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	<title>Marc Alvarez, auteur/autrice sur Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 15:01:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Présent à Blois en ce weekend de CamPuS du Parti socialiste, François Ruffin s&#8217;est offert ce samedi 29 août une escapade à L’Arboré Sens, loin du format des grandes tables rondes. Devant militants, élus et sympathisants venus de plusieurs sensibilités de gauche, le candidat à l’élection présidentielle a développé son diagnostic : l’ordre libéral s’épuise, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-francois-ruffin-appelle-a-une-bronca-au-sein-du-parti-socialiste">À Blois, François Ruffin appelle à « une bronca » au sein du Parti socialiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/francois-ruffin-avec-gilles-perret-aux-lobis-pour-presenter-au-boulot" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Présent à Blois</a> en ce weekend de CamPuS du Parti socialiste, François Ruffin s&rsquo;est offert ce samedi 29 août une escapade à L’Arboré Sens, loin du format des grandes tables rondes. Devant militants, élus et sympathisants venus de plusieurs sensibilités de gauche, le candidat à l’élection présidentielle a développé son diagnostic : l’ordre libéral s’épuise, mais c’est aujourd’hui le Rassemblement national qui semble le mieux placé pour en recueillir les fruits. Sa réponse tient dans une formule : <em>« réconcilier gauche et populaire »</em>. Une ambition qui passe, selon lui, par le travail, l’écologie et l’unité, mais qui se heurte immédiatement à la question de la primaire organisée autour du PS et de Place publique.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques rues du CamPuS socialiste, le décor change. À L’Arboré Sens, les participants, trop nombreux pour tous trouver place à l’étage de l’établissement blésois, s’installent autour des tables tandis que certains restent debout. Les questions et prises de parole viennent directement de la salle. Dans le public, <strong>Alexis Corbière</strong>, <strong>Marc Gricourt</strong> et plusieurs personnalités socialistes locales. Autour de François Ruffin se retrouvent aussi des responsables politiques venus d’horizons différents : <strong>Sophie Taillé-Polian</strong>, députée membre de Génération.s, responsable du programme et porte-parole de sa campagne ; <strong>Marie-Noëlle Lienemann</strong> et <strong>Emmanuel Maurel</strong>, de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) ; ainsi que <strong>Stéphane Delpeyrat-Vincent</strong>, maire socialiste de Saint-Médard-en-Jalles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="858" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-858x1024.jpeg" alt="François Ruffin à Blois | Marc Alvarez" class="wp-image-35923" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-858x1024.jpeg 858w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-251x300.jpeg 251w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-768x917.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-1287x1536.jpeg 1287w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7335-1715x2048.jpeg 1715w" sizes="(max-width: 858px) 100vw, 858px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-un-ordre-liberal-qui-s-effondre-aux-yeux-des-gens" class="wp-block-heading">Un ordre libéral qui « s’effondre aux yeux des gens »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour poser son diagnostic, François Ruffin convoque Gramsci et l&rsquo;idée d&rsquo;un <strong><em>« détachement de l&rsquo;idéologie dominante »</em></strong>. Il égrène les mots qui, selon lui, ont structuré plusieurs décennies de discours économique : <em><strong>« concurrence, croissance, mondialisation, compétitivité, marché »</strong></em>. Des termes qui, estime-t-il, <em><strong>« ne sont plus des mots qui enthousiasment, mais sont des mots qui dégoûtent »</strong></em>. Son raisonnement est celui d&rsquo;<strong>une crise de confiance plus profonde qu&rsquo;un simple rejet du gouvernement.</strong> Les salaires, le déclassement, les services publics, les conséquences des canicules ou encore les incendies deviennent chez lui les manifestations concrètes d&rsquo;un même épuisement. <em><strong>« Leur ordre, l&rsquo;ordre libéral, en fait, est en train de s&rsquo;effondrer aux yeux des gens. Les gens ont un profond désir d&rsquo;autre chose »</strong></em>, affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;où le paradoxe qu&rsquo;il place au centre de son intervention. Face à l&rsquo;échec qu&rsquo;il prête aux libéraux, <strong>les forces antilibérales devraient selon lui se trouver en situation de conquérir le pouvoir.</strong> Or c&rsquo;est l&rsquo;extrême droite qu&rsquo;il voit aujourd&rsquo;hui en position de force. <em><strong>« Si on laisse faire l&rsquo;Histoire, c&rsquo;est une entrée à l&rsquo;Élysée de Marine Le Pen, de l&rsquo;extrême droite et du Rassemblement national »</strong></em>, prévient-il. Pour Ruffin, la responsabilité de la gauche est donc d&#8217;empêcher ce scénario. Non seulement parce qu&rsquo;elle risquerait de perdre une nouvelle présidentielle, mais parce que les conséquences, insiste-t-il, ne seraient pas également réparties : <em><strong>« Ce n&rsquo;est pas moi qui aurai à payer le plus fort prix. Le plus fort prix, il sera payé par les immigrés, il sera payé par les enfants des quartiers […] il sera payé par les femmes aussi. »</strong></em> C&rsquo;est à partir de là qu&rsquo;il formule l&rsquo;objectif qui traversera pratiquement toute la rencontre : <em><strong>« Ma grande bataille, c&rsquo;est de réconcilier gauche et populaire. »</strong></em></p>



<h2 id="h-hollande-melenchon-deux-ruptures-avec-le-populaire-selon-ruffin" class="wp-block-heading">Hollande, Mélenchon : deux ruptures avec le populaire selon Ruffin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconquête suppose d&rsquo;abord, dans son analyse, de regarder ce qui a éloigné une partie des catégories populaires de la gauche. François Ruffin ne ménage pas le quinquennat Hollande. Il va jusqu&rsquo;à qualifier cette période de <em><strong>« machine à accélérer le vote RN »</strong></em>. Mais la critique ne s&rsquo;arrête pas à l&rsquo;ancienne majorité socialiste. De l&rsquo;autre côté, il estime que <strong>La France insoumise</strong> a réussi à recréer un lien avec une partie des quartiers populaires, mais pas avec <em><strong>« la France populaire de manière générale »</strong></em>. Dans sa lecture, le problème de la gauche est donc double : avoir perdu une partie du monde ouvrier et employé pendant les années de gouvernement socialiste sans être parvenue, depuis, à reconstruire une coalition populaire suffisamment large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député du groupe Écologiste et Social refuse dès lors de revenir au schéma des <strong><em>« deux gauches irréconciliables »</em></strong>. Il rappelle la Nupes puis le Nouveau Front populaire pour contester l&rsquo;idée que les divergences rendraient tout accord impossible. À l&rsquo;Assemblée nationale, avance-t-il, les différentes composantes de la gauche votent très souvent ensemble. Mais il voit aujourd&rsquo;hui deux pôles se reconstituer autour de <strong>Jean-Luc Mélenchon</strong> et <strong>Raphaël Glucksmann</strong>, avec le risque, selon lui, de <em><strong>« se partager la gauche comme des parts de marché »</strong></em>.</p>



<h2 id="h-l-a-on-a-une-primaire-qui-va-de-raphael-a-glucksmann" class="wp-block-heading">« L<strong>à on a une primaire qui va de <strong>Raphaël à Glucksmann</strong></strong> !<strong> »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément là que surgit le conflit sur la primaire. Ruffin rappelle avoir plaidé pour une consultation extrêmement large. <em><strong>« Moi, j&rsquo;étais favorable à une primaire qui aille de Poutou à Hollande. Vous voyez comme j&rsquo;étais prêt à embrasser très large ! Et là on a une primaire qui va de <strong>Raphaël à Glucksmann</strong></strong> !<strong> »</strong></em> Il lui assignait trois fonctions : départager les nombreuses personnalités disponibles à gauche, créer du<em> <strong>« débordement »</strong></em> en faisant participer des centaines de milliers, voire des millions de citoyens, et enlever aux appareils politiques le dernier mot. <em><strong>« Ce ne sont pas les appareils qui décident, ce sont les gens »</strong></em>, résume-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet n&rsquo;est plus celui qui est aujourd&rsquo;hui organisé autour du PS. Le 9 juillet, les militants socialistes ont rejeté à <strong>55,5 % contre 44,5 %</strong> l&rsquo;option soutenue par Olivier Faure d&rsquo;une primaire très ouverte, accessible aux sympathisants pour deux euros. <strong>Ils ont privilégié un périmètre centré sur le <em>« pôle socialiste ».</em></strong>*</p>



<h2 id="h-un-suffrage-censitaire" class="wp-block-heading">« Un suffrage censitaire »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À L&rsquo;Arboré Sens, le candidat Ruffin reprend et développe la critique qu&rsquo;il venait également d&rsquo;exprimer publiquement au CamPuS : celle d&rsquo;un <strong><em>« suffrage censitaire »</em></strong> et d&rsquo;un dispositif qu&rsquo;il juge <em><strong>« antipopulaire »</strong>. </em> Devant le public, il pousse l&rsquo;image plus loin. <em><strong>« C&rsquo;est comme si on était à l&rsquo;entrée d&rsquo;une boîte de nuit et que le vigile venait dire : “On ne veut pas d&rsquo;untel, d&rsquo;untel et d&rsquo;untel.” »</strong></em> Puis viennent les électeurs eux-mêmes. <strong>Ruffin considère le tarif comme une barrière supplémentaire</strong> alors même que, selon lui, ouvriers, employés, auxiliaires de vie ou aides à domicile ne manifestent déjà pas spontanément une grande proximité avec le PS. Il convoque alors l&rsquo;histoire socialiste : <em><strong>« Est-ce qu&rsquo;on imagine Jean Jaurès qui viendrait dire aux ouvriers de Carmaux : “Vous avez à payer 15 euros pour choisir votre député” ? Est-ce qu&rsquo;on imagine Léon Blum, au moment du Front populaire, venir dire : “Vous aurez à payer 100 balles pour avoir votre ticket d&rsquo;entrée et pouvoir vous exprimer” ? C&rsquo;est impensable. »</strong></em> Et François Ruffin poursuit : <em><strong>« C’est parce que je suis fort que l’appareil a réagi comme ça. »</strong></em> Il s’appuie notamment sur les <strong>100 000 soutiens</strong> que sa campagne affirme avoir recueillis en quinze jours au mois de février. <em><strong>« Ils se sont dit : “Putain, mais alors on va se faire balayer !” »</strong></em>, lance-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722142" target="_blank" rel="noreferrer noopener">député de la Somme</a>, l&rsquo;erreur serait surtout de penser qu&rsquo;une organisation aujourd&rsquo;hui affaiblie électoralement pourrait se permettre de réduire encore son périmètre. <em><strong>« Aujourd&rsquo;hui, on a, excusez-moi, un Parti socialiste rétréci, riquiqui »</strong></em>, lance-t-il, avant de juger absurde de ne pas chercher à élargir à d&rsquo;autres composantes de la gauche, notamment celles issues de LFI.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais François Ruffin ne s’en tient pas au constat. Devant les militants et responsables socialistes présents dans la salle, il les appelle directement à contester ce choix de l’intérieur.</strong> <em><strong>« C’est vous, à l’intérieur du Parti socialiste, qui êtes en mesure de faire la bronca »</strong></em>, lance-t-il. À ses yeux, le sujet dépasse largement les modalités d’une primaire : alors que le divorce entre la gauche — et singulièrement le PS — et les classes populaires est déjà profond, restreindre davantage l’accès au processus reviendrait à l’accentuer. <em><strong>« Ça relève d’une forme de suicide »</strong></em>, estime-t-il. Pour François Ruffin, la bataille porte donc autant sur le choix d’un candidat que sur la capacité du Parti socialiste à rouvrir ses portes à un électorat dont il s’est progressivement éloigné.</p>



<h2 id="h-le-travaillisme-climatique-comme-tentative-de-ligne-commune" class="wp-block-heading">Le « travaillisme climatique » comme tentative de ligne commune</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Côté programme, <strong>Sophie Taillé-Polian</strong> défend une écologie <strong>étroitement liée au travail</strong>, qu’elle souhaite soustraire aux affrontements culturels et identitaires qui, selon elle, saturent aujourd’hui le débat public. La députée du Val-de-Marne est aujourd&rsquo;hui <strong>responsable du programme et porte-parole de François Ruffin</strong>. À Blois, elle annonce la préparation d&rsquo;un nouveau cahier de campagne consacré à ce que l&rsquo;équipe appelle le <strong><em>« travaillisme climatique »</em></strong> : une écologie pensée à partir des métiers, de la production et des conditions concrètes de travail. <em><strong>« Nous allons sortir des propositions […] pour essayer de proposer une forme de nouvelle écologie, une écologie qui soit profondément en lien avec le travail »</strong></em>, explique-t-elle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="546" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1024x546.jpeg" alt="Sophie Taillé-Polian" class="wp-image-35922" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1024x546.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-300x160.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-768x409.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-1536x819.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7338-2048x1092.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sophie Taillé-Polian (Génération.s) | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-la-grs-choisit-pourtant-d-entrer-dans-la-primaire" class="wp-block-heading">La GRS choisit pourtant d&rsquo;entrer dans la primaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que la séquence à L&rsquo;Arboré Sens devient particulièrement révélatrice. Car ceux qui partagent une partie du diagnostic de François Ruffin n&rsquo;en tirent pas tous les mêmes conclusions stratégiques. Trois jours plus tôt, la <strong>Gauche républicaine et socialiste</strong> a annoncé qu&rsquo;elle participerait à la primaire initiée par le PS et Place publique. Le mouvement affirme vouloir y défendre une gauche <em><strong>« authentique, crédible, ayant tiré les leçons du passé »</strong></em>, tournée notamment vers les classes populaires et moyennes. À Blois, <strong>Marie-Noëlle Lienemann</strong> explique que la GRS a non seulement choisi d&rsquo;entrer dans la primaire, mais qu&rsquo;elle s&rsquo;oriente vers <strong>une candidature d&rsquo;Emmanuel Maurel</strong>, à condition que ses militants la valident. Celui-ci expose le pari de son mouvement : puisque la primaire existe, il faut <strong>y entrer pour tenter d&rsquo;en modifier l&rsquo;orientation.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="499" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1024x499.jpeg" alt="Emmanuel Maurel" class="wp-image-35924" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1024x499.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-300x146.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-768x375.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-1536x749.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7329-2048x999.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Emmanuel Maurel à Blois</figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la rencontre fait apparaître une convergence réelle sans encore dessiner de débouché commun. Autour des mêmes tables se retrouvent des responsables convaincus que la gauche doit renouer avec le travail, l’industrie, les services publics et les catégories populaires, tous préoccupés par la progression de l’extrême droite et critiques du bilan macroniste. Mais reste entière la question de savoir <strong>comment traduire ces convergences en candidature commune</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parti socialiste apparaît ainsi sous tension. La GRS a choisi d’investir la primaire pour y défendre sa ligne de l’intérieur. François Ruffin, lui, estime que le dispositif retenu va précisément à rebours de l’élargissement dont la gauche aurait besoin. Sans pour autant se résoudre à une séparation durable entre des familles politiques qui continuent, sur de nombreux sujets, à partager le même logiciel. À Blois, la formule <em><strong>« Réconcilier gauche et populaire »</strong></em> a trouvé un terrain de discussion. Elle n&rsquo;a pas encore trouvé son mode d&#8217;emploi. <em><strong>« Mais nous ne nous résignons pas ! »</strong></em>, assure <strong>Sophie Taillé-Polian</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1024x768.jpeg" alt="François Ruffin" class="wp-image-35921" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7341-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">François Ruffin à Blois | Marc Alvarez</figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Adopté le 25 août par le Parti socialiste et Place publique, <strong>« Choisir 2027 »</strong> autorise les sympathisants à s&rsquo;inscrire pour participer au vote. Deux tours électroniques sont prévus les <strong>9 et 10 octobre</strong>, puis les <strong>16 et 17 octobre</strong>. Le droit de participation est fixé à <strong>15 euros</strong>, avec un tarif de <strong>10 euros pour les étudiants et les personnes non imposables</strong>. Les candidatures doivent être enregistrées entre le 1er et le 15 septembre.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Anne-Sophie Demaria relie cyanotype, géométrie sacrée et imaginaire solarpunk</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 09:11:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En plein jour, le regard rencontre d’abord le bleu profond du cyanotype. Des feuilles, des fougères et d’autres fragments végétaux y ont laissé leur empreinte claire, parfois ordonnée en mandala, parfois déployée avec davantage de liberté. Sur cette matière organique viennent se poser des lignes géométriques rouges ou orangées, précises, mathématiques. Mais lorsque la lumière &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/anne-sophie-demaria-tout-est-cadre-mais-tout-est-lie">Anne-Sophie Demaria relie cyanotype, géométrie sacrée et imaginaire solarpunk</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En plein jour, le regard rencontre <strong>d’abord le bleu profond du cyanotype</strong>. Des feuilles, des fougères et d’autres fragments végétaux y ont laissé leur empreinte claire,<strong> parfois ordonnée en mandala, parfois déployée avec davantage de liberté.</strong> Sur cette matière organique viennent se poser des <strong>lignes géométriques</strong> rouges ou orangées, précises, mathématiques. Mais lorsque la lumière décline, l’équilibre se renverse. Le bleu s’assombrit, les végétaux deviennent des ombres et les tracés sérigraphiés s’allument sous les ultraviolets.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20.png" alt="" class="wp-image-35905" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-20-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Une seule création offre ainsi plusieurs images, selon le moment auquel elle est observée. C’est le principe du projet <em><strong>Le Lien</strong></em> développé par <strong>Anne-Sophie Demaria</strong>, qui signe ses œuvres sous le nom d’<strong>AnnDem Studio</strong>. Ses cyanotypes, sérigraphies néon et tentures seront présentés le <strong>mercredi 23 septembre 2026 à 20 heures</strong>, lors d’un <strong>vernissage immersif</strong> organisé dans l’alcôve de la <strong><a href="https://www.google.com/search?q=boutique+Blois+Capitale&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8&amp;source=chrome.ctxt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">boutique Blois Capitale</a></strong>. Une soirée consacrée à la géométrie sacrée, mais aussi aux relations entre le vivant, la technologie, la lumière et la musique.</p>



