse et fils du duc d’Épernon</strong>, s’avance jusqu’à Montrichard, tandis que son père attend plus loin, du côté de Loches. <strong>À Blois, un carrosse doit permettre à la reine mère de quitter rapidement la ville après sa descente du château.</strong></p>



<h2 id="h-la-nuit-du-21-au-22-fevrier-1619" class="wp-block-heading">La nuit du 21 au 22 février 1619</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La date de l’évasion est solidement établie : Marie de Médicis quitte le château de Blois dans la nuit du <strong>21 au 22 février 1619</strong>. Les circonstances précises de sa descente sont toutefois connues principalement par des récits postérieurs, dont celui de l’historien <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Hanotaux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gabriel Hanotaux</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon cette <a href="https://bloiscapitale.com/quand-levasion-de-marie-de-medicis-du-chateau-de-blois-devient-escape-game" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reconstitution</a>, le comte de Brenne avait fait disposer deux échelles contre le rempart </strong>: l’une reliait la fenêtre de la reine à une terrasse, l’autre devait permettre de poursuivre la descente vers le bas du château. Marie de Médicis avait revêtu une robe courte, qu’elle retroussa elle-même autour de sa ceinture. Le comte de Brenne passa le premier par la fenêtre, suivi de la reine, puis de Du Plessis et de quelques serviteurs. <strong>Parvenue sur la terrasse au terme de la première descente, la reine mère, épuisée, aurait refusé de s’engager sur la seconde échelle. </strong>Profitant d’un éboulement dans les terrassements encore inachevés, ses compagnons l’auraient alors installée sur un manteau attaché à des cordes, avant de la faire glisser avec précaution le long du terre-plein.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois parvenue au pied du château, <strong>elle traverse la ville endormie,</strong> soutenue par le comte de Brenne et Du Plessis, <strong>puis gagne les abords du pont.</strong> Le carrosse préparé pour sa fuite a été dissimulé dans une ruelle voisine. Marie de Médicis y prend place avec quelques proches et part aussitôt vers <strong>Montrichard.</strong> Elle y retrouve l’archevêque de Toulouse et change de chevaux avant de reprendre <strong>la route de Loches</strong>. À environ une lieue de la ville, le duc d’Épernon vient à sa rencontre, accompagné, selon Hanotaux, d’environ cent cinquante cavaliers. Il monte dans le carrosse de la reine mère et entre avec elle à Loches. <strong>Marie de Médicis gagne ensuite l’Angoumois</strong>, où elle peut désormais organiser son retour dans le jeu politique. Au château de Blois, son absence ne sera découverte qu’au matin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La première « guerre de la mère et du fils »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Marie de Médicis ne se présente pas comme une rebelle dressée contre l’autorité royale. Dans ses propres justifications, puis dans <strong>la représentation héroïque de sa vie commandée à Rubens</strong> quelques années plus tard, elle apparaît comme une mère injustement éloignée de son fils, contrainte de fuir pour se soustraire à l’emprise de mauvais conseillers. Cette mise en scène ne doit cependant pas masquer la portée de son action : en rejoignant le duc d’Épernon et en rassemblant des partisans, <strong>elle constitue une véritable opposition politique et militaire au gouvernement royal.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010060833"><img decoding="async" src="https://www.meisterdrucke.fr/kunstwerke/1260px/Peter_Paul_Rubens_-_Queen_Marie_de_Medicis_%281573-1642%29_fled_from_the_Chateau_de_Blois_on_the_night_o_-_%28MeisterDrucke-982601%29.jpg" alt=""/></a><figcaption class="wp-element-caption">La reine Marie de Médicis s&rsquo;enfuit du Château de Blois dans la nuit du 21 au 22 février 1619 · Peter Paul Rubens | <br><a href="https://collections.louvre.fr/en/ark:/53355/cl010060833">Musée du Louvre, Département des Peintures</a></figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Louis XIII choisit finalement la négociation. Le <strong>traité d’Angoulême</strong>, conclu le 30 avril 1619, apaise provisoirement le conflit. Marie de Médicis reçoit le gouvernement de l’Anjou ainsi que plusieurs places de sûreté, qui lui assurent une résidence, des revenus et une base politique propres. L’accord ne lui rend toutefois pas la maîtrise du Conseil ni la place qu’elle occupait avant 1617.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réconciliation reste fragile. En 1620, une coalition de grands seigneurs se forme de nouveau autour de la reine mère. Louis XIII prend personnellement la tête de l’armée royale et bat ses partisans aux <strong>Ponts-de-Cé, le 7 août 1620</strong>, lors de l’affrontement resté célèbre sous le nom de <em>« drôlerie des Ponts-de-Cé »</em>. <strong>La paix d’Angers, conclue trois jours plus tard, met un terme à la seconde guerre de la mère et du fils.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*Historien de formation, Étienne Chilot a étudié à Sorbonne-Paris IV et à l’École du Louvre. Diplômé de l’Institut national de l’audiovisuel, il a été responsable de la communication du centre de recherche du château de Versailles, puis responsable des éditions du château de Fontainebleau. Il dirige depuis 2014 les Éditions Le Charmoiset, spécialisées dans l’histoire, l’histoire de l’art et la littérature. **Enguerran Le Gueut est, pour sa part, le fondateur et gérant de Tugdual Productions, société blésoise active dans la production culturelle, le spectacle vivant et l’ingénierie de projets artistiques.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Pourquoi cette rue de la Chaîne ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Exploration de l'histoire médiévale de Blois à travers une rue emblématique : rue de la Chaîne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rue de la Chaîne. Bien que son nom puisse sembler <a href="http://blois.me/patrimoine/paves_rue_de_la_chaine_02.html">anodin</a></strong> au premier abord, <a href="https://bloiscapitale.com/magdelaine-auger-kidnappee-avenue-maunoury-par-un-prince-du-saint-empire">plongeons-nous dans le passé</a> de cette voie dans le quartier de Vienne.</p>



<h2 id="h-des-chaines-pour-fermer-les-rues" class="wp-block-heading">Des chaînes pour fermer les rues</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Moyen Âge et jusqu’au début du XVIIe siècle</strong>, des chaînes pouvaient être tendues aux angles des rues, devant les portes des villes et des faubourgs ou encore à l’entrée des ponts. Elles permettaient de <strong>barrer rapidement un passage</strong> pendant la nuit ou lorsque l’on craignait une attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’architecte et historien Eugène Viollet-le-Duc explique que ces lourdes chaînes étaient fixées, d’un côté, à un anneau solidement scellé et, de l’autre, à un crochet ou à une barre de fer munie d’un moraillon. L’ensemble pouvait être verrouillé. Dans les rues, les chaînes étaient généralement attachées aux murs des maisons. <strong>Aux abords des ponts ou des faubourgs,</strong> elles pouvaient être fixées à des poteaux de bois renforcés par des contrefiches, appelés <em>« estaques ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tel obstacle ne constituait évidemment pas une fortification. Il permettait néanmoins d’<strong>interrompre une charge à cheval</strong>, de ralentir une troupe et de donner l’alerte. En période calme, certaines portes urbaines pouvaient même rester ouvertes tandis que le passage était simplement barré par une chaîne.</p>



<h2 id="h-une-explication-vraisemblable-mais-non-prouvee" class="wp-block-heading">Une explication vraisemblable, mais non prouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, l’origine exacte du nom de la rue ne paraît pas avoir été définitivement établie par un document mentionnant l’installation d’une chaîne à cet endroit. <strong>Cette interprétation s’explique par la situation du quartier de Vienne,</strong> alors extérieur aux défenses de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hypothèse figurait déjà dans l’<em>Histoire de Blois</em> publiée en 1846 par Louis-Catherine Bergevin et Alexandre Dupré. Les deux auteurs ne rapportent toutefois pas la découverte d’une chaîne ou d’un acte ordonnant sa pose. <strong>Ils raisonnent à partir de la topographie</strong> : si l’autorité blésoise avait employé ce moyen de défense, l’entrée de cette rue aurait représenté un emplacement logique pour barrer une ancienne voie d’accès à la ville.</p>



<h2 id="h-une-rue-situee-sur-un-axe-tres-frequente" class="wp-block-heading">Une rue située sur un axe très fréquenté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rue de la Chaîne appartenait à un ancien itinéraire important de la rive gauche. Une partie de la route postale reliant Paris à Bordeaux passait par Vienne. Ce passage explique la présence d’établissements accueillant les voyageurs. Bergevin et Dupré mentionnent ainsi, rue de la Chaîne, l’hôtel des Trois-Rois, dont l’enseigne était celle des Trois-Maures en 1577. Non loin de là, l’auberge de la Creusille devait également son importance au passage de l’ancienne route de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quartier de Vienne était historiquement un quartier populaire, étroitement lié aux activités de la Loire et aux déplacements des mariniers, voyageurs et voituriers. La rue conserve encore plusieurs maisons anciennes, notamment des constructions gothiques ou à pans de bois datant de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’aménagement des quais et l’ouverture de nouvelles voies modifièrent profondément le quartier. Des maisons furent démolies afin d’établir une route plus directe devant le pont et de créer un quai au niveau de la Loire. L’ancienne rue perdit alors une partie de son rôle dans la circulation de transit.</p>



<h2 id="h-la-legende-de-la-chaine-des-forcats" class="wp-block-heading">La légende de la chaîne des forçats</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une autre explication a longtemps circulé.</strong> Bergevin et Dupré rapportent qu’on prétendait autrefois que <strong>la chaîne des forçats</strong> passait par Vienne et que les condamnés logeaient dans une maison de cette rue. Les auteurs rejetaient cependant cette interprétation, qu’ils jugeaient peu satisfaisante. Rien ne permet en effet de relier documentairement le nom de la rue aux <strong>convois de condamnés conduits vers les bagnes.</strong> Ces déplacements existaient bien et constituaient une épreuve particulièrement violente. Mais cette réalité de l’histoire pénale française <strong>ne suffit pas à expliquer le nom de la rue blésoise</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’explication la plus vraisemblable demeure donc celle d’une chaîne défensive tendue sur une ancienne voie d’accès au faubourg de Vienne. Faute de preuve directe, elle doit toutefois rester présentée pour ce qu’elle est : <strong>une hypothèse</strong>, fondée sur la topographie du quartier et sur une pratique urbaine autrefois répandue.</p>



