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	<title>Archives des mémoire - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Marie-Anne Bessarion fait revivre des souvenirs d’antan</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 16:31:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant plus de dix ans, Marie-Anne Bessarion a écouté des femmes et des hommes lui confier des fragments de leur vie. Des souvenirs d’enfance, des métiers disparus, des dimanches en famille, des blessures aussi. De ces rencontres est né Souvenirs d’antan, un livre d’une cinquantaine de récits, souvent ancrés à Blois et dans le Loir-et-Cher, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pendant plus de dix ans, Marie-Anne Bessarion a écouté des femmes et des hommes lui confier des fragments de leur vie. Des souvenirs d’enfance, des métiers disparus, des dimanches en famille, des blessures aussi. De ces rencontres est né <em>Souvenirs d’antan</em>, un livre d’une cinquantaine de récits, souvent ancrés à Blois et dans le Loir-et-Cher, où le témoignage se mêle parfois à la fiction.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’avait pas prévu d’en faire un livre. Au départ, il y avait simplement des conversations. Un commerçant, une connaissance, quelqu’un croisé au hasard de la vie qui se met à raconter. Marie-Anne Bessarion écoute. Une histoire en appelle une autre. Elle prend des notes, garde des souvenirs, accumule peu à peu une matière dont elle ne sait pas encore ce qu’elle fera. <em>« Des gens avaient ce besoin de raconter, faute d’en parler à leurs enfants ou à leurs petits-enfants. <strong>J’étais l’oreille. J’étais là. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela commence il y a plus de dix ans. Certains de ceux qui lui ont parlé sont morts depuis. D’autres ont découvert leurs souvenirs devenus des pages imprimées. Entre-temps, ces confidences éparses sont devenues <strong><em>Souvenirs d’antan</em>,</strong> publié chez <em><a href="https://www.medcygne.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Medcygne Éditions</a></em>. <strong>La plupart des histoires renvoient aux années 1960 et 1970</strong>, avec quelques incursions plus anciennes, notamment dans l’après-guerre. Il y est question de l’école, de la famille, de l’enfance, de métiers disparus ou devenus rares, de lavandières, de ramoneurs, de vitriers, de colonies de vacances. Des choses qui paraissaient ordinaires lorsqu’elles existaient et qui, quelques décennies plus tard, racontent déjà <strong>un autre monde.</strong> <em>« Pour moi, l’Histoire, ce n’est pas que les rois. <a href="https://bloiscapitale.com/berengere-palcowski-devoile-dix-oeuvres-entre-vues-blesoises-et-interieurs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tous ces gens-là</a> font partie de la France, ils ont bâti la France. Il n’y avait pas que des rois, même si nous sommes au pied des châteaux ici ! »</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-683x1024.png" alt="" class="wp-image-36319" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-683x1024.png 683w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-200x300.png 200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24-768x1152.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/09/image-24.png 1024w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 id="h-une-histoire-du-loir-et-cher-a-hauteur-de-vie" class="wp-block-heading">Une histoire du Loir-et-Cher à hauteur de vie</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Loir-et-Cher occupe une place importante dans le livre.</strong> Blois, Romorantin, Saint-Dyé, des villages, la Loire… les lieux apparaissent au gré des récits. D’autres souvenirs viennent de Paris, de la place des Vosges, des Tuileries ou du métro. <strong>Ce sont souvent les détails qui restent</strong> : une odeur, une rue, une façon de travailler, les repas du dimanche, les réunions familiales. <strong><em>« Lorsque nos anciens disparaissent sans avoir raconté leur histoire, c’est toute une petite bibliothèque de souvenirs qui disparaît avec eux »,</em></strong> résume l’autrice.</p>



<h3 id="h-des-souvenirs-mais-pas-des-temoignages-bruts" class="wp-block-heading">Des souvenirs, mais pas des témoignages bruts</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre pourrait laisser penser à un recueil de témoignages. Ce n’est pas tout à fait le cas, et Marie-Anne Bessarion tient elle-même à cette liberté. Certaines histoires partent d’un récit assez précis. D’autres d’une anecdote, d’un souvenir fragmentaire, parfois seulement de quelques mots. Elle les retravaille ensuite, <strong>construit une narration, complète, imagine.</strong> <em>« Ce n’est pas un journal intime. <strong>Je ne raconte pas mot pour mot.</strong> À partir d’un mot, d’un souvenir, après <strong>j’ai mon imagination. J’adore écrire</strong></em>, souffle l&rsquo;autrice. <strong><em>C’est plein d’amour. On peut passer du rire aux larmes. Je crois même que j’aurais dû livrer le livre avec des mouchoirs. »</em></strong></p>



<h3 id="h-s-il-n-y-a-personne-pour-vous-ecouter-on-est-seul" class="wp-block-heading">« S’il n’y a personne pour vous écouter, on est seul »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière beaucoup de ces histoires revient <strong>une même question : celle de l’écoute.</strong> <em>« On peut être entouré, on peut avoir plein de famille, mais on est seul. On peut avoir soi-disant des amis, mais on est seul. <strong>S’il n’y a personne pour vous écouter, on est seul. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de ses rencontres, elle a aussi échangé avec des personnes dont la mémoire commençait à s’altérer. Elle raconte ces moments où un sujet, un lieu ou un mot fait soudain revenir un fragment de passé, accompagné d’un sourire ou d’un regard différent. C’est aussi pour cela qu’<strong>elle aimerait voir <em>Souvenirs d’antan</em> circuler dans des EHPAD.</strong> Non comme un quelconque outil thérapeutique — ce n’est pas sa vocation — mais <strong>comme un support de conversation.</strong> Les textes sont courts et indépendants. On peut ouvrir le livre au hasard et en lire quelques pages. Marie-Anne Bessarion dit qu’il <em>« se picore »</em>. Et qu&rsquo;il peut être <strong>intergénérationnel.</strong></p>



<h3 id="h-c-etait-mieux-avant" class="wp-block-heading">C’était mieux avant ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La question finit forcément par arriver. Ce monde dont parlent ses témoins était-il réellement plus agréable ? <strong>Ou prend-il simplement les couleurs de la jeunesse lorsqu’on le regarde cinquante ou soixante ans plus tard ?</strong> Marie-Anne Bessarion rapporte que beaucoup de personnes rencontrées répondent sans hésitation : <strong>oui, c’était mieux avant.</strong> Mais la nostalgie reste ce qu’elle est : <strong>un regard porté aujourd’hui sur hier.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce regard porté sur les souvenirs, les parcours et les histoires de chacun, Marie-Anne Bessarion aimerait désormais le prolonger au-delà du livre. Elle imagine pour cela un <em><strong>« mur de souvenirs »</strong></em>, <strong>où chacun pourra déposer quelques mots, une image, un fragment de son propre passé.</strong> Ce mur prendra forme <strong>dimanche 4 octobre de 15h30 à 17h30, à la boutique Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, à l’occasion d’un café-rencontre</strong> avec l’autrice blésoise. <strong>Un moment d’échange ouvert à toutes et tous.</strong></p>
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		<title>Michel Bégon : à Blois, des habitants réclament une réflexion publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 07:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, la commémoration de l’abolition de l’esclavage s’est prolongée vendredi 22 mai par un temps d’échange organisé à la Préfecture autour de la mémoire coloniale et de la place de Michel Bégon dans l’espace public blésois. Habitants, jeunes des quartiers, représentants associatifs (lire ici), élus municipaux et représentants de l’État ont participé à cette &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Blois, la commémoration de l’abolition de l’esclavage</strong> s’est prolongée vendredi 22 mai par <strong>un temps d’échange organisé à la Préfecture autour de la mémoire coloniale et de la place de Michel Bégon</strong> dans l’espace public blésois. Habitants, jeunes des quartiers, représentants associatifs (<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>), élus municipaux et représentants de l’État ont participé à cette rencontre, tenue dans le salon de la Préfecture<strong> à l’issue de la cérémonie officielle organisée sur le parvis Jean-Jaurès.</strong> Au centre des discussions : la figure de Michel Bégon (<a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lire ici</a>), natif de Blois, administrateur royal sous Louis XIV et personnalité dont le nom demeure aujourd’hui présent dans plusieurs lieux de la ville, notamment la Maison de Bégon et le collège Michel-Bégon.</p>