<h2 id="h-une-scenographie-capable-de-vivre-de-jour-comme-de-nuit" class="wp-block-heading">Une scénographie capable de vivre de jour comme de nuit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de <em>Le Lien</em> se trouve un appel à projets lancé pour le Hadra Trance Festival. Anne-Sophie Demaria répond en imaginant <strong>une scénographie capable de vivre de jour comme de nuit</strong> au sein d’un festival de musique électronique. <em>« C’est à partir de cet instant que j’ai trouvé l’idée d’associer le soleil à la technologie, et la nature à la technologie »</em>, explique-t-elle. «<em><strong> J’ai voulu associer les cyanotypes à des graphismes sérigraphiés qui puissent être visibles à la fois le jour et la nuit. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le solarpunk lui fournit moins une doctrine à suivre qu’un point de rencontre entre plusieurs préoccupations qui l’accompagnent déjà : <strong>son attachement au vivant, son intérêt pour les technologies, la permaculture, la musique électronique et le désir de penser un avenir</strong> qui ne repose ni sur l’effacement de la nature ni sur le rejet systématique du progrès. <em>« Je ne suis pas forcément d’accord avec tout, mais cela reste une bonne occasion de se rapprocher du vivant et de se raccorder à la nature, sans pour autant perdre les avantages technologiques du monde actuel »</em>, précise-t-elle.</p>



<h2 id="h-le-soleil-comme-partenaire-de-creation" class="wp-block-heading">Le soleil comme partenaire de création</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail d’Anne-Sophie Demaria commence par une technique photographique ancienne : <strong>le cyanotype</strong>. Inventé en 1842, celui-ci utilise des sels de fer photosensibles. Exposés au soleil puis rincés, ils produisent une image au <strong>bleu de Prusse</strong> caractéristique. Dans l’atelier, l&rsquo;artiste sélectionne des feuilles, les agence sur un papier ou un textile préparé, puis expose l’ensemble au soleil. Les parties directement atteintes par la lumière deviennent bleues, les silhouettes apparaissent. <em>« Il s&rsquo;agit d&rsquo;agencer les feuilles sous la forme de mandalas, les exposer au soleil, tout vérifier, puis attendre que le soleil accomplisse sa course »</em>, raconte l’artiste. <em><strong>« Le rinçage est ensuite le moment où l’on découvre si l’on a bien travaillé ou non. Parce que le soleil, lui, aura toujours bien travaillé. La feuille aura toujours bien travaillé. C’est à moi de réaliser une belle représentation, de respecter le temps de pose et d’écouter le soleil. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Blésoise travaille sur des papiers d’art, des pages de dictionnaire ou des textiles de seconde main. Ce choix répond à une <strong>sensibilité écologique</strong>, mais participe également à la <strong>singularité de chaque pièce.</strong> Une ancienne tenture, une page imprimée ou un morceau de tissu portent déjà une histoire et une structure auxquelles le cyanotype vient en ajouter une nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette première image végétale <strong>intervient ensuite la sérigraphie</strong>. Des <strong>tracés géométriques</strong> sont déposés à l’aide d’<strong>encres néon réactives aux ultraviolets.</strong> <a href="https://bloiscapitale.com/breches-2-la-baston-comme-geste-poetique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le geste</a> réclame une précision particulière. En effet, un mauvais alignement, une encre mal répartie ou une pression irrégulière peuvent obliger à reprendre le travail depuis le début.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21.png" alt="" class="wp-image-35906" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-21-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
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<h2 id="h-ajouter-une-geometrie-construite-a-celle-de-la-nature" class="wp-block-heading">Ajouter une géométrie construite à celle de la nature</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les végétaux utilisés dans les cyanotypes ne sont jamais parfaitement réguliers. Les feuilles diffèrent par leur taille, leur orientation, leur découpe ou leur état. Certaines compositions sont organisées en mandalas, mais conservent <strong>l’asymétrie propre à l&rsquo;expérience vivante.</strong> <strong>La géométrie sacrée intervient en contrepoint.</strong> Ses lignes droites, ses cercles et ses entrelacements introduisent une structure beaucoup plus fixe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux figures reviennent principalement dans la série. La première est <strong>la fleur de vie</strong>, un réseau de cercles. Dans l’interprétation personnelle de l’artiste, <strong>elle symbolise le tout, l’unité et les interactions</strong>. Le double cercle extérieur évoque une forme globale, déterminée, tout en laissant imaginer que la construction pourrait se poursuivre au-delà de ses limites visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde est <strong>le cube de Métatron.</strong> Anne-Sophie Demaria le relie davantage au mysticisme, aux éléments et aux forces qui entourent les êtres humains. La figure apparaît parfois dans son intégralité, parfois seulement en partie. Elle peut être parfaitement centrée ou sembler se dissoudre progressivement au contact des empreintes végétales.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19.png" alt="Image Anne-Sophie Demaria" class="wp-image-35904" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-19-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image Anne-Sophie Demaria</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Formée aux Beaux-Arts à Orléans, Anne-Sophie Demaria conserve le souvenir d’une scolarité marquée par les mathématiques. <strong>Elle aime les compositions nettes,</strong> organisées et précisément centrées. Mais <strong>elle accorde aussi une place importante à la sérendipité,</strong> aux signes imprévus et à ce qui apparaît sans avoir été totalement décidé. <em>« Tout est cadré, mais tout est lié.</em> <em>Je pense rester quelqu’un de cartésien. Pour autant, j’ai ce petit côté qui me conduit à trouver des signes dans tout ce que je peux observer autour de moi »</em>, confie-t-elle. <strong><em>« Quand je regarde une figure de géométrie sacrée, même si tout est cadré, j’arrive à imaginer des ouvertures et à y voir d’autres choses, plus profondes. »</em></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="678" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22.png" alt="" class="wp-image-35908" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22.png 960w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-22-767x542.png 767w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>
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<h2 id="h-une-creation-plusieurs-vies" class="wp-block-heading">Une création, plusieurs vies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres de la série <em>Le Lien</em> ne sont pas conçues pour être regardées sous un éclairage unique. <strong>Leur transformation au fil des heures fait partie intégrante du projet.</strong> En plein jour, le bleu du cyanotype, la blancheur laissée par les feuillages et les lignes sérigraphiées coexistent. Chaque couche reste lisible. Le végétal occupe souvent la première place, tandis que la géométrie se pose sur lui comme un réseau supplémentaire. <strong>Au crépuscule,</strong> le bleu perd progressivement de son intensité. Les tracés rouges, roses ou orangés commencent à prendre le dessus. La composition demeure visible dans son ensemble, mais sa hiérarchie change. <strong>Sous la lumière UV, une autre œuvre semble apparaître</strong>. L’environnement prend des teintes violettes et bleutées. Les encres néon s’illuminent avec force, tandis que les feuilles deviennent plus spectrales. Dans l’obscurité, la matière végétale se retire encore davantage et laisse dominer la construction géométrique. <em><strong>« Ce qui m’intéresse, c’est de vivre l’œuvre tout au long de la journée »</strong></em>, explique Anne-Sophie Demaria. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La métamorphose</strong> des œuvres épouse jusqu’au <strong>rythme d’un festival</strong>, suivant le passage du jour à la nuit et les inflexions musicales qui l’accompagnent. Cher à l’artiste et employé dans l’univers de la <strong>psytrance</strong>, le terme <em><strong>twilight</strong></em> nomme précisément ce seuil crépusculaire où les repères visuels vacillent sans s’être encore effacés. L’œuvre, elle, demeure inchangée : seule la lumière varie, révélant certaines de ses composantes et en reléguant d’autres dans l’ombre. Déjà présente le jour, la géométrie s’impose sous les UV, tandis que les empreintes végétales persistent dans la nuit, à la limite du visible.</p>



<h2 id="h-une-empreinte-humaine-qui-finit-par-s-effacer" class="wp-block-heading">Une empreinte humaine qui finit par s’effacer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les créations de la série, l’une associe les végétaux et les figures géométriques à une <strong>empreinte digitale.</strong> Celle-ci introduit explicitement <strong>la présence humaine au milieu de la nature et des formes inspirées par la technologie.</strong> Pour Anne-Sophie Demaria, l’empreinte évoque à la fois <strong>la singularité</strong> de chaque individu et <strong>l’omniprésence de l’humanité</strong>. Elle interroge la place que celle-ci s’accorde dans le vivant, comme dans les systèmes technologiques qu’elle a construits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accident technique ouvre ainsi une réflexion qui dépasse la seule esthétique. L’être humain peut-il encore trouver sa place sans chercher à tout dominer ?<strong> Comment utiliser la technologie sans rompre davantage les équilibres naturels ?</strong> <em>« Toute la relation avec la technologie mériterait d’être un peu mieux maîtrisée, mieux comprise et davantage conscientisée »</em>, estime Anne-Sophie Demaria. <strong><em>« Mais l’être humain a sa place dans la mesure où il respecte la nature. »</em></strong> À ses yeux le vivant finira par poursuivre son histoire, que l’humanité en fasse ou non partie.</p>



<h2 id="h-la-musique-comme-espace-de-liberte-et-methode-de-travail" class="wp-block-heading">La musique comme espace de liberté et méthode de travail</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La musique électronique</strong> n’est pas seulement évoquée par les circuits ou les encres fluorescentes. Elle <strong>accompagne concrètement chaque étape de la création.</strong> Anne-Sophie Demaria écoute de la trance depuis les années 2000. Son oreille s’est progressivement dirigée vers des formes plus précises de psytrance, notamment la <em>full-on</em> et la <em>twilight</em>. Elle écoute également du dub fusion, dont elle apprécie les rythmes répétitifs et hypnotiques. <em><strong>« La musique est quelque chose de viscéral »</strong></em>, affirme-t-elle. <em>« Elle m’aide à me canaliser et à me concentrer, à ne pas partir dans tous les sens. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle décrit les festivals comme ses espaces de liberté. D<strong>ans l’atelier, la musique lui permet d’entrer dans un état de <em>flow</em>,</strong> cette concentration intense au cours de laquelle le geste semble se prolonger presque sans effort et la perception du temps s’atténue. <em>« Je peux passer une journée entière sans me rendre compte que j’ai réalisé vingt cyanotypes. Ils ne sont pas identiques, mais reposent tous sur le même principe. À la fin de la journée, j’en ressors avec un sentiment d’accomplissement. »</em> La répétition intervient aussi dans la sérigraphie : appliquer l’encre, accomplir le geste, soulever le cadre, découvrir l’image, vérifier le résultat, puis recommencer. L’artiste rapproche ce processus d’<strong>une méditation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le projet réunit ainsi plusieurs formes de rythme.</strong> <strong>Celui de la musique, celui de la nature, celui de la géométrie, celui du geste, celui du soleil et celui du temps.</strong></p>



<h2 id="h-une-alcove-pour-l-experimenter" class="wp-block-heading">Une alcôve pour l&rsquo;expérimenter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>mercredi 23 septembre 2026 à 20 heures</strong>, l’alcôve de la boutique Blois Capitale accueillera les œuvres d’Anne-Sophie Demaria pour un vernissage immersif, dans le cadre d<strong>&lsquo;une soirée consacrée à la géométrie sacrée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’espace permettra de baigner les créations dans des états lumineux, avec un fond musical, et de faire l’expérience de leur transformation.</strong> La proximité offerte par l’alcôve doit permettre d’observer les empreintes végétales, les superpositions, les détails des sérigraphies et les imperfections du geste avant de découvrir leur révélation sous les ultraviolets. La soirée prolongera ainsi la logique même du projet <strong><em>Le Lien</em>.</strong> Elle mettra en relation des techniques anciennes et des encres contemporaines, la lenteur du soleil et l’intensité de la lumière UV, la régularité des figures géométriques et l’imprévisibilité du végétal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le public n’aura pas nécessairement besoin de connaître les significations traditionnellement prêtées à chaque symbole</strong>. Il pourra d’abord regarder, laisser sa perception changer et faire l’expérience d’une œuvre qui ne demeure jamais tout à fait identique. <em>« Tout est cadré, mais tout est lié »</em>, résume Anne-Sophie Demaria. Dans ses créations, les feuilles et les circuits, le jour et la nuit, la maîtrise et l’accident ne s’annulent pas. <strong>Ils coexistent et se répondent.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vernissage immersif autour de la géométrie sacrée</strong><br><strong>Mercredi 23 septembre 2026 à 20 heures</strong><br><strong><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/">Boutique Blois Capitale</a> – 16 rue Émile-Laurens, 41000 Blois</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Paul Seignolle : « Ce que nous vivons est grotesque »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 10:04:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’AS Monaco Basket défendait son avenir devant le CNOSF, le président de l’ADA Blois dénonçait les dérives financières qui fragilisent, selon lui, le basket professionnel français. L’audition a depuis révélé un projet économique ramené autour de 6 à 7 millions d’euros, sans investisseur principal officiellement annoncé. Une situation qui renforce les interrogations de &#8230;</p>
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<h4 id="h-alors-que-l-as-monaco-basket-defendait-son-avenir-devant-le-cnosf-le-president-de-l-ada-blois-denoncait-les-derives-financieres-qui-fragilisent-selon-lui-le-basket-professionnel-francais-l-audition-a-depuis-revele-un-projet-economique-ramene-autour-de-6-a-7-millions-d-euros-sans-investisseur-principal-officiellement-annonce-une-situation-qui-renforce-les-interrogations-de-paul-seignolle-sur-la-viabilite-des-clubs-l-efficacite-des-controles-et-l-equite-sportive" class="wp-block-heading">Alors que l’AS Monaco Basket défendait son avenir devant le CNOSF, <a href="https://bloiscapitale.com/lada-blois-et-la-methode-paul-seignolle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le président de l’ADA Blois</a> dénonçait les dérives financières qui fragilisent, selon lui, le basket professionnel français. L’audition a depuis révélé un projet économique ramené autour de 6 à 7 millions d’euros, sans investisseur principal officiellement annoncé. Une situation qui renforce les interrogations de Paul Seignolle sur la viabilité des clubs, l’efficacité des contrôles et l’équité sportive.</h4>



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<p class="wp-block-paragraph">À 14 heures, mardi 25 août, deux scènes se déroulent simultanément. En visioconférence, l’AS Monaco Basket commence une audition décisive devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). À Blois, Paul Seignolle nous expose sa conception de la gestion d’un club professionnel. Lorsqu’il est interrogé sur la situation monégasque, le président de l’ADA Blois ne cherche pas à atténuer son jugement. <em><strong>« Je peux le dire simplement : c’est grotesque. Ce que nous sommes en train de vivre avec Monaco ne donne pas une bonne image de notre sport. »</strong></em>*</p>