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		<title>S.O.S La Vida ! : à Blois, la mémoire républicaine espagnole va reprendre voix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 08:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 17 juillet 2026, Blois Capitale accueillera Sylvie Allouin-Bastien pour une soirée autour de S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie ! Une date qui ne doit rien au hasard : le 17 juillet 1936, le soulèvement militaire parti du Maroc espagnol ouvrait la guerre d’Espagne. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cette rencontre fera dialoguer l’histoire &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Vendredi 17 juillet 2026,</strong> Blois Capitale</a> accueillera <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong> pour une soirée autour de <strong>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</strong> Une date qui ne doit rien au hasard : le 17 juillet 1936, le soulèvement militaire parti du Maroc espagnol ouvrait la guerre d’Espagne. <strong>Quatre-vingt-dix ans plus tard</strong>, cette rencontre fera dialoguer l’histoire européenne, la Retirada et une mémoire très locale, celle des réfugiés espagnols passés par Blois, Chaumont-sur-Loire, Montlivault et plusieurs communes du Loir-et-Cher.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 17 juillet 1936, dans le Maroc espagnol, une partie de l’armée se soulève contre la République espagnole</strong>. L’insurrection gagne la péninsule le lendemain. Elle ne renverse pas immédiatement le gouvernement républicain : c’est précisément cet échec partiel du coup de force, avec un pays rapidement coupé entre zones républicaines et zones contrôlées par les insurgés, qui ouvre une <strong>guerre de près de trois ans.</strong> Le conflit oppose la République aux forces nationalistes, bientôt dominées par Franco, soutenues notamment par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. La guerre d’Espagne devient alors l’un des grands affrontements politiques, militaires et idéologiques de l’Europe des années 1930.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre-vingt-dix ans plus tard, jour pour jour, </strong>Blois Capitale consacrera une soirée à cette histoire, vendredi 17 juillet 2026, de <strong>18h à 20h</strong>, dans ses locaux du 16 rue Émile-Laurens. Le rendez-vous, intitulé <strong>« S.O.S La Vida ! »</strong>, recevra <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong>, autrice de <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em> Le livre, publié en mars 2026 chez CoolLibri sous le nom de Sylvie Bastien, se présente comme <strong>un récit historique et familial</strong> de 164 pages, construit autour de la guerre d’Espagne, de l’exil républicain, de la Retirada, de l’Andalousie, du camp d’Argelès et des mémoires longtemps restées enfouies dans les familles. Le sujet pourrait sembler lointain. Il ne l’est pas. <strong>La guerre d’Espagne a aussi traversé le Loir-et-Cher.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après trois années de guerre, la chute de Barcelone, le 26 janvier 1939, précipite l’effondrement du camp républicain. Des centaines de milliers de civils et de combattants prennent alors la route de l’exil vers la France. La Retirada n’est pas seulement une retraite militaire : c’est un déplacement massif de populations, dans le froid, l’épuisement, la peur, parfois sous les bombardements. Selon le Musée national de l’histoire de l’immigration, <strong>475 000 personnes franchissent la frontière française entre le 28 janvier et le 13 février 1939</strong>, par Cerbère, Le Perthus, Prats-de-Mollo, Bourg-Madame et d’autres points de passage pyrénéens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’accueil français est alors profondément ambivalent.</strong> La frontière est ouverte, mais dans un climat de peur politique, de crise économique et de xénophobie. Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont envoyés par trains vers des départements de l’intérieur. Les hommes, notamment les combattants républicains, sont internés dans des camps construits à la hâte, sur les plages du Roussillon, à Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien ou Le Barcarès. <strong>La France accueille, mais elle trie, surveille, sépare et enferme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce mouvement, le Loir-et-Cher devient l’un des territoires d’arrivée. Des recherches menées entre 2017 et 2025 par <strong>Sylvie et Patricia Allouin-Lorente</strong>, à partir des Archives départementales de Blois, permettent de documenter précisément cet épisode. Elles indiquent que la région Centre accueille alors environ <strong>14 000 réfugiés espagnols</strong>, dont <strong>3 133 dans le Loir-et-Cher</strong>. Entre le 28 janvier et le 10 février 1939, <strong>154 trains spéciaux</strong> transportent, depuis la frontière, environ <strong>218 000 réfugiés</strong>, essentiellement des civils, vers quelque 70 départements français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le premier convoi arrive dans la nuit du <strong>2 au 3 février 1939</strong>, en gare. Les réfugiés sont attendus par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9fets_de_Loir-et-Cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préfet Pierre-Antoine Vieillescazes</a>, un service d’ordre, un corps médical et douze interprètes militaires du 131e régiment d’infanterie de Blois. Après un contrôle sanitaire, ils sont dirigés en autocars vers des centres d’hébergement répartis dans <strong>48 communes</strong> du département. La gare de Blois devient ainsi, pendant quelques jours, un lieu d&rsquo;aiguillage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des lieux les mieux documentés est le château de Chaumont-sur-Loire. Dès le 3 février 1939, le préfet y organise un cantonnement provisoire pour <strong>320 personnes</strong>, installées <em>dans les dépendances et les écuries du château</em>. Les chiffres conservés sont précis : <strong>133 femmes, 178 enfants et 9 hommes</strong>, dont un mutilé. Les réfugiés dorment à même le sol, <strong>sur de la paille.</strong> Ils sont soumis à une <strong>surveillance permanente des gendarmes,</strong> présents jour et nuit. Les conditions sont difficiles ; la population locale n’est pas libre d’approcher les réfugiés, mais un comité d’accueil, des bénévoles et des producteurs locaux contribuent à améliorer l’ordinaire. Le camp de Chaumont est dissous le 2 mars 1939.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport du préfet du Loir-et-Cher, daté du 1er mars 1939 et adressé au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Sarraut" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ministre de l’Intérieur Albert Sarraut</a>, donne la mesure de l’urgence administrative. Deux convois étaient annoncés les 2 et 6 février, pour 1 200 puis 1 061 personnes ; ils comptent finalement <strong>1 512 et 1 621 réfugiés</strong>. Le préfet indique avoir dû organiser des centres d’hébergement dans 48 communes différentes, faute de locaux importants disponibles. Il évoque aussi les difficultés sanitaires, les hospitalisations, les décès, mais souligne les dons en nature et l’accueil de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à l’intérieur de cette histoire collective que s’inscrit le récit de Sylvie Allouin-Bastien. <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em> part d’<strong>une famille : celle de Clemencia Vega García, de Juan Lorente Castaño et de leur fille Lola.</strong> Originaires d’Andalousie, passés par la Catalogne pendant la guerre, Clemencia et Lola franchissent la frontière le 4 février 1939 à Puigcerdà, près de Bourg-Madame. Lola a alors 17 mois. Elles sont évacuées en train vers la région Centre, arrivent à Blois, puis sont transférées dans les écuries du château de Chaumont-sur-Loire. Leur parcours raconte l’épuisement, la dénutrition, l’incertitude, la séparation. <strong>Juan, le père, est de son côté interné à Argelès-sur-Mer, puis affecté à des compagnies ou groupements de travailleurs.</strong> Clemencia et Lola sont ensuite transférées à Montlivault, près de Chambord, où Clemencia devient bonne de ferme.<strong> La famille ne se recomposera qu’après plusieurs années de guerre, de recherches et d’absence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En avril 2026,</strong> cette mémoire est sortie du cercle familial pour entrer dans l’espace public. Une plaque a été inaugurée au Domaine régional de Chaumont-sur-Loire <strong><a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[LIRE ICI]</a></strong> en souvenir des <strong>320 exilés espagnols</strong> accueillis dans les dépendances du château en février 1939. Le projet, porté notamment par Sylvie Allouin-Bastien et Patricia Allouin-Ratton, petites-filles de Clemencia Lorente Vega, a associé la commune, le collège Joseph-Crocheton et la Région Centre-Val de Loire. La soirée du 17 juillet à Blois Capitale s’inscrit donc ce travail de mémoire. Il est aussi <strong>une piqûre de rappel dans une ère de progression des populismes.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Soirée « S.O.S La Vida ! »</strong><br>Vendredi 17 juillet 2026, de 18h à 20h<br>Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, Blois<br>Avec Sylvie Allouin-Bastien, autrice de <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em><br>Entrée libre, places limitées<br>Inscription souhaitée : <a>bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Quand Homo sapiens a-t-il commencé à « sortir de sa place » dans la nature ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La question « Quand Homo sapiens a-t-il commencé à sortir de sa place dans la nature ? » que nous posons est philosophiquement parlante, mais scientifiquement imparfaite car Homo sapiens n’est jamais sorti de la nature. Son organisme, notre organisme, dépend toujours de l’eau, de l’oxygène, des sols, des plantes, des animaux, des microorganismes et du climat. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/quand-homo-sapiens-a-t-il-commence-a-sortir-de-sa-place-dans-la-nature">Quand Homo sapiens a-t-il commencé à « sortir de sa place » dans la nature ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La question <em>« Quand Homo sapiens a-t-il commencé à sortir de sa place dans la nature ? »</em> que nous posons est philosophiquement parlante, mais scientifiquement imparfaite car <strong>Homo sapiens n’est jamais sorti de la nature</strong>. Son organisme, notre organisme, dépend toujours de l’eau, de l’oxygène, des sols, des plantes, des animaux, des microorganismes et du climat. Il faut donc reformuler la question : <strong>à quel moment les transformations humaines ont-elles commencé à dépasser les capacités de renouvellement, d’adaptation et de régénération du vivant ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche distingue au moins <strong>quatre étapes</strong> : les premières modifications locales au Paléolithique, la transformation durable des paysages par l’agriculture, le basculement énergétique de l’industrialisation, puis la mise sous pression de l’ensemble du système terrestre après 1950.</p>



<h2 id="h-modifier-la-nature-n-est-pas-necessairement-la-detruire" class="wp-block-heading">Modifier la nature n’est pas nécessairement la détruire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toutes les espèces modifient leur milieu</strong>. Les castors créent des zones humides, les termites déplacent d’immenses quantités de terre, les herbivores façonnent la végétation, les arbres modifient le climat local et les microorganismes ont transformé la composition de l’atmosphère terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’être humain peut lui aussi produire des milieux écologiquement riches : prairies entretenues par le pâturage, systèmes agroforestiers, brûlages contrôlés, terrasses agricoles ou sols enrichis. Une étude publiée en 2023 dans <em>Science Advances</em> montre par exemple que des populations autochtones d’Amazonie ont intentionnellement créé des <em>« terres noires »</em> très fertiles et riches en carbone, associant gestion humaine et amélioration durable des sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La limite est franchie lorsque</strong> <strong>la transformation entraîne durablement</strong> une perte de biodiversité, une dégradation des sols, une rupture des cycles de l’eau ou des nutriments, ou une extraction plus rapide que le renouvellement des ressources. Le problème n’est donc pas simplement <strong>l’action humaine</strong>, mais <strong>son intensité, sa vitesse, son étendue et son irréversibilité.</strong></p>



<h2 id="h-il-y-a-environ-100-000-ans-les-premieres-transformations-durables" class="wp-block-heading">Il y a environ 100 000 ans : les premières transformations durables</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chasseurs-cueilleurs du <strong>Paléolithique</strong> n’étaient pas des êtres passifs évoluant dans une nature entièrement intacte. Ils chassaient, transportaient des espèces et utilisaient le feu pour se chauffer, cuisiner, se protéger, faciliter leurs déplacements ou modifier la végétation. Autour du lac Malawi, des chercheurs ont associé des concentrations d’outils datant jusqu’à <strong>environ 92 000 ans</strong> à une augmentation inhabituelle des incendies. Leur analyse suggère que les <strong>brûlages humains répétés</strong> ont contribué à empêcher le retour d’une forêt dense et à installer un milieu plus ouvert. Il s’agit de <strong>l’une des plus anciennes preuves connues d’une transformation durable d’un paysage entier par Homo sapiens.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut garder le sens des proportions. Les populations humaines étaient très faibles et leurs impacts demeuraient essentiellement locaux ou régionaux. Elles pouvaient profondément modifier une vallée, une forêt ou une île <strong>sans encore perturber les grands cycles planétaires.</strong></p>



