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[Municipales] Blois en commun présente une liste mêlant âges, quartiers et parcours

Le 12 février 2026, le collectif citoyen Blois en commun a présenté publiquement la liste complète de ses candidat·es aux élections municipales. Au-delà de l’énumération des noms, cette séquence a permis d’exposer la composition sociale de la liste, les principes qui la structurent et le cadre politique dans lequel ses membres s’engagent. À travers les prises de parole successives, le collectif – qui a choisi Nicolas Orgelet pour tête de liste – a donné à voir une démarche construite en amont de la campagne, fondée sur la diversité des profils, un fonctionnement collectif revendiqué et des règles d’engagement formalisées.

Dès les premières prises de parole, le fil conducteur est posé : la représentativité sociale. « Ce qu’on voulait vous montrer, c’était la diversité sociale des profils, la diversité des quartiers, des parcours de vie, des métiers, des compétences, des niveaux d’études », nous explique-t-on. La liste revendique des profils allant des chefs d’entreprise aux demandeurs d’emploi, des étudiant·es aux retraité·es, des cadres aux salarié·es du monde associatif, des enseignants aux maraîchers bio, des professionnels de la culture aux acteurs du soin, de l’énergie ou de l’insertion. Cette diversité est présentée comme une condition de la décision politique. La moyenne d’âge annoncée – 44 ans – s’accompagne d’une amplitude large : de 18 à 73 ans, afin de croiser des générations, des expériences, des rapports différents au territoire et au politique

Autre marqueur, la présence de l’ensemble des quartiers de Blois. Kennedy, Croix-Chevalier, Vienne, Cornillettes, Basilique, centre-ville, quartiers sud, est et ouest : aucun n’est cité comme plus stratégique qu’un autre. A l’image du programme conçu par quartiers, par usages, par préoccupations quotidiennes.

Des parcours et des engagements

La présentation de la liste Blois en commun s’est faite via un tour de table, volontairement long, afin de donner chair à cette diversité. Chacun·e a pris la parole pour dire d’où il parle.

Pour exemple, le benjamin, Bacoutoubo Cissé, 18 ans, étudiant et habitant du quartier Kennedy, a évoqué la vie étudiante et les conditions d’accueil des jeunes. Isabelle Nouari, psychologue clinicienne à l’hôpital, a insisté sur une approche globale de la santé : « pas seulement du soin, mais le moyen de créer de la santé ». Christophe Leroy, ingénieur en énergies renouvelables, a parlé de la réappropriation citoyenne de l’énergie. Malik Boufatah, coordinateur jeunesse, a évoqué l’accompagnement, l’insertion, le quotidien. Amandine Lebrat, productrice de films documentaires, a revendiqué l’importance des mécanismes de démocratie permanente. Guillaume Saveuse, enseignant, a lui relié transmission, enfance et projection à long terme.

La liste intègre aussi des profils disposant d’une expérience politique et institutionnelle, à l’image d’Hélène Menou, ingénieure et élue sortante, de François Thiollet et Claude Gruffat, anciens députés européens, de l’élue régionale Delphine Benassy ou encore de Pauline Salcedo, dans une logique de transmission et d’accompagnement des nouveaux visages.

La charte des élu·es : un cadre contraignant assumé

Avant même le programme, Blois en commun a construit un socle partagé : une charte de valeurs, écrite et votée collectivement, signée par l’ensemble des membres du collectif, qu’ils soient ou non candidat·es. Humanisme, urgence écologique et sociale, revitalisation démocratique, lutte contre l’abstention et la défiance : ces principes sont revendiqués non comme des slogans, mais comme des critères de décision.

À ce socle s’ajoute un engagement supplémentaire pour les candidat·es : la charte des élu·es, inspirée de la charte Anticor, renforcée sur plusieurs points clés : non-cumul des mandats exécutifs, limitation à deux mandats exécutifs consécutifs, transparence totale des indemnités, des frais de mandat, des responsabilités exercées, engagement sur l’open data, définition de temps de travail minimum selon les responsabilités, répartition des délégations pour éviter la concentration du pouvoir, obligation de siéger dans un groupe politique commun. « L’indemnité, ce n’est pas de l’argent de poche, c’est une compensation du temps consacré au mandat », a expliqué Claire Mollière, n°2 de la liste. Cette charte n’est pas présentée comme une garantie morale de façade, mais comme un outil de fonctionnement destiné à structurer l’action municipale sur la durée.