<h2 id="h-du-titre-de-champion-au-refus-d-engagement-rappel-des-faits" class="wp-block-heading">Du titre de champion au refus d’engagement : rappel des faits</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le contraste est spectaculaire.</strong> Le 23 juin 2026, l’AS Monaco remportait le championnat de France au terme d’une finale gagnée contre le Paris Basketball. Dix jours plus tard, le 3 juillet, la Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion refusait son engagement dans les championnats professionnels pour la saison 2026-2027. La DNCCG invoquait alors l’insuffisance des garanties relatives à la viabilité économique du club et l’état encore trop incertain des projets de reprise. Monaco pouvait contester cette décision devant la chambre d’appel de la Fédération française de basket. Les dirigeants monégasques ont été entendus le 20 juillet. Un délai supplémentaire leur a été accordé jusqu’au 31 juillet afin de compléter le dossier. <strong>Le 1er août, la chambre d’appel a cependant confirmé le refus d’engagement en Betclic Élite comme en Élite 2,</strong> les pièces demandées n’ayant pas été remises dans les délais. Dans un communiqué publié le 10 août, l’AS Monaco a elle-même reconnu que son dossier de reprise et de recapitalisation n’avait pas pu être finalisé à temps. Le club a alors engagé une procédure de conciliation devant le CNOSF, préalable nécessaire avant une éventuelle saisine du tribunal administratif.</p>



<h2 id="h-un-projet-fortement-revu-a-la-baisse" class="wp-block-heading">Un projet fortement revu à la baisse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’audition du 25 août a duré environ deux heures et demie. Selon les informations rapportées par <em>Nice-Matin</em>, Monaco n’a finalement pas défendu le projet économique annoncé quelques heures plus tôt. Le matin de l’audition, l’avocat du club, Xavier Le Cerf-Galle, évoquait encore un budget proche de 12,5 millions d’euros. <strong>À la sortie de la conciliation, le scénario présenté se situait plutôt entre 6 et 7 millions d’euros.</strong> Monaco affirme désormais disposer de 5 millions d’euros de ressources identifiées, dont environ 3,27 millions déjà encaissés ou documentés. Ces fonds proviendraient notamment du sponsoring et d’indemnités de transfert. D’autres recettes pourraient être apportées au cours de la saison par les abonnements, les partenariats et l’exploitation des rencontres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le club soutient également que son passif historique a été effacé grâce aux abandons de créances</strong> consentis par ses actionnaires et ses créanciers. Cette affirmation constitue l’un des éléments centraux présentés au CNOSF. Aucun repreneur principal n’a été officiellement désigné. Monaco se présente donc avec un modèle beaucoup plus réduit que celui des saisons précédentes et <strong>un effectif professionnel à reconstruire presque entièrement.</strong></p>



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<h2 id="h-nous-ne-partons-pas-tous-avec-les-memes-elements" class="wp-block-heading">« Nous ne partons pas tous avec les mêmes éléments »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Paul Seignolle, le problème dépasse largement le montage finalement présenté par Monaco. Il concerne<strong> l’équité entre les clubs professionnels</strong> et la manière dont chacun construit son effectif. Le président de l’ADA ne conteste pas à un actionnaire le droit d’injecter son propre argent ou d’abandonner une créance. Il s’interroge, en revanche, sur les conséquences sportives d’un modèle permettant de mobiliser des moyens considérables, puis de rechercher une solution extérieure lorsque l’équilibre financier n’est plus assuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Société nationale de financement monégasque aurait injecté environ 22 millions d’euros pour permettre au club de terminer la saison 2025-2026. Le passif de la structure professionnelle avait par ailleurs été évalué autour de 24 millions d’euros à la fin du mois de juin, avant les abandons de créances désormais invoqués par Monaco. <em><strong>« C’est son pognon, mais tout cela montre que nous ne partons pas tous avec les mêmes éléments sur la ligne de départ »,</strong></em> observe Paul Seignolle à propos des apports et abandons de créances consentis autour du club.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La prudence financière peut alors devenir un désavantage sportif</strong>. Une structure qui limite sa masse salariale aux recettes réellement disponibles renonce nécessairement à certains joueurs. Un concurrent acceptant de creuser ses pertes peut, au contraire, renforcer son effectif et bénéficier immédiatement de cette prise de risque sur le terrain. <em><strong>« C’est pour cela que je suis parfois le vilain petit canard parmi les présidents quand j’ouvre ma gueule. Mais aujourd’hui, nous ne partons pas tous dans les mêmes conditions. »</strong></em> Le passage, en quelques heures, d’un budget annoncé à 12,5 millions d’euros à un scénario situé entre 6 et 7 millions illustre précisément <strong>l’instabilité</strong> dénoncée par le président blésois. </p>



<h2 id="h-six-clubs-aux-capitaux-propres-negatifs" class="wp-block-heading">Six clubs aux capitaux propres négatifs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Seignolle assure avoir consacré une partie de ses vacances à l’étude des comptes des clubs français. À partir des bilans publiés, il dit avoir identifié six structures présentant des capitaux propres négatifs parmi les vingt clubs qui évoluaient en <strong>Pro B </strong>au 30 juin 2025. <em><strong>« Normalement, lorsqu’une entreprise a des capitaux propres négatifs, il faut la recapitaliser**. Vous avez des clubs qui sont sous perfusion. Et lorsque la perfusion s’arrête, que se passe-t-il ? »</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Paul Seignolle, cette situation ne peut pas être traitée comme une simple anomalie comptable sans rapport avec la compétition. <em><strong>« Je pars du principe qu’un club de basket est une entreprise. Nous produisons un spectacle. Et ce n’est pas le spectacle qui doit commander les finances : ce sont les finances qui commandent le spectacle. »</strong></em> À Blois, cette règle détermine la construction de l’équipe <strong><a href="https://bloiscapitale.com/lada-blois-et-la-methode-paul-seignolle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(lire ici)</a></strong>. <strong>Le budget disponible précède le recrutement.</strong> Les recettes espérées, une accession éventuelle ou l’intervention hypothétique d’un financeur ne doivent pas servir à justifier des engagements que le club ne serait plus capable d’assumer en cas de saison décevante.</p>



<h2 id="h-une-dnccg-jugee-trop-peu-preventive" class="wp-block-heading">Une DNCCG jugée trop peu préventive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Seignolle ne remet pas en cause la capacité de la DNCCG à lire et à contrôler les documents comptables. Il estime toutefois que l’analyse devrait davantage anticiper les risques, notamment lorsqu’un modèle dépend d’apports extérieurs répétés ou de promesses de recapitalisation. <em><strong>« Chaque fois que nous passons devant la DNCCG, je leur dis qu’ils devraient être plus stricts dans leurs analyses. Je ne dis pas qu’ils ne font pas une bonne analyse des bilans. Quand vous avez les comptes, ce n’est pas compliqué. Il n’y a pas besoin d’avoir fait HEC! »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les comptes de nombreuses sociétés sportives sont accessibles publiquement. Le président de l’ADA les consulte et les compare. Il regrette que certains signaux d’alerte ne conduisent pas plus tôt à des demandes de garanties renforcées. <em><strong>« Il faut être un peu pragmatique. Les bilans, tout le monde peut les consulter et les analyser. Il faudrait éviter d’arriver à des situations comme celles que nous avons connues au Portel ou que nous risquons de connaître à Monaco. Même si Monaco est, je pense, un dossier beaucoup plus politique. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La puissance symbolique du champion de France, sa place récente en Euroligue et les conséquences d’une disparition du monde professionnel rendent effectivement le dossier singulier. La situation concerne également Saint-Quentin, susceptible d’être repêché si Monaco n’est pas engagé, ainsi que l’ensemble du calendrier de Betclic Élite. Mais <strong>Paul Seignolle refuse que le prestige sportif conduise à appliquer des exigences différentes d’un club à l’autre.</strong></p>



<h2 id="h-la-question-de-l-argent-public" class="wp-block-heading">La question de l’argent public</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation monégasque conduit également Paul Seignolle à interroger <strong>la place des collectivités dans le financement du sport professionnel.</strong> Il ne conteste pas leur intervention. L’ADA bénéficie elle-même de subventions, d’achats de places et de prestations de visibilité financées par la Ville de Blois, Agglopolys, le Département ou la Région. Il souhaite néanmoins qu’une distinction claire soit établie entre le financement d’un équipement utile au territoire, l’achat d’une prestation réelle et la prise en charge indirecte des salaires sportifs : <em><strong>« Est-il normal que les collectivités interviennent dans certains clubs à hauteur de 70 % ? Est-il normal que l’argent du contribuable finance le salaire d’un sportif professionnel ? Pour moi, non. Que l’argent du contribuable finance une infrastructure, oui. Qu’il finance directement les salaires, non. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Seignolle dit avoir proposé qu’un plafond soit fixé à la part des subventions publiques dans les budgets des clubs professionnels. Cette idée, reconnaît-il, reste minoritaire parmi ses homologues. <em><strong>« Lorsque je dis en assemblée générale qu’il serait peut-être opportun que les subventions des collectivités ne dépassent pas un certain pourcentage, on me répond en substance : “Attends, Paul, ferme ta gueule.” Mais c’est tellement facile de fonctionner comme cela. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le président blésois, une collectivité peut accompagner un club dès lors que celui-ci produit un retour identifiable : animation du territoire, attractivité, actions sociales, visibilité ou fréquentation d’un équipement. <strong>Elle ne devrait pas avoir à combler les conséquences d’un modèle sportif structurellement déficitaire.</strong></p>



<h2 id="h-le-basket-francais-a-un-tournant" class="wp-block-heading">Le basket français à un tournant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du sort immédiat de Monaco, <strong>Paul Seignolle voit se dessiner une transformation profonde du basket professionnel. </strong>L’arrivée de nouveaux investisseurs, l’augmentation des masses salariales, la construction de grandes salles et la perspective d’une NBA Europe pourraient <strong>concentrer les moyens autour de quelques clubs.</strong> Il anticipe la formation d’<strong>un premier cercle composé de six à huit structures françaises</strong> dotées de budgets très importants, d’équipements modernes et d’investisseurs capables d’absorber les pertes. Les autres devront trouver un modèle différent, fondé sur la formation, l’ancrage territorial et la capacité à détecter des joueurs susceptibles de progresser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’ADA Blois, la réponse ne peut pas être une fuite en avant. Paul Seignolle refuse de suivre une inflation qui obligerait le club à mettre en danger ce qui a été construit. <em><strong>« Si les prix augmentent, quelles sont mes solutions ? Suivre l’inflation et mettre le club en difficulté ? Ou ne pas la suivre ? Je suis quelqu’un de pragmatique. Il ne faut pas péter plus haut que son cul. »</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>*Cet entretien a été réalisé le mardi 25 août 2026, au moment même où l’AS Monaco Basket était auditionnée par le Comité national olympique et sportif français. **Les capitaux propres constituent les ressources durablement laissées à la disposition d’une entreprise ou d’une société sportive. Lorsqu’ils deviennent négatifs, les pertes accumulées ont absorbé les apports et les réserves. La structure doit alors reconstituer ses fonds propres, obtenir de nouveaux apports, bénéficier d’abandons de créances ou retrouver rapidement un résultat positif.</em></p>



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<h3 id="h-sources-au-sujet-de-l-as-monaco-basket" class="wp-block-heading">Sources au sujet de l&rsquo;AS Monaco Basket</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.lequipe.fr/Basket/Actualites/Championne-de-france-l-as-monaco-recalee-par-la-ligue-nationale-pour-la-saison-2026-2027/1700956">L’Équipe — Refus initial d’engagement prononcé le 3 juillet 2026</a></li>



<li><a href="https://asmonaco.basketball/news/show.php?ID=80069">AS Monaco Basket — Point de situation officiel du 10 août 2026</a></li>



<li><a href="https://www.basketeurope.com/coup-de-tonnerre-la-chambre-dappel-refuse-lengagement-de-las-monaco/">BasketEurope — Décision de la chambre d’appel de la FFBB du 1er août 2026</a></li>



<li><a href="https://www.lequipe.fr/Basket/Article/Dans-l-attente-de-la-decision-du-cnosf-l-avenir-de-monaco-en-betclic-elite-sur-un-fil-apres-le-rejet-du-projet-impliquant-ronaldinho-et-la-presentation-d-un-nouveau-plan/1713571">L’Équipe — Compte rendu de l’audition du 25 août devant le CNOSF</a></li>



<li><a href="https://www.bebasket.fr/as-monaco-de-125-a-6-7-millions-deuros-un-projet-revu-a-la-baisse-devant-le-cnosf">BeBasket — Projet ramené à 6 ou 7 millions d’euros</a></li>



<li><a href="https://www.bebasket.fr/as-monaco-comment-va-se-derouler-la-conciliation-devant-le-cnosf">BeBasket — Fonctionnement et portée de la conciliation devant le CNOSF</a></li>
</ul>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-blois-capitale-agglopolys wp-block-embed-blois-capitale-agglopolys"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7JjFmWarqy"><a href="https://bloiscapitale.com/lada-blois-et-la-methode-paul-seignolle">L&rsquo;ADA Blois et la méthode Paul Seignolle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’ADA Blois et la méthode Paul Seignolle » — Blois Capitale Agglopolys" src="https://bloiscapitale.com/lada-blois-et-la-methode-paul-seignolle/embed#?secret=yuJUYS0Z5q#?secret=7JjFmWarqy" data-secret="7JjFmWarqy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ADA Blois et la méthode Paul Seignolle</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/lada-blois-et-la-methode-paul-seignolle</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 08:08:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Vie locale]]></category>
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		<category><![CDATA[ADA Blois Basket 41]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un long entretien accordé à Blois Capitale (que vous retrouverez intégralement dans le magazine papier à paraître en septembre), Paul Seignolle revient sur son parcours, sa gestion de l’ADA Blois, les limites économiques du Jeu de Paume et les performances sportives d’un club aux moyens contraints. Il aborde également la formation, la NCAA, le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un long entretien</strong> accordé à <strong><em>Blois Capitale</em> (<a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">que vous retrouverez intégralement dans le magazine papier à paraître en septembre</a>)</strong>, <strong>Paul Seignolle </strong>revient sur son parcours, sa gestion de l’ADA Blois, <a href="https://bloiscapitale.com/jeu-de-paume-le-president-de-lada-va-au-bras-de-fer-avec-agglopolys" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les limites économiques du Jeu de Paume</a> et les performances sportives d’un club aux moyens contraints. Il aborde également la formation, la NCAA, le projet de NBA Europe, la situation financière du basket français, l’ancrage populaire de l’ADA et ses engagements personnels, de TELMAH aux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. L’échange a été réalisé alors que l’AS Monaco Basket était auditionnée par le CNOSF. P<strong>our ouvrir cette série, place au fil conducteur de sa présidence : une gestion attentive</strong> au moindre écart, fondée sur une règle simple — <strong>l’ambition sportive ne doit jamais conduire l’ADA à dépenser l’argent qu’elle ne possède pas.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-green-cyan-color">Premier volet de notre grand entretien avec Paul Seignolle, président de l’ADA Blois.</mark></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Un budget de déplacement dépassé d’environ 3 300 euros et, immédiatement, une question : où retrouver cette somme qui n’avait pas été prévue ? La scène du jour résume assez bien <strong>le mode de fonctionnement de Paul Seignolle.</strong> <strong>Le président de l’ADA Blois ne considère aucun écart comme insignifiant.</strong> Chaque dépassement doit être identifié, expliqué et, si possible, compensé. Les économies réalisées ailleurs ne constituent pas un prétexte pour laisser filer une ligne budgétaire. Elles doivent servir à sécuriser le résultat ou à préparer un futur investissement. <em><strong>« Les chiffres, c’est mon quotidien. Mon travail, c’est d’analyser les écarts et de mettre des points d’interrogation. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attention permanente lui vaut une réputation de gestionnaire rigoureux, parfois même sourcilleux. Paul Seignolle ne la conteste pas, mais refuse d’y voir une méthode particulièrement remarquable. À ses yeux, il s’agit simplement de la conduite normale d’une entreprise — et <strong>un club professionnel doit précisément être administré comme une entreprise.</strong></p>



