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	<title>Archives des Vienne - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Vienne - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>[Municipales] Vieira/Marchand vs majorité municipale : des questions et des réponses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:53:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le calendrier a serré le nœud. Le premier tour aura lieu ce dimanche 15 mars 2026, et, à mesure que l’élection approche, certains dossiers quittent les couloirs pour entrer, de plain-pied, dans la conversation publique. Parmi eux, la reconversion de l’ancien hôpital psychiatrique à Blois-Vienne — un projet au long cours, documenté, amendé, retardé, relancé &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/municipales-vieira-marchand-vs-majorite-municipale-des-questions-et-des-reponses">[Municipales] Vieira/Marchand vs majorité municipale : des questions et des réponses</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p>Le calendrier a serré le nœud. Le <strong>premier tour</strong> aura lieu <strong>ce dimanche 15 mars 2026</strong>, et, à mesure que l’élection approche, certains dossiers quittent les couloirs pour entrer, de plain-pied, dans la conversation publique. Parmi eux, la <strong><a href="https://www.blois.fr/attractive/grands-projets/reconversion-ancien-hopital-psychiatrique#:~:text=La%20zone%20de%20l'ancien,des%20places%20de%20stationnement%20suppl%C3%A9mentaires." target="_blank" rel="noreferrer noopener">reconversion de l’ancien hôpital psychiatrique</a></strong> à Blois-Vienne — un projet au long cours, documenté, amendé, retardé, relancé — devient, dans la bouche des uns, la preuve qu’il manque des explications, et, dans la plume des autres, l’exemple même d’une opération compliquée mais conduite dans les règles.</p>



<p>D’un côté, <strong>le docteur Thierry Marchand</strong>, colistier de <strong><a href="https://bloiscapitale.com/municipales-gildas-vieira-presente-un-grand-plan-de-revitalisation-du-centre-ville" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gildas Vieira</a></strong>, dit vouloir <em>« clarifier les choses »</em> et demande à la majorité municipale des réponses <em>« concrètes, des chiffres »</em>. De l’autre, <strong><a href="https://bloiscapitale.com/jerome-boujot-et-la-gestion-durable-de-l-eau-a-agglopolys-enjeux-defis-et-solutions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jérôme Boujot</a></strong>, directeur de campagne de <strong>Marc Gricourt</strong> et 1er adjoint à la ville durable, répond. Ici, nous mettons <strong>face à face</strong> les questions et les réponses.</p>



<p><strong>Thierry Marchand plante le décor en quelques phrases courtes : il parle de <em>« points un peu troubles »</em></strong> qui dureraient <em>« depuis des années »,</em> et estime que, lorsqu’«<em> il y a un loup »</em>, <em>« ça mérite une réponse ».</em> Jérôme Boujot choisit, lui, de commencer par la mécanique institutionnelle. Il écrit qu’<strong><em>« dans un souci de transparence »</em></strong> et conformément à l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006389881/2005-06-07" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article L.2121-22 du CGCT</a>, des <strong>commissions municipales</strong> ont été instituées avant chaque conseil municipal : elles <em>« n’ont pas pouvoir de décision »</em>, <em>« émettent des avis »</em>, et permettent, assure-t-il, aux élus <em>« de poser toutes les questions qu’ils estiment utiles »</em>. Il précise que <strong>Gildas Vieira</strong> est membre de la commission municipale qui suit l’urbanisme, et rappelle que tout conseiller municipal peut assister en auditeur aux travaux d’une commission.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Jerome-Boujot.png" alt="Jérôme Boujot" class="wp-image-11069" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Jerome-Boujot.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Jerome-Boujot-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Jerome-Boujot-768x480.png 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jérôme Boujot</figcaption></figure>
</div>


<p>Sur l’accès des citoyens aux pièces, Jérôme Boujot écrit que <em><strong>« toute personne qui en fait la demande a le droit d’obtenir la communication de documents administratifs »</strong></em> autorisés, que la Ville publie déjà en libre accès des arrêtés, décisions et délibérations, et qu’il est possible, si besoin, de <a href="https://www.blois.fr/citoyenne/administration/acces-documents-administratifs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">passer par la Cada via la Prada de la Ville.</a> Conclusion : l’accès, selon lui, est <em><strong>« aisé et fréquemment utilisé »</strong></em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-marchand-pointe-la-duree-boujot-deroule-les-etapes">Marchand pointe la durée, Boujot déroule les étapes</h3>



<p>Thierry Marchand revient, lui, à la chronologie telle qu’il la perçoit : le terrain a été acheté <em>« en 2008 quand même par la mairie pour 330 000 euros »</em>, et il met en scène l’absurdité : si <em>« on faisait construire notre maison »</em> et que <strong>18 ans plus tard <em>« les maisons ne soient pas encore finies »</em></strong>, dit-il, <em>« ça serait pas tout à fait rentable ! »</em> <strong>Il entend certains motifs — les fouilles archéologiques — mais estime que cela n’épuise pas les questions.</strong></p>



<p>Jérôme Boujot répond précisément par les dates. Il situe d’abord une <strong>étude de reconversion en 2007</strong>, puis la décision d’acquérir l’emprise foncière auprès du Centre hospitalier en <strong>2008</strong> (délibération du <strong>13 novembre 2008</strong>). Il explique que le projet s’inscrit, dès l’origine, dans une logique de valorisation du quartier de Vienne : habitat, requalification de l’espace public, stationnement, espaces paysagers et de loisirs, ouverture d’une voie <em>« modes doux »</em> reliant l’église et la place Saint-Saturnin.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="724" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-16-1024x724.png" alt="" class="wp-image-31713" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-16-1024x724.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-16-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-16-768x543.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-16-1536x1085.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/image-16-2048x1447.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Visuel blois.fr</figcaption></figure>
</div>


<p>Il écrit ensuite qu’en <strong>2010</strong> (délibération du <strong>7 juillet 2010</strong>), la Ville confie l’aménagement à la SEM <strong>3Vals Aménagement</strong> par concession publique. Après des études pré-opérationnelles, le parti d’aménagement débouche sur un permis d’aménager délivré en <strong>décembre 2012</strong>, avec, indique-t-il, un programme de <em><strong>« 38 logements dont 1/3 aidés ».</strong></em></p>



<p>Puis viennent les premiers gros chantiers : en <strong>2012</strong>, d’importants travaux de désamiantage et de démolition, pour <strong>1 466 k€ HT</strong>. L’opération, ajoute-t-il, <em>« aurait dû se terminer en 2016 »</em> mais a été retardée pour deux raisons : une campagne de <strong>fouilles archéologiques</strong> d’<strong>octobre 2013 à juillet 2014</strong>, pour <strong>1 033 k€ HT</strong>, et <em>« les effets de la crise immobilière »</em> qui ont compliqué la recherche d’un promoteur.</p>



<p>Dans le propos de Thierry Marchand, le dossier apparaît comme une longue chaîne d’événements où, dit-il, <strong><em>« ça a traîné »,</em></strong> avec des complications, certes, mais aussi <strong>des décisions qu’il estime difficiles à lire.</strong> Jérôme Boujot introduit un chapitre très net : <strong>les recours</strong>. Il écrit qu’en <strong>2016</strong> un promoteur privé a manifesté son intérêt pour une opération d’une quarantaine de logements collectifs. En <strong>2017</strong>, les autorisations d’urbanisme ont fait l’objet d’un <strong>recours en annulation devant le tribunal administratif.</strong> Deux ans plus tard, la juridiction rejette les recours ; appel devant la cour d’appel de Nantes ; rejet en <strong>mars 2021</strong>. Il résume : <strong><em>« 4 ans de procédures en tout »</em></strong>, avec des impacts sur la durée — donc sur le coût — et le report des travaux. Il ajoute qu’en <strong>2022</strong>, un <strong>recours gracieux</strong> contre le permis de construire a été réceptionné le <strong>23 septembre</strong>, rejeté le <strong>24 octobre</strong>. Et, plus tard, il évoque une lassitude : en <strong>2024</strong>, l’un des co-promoteurs se retire <em>« en raison d’une lassitude face aux dépôts de recours répétés ».</em></p>



<p>Dans sa conclusion, Jérôme Boujot élargit le propos : ceux qui se présentent comme des <strong><em>« chevaliers blancs de la démocratie »</em></strong> seraient aussi, selon lui, <em><strong>« ceux qui déposent des recours et retardent les projets dont la ville a tant besoin ».</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-marchand-questionne-l-economie-boujot-dit-la-reorientation">Marchand questionne l’économie, Boujot dit la réorientation</h3>



<p><strong>Thierry Marchand insiste, lui, sur l’argent public engagé</strong> et sur ce qui lui semble, à l’arrivée, peu compréhensible au regard du résultat. <strong>Jérôme Boujot répond par un moment charnière</strong> : <strong>la réorientation du projet</strong>. </p>



<p>En <strong>2020</strong>, écrit-il, la collectivité souhaite revoir le programme et l’aménagement <em>« en accord avec l’aménageur »</em>, avec des orientations précises : non plus des collectifs, mais <strong>14 logements</strong> en accession <strong>sous forme de maisons individuelles groupées</strong> ; création d’un vaste espace vert côté Aître Saint-Saturnin ; maintien de poches de stationnement et de l’aire de jeux vers la rue Clérancerie.</p>



<p>L&rsquo;élu renvoie alors à une délibération du <strong>28 juin 2021</strong> qui approuve le compte rendu annuel à la collectivité (exercice 2020), les prévisions 2021 et un <strong>avenant n°8</strong>. Dans cette réponse, il explique que l’abandon du programme initial — 43 logements sous forme de petits collectifs dont 14 logements sociaux et 29 logements en accession — implique la suppression de recettes inscrites auparavant. Il écrit aussi que le nouveau programme, sur <strong>une emprise foncière <em>« réduite de moitié »</em></strong>, <em>« ne permettait »</em> <strong>que 14 maisons</strong> : terrain divisé par deux, donc <em>« vente du foncier (…) revue à la baisse »</em>, et financement <em>« rebattu »</em>. Conclusion : l’effet cumulatif des dépenses supplémentaires et la baisse des recettes ont nécessité des <strong>participations d’équilibre complémentaires</strong>.</p>