Une démocratie participative vécue

L’un des fils rouges de la présentation de la liste aura été la démocratie participative comme pratique déjà expérimentée. Formations à l’intelligence collective, décisions par consentement, groupes de travail autonomes, coordinations régulières : le collectif décrit une organisation qui s’est rodée sur plus d’un an et demi. « La démocratie, c’est fonctionnel si ça s’organise bien », résume Amandine Lebrat, en réponse à l’idée souvent opposée d’un modèle inefficace. « On n’est pas là pour prendre le pouvoir. On est là pour le partager », ajoute Guillaume Saveuse.

La désignation de la tête de liste illustre cette démarche. Nicolas Orgelet a été choisi à l’issue d’une élection sans candidat, un processus encore inédit à ce niveau à Blois, qui repose sur la reconnaissance par les pairs plutôt que sur la candidature individuelle

Une campagne vécue comme joyeuse

Une question se pose : quels sont les retours de terrain – pour Blois en commun – depuis le début de la campagne ? « J’ai fait déjà quelques campagnes. Et pour la première fois, quand on tracte sur les marchés, les gens viennent vers nous, ils viennent volontairement à notre rencontre », confie Nicolas Orgelet. Discussions longues, habitants qui posent des questions précises, demandes concrètes sur la sécurité, les équipements, la vie quotidienne… la mayonnaise semble prendre. Le budget participatif repensé à l’échelle des quartiers, les délibérations citoyennes sans filtre, la co-construction avec les services municipaux : ces propositions trouvent un écho direct. Le collectif décrit une dynamique « positive et joyeuse », protectrice face aux attaques, parce que portée collectivement. A Blois en commun, on s’avance avec optimisme vers l’élection.

Autour des 43 candidat·es gravite un nombre bien plus important de personnes engagées, souvent invisibles, parfois empêchées d’affichage politique par leur métier, mais omniprésentes sur le terrain. Plus d’une centaine de personnes ont signé la charte d’engagement. Les groupes de mobilisation, d’écriture du programme, de communication fonctionnent de manière autonome. Là encore, la logique est posée : ne pas rendre les élu·es indispensables, transmettre, déléguer, préparer les suivants.

La liste complète Blois en commun (43 candidat·es)

  1. Nicolas Orgelet
  2. Claire Mollière
  3. Malik Boufatah
  4. Hélène Menou
  5. Matthieu Marquaille
  6. Ingrid Souilla
  7. François Thiollet
  8. Amandine Lebrat
  9. Guillaume Saveuse
  10. Yuki Penot
  11. Rédouane Zaaraoui
  12. Rachel Copin
  13. Bacoutoubo Cissé
  14. Isabelle Nouari
  15. François Beigbeder
  16. Sylvie Lafon
  17. Christophe Leroy
  18. Mame Delaveau-Seck
  19. Xavier Farineau
  20. Mélanie Fournier
  21. Claude Gruffat
  22. Jacqueline Orlay
  23. Ruddy Mienahata
  24. Anne-Marie Gonzalez
  25. Gervais Legras
  26. Najeha Afrassi
  27. Mikaël Martel
  28. Isabelle Aubert
  29. Jean-Pascal Doré
  30. Anna-Laure Bergeot
  31. Prodige Nzila Goma
  32. Marie Merckelbagh
  33. Masato Fujisaki
  34. N’Nabintou Bayo
  35. Maxime Orieux
  36. Claire Rassinoux
  37. Arnaud Moyen
  38. Laurence Tessier
  39. Dembo Djikhine
  40. Pauline Salcedo
  41. Antoine Soufiane
  42. Delphine Benassy
  43. Hervé Péron

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