<h2 id="h-ce-sont-les-finances-qui-commandent-le-spectacle" class="wp-block-heading">« Ce sont les finances qui commandent le spectacle »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe revient comme un fil conducteur : le budget disponible doit fixer les limites à l’intérieur desquelles l’équipe est construite. <em><strong>« Dans une entreprise, on a des produits et des clients. Je ne veux pas dire que les joueurs sont des produits, mais nous produisons un spectacle. Et ce n’est pas le spectacle qui doit commander les finances : ce sont les finances qui commandent le spectacle »</strong></em>, assure le président. Cette doctrine impose de résister à une tentation courante dans le sport professionnel : <strong>renforcer l’effectif en pariant </strong>sur une future montée, sur des recettes espérées ou sur l’intervention ultérieure d’un actionnaire. À Blois, Paul Seignolle veut que les moyens engagés soient déjà disponibles ou suffisamment sécurisés. <em><strong>« Si vous avez 100 à dépenser, vous dépensez 100, ou plutôt 98. Il est hors de question de dépenser l’argent que nous n’avons pas. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président blésois travaille très en amont. Lorsqu’il prépare un nouvel exercice, il cherche déjà à anticiper le résultat qui apparaîtra lors de la clôture suivante. Chaque hypothèse doit être justifiée et chaque montant comparé avec celui de l’année précédente. Sa philosophie, dit-il, est aussi le produit de ses origines auvergnates et d’une éducation dans laquelle l’argent disponible ne pouvait être confondu avec l’argent espéré. <em><strong>« Comme le disait mon grand-père : “Un sou, c’est un sou, et un sou, ce n’est pas deux sous.” Si tu as un sou, tu dépenses un sou. Et tu essaies même de dépenser moins d’un sou pour pouvoir réinvestir. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="838" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/paul-seignolle.jpeg" alt="" class="wp-image-35866" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/paul-seignolle.jpeg 1200w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/paul-seignolle-300x210.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/paul-seignolle-768x536.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/paul-seignolle-1024x715.jpeg 1024w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-un-centre-de-6-000-metres-carres-a-faire-fonctionner" class="wp-block-heading">Un centre de 6 000 mètres carrés à faire fonctionner</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ouverture du centre de performance VSF Sports</strong> a donné une nouvelle dimension à cette surveillance. L’ADA ne gère plus uniquement une <a href="https://ada-basket.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">équipe professionnelle</a>, son centre de formation et l’organisation des matchs. Elle doit aussi exploiter un ensemble immobilier de quelque 6 000 mètres carrés, avec ses salariés, ses utilisateurs, son chauffage, son éclairage et ses différents espaces. Le budget annuel de fonctionnement dépasse 500 000 euros. <em><strong>« Pour nous, c’est un nouveau métier. Vous réhabilitez 6 000 mètres carrés, vous avez des salariés, des utilisateurs, du gaz de ville, de l’électricité… Sur quelle base montez-vous votre budget ? »</strong></em>, observe le président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier objectif fixé par Paul Seignolle a été de faire mieux que les prévisions. La recherche d’économies commence alors par des gestes élémentaires : <em><strong>« Concernant le gaz, il faut faire attention à ce que la température ne soit pas trop haute. Pour l’électricité, quand il n’y a personne sur les terrains de basket, il faut éteindre les lumières. »</strong></em> Le président sait que ses rappels peuvent finir par peser sur ses collaborateurs. Il l’admet volontiers, sans pour autant renoncer à les répéter. <em><strong>« Je sais que c’est fatigant pour eux, mais mon quotidien consiste à dire : faisons attention à tout. »</strong></em> Quelques degrés supplémentaires ou plusieurs heures d’éclairage inutile peuvent paraître négligeables à l’échelle d’une journée. Additionnés sur l’ensemble d’une saison et sur 6 000 mètres carrés, ils deviennent une dépense significative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre illustration de cette recherche d’économies : les bracelets remis aux partenaires pour identifier leurs espaces d’accès les soirs de match. <em><strong>« On va acheter les mêmes 15 500 bracelets. Avant, cela nous coûtait 4 250 euros ; cette fois, cela va nous coûter 389 euros »,</strong></em> détaille Paul Seignolle. Une dépense modeste à l’échelle du club, mais révélatrice de sa méthode : <em><strong>« C’est une paille, mais avec des économies comme celle-là, je sais que je peux peut-être encore aller chercher 30 000 ou 40 000 euros. »</strong></em> Les comptes sous les yeux, le président résume ainsi son rôle : <em><strong>« Mon boulot, c’est cela : analyser les écarts et mettre des points d’interrogation. »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="668" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2396-1024x668.jpeg" alt="ADA BLOIS 2025 BCE" class="wp-image-26654" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2396-1024x668.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2396-300x196.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2396-768x501.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2396-1536x1003.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2396-2048x1337.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-economiser-sans-affaiblir-le-club" class="wp-block-heading">Économiser sans affaiblir le club</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche permanente ne signifie pas que toutes les dépenses doivent être systématiquement supprimées. L’objectif consiste à distinguer ce qui est nécessaire de ce qui pourrait être acheté moins cher ou utilisé plus efficacement. <strong>Paul Seignolle ne souhaite pas que les économies dégradent l’accueil des joueurs, les conditions de travail, la formation ou l’expérience proposée au public et aux partenaires.</strong> Le club doit continuer à fonctionner, à attirer et à produire un spectacle. La rigueur ne consiste donc pas seulement à dépenser moins, mais à <strong>obtenir davantage </strong>avec une enveloppe déterminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président estime encore disposer de quelques marges dans le budget. Peut-être 5 000 euros sur certaines dépenses énergétiques, et plusieurs dizaines de milliers d’euros en additionnant de nouvelles négociations et une surveillance plus fine. Mais il en reconnaît aussitôt la limite. Ces économies peuvent sécuriser le résultat, absorber un dépassement ou financer une dépense imprévue. Elles ne permettent pas de recruter plusieurs joueurs supplémentaires, d’augmenter fortement la masse salariale ou de rejoindre les budgets des grandes équipes françaises. <strong>La méthode Seignolle protège. Elle empêche l’ADA de basculer dans le déficit,</strong> mais ne résout pas son problème structurel : le club dispose de peu de possibilités pour accroître ses recettes. <em><strong>« Sur les dépenses, je peux encore faire un petit effort. Mais sur les recettes, je ne peux pratiquement plus. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette limite ramène inévitablement au Jeu de Paume.</strong> Avec une capacité réduite (Jusqu&rsquo;à 2 500 voire 2 600 spectateurs grâce aux ajustements) et seulement quelques centaines de billets disponibles pour le grand public à chaque rencontre,<strong> l’ADA ne peut pas augmenter significativement ses revenus de billetterie</strong>. Le club pourrait privilégier davantage de partenaires au détriment des spectateurs individuels, mais Paul Seignolle s’y refuse au nom de son identité populaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion au centime près permet à l’ADA de conserver des comptes sains. Elle ne lui offre cependant pas les recettes nécessaires pour rivaliser durablement avec les clubs dotés de grandes salles. Pour franchir un nouveau palier, il faudrait changer d’échelle — et donc d’infrastructure. <em><strong>« Est-ce une gestion rigoureuse ? Peut-être. Mais, pour moi, c’est simplement une bonne gestion, une gestion saine. En aucun cas le club ne peut se permettre de perdre de l’argent. »</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">>> <em><strong>À suivre</strong> : Paul Seignolle sur la crise de Monaco : « Ce que nous vivons est grotesque »</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>Carte blanche aux Lobis : L’Inconnue, Miyazaki, Fassbinder et Jane Campion pour une semaine dense</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 08:24:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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		<category><![CDATA[sortir blois]]></category>
		<category><![CDATA[studio Ghibli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, le cinéma Les Lobis propose une programmation plus resserrée, marquée par L’Inconnue, d’Arthur Harari, la poursuite du cycle Ghibli avec Le Château ambulant, puis la dernière étape du cycle rétro de l’été, consacrée au film historique avec Lili Marleen et La Leçon de piano. L’Inconnue : Arthur Harari et le corps comme vertige &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/carte-blanche-aux-lobis-linconnue-miyazaki-fassbinder-et-jane-campion-pour-une-semaine-dense">Carte blanche aux Lobis : L’Inconnue, Miyazaki, Fassbinder et Jane Campion pour une semaine dense</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette semaine, le <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis</strong> propose une programmation plus resserrée, marquée par <em>L’Inconnue</em>, d’Arthur Harari, la poursuite du cycle Ghibli avec <em>Le Château ambulant</em>, puis la dernière étape du cycle rétro de l’été, consacrée au film historique avec <em>Lili Marleen</em> et <em>La Leçon de piano</em>.</p>



<h2 id="h-l-inconnue-arthur-harari-et-le-corps-comme-vertige" class="wp-block-heading"><em>L’Inconnue</em> : Arthur Harari et le corps comme vertige</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sortie nationale de la semaine est <em>L’Inconnue</em>, d’Arthur Harari</strong>, un film était présenté en Compétition au Festival de Cannes. Arthur Harari signe ici son troisième long métrage après <em>Diamant noir</em> et <em>Onoda, 10 000 nuits dans la jungle</em>. <strong>Le cinéaste est aussi connu pour avoir coécrit <em>Anatomie d’une chute</em></strong> avec Justine Triet. Avec <em>L’Inconnue</em>, il adapte librement <em><strong>Le Cas David Zimmerman</strong></em>, roman graphique conçu avec son frère Lucas Harari.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png" alt="" class="wp-image-35692" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-14-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Le récit suit David Zimmerman, un photographe discret, peu sociable, <strong>qui observe davantage le monde qu’il n’y participe.</strong> Lors d’une soirée, il remarque une femme. Il la croise, la suit, se laisse happer par sa présence. Quelques heures plus tard, il se réveille <strong>dans le corps de cette inconnue.</strong> Le dispositif fantastique sert de point d’entrée à<strong> une réflexion sur l’identité</strong>. Que reste-t-il de soi lorsque le corps ne correspond plus à ce que l’on ressent ? Que devient l’identité lorsque l’apparence sociale, le regard des autres et l’image de soi se dissocient brutalement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’un photographe comme personnage principal n’a rien d’anodin. David est d’abord celui qui regarde. Il observe, cadre, <strong>tient le monde à distance</strong>. Le basculement du film inverse cette position : <strong>celui qui regardait devient celui qui est regardé.</strong> Le corps devient alors un lieu d’épreuve, de trouble, mais aussi de révélation. Laëtitia Scherier y voit un film singulier, capable de parler du genre, du corps, du regard et de l’identité sans se réduire à une seule lecture. Le fantastique n’y est pas une fin en soi, mais un outil. Il permet de rendre concrète une question intime : comment continuer à être soi lorsqu’on ne se reconnaît plus dans ce que les autres voient ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Léa Seydoux et Niels Schneider, <em>L’Inconnue</em> propose donc une expérience de déplacement. Un film qui peut intéresser les amateurs de fantastique, mais aussi les spectateurs sensibles aux récits sur l’altérité, le désir, l’image et la place que chacun occupe dans le monde.</p>



<h2 id="h-le-chateau-ambulant-miyazaki-la-beaute-l-age-et-la-guerre" class="wp-block-heading"><em>Le Château ambulant</em> : Miyazaki, la beauté, l’âge et la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cycle Ghibli continue de très bien fonctionner aux Lobis.</strong> Il devrait dépasser les 600 entrées cette semaine. Huitième film du cycle : <strong><em>Le Château ambulant</em>, de Hayao Miyazaki,</strong> sorti en 2004. Laëtitia Scherier le recommande à partir de 7 ou 8 ans. Le film peut être reçu par les enfants comme un récit initiatique, fantastique, traversé par la magie, l’aventure et l’émerveillement. Mais il contient aussi une seconde lecture particulièrement forte pour les adultes. Certaines séquences peuvent impressionner les plus jeunes : ce n’est donc pas un film destiné aux tout-petits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Librement inspiré du roman <em>Le Château de Hurle</em></strong>, de Diana Wynne Jones, le film suit Sophie, une jeune fille qui travaille dans la boutique familiale de chapeaux. Sa rencontre avec Hauru, mystérieux magicien, attire la colère de la Sorcière des Landes. Celle-ci lui jette un sort et la transforme en vieille femme. Sophie quitte alors sa ville et trouve refuge dans le château ambulant du magicien. <strong>Comme souvent chez Miyazaki, le merveilleux permet de parler de sujets profondément humains</strong>. Le film aborde la romance, avec une grande pudeur, mais aussi l’aventure, la transformation, la peur de vieillir, la construction de soi. <strong>L’un de ses nœuds tient à l’importance accordée à l’apparence physique et à l’obsession de rester jeune.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-16.png" alt="" class="wp-image-35851" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-16.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-16-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Château ambulant</em> est aussi un film politique. <strong>Deux royaumes y entrent en guerre, et cette guerre contamine les paysages, les corps, les machines, les imaginaires.</strong> Laëtitia Scherier rappelle que Miyazaki, cinéaste profondément marqué par l’histoire du Japon et par les traumatismes de la Seconde Guerre mondiale, avait aussi pris position contre l’intervention américaine en Irak. À la sortie du film, beaucoup ont vu dans <em>Le Château ambulant</em> une œuvre traversée par ce contexte. <strong>Le pacifisme de Miyazaki</strong> se déploie dans les images : les machines volantes, les villes attaquées, les corps transformés, les magiciens épuisés par la guerre, les puissances absurdes qui s’affrontent. <strong>Le film dit la dégradation de l’humain lorsqu’il se laisse absorber par la violence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Visuellement, <em>Le Château ambulant</em> est l’un des films les plus foisonnants de Miyazaki. Le château lui-même fourmille de détails, d’objets, de mécanismes, d’éléments de décor. Chaque image semble habitée. <strong>Laëtitia Scherier le décrit comme l’un de ses films les plus impressionnants en matière de minutie et de délicatesse dans les décors.</strong></p>



<h2 id="h-derniere-semaine-du-cycle-retro-deux-films-historiques-deux-figures-feminines" class="wp-block-heading">Dernière semaine du cycle rétro : deux films historiques, deux figures féminines</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cycle rétro de l’été arrive à sa dernière semaine</strong>. Après les road movies, les drames intemporels, les comédies romantiques et les films policiers, Les Lobis terminent avec <strong>le film historique.</strong> Laëtitia Scherier a choisi deux œuvres très différentes : <strong><em>Lili Marleen</em>, de Rainer Werner Fassbinder, et <em>La Leçon de piano</em>, de Jane Campion.</strong> Elles sont séparées par un peu plus d’une décennie, mais dialoguent <strong>autour de figures féminines confrontées à des systèmes qui cherchent à les enfermer.</strong> <em>Lili Marleen</em> est réalisé par un homme, mais repose sur un personnage féminin central, sur ses choix, ses ambiguïtés, sa place dans un système politique criminel. <em>La Leçon de piano</em>, lui, est un film majeur signé par Jane Campion, première réalisatrice à avoir obtenu la Palme d’or.</p>



<h2 id="h-lili-marleen-chanson-spectacle-et-compromission" class="wp-block-heading"><em>Lili Marleen</em> : chanson, spectacle et compromission</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sorti en 1981, <em>Lili Marleen</em> est réalisé par Rainer Werner Fassbinder, l’un des grands représentants du nouveau cinéma allemand. Le film se déroule majoritairement pendant la Seconde Guerre mondiale, dans l’Allemagne nazie, et prend la forme d’un drame historique et romantique. <strong>Il raconte l’histoire d’une chanteuse allemande, incarnée par Hanna Schygulla, qui connaît un immense succès grâce à la chanson <em>Lili Marleen</em>. Le morceau devient progressivement un hymne repris par les soldats allemands.</strong> La chanteuse, elle, se retrouve portée par une célébrité qui la rapproche du pouvoir nazi, alors même qu’elle ne se confond pas entièrement avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En parallèle, elle tombe amoureuse d’un musicien juif issu d’une famille engagée dans la résistance au nazisme.</strong> Cette relation rend leur existence extrêmement dangereuse dans l’Allemagne d’Hitler. Le film parle d’amour, mais aussi de propagande, de spectacle, de représentation et de manipulation politique. Il interroge <strong>la manière dont une œuvre artistique peut être récupérée par un régime.</strong> Une chanson peut-elle rester une chanson lorsqu’elle devient un outil d’adhésion collective ? Une artiste peut-elle prétendre à la neutralité lorsqu’elle bénéficie d’un système politique dont elle ne partage pas nécessairement les valeurs ? C’est l’un des points qui intéressent particulièrement Laëtitia Scherier. <strong>Le personnage cherche d’abord à faire carrière. Son succès lui ouvre des portes, mais ces portes sont celles d’un pouvoir criminel.</strong> Elle ne soutient pas frontalement le régime, mais <strong>elle en profite</strong>. Le film pose alors une question morale difficile : <strong>peut-on rester neutre dans une dictature lorsqu’on bénéficie de son système ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambiguïté donne au film sa force. Fassbinder ne filme pas seulement une histoire d’amour impossible. Il filme <strong>la zone grise de la compromission,</strong> la manière dont le spectacle peut être intégré à la propagande, la difficulté de rester à distance quand le pouvoir vous utilise. L’esthétique du film accompagne cette réflexion. Fassbinder ne cherche pas le réalisme sec du film de guerre. Il adopte une forme très travaillée, presque théâtrale, qui correspond à son sujet : le spectacle, la scène, l’image de soi, la fabrication d’une icône. Beaucoup connaissent sans doute la chanson <em>Lili Marleen</em>. Beaucoup ont peut-être entendu parler du film sans l’avoir vu.</p>