<h2 id="h-entre-50-000-et-10-000-ans-la-disparition-de-la-megafaune" class="wp-block-heading">Entre 50 000 et 10 000 ans : la disparition de la mégafaune</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, première leçon : <strong>même une humanité peu nombreuse est en capacité provoquer des changements irréversibles</strong>, particulièrement dans des écosystèmes insulaires ou face à des espèces se reproduisant lentement. Alors une humanité nombreuse&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’expansion humaine</strong> sur les différents continents a coïncidé avec un <strong>déclin spectaculaire des grands animaux</strong>. Une étude mondiale publiée en 2023 montre que les communautés de mégafaune ont subi, au cours des 50 000 dernières années, non seulement de nombreuses extinctions, mais aussi de fortes réductions des populations des espèces survivantes. <strong>Les animaux de grande taille ont été les plus touchés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disparition des grands herbivores et prédateurs</strong> ne représente pas seulement la perte de quelques espèces spectaculaires. Ces animaux transportaient des graines, ouvraient les paysages, fertilisaient les sols, déplaçaient des nutriments et influençaient les régimes d’incendies. <strong>Leur élimination a donc modifié durablement le fonctionnement de nombreux écosystèmes.</strong></p>



<h2 id="h-il-y-a-environ-12-000-ans-le-grand-tournant-agricole" class="wp-block-heading">Il y a environ 12 000 ans : le grand tournant agricole</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La domestication des plantes et des animaux</strong> représente le premier basculement. Pour cultiver et élever, il faut généralement sélectionner certaines espèces, écarter les concurrentes, défricher, brûler, irriguer, clôturer et protéger les récoltes. <strong>Les humains ne prélèvent plus seulement dans un écosystème</strong>, ils le réorganisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’évaluation internationale <em><a href="https://archaeoglobe.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ArchaeoGLOBE</a></em>, publiée dans <em>Science</em> en 2019, a rassemblé les connaissances de centaines d’archéologues sur l’évolution de l’utilisation des terres au cours des 10 000 dernières années. Elle conclut que <strong>l’agriculture, le pastoralisme et les transformations humaines des paysages sont devenus étendus beaucoup plus tôt que ne le supposaient plusieurs anciens modèles mondiaux.</strong> Une autre étude estime que près des trois quarts des espaces terrestres étaient déjà habités et influencés par des sociétés humaines <strong>il y a 12 000 ans</strong>. Une grande partie des paysages qualifiés de naturels possède en réalité une histoire humaine ancienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’agriculture a néanmoins créé une dynamique nouvelle</strong> : elle permet de produire davantage de nourriture par unité de surface, de soutenir des populations plus nombreuses, de constituer des réserves et de <strong>développer des villes, des États et des armées.</strong> En retour, <strong>la croissance démographique accroît les besoins en terres, en bois, en eau et en animaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des civilisations agricoles ont ainsi connu des épisodes de déforestation, d’érosion, de surpâturage ou de salinisation des sols. Mais ces crises demeuraient généralement régionales. <strong>Une société pouvait épuiser son territoire ou s’effondrer sans modifier simultanément l’atmosphère, les océans et la biodiversité de toute la planète.</strong></p>



<h2 id="h-a-partir-du-xvie-siecle-les-ecosystemes-deviennent-mondialises" class="wp-block-heading">À partir du XVIe siècle : les écosystèmes deviennent mondialisés</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’expansion maritime européenne et la colonisation ont relié des écosystèmes auparavant largement séparés.</strong> Plantes cultivées, animaux domestiques, agents pathogènes, insectes et espèces sauvages ont été transportés volontairement ou accidentellement d’un continent à l’autre. Les bases de données mondiales montrent une accélération considérable des introductions d’espèces au cours des derniers siècles, sans signe général de saturation. Cette redistribution entraîne une homogénéisation progressive des flores et des faunes et constitue désormais <strong>l’une des grandes pressions exercées sur la biodiversité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette période voit également se développer <strong>des économies dans lesquelles les ressources d’un territoire peuvent être extraites pour satisfaire des besoins situés à des milliers de kilomètres.</strong> L’impact écologique commence ainsi à être dissocié du lieu de consommation : le bois, les métaux, le sucre, le coton ou d’autres produits peuvent être consommés dans une région tandis que <strong>leurs conséquences environnementales sont supportées ailleurs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des scientifiques ont proposé l’année <strong>1610</strong> comme <strong>l’un des marqueurs possibles</strong> d’une transformation véritablement mondiale, en lien avec les échanges biologiques entre continents et les bouleversements démographiques ayant suivi la colonisation des Amériques. Cette proposition reste discutée et <strong>ne signifie pas qu’une rupture nette se serait produite cette année-là.</strong></p>



<h2 id="h-vers-1750-1850-la-rupture-fondamentale-des-energies-fossiles" class="wp-block-heading">Vers 1750-1850 : la rupture fondamentale des énergies fossiles</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le changement le plus décisif survient avec l’exploitation massive du charbon, puis du pétrole et du gaz.</strong> Avant l’industrialisation, l’essentiel de l’énergie disponible provenait des flux relativement immédiats de la biosphère : bois, nourriture, force humaine, animaux, eau et vent. Ces ressources pouvaient être surexploitées, mais leur disponibilité restait en partie limitée par la surface des territoires et par les rythmes de croissance biologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les combustibles fossiles permettent au contraire de libérer en quelques décennies une énergie accumulée dans le sous-sol pendant des millions d’années. Une machine alimentée au charbon ou au pétrole peut extraire, transporter et transformer beaucoup plus de matière que le travail humain ou animal. <strong>L’industrialisation ne crée donc pas simplement davantage de pollution.</strong> Elle change le <strong>métabolisme matériel de la société</strong> : mines profondes, sidérurgie, ciment, engrais de synthèse, transports motorisés, production de masse et réseaux commerciaux mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong><a href="https://octopusenergy.fr/blog/ecologie/nouveau-rapport-du-giec-adaptation-et-attenuation-face-au-defi-climatique?utm_source=GoogleAds&amp;utm_medium=perf&amp;utm_campaign=20256998608&amp;utm_content=&amp;utm_term=&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=20257011058&amp;gbraid=0AAAAADL0nhs6-cJWUWOq_5WeIAphSOzwT&amp;gclid=Cj0KCQjw39zSBhDhARIsANammDsAbPTxBLq8QZ7_rI_1mSZtkDn6Cw3uoPjeVkCQ7Rc5WMOBO_MQicgaAizyEALw_wcB" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GIEC</a></strong> estime que <strong>l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre depuis environ 1750 est sans équivoque due aux activités humaines.</strong> Entre 1850 et 2019, les émissions nettes cumulées de CO₂ ont atteint environ 2 400 milliards de tonnes, avec une marge d’incertitude de 240 milliards de tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement à ce moment que l’humanité industrielle commence réellement à <strong>dépasser les contraintes écologiques locales</strong>. Elle peut continuer à croître en important des ressources, <strong>en exploitant le sous-sol et en rejetant les conséquences dans l’atmosphère, les fleuves ou les océans.</strong></p>



<h2 id="h-apres-1950-l-humanite-devient-une-force-planetaire" class="wp-block-heading">Après 1950 : l’humanité devient une force planétaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture la plus nette dans les données se situe cependant après la Seconde Guerre mondiale. Les chercheurs parlent de <strong>Grande Accélération</strong>. À partir des années 1950, <strong>de nombreux indicateurs progressent simultanément</strong> : population, production économique, énergie consommée, engrais, véhicules, barrages, extraction de matières premières, transports internationaux et artificialisation. <strong>Dans le même temps augmentent rapidement les concentrations de gaz à effet de serre, la perte de forêts, l’érosion de la biodiversité, l’acidification des océans et les perturbations des cycles de l’azote et du phosphore.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude stratigraphique publiée en 2024 a constaté que le nombre de signatures humaines détectables dans les dépôts géologiques mondiaux augmentait brutalement autour de <strong>1952, avec une incertitude d’environ trois ans</strong>. Ces signatures comprennent notamment des composés industriels, des changements chimiques et des marqueurs issus des essais nucléaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse mondiale de l’utilisation des terres estime par ailleurs que, si l’on comptabilise tous les changements successifs, <strong>presque un tiers de la surface terrestre a connu une transition d’usage entre 1960 et 2019.</strong> Les auteurs identifient l’agriculture et le commerce mondialisé parmi les moteurs majeurs de ces transformations. À ce stade, <strong>les effets humains ne sont plus seulement additionnés. Ils interagissent</strong> : le changement climatique augmente les sécheresses et les incendies, qui fragilisent les forêts, qui absorbent alors moins de carbone, tandis que la fragmentation des habitats rend les espèces moins capables de s’adapter.</p>



<h2 id="h-comment-sait-on-que-certaines-limites-sont-depassees" class="wp-block-heading">Comment sait-on que certaines limites sont dépassées ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://bloiscapitale.com/jour-du-depassement-ce-que-dit-vraiment-lalerte-ecologique-sur-la-france" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le cadre des <em><strong>« limites planétaires »</strong></em></a> cherche à identifier les grands processus permettant au système terrestre de rester dans un état relativement stable et favorable aux sociétés humaines. L’actualisation publiée en 2023 conclut que <strong>six des neuf limites étudiées sont dépassées : changement climatique, intégrité de la biosphère, transformation des terres, perturbation des cycles de l’azote et du phosphore, eau douce et introduction d’entités nouvelles telles que les produits chimiques et les plastiques. </strong>Ce cadre comporte des incertitudes et ne fonctionne pas comme neuf interrupteurs annonçant mécaniquement un effondrement. Il indique plutôt une augmentation du risque de <strong>changements majeurs, non linéaires ou difficiles à inverser.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres indicateurs montrent la puissance acquise par l’espèce humaine. <strong>Les activités humaines s’approprient environ un quart de la production végétale terrestre potentielle,</strong> par les récoltes, le pâturage et les transformations des écosystèmes. Cette appropriation <strong>a doublé au cours du XXe siècle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La répartition de la biomasse des mammifères est tout aussi révélatrice : <strong>les humains et leurs animaux d’élevage représentent aujourd’hui une masse très supérieure à celle des mammifères sauvages</strong>. Une estimation publiée en 2023 évalue la biomasse humaine à environ 390 millions de tonnes et celle du bétail à environ 630 millions, contre une fraction beaucoup plus faible pour les mammifères sauvages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tous les humains n’ont ni le même mode de vie, ni la même empreinte, ni la même responsabilité historique</strong>. Cette inégalité demeure considérable aujourd’hui. Une étude publiée dans <em>Nature Sustainability</em> estime qu’en 2019 <strong>les 10 % de la population mondiale ayant les émissions les plus élevées étaient responsables de 48 % des émissions, </strong>contre 12 % pour la moitié la moins émettrice. Entre 1990 et 2019, le 1 % le plus émetteur aurait produit 23 % de l’augmentation totale des émissions. La crise actuelle résulte moins de la simple présence humaine que de <strong>systèmes techniques, économiques et politiques particuliers</strong>, devenus mondiaux et alimentés par une consommation massive d’énergie et de matières. La question est systémique.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/quand-homo-sapiens-a-t-il-commence-a-sortir-de-sa-place-dans-la-nature">Quand Homo sapiens a-t-il commencé à « sortir de sa place » dans la nature ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Michel Bégon : à Blois, des habitants réclament une réflexion publique</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2026 07:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, la commémoration de l’abolition de l’esclavage s’est prolongée vendredi 22 mai par un temps d’échange organisé à la Préfecture autour de la mémoire coloniale et de la place de Michel Bégon dans l’espace public blésois. Habitants, jeunes des quartiers, représentants associatifs (lire ici), élus municipaux et représentants de l’État ont participé à cette &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, la commémoration de l’abolition de l’esclavage</strong> s’est prolongée vendredi 22 mai par <strong>un temps d’échange organisé à la Préfecture autour de la mémoire coloniale et de la place de Michel Bégon</strong> dans l’espace public blésois. Habitants, jeunes des quartiers, représentants associatifs (<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>), élus municipaux et représentants de l’État ont participé à cette rencontre, tenue dans le salon de la Préfecture<strong> à l’issue de la cérémonie officielle organisée sur le parvis Jean-Jaurès.</strong> Au centre des discussions : la figure de Michel Bégon (<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>), natif de Blois, administrateur royal sous Louis XIV et personnalité dont le nom demeure aujourd’hui présent dans plusieurs lieux de la ville, notamment la Maison de Bégon et le collège Michel-Bégon.</p>