<h2 id="h-une-figure-liee-a-l-histoire-du-code-noir" class="wp-block-heading">Une figure liée à l’histoire du Code noir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Né à Blois en 1638, Michel Bégon appartient à l’histoire administrative et coloniale du règne de Louis XIV. Intendant de la marine, il fut notamment chargé de fonctions dans les colonies françaises, où <strong>il participa aux travaux préparatoires qui précédèrent la rédaction du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_noir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Code noir.</a></strong> Promulgué en 1685, cet édit royal fixa <strong>le cadre juridique de l’esclavage</strong> dans les colonies françaises. Michel Bégon n’en fut pas l’auteur unique, mais son nom reste associé aux mémoires administratifs qui contribuèrent à son élaboration. Le Code noir demeure aujourd’hui l’un des textes les plus emblématiques de l’histoire esclavagiste française. Depuis plusieurs semaines, cette question mémorielle suscite des échanges à Blois autour de la manière de <strong>contextualiser cette histoire dans l’espace public.</strong></p>



<h2 id="h-des-jeunes-venus-parler-de-memoire-et-de-transmission" class="wp-block-heading">Des jeunes venus parler de mémoire et de transmission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre organisée à la Préfecture a réuni également des jeunes des quartiers blésois venus exprimer leur regard sur cette mémoire historique et sur la présence du nom de Michel Bégon dans la ville. <em><strong>« Ils ne demandent pas à réécrire l’histoire. Ils demandent qu’on la leur raconte entièrement »</strong></em>, résume le collectif à l’origine de cette démarche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges se sont déroulés en présence de <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-les-80-ans-du-secours-catholique-rappellent-une-realite-sociale" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Naima Ben Ahmed</strong></a>, directrice de cabinet du préfet, de <strong>Yoseph Goasdoué,</strong> délégué du préfet dans les quartiers prioritaires du Loir-et-Cher, ainsi que de plusieurs élus de la Ville de Blois : <strong>Johann Elbory,</strong> adjoint à la mémoire et à l’intégration républicaine, <strong>Amandine Lebrat,</strong> adjointe à la démocratie participative et à la jeunesse, <strong>Corinne Kibongui-Saminou-Oumba,</strong> adjointe à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations, ainsi que <strong>Malik Boufatah,</strong> adjoint à la vie associative. Le boxeur <strong>Bariko Eprhem,</strong> champion de France et figure locale, était également présent.</p>



<h2 id="h-une-petition-remise-a-la-prefecture" class="wp-block-heading">Une pétition remise à la Préfecture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de la rencontre, <strong>une pétition citoyenne a été remise aux services de l’État.</strong> Ses signataires demandent <strong>l’organisation d’un débat public</strong> associant habitants, jeunes, historiens et élus<strong> autour de la présence du nom de Michel Bégon dans l’espace public local.</strong> Les participants ont insisté sur leur volonté d’<strong>ouvrir un espace de dialogue</strong> autour de cette histoire, dans un contexte où les questions mémorielles liées à l’esclavage et à la colonisation traversent aujourd’hui de nombreuses villes françaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le sujet prend une résonance particulière avec la coexistence de deux figures historiques majeures liées à la ville : Michel Bégon, associé à la préparation du Code noir, et l’abbé Grégoire, personnalité blésoise engagée durant la Révolution française en faveur de l’abolition de l’esclavage.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mHxTPgdT6T"><a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public » — Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public/embed#?secret=e3wI8ii0Px#?secret=mHxTPgdT6T" data-secret="mHxTPgdT6T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/michel-begon-a-blois-des-habitants-reclament-une-reflexion-publique">Michel Bégon : à Blois, des habitants réclament une réflexion publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, l’association « Bégon &#038; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:48:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, une nouvelle association entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, Michel Bégon, notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-lassociation-begon-gregoire-heritages-blesois-veut-ouvrir-un-debat-local-sur-lesclavage-la-memoire-et-lespace-public">À Blois, l’association « Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois » veut ouvrir un débat sur l’esclavage, la mémoire et l’espace public</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Blois, une <strong>nouvelle association</strong> entend faire émerger un débat sur deux figures historiques que tout oppose. D’un côté, <strong>Michel Bégon,</strong> notable blésois durablement inscrit dans l’espace public, né à Blois et issu d’une famille de robe solidement enracinée. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/de-blois-a-haiti-le-combat-universel-de-l-abbe-gregoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’abbé Grégoire</a>,</strong> évêque constitutionnel de Blois pendant la Révolution, lié à la ville non par la naissance mais par sa fonction, et resté dans l’histoire comme une figure majeure du combat contre l’esclavage et les préjugés de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement public de cette association, baptisée <strong><em>« Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois »</em></strong>, doit passer par une <strong>projection-débat</strong> organisée <strong>mercredi 29 avril </strong>à 20 heures au<strong> <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma Les Lobis</a></strong> autour de <strong><em>Furcy, né libre</em></strong>, film d’<strong>Abd Al Malik</strong> inspiré d’une histoire vraie et centré sur le combat judiciaire d’un homme tenu en esclavage à l’île Bourbon au début du XIXe siècle. <strong>Le réalisateur sera présent.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="559" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png" alt="" class="wp-image-32776" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-300x164.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-32-768x419.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-begon-amp-gregoire-heritages-blesois">Bégon &amp; Grégoire, héritages blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’association, formellement créée à la fin du mois de février selon ses fondateurs (Louis Buteau, Catherine Lacassagne, Nicole Loza, Philippe Fioyi Ayikon, et Jean-Marie Génard), ne se présente pas comme un collectif de déboulonnage ni comme une structure vouée à la seule dénonciation. Dans l’entretien qu’ils ont accordé à Blois Capitale, <strong>Louis Buteau</strong>, <strong>Catherine Lacassagne</strong> et <strong>Christel Noslen</strong> décrivent au contraire une démarche qui veut <strong>d’abord faire connaître, contextualiser, transmettre, puis ouvrir un débat public</strong> sur ce que Blois fait de ses propres héritages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche historique a en effet établi qu’<strong>un mémoire signé par Michel Bégon en février 1683 figure parmi les textes préparatoires</strong> essentiels de l’édit de mars 1685, communément appelé <strong>Code noir</strong>. Le texte promulgué deux ans plus tard s’appuie sur deux mémoires successifs, celui de Jean-Baptiste Patoulet puis celui de Michel Bégon, le second étant le plus complet. Un homme né à Blois en 1638, ensuite administrateur colonial, a donc pris part à l’élaboration d’<strong>un texte majeur dans l’organisation juridique de l’esclavage colonial français.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nom-tres-present-dans-l-espace-public-blesois">Un nom très présent dans l’espace public blésois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, <strong>Michel Bégon n’est pas, à Blois, une figure obscure</strong>. Son nom continue de marquer l’espace public local : il est associé à <strong>une rue, à un collège, </strong>ou encore à<strong> la Maison de Bégon</strong>. Ce n’est pas un personnage secondaire de l’histoire locale. C’est au contraire une figure installée, presque familière, dont l’image publique a longtemps été dissociée de son rôle dans l’ordre esclavagiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif de l&rsquo;association, tel que le formule Louis Buteau, est de <strong>faire connaître <em>« cette facette de Michel Bégon »</em></strong> restée très peu connue. Non pour réduire le personnage à une seule dimension, mais pour empêcher qu’une mémoire locale continue de fonctionner par sélection et par oubli. L’association entend, dit Louis Buteau, <strong><em>« comprendre le personnage »</em></strong> et <strong>interroger <em>« le cheminement »</em> qui l’a conduit à tenir le rôle qu’il a tenu</strong>. Le but n’est pas de fabriquer un coupable idéal plus de trois siècles après les faits, mais d’ouvrir une lecture plus complète de ce qu’a été un notable blésois du XVIIe siècle, devenu un <strong>acteur important de l’administration monarchique et coloniale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-face-a-begon-la-figure-de-l-abbe-gregoire">Face à Bégon, la figure de l’abbé Grégoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le second pilier du projet est l’abbé Grégoire.</strong> Là encore, la ville n’est pas convoquée par hasard. Grégoire n’est pas blésois d’origine : il est né en Lorraine. Mais il choisit Blois lorsqu’il est élu <strong>évêque constitutionnel en 1791</strong>, puis il représente le Loir-et-Cher sous la Révolution. Son lien avec la ville est donc institutionnel, politique et ecclésiastique, mais il est réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du projet, Grégoire n’est pas seulement un contrepoint commode. Il permet de <strong>mettre en regard, à Blois même, deux héritages historiques antagonistes.