<h2 id="h-la-lecon-de-piano-silence-desir-et-emancipation" class="wp-block-heading"><em>La Leçon de piano</em> : silence, désir et émancipation</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autre grand classique de la semaine</strong> : <em>La Leçon de piano</em>, de Jane Campion. Le film a reçu la <strong>Palme d’or en 1993</strong>, ex æquo avec <em>Adieu ma concubine</em>, et Jane Campion est devenue la première réalisatrice à obtenir cette récompense. <strong>Holly Hunter, qui interprète le rôle principal, a également reçu le Prix d’interprétation féminine à Cannes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film raconte l’histoire d’Ada, une jeune femme écossaise, muette depuis l’enfance, qui arrive en Nouvelle-Zélande avec sa fille. <strong>Elle doit y épouser un homme qu’elle ne connaît pas.</strong> Ce mariage lui est imposé par les conventions sociales d’une époque où une femme seule avec un enfant ne dispose pratiquement d’aucune liberté. Ada communique grâce à sa fille, qui traduit pour elle, et surtout grâce à son piano. <strong>L’instrument n’est pas un simple objet. Il est sa voix, son langage, son espace intérieur.</strong> Par lui, elle exprime ses émotions, ses désirs, sa colère, ce que les mots ne peuvent pas ou ne veulent pas dire. Lorsque son nouveau mari refuse de transporter le piano, il ne lui retire pas seulement un instrument. Il lui confisque une part essentielle d’elle-même. Ada va chercher un autre moyen de jouer, et cette quête l’entraîne vers une relation amoureuse aussi intense que tumultueuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier insiste sur <strong>la dimension féministe du film</strong>. <em>La Leçon de piano</em> met en scène <strong>une femme enfermée dans une société où les hommes disposent du pouvoir</strong> : pouvoir de décider de son mariage, de son lieu de vie, de ses déplacements, de son corps, de ses biens, de sa parole. Le mutisme d’Ada n’est évidemment pas un détail. Il renforce le sentiment d’enfermement, mais il peut aussi être lu comme un refus. <strong>À quoi bon parler dans une société qui ne vous écoute pas ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film devient alors <strong>une réflexion sur l’émancipation féminine.</strong> Ada ne se libère pas par un grand discours. Elle le fait par ses gestes, sa musique, son désir, sa manière de résister aux contraintes qui lui sont imposées. Jane Campion filme le corps, le silence, le regard, la sensualité et la violence des rapports sociaux sans réduire son personnage à une victime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Leçon de piano</em> est un film historique, mais il reste <strong>profondément contemporain dans ce qu’il raconte</strong> : la domination masculine, la confiscation de la parole, le désir d’exister par soi-même, la difficulté pour une femme de reprendre possession de son existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Laëtitia Scherier, c’est un film <strong><em>« totalement culte »</em></strong>. Un film dont beaucoup connaissent la réputation, parfois sans l’avoir vu. Le cycle rétro permet justement cela : remettre les grands films dans la salle, là où leur puissance visuelle, sonore et émotionnelle peut se déployer pleinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>>> Pour en savoir plus : <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/carte-blanche-aux-lobis-linconnue-miyazaki-fassbinder-et-jane-campion-pour-une-semaine-dense">Carte blanche aux Lobis : L’Inconnue, Miyazaki, Fassbinder et Jane Campion pour une semaine dense</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Stationnement à Blois : de nouvelles règles pour faciliter l’accès au centre-ville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 17:21:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À partir du 14 septembre 2026, la zone bleue s’étendra dans le centre-ville de Blois et sa durée passera de vingt à trente minutes. Cette mesure, dont le coût annuel est évalué à 56 000 euros pour la Ville, doit faciliter les achats rapides, améliorer la disponibilité des places en surface et orienter les stationnements &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir du 14 septembre 2026, la zone bleue s’étendra dans le centre-<a href="https://www.blois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ville</a> de Blois et sa durée passera de vingt à trente minutes. </strong>Cette mesure, dont le coût annuel est évalué à 56 000 euros pour la Ville, doit <strong>faciliter les achats rapides, améliorer la disponibilité des places </strong>en surface et orienter les stationnements plus longs vers les parkings souterrains. La municipalité l’inscrit dans une politique plus large associant <strong>attractivité commerciale, qualité de vie et diversification des mobilités.</strong> La nouvelle offre a été présentée ce <a href="https://bloiscapitale.com/ecoles-voirie-velo-ce-que-les-chantiers-de-lete-changent-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lundi 24 août</a> par <strong>Marc Gricourt,</strong> maire de Blois, <strong>Nicolas Orgelet, </strong>premier adjoint chargé de la Ville durable, <strong>Claire Molliere, </strong>adjointe à l’économie de proximité, référente du quartier Centre et présidente de Stationeo, ainsi que <strong>Frédéric David,</strong> son directeur.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7276-1024x768.jpeg" alt="zone bleue" class="wp-image-35830" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7276-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7276-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7276-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7276-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7276-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-plus-de-200-places-gratuites-pendant-trente-minutes" class="wp-block-heading">Plus de 200 places gratuites pendant trente minutes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement le plus visible concernera la zone bleue. À compter du 14 septembre, elle rassemblera donc plus de <strong>200 places réparties dans le centre-ville.</strong> Leur utilisation restera gratuite, mais nécessitera d’apposer derrière le pare-brise un disque de stationnement indiquant l’heure d’arrivée. La durée maximale passera de vingt à trente minutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’axe Porte-Côté–Denis-Papin–Wilson concentrera à lui seul 106 places bleues, soit 36 de plus qu’auparavant. </strong>La municipalité entend ainsi créer <strong>une continuité plus lisible</strong> le long de cet itinéraire commerçant reliant le nord du centre-ville à Blois-Vienne. <strong>Une exception subsistera quai Villebois-Mareuil, où la zone bleue demeurera limitée à 90 minutes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’allongement de vingt à trente minutes répond d’abord à une question d’usage,</strong> explique Claire Molliere. Vingt minutes peuvent suffire pour une course très rapide, mais deviennent vite contraignantes lorsqu’il faut rejoindre un commerce, attendre quelques instants puis effectuer son achat. <strong>La demi-heure doit rendre la gratuité plus facilement utilisable.</strong> Elle ne produit toutefois pas, à elle seule, davantage de rotation sur une même place : la Ville mise donc sur l’extension du périmètre et sur une meilleure répartition des véhicules.</p>



<h2 id="h-une-place-pour-chaque-duree-de-stationnement" class="wp-block-heading">Une place pour chaque durée de stationnement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La municipalité présente cette nouvelle organisation comme <strong>une clarification de l’offre</strong>. La zone bleue doit accueillir les arrêts les plus courts. La zone rouge permet de stationner jusqu’à deux heures, tandis que la zone verte autorise une présence pouvant atteindre sept heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le stationnement en zone rouge et verte reste payant du lundi au samedi, de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures</strong>. Blois compte actuellement <strong>1 322 places payantes en surface</strong> : 476 en zone rouge et 846 en zone verte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif repose sur un partage des usages : <strong>les places situées au plus près des commerces doivent accueillir en priorité les stationnements de courte durée, tandis que les automobilistes souhaitant rester plusieurs heures sont invités à rejoindre les parkings souterrains.</strong> Il ne s’agit donc pas d’accorder davantage de place à la voiture, mais de proposer une solution adaptée à la durée et au motif de chaque déplacement. <em><strong>« Il s’agit de trouver le juste milieu »</strong></em>, a résumé Marc Gricourt. Une recherche d’équilibre qui doit répondre à des besoins très différents : effectuer un achat rapide, accomplir une démarche, se rendre à un rendez-vous ou profiter de l’offre culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicolas Orgelet a pris l’exemple d’un retrait en librairie : <em>« Quelqu’un qui doit effectuer un achat en une demi-heure vient simplement chercher son achat. <strong>Si nous ne lui proposons pas de solution, il ne viendra plus ici</strong> : il ira à l’extérieur de la ville. Il faut donc que nous lui offrions cette possibilité. L’un n’empêche pas l’autre. <strong>Nous devons aussi prendre en considération cette réalité des commerçants. »</strong></em></p>



<h2 id="h-des-parkings-souterrains-encore-disponibles" class="wp-block-heading">Des parkings souterrains encore disponibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rotation en surface</strong> constitue le premier volet de la politique municipale. Le second consiste à mieux utiliser les parkings souterrains, présentés comme des <em>« réservoirs »</em> de stationnement. <strong>Les parkings Château, Halle aux Grains et Valin-de-la-Vaissière représentent environ 1 100 places. Leur taux d’occupation est évalué à 60 %</strong>. Pour la Ville, cette disponibilité montre qu’une partie de la réponse aux besoins existe déjà, mais reste insuffisamment connue ou utilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première heure y est gratuite,</strong> sans démarche particulière ni condition. <strong>Les clients des commerces</strong> partenaires peuvent également obtenir <strong>un chèque parking donnant droit à deux heures gratuites</strong>. Ces chèques sont remis aux commerçants par la Ville et Stationeo sans contrepartie financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2025, 30 000 chèques</strong> auraient été distribués, mais seulement 9 000 utilisés. L’objectif annoncé est d’atteindre <strong>16 000 utilisations en 2026.</strong> L’avantage financier moyen a été évalué à environ 1,80 euro par bénéficiaire. Pour la municipalité, l’enjeu consiste donc autant à développer le dispositif qu’à <strong>mieux le faire connaître.</strong> <strong><em>« Nous avons tous envie d’un centre-ville accessible, mais apaisé »</em></strong>, a résumé Claire Molliere. <em>« Les parkings souterrains répondent à ce double enjeu. Ils permettent de libérer de la place en surface et présentent, à ce titre, un véritable intérêt. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonctionnement du <strong>Mail Pierre-Sudreau demeure par ailleurs inchangé.</strong> Le stationnement y reste gratuit entre midi et 14 heures, après 18 heures, le dimanche et les jours fériés, une organisation favorable aux riverains.</p>



<h2 id="h-commerce-culture-et-attractivite-residentielle" class="wp-block-heading">Commerce, culture et attractivité résidentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politique de stationnement est directement reliée par la municipalité à la vitalité du centre-ville. Elle doit faciliter les achats, mais également l’accès aux restaurants, aux équipements culturels, aux spectacles et aux événements. <em><strong>« Je préfère que les habitants qui vivent hors de Blois viennent consommer dans le centre-ville plutôt que dans les grandes surfaces commerciales situées autour, et qu’ils profitent aussi de ce qu’il y a de plus ici : la beauté de la ville, l’offre culturelle, entre autres choses »</strong></em>, a déclaré Marc Gricourt. La mesure ne concerne donc pas seulement les Blésois. Elle vise aussi <strong>les habitants de l’agglomération ou des territoires voisins</strong> susceptibles de se rendre dans le cœur de ville pour une course ou une sortie. L’exécutif municipal relie également le stationnement à <strong>l’attractivité résidentielle</strong>. La possibilité de <strong>vivre en centre-ville,</strong> <strong>d’y travailler</strong> et <strong>d’y accueillir de nouveaux habitants</strong> suppose de répondre aux différents besoins.</p>



<h2 id="h-six-samedis-apres-midi-gratuits-en-2027" class="wp-block-heading">Six samedis après-midi gratuits en 2027</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle offre sera complétée en 2027 par <strong>six samedis après-midi de gratuité sur les places payantes de surface du centre-ville.</strong> Ces dates ont été arrêtées avec Les Vitrines de Blois, association réunissant environ 140 commerces. <strong>Le coût de cette opération est estimé à près de 15 000 euros pour la Ville.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier comprend :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la braderie de printemps ;</li>



<li>la braderie de rentrée, le 4 septembre 2027 ;</li>



<li>le samedi du Black Friday, le 27 novembre ;</li>



<li>les trois samedis précédant Noël, les 4, 11 et 18 décembre.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7275-1024x577.jpeg" alt="Stationnement à Blois" class="wp-image-35843" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7275-1024x577.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7275-300x169.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7275-768x433.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7275-1536x865.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7275-2048x1154.jpeg 2048w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7275-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-le-stationnement-n-est-pas-un-sujet-a-blois" class="wp-block-heading">« Le stationnement n’est pas un sujet à Blois »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Marc Gricourt a défendu une position volontairement tranchée : <em><strong>« Le stationnement n’est pas un sujet à Blois. »</strong></em> Le maire considère que la ville dispose de suffisamment de possibilités et que ses tarifs restent inférieurs à ceux pratiqués dans la plupart des villes comparables. Les parkings souterrains encore disponibles, la première heure gratuite, les chèques parking, les zones rouge et verte et, désormais, l’extension de la zone bleue doivent juste <strong>constituer une offre plus facile à comprendre</strong>. La municipalité veut que chaque automobiliste identifie rapidement la solution correspondant à son besoin. Aussi avec <strong>une meilleure signalétique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maire a également insisté sur la <strong><em>« maîtrise politique »</em></strong> du stationnement. La Ville entend conserver la direction du dispositif, déterminer les gratuités et assumer leurs conséquences budgétaires. Marc Gricourt a indiqué que la collectivité n’avait pas souhaité arrêter cette nouvelle politique avant les élections municipales de 2026. La présentation intervient après un travail destiné, selon l’exécutif, à clarifier et simplifier l’ensemble.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="658" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7274-1024x658.jpeg" alt="Stationnement à Blois" class="wp-image-35842" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7274-1024x658.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7274-300x193.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7274-768x493.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7274-1536x986.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7274-2048x1315.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-ne-pas-opposer-la-voiture-aux-autres-mobilites" class="wp-block-heading">Ne pas opposer la voiture aux autres mobilités</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La municipalité refuse en outre de réduire l’accessibilité du centre-ville à la seule question automobile</strong>. Marc Gricourt a mis en avant <strong>la progression de l’utilisation des transports en commun</strong> au cours des dix-sept dernières années. Selon les chiffres qu’il a cités, la fréquentation aurait augmenté de 40 % en sept ans pendant une première délégation de service public, puis de nouveau dans des proportions voisines au cours de la période suivante. La progression dépasserait déjà 20 % pendant la période actuelle. <strong><em>« Des personnes qui habitent Blois ont compris qu’elles pouvaient se rendre dans le cœur de l’agglomération avec un autre mode de déplacement que leur voiture personnelle »</em></strong>, a observé le maire. Il a notamment évoqué le <strong>succès des navettes gratuites</strong> et les témoignages d’usagers ayant renoncé à prendre leur voiture pour certains trajets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicolas Orgelet a également mentionné <strong>un projet de liaison cyclable entre la gare et le centre-ville</strong>. D’autres pistes sont étudiées : une augmentation des fréquences de transports collectifs, une optimisation du réseau ainsi que la création de parkings-relais à l’extérieur de la ville, depuis lesquels des navettes permettraient de rejoindre le centre. <strong><em>« Nous savons que certains flux continueront de se faire en voiture »</em></strong>, a reconnu Claire Mollière. <em><strong>« Dans le même temps, nous constatons aussi une augmentation des déplacements à vélo, à pied et en transports en commun. Il ne faut pas opposer les différents modes de déplacement. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme du 14 septembre ne constitue donc pas une révolution tarifaire. Elle cherche surtout à organiser différemment les véhicules déjà présents : trente minutes gratuites pour une démarche rapide, des zones payantes pour les besoins intermédiaires et des parkings souterrains pour les présences plus longues. Son efficacité pourra être appréciée à travers la disponibilité réelle des places bleues, la fréquentation des parkings souterrains, et l’utilisation des chèques parking.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/stationnement-a-blois-de-nouvelles-regles-pour-faciliter-lacces-au-centre-ville">Stationnement à Blois : de nouvelles règles pour faciliter l’accès au centre-ville</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Écoles, voirie, vélo : ce que les chantiers de l’été changent à Blois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 12:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1.2.3... Les informations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre rénovation énergétique, entretien des chaussées et sécurisation des déplacements cyclables, la Ville de Blois a profité de l’été 2026 pour intervenir sur plusieurs équipements et axes structurants. Quatre opérations concentrent à elles seules près de 690 000 euros d’investissements : l’école Jules-Ferry, la rue de Villebrême, le pont François-Mitterrand et la rue d’Angleterre. Derrière &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ecoles-voirie-velo-ce-que-les-chantiers-de-lete-changent-a-blois">Écoles, voirie, vélo : ce que les chantiers de l’été changent à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre rénovation énergétique, entretien des chaussées et sécurisation des déplacements cyclables, la <a href="https://www.blois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ville</a> de Blois a profité de l’été 2026 pour intervenir sur plusieurs équipements et axes structurants.</strong> Quatre opérations concentrent à elles seules près de 690 000 euros d’investissements : <strong>l’école Jules-Ferry, la rue de Villebrême, le pont François-Mitterrand</strong> et la <strong>rue d’Angleterre</strong>. Derrière cette addition se dessinent cependant des enjeux très différents. À l’école, il s’agit de réduire les déperditions thermiques sans perdre de vue le confort d’été. Dans les rues, la collectivité expérimente ou remet au goût du jour des techniques moins gourmandes en énergie. Sur le pont François-Mitterrand, elle cherche à rendre possible un véritable report de la voiture vers le vélo tout en maintenant les quatre voies de circulation automobile.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7253-1024x768.jpeg" alt="école Jules-Ferry" class="wp-image-35816" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7253-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7253-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7253-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7253-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7253-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;école Jules-Ferry</figcaption></figure>
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<h2 id="h-a-jules-ferry-117-fenetres-remplacees" class="wp-block-heading">À Jules-Ferry, 117 fenêtres remplacées</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’école élémentaire Jules-Ferry,</strong> <strong>117 fenêtres</strong> de la façade nord-ouest ont été remplacées pendant les vacances scolaires. Le chantier est d’un montant de <strong>150 000 euros TTC.</strong> Les anciennes menuiseries ont laissé place à <strong>des structures en aluminium à rupture de pont thermique, équipées d’un double vitrage à isolation renforcée. </strong>L’intervention doit <strong>limiter les pertes de chaleur en hiver, mais aussi améliorer le confort acoustique</strong> des salles de classe. Des vitrages feuilletés, des poignées sécurisées et des systèmes anti-dégondage ont également été installés. Une partie des ouvrants a été conservée afin de permettre la ventilation naturelle des locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Marc Gricourt, cette rénovation s’inscrit dans un effort engagé depuis plusieurs années sur le patrimoine municipal. Le maire rappelle que la Ville consacre, depuis 2009, <strong><em>« au moins 600 000 euros par an »</em></strong> à l’amélioration énergétique de ses bâtiments. L’école Jules-Ferry bénéficie en outre du réseau de chauffage urbain nord. <strong>Le choix de l’aluminium répond également à un objectif de longévité </strong>(une cinquantaine d&rsquo;années)<strong> et de recyclabilité</strong>. La durée de vie effective de l’ensemble dépendra toutefois moins des cadres que des vitrages et de leurs joints, susceptibles d’être remplacés plus tôt, notamment au gré des progrès techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du bâtiment, Marc Gricourt présente <strong>la commande publique comme un levier économique. Les entreprises retenues pour ce type d’opérations sont locales.</strong> Dans ce cas le chantier a été confié à l’entreprise <a href="https://dms-menuiserie.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DMS</a>, installée à Suèvres.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="553" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7249-1024x553.jpeg" alt="Marc Gricourt à l’école élémentaire Jules-Ferry" class="wp-image-35822" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7249-1024x553.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7249-300x162.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7249-768x415.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7249-1536x829.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7249-2048x1106.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marc Gricourt à l’école élémentaire Jules-Ferry</figcaption></figure>
</div>