<p><strong>Thierry Marchand avance un autre point</strong> : après une faillite, dit-il, le dossier aurait été <em>« transféré »,</em> <em>« semble-t-il sans passer par le conseil municipal »</em>. Il invoque l&rsquo;article 12 qui, selon lui, obligerait à informer les élus, et affirme que <strong><em>« ça n’a pas été fait ».</em></strong> Jérôme Boujot répond par un acte daté : il écrit que le <strong>conseil municipal du 30 septembre 2024</strong> (délibération <strong>B_D2024_197</strong>) a autorisé la SEM à céder l’emprise foncière, après le retrait d’un co-promoteur et la recherche d’un repreneur. Il ajoute que <em><strong>« les informations ont donc été bien données aux élus »</strong></em>, et précise les conditions du vote : délibération adoptée <em>« à l’unanimité des votes exprimés moins 1 abstention »</em>. Il indique enfin que Gildas Vieira était <em>« excusé »</em> à partir d’une délibération antérieure de ce même conseil municipal et <em>« n’a donc pas participé ni au débat, ni au vote ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-prix-au-metre-carre-ou-par-logement">Le prix au mètre carré ou par logement</h3>



<p><strong>Le docteur Thierry Marchand dit buter sur un chiffre : 80 000 euros.</strong> Pour un terrain de 9 058 m², cela équivaut à 8,83 euros au mètre carré. Si la totalité n’aurait pas été vendue, mais <strong>3 863 m²</strong>, le prix est de <strong>20.70 euros le mètre carré</strong>. Des terrains qui lui paraissent <em><strong>« bradés »</strong></em>. Jérôme Boujot répond en déplaçant l’unité de mesure. Il explique que 3Vals Aménagement n’a pas d’obligation de consulter les Domaines pour définir le prix d’une charge foncière, mais a l’obligation d’obtenir l’accord préalable de la Ville sur l’acquéreur, le prix et la nature du projet, obligation inscrite dans la convention de concession.</p>



<p>Puis il justifie les <strong>80 000 € HT</strong> non pas au mètre carré, mais au <strong>logement produit</strong>. Il affirme qu’en matière de logement social, les prix communément pratiqués sur l’agglomération blésoise sont de l’ordre de <strong>8 000 € HT par logement</strong> ; et que 80 000 € pour la construction de <strong>14 logements</strong> donne un ratio de <strong>5 714 € HT par logement</strong>. Il reconnaît que ce prix est <em>« plus faible que la moyenne locale »</em>, et l’explique par une politique de reconversion de friches : <em><strong>« reconstruire la ville sur la ville »,</strong></em> <em><strong>« s’attaquer au difficile »</strong></em>, avec des contraintes réglementaires croissantes.</p>



<p>Thierry Marchand affirme qu’il aurait fallu consulter les Domaines, avec un prix <em>« de moins de 18 mois »</em>, et insiste : <em>« ça n’a pas été fait ».</em> Jérôme Boujot répond nettement : l’aménageur <em>« n’a pas d’obligation à consulter le service des Domaines »</em> pour définir le prix de vente d’une charge foncière. Il insiste en revanche sur une autre exigence : obtenir l’accord préalable de la Ville sur acquéreur, prix et projet. Ici, il est question d&rsquo;une <strong>cession opérée par l’aménageur (charge foncière)</strong>, réalisée <strong>avec l’accord préalable du concédant</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ppri-jerome-boujot-affirme-la-conformite">PPRI : Jérôme Boujot affirme la conformité</h3>



<p>Dans sa demande d&rsquo;explications, <strong>Thierry Marchand invoque le PPRI</strong> (plan de prévention du risque d’inondation). Il dit qu’un seuil à <strong>15 %</strong> devrait être respecté, estime qu’on ne peut pas retenir une surface de référence si une partie est vendue, et avance un calcul conduisant à 579 m², alors que des documents qu’il dit avoir consultés annonceraient 1 356 ou 1 361 m². Il en tire une conséquence possible : sur <strong>14 maisons</strong> <em>« en cours de construction »</em>, <em><strong>« il y en aurait 8 à détruire »</strong></em> si, selon lui, les 15 % n’étaient pas respectés. Jérôme Boujot répond par une affirmation : <em>« les dispositions du PPRI et [le] document d’urbanisme en vigueur ont été respectées »</em>, en citant <em>« les 15 % d’emprise au sol </em>» et le respect des <strong><em>« 50 cm au-dessus des Plus Hautes Eaux Connues ».</em></strong></p>



<p></p>
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		<title>Un ex-voto en Blois-Vienne rappelle un fléau majeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé, au cœur de Blois-Vienne, se trouve un trésor historique qui raconte une histoire de foi, de désespoir, et finalement&#8230; d&#8217;espoir. Une peinture murale encadrant une niche, avec une petite statue de la Vierge Marie, attire les regards des passants curieux. Dans des &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/un-ex-voto-de-blois-vienne-rappelle-un-fleau-majeur">Un ex-voto en Blois-Vienne rappelle un fléau majeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé, au cœur de <a href="https://bloiscapitale.com/une-mobilisation-citoyenne-et-politique-pour-une-loire-en-danger">Blois-Vienne</a>, se trouve un trésor historique qui raconte une histoire de foi, de désespoir, et finalement&#8230; d&rsquo;espoir. Une peinture murale encadrant une niche, avec une petite statue de la Vierge Marie, attire les regards des passants curieux. Dans des lettres noires soigneusement tracées, on peut y lire : <strong><em>« Ex-voto 15 août 1849. »</em></strong> Cet <strong>ex-voto</strong>, en apparence modeste, est en réalité <strong>un rappel  d&rsquo;une épidémie de choléra dévastatrice qui a frappé la ville de Blois en 1849</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fleau-devastateur"><strong>Un fléau dévastateur</strong></h2>



<p>Avant de plonger dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;ex-voto, il est essentiel de comprendre l&rsquo;ampleur du drame qui a frappé Blois au XIXe siècle. En 1832, une première épidémie de choléra avait déjà secoué la ville, faisant 124 victimes sur les 173 cas recensés, comme on peut le lire dans <em>« Blois insolite et secret »</em> (éditions Sutton). Et <strong>en 1849, le choléra fit son retour avec une virulence encore plus terrible</strong>.</p>



<p>L&rsquo;épidémie de 1849, qui avait déjà semé la terreur dans d&rsquo;autres régions, atteignit finalement la ville de Blois en juillet. <strong>Selon les archives municipales, le choléra s’est déclaré à Blois-Vienne dès le 6 juillet 1849. </strong>Le premier cas identifié, André Delauney, cantonnier local, succomba en marge de la rue des Chalands après seulement quelques heures de maladie</p>



<p>La progression du choléra dans la ville de Blois fut tout à fait singulière. <strong>Au départ, il sembla se confiner en Vienne,</strong> sans toucher le reste de la ville. <strong>Le fleuve agissait alors comme une barrière infranchissable, </strong>du moins pour l&rsquo;instant. Les habitants du quartier étaient les premiers à ressentir les ravages du choléra, avec deux à quatre nouveaux cas signalés chaque jour, se propageant de maison en maison.</p>



<p>L&rsquo;hôpital général, situé dans le faubourg de Vienne, demeura étrangement épargné, bien que les nouvelles admissions y furent interdites. Cependant, l&rsquo;hôpital Dieu, sur la rive droite de la Loire, connut une tout autre destinée. Une ambulance spéciale avait été ouverte pour accueillir les malades du choléra, mais <strong>un patient venu de Villexanton</strong>, une localité voisine, <strong>fut admis en raison d&rsquo;une simple diarrhée. En quelques jours, plus de trente personnes décédèrent du choléra à l&rsquo;hôtel Dieu,</strong> y compris l&rsquo;aumônier, une religieuse, des malades et un élève interne. <strong>Louis-Napoléon Bonaparte</strong>, qui était en visite à Blois le 1er août et devait se rendre à l&rsquo;hospice, <strong>renonça à sa visite en raison de l&rsquo;épidémie.</strong></p>



<p>Dès les premiers signes du choléra, on avait évacué tous les convalescents de l&rsquo;hôpital. Cependant, quelques jours plus tard, <strong>un aliéné</strong> qui attendait son transfert vers l&rsquo;asile y fut envoyé avec la maladie, <strong>entraînant la propagation du choléra au sein de l&rsquo;asile</strong> situé en dehors de la ville. Là encore, <strong>la maladie fit des ravages, touchant trente personnes, dont la moitié ne survécut pas.</strong> Les récits des premiers cas sont empreints de tragédie.</p>



<p><strong>Le manque d&rsquo;hygiène et de connaissances sur le choléra favorisait sa propagation</strong>. Une des théories attribuait la maladie à des émanations miasmatiques venues&#8230; des bords du Gange, portées par les vents. Selon cette croyance, ceux qui se trouvaient sur le chemin de ces <strong>vents « cholériques »</strong> attrapaient la maladie. <strong>Dans ce contexte d&rsquo;ignorance, les déjections des malades étaient jetées devant les portes des maisons, créant un environnement propice à la contamination</strong>. Et puis <strong>certains,</strong> les « complotistes » de l&rsquo;époque, <strong>niaient l&rsquo;existence de l&rsquo;épidémie.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-mesures-draconiennes"><strong>Des mesures draconiennes</strong></h3>



<p>Face à cette épidémie terrifiante, les autorités locales ont adopté des mesures radicales pour tenter de freiner sa propagation. L&rsquo;une de ces mesures était la <strong>création de grands feux</strong> <strong>et de fumigations</strong> visant à <strong>détruire les supposés poisons dans l&rsquo;air. </strong>Le 24 juillet 1849, du genièvre et du goudron furent brûlés dans différents quartiers de la ville dans le but de purifier l&rsquo;air. Cette opération fut régulièrement répétée pour apaiser la population, bien que les résultats concrets sur la maladie restent incertains.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-foi-et-la-priere"><strong>La foi et la prière</strong></h3>



<p>Face à la persistance de l&rsquo;épidémie, les regards se tournèrent vers le ciel.<strong> L&rsquo;évêque lança un appel à des prières publiques</strong>. Le 15 août 1849, jour de l&rsquo;Assomption, toutes les paroisses de Blois se réunirent pour une <strong>procession exceptionnelle jusqu&rsquo;à l&rsquo;église Saint-Saturnin.</strong> L&rsquo;ex-voto qui trône au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé rappelle <strong>le reposoir qui avait été placé à cet endroit lors de la procession.</strong></p>