</strong> D’un côté, un homme lié à la préparation d’un texte organisant l’esclavage colonial. De l’autre, une figure restée dans l’histoire française comme <strong>l’un des adversaires de l’esclavage et des théories d’infériorité raciale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Buteau le dit, l’association veut faire dialoguer ces deux personnages, alors même qu’ils ne sont pas de la même génération. L’écart chronologique ne lui paraît pas disqualifiant. Il est même au principe de la <strong>future création artistique</strong> : organiser une controverse entre deux figures séparées par près d’un siècle, mais que le territoire blésois rend aujourd’hui voisines dans la mémoire publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-memoire-locale-mais-pas-un-sujet-seulement-local">Une mémoire locale, mais pas un sujet seulement local</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondateurs insistent tous sur ce point : <strong>le sujet part de Blois, mais il ne peut pas rester enfermé dans le seul commentaire patrimonial local.</strong> Louis Buteau affirme que l’esclavage, le racisme, les discriminations d’hier et leurs effets dans le présent sont des questions qui dépassent très largement la ville. À ses yeux, <strong>le passé esclavagiste n’est pas seulement un objet historique</strong> ; il aide à <strong>comprendre des mécanismes encore actifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>dimension contemporaine</strong> a séduit <strong>Catherine Lacassagne,</strong> qui dit s’être engagée dans le projet à la fois au nom de ses valeurs humanistes et républicaines, et parce qu’elle a des origines familiales guadeloupéennes. L&rsquo;infirmière explique aussi avoir été saisie par la découverte du rôle de Michel Bégon dans le Code noir. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Liée à la Maison de Bégon par ses activités d’habitante-relais, <strong>Christel Noslen,</strong> de son côté, explique avoir été interpellée en faisant des recherches sur le sujet. Selon cette blésoise, il ne s’agit pas de faire semblant de découvrir l’histoire, ni de s’indigner à retardement comme si tout devait être effacé. <strong>Il s’agit de connaître et de faire connaître, <em>« sous tous les angles </em>», un personnage historique important de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produire-autre-chose-qu-un-simple-signalement">Produire autre chose qu’un simple signalement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition ici est donc d’ouvrir un <strong>débat mémoriel et citoyen</strong>, puis de le porter <strong>aussi par des formes artistiques et culturelles.</strong> Le projet phare annoncé est celui d’une <strong>pièce de théâtre</strong>. Dans l’esprit des fondateurs, cette pièce doit constituer l’élément central du dispositif. Elle mettrait en scène une controverse entre Bégon et Grégoire. L’association souhaite y associer des <strong>jeunes Blésois</strong>, non seulement comme spectateurs mais aussi, si possible, dans l’écriture et peut-être dans le jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier avancé est déjà précis. Une évocation du projet est prévue dès les prochains <strong>Rendez-vous de l’histoire,</strong> mais l’objectif principal est <strong>une présentation de la pièce en 2027</strong>, afin de laisser le temps de travailler avec les jeunes sur l’année scolaire 2026-2027. Les fondateurs citent parmi leurs premiers soutiens les <strong>Rendez-vous de l’histoire</strong>, la <strong>Fondation pour la mémoire de l’esclavage</strong>, la <strong>Maison de Bégon</strong> et la <strong>Ben Compagnie</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ne-pas-confisquer-le-debat">Ne pas confisquer le débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une question va surgir à Blois : <strong>que faire, à terme, d’un nom aussi visible que Bégon dans l’espace public si sa participation à l’ordre esclavagiste est mieux connue ?</strong> Faut-il renommer ? Ajouter ? Expliquer ? Ne rien toucher ? Sur ce point, les réponses des membres fondateurs sont prudentes mais convergentes. <strong>Ils disent ne pas vouloir préempter le débat</strong>. Tous tiennent à écarter l’idée d’un <em>« déboulonnage »</em> comme horizon premier. Ils le disent : leur intention n’est pas de changer immédiatement les noms de rues, de bâtiments ou d’équipements, ni de faire de Michel Bégon une cible sur laquelle on tirerait <em>« à boulets rouges »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-travers-begon-une-interrogation-plus-vaste-sur-le-present">À travers Bégon, une interrogation plus vaste sur le présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat souhaité pourrait glisser naturellement vers la situation contemporaine. <strong>Les fondateurs ne parlent pas du racisme comme d’une survivance abstraite.</strong> Ils parlent d’expériences vécues, de paroles libérées, d’<strong>un climat qui s’est durci</strong> ou qui, au minimum, laisse davantage s’exprimer ce qui auparavant restait plus feutré. Catherine Lacassagne raconte ainsi avoir eu à subir récemment <strong>du racisme à Blois,</strong> alors qu’elle ne l’avait pas vécu ainsi auparavant dans une ville où elle dit avoir des ancrages amicaux, familiaux et professionnels. Pour Louis Buteau, il y a aujourd’hui des combats encore à mener, et <strong>la compréhension de ce qui s’est joué hier peut aider à mieux saisir les discriminations d’aujourd’hui.</strong> Parler de l’esclavage, c’est remettre en jeu des mots très concrets : liberté, égalité, fraternité.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Aux Lobis : Woman and Child, Le Son des souvenirs et de grands récits humains</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 09:08:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, la programmation des Lobis trace une ligne claire : regarder le monde en face, à hauteur d’êtres humains, dans ce que les relations familiales, amoureuses ou sociales ont de plus intime — et de plus politique. Woman and Child – Famille, pouvoir et fractures intimes Présenté en compétition à Cannes, Saeed Roustaee signe &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-woman-and-child-le-son-des-souvenirs-et-de-grands-recits-humains">Aux Lobis : Woman and Child, Le Son des souvenirs et de grands récits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette semaine, la programmation des Lobis</strong> trace une ligne claire : regarder le monde en face, à hauteur d’êtres humains, dans ce que les relations familiales, amoureuses ou sociales ont de plus intime — et de plus politique.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-26.png" alt="" class="wp-image-31342" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-26.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-26-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-woman-and-child-famille-pouvoir-et-fractures-intimes"><strong>Woman and Child – Famille, pouvoir et fractures intimes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Présenté en compétition à Cannes, <strong>Saeed Roustaee</strong> signe avec <em>Woman and Child</em> son quatrième long métrage, après <em>La Loi de Téhéran</em> et <em>Leila et ses frères</em>. Le film s’ancre au cœur d’<strong>une société iranienne encore profondément structurée par des rapports de domination entre hommes et femmes,</strong> où le patriarcat façonne aussi bien les relations familiales que les institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le destin de ses personnages, le réalisateur aborde de front plusieurs thématiques : le deuil, le rapport à la maternité, les tensions entre générations, dans un monde sommé d’évoluer. <strong>La corruption,</strong> omniprésente, apparaît comme une gangrène qui continue de ronger le pays à de nombreux niveaux. <em>Woman and Child</em> déploie ainsi un récit à la fois politique et intime, plongeant le spectateur au cœur d’<strong>une famille traversée par des guerres silencieuses,</strong> où les conflits intérieurs résonnent avec les fractures d’une société tout entière.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="434" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-27.png" alt="" class="wp-image-31343" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-27.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-27-221x300.png 221w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-son-des-souvenirs-l-amour-la-musique-et-le-temps"><strong>Le Son des souvenirs – L’amour, la musique et le temps</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coup de cœur de la semaine</strong> de Laëtitia Scherier — et de ce début d’année — <em><strong>Le Son des souvenirs</strong></em> était lui aussi en compétition à Cannes en 2025. Il s’agit du sixième long métrage du réalisateur sud-africain <strong>Oliver Hermanus</strong>, qui réunit <strong>Paul Mescal</strong> et <strong>Josh O’Connor</strong>, deux figures désormais incontournables du cinéma indépendant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adapté de la nouvelle <em><strong>The History of Sound</strong></em> de <strong>Ben Shattuck</strong>, le film suit la rencontre entre un jeune chanteur originaire du Kentucky et un étudiant en composition musicale au conservatoire de Boston. Leur relation se construit autour d’une passion commune pour la musique traditionnelle et les chants folkloriques, qu’ils entreprennent de collecter dans les forêts et les îles du Maine, après la Première Guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le son y occupe une place centrale : musique intra- et <a href="https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/extradiegetique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">extradiégétique</a>, voix, bruits, silences deviennent des vecteurs de mémoire, des moyens de préserver <strong>un héritage immatériel menacé par le temps</strong>. Le film est également <strong>une histoire d’amour, belle et tragique, confrontée aux normes sociales de son époque. </strong>Paul Mescal résume lui-même le cœur du film par cette question : <em>« Et si votre premier amour était votre grand amour ? »</em> et interroge <strong>ce que signifie réellement aimer — la durée d’une vie partagée ou l’intensité du temps vécu ensemble.