<h2 id="h-une-figure-liee-a-l-histoire-du-code-noir" class="wp-block-heading">Une figure liée à l’histoire du Code noir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Né à Blois en 1638, Michel Bégon appartient à l’histoire administrative et coloniale du règne de Louis XIV. Intendant de la marine, il fut notamment chargé de fonctions dans les colonies françaises, où <strong>il participa aux travaux préparatoires qui précédèrent la rédaction du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_noir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Code noir.</a></strong> Promulgué en 1685, cet édit royal fixa <strong>le cadre juridique de l’esclavage</strong> dans les colonies françaises. Michel Bégon n’en fut pas l’auteur unique, mais son nom reste associé aux mémoires administratifs qui contribuèrent à son élaboration. Le Code noir demeure aujourd’hui l’un des textes les plus emblématiques de l’histoire esclavagiste française. Depuis plusieurs semaines, cette question mémorielle suscite des échanges à Blois autour de la manière de <strong>contextualiser cette histoire dans l’espace public.</strong></p>



<h2 id="h-des-jeunes-venus-parler-de-memoire-et-de-transmission" class="wp-block-heading">Des jeunes venus parler de mémoire et de transmission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre organisée à la Préfecture a réuni également des jeunes des quartiers blésois venus exprimer leur regard sur cette mémoire historique et sur la présence du nom de Michel Bégon dans la ville. <em><strong>« Ils ne demandent pas à réécrire l’histoire. Ils demandent qu’on la leur raconte entièrement »</strong></em>, résume le collectif à l’origine de cette démarche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges se sont déroulés en présence de <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-80-ans-du-secours-catholique-rappellent-une-realite-sociale" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Naima Ben Ahmed</strong></a>, directrice de cabinet du préfet, de <strong>Yoseph Goasdoué,</strong> délégué du préfet dans les quartiers prioritaires du Loir-et-Cher, ainsi que de plusieurs élus de la Ville de Blois : <strong>Johann Elbory,</strong> adjoint à la mémoire et à l’intégration républicaine, <strong>Amandine Lebrat,</strong> adjointe à la démocratie participative et à la jeunesse, <strong>Corinne Kibongui-Saminou-Oumba,</strong> adjointe à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations, ainsi que <strong>Malik Boufatah,</strong> adjoint à la vie associative. Le boxeur <strong>Bariko Eprhem,</strong> champion de France et figure locale, était également présent.</p>