<p>L&rsquo;épidémie finit finalement par régresser, et <strong>à la mi-septembre, elle cessa complètement.</strong></p>
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		<title>Le tritium présent dans notre eau potable inquiète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Dec 2024 13:41:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les problèmes environnementaux peu abordés dans le débat public, la contamination de l&#8217;eau potable par le tritium, un isotope radioactif de l&#8217;hydrogène, peut susciter de vraies inquiétudes. Ce sujet, remis à l’agenda par une enquête de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) en collaboration avec Mediapart, concerne près de &#8230;</p>
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<p>Parmi les problèmes environnementaux peu abordés dans le débat public, <strong>la contamination de l&rsquo;eau potable par le tritium</strong>, un isotope radioactif de l&rsquo;hydrogène, <strong>peut susciter de vraies inquiétudes</strong>. Ce sujet, remis à l’agenda par une enquête de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (<a href="https://www.criirad.org/le-tritium-est-il-detecte-dans-ma-commune/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRIIRAD</a>) en collaboration avec <em><a href="https://www.mediapart.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mediapart</a></em>, concerne près de 10 millions de Français qui consommeraient quotidiennement une eau contaminée. Dans le Loir-et-Cher, la situation est tout aussi préoccupante. <strong>À Blois, 54 % des <a href="https://bloiscapitale.com/quelques-pesticides-dans-leau-potable-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prélèvements effectués</a> dans le département présentent des traces de tritium, un taux de 42,40 Bq/L a été relevé le 15 juillet 2024,</strong> confirmant l’importance de surveiller ces niveaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-tritium-un-rejet-systematique-des-centrales-nucleaires"><strong>Le tritium : un rejet systématique des centrales nucléaires</strong></h3>



<p><strong>Le tritium représente plus de 90 % de la radioactivité rejetée par les centrales à eau sous pression.</strong> Il se forme dans le cœur des réacteurs nucléaires et échappe à toute tentative de confinement ou de filtration. Il existe sous forme gazeuse ou dissoute dans l’eau, formant alors une <em><strong>« eau tritiée »</strong></em> stable. Lorsque cette eau est ingérée, <strong>elle peut propager la radioactivité au cœur des cellules humaines,</strong> altérant parfois leur ADN, avec des conséquences potentielles graves à long terme : cancers, malformations, et baisse de la fertilité. Comme le souligne Didier Narbeburu, militant de l&rsquo;association Sortir du Nucléaire 41, <em>« il n’existe pas de seuil d’innocuité »</em> pour cette substance, une affirmation corroborée par la CRIIRAD.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-contamination-bien-reelle"><strong>Une contamination bien réelle</strong></h3>



<p>Selon les données révélées, environ 2300 communes françaises ont détecté la présence de tritium dans leur eau potable depuis 2016. <strong>Les zones concernées se situent principalement en aval des centrales nucléaires implantées le long de grands fleuves tels que la Loire, la Vienne ou encore le Rhône.</strong> Des villes comme Saumur, Blois ou Angers enregistrent des niveaux de tritium régulièrement supérieurs aux seuils naturels.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1024" height="960" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/Export-carte-tritium_expo-Nucleaire-et-eau-2_v6-1-1024x960-1.jpg" alt="" class="wp-image-21774" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/Export-carte-tritium_expo-Nucleaire-et-eau-2_v6-1-1024x960-1.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/Export-carte-tritium_expo-Nucleaire-et-eau-2_v6-1-1024x960-1-300x281.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/Export-carte-tritium_expo-Nucleaire-et-eau-2_v6-1-1024x960-1-768x720.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image criirad.org</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>En 2019, un pic record de 310 becquerels par litre (Bq/L) a été mesuré à Saumur</strong>, bien au-delà de la référence française de qualité fixée à 100 Bq/L. Plus récemment, en juillet 2024,<strong> l’agglomération de Blois a donc relevé un taux de 42 Bq/L dans la Loire</strong>, une source majeure d’approvisionnement en eau potable. Ces chiffres illustrent une contamination persistante et sous-surveillée. <em><strong>« Nous faisons donc partie des buveurs d’eau tritiée ! »</strong></em>, souligne le coprésident de Sortir du nucléaire 41. <em>« Préoccupés par la question du tritium, <strong>les élus et responsables techniques en charge de ce dossier ont demandé que les prélèvements soient faits à partir de 2024 « avant mélange »</strong> sur une des prises d’eau dans la Loire, donc plus chargée en tritium, même si la centrale de Saint-Laurent se trouve à environ 25 km en amont de ce point de captage. Cela explique peut-être les 42 Bq/L prélevés à Blois dans la Loire en juillet dernier. <strong>Ce changement de localisation du lieu de prélèvement ne changera pas le problème, car le tritium est très difficile à piéger et à filtrer, mais il permettra au moins d’en prendre la mesure, de façon plus objective. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-controle-controverse"><strong>Un contrôle controversé</strong></h3>



<p>L’une des principales critiques formulées par Didier Narbeburu réside dans le <strong>système de contrôle des rejets nucléaires.</strong> En effet, <strong>EDF est à la fois juge et partie,</strong> évaluant ses propres besoins en eau et ses prévisions de rejets. <strong>Les autorisations de rejet et de prélèvement, délivrées par arrêté interministériel, sont peu contraignantes</strong>, rendant improbables les dépassements des seuils autorisés. Par ailleurs, les registres détaillés des rejets, transmis mensuellement à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), restent difficilement accessibles au public.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reglementation-et-limites-des-normes-actuelles"><strong>Réglementation et limites des normes actuelles</strong></h3>



<p>La norme française de potabilité de l’eau pour le tritium est fixée à 100 Bq/L. Cependant, ces seuils sont critiqués pour leur manque de rigueur scientifique.<strong> Selon la CRIIRAD, une valeur maximale de 15 à 20 Bq/L serait plus protectrice, notamment pour les populations les plus vulnérables comme les enfants et les femmes enceintes.</strong> Didier Narbeburu ajoute que les calculs à l’origine de ces normes présentent de graves lacunes, incluant des erreurs de coefficient et des tolérances bien plus élevées que celles acceptées pour d’autres polluants cancérigènes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-associations-et-des-citoyens"><strong>Le rôle des associations et des citoyens</strong></h3>



<p>Face à ce constat alarmant,<strong> des initiatives citoyennes émergent pour pallier le manque de surveillance publique.</strong> L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) et le collectif Loire-Vienne Zéro Nucléaire (LVZN) surveillent les rejets radioactifs grâce à un réseau de préleveurs volontaires. Ce réseau a notamment révélé la contamination au tritium à Saumur en 2019, ce qui a conduit à une enquête de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). Le résultat ? Une recommandation pour un contrôle plus strict des rejets d’EDF. Toutefois, <strong>l’affaire judiciaire intentée par le Réseau National Sortir du Nucléaire contre EDF pour cette pollution reste en suspens.</strong></p>



<p><em>« Au quotidien, les prélèvements d’eau et les rejets des centrales sont conditionnés à plusieurs paramètres, comme leur capacité de stockage des déchets, le débit et la température du cours d’eau qui sert d’exutoire,</em> ajoute le militant de SDN41. <em>Pour limiter le cumul de pollutions, les centrales du même bassin versant se coordonnent entre elles. <strong>Les dates de rejets sont tenues secrètes pour un motif inconnu. Pourquoi cette cachotterie ? </strong>On ne sait pas. <strong>C’est dommage pour les agglomérations qui, en aval, s’alimentent en eau potable.</strong> Les Agences Régionales de Santé (ARS), en charge du contrôle de l’eau d’alimentation, devraient au moins être informées de ces largages ! Ce n’est pas le cas, sauf erreur. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-avenir-a-reconsiderer"><strong>Un avenir à reconsidérer</strong></h3>



<p>La contamination par le tritium pose une question plus large sur l’avenir du nucléaire en France. <strong>Avec la perspective de nouveaux réacteurs EPR, plus puissants et donc potentiellement plus polluants, la situation pourrait s’aggraver.</strong> </p>



<p><em>« Reconnaître ce type de risque jetterait une ombre sur le récit national d’un nucléaire « vert » bon pour le climat et pour les hommes »,</em> observe Didier Narbeburu, qui appelle à une transition vers les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la sobriété pour limiter les risques. <em><strong>« Quel avenir réservons-nous à nos enfants ? » </strong></em>interroge en conclusion le militant de SDN41.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.thebookedition.com/fr/l-amour-qui-s-eprouve-p-413087.html"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="918" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-1024x918.png" alt="L'amour qui s'éprouve par Marc Alvarez" class="wp-image-21502" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-1024x918.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-300x269.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-768x688.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere-1536x1377.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/12/l-amour-qui-s-eprouve-banniere.png 1562w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<title>Ce qu&#8217;il faut savoir sur le chantier de restauration de l&#8217;aître Saint-Saturnin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2024 10:44:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 21 septembre, premier acte des Journées Européennes du Patrimoine 2024, l’aître Saint-Saturnin de Blois a accueilli, sous le soleil, une petite cérémonie pour le lancement officiel des travaux de restauration de ce monument historique. Situé au cœur du quartier Vienne, cet édifice rare, datant du XVIe siècle, fait l&#8217;objet d&#8217;une campagne de restauration indispensable. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Samedi 21 septembre, premier acte des <a href="https://bloiscapitale.com/le-guide-pratique-des-journees-europeennes-du-patrimoine-2024-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journées Européennes du Patrimoine 2024</a>, <strong>l’aître Saint-Saturnin</strong> de Blois a accueilli, sous le soleil, une petite cérémonie pour le <strong>lancement officiel des travaux de restauration</strong> de ce monument historique. Situé au cœur du quartier Vienne, cet <a href="https://bloiscapitale.com/laitre-saint-saturnin-un-voyage-dans-lhistoire-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édifice rare, datant du XVIe siècle,</a> fait l&rsquo;objet d&rsquo;une campagne de restauration indispensable. </p>



<p>Plusieurs personnalités étaient présentes pour marquer le coup d&rsquo;envoi de ce projet, notamment <strong>Jérôme Boujot,</strong> maire-adjoint de Blois, ainsi que Fabienne Quinet, Cédric Marmuse, mais aussi <strong>Olivier de Vallois</strong>, délégué régional adjoint de la Fondation du Patrimoine, ainsi que des représentants de l&rsquo;<a href="https://www.inrap.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">INRAP</a> et du Crédit Agricole, tous réunis pour souligner l&rsquo;importance de cet effort collectif pour préserver un joyau du patrimoine blésois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="691" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/inrap-1024x691.jpg" alt="" class="wp-image-19231" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/inrap-1024x691.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/inrap-300x203.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/inrap-768x519.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/inrap-1536x1037.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/inrap-2048x1383.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-joyau-architectural-en-peril">Un joyau architectural en péril</h2>