</strong> Porté par des performances d’une justesse bouleversante, <em>Le Son des souvenirs</em> s’impose comme un passage essentiel pour celles et ceux qui n’auraient pas encore été rassasiés de Paul Mescal après <em>Hamnet</em> et de Josh O’Connor après <em>The Mastermind</em>.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-28.png" alt="" class="wp-image-31344" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-28.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-28-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-james-et-la-peche-geante-l-imaginaire-comme-refuge-et-emancipation"><strong>James et la pêche géante – L’imaginaire comme refuge et émancipation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ressortie de <em><a href="https://bloiscapitale.com/fanny-rige-costumiere">James et la pêche géante</a></em>, <strong>réalisé en 1996 par Henry Selick,</strong> d’après le roman de <strong>Roald Dahl</strong>. Le film débute en prises de vues réelles avant de basculer dans une animation de marionnettes en stop-motion. Recommandé à partir de 7–8 ans, le récit utilise<strong> le voyage dans un monde imaginaire comme échappatoire</strong>, mais surtout comme métaphore de la reconstruction et de l’émancipation d’un enfant confronté à l’adversité. Un film à hauteur d’enfance, où l’imaginaire devient une force de survie et de transformation.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="480" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-29.png" alt="" class="wp-image-31345" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-29.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/02/image-29-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-sa-majeste-des-mouches-enfance-violence-et-perte-des-reperes"><strong>Sa majesté des mouches – Enfance, violence et perte des repères</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, en séance unique, <em>Sa Majesté des mouches</em> de <strong>Peter Brook</strong> sera proposé avec <strong>un ciné-débat mardi 3 mars à 18h30</strong>, animé par l’École de la nature et du paysage <strong>dans le cadre des <em>Discussions de la chocolaterie</em>.</strong> Adapté du roman de <strong>William Golding</strong>, le film, sorti en 1963, est devenu un classique incontournable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suit un groupe de jeunes garçons britanniques, survivants d’un crash aérien, livrés à eux-mêmes sur une île déserte. D’abord organisés selon des règles démocratiques, ils sombrent progressivement dans la violence. Le film repose sur une idée radicale : <strong>privés de structures sociales, les enfants recréent rapidement des systèmes de domination, d’exclusion et de brutalité</strong>. En montrant des enfants — figures traditionnelles de l’innocence au cinéma — capables d’une cruauté extrême, le film trouble profondément. L’île, loin d’être un paradis exotique, devient un espace hostile, théâtre d’<strong>une régression morale inexorable.</strong> Un film indispensable, à voir au moins une fois dans sa vie.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Plus d&rsquo;informations : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/aux-lobis-woman-and-child-le-son-des-souvenirs-et-de-grands-recits-humains">Aux Lobis : Woman and Child, Le Son des souvenirs et de grands récits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>À Blois, Anne Berest déroule la mémoire des générations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 05:45:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Blois était comble, lundi soir, pour accueillir Anne Berest. Invitée d’Annie Huet, l’écrivaine a présenté son nouveau livre Finistère, paru chez Albin Michel, devant un public attentif. Dans ce lieu solennel, baigné par la lumière de fin de journée et ouvert sur les toits de la &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Blois était comble, lundi soir, pour accueillir <strong>Anne Berest</strong>. Invitée d’<strong>Annie Huet</strong>, <a href="https://bloiscapitale.com/claire-berest-jai-plonge-dans-le-cerveau-de-lhomme-qui-va-basculer" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’écrivaine</a> a présenté son nouveau livre <strong><em>Finistère</em>,</strong> <a href="https://www.albin-michel.fr/finistere-9782226487186" target="_blank" rel="noreferrer noopener">paru chez Albin Michel</a>, devant un public attentif. Dans ce lieu solennel, baigné par la lumière de fin de journée et ouvert sur les toits de la ville comme de la Loire, l’autrice a déroulé une parole à la fois précise, incarnée et habitée, fidèle à <strong>une œuvre qui ne cesse de mettre en tension la mémoire et l’oubli, l’histoire familiale et l’histoire collective.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-j-ecris-pour-etre-etonnee">« J’écris pour être étonnée »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premiers mots, Anne Berest a donné le ton. Interrogée par Annie Huet sur ce qui l’avait le plus surprise dans l’écriture de <em>Finistère</em>, elle a répondu avec simplicité : <em>« Je crois que j’écris pour être étonnée par les choses. Et <strong>c’est cette joie d’être surprise qui me guide. »</strong></em> De cette démarche naît <strong>un livre de transmission sur quatre générations</strong>, où les pères transmettent à leurs fils et à leurs filles, où chaque espoir, chaque attente, chaque projection se heurte à <strong>une bifurcation, un décalage, une liberté imprévue.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-bretagne-du-rejet-a-l-adoration">La Bretagne, du rejet à l’adoration</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un des étonnements majeurs de l’autrice fut sa découverte de la Bretagne, et du regard longtemps porté sur cette région. <em><strong>« Pendant des siècles, la Bretagne a été une région mal aimée.</strong> En lisant les écrivains du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècles, je tombais sur des horreurs. Pour beaucoup, la Bretagne était <strong>la région des ploucs. »</strong></em> Elle rappelle l’origine du mot, venu des toponymes finistériens débutant par <em>Plou-</em>. Ces désignations paroissiales, devenues synonymes de petites localités, se sont muées en stéréotype social, associé à l’ignorance et à la saleté. <em>« Je n’avais pas pris conscience à quel point cette région avait été méprisée, presque considérée <strong>comme étrangère à la France. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, un siècle a suffi pour que le stigmate se transforme. <em><strong>« Aujourd’hui, dès qu’on a une goutte de sang breton, on la revendique !</strong> Partout où je vais, je vois combien les Français sont attachés à la Bretagne. Pas seulement par leurs origines, mais parce qu’ils y ont passé des vacances, fait des stages de voile… <strong>C’est devenu une région adorée. »</strong></em> Cette bascule, Anne Berest l’explique aussi par la préservation des paysages et par la force d’une culture où le christianisme s’est superposé à une survivance celtique tenace. Sainte Anne, figure si populaire en Bretagne, incarne pour elle l’écho d’une déesse celte, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dana_(d%C3%A9esse)">Dana</a>, que les siècles n’ont pas effacée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="521" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-12.png" alt="" class="wp-image-28528" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-12.png 521w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/10/image-12-195x300.png 195w" sizes="auto, (max-width: 521px) 100vw, 521px" /></figure>