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<h2 id="h-le-confort-d-hiver-ne-suffit-plus" class="wp-block-heading">Le confort d’hiver ne suffit plus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rénovation énergétique des écoles ne peut cependant plus être pensée seulement à partir des besoins de chauffage. L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des <strong>épisodes caniculaires</strong> oblige désormais les collectivités à s’intéresser tout autant au <strong>confort d’été.</strong> Nicolas Orgelet, adjoint à la ville durable, indique que la température a atteint jusqu’à <strong>36 °C dans l’école Jules-Ferry au cours de l’été.</strong> Il espère qu’avec les nouvelles fenêtres et l’amélioration de l’étanchéité du bâtiment, la température pourra rester à 30 °C ou moins lors d’un épisode comparable. Ce résultat demeure toutefois un objectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Ville travaille parallèlement à la création, à terme, d’une <em><strong>« pièce fraîche »</strong></em> dans l’établissement. Le principe serait de disposer d’un local capable d’accueillir les occupants de l’école, mais aussi éventuellement des habitants du quartier lors des épisodes caniculaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enjeu est également social</strong>. Tous les logements n’offrent pas les mêmes protections face à la chaleur, et les ménages les plus modestes vivent plus souvent dans des habitations difficiles à rafraîchir. <strong>Dans ce secteur de Blois, la mise à disposition d’un lieu tempéré pourrait ainsi répondre à un besoin dépassant le seul cadre scolaire.</strong></p>



<h2 id="h-rue-de-villebreme-le-retour-de-l-enrobe-coule-a-froid" class="wp-block-heading">Rue de Villebrême, le retour de l’enrobé coulé à froid</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rue de Villebrême a bénéficié d’une réfection utilisant la <strong>technique de l’enrobé coulé à froid,</strong> ou ECF. Marc Gricourt explique avoir souhaité relancer un procédé qu’il se souvenait avoir vu employer durant son enfance. Contrairement aux enrobés classiques, le matériau n’a pas besoin d’être chauffé avant sa mise en œuvre. Il est appliqué en couche de surface afin d’imperméabiliser la chaussée, de restaurer son adhérence et de prolonger sa durée d’utilisation. <strong>Cette méthode limite la consommation d’énergie et les travaux préparatoires lourds,</strong> notamment le fraisage complet de l’ancien revêtement. <strong>Elle réduit par conséquent la quantité de déchets produite par le chantier.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="781" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7257-1024x781.jpeg" alt="rue de Villebrême" class="wp-image-35815" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7257-1024x781.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7257-300x229.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7257-768x586.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7257-1536x1171.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7257-2048x1562.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rue de Villebrême</figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">L’ECF ne constitue pas pour autant une réponse universelle. Les agents le présentent comme un ouvrage durable lorsqu’il est posé sur une chaussée adaptée et suffisamment saine. Il convient en revanche moins aux axes soumis à un trafic important de poids lourds ou à certaines zones de virage, où les contraintes mécaniques sont plus fortes. <strong>Le chantier de la rue de Villebrême représente un coût de 70 000 euros.</strong> Il s’inscrit dans un programme plus large d’enrobés coulés à froid, doté d’un budget total de 150 000 euros TTC et concernant plusieurs secteurs de Blois, notamment <strong>les rues Étienne-Baudet, Léon-Fournier, Marcel-Doret et l’ancienne rue des Hautes-Granges.</strong></p>



<h2 id="h-une-piste-cyclable-bidirectionnelle-sur-le-pont-francois-mitterrand" class="wp-block-heading">Une piste cyclable bidirectionnelle sur le pont François-Mitterrand</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chantier le plus important financièrement est celui du <strong>pont François-Mitterrand</strong>, avec <strong>un budget de 330 000 euros.</strong> La Ville a créé <strong>une piste cyclable bidirectionnelle sur le trottoir ouest de l’ouvrage,</strong> côté Tours. Le nouvel espace mesure <strong>3,20 mètres de largeur</strong> et se trouve physiquement séparé de la circulation automobile. <strong>Les quatre voies destinées aux véhicules motorisés sont maintenues.</strong> Sur l’autre côté du pont, en amont et <strong>face au centre-ville, le trottoir reste réservé aux personnes à pied.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7260-1024x768.jpeg" alt="piste cyclable bidirectionnelle sur le pont François-Mitterrand" class="wp-image-35813" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7260-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7260-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7260-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7260-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7260-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La piste cyclable bidirectionnelle sur le pont François-Mitterrand</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette configuration succède à une première expérimentation menée en 2025, au cours de laquelle une voie automobile avait été neutralisée. L’essai, qui avait provoqué d’importantes difficultés de circulation et beaucoup de protestations, n’avait pas été jugé concluant. Le projet a donc été entièrement repensé afin de <strong>conserver la capacité routière du pont tout en aménageant une liaison cyclable protégée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de réserver le côté amont aux piétons repose aussi sur l’observation des usages : c’est de là que l’on regarde le plus volontiers la Loire et la ville. Le côté aval offrait, pour sa part, de meilleures possibilités de <strong>raccordement avec les itinéraires cyclables existants et futurs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le lancement des travaux, le conseil départemental de Loir-et-Cher, propriétaire de l’ouvrage, a fait réaliser <strong>une étude de portance.</strong> Il fallait vérifier que le pont pouvait supporter les matériaux supplémentaires et le poids ajouté par l’élargissement du trottoir. Cette expertise a retardé le calendrier de plusieurs mois, mais elle a permis aux deux collectivités de valider techniquement l’aménagement. Au 24 août, il restait à poser le marquage et les éléments de jalonnement. <strong>La mise en service est annoncée pour la fin du mois, sous réserve de conditions météorologiques favorables.</strong> Un <strong>marquage phosphorescent</strong> doit également être testé <strong>afin d’améliorer la lisibilité nocturne de la piste sans multiplier immédiatement les équipements lumineux.</strong></p>



<h2 id="h-securiser-le-velo-pour-elargir-ses-usages" class="wp-block-heading">Sécuriser le vélo pour élargir ses usages</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette piste ne vise pas seulement les cyclistes de loisir. Elle doit <strong>renforcer les déplacements entre le sud de la Loire et Blois</strong> pour les trajets quotidiens, notamment entre le domicile et le travail. Pour les élus, le développement de l’usage du vélo passe nécessairement par la <strong>création d’itinéraires continus et protégés.</strong> Une bande simplement tracée ne suffit pas à rassurer au milieu d’un trafic rapide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pont François-Mitterrand constituait précisément un point difficile. <strong>La vitesse des véhicules et l’étroitesse des espaces disponibles rendaient la traversée inconfortable, voire dissuasive.</strong> La nouvelle piste doit permettre de relier plus facilement le lycée horticole, les équipements sportifs comme l’Agl’eau, la Loire à Vélo et, à terme, la future ligne du réseau express vélo REV4 entre Les Montils et La Chaussée-Saint-Victor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une continuité cyclable existe déjà entre le lycée horticole et Agl’eau. Il reste désormais à traiter la liaison entre la sortie du pont et le lycée, sur un axe en dénivelé où se concentrent des flux automobiles importants. Cette section, située sur l’une des entrées majeures de Blois, sera plus complexe à réaménager.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’objectif affiché est double. Il s’agit de faciliter les trajets quotidiens sans voiture, mais aussi de conforter l’attractivité touristique de Blois.</strong> La Loire à Vélo attire chaque année un nombre considérable de voyageurs, dont certains séjournent plusieurs jours dans les villes traversées. Mieux relier l’itinéraire, la gare et les principaux équipements peut donc produire <strong>des effets économiques autant qu’écologiques.</strong></p>



<h2 id="h-rue-d-angleterre-une-chaussee-reprise-pour-140-000-euros" class="wp-block-heading">Rue d’Angleterre, une chaussée reprise pour 140 000 euros</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rue d’Angleterre et aux abords de la place de la République, la Ville a engagé la <strong>réfection des parties les plus dégradées de la chaussée ainsi que la reprise de la couche de roulement.</strong> L’opération doit rétablir un revêtement uniforme, améliorer la sécurité des déplacements et réduire les irrégularités ressenties par les cyclistes comme par les passagers des transports en commun. Le chantier &#8211; qui prend fin ce lundi &#8211; représente <strong>un investissement de 140 000 euros TTC.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="729" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7261-1024x729.jpeg" alt="Rue d’Angleterre" class="wp-image-35812" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7261-1024x729.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7261-300x214.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7261-768x547.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7261-1536x1094.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7261-2048x1458.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rue d’Angleterre</figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph"><strong>D’autres travaux ont été conduits</strong> dans les établissements scolaires pendant l’été : mise en conformité du système de sécurité incendie de l’école maternelle Jean-Perrin, réfection de la couverture de l’école élémentaire Jean-Baptiste-Charcot, isolation et remplacement du parquet de la salle Beauce à l’ALCV. Leur budget cumulé atteint 325 000 euros. À ces opérations s’ajoutent plusieurs interventions sur les réseaux d’eau potable, le marquage routier, l’éclairage public et les chaussées, dont la réfection des trottoirs et de la couche de roulement rue Anatole-France.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Starach’Mania : à Blois, une « Star Academy des pauvres »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/starachmania-a-blois-une-star-academy-des-pauvres</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 13:32:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 24 septembre 2026, le Carillon de Blois fêtera ses cinq ans avec une création* qui résume à elle seule une partie du chemin parcouru depuis sa naissance. À 19 heures, à l&#8217;Espace Quinière Rosa-Parks, neuf comédiennes et comédiens amateurs monteront sur scène dans Starach’Mania, une comédie musicale imaginée et mise en scène par Amélia &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/starachmania-a-blois-une-star-academy-des-pauvres">Starach’Mania : à Blois, une « Star Academy des pauvres »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 24 septembre 2026, le Carillon</strong> de Blois <strong><a href="https://bloiscapitale.com/quatre-ans-de-solidarite-le-carillon-de-blois-fete-son-anniversaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fêtera</a> ses cinq ans </strong>avec <strong>une création</strong>* qui résume à elle seule une partie du chemin parcouru depuis sa naissance. <strong>À 19 heures, à l&rsquo;Espace Quinière Rosa-Parks,</strong> neuf comédiennes et comédiens amateurs monteront sur scène dans <strong><em>Starach’Mania</em>, </strong>une <strong>comédie musicale</strong> imaginée et mise en scène par <strong>Amélia Bréchet</strong> avec la <strong><a href="https://cieragbag.wixsite.com/compagnieragbag" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Compagnie Rag-Bag</a></strong>. Derrière la parodie d’un célèbre télécrochet se dessine <strong>une dystopie sociale</strong> où les personnes les plus fragiles doivent <strong>entrer en compétition pour accéder à des soins.</strong> Mais derrière le spectacle existe une autre histoire : celle d’un groupe constitué au fil de plusieurs années de rencontres, d’improvisations et de confiance, jusqu’à devenir une véritable troupe.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="755" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6965-1024x755.jpeg" alt="Starach" class="wp-image-35762" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6965-1024x755.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6965-300x221.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6965-768x566.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6965-1536x1133.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6965-2048x1510.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>La troupe de la Starach&rsquo; annonçant son spectacle lors d&rsquo;un événement du Carillon au Port de la Creusille</em> | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Starach’Mania</em> réunit neuf comédiennes et comédiens amateurs vivant à Blois — parmi lesquels Mélanie Pasteur, médiatrice culturelle du Carillon —, trois musiciens, une chorégraphe et l’autrice et metteuse en scène Amélia Bréchet. Sept membres de la troupe sont bénéficiaires du RSA ou de l’AAH ; six vivent dans la rue ou connaissent une situation de grande précarité. <strong>Mais s’en tenir à cette dimension sociale reviendrait précisément à passer à côté de l’ambition du projet.</strong> Il ne s’agit pas d’exposer des personnes à travers leurs fragilités, mais de leur donner <strong>toute leur place sur scène,</strong> comme interprètes à part entière d’<strong>une création conçue pour elles et avec elles.</strong></p>



<h2 id="h-avant-la-comedie-musicale-construire-une-dynamique" class="wp-block-heading">Avant la comédie musicale, construire une dynamique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire commence plusieurs années avant le spectacle. Le Carillon s’installe à Blois en 2021. Amélia Bréchet commence ensuite à travailler régulièrement avec le dispositif à partir de 2022. <strong>L’idée du théâtre apparaît rapidement. Sur le papier, elle semble presque évidente</strong> : Amélia Bréchet est comédienne, autrice et metteuse en scène. Mais elle mesure vite ce que suppose la fabrication d’une pièce dans ce contexte : du temps, de la régularité, de la disponibilité et <strong>une continuité difficiles à garantir lorsque les personnes vivent des situations instables.</strong> <em>« Très vite, elle s’est rendu compte qu’il y avait plein de choses qui faisaient que ça allait être difficile »</em>, raconte Mélanie Pasteur, coordinatrice du Carillon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet prend donc d’abord une autre forme. Amélia Bréchet propose de participer au <strong>carnaval de Blois en mars 2023</strong>. De cette aventure naîtra <strong><em>La Gagne des Gueux</em>, film documentaire</strong> sorti en février 2024. <strong>Le film a <em>« fait monter la mayonnaise »</em></strong>, confie Mélanie. Au-delà de l’objet cinématographique, <strong>quelque chose s’est installé dans la durée</strong> : une confiance dans les propositions artistiques qui pouvaient naître autour du Carillon. Lorsque revient l’idée du théâtre, le terrain n’est donc plus le même.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="733" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6963-1024x733.jpeg" alt="Starach" class="wp-image-35771" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6963-1024x733.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6963-300x215.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6963-768x550.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6963-1536x1100.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_6963-2048x1466.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-des-mois-d-improvisation-avant-de-constituer-une-troupe" class="wp-block-heading">Des mois d’improvisation avant de constituer une troupe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de novembre 2025, Amélia Bréchet anime deux ateliers par mois. Dans un premier temps, aucune assiduité n’est exigée : les personnes intéressées peuvent venir, essayer, repartir, revenir. Improvisations et exercices constituent l’essentiel du travail. <em><strong>« À la base, c’était faire du théâtre plutôt pour faire du bien dans les relations interpersonnelles, pour que les gens se rencontrent différemment »,</strong></em> explique Mélanie Pasteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première phase dure jusqu’au printemps. En avril 2026, le fonctionnement change : il est désormais question de <strong>fabriquer un spectacle. Une troupe de neuf personnes est constituée</strong> et celles et ceux qui la rejoignent prennent <strong>un véritable engagement d’assiduité</strong>. Ces mois d’improvisation ont aussi nourri l’écriture. <em><strong>« C’est avec ce qui sortait en impro qu’Amélia a chopé un peu qui était chacun »</strong></em>, observe Mélanie. <em><strong>« Et elle arrive à écrire de manière à mettre les gens en lumière dans leurs failles. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnages et leurs chansons ne sont donc pas nés indépendamment de leurs interprètes. Les paroles ont été écrites par Amélia Bréchet, puis les musiciens <strong>Paul Cadier</strong> et <strong>Antoine Hefti</strong> ont composé les chansons. La partie musicale doit être interprétée en direct, avec un troisième musicien, <strong>Antoine Serreau. Poppée Gicquel</strong> signe notamment les chorégraphies d’ouverture et de fermeture ainsi que certains tableaux collectifs. La distribution rassemble <strong>Simon, Martine, Mélanie, Alexandre, Pauline, Beufa, Bérengère, Florent et Laurent.</strong> Dans le spectacle, ils deviennent notamment<strong> Disco-Boule, Josiane, Cynthia, Théo de Hess, Polochon, Jean-Clown, Bebsy, Delphinium le Morphisme</strong> et <strong>Lolo.</strong></p>