<p>L’aître Saint-Saturnin est l&rsquo;<strong>un des quatre derniers cimetières à galeries encore existants en France,</strong> datant de la <strong>Renaissance</strong> (1516-1520). Son architecture unique, constituée d&rsquo;un espace central à ciel ouvert entouré de galeries, a été confondue pendant longtemps avec celle d’un cloître. Des éléments remarquables, tels que ses piliers de pierre ornés de chapiteaux sculptés, témoignent de sa fonction originelle de lieu d&rsquo;inhumation. En plus de sa rareté architecturale, l&rsquo;aître abrite une collection lapidaire, vestige du passé architectural de Blois.</p>



<p>Mais <strong>au fil des siècles, cet édifice a connu de multiples usages et transformations, </strong>notamment lors de sa conversion en buanderie-séchoir au XIXe siècle. Ces occupations successives ont laissé des traces sur son état sanitaire, rendant urgente une intervention de conservation. Aujourd&rsquo;hui, les façades sont envahies par la végétation, les parements de pierre de taille érodés, et des fissures lézardent les murs, <strong>compromettant l’intégrité de la structure</strong>. Les charpentes sont également atteintes, les piliers en tuffeau de la galerie Sud sont affaiblis par les intempéries, et de nombreux éléments de bois montrent des signes d’usure sévère, affectés par l’humidité et les insectes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-projet-de-restauration-et-de-valorisation-ambitieux">Un projet de restauration et de valorisation ambitieux</h3>



<p>Face à ces défis, <strong>la Ville de Blois, propriétaire du site, a lancé une vaste campagne de restauration, avec un budget estimé à plus de 3 millions d’euros</strong>. Jérôme Boujot, adjoint au maire, a rappelé l’importance de ce chantier : <em>« Les travaux de restauration qui débutent cette année vont permettre de sublimer à nouveau ce lieu chargé d&rsquo;histoire, et de <strong>le rendre accessible à tous, que ce soit pour des déambulations, des événements culturels, ou même professionnels. »</strong></em></p>



<p>Le chantier vise à restaurer les façades, la charpente voûtée lambrissée, les piliers en pierre et en bois, les sols, ainsi que les peintures murales de l’édifice. En parallèle, la Ville de Blois a choisi d&rsquo;intégrer une <strong>dimension sociale au projet</strong> en incluant une clause d&rsquo;insertion et d&rsquo;apprentissage. Des jeunes et des personnes éloignées de l&#8217;emploi seront formés aux métiers de la maçonnerie, de la taille de pierre, de la charpente ou encore de la couverture, faisant de ce chantier un espace de transmission de savoir-faire artisanal.</p>



<p>Le projet de valorisation ne se limite pas à la restauration de l’édifice. Il s&rsquo;inscrit dans une vision plus large de <strong>redynamisation du quartier Vienne</strong>, avec des objectifs multiples : la création d’un musée lapidaire avec une nouvelle scénographie, l’accueil de publics scolaires pour des visites guidées et des ateliers pédagogiques, l’organisation d’événements culturels et la location du site pour des manifestations de tourisme d’affaires. Jérôme Boujot a souligné l&rsquo;importance de cette initiative pour l&rsquo;attractivité de Blois : <em><strong>« Cet édifice est un atout indéniable pour renforcer le rayonnement de la ville et de son territoire. »</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-saint-saturnin-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-19225" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-saint-saturnin-1024x768.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-saint-saturnin-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-saint-saturnin-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-saint-saturnin-1536x1152.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-saint-saturnin-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-financements-publics-et-prives-en-soutien">Des financements publics et privés en soutien</h2>



<p>La restauration de l’aître Saint-Saturnin bénéficie de financements multiples, provenant d’acteurs publics et privés. <strong>La Ville de Blois, maître d’ouvrage du projet, investit 1 039 757 € HT,</strong> soutenue par la DRAC (530 805 € HT), la DSIL (175 000 € HT) et le Conseil départemental (99 879 € HT). Mais c&rsquo;est aussi grâce à la <strong>Mission Bern</strong> que le projet a pu recevoir un coup de pouce significatif. Sélectionné comme projet départemental pour le Loir-et-Cher, l&rsquo;aître a bénéficié d&rsquo;une <strong>dotation de 250 000 €.</strong></p>



<p>Olivier de Vallois, délégué régional adjoint de la Fondation du Patrimoine, a exprimé sa satisfaction lors de son discours : <em>« La Fondation du Patrimoine a permis de récolter 50 000 euros pour l’église Saint-Nicolas, et nous sommes heureux d&rsquo;accompagner ce nouveau projet à l’aître Saint-Saturnin avec une collecte déjà en cours qui atteint 55 860 euros. »</em></p>



<p>Le mécénat privé joue également un rôle crucial dans ce chantier. Dassault Histoire et Patrimoine a contribué à hauteur de 180 000 €, la Fondation Crédit Agricole Val de France et la Caisse régionale ont ajouté 100 000 €, et la Fondation TotalEnergies a offert 85 000 €. D’autres entreprises locales, comme le groupe Lasnier BTP et le groupe VEGA, ont aussi apporté leur soutien.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="731" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-aitre-saint-saturnin-1024x731.jpg" alt="" class="wp-image-19228" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-aitre-saint-saturnin-1024x731.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-aitre-saint-saturnin-300x214.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-aitre-saint-saturnin-768x548.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-aitre-saint-saturnin-1536x1096.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/renovation-aitre-saint-saturnin-2048x1461.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-au-mecenat-participatif">Un appel au mécénat participatif</h3>



<p>Par ailleurs, la Ville de Blois a lancé en novembre 2022 une campagne de <strong>mécénat participatif</strong> via la Fondation du Patrimoine. Cette initiative vise à mobiliser les particuliers, les associations et les entreprises pour contribuer à la préservation et à la valorisation de l’aître Saint-Saturnin. Chaque don, aussi modeste soit-il, compte pour <strong>atteindre l’objectif de 100 000 € fixé pour la fin de l’année 2024.</strong></p>



<p><em>« L’objectif est de réunir tous ceux qui souhaitent contribuer à la préservation de cet édifice unique »</em>, a précisé Jérôme Boujot. Les donateurs bénéficient de contreparties symboliques, telles qu’une visite guidée du chantier ou l’inscription de leur nom sur une plaque de remerciements.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-calendrier-de-travaux-deja-defini">Un calendrier de travaux déjà défini</h3>



<p>Le chantier de l’aître Saint-Saturnin s’étendra sur plusieurs années. Des travaux urgents de sécurisation ont débuté en juillet 2023, tandis que le lancement du chantier de restauration complet est prévu pour septembre 2024. <strong>Si tout se déroule comme prévu, la réouverture du monument restauré au public est programmée pour septembre 2026.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/diagnostic-aitre-saint-saturnin-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-19226" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/diagnostic-aitre-saint-saturnin-1024x768.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/diagnostic-aitre-saint-saturnin-300x225.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/diagnostic-aitre-saint-saturnin-768x576.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/diagnostic-aitre-saint-saturnin-1536x1152.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/09/diagnostic-aitre-saint-saturnin-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Le représentant de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), responsable des diagnostics et des fouilles, a également pris la parole : <em><strong>« Nous intervenons pour évaluer le potentiel archéologique des sites avant tout chantier. Ici, vu la richesse historique du lieu, des découvertes intéressantes sont probables. »</strong></em> L’INRAP, fort de ses 1 800 archéologues, travaille en étroite collaboration avec les autorités locales pour s’assurer que l’ensemble des vestiges soit préservé et mis en valeur.</p>



<p>Alors que les travaux débutent, tous les acteurs impliqués espèrent voir cet édifice retrouver son éclat d’antan d’ici 2026, pour devenir un pôle central du patrimoine blésois et un point d’ancrage dans l’histoire collective de la ville.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ce-quil-faut-savoir-sur-le-chantier-de-restauration-de-l-aitre-saint-saturnin">Ce qu&rsquo;il faut savoir sur le chantier de restauration de l&rsquo;aître Saint-Saturnin</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Bien avant nos arches actuelles, l’étrange destin de nos ponts de Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Rey - Blois Expériences Visites]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 18:32:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui je vous emmène découvrir nos anciens ponts chargés d&#8217;histoire(s). Le faubourg de Vienne souvent qualifié d’île par divers historiens qui s’opposent sur le sujet aurait été habité il y a 8.000 ans, soit 6.000 ans avant notre ère, par des chasseurs-cueilleurs. Puis il devient le lieu d’habitat sous le nom d’Insula Evenna* (île de &#8230;</p>
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<p><em>Aujourd&rsquo;hui <a href="https://bloiscapitale.com/je-vous-emmene-en-balade-a-la-cour-saint-jacques" target="_blank" rel="noreferrer noopener">je vous emmène</a> <a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">découvrir</a> nos anciens ponts chargés d&rsquo;histoire(s). </em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="623" height="261" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/sat-ponts-blois.png" alt="" class="wp-image-13171" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/sat-ponts-blois.png 623w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/sat-ponts-blois-300x126.png 300w" sizes="auto, (max-width: 623px) 100vw, 623px" /></figure>
</div>


<p>Le faubourg de <strong>Vienne</strong> souvent qualifié d’île par divers historiens qui s’opposent sur le sujet aurait été habité il y a 8.000 ans, soit 6.000 ans avant notre ère, par des chasseurs-cueilleurs. Puis il devient le lieu d’habitat sous le nom d’Insula Evenna* (île de Vienne) du peuple gaulois des Carnutes (IVe siècle avant notre ère). Établis jusqu’au Ier siècle avant notre ère au lieudit <strong>La Croupille</strong> sur une motille située entre la Loire et le Cosson les Carnutes abandonnent finalement cette première agglomération au profit d’un bourg qui s’installe face au nouveau <strong>Bourgmoyen</strong> de la rive droite.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pont-antique"><strong>Le pont antique</strong></h2>