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<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-psychogenealogie-comme-pays-d-ecriture">La psychogénéalogie comme « pays d’écriture »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Très vite, l’entretien a glissé vers ce qui constitue le cœur de la démarche d’Anne Berest : <strong>la psychogénéalogie, </strong>cette science des transmissions visibles et invisibles qui traversent les générations. <em>« Mon obsession, en dehors de l’histoire, c’est <strong>la question de la transgénéalogie.</strong> Quand j’ai écrit Gabriële avec ma sœur, j’ai découvert <strong>mon pays d’écriture.</strong> J’ai vu un arbre, un grand arbre dont chaque feuille était une page. À partir de là, tout ce que j’avais à écrire serait la construction d’un arbre généalogique littéraire. »</em> Dans <em>Finistère</em>, après <em>La Carte postale</em> qui explorait la mémoire maternelle marquée par la Shoah, elle s’attache à la branche paternelle. <strong>Elle y interroge ce qui se répète, ce qui bifurque, ce qui se transmet sans être dit.</strong> <em>« Ce qui me passionne, c’est de savoir ce qu’il se passe dans un arbre : comment les choses se répètent, comment elles voyagent, à travers les prénoms, à travers les choix de vie. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-bifurcations-comme-heritage">Les bifurcations comme héritage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot clé du livre, Anne Berest le doit à son père mathématicien : <strong><em>« bifurcation ».</em></strong> <em>« Dans cette branche familiale, les enfants bifurquent tous. Mais <strong>bifurquer, ce n’est pas rompre. Ce n’est pas se disputer. C’est prendre un chemin légèrement différent.</strong> Les enfants réussissent à être libres et à faire ce qu’ils ont envie de faire. »</em> Ce motif se répète de génération en génération. Les fils ne reprennent pas le destin que leurs pères avaient projeté pour eux, mais, en reculant le regard, on voit que cette liberté elle-même devient la tradition familiale. À travers ses recherches, Anne Berest interroge <strong>les loyautés invisibles qui structurent les vies.</strong> Certaines sont toxiques, d’autres bénéfiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Finistère</em> ne se contente pas de raconter une saga intime. En retraçant la trajectoire de son arrière-grand-père, jeune homme de Saint-Pol-de-Léon qui créa un syndicat agricole et une coopérative maraîchère, l’autrice inscrit sa lignée <strong>dans l’histoire sociale de la Bretagne.</strong> Elle dit son goût pour les archives, son émerveillement devant les documents envoyés par la coopérative, et son effort pour comprendre le monde maraîcher du début du XXᵉ siècle : la pesée, les balances, les premières formes de solidarité paysanne. Anne Berest l&rsquo;avait bien dit : <em>« J’écris pour être étonnée. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Dominique Bertail évoque la Libération de Blois sur l’affiche du 42e bd BOUM</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 09:48:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival bd BOUM, rendez-vous incontournable de la bande dessinée à Blois, se tiendra du 21 au 23 novembre 2025. Pour sa 42e édition, l’événement s’affiche dans une tonalité historique forte, grâce à une création de Dominique Bertail, lauréat du Grand Boum – Ville de Blois en 2024 et président du festival cette année. L’illustration, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival<strong> bd BOUM</strong>, rendez-vous incontournable de la bande dessinée à Blois, se tiendra du <strong>21 au 23 novembre 2025.</strong> Pour sa <strong>42e édition</strong>, l’événement s’affiche dans une tonalité historique forte, grâce à une création de <strong>Dominique Bertail</strong>, <a href="https://www.actuabd.com/Dominique-Bertail-Grand-Boum-de-Blois-2024-et-Jean-David-Morvan-Prix-Lob-du">lauréat</a> <a href="https://bloiscapitale.com/bd-boum-2024-les-laureat%c2%b7es-des-sept-prix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">du Grand</a> Boum – Ville de Blois en 2024 et <strong>président du festival cette année.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’illustration, en camaïeu de bleus, reprend la mise en scène d’<strong>un cliché pris le 19 août 1944, dans la rue du Bourg Saint-Jean à Blois</strong>, peu après la Libération de la ville. Ce jour-là, des habitants posaient fièrement, au cœur de leur quartier tout juste libéré de l’Occupation. Dominique Bertail transpose cette photographie dans le langage de la bande dessinée, lui conférant une solennité et une dimension mémorielle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="757" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/bd-BOUM-laffiche-de-Dominique-Bertail-RVB-1-757x1024.jpg" alt="" class="wp-image-26935" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/bd-BOUM-laffiche-de-Dominique-Bertail-RVB-1-757x1024.jpg 757w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/bd-BOUM-laffiche-de-Dominique-Bertail-RVB-1-222x300.jpg 222w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/bd-BOUM-laffiche-de-Dominique-Bertail-RVB-1-768x1039.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/bd-BOUM-laffiche-de-Dominique-Bertail-RVB-1-1136x1536.jpg 1136w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/bd-BOUM-laffiche-de-Dominique-Bertail-RVB-1-1515x2048.jpg 1515w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/bd-BOUM-laffiche-de-Dominique-Bertail-RVB-1-scaled.jpg 1893w" sizes="auto, (max-width: 757px) 100vw, 757px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Au centre de l’image, <strong>il imagine la présence de Madeleine Riffaud, figure de la Résistance française,</strong> récemment disparue en novembre 2024 à l’âge de cent ans. Résistante dès l’âge de 19 ans, poétesse, correspondante de guerre, anticolonialiste, Madeleine Riffaud fut toute sa vie une témoin infatigable, transmettant inlassablement un message de paix aux générations futures. Elle est également <strong>l’héroïne de la série <em>Madeleine résistante</em>, coécrite avec Jean-David Morvan,</strong> dans laquelle elle raconte son engagement durant la Seconde Guerre mondiale. En arrière-plan de l’affiche, se dresse la cathédrale, inscrivant la scène dans le tissu urbain blésois. Les drapeaux tricolores claquent aux fenêtres. La composition traduit une joie grave, celle d’un peuple qui se relève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette affiche, Dominique Bertail conjugue mémoire, histoire et bande dessinée, en parfaite résonance avec l’identité du festival. <strong>L’entrée du 42e bd BOUM restera gratuite.</strong> L&rsquo;événement sera une nouvelle fois un lieu de transmission, d’échange et de création, fidèle à l’esprit d’ouverture qui l’anime depuis quatre décennies.</p>
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		<title>A Blois, « un nom, un visage, pour ne jamais oublier »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 May 2025 10:37:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi 8 mai marque les 80 ans de la capitulation de l’Allemagne nazie et de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. À Blois, l’anniversaire n’est pas seulement un moment de commémoration officielle. Il s’incarne, cette année, dans une série de regards muets et pourtant saisissants, exposés sur les grilles de la &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce jeudi 8 mai marque les <strong><a href="https://bloiscapitale.com/80-ans-de-la-liberation-le-loir-et-cher-honore-la-memoire-des-resistants-et-deportes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">80 ans de la capitulation</a> de l’Allemagne nazie et de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.</strong> À Blois, l’anniversaire n’est pas seulement un moment de commémoration officielle. Il s’incarne, cette année, dans <strong>une série de regards muets et pourtant saisissants, exposés</strong> sur les grilles de la préfecture et de l’hôtel du Département : ceux de <strong>vingt-deux femmes et hommes de Loir-et-Cher,</strong> déportés parce que résistants, juifs, communistes, engagés, ou tout simplement désignés comme indésirables par une idéologie d’exclusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intitulée <strong><em>Un nom, un visage, pour ne jamais oublier</em>,</strong> cette exposition a été conçue par la section départementale de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (<a href="https://adirp37-41.over-blog.com/"><strong>ADIRP 41</strong></a>), avec le soutien des services d’archives et des familles. Elle offre un éclairage singulier, intime et documenté sur <strong>les parcours de ces Blésois, Bauziens, Braciliens ou Montais, arrêtés entre 1941 et 1944, envoyés dans les camps de Dachau, Buchenwald, Ravensbrück, Auschwitz ou Dora, parfois morts en convoi, parfois revenus, brisés mais vivants.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="583" height="804" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/famille-strassburger.png" alt="" class="wp-image-25405" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/famille-strassburger.png 583w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/famille-strassburger-218x300.png 218w" sizes="auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À travers leurs portraits en noir et blanc, parfois tirés de documents d’époque, parfois retrouvés dans des albums familiaux, c’est une mémoire locale et profondément humaine qui s’élève, bien au-delà des chiffres et des grandes dates. Les biographies font apparaître des existences interrompues, des jeunes gens torturés à Fresnes, des couples séparés par l’arbitraire, des enfants gazés à leur arrivée au camp. <strong>Rien n’est amplifié. Rien n’est romancé.</strong> Et c’est précisément cette sobriété, cette volonté de s’en tenir aux faits, qui bouleverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y découvre les itinéraires croisés d’Alice et Jean Leleu, frère et sœur arrêtés à Bauzy à quelques heures d’intervalle, déportés à Leipzig, libérés à un mois d’écart. Le destin de Yolande Masson, déportée à Ravensbrück après avoir transité par les prisons d’Orléans et de Sarrebruck, croise celui de son frère René, mort à Flossenbürg l’année même de sa déportation. On y voit la photographie floue de Micheline Racine, première femme déportée du département, arrêtée en 1942, condamnée aux travaux forcés, détenue à la prison de Jauer, rescapée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frères Bühler, Gilbert Aubry revenu à Blois pesant trente-deux kilos, la famille Lévy arrêtée à Saint-Dyé-sur-Loire, dont seuls le père Haim échappa aux chambres à gaz d’Auschwitz : chaque histoire rend tangible ce que la logique industrielle de la déportation a tenté de rendre abstrait. Le camp de Dora et ses tunnels de production de missiles V2, la barbarie de Ravensbrück et ses expérimentations médicales, l’enfer de Compiègne ou de Romainville avant les trains vers l’Est : ces noms résonnent dans les panneaux comme autant de points de rupture dans les vies racontées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de mémoire engagé par la FNDIRP ne se contente pas de rappeler les faits : il les restitue à hauteur d’homme. <strong>Ce n’est pas une exposition sur la déportation ; c’est une série de rencontres.