<h2 id="h-une-petition-remise-a-la-prefecture" class="wp-block-heading">Une pétition remise à la Préfecture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la rencontre, <strong>une pétition citoyenne a été remise aux services de l’État.</strong> Ses signataires demandent <strong>l’organisation d’un débat public</strong> associant habitants, jeunes, historiens et élus<strong> autour de la présence du nom de Michel Bégon dans l’espace public local.</strong> Les participants ont insisté sur leur volonté d’<strong>ouvrir un espace de dialogue</strong> autour de cette histoire, dans un contexte où les questions mémorielles liées à l’esclavage et à la colonisation traversent aujourd’hui de nombreuses villes françaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le sujet prend une résonance particulière avec la coexistence de deux figures historiques majeures liées à la ville : Michel Bégon, associé à la préparation du Code noir, et l’abbé Grégoire, personnalité blésoise engagée durant la Révolution française en faveur de l’abolition de l’esclavage.</p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mHxTPgdT6T"><a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public » — Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public/embed#?secret=e3wI8ii0Px#?secret=mHxTPgdT6T" data-secret="mHxTPgdT6T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>À Blois, France États-Unis célèbre 250 ans d’une histoire transatlantique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 15:55:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les 30 et 31 mai 2026, le congrès national de l’association France États-Unis se tiendra à Blois, dans le cadre du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine. Labellisé Freedom 250 par l’ambassade des États-Unis, l’événement veut rappeler que l’amitié franco-américaine ne se résume pas aux relations entre gouvernements : elle s’enracine aussi dans les &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-france-etats-unis-celebre-250-ans-dune-histoire-transatlantique">À Blois, France États-Unis célèbre 250 ans d’une histoire transatlantique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph" id="h-les-30-et-31-mai-2026-le-congres-national-de-l-association-france-etats-unis-se-tiendra-a-blois-dans-le-cadre-du-250e-anniversaire-de-la-declaration-d-independance-americaine-labellise-freedom-250-par-l-ambassade-des-etats-unis-l-evenement-veut-rappeler-que-l-amitie-franco-americaine-ne-se-resume-pas-aux-relations-entre-gouvernements-elle-s-enracine-aussi-dans-les-territoires-les-memoires-locales-les-livres-les-statues-les-collections-les-associations-et-les-liens-directs-entre-les-peuples"><em><strong>Les 30 et 31 mai 2026, le congrès national de l’association France États-Unis se tiendra à Blois,</strong> dans le cadre du <strong>250e anniversaire</strong> de la Déclaration d’indépendance américaine. Labellisé Freedom 250 par l’ambassade des États-Unis, l’événement veut rappeler que <strong>l’amitié franco-américaine</strong> ne se résume pas aux relations entre gouvernements : elle s’enracine aussi dans les territoires, les mémoires locales, les livres, les statues, les collections, les associations et les liens directs entre les peuples.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Château royal de Blois</strong> va accueillir une partie d’histoire américaine, une histoire dont le Val de Loire conserve plusieurs traces, parfois discrètes, parfois monumentales. À l’occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, l’association France États-Unis organise à Blois son <strong>congrès national 2026. </strong>Deux jours de rencontres, de conférences, de patrimoine, de livres, de bande dessinée et de mémoire franco-américaine, en présence de <strong>Nathalie de Gouberville-Rochambeau,</strong> descendante du maréchal de Rochambeau, et de <strong>Sabine Renault-Sablonière,</strong> descendante du marquis de La Fayette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, programmé les 30 et 31 mai, a reçu le label Freedom 250 de l’ambassade des États-Unis d’Amérique. Il s’inscrit ainsi dans le calendrier des manifestations organisées autour de <strong><em>« 1776-2026 – America 250 »</em></strong>. Le samedi après-midi, la séance plénière se tiendra au Château royal de Blois, avec <strong>trois interventions principales : Maître Philippe Rouillac, le général de division Vincent de Kytspotter et Elizabeth Sheppard-Sellam.</strong> Un <strong>salon du livre et de la bd <em>« France États-Unis »</em></strong> complétera le programme. Le dimanche matin, <strong>une déambulation</strong> à Blois permettra de relire la ville sous l’angle de ses liens franco-américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Jérôme Danard,</strong> président national de l’association France États-Unis et président du chapter de Loir-et-Cher, ce congrès ne pouvait pas se limiter à une commémoration ordinaire. <em><strong>« On ne pouvait pas faire une programmation tiède par rapport à ce que représente l’année 2026 »</strong></em>, résume-t-il. Ce congrès veut être à la fois historique, patrimonial, culturel et contemporain.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="179" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-1024x179.png" alt="" class="wp-image-33144" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-1024x179.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-300x53.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14-768x135.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/image-14.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-association-nee-en-1945">Une association née en 1945</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association France États-Unis a été fondée en 1945, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, à l’initiative de Paul Claudel, sous les auspices du ministère français des Affaires étrangères et de l’ambassade des États-Unis en France. Association loi 1901, privée,<strong>indépendante et apolitique,</strong> elle poursuit depuis quatre-vingts ans <strong>un objectif de compréhension réciproque entre les deux peuples</strong>. Elle fédère aujourd’hui environ <strong>vingt chapters locaux et plus de 2 500 membres à travers la France.</strong> <em>« C’est une association qui se porte bien, puisque c’est la seule association franco-américaine qui ait un rayonnement sur tout le territoire national avec ses vingt chapters »,</em> explique Jérôme Danard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association rassemble <strong>des Français, des Américains vivant en France, des binationaux, des actifs, des retraités, des expatriés</strong>. Sa langue officielle reste le français, mais sa vocation est double. <em><strong>« L’association a deux objectifs : mieux faire comprendre la France aux Américains et mieux faire comprendre les États-Unis aux Français. »</strong></em> Conférences, expositions, voyages à thème, rencontres, célébrations des grandes dates historiques : le réseau travaille sur <strong>un terrain culturel et citoyen</strong>. <em>« L’objectif de l’association, c’est de bien entretenir des liens d’amitié sous l’angle culturel »</em>, poursuit Jérôme Danard.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-personnelle-commencee-a-17-ans">Une histoire personnelle commencée à 17 ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président national parle de cette relation franco-américaine avec une implication ancienne. Son histoire personnelle avec les États-Unis commence à l’adolescence, en 1989, l’année du baccalauréat. À l’époque, les États-Unis occupent une place importante dans le programme d’histoire-géographie. Ses parents lui parlent alors de l’association France États-Unis, déjà présente en Loir-et-Cher. <em>« Je me suis dit : pourquoi ne pas aller écouter une ou deux conférences pour compléter les livres d’histoire ou les livres de géographie ? C’est ce que j’ai fait, et j’y suis resté. <strong>Depuis l’âge de 17 ans, je suis à l’association France États-Unis. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La curiosité scolaire devient un engagement de long cours. Jérôme Danard parle d’<strong>une passion à deux niveaux : locale, </strong>parce que le Loir-et-Cher est marqué par plusieurs traces franco-américaines ; <strong>nationale</strong> <strong>et historique</strong>, parce que <strong>la relation entre les deux pays engage des questions de liberté, de démocratie, de mémoire militaire, de diplomatie et de culture.</strong> <em>« Nous sommes, au final, deux peuples et deux pays qui se connaissent très bien, parce que leur culture et leur histoire sont vraiment communes. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pourquoi-blois">Pourquoi Blois ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le congrès national France États-Unis n’avait encore jamais été accueilli en Loir-et-Cher.</strong> L’année 2026 offrait donc une occasion particulière : celle de <strong>faire coïncider un rendez-vous national avec un territoire qui possède sa propre mémoire franco-américaine. </strong><em>« Cette année, nous sommes extrêmement contents de pouvoir accueillir le congrès national à Blois. C’est une première »,</em> souligne Jérôme Danard. En Loir-et-Cher, cette histoire renvoie notamment au <strong><a href="https://www.france-etatsunis41.org/comte-de-rochambeau/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comte de Rochambeau,</a></strong> originaire du Vendômois, commandant du corps expéditionnaire français envoyé en Amérique pendant la guerre d’Indépendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1776-ou-le-debut-d-une-relation">1776, ou le début d’une relation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le congrès s’inscrit dans l’anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine, adoptée <strong>le 4 juillet 1776. Pour Jérôme Danard, cette date marque indirectement le début de la relation franco-américaine. </strong>Dans les Treize Colonies, la rupture avec Londres s’enracine d’abord dans la contestation des taxes imposées par le pouvoir britannique sans représentation politique directe au Parlement de Westminster. Cette revendication — résumée par la formule <em>“no taxation without representation”</em> — s’inscrit à la fois dans la tradition des libertés anglaises et dans <strong>un climat intellectuel nourri par les Lumières,</strong> qui donne à la défense des droits des colons une portée plus universelle. <em>« C’est en cela que l’on peut dire que le début de la relation franco-américaine, c’est la Déclaration d’indépendance »</em>, estime-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’aide française n’est toutefois pas immédiatement officielle.</strong> La France sort affaiblie de la guerre de Sept Ans : ses finances sont fragilisées, sa puissance navale a été durement éprouvée, et Louis XVI, conseillé notamment par Vergennes, avance avec prudence. <strong>Avant même l’alliance ouverte, un soutien discret est apporté aux insurgents américains, notamment par l’envoi d’armes, de poudre et de matériel.</strong> Arrivé en France en décembre 1776, Benjamin Franklin mène alors un travail diplomatique décisif. La victoire américaine de Saratoga, en 1777, convainc Paris qu’une alliance est possible : <strong>les traités de 1778 officialisent l’engagement français. </strong>Celui-ci prendra ensuite une dimension militaire majeure, avec l’envoi du corps expéditionnaire commandé par Rochambeau en 1780, puis l’intervention décisive de la flotte de l’amiral de Grasse en 1781. <em><strong>« C’est ce qui a permis la victoire de George Washington et la création des États-Unis »</strong></em>, explique Jérôme Danard. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l’association France États-Unis insiste aussi sur le <strong>traité de Paris, signé le 3 septembre 1783,</strong> par lequel la Grande-Bretagne reconnaît officiellement l’indépendance des États-Unis. En ce sens, si la naissance politique américaine remonte à la Déclaration d’indépendance de 1776, <strong>c’est bien à Paris que cette indépendance reçoit sa reconnaissance diplomatique décisive.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-conferences-pour-relier-passe-et-present">Trois conférences pour relier passé et présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La séance plénière du samedi 30 mai se déroulera de 14h à 19h au Château de Blois. Elle reposera sur trois interventions principales. Le programme a été conçu pour suivre une progression : d’abord l’histoire du Val de Loire dans la guerre d’Indépendance, puis la relation militaire bilatérale, enfin l’Amérique contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première conférence sera assurée par <strong>Maître Philippe Rouillac</strong>. Son intervention, intitulée <em><strong>« Des bords de Loire à la naissance des États-Unis »</strong></em>, portera sur le rôle du Val de Loire dans la guerre d’Indépendance américaine. <em>« Il va nous parler du rôle du Val de Loire dans la guerre d’Indépendance. Il va nous parler de Rochambeau, mais aussi du château de Chaumont, où Benjamin Franklin venait de temps en temps rencontrer son ami, le propriétaire du château, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Donatien_Le_Ray_de_Chaumont" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jacques-Donatien Le Ray de Chaumont</a>. »</em> La conférence sera accompagnée d’une <strong>présentation d’objets et d’ouvrages du XVIIIe siècle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième conférence sera donnée par le <strong>général de division Vincent de Kytspotter.