<p><strong>Entre le Ie et le IIe siècle un premier pont dit <em>“gallo-romain”</em> est construit pour faciliter les échanges entre les deux rives. </strong>Il relie deux villages indépendants : sur la rive droite Castrum (camp romain) Blesense (Blesensis) et sur la rive gauche Vienna. Constitué de 315 pieux répartis sur 115 m de long son tracé est assez aisément restituable : <strong>il aboutit rive droite face à l’ancienne halle Louis XII (actuelle Maison de la BD) </strong>juste à l’est de la rue des Jacobins et retombe rive gauche face à la Rue Munier. Les pieux forment neuf nuages répartis de manière hétérogène. Leur datation au carbone 14 détermine une période probable entre 5 av. J.-C. et 135 ap. J.-C. Les données dendrochronologiques** acquises depuis 2003 sur le pont antique font désormais apparaître plusieurs phases de travaux : une possible construction dans la première moitié du Ier siècle de notre ère et des réparations attestées jusque dans la première moitié du IIIe siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-duit-de-l-epoque-ou-beaucoup-plus-tardif"><strong>Un duit de l’époque ou beaucoup plus tardif ?</strong></h2>



<p>Cet ouvrage de franchissement est constitué de différents îlots de pieux et pierres alignés en diagonale et alternés de passages inondés. <strong>Sa ligne oblique part du déversoir de la Bouillie vers le centre de notre pont actuel. </strong>Il se poursuit de l’autre côté vers le débouché de l&rsquo;égout de Vienne. On retrouve aussi sa trace dans une pièce d’archives de la Chambre des comptes des comtes de Blois : une dépense pour le renforcer ou le réparer à l’aide de 500 fagots et de pierres. Curieusement c’est le meunier du bourg de Saint-Victor qui en est chargé !</p>



<p>Les travaux sur l’ouvrage du haut Moyen Âge mis au jour en 2017 une possible pile de pont ont concerné l’intérieur du caisson en bois charpenté. Les datations par le radiocarbone effectuées sur trois madriers et deux pieux verticaux sont comprises entre le milieu du VIIe siècle et le troisième quart du VIIIe.</p>



<p>Un nouveau caisson en bois charpenté a été découvert au nord. Bien que fortement dégradé l’ensemble paraît de même facture que l’ouvrage précédent du haut Moyen-âge. <strong>Ce caisson inédit forme la base d’une pile d’un nouveau pont édifié vers le milieu du XIe siècle, peut-être le premier état du pont médiéval sur son axe définitif.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-une-rive-a-l-autre-la-vie-de-la-cite-medievale"><strong>D’une rive à l’autre la vie de la cité médiévale</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="594" height="319" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/gravure.png" alt="" class="wp-image-13172" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/gravure.png 594w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/gravure-300x161.png 300w" sizes="auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px" /></figure>
</div>


<p><strong>La première mention de l’ouvrage date de 1089.</strong> Elle figure dans un document dans lequel le comte de Blois Étienne confirme à l’abbaye de Pontlevoy la possession de deux moulins situés près ou sur le pont de Blois : <em>« duos molendinos ad pontem Ligeris »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-premier-pont-du-xie-siecle"><strong>Un premier pont du XIe siècle</strong></h2>



<p>S’agissant en fait d’une confirmation d’un don fait par son père Thibaud on peut en conclure que <strong>le pont existe au moins depuis 1078</strong>. En 2003, l’INRAP a confirmé par datation au radiocarbone que les chênes utilisés pour les fondations de cette structure datent d’entre 998 et 1159. Rappelons aussi que Eudes de Blois est à l’initiative de l’édification du pont de Tours entre 1033 et 1037.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="577" height="410" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/lit-de-loire.png" alt="" class="wp-image-13178" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/lit-de-loire.png 577w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/lit-de-loire-300x213.png 300w" sizes="auto, (max-width: 577px) 100vw, 577px" /></figure>
</div>


<p>La position du pont médiéval en face de la rue principale (en amont du pont antique) n’est sans doute pas anodine. Elle pourrait manifester la volonté du pouvoir comtal de <strong>reprendre en main les revenus des activités</strong> liées à cet aménagement d’importance considérable pour la ville. Très tôt les comtes de Blois ont compris l’importance que représente ce pont <strong>d’où la présence d’une tour-porte à l’entrée de la ville</strong> instaurant ainsi un impôt de péage à tout nouvel devant passer par la cité comme à tout bateau transitant sur le fleuve. <strong>Il s’agit alors de l’unique pont sur la Loire sur quelques dizaines de kilomètres</strong> ce qui explique pourquoi autant d’activités y sont concentrées.</p>



<p>D&rsquo;une longueur d&rsquo;environ 320 m il atteint alors 8 m de large non compris les parapets et la largeur moyenne de ses arches varie de 10 à 12 m. Il est entièrement construit en pierres de taille dure et en moellons assemblés par un mortier de chaux et sable. Également connu sous le nom de <em>« pont Saint-Louis »</em> on le situe <strong>à 70 m en aval de l’actuel pont Jacques-Gabriel.</strong> En 1995 l&rsquo;interdiction des extractions de sable a fait baisser le niveau de la Loire et découvrir les fondations de la plupart de ses 19 piliers de pierre.</p>



<p>En face de la onzième pile le « duit » détourne le courant vers l&rsquo;arche centrale plus large <strong>afin d&rsquo;augmenter le tirant d&rsquo;eau pour le passage des gabares</strong>; mais cet aménagement ne date peut-être que du XVIe siècle après la création d&rsquo;une arche unique à l&#8217;emplacement des septième et huitième trop étroites pour la navigation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg" alt="Blois guide Sylvie Rey" class="wp-image-12668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-768x768.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1536x1536.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p><strong>Le pont possède son propre système défensif composé de trois ouvrages militaires</strong> : côté ville la porte Saint-Fiacre aux deux tiers de l&rsquo;ouvrage la tour du pont et côté Vienne les tours commandant le faubourg. Le pont est fermé par une porte cantonnée de ces deux tours représentée uniquement sur la gravure de Belleforest probablement disparue dans le courant du XVIIe siècle. Aucun document ne permet d&rsquo;en restituer la disposition. Il n&rsquo;assure pas uniquement une fonction de passage : il constitue un pôle majeur de l&rsquo;<strong>activité urbaine</strong> comme en témoignent les <strong>nombreuses constructions de bois ou de pierre établies sur les avant-becs et sur les parapets.</strong> Avec les éléments de fortification la <strong>chapelle Saint-Fiacre</strong> est l&rsquo;une des plus importantes <strong>avec les maisons et boutiques (au nombre de 30)</strong>, la boucherie et les moulins à blé suspendus sous les parapets flottant ou sur pilotis qui sont entraînés par des roues déplacées selon le niveau du fleuve. <strong>Du côté de Vienne le pont semble fermé par une porte cantonnée de deux tours représentée uniquement sur la gravure de Belleforest (1575).</strong> Probablement disparue dans le courant du XVIIe siècle aucun document ne permet d&rsquo;en restituer la disposition.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="446" height="260" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ancien-pont.png" alt="" class="wp-image-13180" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ancien-pont.png 446w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ancien-pont-300x175.png 300w" sizes="auto, (max-width: 446px) 100vw, 446px" /></figure>
</div>


<p>500 objets essentiellement métalliques ont été trouvés durant la campagne de recherches de 2017-2018. Des chutes de cuir (non étudiées) ont aussi été prélevées juste à l’aval de la pile. En première analyse les cuirs révèlent a priori une activité artisanale des XIIe-XIIIe siècle alors que le reste des objets se rapporterait à une ou plusieurs activités du bas Moyen-âge ou de l’époque moderne.</p>



<p>Des recherches sur le pont de pierre médiéval ont été poursuivies et étendues sur plusieurs piles de l’ouvrage. Les résultats révèlent l’existence de travaux et de réaménagements peut-être à partir du XIe siècle et jusqu’à la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle. Dans l’environnement proche de certaines piles les pieux sont parfois nombreux et sans organisation parfaitement identifiable. Ces éléments épointés qui datent du XIIIe siècle en apparence éparpillés sont souvent munis d’un sabot en fer.</p>



<p><strong>Ce pont de vingt arches qui porte boutiques, maisons, moulins, et la chapelle Saint-Fiacre est emporté dans la soirée du 5 février 1716</strong> à 17 heures, lors d’une débâcle qui succède à une embâcle de près de deux mois. On passait alors à pied sec d’une rive à l’autre sur l’épaisse couche de glace depuis plus de 6 semaines. <strong>Treize de ses arches disparaissent dans les flots tumultueux chargés de blocs de glace mouvants !</strong> C&rsquo;en est fini du pont médiéval vieux de 600 ans impossible à reconstruire !</p>



<p>Ses piles méridionales ont été dégagées et volontairement arasées au XIXe siècle puisque gênantes pour la navigation. Ses piles septentrionales recouvertes d’éboulis sont quant à elles beaucoup moins discernables. <strong>Une arche de cet ancien pont subsiste sous l’actuel quai de la Saussaye en rive droite.</strong> Elle pourrait être datée du XIe siècle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="230" height="291" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/ex-pont.png" alt="" class="wp-image-13179"/></figure>
</div>


<p>Aujourd’hui <strong>seules les fondations des piles visibles</strong> en période de basses eaux se devinent par <strong>une ligne de remous</strong> traversant tout le fleuve.</p>



<p><em>Sources : Blois insolite et secret &#8211; Jean-Paul Sauvage et Pascal Nourrisson Editions Sutton 2013 | La forme d’une ville &#8211; Annie Cosperec Imprimerie nationale 1994. Album Poitevin &#8211; Dessins de ponts fol. 36. (Bibliothèque municipale de Saumur Mss 21). | Didier Josset Blois (Loir-et-Cher). Lit de la Loire domaine public » [notice archéologique] Archéologie médiévale</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>*Evenna signifie rivière en ancien celte.</em></li>



<li><em>** La dendrochronologie est une méthode scientifique permettant en particulier d&rsquo;obtenir des datations de pièces de bois à l’année près en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance des arbres.</em></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Rey - Blois Expériences Visites]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 15:05:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques. Derrière la Cour Saint-Jacques et sous nos pieds : la collégiale Saint-Jacques et son hôpital disparu Au XIVe siècle, la plupart des notables de Blois résidaient dans la « Grand Rue », aujourd&#8217;hui connue sous les noms de rue Porte-Chartraine et rue du Commerce. Cette &#8230;</p>
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<p>Aujourd&rsquo;hui je vous emmène en balade à la Cour Saint-Jacques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-derriere-la-cour-saint-jacques-et-sous-nos-pieds-la-collegiale-saint-jacques-et-son-hopital-disparu">Derrière la Cour Saint-Jacques et sous nos pieds : la collégiale Saint-Jacques et son hôpital disparu</h3>