</strong> Chacune s’ouvre sur une identité : un prénom, un visage, un âge. Parfois dix-neuf ans, parfois soixante-deux. Des existences civiles, souvent modestes, des instituteurs, des ouvriers, des artistes de cirque, des militants, dont le seul tort fut de résister ou d’exister. Les textes, sourcés, s’appuient sur les archives d’Arolsen, les fonds de la FNDIRP, les témoignages familiaux recueillis par Georges Larcade, et parfois des extraits de journaux d’époque, comme <em>La Dépêche du Centre</em>, qui titrait en août 1941 <em>« Un bon coup de filet »</em>, à propos de jeunes communistes arrêtés pour avoir distribué des tracts patriotiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines histoires résonnent avec une force particulière. Celle de Pierre Sudreau, par exemple, futur ministre et maire de Blois, arrêté pour faits de résistance, suspendu vingt heures par les poignets par la Gestapo à Fresnes, déporté à Buchenwald avec Stéphane Hessel. Ou encore celle de la famille Strassburger, artistes juifs réfugiés à Blois et engagés dans le cirque Amar, dont seuls quelques membres survécurent à la Shoah grâce à la solidarité du monde du spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’est édulcoré dans cette exposition. Pas même la complicité de l’administration de Vichy. À travers le cas de Maurice Parent et d’autres jeunes militants de Mont-près-Chambord, livrés aux nazis après un jugement pour « propagande antinationale », <strong>c’est aussi la responsabilité française qui est rappelée, sans détour.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette année 2025, où la mémoire de la Seconde Guerre mondiale entre dans un nouveau cycle – celui des anniversaires sans les témoins –, <strong>cette exposition assume une fonction essentielle : donner une forme, une voix, une présence, à celles et ceux que les camps voulaient effacer.</strong> Elle ne cherche pas à raconter l’Histoire avec un grand H. Elle oppose à l’oubli l’entêtement du détail : une date, un nom, un trajet, une photo. <strong>Elle ne s’adresse pas à la foule, mais à chacun.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1590-1024x768.jpeg" alt="Un nom, un visage, pour ne jamais oublier" class="wp-image-25402" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1590-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1590-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1590-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1590-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1590-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Pour ne jamais oublier » : le sous-titre ne relève pas du slogan. </strong>Il s’actualise ici dans la lumière du printemps, sur les grilles d’un bâtiment administratif, à la croisée de l’espace public et du recueillement. On peut passer devant par hasard. <strong>On peut aussi s’y arrêter, lire un prénom, voir un regard,</strong> et mesurer ce qu’il en coûte de céder à l’oubli.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Frédéric Pasco-Werlé se livre sur sa vie avec le deuil d&#8217;un enfant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 07:56:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tu ne seras jamais un homme, mon fils (éditions La Simarre) est un récit autobiographique dans lequel l’auteur, Frédéric Pasco-Werlé, évoque la mort tragique de son fils Ailvin, à l’âge de six mois, et le long chemin de deuil qui s&#8217;ensuit. Le titre du livre fait écho au célèbre poème If de Rudyard Kipling, auquel &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/frederic-pasco-werle-se-livre-sur-sa-vie-avec-le-deuil-dun-enfant">Frédéric Pasco-Werlé se livre sur sa vie avec le deuil d&rsquo;un enfant</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Tu ne seras jamais un homme, mon fils</strong></em> (<a href="https://www.editeur-imprimeur-tours.fr/notre-boutique/Tu-ne-seras-jamais-un-homme-mon-fils-p683822306" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions La Simarre</a>) est un <a href="https://bloiscapitale.com/category/litterature" target="_blank" rel="noreferrer noopener">récit autobiographique</a> dans lequel l’auteur, <strong>Frédéric Pasco-Werlé, évoque la mort tragique de son fils Ailvin, à l’âge de six mois, et le long chemin de deuil qui s&rsquo;ensuit.</strong> Le titre du livre fait écho au célèbre poème <em>If</em> de Rudyard Kipling, auquel l’auteur fait référence dans son récit, soulignant l’idée que son fils n’aura jamais l’occasion de grandir pour devenir un homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce drame familial survient brutalement en décembre 2003, lorsqu&rsquo;Ailvin, atteint d&rsquo;une bronchite, succombe à une <strong>septicémie foudroyante.</strong> Ce décès inattendu plonge Frédéric Pasco et sa famille dans une douleur incommensurable et les confronte à un deuil auquel ils n&rsquo;étaient pas préparés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ailvin, bébé fragile mais joyeux, semblait sur la voie du rétablissement lorsqu’une infection non détectée a provoqué une détérioration rapide de son état. L’annonce de sa mort est un choc absolu. <strong>Le sentiment de culpabilité qui suit cette perte est écrasant, en particulier pour Frédéric,</strong> qui a ressassé des années ce qu&rsquo;il aurait pu faire pour éviter le décès de son fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce court livre, qui n’est pas seulement un témoignage, se veut aussi <strong>une réflexion sur le deuil</strong> et une tentative d’apporter un soutien à celles et ceux qui vivent des moments difficiles. Frédéric Pasco-Werlé plonge ainsi dans les recoins les plus intimes de son expérience pour offrir un ouvrage marqué par la sincérité et la résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-livre-ne-de-la-douleur"><strong>Un livre né de la douleur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclic pour écrire ce livre a eu lieu plusieurs années après la mort de son fils, en 2020, lors d’une thérapie. Frédéric Pasco explique que l’écriture est venue à lui comme une impulsion inattendue. <strong><em>« Quand mon fils est mort, je me suis protégé en faisant ce que je savais faire : m’occuper des autres »,</em></strong> raconte-t-il. Ce mécanisme de protection, qui l’a poussé à se concentrer sur sa femme, sa fille et ses responsabilités professionnelles, l’a conduit à négliger ses propres émotions. <em><strong>« Je me suis un peu oublié »</strong></em>, avoue-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est après avoir rencontré une nouvelle personne, qui l’a encouragé à suivre une thérapie, que Frédéric Pasco a commencé à ouvrir les yeux sur son propre deuil. Pendant cette thérapie, il se retrouve face à un tournant : <em><strong>« Je me suis retrouvé seul, avec ces lettres que j’avais gardées, et ça a fait comme un électrochoc »</strong></em>. C’est à ce moment qu’il ressent un besoin irrésistible d’écrire. L’écriture devient alors un moyen pour lui de libérer ses émotions, de donner forme à sa souffrance et de partager son expérience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-lettres-comme-point-de-depart"><strong>Les lettres comme point de départ</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une des particularités du livre est sa structure : des lettres, des échanges et des réflexions personnelles qui se mêlent pour construire une narration non linéaire. Frédéric Pasco reconnaît que, n’étant pas à l’aise avec l’écriture au départ, ce format lui a permis d’organiser ses pensées de manière plus fluide. <em>« Quand j’ai pris toutes les lettres, je les ai triées, car certaines avaient plus de matière que d’autres »</em>, explique-t-il. <strong>Cette méthode lui a permis de structurer le récit tout en reflétant la manière non linéaire dont il vit son propre deuil</strong> : <em>« Je ne suis pas très linéaire dans ma manière de penser »,</em> précise-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces lettres, qui étaient à l’origine <strong>des échanges intimes entre lui et ses proches, sont devenues un outil pour revisiter ses souvenirs</strong>, comprendre des relations passées et donner une nouvelle perspective à ce qu’il avait vécu. <em>« En relisant certaines lettres, je me suis rendu compte que des gens avaient vraiment compris ce que je traversais, alors qu’à l’époque, je ne l’avais pas perçu »,</em> confie-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reflexion-sur-le-deuil"><strong>Une réflexion sur le deuil</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que <em>Tu ne seras jamais un homme, mon fils</em> soit un témoignage personnel, Frédéric Pasco tient à souligner qu’il s’agit également d’une réflexion plus large sur le deuil. À travers son expérience, il propose une analyse des attentes sociétales face à la mort et de la manière dont le deuil est souvent mal compris. <em><strong>« Il n’y a pas de règles pour vivre un deuil »</strong></em>, insiste-t-il. Cette affirmation, qui semble évidente, va à l’encontre de nombreuses idées reçues sur la manière <em>« correcte »</em> de pleurer un proche disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pasco évoque aussi la pression sociale qu’il a ressentie après la mort de son fils. <em><strong>« Je me demandais si les gens attendaient que je me comporte d’une certaine manière »</strong></em>, se souvient-il. Cette pression l’a poussé à s’interroger sur les jugements portés par les autres et sur les attentes implicites qui entourent le deuil. <em><strong>« On vit dans une société de jugement »</strong></em>, dit-il, en décrivant les moments où il se demandait s’il était mal vu de ne pas exprimer sa douleur d’une manière attendue.