</strong> Ancien attaché militaire à Washington et ancien conseiller militaire à New York auprès des Nations Unies, il interviendra sur <strong>250 ans de relation militaire bilatérale entre la France et les États-Unis : entre solidarité stratégique et affirmation d’indépendance au service de la paix et la sécurité internationales.</strong> <em>« Il va nous parler des relations franco-américaines sous l’angle militaire, depuis 1776 jusqu’à aujourd’hui, avec tout ce qui touche à l’interopérabilité »</em>, précise Jérôme Danard. Il y voit un sujet très actuel, notamment dans le cadre de l’OTAN et de la coopération militaire quotidienne entre armées française et américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième intervention sera confiée à <strong>Elizabeth Sheppard-Sellam,</strong> maîtresse de conférences à l’Université de Tours, docteure en science politique de Sciences Po Paris, diplômée de Georgetown University et éditorialiste sur LCI. Son intervention portera sur <em><strong>« Les États-Unis à l’épreuve : le début du mandat Trump dans la longue durée américaine ».</strong></em> Pour Jérôme Danard, il était indispensable d’intégrer l’actualité américaine au programme. <em><strong>« La relation entre la France et les États-Unis ne passe pas uniquement par les gouvernements. Elle passe avant tout par les peuples. Les gouvernements sont de passage. »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-livres-bd-et-transmission">Livres, bd et transmission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi 30 mai, de 16h à 17h, <strong>un salon du livre et de la bande dessinée « France États-Unis »</strong> permettra de prolonger autrement les thèmes du congrès. Le programme annonce notamment la présence des dessinateurs Loïc Chevallier et Étienne Le Roux autour de la <a href="https://www.editions-delcourt.fr/series/serie-liberte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trilogie <em><strong>Liberté !</strong></em>, publiée chez Delcourt</a>, ainsi que plusieurs auteurs liés à l’histoire franco-américaine, militaire, patrimoniale ou culturelle. <em>« Les deux dessinateurs de la belle bande dessinée Liberté ! seront là pour dédicacer leur bande dessinée. C’est un joli clin d’œil, parce qu’il faut savoir que ces deux dessinateurs sont de Tours. Ils viennent donc nous rendre visite en tant que voisins »</em>, souligne Jérôme Danard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dîner colonial pour prolonger l’immersion historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La journée du samedi se poursuivra, pour les participants inscrits, par <strong>un dîner de gala au Château royal de Blois</strong> : un <em><strong>« Colonial Dinner »</strong></em>, conçu autour des <strong>saveurs du XVIIIe siècle</strong>, avant le spectacle Son et Lumière <em>Ainsi Blois vous est conté</em>. Le dîner sera également <em>« agrémenté de moments magiques au pays de Robert-Houdin »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-dimanche-blois-relue-par-ses-liens-franco-americains">Le dimanche, Blois relue par ses liens franco-américains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 31 mai, le programme quittera le cadre de la plénière pour s’inscrire dans la ville. Les congressistes seront accueillis dans le <strong>grand salon de la Préfecture de Loir-et-Cher</strong>, où l&rsquo;on trouve un tableau représentant George Washington, avant une déambulation sur le thème <em><strong>« Blois : une ville aux liens franco-américains »</strong></em>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:#0693e3" class="has-inline-color">Congrès national France États-Unis 2026</mark></strong><br><strong>Dates :</strong> samedi 30 et dimanche 31 mai 2026<br><strong>Lieu principal :</strong> Château royal de Blois<br><strong>Thème :</strong> 1776-2026, 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine et de l’amitié franco-américaine<br><strong>Samedi 30 mai :</strong> accueil des congressistes, visite du Château de Blois ou de la Maison de la Magie, séance plénière, salon du livre et de la bande dessinée, dîner de gala et Son et Lumière<br><strong>Dimanche 31 mai :</strong> accueil à la Préfecture de Loir-et-Cher, déambulation sur les liens franco-américains de Blois, buffet déjeunatoire à la mairie<br><strong>Inscription :</strong> avant le lundi 18 mai<br><strong>Tarifs indiqués dans l’invitation :</strong> programme complet à 75 euros pour les membres, 80 euros pour les non-adhérents ; samedi après-midi seul à 10 euros pour les membres à jour, 15 euros pour les autres participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <em><a href="https://www.france-etatsunis41.org/congres-national-2026/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.france-etatsunis41.org/congres-national-2026/</a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-france-etats-unis-celebre-250-ans-dune-histoire-transatlantique">À Blois, France États-Unis célèbre 250 ans d’une histoire transatlantique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, l’association « Bégon &#038; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:48:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, une nouvelle association entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, Michel Bégon, notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une <strong>nouvelle association</strong> entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, <strong>Michel Bégon,</strong> notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong> évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée <strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, doit passer par une <strong>projection-débat</strong> organisée <strong>mercredi 29 avril </strong>à 20 heures au<strong> <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> autour de <strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong> inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle. <strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-32776" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-begon-amp-gregoire-heritages-blesois">Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association, formellement créée à la fin du mois de février selon ses fondateurs (Louis Buteau, Catherine Lacassagne, Nicole Loza, Philippe Fioyi Ayikon, et Jean-Marie Génard), ne se présente pas comme un collectif de déboulonnage ni comme une structure vouée à la seule dénonciation. Dans l’entretien qu’ils ont accordé à Blois Capitale, <strong>Louis Buteau</strong>, <strong>Catherine Lacassagne</strong> et <strong>Christel Noslen</strong> décrivent au contraire une démarche qui veut <strong>d’abord faire connaître, contextualiser, transmettre, puis ouvrir un débat public</strong> sur ce que Blois fait de ses propres héritages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche historique a en effet établi qu’<strong>un mémoire signé par Michel Bégon en février 1683 figure parmi les textes préparatoires</strong> essentiels de l’édit de mars 1685, communément appelé <strong>Code noir</strong>. Le texte promulgué deux ans plus tard s’appuie sur deux mémoires successifs, celui de Jean-Baptiste Patoulet puis celui de Michel Bégon, le second étant le plus complet. Un homme né à Blois en 1638, ensuite administrateur colonial, a donc pris part à l’élaboration d’<strong>un texte majeur dans l’organisation juridique de l’esclavage colonial français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nom-tres-present-dans-l-espace-public-blesois">Un nom très présent dans l’espace public blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, <strong>Michel Bégon n’est pas, à Blois, une figure obscure</strong>. Son nom continue de marquer l’espace public local : il est associé à <strong>une rue, à un collège, </strong>ou encore à<strong> la Maison de Bégon</strong>. Ce n’est pas un personnage secondaire de l’histoire locale. C’est au contraire une figure installée, presque familière, dont l’image publique a longtemps été dissociée de son rôle dans l’ordre esclavagiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif de l&rsquo;association, tel que le formule Louis Buteau, est de <strong>faire connaître <em>« cette facette de Michel Bégon »</em></strong> restée très peu connue. Non pour réduire le personnage à une seule dimension, mais pour empêcher qu’une mémoire locale continue de fonctionner par sélection et par oubli. L’association entend, dit Louis Buteau, <strong><em>« comprendre le personnage »</em></strong> et <strong>interroger <em>« le cheminement »</em> qui l’a conduit à tenir le rôle qu’il a tenu</strong>. Le but n’est pas de fabriquer un coupable idéal plus de trois siècles après les faits, mais d’ouvrir une lecture plus complète de ce qu’a été un notable blésois du XVIIe siècle, devenu un <strong>acteur important de l’administration monarchique et coloniale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-begon-la-figure-de-l-abbe-gregoire">Face à Bégon, la figure de l’abbé Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le second pilier du projet est l’abbé Grégoire.</strong> Là encore, la ville n’est pas convoquée par hasard. Grégoire n’est pas blésois d’origine : il est né en Lorraine. Mais il choisit Blois lorsqu’il est élu <strong>évêque constitutionnel en 1791</strong>, puis il représente le Loir-et-Cher sous la Révolution. Son lien avec la ville est donc institutionnel, politique et ecclésiastique, mais il est réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du projet, Grégoire n’est pas seulement un contrepoint commode. Il permet de <strong>mettre en regard, à Blois même, deux héritages historiques antagonistes.</strong> D’un côté, un homme lié à la préparation d’un texte organisant l’esclavage colonial. De l’autre, une figure restée dans l’histoire française comme <strong>l’un des adversaires de l’esclavage et des théories d’infériorité raciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Buteau le dit, l’association veut faire dialoguer ces deux personnages, alors même qu’ils ne sont pas de la même génération. L’écart chronologique ne lui paraît pas disqualifiant. Il est même au principe de la <strong>future création artistique</strong> : organiser une controverse entre deux figures séparées par près d’un siècle, mais que le territoire blésois rend aujourd’hui voisines dans la mémoire publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-locale-mais-pas-un-sujet-seulement-local">Une mémoire locale, mais pas un sujet seulement local</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondateurs insistent tous sur ce point : <strong>le sujet part de Blois, mais il ne peut pas rester enfermé dans le seul commentaire patrimonial local.</strong> Louis Buteau affirme que l’esclavage, le racisme, les discriminations d’hier et leurs effets dans le présent sont des questions qui dépassent très largement la ville. À ses yeux, <strong>le passé esclavagiste n’est pas seulement un objet historique</strong> ; il aide à <strong>comprendre des mécanismes encore actifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>dimension contemporaine</strong> a séduit <strong>Catherine Lacassagne,</strong> qui dit s’être engagée dans le projet à la fois au nom de ses valeurs humanistes et républicaines, et parce qu’elle a des origines familiales guadeloupéennes. L&rsquo;infirmière explique aussi avoir été saisie par la découverte du rôle de Michel Bégon dans le Code noir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Liée à la Maison de Bégon par ses activités d’habitante-relais, <strong>Christel Noslen,</strong> de son côté, explique avoir été interpellée en faisant des recherches sur le sujet. Selon cette blésoise, il ne s’agit pas de faire semblant de découvrir l’histoire, ni de s’indigner à retardement comme si tout devait être effacé. <strong>Il s’agit de connaître et de faire connaître, <em>« sous tous les angles </em>», un personnage historique important de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produire-autre-chose-qu-un-simple-signalement">Produire autre chose qu’un simple signalement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition ici est donc d’ouvrir un <strong>débat mémoriel et citoyen</strong>, puis de le porter <strong>aussi par des formes artistiques et culturelles.</strong> Le projet phare annoncé est celui d’une <strong>pièce de théâtre</strong>. Dans l’esprit des fondateurs, cette pièce doit constituer l’élément central du dispositif. Elle mettrait en scène une controverse entre Bégon et Grégoire. L’association souhaite y associer des <strong>jeunes Blésois</strong>, non seulement comme spectateurs mais aussi, si possible, dans l’écriture et peut-être dans le jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier avancé est déjà précis. Une évocation du projet est prévue dès les prochains <strong>Rendez-vous de l’histoire,</strong> mais l’objectif principal est <strong>une présentation de la pièce en 2027</strong>, afin de laisser le temps de travailler avec les jeunes sur l’année scolaire 2026-2027. Les fondateurs citent parmi leurs premiers soutiens les <strong>Rendez-vous de l’histoire</strong>, la <strong>Fondation pour la mémoire de l’esclavage</strong>, la <strong>Maison de Bégon</strong> et la <strong>Ben Compagnie</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-confisquer-le-debat">Ne pas confisquer le débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question va surgir à Blois : <strong>que faire, à terme, d’un nom aussi visible que Bégon dans l’espace public si sa participation à l’ordre esclavagiste est mieux connue ?