<p><strong>Au XIVe siècle, la plupart des notables de Blois résidaient dans la « Grand Rue »</strong>, aujourd&rsquo;hui connue sous les noms de rue Porte-Chartraine et rue du Commerce. Cette rue suit le tracé du <strong>cardo maximus</strong> romain, <strong>axe nord-sud</strong> originel, débutant dans le quartier de <strong>Vienne</strong> et se prolongeant jusqu&rsquo;au pont antique du Ier ou IIe siècle (en bois à 9 piliers), remplacé plus tard par le pont médiéval, nommé <strong>« pont Saint-Louis »</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="627" height="748" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques.png" alt="" class="wp-image-12920" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques.png 627w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Cour-Saint-Jacques-251x300.png 251w" sizes="auto, (max-width: 627px) 100vw, 627px" /></figure>
</div>


<p>Traversant la ville du nord au sud, de la Porte Chartraine aux Ponts Chartrains, <strong>cette voie est fréquentée quotidiennement par les pèlerins</strong> venant de Paris ou Chartres en direction de Saint-Jacques de Compostelle. <strong>À Blois, ils ne trouvent aucun lieu pour se reposer durant leur voyage et s&rsquo;installent alors de manière improvisée</strong> sous les porches des maisons ou aux carrefours des rues, souvent malades et affamés. <strong>Certains bourgeois de la ville, émus</strong> par leur situation, décident de leur offrir un refuge dans deux maisons proches, avec l&rsquo;approbation de l&rsquo;évêque de Chartres et le soutien financier de Louis de Châtillon, Comte de Blois. Un collège de chanoines est fondé sous le patronage de Saint-Jacques, et ces bâtiments, construits entre 1362 et 1397 durant les règnes de Charles V le Sage et Charles VI le Fol, sont rapidement <strong>convertis en église et hôpital pour fournir les soins nécessaires aux marcheurs.</strong></p>



<p>Du côté du château se trouve l&rsquo;hospice, à l&rsquo;angle de la rue du Commerce et de la rue Porte-Côté, et en face, de la « Cour Saint-Jacques », l&rsquo;église, à l&rsquo;angle de la rue du Commerce et de la rue Denis Papin. <strong>Six chanoines administrent l&rsquo;ensemble,</strong> à la tête d&rsquo;une confrérie de laïcs, espérant racheter leurs péchés en aidant les pèlerins. L&rsquo;hôpital possède même son propre cimetière, situé au nord de l&rsquo;église.</p>



<p><strong>En 1511, sous le règne de Louis XII, le cimetière est supprimé et transformé en une place nommée « Le puits du quartier »</strong>, qui accueillera le <strong>« marché au beurre »</strong> jusqu&rsquo;au milieu du siècle dernier. <strong>La fontaine actuelle</strong>, initialement située dans la Cour Saint-Jacques, est déplacée au nord de la collégiale, alimentée par l&rsquo;eau non potable du Gouffre. Sa particularité réside dans sa position bien en contrebas de l&rsquo;actuelle rue Denis Papin, offrant une perspective sur le niveau de la chaussée pavée du XVIe siècle.</p>



<p>L&rsquo;époque est marquée par un événement catastrophique: <strong>l&rsquo;Arrou,</strong> un <a href="https://bloiscapitale.com/les-fontaines-de-blois-une-histoire-ancree" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cours d&rsquo;eau canalisé</a> traversant la ville et aujourd&rsquo;hui entièrement recouvert par la chaussée, déborde et <strong>se transforme en un torrent violent. </strong>La nuit suivant la Saint-Martin d&rsquo;hiver, <strong>le 11 au 12 novembre 1512, une crue exceptionnelle </strong>provoque d&rsquo;importants dégâts, détruisant le pavé jusqu&rsquo;à cinq pieds de profondeur et emportant les grosses pierres soutenant les maisons. <strong>Le chapitre et le trésor de Saint-Jacques sont fortement endommagés, entraînant l&rsquo;effondrement des voûtes</strong> et la submersion des documents importants, l&rsquo;eau atteignant le grand autel. <strong>Plusieurs maisons s&rsquo;effondrent</strong>, entraînant la mort de nombreuses personnes et d&rsquo;animaux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« La nuit d’après la Saint-Martin d’hiver survinrent si grande quantité d’eaux qui entrèrent par la Porte-Côté, qu’elles dégradèrent le pavé jusqu’à cinq pieds de profondeur (1m50) et emportèrent les plus grosses pierres qui soutenaient les maisons. Elles entrèrent par des goulets qui soutenaient le Chapitre et le Trésor de Saint-Jacques en force, si bien que les-dits Chapitres, voutes et Trésors s’effondrèrent et que la cassette qui contenait les titres et enseignements fût submergée, l’eau montant jusqu’au grand autel… »</em></p>
<cite>Les chanoines</cite></blockquote>



<p>Cette catastrophe est cependant mineure comparée aux dégâts subis par la collégiale Saint-Jacques le <strong>12 février 1568, durant les guerres de Religion,</strong> lorsque les troupes protestantes de Condé ravagent l&rsquo;église. Les voûtes sont brisées, les tombeaux renversés, les cloches fondues, les meubles sacrés profanés et les statues mutilées, avec un pillage massif des richesses.</p>



<p><strong>À la fin du XVIIe siècle, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle perd de son importance, entraînant le délaissement et la dégradation des bâtiments.</strong> Les chanoines désertent et sont finalement intégrés à la cathédrale Saint-Louis. <strong>L&rsquo;hôpital, laissé à l&rsquo;abandon, devient un lieu de débauche</strong>, fréquenté, dit-on, par les femmes de petite vertu (<em>« Là se faisaient moult paillardises et lubricités…</em>« ).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg" alt="Blois guide Sylvie Rey" class="wp-image-12668" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1024x1024.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-300x300.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-150x150.jpeg 150w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-768x768.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001-1536x1536.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/image0000001.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


<p>Face à cette dégradation, l&rsquo;évêché abandonne définitivement les lieux à la ville. <strong>L&rsquo;église Saint-Jacques et l&rsquo;hôpital sont démolis entre 1698 et 1700 pour laisser place à des habitations et des commerces. </strong>Aujourd&rsquo;hui, des vestiges de l&rsquo;ancien hospice, tels que <strong>des arcs et des voûtes, sont encore visibles dans des boutiques de la rue du Commerce et dans certains immeubles privés.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="588" height="442" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois.png" alt="" class="wp-image-12921" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois.png 588w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/illustration-blois-300x226.png 300w" sizes="auto, (max-width: 588px) 100vw, 588px" /></figure>
</div>


<p><em>Sources : Histoire de Blois (Bernier) &#8211; Histoire de Blois (Chavigny) &#8211; Blois insolite et méconnu (Sauvage-Nourrisson) &#8211; Histoire de Blois (Bergevin-Dupré) – Site du patrimoine région Centre. Remerciements à Christophe Benoit pour sa publication de 2020 et dédicaces spéciales à Alexis Rennela, habitant la Cour St Jacques qui en connaît les détails, les secrets et les objets insolites et qui a gentiment poussé les portes pour nous.</em></p>



<p><a href="https://blois-experiences-visites.webnode.fr/">https://blois-experiences-visites.webnode.fr</a></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="552" height="712" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves.png" alt="" class="wp-image-12924" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves.png 552w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/caves-233x300.png 233w" sizes="auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure>
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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="531" height="398" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites.png" alt="" class="wp-image-12925" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites.png 531w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/curiosites-300x225.png 300w" sizes="auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px" /></figure>
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		<title>Pourquoi un Chemin et une Levée des « Pingres » à Blois ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jan 2024 17:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Blois, il existe des vestiges et des noms qui défient le temps, racontant des histoires de la vie passée de la ville. Parmi ceux-ci, le Chemin et la Levée des « Pingres » portent en eux des récits d&#8217;épreuves et de résilience. Mais pourquoi « Pingres » ? Ce terme, quelque peu oublié dans le langage contemporain, trouve &#8230;</p>
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<p><strong>A Blois, il existe des vestiges et des noms qui défient le temps</strong>, racontant des histoires de la vie passée de la ville. Parmi ceux-ci, <strong>le Chemin et la Levée des « Pingres »</strong> portent en eux des récits d&rsquo;épreuves et de résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-mais-pourquoi-pingres">Mais pourquoi « Pingres » ? </h2>



<p>Ce terme, quelque peu oublié dans le langage contemporain, trouve ses origines dans une période où la <strong>pauvreté</strong> massive générait de <strong>grands travaux</strong>. Dans le sillage d&rsquo;un hiver rigoureux en 1788-1789, suivi par une <a href="https://bloiscapitale.com/racontez-votre-loire-le-rendez-vous-citoyen-propose-a-blois-le-14-septembre">crue dévastatrice</a> en janvier 1789, la ville de Blois fut confrontée à une nécessité : celle d&rsquo;<strong>employer une population affamée et démunie</strong>. Selon le <a href="https://www.littre.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Littré</a>, il semble que le terme <em>« pingre »</em> dérive d&rsquo;une version nasalisée du mot de l&rsquo;ancien français <em><strong>« pigre »</strong></em>, signifiant misérable. Dans le cas qui nous occupe, il était question d&rsquo;<strong>utilisation des fonds de la Charité</strong> pour mettre en place des ateliers où les pauvres pouvaient travailler afin de gagner leur vie.</p>



<p><strong>Le projet choisi fut la construction d&rsquo;une levée de garde</strong>, reliant les Ponts Chartrains à la levée servant de route royale vers le Berry. C&rsquo;était une œuvre pour protéger la ville des inondations mais également pour assurer le passage sûr même en temps de crue. Les travaux débutèrent, des femmes et des enfants, participèrent à l&rsquo;édification de cette levée. Leurs efforts ne furent pas vains, bien que la levée ait été mise à rude épreuve par <strong>les crues subséquentes de 1846 et 1855, et finalement détruite en 1866.</strong></p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, bien que la levée n&rsquo;existe plus en tant que structure physique, elle survit dans les mémoires et sur les cartes. Et cette appellation est donc loin d&rsquo;être une étiquette d&rsquo;infamie.</p>