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-culpabilite-omnipresente"><strong>La culpabilité omniprésente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des émotions les plus récurrentes dans le livre, et dans la vie de Frédéric Pasco, est <strong>la culpabilité.</strong> Après la mort de son fils, il a constamment remis en question ses actions et ses décisions. <em><strong>« Est-ce que c’est à cause de mon comportement que mon fils est tombé malade ? »</strong></em>, se demandait-il. Bien que tout le monde autour de lui lui ait assuré qu’il n’aurait rien pu faire, ce sentiment de culpabilité l’a accompagné pendant des années. <strong><em>« La culpabilité, c’est envahissant »</em></strong>, reconnaît-il. Il explique que même avec l’aide de sa psy, il n’a jamais vraiment pu se défaire de ce sentiment : <em><strong>« C’est quelque chose qu’on range dans un coin, mais qui reste là ».</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-de-l-entourage-dans-le-processus-de-deuil"><strong>Le rôle de l’entourage dans le processus de deuil</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son livre, Frédéric Pasco-Werlé souligne également l’importance du soutien de son entourage. Les amis, les collègues et la famille ont joué un rôle clé dans son processus de deuil, même si, parfois, leur maladresse l’a blessé. <em><strong>« Quand je suis retourné au travail après la mort d’Ailvin, je voyais bien que les gens étaient mal à l’aise », </strong></em>raconte-t-il. Ses collègues n’osaient pas venir lui parler. <em>« À 8 h du matin, ils passaient juste la tête dans mon bureau. Puis à la récréation, ils avançaient de quelques pas de plus »,</em> décrit-il avec une pointe de tristesse. <strong>Ce malaise est quelque chose que beaucoup de personnes endeuillées vivent,</strong> et c’est l’un des points sur lesquels Frédéric Pasco souhaite sensibiliser à travers son témoignage. <strong><em>« Soyez simples et sincères »,</em></strong> conseille-t-il à celles et ceux qui cherchent à soutenir une personne en deuil. <strong>Ce n’est pas tant les mots qui importent, mais la sincérité avec laquelle ils sont prononcés.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/pasco-werle-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-19219" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/pasco-werle-1024x1024.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/pasco-werle-300x300.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/pasco-werle-150x150.jpg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/pasco-werle-768x768.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/pasco-werle.jpg 1417w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Frédéric Pasco, <strong>la mémoire d’Ailvin n’est pas figée dans le passé, elle évolue avec le temps.</strong> Mais <em>« pour moi, <strong>Ailvin est toujours ce bébé de six mois »</strong></em><strong>,</strong> confie-t-il. Il explique qu’il a longtemps eu du mal à imaginer ce qu’Ailvin serait devenu s’il avait grandi, et que l’image qu’il conserve de lui est celle de son enfant à l’âge de sa disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mémoire d’Ailvin ne se limite pas à l’intime, elle a aussi un rôle dans la construction du lien avec son entourage.</strong> Frédéric Pasco partage notamment une anecdote sur les boîtes de naissance qu’il avait faites pour ses trois enfants. <em>« Quand je me suis séparé de ma femme, j’ai dit : &lsquo;Moi, je garde celle d’Ailvin' »</em>, explique-t-il. Ce geste, symbolique mais profondément personnel, montre à quel point la mémoire de son fils reste vivante dans son quotidien. La conservation de ces objets devient un moyen tangible de maintenir le lien avec Ailvin, de continuer à lui donner une place dans sa vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il évoque également des moments annuels (dates de naissance et décès) qu’il consacre à la mémoire de son fils : <em><strong>« Tous les 15 juin et tous les 20 décembre, je passe un petit moment pour lui »</strong></em>. Comme un moyen de se reconnecter avec son fils et de perpétuer son souvenir, année après année.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mémoire collective et solitude</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son livre, Pasco soulève une question complexe : comment la mémoire du défunt évolue-t-elle au fil du temps, notamment chez les autres ? Avec le passage des années, il observe que, mis à part les amis et la famille très proches, les gens cessent de parler de son fils. <em><strong>« La vie reprend son cours normal, et le sujet finit par disparaître »,</strong></em> constate-t-il. <strong>Ce phénomène accentue la solitude qui accompagne le deuil,</strong> car même si la mémoire d’Ailvin reste vivante pour lui, elle s’efface progressivement dans la vie des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Frédéric Pasco aborde ainsi le sujet délicat de <strong>la mémoire en tant que refuge, à la fois réconfortant et source de douleur.</strong> La mémoire est à la fois ce qui le rattache à son fils et ce qui le distingue des autres, qui, au fil du temps, s’éloignent du souvenir de cet enfant disparu. Cela pose la question de l’héritage laissé par celles et ceux qui partent trop tôt.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-livre-pour-apaiser-et-comprendre"><strong>Un livre pour apaiser et comprendre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Frédéric Pasco ne cherche pas à donner de leçons sur le deuil, mais à partager une expérience, avec ses hauts et ses bas, ses questionnements et ses découvertes. Il espère que son livre pourra résonner chez d’autres personnes traversant des moments similaires. <em>« Si cela peut les aider à passer un moment difficile, à les soutenir, alors mon témoignage aura eu un sens »</em>, dit-il avec humilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tu ne seras jamais un homme, mon fils</em> œuvre à la mémoire d&rsquo;Ailvin. Il est aussi le moyen d&rsquo;ouvrir des discussions sur <strong>la manière dont nous vivons le deuil et comment nous soutenons les personnes qui traversent cette épreuve.</strong> <em>« J’ai voulu faire de cette expérience quelque chose qui me transforme en quelqu’un de meilleur »</em>, conclut-il. Son livre, sincère, nous invite à <strong>repenser nos rapports avec la mort et à aborder le deuil</strong>.</p>
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		<title>Alors, ça va votre mémoire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 08:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Découvrir]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Adeline Boutet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Alors, ça va votre mémoire? », telle était la question posée ce mardi 11 juin à l&#8217;Espace Semprun, à Blois, dans le cadre d&#8217;une réunion-débat organisée par l&#8217;UDAF. Question comme une boutade posée à une assemblée venue nombreuse et qui répond à une inquiétude l&#8217;âge aidant. Et si ce n&#8217;était pas thème initial , la maladie &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Alors, ça va votre mémoire? »</strong></em>, telle était la question posée ce mardi 11 juin à l&rsquo;Espace Semprun, à Blois, dans le cadre d&rsquo;une <a href="https://bloiscapitale.com/une-soiree-dinformation-sur-la-memoire-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réunion-débat</a> organisée par l&rsquo;<a href="https://www.udaf41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UDAF</a>. Question comme une boutade posée à une assemblée venue nombreuse et qui répond à <strong>une inquiétude l&rsquo;âge aidant.</strong> Et si ce n&rsquo;était pas thème initial , la <strong>maladie d&rsquo;Alzheimer</strong> n&rsquo;a pas tardé à dominer les discussions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le docteur <strong>Bernard Mercier</strong>, chef du service, et <strong>Adeline Boutet</strong>, psychologue – neuropsychologue à l&rsquo;Unité Cognitive Comportementale du Centre Hospitalier de Blois <strong>ont pris le temps d&rsquo;expliquer les rouages de nos mémoires</strong>. Celle de court terme, la mémoire de long terme, la mémoire consciente liée à un évènement, contrairement à la mémoire sémantique qui ne l&rsquo;est pas, la mémoire procédurale qui stocke les informations apprises mécaniquement… <strong>Bref, la mémoire est plurielle et complexe, c&rsquo;est un formidable réseau où chaque cellule possède une fonction bien spécifique.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-il-est-normal-d-oublier-pas-de-panique">Il est normal d&rsquo;oublier, pas de panique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour retenir l&rsquo;information, la mémoire procède à son encodage, à sa conservation, puis à son traitement pour permettre son rappel ultérieur. <strong>Confrontée à une abondance d&rsquo;informations, la mémoire sélectionne celles à conserver.</strong> Madame Boutet souligne l&rsquo;influence des émotions : <strong>notre expérience émotionnelle joue un rôle crucial</strong> dans la détermination des informations que nous retenons en mémoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-memoire-n-echappe-pas-au-vieillissement-la-perte-de-capacite-est-naturelle">La mémoire n&rsquo;échappe pas au vieillissement, la perte de capacité est naturelle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme les autres fonctions du corps, <strong>le cerveau devient moins souple avec l&rsquo;âge et la mémoire vieillit.