</strong> Faut-il renommer ? Ajouter ? Expliquer ? Ne rien toucher ? Sur ce point, les réponses des membres fondateurs sont prudentes mais convergentes. <strong>Ils disent ne pas vouloir préempter le débat</strong>. Tous tiennent à écarter l’idée d’un <em>« déboulonnage »</em> comme horizon premier. Ils le disent : leur intention n’est pas de changer immédiatement les noms de rues, de bâtiments ou d’équipements, ni de faire de Michel Bégon une cible sur laquelle on tirerait <em>« à boulets rouges »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-travers-begon-une-interrogation-plus-vaste-sur-le-present">À travers Bégon, une interrogation plus vaste sur le présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat souhaité pourrait glisser naturellement vers la situation contemporaine. <strong>Les fondateurs ne parlent pas du racisme comme d’une survivance abstraite.</strong> Ils parlent d’expériences vécues, de paroles libérées, d’<strong>un climat qui s’est durci</strong> ou qui, au minimum, laisse davantage s’exprimer ce qui auparavant restait plus feutré. Catherine Lacassagne raconte ainsi avoir eu à subir récemment <strong>du racisme à Blois,</strong> alors qu’elle ne l’avait pas vécu ainsi auparavant dans une ville où elle dit avoir des ancrages amicaux, familiaux et professionnels. Pour Louis Buteau, il y a aujourd’hui des combats encore à mener, et <strong>la compréhension de ce qui s’est joué hier peut aider à mieux saisir les discriminations d’aujourd’hui.</strong> Parler de l’esclavage, c’est remettre en jeu des mots très concrets : liberté, égalité, fraternité.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, le patrimoine reprend la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 13:13:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La programmation de printemps (du 11 avril au 28 juin) de Ville d’art et d’histoire donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où Blois fête les 40 ans de son label, la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-le-patrimoine-reprend-la-rue">À Blois, le patrimoine reprend la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La <a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-estival-de-blois-ville-dart-et-dhistoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">programmation</a> de printemps</strong> (du 11 avril au 28 juin) de <strong><em>Ville d’art et d’histoire</em></strong> donne envie de se réapproprier la cité. À l’heure où <strong>Blois fête les 40 ans de son label,</strong> la ville propose de nouveau une manière de se relire : plus mobile, plus sensible, parfois plus ludique, sans rien céder sur le fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Blois a ceci de particulier qu’on croit souvent la connaître.</strong> On la traverse, on la monte, on la descend, on longe ses murs, ses degrés, ses places, ses jardins, ses silhouettes familières. Et puis, à force de l’avoir sous les yeux, on finit parfois par ne plus la voir. C’est précisément contre cette usure du regard que s’inscrit la programmation de printemps de Ville d’art et d’histoire. Cela via un ensemble de visites guidées, d’animations et de rendez-vous qui, au fond, disent moins <em>« venez consommer du patrimoine »</em> que <em>« venez lire ou relire Blois »</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg" alt="Blois Cathédrale" class="wp-image-32481" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5938-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fabienne Quinet, adjointe à la culture et au tourisme,</strong> l&rsquo;affirme : il ne s’agit pas seulement de <em>« présenter de beaux monuments »</em>, mais aussi de <em><strong>« raconter l’histoire de ces monuments »</strong></em>, d’en donner les clés de lecture, et de permettre à chacun, <em>« quel que soit son âge, quelles que soient ses connaissances, son histoire personnelle »</em>, de se réapproprier la ville. <strong>Le patrimoine,</strong> à Blois, ce n’est pas seulement de <em>« l’histoire ancienne »</em> ; c’est <em><strong>« l’histoire que l’on vit aussi parce qu’on le côtoie tous les jours ».</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg" alt="Blois Saint-Vincent" class="wp-image-32482" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5902-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-aleatours">Des Aléatours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la grande nouveauté de cette saison. Pour marquer les 40 ans du label, le service a imaginé les <strong>Aléatours</strong> : trois visites, une par mois, dans trois secteurs différents — le quartier gare, le centre-ville autour de la place Louis-XII et le quartier administratif — avec un principe simple : <strong>introduire de l’aléatoire dans la découverte.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alice Mallet, cheffe de projet Ville d’art et d’histoire,</strong> résume l’esprit du dispositif : il s’agit de <em><strong>« découvrir de façon originale un quartier »,</strong></em> <strong>en laissant les visiteurs piocher des objets qui serviront d’entrées dans le parcours</strong>. Autrement dit, on sort du commentaire patrimonial entièrement balisé. La visite peut bifurquer, surprendre, faire émerger d’autres détails, d’autres récits, d’autres points d’attention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-saint-nicolas-la-lumiere-et-le-xxe-siecle">Saint-Nicolas, la lumière et le XXe siècle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de la programmation confirme cette volonté d’<strong>embrasser Blois dans sa diversité.</strong> Il y a la ville médiévale et fortifiée, la ville Renaissance, la ville marquée par les bombardements de 1940 puis reconstruite, la ville traversée par ses circulations anciennes et modernes, la ville religieuse, la ville industrielle, la ville des usages quotidiens, des fontaines, des rues, des noms qui restent quand leur origine s’efface.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les temps forts du printemps, <strong>l’église Saint-Nicolas</strong>. Après cinq ans de travaux, l’édifice a retrouvé sa pleine visibilité. Sa restauration donne lieu à une visite dédiée, centrée sur <strong>Max Ingrand et l’après-guerre</strong>. Plus largement, <strong>un cycle de visites est consacré aux vitraux du XXe siècle à Blois,</strong> de Saint-Nicolas donc à Notre-Dame-de-la-Trinité, de Saint-Louis à Saint-Joseph.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-juin-au-jardin">Juin au jardin</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Rendez-vous aux jardins, les 6 et 7 juin</strong> prolongent la logique générale du programme : faire voir autrement. <strong>Les jardins de l’Évêché,</strong> labellisés <a href="https://www.lesplusbeauxjardinsdefrance.com/le-jardin-remarquable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jardin remarquable</a>, y occupent une place centrale, avec une visite à deux voix menée par un jardinier et une guide-conférencière. <strong>Le pavillon Anne-de-Bretagne</strong> accueille de son côté des animations autour des jardins médiévaux, avec stations sensorielles, visites flash, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thaumatrope" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thaumatrope</a></strong> et empreintes végétales. Une balade proposée avec le Muséum invite même à <strong>regarder les jardins du point de vue des animaux.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-programme-ville-d-art-et-d-histoire-printemps-2026">Programme Ville d’art et d’histoire — printemps 2026</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Date</th><th>Heure</th><th>Intitulé</th><th>Type</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Samedi 11 avril</strong></td><td>16h</td><td>À la découverte de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 12 avril</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour – Quartier Gare</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Mercredi 15 avril</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Nicolas : Max Ingrand et l’après-guerre</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>11h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 18 avril</strong></td><td>14h</td><td>Jeu de piste « La Coupe de Poudloire a disparu »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 19 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois au temps de Jean Jaurès</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 25 avril</strong></td><td>16h</td><td>Blois, ville fortifiée</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 26 avril</strong></td><td>16h</td><td>Sur les pas de Jeanne d’Arc à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 1er mai</strong></td><td>16h</td><td>Se déplacer à Blois au fil des siècles</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 2 mai</strong></td><td>16h</td><td>Hôtels particuliers et maisons Renaissance</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 3 mai</strong></td><td>15h30</td><td>La Basilique Notre-Dame de la Trinité : Louis Barillet et son atelier</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 8 mai</strong></td><td>16h</td><td>La Reconstruction de Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 9 mai</strong></td><td>16h</td><td>Printemps des Cimetières : Le cimetière de Blois-Ville</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 10 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Vendredi 15 mai</strong></td><td>16h</td><td>Le quartier de la Chocolaterie Poulain</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 16 mai</strong></td><td>16h</td><td>Qui dit vrai ?</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 17 mai</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Place Louis XII</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 23 mai</strong></td><td>16h</td><td>Dans les yeux d’Armand</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 24 mai</strong></td><td>16h</td><td>Visite théâtralisée : « Sur les traces d’Arsène Lupin »</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 30 mai</strong></td><td>16h</td><td>Ces statues que l’on ne saurait voir</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 31 mai</strong></td><td>16h</td><td>Mystérieux noms de rues</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>14h30</td><td>Visite des Jardins de l’Évêché</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 6 juin</strong></td><td>16h30</td><td>Le jardin vu par les animaux</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>9h30 à 12h30</td><td>Matinée au Pavillon Anne de Bretagne</td><td>Animation</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>11h</td><td>Blois royale et ses fontaines</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 7 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les jardins royaux retrouvés</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 13 juin</strong></td><td>16h</td><td>Conférence « Fabriquer la ville : Blois, de l’agglomération antique à la ville contemporaine, à la lumière de 35 ans de recherches archéologiques »</td><td>Conférence</td></tr><tr><td><strong>Samedi 20 juin</strong></td><td>16h</td><td>La Cathédrale Saint-Louis : Jan Dibbets, l’art contemporain à l’aube du XXIe siècle</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 21 juin</strong></td><td>16h</td><td>Aléa-tour : Quartier administratif</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Samedi 27 juin</strong></td><td>16h</td><td>Les Grandes heures de l’Histoire à Blois</td><td>Visite guidée</td></tr><tr><td><strong>Dimanche 28 juin</strong></td><td>16h</td><td>L’église Saint-Joseph : la dalle de verre dans les années 1960</td><td>Visite guidée</td></tr></tbody></table></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-au-chateau-royal-de-blois">Au Château royal de Blois</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Période</th><th>Intitulé</th><th>Lieu</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Du 4 au 26 avril 2026</strong></td><td><em>Blois au temps de Jeanne d’Arc – Regards d’artiste sur une ville au cœur de l’histoire</em>, exposition de Jean Chen</td><td>Chapelle Saint-Calais, Château royal de Blois</td></tr></tbody></table></figure>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-encadre-pratique">Encadré pratique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ville d’art et d’histoire — programmation de printemps 2026</strong><br><strong>Du 11 avril au 28 juin 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À retenir :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aléatours</strong> : 12 avril, 17 mai, 21 juin</li>