<p><em>Sources : Littré / « Blois, dictionnaire des noms de rues »&nbsp;(éditions CLD) de P. Nourrisson. / « Dictionnaire de la langue du 19e et du 20e siècle » (CNRS) / « Le déchargeoir de la bouille, contrôle du chemin de l&rsquo;eau de 1584 à 1907 », de F. de Person / « La Loire à Blois et en Loir-et-Cher », de J.-M. Lorain.</em></p>
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		<title>Ce qu&#8217;on lit sur les murs de la Ressourcerie du Blésois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jan 2024 16:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Associatif et solidarités]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
		<category><![CDATA["88% des français changent de téléphone alors que l'ancien fonctionne encore"]]></category>
		<category><![CDATA["Les Bonnes Manières"]]></category>
		<category><![CDATA["Repair café électro & couture"]]></category>
		<category><![CDATA["Un français possède en moyenne 99 objets électro chez lui"]]></category>
		<category><![CDATA[59 avenue Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[avenue du Président Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[blésois]]></category>
		<category><![CDATA[blois]]></category>
		<category><![CDATA[économie circulaire]]></category>
		<category><![CDATA[guide]]></category>
		<category><![CDATA[La Chaussée Saint-Victor]]></category>
		<category><![CDATA[Ressourcerie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ressourcerie du Blésois]]></category>
		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
		<category><![CDATA[surconsommation]]></category>
		<category><![CDATA[Valloire-sur-Cisse]]></category>
		<category><![CDATA[Vienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Ressourcerie du Blésois, association loi 1901, connue sous le nom « Les Bonnes Manières », a été ouverte en juin 2017. Elle est le fruit de l&#8217;initiative de Cédric Marmuse, qui a co-créé cette structure en 2016. L&#8217;idée principale est de lutter contre le gaspillage et de promouvoir une consommation responsable en adoptant une approche d&#8217;économie &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ce-quon-lit-sur-les-murs-de-la-ressourcerie-du-blesois">Ce qu&rsquo;on lit sur les murs de la Ressourcerie du Blésois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La Ressourcerie du Blésois</strong>, association loi 1901, connue sous le nom <em><strong><a href="https://www.helloasso.com/associations/ressourcerie-du-blesois-les-bonnes-manieres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Les Bonnes Manières »</a></strong></em>, a été ouverte en juin 2017. Elle est le fruit de l&rsquo;initiative de <strong><a href="https://www.facebook.com/cedric.marmuse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cédric Marmuse</a></strong>, qui a co-créé cette structure en 2016. L&rsquo;idée principale est de lutter contre le gaspillage et de promouvoir une consommation responsable en adoptant une approche d&rsquo;<strong>économie circulaire​</strong><a href="https://www.magcentre.fr/241525-blois-decouvrez-les-bonnes-manieres-de-recycler-nos-dechets/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>La Ressourcerie a intégré dès le départ des prestations de sensibilisation à la réduction des déchets, notamment à travers <strong>des ateliers de réparation et des animations créatives.</strong> Ainsi en <strong>janvier 2024</strong> seront organisés un <em>« Repair café électro &amp; couture »</em> le samedi 13, de 14h30 à 18h30 aux <a href="https://bloiscapitale.com/un-debut-d-annee-2024-tous-azimuts-aux-greniers-de-vineuil">Greniers de Vineuil</a>, un <em>« Repair café électro</em> » à Candé le jeudi 18 de 17h à 19h (10 rue de Blois), et un <em>« Récup&rsquo;Cuir »</em> à la <strong>Ressourcerie, 59 avenue Wilson</strong>, samedi 20, de 15h à 18h. Située au cœur du quartier-village de Vienne à Blois, la Ressourcerie s&rsquo;étend sur 700 m² et est également présente dans deux déchetteries (à Valloire-sur-Cisse et La Chaussée Saint-Victor) via une convention de service. <strong>Elle attire une clientèle variée</strong>, beaucoup de jeunes motivés par des convictions écologiques et le désir d&rsquo;acheter à des prix abordables​<a href="https://www.magcentre.fr/241525-blois-decouvrez-les-bonnes-manieres-de-recycler-nos-dechets/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Ceci étant dit, ou rappelé, <strong>on lit à la Ressourcerie sur des panneaux</strong> : <em>« Un français possède en moyenne 99 objets électro chez lui »</em>, <em>« 88% des français changent de téléphone alors que l&rsquo;ancien fonctionne encore »</em> ou <em>« le meilleur déchet est celui qu&rsquo;on ne produit pas »</em>. Si cette assertion semble incontestable, quid des deux informations ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-francais-possede-en-moyenne-99-objets-electro-chez-lui">Un français possède en moyenne 99 objets électro chez lui</h2>



<p>L&rsquo;affirmation qu&rsquo;un Français possède en moyenne 99 objets électro <a href="https://www.ecologic-france.com/communiques/chaque-foyer-francais-possede-en-moyenne-99-equipements-electriques-ou-electroniques.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">est en effet correcte</a>, mais il convient de préciser que ce chiffre concerne les foyers, et non les individus. Selon une étude commandée par la filière DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) à IPSOS, avec le soutien de l’ADEME et des Pouvoirs Publics, <strong>chaque foyer français possède en moyenne près de 99 équipements électriques et électroniques.</strong> Cette moyenne inclut des objets aussi divers que les réfrigérateurs, téléphones, machines à laver, sèche-cheveux, radios-réveils, et autres petits appareils électroniques, ainsi que les outils, jouets et luminaires. Il est à noter que ces chiffres varient selon le type d&rsquo;habitat, <strong>allant de 73 objets en moyenne dans les appartements à 118 dans les maisons</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/IMG_6442-1024x768.jpeg" alt="Un français possède en moyenne 99 objets électro chez lui" class="wp-image-11852" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/IMG_6442-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/IMG_6442-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/IMG_6442-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/IMG_6442-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/01/IMG_6442-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-88-des-francais-changent-de-telephone-alors-que-l-ancien-fonctionne-encore">88% des français changent de téléphone alors que l&rsquo;ancien fonctionne encore</h2>



<p>L&rsquo;affirmation selon laquelle 88% des Français changent de téléphone portable alors que l&rsquo;ancien fonctionne encore est <strong>corroborée par plusieurs sources</strong>. Une <a href="https://blog.recommerce.com/green-circle/reconditionne/cycle-de-vie/#:~:text=%2A%2088%20,alors%20que%20l%E2%80%99ancien%20fonctionne%20encore">étude</a> réalisée par Ipsos a révélé que 88% des Français remplacent leur mobile alors que l’ancien est toujours fonctionnel​<a href="https://blog.recommerce.com/green-circle/reconditionne/cycle-de-vie/#:~:text=%2A%2088%20,alors%20que%20l%E2%80%99ancien%20fonctionne%20encore" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​. Cette information est également confirmée par l&rsquo;ADEME (Agence de la transition écologique), qui précise que <strong>les Français changent de téléphone en moyenne tous les deux ans, et ce, même si l’appareil fonctionne encore dans 88% des cas​<a href="https://www.caminteresse.fr/environnement/empreinte-environnementale-du-numerique-comment-les-smartphones-polluent-11173960/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</strong> En outre, un rapport d&rsquo;<em>Orange</em> mentionne que les Français renouvellent leur téléphone tous les deux ans, et dans 88 % des cas, ces téléphones portables sont encore en état de marche​<a href="https://www.orange.com/fr/recyclons-nos-mobiles" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a>​.</p>



<p>Ces données soulignent une <strong>tendance à la surconsommation</strong> de téléphones portables en France, malgré leur bon état de fonctionnement, ce qui pose des questions environnementales et de durabilité importantes.</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ce-quon-lit-sur-les-murs-de-la-ressourcerie-du-blesois">Ce qu&rsquo;on lit sur les murs de la Ressourcerie du Blésois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une histoire des salles de cinéma à Blois</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/une-histoire-des-salles-de-cinema-a-blois</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Denis-Yves Lesault]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 17:56:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Les Césars]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Jouvencel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blois a toujours eu un public de cinéphiles. On les trouve pour beaucoup aujourd&#8217;hui aux Lobis, également à Cap&#8217;Ciné pour du spectacle grand public. Quelques édifices nous rappellent un riche passé et ravivent le souvenir de trois cinémas emblématiques : Les Césars, Le Capitole, et Le Studio. L&#8217;histoire de ces salles, intimement liée à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Blois a toujours eu un public de cinéphiles. </strong>On les trouve pour beaucoup aujourd&rsquo;hui aux <em>Lobis</em>, également à <em>Cap&rsquo;Ciné</em> pour du spectacle grand public. Quelques édifices nous rappellent un riche passé et ravivent le souvenir de trois cinémas emblématiques : <em><strong>Les Césars, Le Capitole</strong></em>, et <strong><em>Le Studio</em></strong>. L&rsquo;histoire de ces salles, intimement liée à la <em>Société Cinématographique Le Capitole</em>, fermée en 2005 dans le cadre d&rsquo;une fusion avec <em>Cinécap</em>, retrace l&rsquo;évolution du paysage cinématographique de la ville.</p>



<p>Le cinéma du quartier de <strong>Vienne</strong> ouvre ses portes en <strong>1919</strong>. Détruit lors des bombardements de juin 1944, il est reconstruit au même emplacement après la guerre. En 1985, il prend le nom de&nbsp;<em><strong>Les Césars</strong></em>. Il ferme ses portes vers 2002. Aujourd&rsquo;hui on trouve à cet emplacement, la <a href="https://bloiscapitale.com/christine-goujon-nous-invite-dans-un-entre-deux-mondes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">galerie d&rsquo;art Wilson</a>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="652" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/les-cesars.jpg" alt="" class="wp-image-11173" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/les-cesars.jpg 900w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/les-cesars-300x217.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/les-cesars-768x556.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo des <em><a href="https://archives.blois.fr/article.php?laref=636&amp;titre=particularites-viennoises" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Archives municipales de Blois</a></em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong><em>Le Capitole</em>&nbsp;a été inauguré le 17 février 1933</strong>, conçu par l&rsquo;architecte Paul Robert-Houdin. Situé au 14, rue des Juifs, ce cinéma gagne rapidement en popularité grâce à son architecture unique, ses équipements modernes, et sa programmation de films récents. Son succès initial est fulgurant, attirant même 30.000 spectateurs en un mois. </p>



<p>En 1957, <strong>Philippe Jouvencel</strong> fonde la Société Cinématographique Le Capitole et devient propriétaire du cinéma en 1959. Sous sa direction, le Capitole s&rsquo;est solidifié comme un pilier de la culture cinématographique à Blois.</p>