<h2 id="h-bienvenue-en-2030" class="wp-block-heading">Bienvenue en 2030</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour donner un cadre à ces chansons-portraits, Amélia Bréchet imagine un télécrochet qui aurait mal tourné. <strong>Nous sommes en 2030</strong>. Depuis deux ans, dans l’univers fictif de la pièce, <strong>les lieux de soins ont été privatisés.</strong> La protection sociale ne permet plus à une partie de la population d’accéder correctement aux soins. France 2, présentée comme la dernière chaîne publique du paysage audiovisuel français, a alors lancé une émission : la <em>« Star’ach »</em>, <strong>une sorte de Star Academy destinée aux pauvres, aux personnes précaires et aux cabossés de la société.</strong> Ici, la récompense n’est ni un contrat avec une maison de disques ni la promesse d’une carrière de chanteur. <strong>Les deux finalistes peuvent gagner trois mois de cure — sevrage, sommeil ou thermalisme selon leurs besoins. </strong>Le vainqueur obtient en plus <strong>un suivi psychologique et social pendant cinq ans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une dystopie ou une anticipation ?</strong> Amélia Bréchet répond simplement : <strong><em>« Les deux. »</em></strong> La mécanique est volontairement brutale. Des personnes doivent se mettre en scène, séduire un public et battre leurs concurrents pour espérer obtenir des soins auxquels elles devraient normalement pouvoir accéder sans avoir à les mériter. Le spectacle détourne ainsi les codes de la téléréalité pour pousser <strong>une logique jusqu’à l’absurde</strong> : lorsque la solidarité recule, jusqu’où peut aller la transformation de la vulnérabilité en spectacle ?</p>



<h2 id="h-cynthia-au-milieu-du-prime" class="wp-block-heading">Cynthia au milieu du « prime »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le public assiste au premier <em>« prime »</em> de la saison 2030.</strong> Cynthia, grande gagnante de la Star’ach 2028, en est devenue l’animatrice. Elle est interprétée par Mélanie Pasteur. Autour d’elle se succèdent <strong>tableaux collectifs, chansons-portraits, séquences vidéo et interventions des candidats.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce personnage occupe une position particulière. Alors que la plupart des protagonistes restent enfermés dans la mécanique télévisuelle, Cynthia permet ponctuellement au spectacle de basculer véritablement vers la comédie musicale : l’action se suspend et le public entre dans ses interrogations. <strong>Elle commence à percevoir ce qu’a de profondément dérangeant l’émission qu’elle anime.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif conserve par ailleurs une part d’incertitude. <strong>Mélanie connaît ses partenaires et leurs personnages, mais ne sait pas nécessairement ce qu’ils vont lui répondre lorsqu’elle les questionne sur scène.</strong> <em>« Je leur demande pourquoi ils sont là, tout ça, et ça, pour le coup, c’est de l’impro. Il n’y a pas du tout de texte écrit »</em>, explique celle qui joue Cynthia. <strong>Le personnage existe ; le cadre de la scène existe ; mais l’échange peut bifurquer.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="612" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7119-1024x612.jpeg" alt="Beufa" class="wp-image-35399" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7119-1024x612.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7119-300x179.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7119-768x459.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7119-1536x918.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7119-2048x1223.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Beufa &#8211; photo : Marc Alvarez | Blois Capitale</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://bloiscapitale.com/beufa-un-soleil-invincible-en-soi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beufa</a></strong> en est peut-être l’exemple le plus évident. <strong>Son personnage est Jean-Clown.</strong> Dans la pratique <strong>son identité scénique peut encore varier</strong>. <em>« Dans les scripts, il y a les noms de tout le monde. Et à côté de Beufa, il y a un point d’interrogation, parce qu’on ne sait jamais »</em>, sourit Mélanie. <strong>Florent possède lui aussi cette capacité à se transformer.</strong> <em>« Il rentre dans plein de personnages »</em>, raconte-t-elle. <strong>D’une représentation à l’autre, <em>Starach’Mania</em> devrait ainsi conserver une zone d’imprévisible.</strong></p>



<h2 id="h-pas-un-spectacle-de-fin-d-annee" class="wp-block-heading">Pas un « spectacle de fin d’année »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette liberté n’exclut pas l’exigence</strong>. À mesure que la troupe s’est constituée, le rythme de travail s’est intensifié, avec parfois plusieurs rendez-vous dans une même semaine. Pour certains, cette régularité représente déjà un véritable changement dans le quotidien. <em><strong>« À partir du moment où on a commencé à avoir la troupe fermée, c’est là que ça a vraiment commencé à prendre le côté sérieux »</strong></em>, raconte Laurent Olivry. <em><strong>« Ça met vraiment un rythme dans nos vies. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la difficulté consiste alors à préserver le plaisir et le désir de participer, malgré des situations de vulnérabilité parfois fortes sur les plans social, psychique ou physique, tout en maintenant le niveau d’exigence nécessaire à un spectacle appelé à intégrer des programmations culturelles professionnelles. Amélia Bréchet, elle, ne veut pas en rester à un simple spectacle de fin d’atelier. Elle revendique <strong>un projet <em>« semi-professionnel »</em></strong> et souhaite <strong>que <em>Starach’Mania</em> puisse ensuite trouver sa place dans des scènes conventionnées, des centres dramatiques nationaux, des scènes nationales ou encore des lieux dédiés aux musiques actuelles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ambition qui n’est pas sans faire naître une certaine appréhension. Laurent Olivry ne la cache pas : <em><strong>« Bien sûr, il y a du stress. On ne sait jamais trop sur quoi on va atterrir. »</strong></em> Car sur scène, une fois la représentation lancée, impossible de couper ou de recommencer : le public est là, immédiatement présent. Une pression que Laurent dit toutefois parvenir à relativiser grâce à la confiance qu’il accorde à Amélia Bréchet : <em><strong>« Elle a une écriture et une douceur avec nous qui font qu’il est très facile de lui accorder notre confiance. »</strong></em> Quant à savoir s’il pourrait faire de cette expérience un métier, il reste prudent. <em>« Mon truc, c’est vraiment le graphisme. Ce n’est pas spécialement le théâtre ou la danse. <strong>On verra au fil de l’aventure comment ça sera. »</strong></em></p>



<h2 id="h-vous-faites-societe" class="wp-block-heading">« Vous faites société »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s’est produit pendant les mois de répétition ne se mesure pourtant pas en progrès scéniques. Alexandre, surnommé « Toss », insiste sur <strong>la confiance acquise entre des personnes qui, au départ, ne se connaissaient pas et <em>« n’avaient peut-être rien à faire ensemble ».</em></strong> Une phrase leur a un jour été adressée et lui est restée : <em><strong>« Vous faites société. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat rejoint très directement ce que dit Amélia Bréchet au sujet des trajets effectués ensemble, les repas avant les répétitions, les moments où il faut prendre des nouvelles, consoler quelqu’un ou se soutenir sur scène. L’œuvre, écrit-elle en substance, ne réside pas seulement dans ce qui sera présenté au public, mais dans la fabrication patiente d’<strong>un groupe capable d’entraide et d’émancipation.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette construction collective doit sans cesse <strong>composer avec les réalités de chacun</strong>. <strong>Les addictions en font partie.</strong> Elles ne sont ni passées sous silence ni abordées par une interdiction générale qui risquerait, de fait, d’écarter certaines personnes des ateliers. <em>« Ça reste difficile quand même de s’impliquer autant dans une troupe quand on fait face à tout un tas d’addictions »</em>, constate Mélanie Pasteur. Elle décrit plutôt <strong>la recherche d’un équilibre,</strong> ajusté à chaque situation : permettre à chacun de rester pleinement présent dans le projet tout en préservant les conditions nécessaires au travail du groupe. <em><strong>« On respecte son addiction, elle respecte notre envie que ça se passe bien. »</strong></em> Une manière de faire qui renvoie plus largement à la philosophie du Carillon.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35729" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-un-lieu-ou-il-n-y-a-rien-a-prouver" class="wp-block-heading">Un lieu où il n’y a rien à prouver</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alexandre, le mot vient facilement : Le Carillon est <strong><em>« un havre de paix »</em></strong>. Cela ne signifie pas que les conflits disparaissent. Les tensions qui existent dans la rue franchissent parfois la porte du Repère, 3 rue Dupré. Mais une règle implicite s’est installée : elles doivent pouvoir y être traversées autrement. Mélanie Pasteur explique que lorsque de nouvelles personnes arrivent et que la tension monte, l’équipe rappelle que <em><strong>« Le Repère, le mardi après-midi, ça reste un endroit où les conflits ont le droit d’exister, mais par contre on en discute ».</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe qui revient dans les échanges est celui de l’inconditionnalité. <em><strong>« Il n’y a pas de contrepartie qui est demandée »</strong></em>, résume Alexandre. <strong>Les personnes accueillies n’ont pas à démontrer</strong> qu’elles progressent assez vite ni à justifier en permanence leur situation. Mélanie prend l’exemple des aides données sur place : lorsqu’une personne en demande une, l’équipe ne cherche pas d’abord à vérifier si elle est suffisamment pauvre pour y avoir droit. <strong>Cette manière de fonctionner explique peut-être en partie pourquoi un projet aussi exigeant que <em>Starach’Mania</em> a pu émerger. </strong>Avant de demander aux personnes de monter sur scène, plusieurs années ont été consacrées à <strong>permettre aux relations de se construire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/"><strong>>> Un article à découvrir en long format sur le numéro 1 papier de Blois Capitale à paraître en septembre >> prévente via ce lien : https://blois-capitale.sumupstore.com/</strong></a></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>*Starach’Mania</strong> est une création 2026 de la Compagnie Rag-Bag, en coproduction avec l’ALEP et en lien avec le Carillon de Blois. Le projet est soutenu notamment par la Région Centre-Val de Loire, le Département de Loir-et-Cher, la Ville de Blois, la Grange Théâtre Vaugarni et le Centre social Quinière Rosa-Parks. Le spectacle dure environ une heure trente.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/starachmania-a-blois-une-star-academy-des-pauvres">Starach’Mania : à Blois, une « Star Academy des pauvres »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Bastien Lopez : « Nulle part ailleurs qu’à Blois cette œuvre d’art n’aura autant de sens »</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/bastien-lopez-nulle-part-ailleurs-qua-blois-cette-oeuvre-dart-naura-autant-de-sens</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 10:37:05 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/bastien-lopez-nulle-part-ailleurs-qua-blois-cette-oeuvre-dart-naura-autant-de-sens">Bastien Lopez : « Nulle part ailleurs qu’à Blois cette œuvre d’art n’aura autant de sens »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À 31 ans, <strong>Bastien Lopez dirige le <a href="https://www.chateaudeblois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">château royal de Blois</a></strong>, la conservation des musées et le patrimoine culturel de la Ville. Arrivé à Blois en janvier 2024, ce conservateur formé à l’École du Louvre porte aujourd’hui plusieurs chantiers qui dépassent largement la seule gestion d’un monument historique. L’identification dans les réserves d’un feuillet du palimpseste d’Archimède, l’acquisition du buste de Gaston d’Orléans réalisé par Jacques Sarazin, la remise en mouvement des collections, les conditions de conservation de quelque 35 000 œuvres, l’accessibilité, la prévention des risques ou encore le mécénat dessinent les contours d’un château qui veut être pleinement monument, musée et lieu vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un grand entretien accordé à <em>Blois Capitale</em>, à retrouver dans son intégralité dans le </strong><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>numéro 1 du magazine papier</strong> en septembre (prévente ici)</a>, Bastien Lopez revient en détail sur ces différents dossiers. Il y évoque également sa conception du métier de conservateur, son admiration pour Caravage, sa manière de travailler avec les équipes et, plus largement, sa vision du lien entre patrimoine et publics.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35729" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Bastien Lopez au château royal de Blois | Photo : Marc Alvarez</figcaption></figure>
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<h2 id="h-gaston-d-orleans-un-personnage-a-remettre-dans-le-recit" class="wp-block-heading">Gaston d’Orléans, un personnage à remettre dans le récit</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Blois Capitale : Il y a un dossier dans lequel vous avez été directement à l’initiative : celui de Gaston d’Orléans. Pourquoi avez-vous voulu lui donner davantage de place ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bastien Lopez</strong> : Quand je suis arrivé, <strong>je me suis dit qu’on ne mettait pas assez en valeur le XVIIe siècle</strong>. Les visiteurs, évidemment, quand ils entrent dans le château, la première façade qu’ils voient une fois qu’ils sont dans la cour, c’est celle qui se trouve en face : <strong>celle de Gaston d’Orléans,</strong> celle du XVIIe siècle. Mais ce n’est pas un espace qui est visité par le public. On voit le vestibule, mais <strong>finalement on voit assez peu de choses.</strong> On voit un espace, mais c’est tout. Le parcours de visite se trouve dans les appartements de l’aile François Ier et dans le musée de l’aile Louis XII. Mais finalement, Gaston a une toute petite salle, et puis c’est tout. Et <strong>cette façade, qui a été un grand programme architectural et politique en son temps, on la comprend assez mal.</strong> Donc l’idée de trouver des éléments pour développer cette page de l’histoire dans le parcours de visite est arrivée assez tôt. <strong>Mes prédécesseurs ont acheté des œuvres du XVIIe siècle.</strong> On a donc des choses pour enrichir le propos, pour avoir quelque chose d’un peu plus consistant.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7151-768x1024.jpeg" alt="Château royal de Blois" class="wp-image-35562" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7151-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7151-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7151-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7151-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7151-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color"><strong>Blois Capitale :</strong> <strong>Et puis, en novembre 2024, une terre cuite de Jacques Sarazin représentant Gaston d’Orléans réapparaît sur le marché de l’art à Paris. Comment l’apprenez-vous ?</strong></mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bastien Lopez : Il y a chaque année à Paris le salon FAB Paris. Le matin de l’inauguration, un ami m’a écrit. Il m’a dit :<strong><em> « Il y a la terre cuite de Gaston d’Orléans par Sarazin, préparatoire à la façade du château, qui est présentée au salon. Est-ce que tu connaissais ? Est-ce que tu savais ? »</em></strong> C’était une découverte absolue, un objet qui a fait un peu sensation lors de ce salon. Plusieurs personnes, le soir, m’ont dit : <em><strong>« T’as vu ça ? Est-ce que t’es allé voir ? »</strong></em> Oui, oui, j’avais vu… Et cela a été compliqué parce que <strong>l’œuvre était réservée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis finalement, j’ai dit au marchand que je ne pouvais pas passer à côté, et que c’était une acquisition qu’il fallait absolument qu’on fasse. Quelques mois plus tard, il est revenu vers moi et m’a dit que la personne qui voulait l’acheter ne la prenait finalement plus. <strong>Il pouvait donc me la réserver pendant quelques mois parce qu’il trouvait intéressant, effectivement, que cette œuvre vienne à Blois.</strong> C’est un très bel objet. <strong>Il aurait donc plu à beaucoup de collectionneurs, à beaucoup de musées un peu partout dans le monde.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les terres cuites comme celle-là, les portraits en terre cuite des XVIIe et XVIIIe siècles, <strong>ce sont des choses qui s’achètent assez facilement et qui constituent de très beaux objets dans les musées, notamment aux États-Unis, où ils ont de très belles collections. </strong>Donc, possiblement, <strong>cet objet pouvait partir à l’autre bout de la planète rapidement, et l’histoire était finie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le marchand, qui a une appétence patrimoniale et muséale — et je remercie <strong>Édouard Ambroselli</strong> pour sa patience —, m’a dit : <em><strong>« Si vous voulez, on attend un peu. Vous rassemblez les moyens nécessaires, on discute aussi du prix, et puis à la fin on verra. »</strong></em> Cela a été le début d’<strong>une grande aventure pour chercher les moyens.</strong> Je suis d’abord très content que la Ville de Blois ait accepté de s’engager dans cette recherche-là. On a cherché du mécénat. La Région a répondu présente pour financer une partie de cette acquisition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a construit un projet. <strong>Ce n’est pas seulement une acquisition, c’est aussi un développement muséographique pour les prochaines années</strong>. <strong>Nulle part ailleurs qu’à Blois cet objet n’aura autant de sens.</strong> C’est un objet inédit. C’est le portrait d’un grand prince de Blois. Jacques Sarazin est l’un des plus grands sculpteurs de son temps. C’est le dernier témoignage matériel connu de ce décor de façade qui a disparu à la Révolution. Et c’est <strong>un objet inédit.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a eu du mécénat, une collecte populaire aussi, avec à peu près 130 participants en France et à l’étranger, ce qui est énorme. C’est dire combien l’objet a rassemblé. Et puis, au final, c’était 330 000 euros, après une renégociation du prix. L’État aussi, avec le Fonds du patrimoine — qui est une ligne du ministère de la Culture servant à faire des acquisitions exceptionnelles dont le rayonnement est important et de niveau national —, a répondu présent avec une grande participation. <strong>C’était très satisfaisant de voir que nous étions accompagnés par des financeurs pluriels, et notamment par l’État sur ce coup-là, parce que c’était un objet qu’on ne pouvait pas manquer.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7147-768x1024.jpeg" alt="aile Gaston d'Orléans" class="wp-image-35563" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7147-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7147-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7147-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7147-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7147-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
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<h2 id="h-gaston-en-hercule-la-facade-comme-discours-politique" class="wp-block-heading">Gaston en Hercule : la façade comme discours politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Pour comprendre pourquoi cette terre cuite est aussi importante, il faut revenir à la façade de Gaston d’Orléans telle qu’elle apparaissait au XVIIe siècle. Ce que nous voyons aujourd’hui est finalement très différent ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Gaston d’Orléans commande un château, <strong>il commande aussi un décor.</strong> Nous avons aujourd’hui cette idée d’une façade très sobre, parce que ce qui reste, c’est surtout l’architecture de François Mansart, qui est très classique. Elle a donc une petite sévérité, quand même : on voit les volumes, mais on ne voit pas grand-chose d’autre. <strong>En fait, à la Révolution, on a supprimé un ensemble décoratif qui se trouvait dessus.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y avait des allégories, Gaston d’Orléans en Hercule qui surmontait cette façade, mais aussi des figures divines de Mars et de Minerve, qui représentaient la force militaire et la sagesse militaire que revendiquait Gaston.</strong> Il y avait aussi des allégories comme la Vérité, la Bénignité et plein d’autres choses sur cette façade, qui nous sont complètement inconnues aujourd’hui mais qui parlaient réellement aux visiteurs du XVIIe siècle. Au final, quand on entrait dans cette cour du château, on avait face à soi une façade très sobre, mais <strong>tout à fait ornementée, tout à fait dynamisée par ce jeu sculptural.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">C’était donc une véritable façade politique ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui. On avait le programme politique de Gaston d’Orléans, qui, à cette époque-là, est l’héritier du roi de France et qui se voit roi de France</strong> à la place de son frère, sous peu — le plus vite possible. C’est vraiment une façade politique. Et la sculpture que nous avons pu acquérir est la sculpture préparatoire de la clé, vraiment, de ce jeu politique et artistique : Gaston d’Orléans représenté en Hercule.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Pourquoi précisément Hercule ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Hercule, c’est la force. Mais c’est aussi un avatar des rois de France : l’Hercule gaulois, qui est<strong> une figure de l’éloquence et une figure supérieure</strong>, disons, à laquelle les rois de France s’associent régulièrement depuis la Renaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Cette terre cuite n’est donc pas simplement un brouillon préparatoire à la sculpture monumentale ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, ce n’est pas un brouillon. La façade est évidemment à Blois, mais la sculpture en terre cuite, elle, reste à Paris, et permet donc de <strong>faire connaître l’ambition politique de Gaston d’Orléans</strong>. Il y a aussi ce jeu-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Puisque cette terre cuite permet de connaître le visage perdu de Gaston, pourrait-on imaginer restituer un jour le décor sur la façade ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Non. Le décor de la façade a été supprimé à la Révolution</strong>. <strong>On a littéralement décapité la sculpture de Gaston.</strong> Et, au début du XXe siècle, on a garni le drapé, donc le torse, qui reste encore en place et qui est du XVIIe siècle, d’<strong>une tête réalisée par Alfred-Jean Halou</strong>, un sculpteur blésois important de ce début du XXe siècle à Blois. Il a créé une tête qui représente Gaston d’Orléans, mais c’est <strong>une tête historiciste.</strong> Ce n’est pas un véritable portrait puisqu’il n’a évidemment jamais vu Gaston d’Orléans, mais elle vient compléter ce décor. <strong>Cela fait plus d’un siècle que cette tête est sur cette façade. Nous n’avons aucune raison de la supprimer</strong> pour en restituer une autre qui n’existe plus. <strong>Ce serait un contresens historique.</strong></p>