<li><strong>Rendez-vous aux jardins</strong> : 6 et 7 juin</li>



<li><strong>Conférence archéologique</strong> : samedi 13 juin à 16 h</li>



<li><strong>Visites guidées</strong> sur réservation</li>



<li><strong>Tarifs visites guidées</strong> : 6 €, tarif réduit 5 €, 6-17 ans 4 €, Pass Blois Culture gratuit</li>



<li><strong>Réservations / renseignements</strong> : 02 54 90 33 33</li>



<li><strong>Programme complet</strong> : <em><a href="https://www.blois.fr/attractive/remarquable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois.fr/vah</a></em></li>
</ul>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="679" height="960" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png" alt="" class="wp-image-32488" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9.png 679w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-9-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 679px) 100vw, 679px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 10:38:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[Baptiste Marseault]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre d’Espagne]]></category>
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		<category><![CDATA[Souvenir Français]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Allouin-Bastien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mardi 7 avril 2026, une plaque commémorative a été dévoilée au Domaine de Chaumont-sur-Loire en hommage aux réfugiés espagnols hébergés en 1939 dans les dépendances et les écuries du château. Une cérémonie, des discours officiels et la présentation d&#8217;un travail abouti de collégiens furent le moyen d&#8217;un coup de projecteur sur une histoire locale &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939">À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le mardi 7 avril 2026, <strong>une plaque commémorative a été dévoilée au Domaine de Chaumont-sur-Loire en hommage aux réfugiés espagnols hébergés en 1939 dans les dépendances et les écuries du château. </strong>Une cérémonie, des discours officiels et la présentation d&rsquo;un travail abouti de collégiens furent le moyen d&rsquo;un coup de projecteur sur une histoire locale longtemps restée dans l’ombre, et désormais inscrite dans la pierre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1024x768.jpeg" alt="réfugiés espagnols" class="wp-image-32464" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5932-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-plaque-sous-le-soleil-et-tout-un-passe-qui-remonte">Une plaque sous le soleil, et tout un passé qui remonte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au mur, la plaque est sobre, nette, presque austère. Mais elle dit l’essentiel : <strong>un hommage, un lieu, une date, un exil</strong>. Elle rappelle qu’en 1939, ici, dans les dépendances et les écuries du château de Chaumont-sur-Loire, furent accueillis des réfugiés <a href="https://bloiscapitale.com/flamenco-a-begon-juan-carmona-se-confie-avant-son-concert" target="_blank" rel="noreferrer noopener">espagnols</a> fuyant la répression franquiste. Plus bas, une formule simple enfonce le clou : <em><strong>« Pour que demeure la mémoire. ¡Nunca olvidar! »</strong></em> <em>(Ne jamais oublier)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour d’elle, ce 7 avril 2026, il y avait des descendants, des collégiens, des enseignants, des élus, des représentants associatifs, le Souvenir Français, un représentant de l’ambassade d’Espagne, des drapeaux républicains espagnols dans l’assemblée, des applaudissements, des regards très attentifs. Il y avait aussi, dans ce lieu aujourd’hui associé à l’art, aux jardins et à la beauté du domaine, une impression tenace de décalage. Car ce mur paisible, cette cour ensoleillée, ces façades ordonnées, renvoient soudain à <strong>une autre réalité : celle d’un accueil d’urgence, d’un exil massif, de familles déplacées, de femmes et d’enfants arrivés ici après la débâcle de la guerre civile, et la Retirada.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1024x768.jpeg" alt="réfugiés espagnols" class="wp-image-32469" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5918-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-histoire-longtemps-restee-a-la-marge">Une histoire longtemps restée à la marge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En cet hiver de 1939, <strong>320 réfugiés dans un village qui comptait alors environ 750 habitants,</strong> ce fut énorme. Et pourtant, l&rsquo;affaire a presque disparu du récit local. <strong>Le maire de Chaumont-sur-Loire</strong>, <strong>Baptiste Marseault,</strong> l’a raconté très simplement. Tout est reparti, pour la commune, d’un message reçu de <strong>Patricia Allouin-Ratton,</strong> descendante de cette histoire. Il lui répond aussitôt qu’il n’en a <em>« jamais entendu parler »</em>. Deux jours plus tard, lors d’un goûter réunissant les anciens de la commune, il pose la question. Même silence ou presque. Oui, il y avait bien eu des Espagnols, se souvient-on vaguement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1024x768.jpeg" alt="Baptiste Marseault" class="wp-image-32470" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5917-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comment un accueil de cette dimension, même bref, même organisé dans l’urgence, a-t-il pu s’effacer à ce point ? Les réponses se trouvent sans doute dans la nature même de ce qui s’est joué en 1939. Un hébergement d’urgence. Une population déplacée, très majoritairement féminine et enfantine. Un passage plus qu’une installation. Une organisation administrative et sécuritaire. Un contexte national et européen saturé par d’autres angoisses. Et, surtout, <strong>une mémoire qui a davantage survécu dans l’intimité des vies que dans les récits officiels.</strong> C’est ce renversement qu’a opéré la cérémonie : <strong>ce qui était resté dans les familles est entré dans l’espace public.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-chaumont-sur-loire-fragment-local-de-la-retirada">Chaumont-sur-Loire, fragment local de la Retirada</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui s’est joué ici, il fallait évidemment revenir à l’hiver 1939. Les prises de parole des familles, des collégiens, des élus et du conseiller culturel de l’ambassade d’Espagne ont toutes, à leur manière, rappelé le cadre : la guerre civile espagnole, la défaite républicaine, l’exode massif vers la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, <strong>Ignacio Díaz de la Guardia</strong> a rappelé l’ampleur du phénomène : <strong>environ 465 000 personnes franchissant la frontière française en quelques mois.</strong> Une masse humaine considérable. <em>« Les gens, normalement, ne partent pas de chez eux »</em>, a-t-il rappelé, soulignant que ce qui déclenche l’exil, c’est d’abord la crainte, la nécessité, l’impossibilité de demeurer là où l’on est né. A Chaumont, il s’agissait en immense majorité de femmes et d’enfants. Un tri avait été opéré. Les hommes, eux, avaient été dirigés vers d’autres lieux, notamment des camps d’internement. <strong>Cette séparation, au cœur de la Retirada, traverse la mémoire des familles comme une blessure fondatrice.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1024x768.jpeg" alt="Ignacio Díaz de la Guardia" class="wp-image-32467" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5923-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-dormir-sur-la-paille-manquer-de-tout">Dormir sur la paille, manquer de tout</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les collégiens d’Onzain ont donné à cette histoire une épaisseur concrète. Ils ont restitué des faits, des conditions de vie, des détails matériels qui font saisir <strong>ce qu’était, au quotidien, cet accueil d’urgence.</strong> Les élèves de 3e ont évoqué la <strong>sous-alimentation,</strong> des repas peu variés, composés notamment d&rsquo;un peu de boudin, de lentilles, d’œufs et de pommes de terre. Ils ont rappelé des quantités comptées, du lait distribué, du pain, parfois un peu de chocolat. Ils ont parlé <strong>de manque d’hygiène, de toilettes communes, de savon insuffisant, de vêtements souvent usés ou de mauvaise qualité, de peu de change.</strong> Ils ont aussi parlé du <strong>sommeil sur la paille, de l’inconfort, du froid, des maladies redoutées,</strong> des visites médicales organisées pour tenter d’éviter la propagation des contagions. Ils ont évoqué <strong>la peur des vaccins, la barrière de la langue, les effets psychologiques de l’exil, la séparation familiale, cette impression de précarité complète</strong> qui accompagne les vies déplacées.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1024x678.jpeg" alt="Allouin-Ratton" class="wp-image-32463" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1024x678.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-300x199.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-768x508.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-1536x1017.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5934-2048x1356.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-clemencia-lola-juan-une-histoire-familiale-dans-la-grande-dechirure">Clemencia, Lola, Juan : une histoire familiale dans la grande déchirure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’intérieur de cette histoire collective, une trajectoire a joué le rôle de fil humain : celle <strong>de Clemencia, de sa fille Lola, présente lors de la cérémonie, et de Juan.</strong> Il y a la frontière franchie, la séparation d’avec Juan, l’angoisse, l’absence de nouvelles, l’arrivée à Chaumont-sur-Loire. Il y a cette petite fille de 17 mois, Lola, portée dans les bras de sa mère. Il y a l’hébergement dans les dépendances et les écuries. Puis, après plusieurs jours d’errance et de précarité, le déplacement vers un fermier qui a besoin de main-d’œuvre. Clemencia travaille dans les champs, fait la cuisine. Plus tard, grâce à l’aide de Français qui tentent de réunir les familles, elle retrouve Juan dans un camp de travaux forcés à Bordeaux. Les retrouvailles n’effacent rien, mais elles rouvrent un avenir. Elles viennent après des années de séparation et de recherches.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Juan et Clemencia espèrent rentrer en Espagne lorsque la guerre est terminée, mais y renoncent. Trop dangereux. Trop incertain. Il faut rester en France, reconstruire là,</strong> dans cette terre qui n’était pas celle d’origine mais devient le lieu possible d’une survie. La famille Lorente s’installe en Centre-Val de Loire. D’autres enfants naissent, Maria et José. Juan travaille dans le bâtiment. Puis l’histoire bascule de nouveau : il meurt en 1965 à la suite d’un accident du travail. Clemencia, restée seule, travaille comme femme de ménage. Elle meurt en 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la cérémonie, en réalité, reposait aussi sur cette capacité à faire entendre ce que l’histoire générale recouvre trop souvent : non seulement des masses, des flux, des chiffres, mais <strong>des vies singulières, fragiles, acharnées, reconstruites morceau par morceau.</strong> Une histoire racontée par <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong> dans <em>¡ S.O.S. LA VIDA ! C&rsquo;est la vie !</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de <strong>Maria Lorente,</strong> fille de Clemencia et Juan, a donné à cette mémoire familiale une intensité particulière. <em><strong>« L’exil, c’est aussi la guerre, la férocité et la désolation »</strong></em>, a-t-elle dit. <em>« Il n’est pas de condamnation plus terrible pour un être humain que d’abandonner de force ses proches, d’abandonner le paysage où il a grandi, d’abandonner sa profession, les objets qui lui sont chers, les habitudes bienheureuses, et même d’abandonner sa propre langue. »</em> Mes parents, a-t-elle rappelé, étaient <em><strong>« des personnes pacifiques, sensées, tolérantes »</strong></em>, des personnes que <em>« tout pays aurait voulu compter parmi ses citoyens ».</em> Tous deux sont morts en France, loin de leur terre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Maria a voulu aussi alerter. <em>« Souvenons-nous qu’il n’y a pas de place pour l’indifférence »</em>, a-t-elle lancé. <em><strong>« Nous ne pouvons pas détourner le regard. »</strong></em> La formule traversait d’un seul mouvement le passé et le présent. Chez les descendantes de Lola, cette même intention. <em>« Nous sommes là pour vous rendre hommage »,</em> ont dit Sylvie et Patricia, en dédiant la plaque à leur mère, à leur grand-mère, aux autres personnes passées par là, et plus largement <strong><em>« à toutes les victimes de la folie d’une poignée d’êtres humains, hier comme aujourd’hui ».</em></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1024x768.jpeg" alt="général Jean-Marie Beyer" class="wp-image-32468" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5919-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-memoire-familiale-a-la-memoire-publique">De la mémoire familiale à la mémoire publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>général Jean-Marie Beyer,</strong> délégué général du <strong>Souvenir Français,</strong> a vu dans cette initiative <strong>la transformation d’<em>« un souvenir intime en mémoire collective ».</em></strong> Le Souvenir Français, a-t-il insisté, porte une attention particulière à ces <em>« mémoires d’exil et d’engagement »</em> qui font pleinement partie de l’histoire commune. En dévoilant cette plaque, a-t-il dit encore, il s’agissait <em><strong>« d’inscrire dans la pierre ce que le temps ne pourrait pas effacer »</strong></em>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="671" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1024x671.jpeg" alt="François Bonneau" class="wp-image-32471" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1024x671.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-300x197.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-768x504.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-1536x1007.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_5914-2048x1343.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>François Bonneau, le président de la Région Centre-Val de Loire,</strong> a replacé la séquence dans le contexte européen de 1939, lorsque <em>« montent le totalitarisme, la barbarie, la volonté de fouler aux pieds les libertés fondamentales »</em>. Il a insisté sur ce qui s’était joué ici comme expérience de solidarité : accueillir des femmes, des enfants, des familles menacées de tout, jusque dans leur existence même. <strong>Son intervention tirait aussi un fil vers le présent.</strong> Sans écraser le passé sous l’actualité, <strong>il a évoqué les murs érigés aujourd’hui dans le monde, les frontières fermées, les systèmes politiques qui font de l’exclusion un principe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conseiller culturel de l’ambassade d’Espagne, <strong>Ignacio Díaz de la Guardia</strong>, a, quant à lui, apporté une autre profondeur : celle du rapport espagnol à sa propre mémoire. Avec un ton très personnel, parfois hésitant, il a raconté combien, en Espagne, ces questions ont longtemps été cantonnées à la sphère familiale, avant de retrouver une place plus affirmée dans le débat public. <strong>Il a rappelé que parler de mémoire n’est pas diviser, mais reconnaître les victimes, comprendre le passé et construire <em>« un futur plus juste et plus inclusif ».</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-lieu-autrement">Le lieu, autrement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Domaine de Chaumont-sur-Loire continuera d’être ce lieu de jardins, de création, de patrimoine. Mais désormais, un fragment de son histoire, longtemps demeuré discret, a trouvé sa forme publique. Dans leur discours, les descendantes de Lola ont formulé cela avec une grande justesse. Là où leur mère et leur grand-mère étaient arrivées en fuyant, Lola revient aujourd’hui librement. Là où il y avait eu l’attente, l’incertitude, l’arrachement, <strong>il y a désormais une inscription visible, une reconnaissance, un nom donné à l’épreuve traversée.</strong> La plaque ne clôt rien. Elle ouvre. Elle oblige à regarder autrement. Elle relie une mémoire familiale à une mémoire territoriale. Elle rappelle que <strong>l’exil ne relève jamais seulement des archives ou des chiffres, mais de vies traversées par la peur, la séparation, le travail, la perte et la reconstruction.</strong> Et, dans la cour ensoleillée de Chaumont-sur-Loire, ce 7 avril, c’est bien cela qui est apparu : une histoire revenue, désormais assez forte pour demeurer.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939">À Chaumont-sur-Loire, la mémoire retrouvée des réfugiés espagnols de 1939</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Le Marcou : une croyance ancienne liée à la guérison</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 09:15:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, certaines traditions religieuses et croyances anciennes peuvent étonner. Parmi elles figure celle du Marcou, aujourd’hui peu connue. Elle renvoie à la figure d’un guérisseur agissant par le toucher et se rattache au culte de saint Marcou, notamment à travers les pèlerinages qui lui sont consacrés. Une croyance liée à la naissance Selon la &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, certaines traditions religieuses et croyances anciennes peuvent étonner. Parmi elles figure celle du <strong>Marcou,</strong> aujourd’hui peu connue. Elle renvoie à la figure d’<strong>un guérisseur agissant par le toucher</strong> et se rattache au <strong>culte de saint Marcou</strong>, notamment à travers les pèlerinages qui lui sont consacrés.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1024x768.jpeg" alt="St Marcou Blois" class="wp-image-15265" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/IMG_7398-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-croyance-liee-a-la-naissance">Une croyance liée à la naissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la croyance, <strong>le septième fils consécutif, sans aucune fille intermédiaire, né d’un mariage légitime, posséderait le don de guérir, exercé par le simple geste de toucher.</strong> À Blois, cette croyance est encore évoquée par certains habitants âgés. Simone, figure locale de plus de 90 ans, ancienne épicière de la rue des Trois-Marchands, affirme avoir connu un Marcou, présenté comme guérisseur par le toucher. <strong>La question des Marcous n’a pas fait l’unanimité au sein de l’Église</strong>. Le clergé était divisé : certains prêtres formaient des <a href="https://bloiscapitale.com/les-marcous-guerisseurs-mystiques-du-passe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marcous</a> dans leur paroisse, tandis que d’autres y voyaient de la superstition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De façon plus marginale, certaines croyances populaires évoquent également, <strong>pour la septième fille consécutive, née sans garçon intermédiaire, l’existence de dons de voyance,</strong> sans qu’un cadre religieux ou rituel comparable ne soit attesté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croyance du Marcou est traditionnellement liée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcoul" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Saint Marcoul, moine normand</strong> du VIᵉ siècle.</a> Toutefois, rien dans les biographies de Saint Marcou, rédigées au IXᵉ siècle, ne mentionne un don de guérison transmis par la naissance d’un septième fils. Cette absence souligne le décalage entre les textes hagiographiques anciens et les traditions populaires ultérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rite-du-voyage">Le rite du « voyage »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à cette croyance liée à la naissance, <strong>le culte de saint Marcou s’est structuré autour de pratiques de pèlerinage.</strong> Depuis le règne de Saint Louis, les rois de France avaient coutume, le lendemain de leur sacre à Reims, de se rendre en pèlerinage à Corbeny, près de Laon, sur les reliques de Saint Marcou. Ils y recevaient <strong>les malades atteints des écrouelles</strong> (affection chronique des ganglions lymphatiques du cou), appelées aussi scrofules, et obtenaient, selon les récits, des guérisons. Après la messe, le roi touchait les scrofuleux, traçait sur eux un signe de croix et prononçait la formule : <em><strong>« Le roi te touche, Dieu te guérisse ».</strong></em> Sous le règne de Louis XIII, les sources mentionnent 868 malades reçus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pèlerinage de saint Marcou &#8211; comme à l&rsquo;<strong>Eglise Saint-Nicolas</strong> de Blois <strong>chaque 1er mai</strong> &#8211; s’inscrit dans une pratique ancienne appelée le <em><strong>« voyage »</strong></em>. À une époque où la médecine ne disposait pas des moyens actuels, guérir d’une maladie tenait souvent du miracle. Le voyage n’était ni une thérapie ni une pratique magique, mais <strong>une demande d’intercession,</strong> accompagnée d’un rite particulier. Les gens du pays résumaient parfois cette incertitude par une formule simple : <em><strong>« Ça fait ou ça n’fait pas ».</strong></em> Imparable.</p>



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