<p>L&rsquo;expansion de la société continue en 1971 avec l&rsquo;acquisition de&nbsp;<em><strong>Le Studio</strong></em>, un cinéma autrefois géré par le diocèse de Blois. Sous la houlette de la Société, <em>Le Studio</em> se transforme en un cinéma <em>« art et essai »</em>, 21 rue du Foix, diversifiant l&rsquo;offre culturelle de la ville.</p>



<p>Devenu <em><strong>Les 3 Clefs</strong></em>, ce cinéma a connu un tournant majeur en 1981 avec l&rsquo;ajout de deux nouvelles salles. Il a vécu <strong>jusqu&rsquo;en 2001</strong>, avant de fermer définitivement ses portes, victime de l&rsquo;évolution du marché avec <strong>l&rsquo;émergence des vidéos à domicile</strong>, l&rsquo;ancêtre des plateformes de streaming en ligne.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="507" height="765" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/troiscles.jpg" alt="trois clés" class="wp-image-11175" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/troiscles.jpg 507w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/troiscles-199x300.jpg 199w" sizes="auto, (max-width: 507px) 100vw, 507px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo mavilledeblois.over-blog</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>1976 marque une étape importante</strong> avec la création du cinéma&nbsp;<em><strong>Les Lobis</strong></em>, un complexe de trois salles situé avenue Maunoury. Ce projet ambitieux, lancé par Jouvencel, introduit un nouveau concept de cinéma dans les villes de taille moyenne, offrant une programmation variée et accessible.</p>



<p>Le cinéma Les Lobis s&rsquo;établi rapidement comme un lieu culturel polyvalent, accueillant des concerts, des spectacles et des avant-premières, en plus de sa programmation cinématographique. Il joue un rôle central dans l&rsquo;événement musical <em>« All That Jazz</em>« , incontournable à Blois depuis 2009.</p>



<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, les trois salles des Lobis restent le dernier bastion du cinéma d&rsquo;art et d&rsquo;essai à Blois, </strong>s&rsquo;adaptant continuellement aux tendances modernes tout en conservant son charme et son importance culturelle.</p>
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		<title>Charles Rousselet où le regard d&#8217;un artiste-peintre « étonné de voir »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Dec 2023 17:08:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Installé en Blois-Vienne, Charles Rousselet vit pleinement sa vie imprégnée de peinture. A la vue de ces toiles on perçoit immédiatement un regard original et profondément humain sur la vie qu&#8217;il est « étonné de voir ». Un regard singulier qui génère un style hors de toute école. « Je fais une peinture qui est celle de l&#8217;origine, » &#8230;</p>
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<p>Installé en Blois-Vienne, <strong>Charles Rousselet</strong> vit pleinement sa vie imprégnée de peinture. <a href="https://www.charlesrousselet.com/galerie.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A la vue de ces toiles</a> on perçoit immédiatement <strong>un regard</strong> original et profondément humain sur la vie qu&rsquo;il est <em><strong>« étonné de voir »</strong></em>.</p>



<p>Un regard singulier qui génère un style hors de toute école. <strong><em>« Je fais une peinture qui est celle de l&rsquo;origine, »</em></strong> observe l&rsquo;artiste depuis son atelier qui sert également de show-room. <em>« Ma peinture n&rsquo;est ni hyper-réaliste, ni conceptuelle ou abstraite. <strong>Elle reflète ma relation visuelle avec le monde, une relation que je souhaite maintenir sans tomber dans le passéisme ou l&rsquo;avant-gardisme.</strong></em> <em>Mon intérêt pour l&rsquo;humain et son environnement, qu&rsquo;il soit naturel, architectural ou affectif, transparaît dans mon travail. <strong>J&rsquo;ai toujours été fasciné par la présence humaine et son mystère. »</strong></em></p>



<p>La <strong>quête d&rsquo;équilibre</strong> se trouve également dans l&rsquo;œuvre de Charles Rousselet. Et une fois trouvé, il faut le conserver. <em>« Un équilibre reste précaire. Il suffit de peu pour le perdre. </em><strong><em>La peinture m&rsquo;a beaucoup appris et m&rsquo;aide encore aujourd&rsquo;hui. Elle a été un moyen de m&rsquo;épanouir et de trouver une forme d&rsquo;équilibre intérieur »</em>, </strong>juge le peintre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-1024x768.png" alt="" class="wp-image-10979" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-1024x768.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-768x576.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-intrinsequement-peintre">Intrinsèquement peintre</h2>



<p><em>« À Montoire-sur-le-Loir, mes parents avaient une superette, il y avait un petit rayon presse. On pouvait y trouver les petits catalogues d&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Dès l&rsquo;âge de sept ou huit ans, je me hissais sur un tabouret pour attraper ces catalogues et m&rsquo;enfermais dans ma chambre pour les copier. <strong>J&rsquo;étais captivé par ces images,</strong> même si je ne comprenais pas tout à l&rsquo;époque,</em> se souvient Charles Rousselet.<strong> </strong><em><strong>À l&rsquo;école, je ne travaillais pas vraiment. Je passais mon temps à regarder par la fenêtre, perdu dans mes pensées,</strong> et j&rsquo;ai fini par abandonner l&rsquo;idée de passer le baccalauréat. Mes parents, voyant mon intérêt pour le dessin, ont accepté l&rsquo;idée que je quitte l&rsquo;école pour me consacrer à l&rsquo;art. Ainsi, je me suis dirigé vers l&rsquo;<strong>École des Beaux-Arts</strong>. Cependant, à 18 ans, mes parents ont cessé de me soutenir financièrement. J&rsquo;ai vécu ce qu&rsquo;on</em> <em>appelle aujourd&rsquo;hui la <strong>pauvreté étudiante</strong>, j&rsquo;ai vécu dans des squats affreux. <strong>Ce fut une période difficile, mais ma rencontre avec Gilbert Diebold </strong></em>(Prix de Rome 1960, ndlr)<em><strong> à Paris a été déterminante.</strong> Il m&rsquo;a aidé et m&rsquo;a réconcilié avec mon amour pour la peinture, qui remontait à mon enfance. Cette période m&rsquo;a permis de comprendre l&rsquo;importance de <strong>prendre le temps d&rsquo;observer et d&rsquo;apprendre à voir.</strong></em> <em>Nous sommes devenus très proches, il m&rsquo;a accueilli dans son atelier privé rue Ordener, au pied de Montmartre. Il avait de beaux ateliers, il habitait là, et je suis devenu un élève particulier, il était adorable. Moi, il me donnait à manger. <strong>Un jour, il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il ne fallait pas mourir pour la peinture</strong>. <strong>Ce sont des paroles qui marquent.</strong> Je n&rsquo;ai jamais rencontré un autre être comme lui, et je crois que<strong> j&rsquo;ai tout appris avec lui. »</strong></em></p>



<p><em>« Ensuite, j&rsquo;ai eu l&rsquo;opportunité de travailler chez Haviland, une grande manufacture de <a href="https://bloiscapitale.com/ulysse-besnard-un-artiste-polyvalent-qui-a-enchante-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">porcelaine</a> à Limoges. Cela a été une expérience enrichissante, même si notre travail restait anonyme,</em> poursuit l&rsquo;artiste. <em>Plus tard, j&rsquo;ai rencontré mon épouse, et nous avons décidé de nous installer à Blois. J&rsquo;ai acheté un petit atelier, que j&rsquo;ai rénové, et j&rsquo;ai commencé à animer des ateliers d&rsquo;art.</em> <em>Mon but est de continuer à travailler, à explorer de nouveaux thèmes et à<strong> m&rsquo;épanouir</strong>, tant sur le plan artistique que matériel. »</em></p>



<p>Mais revenons sur l&rsquo;influence de <strong>Gilbert Diebold, son maître. </strong>Quelles connaissances sont nées de cette expérience ? <em><strong>« L&rsquo;inspiration, contrairement à ce que l&rsquo;on croit, ne nécessite pas de chercher loin.</strong> Il s&rsquo;agit simplement de savoir observer ce qui nous entoure. <strong>Cette observation prend une forme d&rsquo;accueil, une capacité à regarder non seulement avec l&rsquo;esprit mais aussi avec les yeux.</strong> Apprécier une ambiance, c&rsquo;est percevoir les nuances chromatiques, les colorations,</em> nous explique Charles Rousselet. <em><strong>J&rsquo;ai appris à observer. </strong>Capturer des images, pour moi, ce n&rsquo;est pas seulement les imaginer, mais les voir réellement. Je travaille sur place, avec des modèles vivants, souvent mon épouse ou des amis. Avant de passer à la toile, il y a un processus d&rsquo;études, de dessins, d&rsquo;aquarelles, de petits tableaux. <strong>Petit à petit, lorsque je perçois la richesse du sujet, je passe au grand format.</strong> Le choix du sujet se fait progressivement, au fil du travail. <strong>L&rsquo;ambiance doit être juste. </strong>A un moment donné, le choix se fait en fonction de la structure du tableau, des grandes masses, des lignes qui m&rsquo;intéressent. Je commence par un dessin et, dès ce stade, je peux voir si la composition fonctionne ou non. »</em></p>



<p>Et il poursuit : <em><strong>« Je recherche une sorte de modernité classique.</strong> La peinture classique visait avant tout l&rsquo;organisation du tableau. Bien sûr, il y a une image, mais je tente d&rsquo;aller au-delà. Si la composition n&rsquo;a pas de rythme interne, si elle ne s&rsquo;organise pas bien, je laisse tomber le projet. <strong>Mon approche est donc moins mentale que sensorielle.</strong> Je me contente de scènes de vie quotidiennes, car je n&rsquo;ai pas besoin qu&rsquo;elles racontent une histoire complexe. L&rsquo;organisation se fait naturellement : les grandes masses, claires ou sombres, sont déterminantes dès le départ. Ce n&rsquo;est pas le sujet en lui-même qui m&rsquo;attire, mais plutôt la composition globale. Je cherche à réaliser une synthèse qui va au-delà de l&rsquo;idée. <strong>Je suis fasciné par les scènes de vie, qui reflètent une chaleur dont j&rsquo;ai peut-être manqué plus jeune.</strong> Certaines personnes trouvent une ressemblance avec les œuvres de Hopper, mais je trouve son style un peu plus froid. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-atelier-Blois.png" alt="" class="wp-image-10982" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-atelier-Blois.png 1000w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-atelier-Blois-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/12/Charles-Rousselet-atelier-Blois-768x576.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>
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