</strong> Garder une mémoire en forme signifie l&rsquo;<strong>entrainer</strong> par des activités intellectuelles variées, et le docteur Mercier de louer la lecture, les sudokus et autres exercices cérébraux. Il est également important de maintenir une activité physique et d&rsquo;avoir des interactions sociales fortes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-alzheimer">Alzheimer</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En cas de suspicion de d&rsquo;affection neurodégénérative</strong>, le service du Dr Mercier offre des consultations spécialisées en mémoire. Un diagnostic complet nécessite l&rsquo;usage de multiples techniques, chaque patient étant un cas unique. Le Dr Mercier a souligné les avancées réalisées lors de l&rsquo;inauguration de l&rsquo;Unité Cognitive Comportementale en 2008, dans le cadre du plan national Alzheimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le simple mention de la maladie d&rsquo;Alzheimer suscite une vive inquiétude.</strong> Cette affection détruit progressivement les neurones du cerveau, un par un, et la cause de cette dégénérescence demeure inexpliquée. À ce jour, aucun traitement médicamenteux n&rsquo;est disponible pour guérir la maladie;<strong> seuls les symptômes sont gérés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque patient est unique, nécessitant une approche prudente. <strong>Le premier choc pour les patients est souvent la prise de conscience de leurs troubles cognitifs, tandis que le second est le moment où le diagnostic est confirmé par le médecin.</strong> Et là commence l&rsquo;accompagnement par <strong>une prise en charge avant tout sociale et humaine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La maladie affecte plus fréquemment les femmes que les hommes et se manifeste <strong>principalement entre 70 et 75 ans.</strong> À ces facteurs de sexe et d&rsquo;âge s&rsquo;ajoute <strong>la dépression, qui peut exacerber les conditions de maladies dégénératives.</strong> Dans ce contexte, <strong>le docteur Mercier plaide ardemment en faveur du bonheur</strong> : aspirons à être le plus heureux possible et à rendre nos enfants également très heureux. <strong>Bien que le facteur génétique soit présent, son influence reste relativement mineure.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-plus-une-societe-est-humaine-mieux-elle-sait-prendre-en-charge-ses-malades">Plus une société est humaine, mieux elle sait prendre en charge ses malades</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l&rsquo;apparition de la maladie, la pensée peut devenir moins structurée et entraîner une perte d&rsquo;autonomie, aboutissant à <strong>divers handicaps chez les malades</strong>. Il incombe alors à la société de pallier ces handicaps par la mise en place d&rsquo;<strong>aides destinées aux patients et à leurs aidants. </strong>Un réseau complet se forme, intégrant une <strong>multitude de professionnels, de structures et d&rsquo;associations,</strong> que le docteur Mercier mentionne avec grande gratitude.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/udaf.png" alt="" class="wp-image-16565" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/udaf.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/udaf-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/06/udaf-768x480.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-temoignage-courageux-de-theo-et-de-sa-maman">Le témoignage courageux de Théo et de sa maman</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Théo et sa maman prennent la place des soignants sur la scène.</strong> Théo est victime à 19 ans d&rsquo;un accident de voiture. <strong>Après plusieurs mois de coma, il reprend conscience mais doit tout réapprendre. </strong>Théo explique ainsi qu&rsquo;il ne se souvient pas de ce qu&rsquo;il a mangé au déjeuner mais qu&rsquo;il se souvient du dernier film qu&rsquo;il a vu, <em>« Un p&rsquo;tit truc en plus »</em>. <strong>Cet exemple montre l&rsquo;interaction entre mémoire et émotions.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Théo raconte qu&rsquo;il fait un stage à l&rsquo;ESAT (Etablissement Et Service D&rsquo;Aide Par Le Travail) mais que cela est difficile car il doit <em><strong>« s&rsquo;adapter à ses soucis et s&rsquo;adapter aux soucis des autres ».</strong></em> Sa maman précise toutefois que travailler dans un cadre normal pour Théo parait compliqué. <strong>Il a besoin d&rsquo;un environnement protégé et de tâches répétitives.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Accompagner Théo au jour le jour</strong>, lui faire confiance tout en le protégeant, s&rsquo;autoriser enfin 15 jours de vacances sans lui, la maman de Théo raconte son parcours de mère et d&rsquo;aidante corps et âme. Théo apparait certes hésitant mais heureux d&rsquo;être là devant l&rsquo;assemblée, capable de témoigner et de dire sa reconnaissance à sa maman. <strong>Ce témoignage à deux voix et cœur nu bouleverse le public.</strong></p>
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		<title>Une soirée d&#8217;information sur la mémoire à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2024 09:10:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda Juin 2024 Blois]]></category>
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		<category><![CDATA[Adeline Boutet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Udaf de Loir-et-Cher et les membres de la Commission Santé organisent une soirée d&#8217;information sur la mémoire, ouverte à tous. Cette rencontre aura lieu le mardi 11 juin 2024, de 18h à 20h, avec un accueil prévu dès 17h30 à l&#8217;Espace Jorge Semprun, situé au 25 rue Jean-Baptiste Charcot, à Blois. Le Docteur Bernard Mercier, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-soiree-dinformation-sur-la-memoire-a-blois">Une soirée d&rsquo;information sur la mémoire à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;<strong><a href="https://www.udaf41.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Udaf de Loir-et-Cher</a></strong> et les membres de la Commission Santé organisent une <strong>soirée d&rsquo;information sur la mémoire, ouverte à tous. </strong>Cette rencontre aura lieu le <strong>mardi 11 juin 2024, de 18h à 20h</strong>, avec un accueil prévu dès 17h30 à l&rsquo;E<strong>space Jorge Semprun</strong>, situé au 25 rue Jean-Baptiste Charcot, à Blois. Le <strong>Docteur Bernard Mercier</strong>, <strong>chef de l&rsquo;unité cognitive et comportementale du Centre Hospitalier Simone Veil</strong> de Blois, sera l&rsquo;un des principaux intervenants. Il sera accompagné par <strong>Adeline Boutet, neuropsychologue</strong> au même centre hospitalier. Informations et discussions sur divers aspects de la mémoire sont au programme. L&rsquo;événement inclura également des témoignages de personnes concernées. L&rsquo;entrée à cet événement est libre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/memoire-Blois-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-16051" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/memoire-Blois-724x1024.jpg 724w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/memoire-Blois-212x300.jpg 212w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/memoire-Blois-768x1086.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/memoire-Blois-1086x1536.jpg 1086w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/05/memoire-Blois.jpg 1448w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;APF France handicap du Loir-et-Cher organise <strong>une journée d&rsquo;ateliers et de débats dédiée à la sclérose en plaques,</strong> ce <strong>samedi 1er juin 2024.</strong> L&rsquo;événement, qui aura lieu de 9h30 à 16h30 à l&rsquo;Hôtel Mercure, est destiné aux patients atteints de cette maladie, à leurs proches, ainsi qu&rsquo;aux professionnels de santé. Cette rencontre vise à fournir des informations, partager des expériences et discuter des avancées dans le traitement et la gestion de la sclérose en plaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cathrine Wirbelauer, directrice de territoire 37/41, introduira les activités à 10h. Anne-Marie Guennoc, neurologue et médecin coordinateur au Réseau neuro centre, présentera en visioconférence de 10h à 11h, marquant le début des ateliers. Un déjeuner est prévu à 12h30, suivi de la reprise des ateliers à 13h45. La journée se clôturera à 16h30 avec une intervention de Cathrine Wirbelauer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs ateliers seront proposés durant la journée, incluant des sessions sur l&rsquo;ergothérapie animées par Céline Letellier et Laetitia Marmiesse, des bienfaits de la kinésithérapie dans la SEP avec <a href="https://bloiscapitale.com/etienne-panchout-exige-un-effort-pour-ameliorer-les-trottoirs-et-la-voirie-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Étienne Panchout</a>, et des conseils en image et colorimétrie par Sonia Genini. Des sessions spéciales pour les proches aidants, des massages dos et des conseils sur les troubles sphinctériens par Anne, patiente experte, seront également disponibles.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-soiree-dinformation-sur-la-memoire-a-blois">Une soirée d&rsquo;information sur la mémoire à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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