<h2 id="h-un-nouveau-parcours-consacre-a-gaston-d-orleans" class="wp-block-heading">Un nouveau parcours consacré à Gaston d’Orléans</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Le buste devient donc le point de départ d’un nouvel espace consacré à Gaston d’Orléans. Que voulez-vous y raconter ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’idée, c’est d’aménager un espace sur Gaston d’Orléans</strong> avec des objets de nos collections et avec des dépôts d’autres musées qui vont être sollicités, afin de présenter son histoire. C’est à la fois un personnage politique assez contrasté, qui a fait des choses pas très dignes, disons, mais <strong>aussi un grand amateur d’art, un grand mécène.</strong> Il travaillait notamment avec Jacques Sarazin, puisque c’est le sculpteur qui a fait son portrait. C’était un grand amateur d’art et sa collection a été intégrée par la suite à celle de Louis XIV.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Louis XIV est peut-être le plus grand collectionneur du XVIIe siècle en France, mais c’est aussi parce qu’il existe cette conscience que les beaux objets viennent soutenir le pouvoir et qu’un grand prince, à cette époque-là, est forcément un grand collectionneur. Gaston est un très grand amateur de bronzes, de statuettes en bronze, de médailles. C’est lui qui crée aussi l’herbier qui devient ensuite l’herbier de Louis XIV et qui est un objet formidable, aujourd’hui au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. Il travaille avec les peintres, il travaille avec les poètes, il en protège aussi. <strong>C’est vraiment un personnage d’art et de lettres absolument important en son temps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Peut-on parler d’un rééquilibrage du récit du château ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On peut parler de rééquilibrage. Après, il faut quand même garder en tête que l’histoire du château, c’est essentiellement la Renaissance.</strong> On ne va pas enlever de la place à Henri III, au duc de Guise, à François Ier, qui sont les personnages principaux. Mais il faut que, dans ce parcours de visite, on puisse présenter tous les personnages, en tout cas <strong>les personnages importants.</strong> Et <strong>Gaston d’Orléans ne peut pas être un personnage trop secondaire</strong>, étant donné l’importance visuelle qu’il a pour le public et l’importance historique qu’il a aussi en son temps.</p>



<h2 id="h-on-ne-voit-pas-assez-le-chateau-comme-un-musee" class="wp-block-heading">« On ne voit pas assez le château comme un musée »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Cette acquisition et le projet muséographique qui l’accompagne vous ont valu en 2026 le prix Michel Laclotte. Qu’a représenté cette distinction ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le prix Michel Laclotte est un prix qui m’a beaucoup ému</strong>. C’est un prix qui est décerné à de jeunes conservateurs pour de premières réalisations en histoire de l’art. C’est moi qui le reçois, mais c’est pour l’acquisition et <strong>pour le projet muséographique qui va derrière.</strong> Cela arrive après pas mal de travail, pas mal de sollicitations, pas mal d’efforts aussi pour arriver à un objectif dont j’étais convaincu, mais pour lequel il a fallu convaincre afin que cela puisse se faire. Et puis je n’ai pas porté cela tout seul. <strong>Je l’ai porté avec les équipes du château, les équipes de la Ville aussi. Le mécénat de la Ville est très, très actif. Donc c’est une belle récompense.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Le Comité français d’histoire de l’art écrit que cette acquisition et son projet muséographique « laissent augurer une renaissance du musée de Blois ». Le mot est fort. Qu’est-ce qui doit renaître ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée, c’est d’apporter un éclairage sur la collection du château. <strong>On voit le château comme un monument. On ne le voit pas assez comme un musée.</strong> L’idée, évidemment, ce n’est pas de transformer le château en musée 100 % pur jus. Ce n’est pas ça. <strong>C’est un château-musée.</strong> Fondamentalement, c’est un lieu qui a la légitimité d’être un musée parce qu’il est d’abord un château.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais les réserves sont pleines,</strong> notamment de beaux objets qui méritent de sortir, qui méritent d’être mis en musique dans le parcours de visite, d’être interchangés les uns avec les autres. Il faut s’intéresser à ces objets pour <strong>les montrer au public</strong> et apporter la richesse et la diversité de ces collections aux yeux de tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Acheter ce buste de Gaston d’Orléans, c’est fondamental par rapport à la nature même du buste, mais <strong>c’est aussi un déclencheur. </strong>Pour cet espace sur Gaston d’Orléans qui va être créé, <strong>nous allons faire sortir des objets des réserves</strong> : une tapisserie, par exemple, du mobilier. Nous allons faire des restaurations. Et nous allons déplacer des objets qui se trouvent aujourd’hui ailleurs, soit dans les appartements, soit dans le musée, dans la partie Louis XII en dessous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie que nous allons avoir une espèce de vrai chantier de collections. Mais on ne va pas tout refaire non plus ! <strong>Un musée, ce n’est pas un lieu où rien ne bouge. Au contraire.</strong> C’est un lieu de vie, un lieu d’échange. C’est un lieu où l’on expose des œuvres qui n’étaient pas connues, parce qu’on les a restaurées ou parce qu’il y a désormais un contexte favorable pour qu’elles puissent être présentées. <strong>Une œuvre d’art, ce n’est pas juste un objet.</strong> C’est un objet qui porte des sens, qui porte des valeurs, qui porte l’histoire de son artiste, de ses artistes, de ses collectionneurs, de son contexte. Cela raconte plein de choses. L’idée, c’est d’apporter aussi du mouvement.</p>



<h2 id="h-ce-qui-est-exceptionnel-a-blois-c-est-que-les-differentes-epoques-se-voient" class="wp-block-heading">« Ce qui est exceptionnel à Blois, c’est que les différentes époques se voient »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Le château royal de Blois possède une architecture assez unique, avec des ailes très différentes. C’est presque un voyage à travers le temps. Existe-t-il beaucoup d’autres châteaux comparables ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du patrimoine, c’est une histoire de réécriture permanente, partout. Mais ce qui est exceptionnel à Blois, c’est que cela se voit parfaitement. On voit vraiment les étapes les unes à côté des autres. <strong>L’idée de valoriser Gaston d’Orléans, c’est aussi de mettre en avant le fait qu’il y a une histoire en plus qui n’est pas une histoire strictement de la Renaissance.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais la caractéristique de Blois, c’est que non seulement on voit tout cela très, très bien, mais qu’en plus ce sont des architectures extrêmement qualitatives.</strong> Il y a celle de Louis XII, celle de François Ier, celle de Gaston d’Orléans, également celle du Moyen Âge, qui est coincée entre Louis XII et François Ier, mais qui détermine toute la structure du monument sur son éperon rocheux et qui lance une histoire absolument importante, chevaleresque, princière puis royale. Et il y a aussi, à la fin du parcours, à la fin de cette histoire, la restauration du château au XIXe siècle par Félix Duban, puis par Jules de La Morandière. Tout cela, ce sont des opérations extrêmement qualitatives, <strong>remarquables.</strong> Il n’y a pas une époque du château où l’on n’a pas eu un grand architecte ou quelque chose d’ambitieux. <strong>Il n’y a pas de sous-projet, en fait, dans l’histoire du château. Et c’est pour cela que c’est exceptionnel.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7156-1024x768.jpeg" alt="château royal de Blois" class="wp-image-35559" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7156-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7156-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7156-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7156-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7156-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-s-il-ne-se-passait-rien-au-chateau-ce-serait-terrible" class="wp-block-heading">« S’il ne se passait rien au château, ce serait terrible »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Le château donne également une place importante aux concerts, festivals et autres événements</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un lieu qui est fait pour cela ! <strong>S’il ne se passait rien au château, ce serait terrible. Un château est fait pour accueillir du monde, pour avoir ses portes ouvertes et pour faire vivre de beaux événements.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’automne qui arrive en est une parfaite illustration. Il y aura le <strong>Grand Concert Royal le 12 septembre,</strong> qui sera un rendez-vous important. La cour sera pleine, avec de très belles têtes d’affiche. Ce sera évidemment un événement à vivre sur le moment, mais il aura aussi <strong>une portée patrimoniale puisque ses bénéfices nets doivent contribuer à la restauration du château, à l’amélioration de l’accueil du public et à la valorisation du patrimoine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et à Blois, l’automne n’est jamais vraiment tranquille. Pour les <strong>Journées européennes du patrimoine,</strong> nous allons ouvrir dans le musée des Beaux-Arts un parcours consacré à nos <strong>collections asiatiques.</strong> Chaque année, nous profitons de ce rendez-vous pour mettre en lumière un artiste, un fonds ou certains objets des collections. Nous présenterons notamment Henri Varenne, un décorateur qui a beaucoup travaillé à Tours, en particulier pour l’hôtel de ville et la gare, et qui est donc une figure bien connue en Centre-Val de Loire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste après viendra l’ouverture <strong>d’AR(t]CHIPEL</strong>, le <strong>festival d’art contemporain</strong> porté par la Région avec le Centre Pompidou. Cette année, la programmation accorde une place particulière à <strong>Alexander Calder</strong>, et nous allons accueillir une sculpture monumentale de l’artiste dans la cour du château. Son inauguration est prévue le 15 octobre. Ce sera un moment extrêmement important, qui permettra aussi de faire venir au château un public attiré par l’art moderne et contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au mois d’octobre, il y aura bien sûr les Rendez-vous de l’histoire</strong>. Le château accueille une partie de la manifestation et, cette année, notre équipe participera également à plusieurs tables rondes et événements spécifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Puis viendra Noël au château,</strong> avec cette année un format un peu différent des précédentes éditions. Nous revenons vers quelque chose de plus pleinement <strong>associé à l’imaginaire de Noël, avec davantage de lumière, de scintillements et de décors dans les appartements.</strong> Là encore, ce sera un grand rendez-vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout cela représente énormément de travail pour les équipes</strong>, parce que nous voulons faire les choses correctement, bien accueillir le public et proposer des moments qui marquent. On revient toujours à cette notion d’expérience : <strong>il faut que le visiteur vive quelque chose et qu’il en garde une trace.</strong> Dans les prochains mois, nous n’allons donc clairement pas cesser d’accueillir le public et de faire vivre le château à travers de grands événements.</p>



<h2 id="h-prevenir-plutot-qu-etre-indemnise" class="wp-block-heading">Prévenir plutôt qu’être indemnisé</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Plus on ouvre et fait vivre un monument, plus la question de sa protection devient importante. La question de l’assurance du château et des collections a notamment fait parler.</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un sujet qui a beaucoup fait parler, mais qui n’est pas, à vrai dire, le point le plus fondamental. Peu de musées assurent l’intégralité de leurs collections. <strong>L’essentiel est d’abord que le château soit couvert en matière de responsabilité et de dommages, ce qui est bien le cas avec la Ville</strong>. L’autre enjeu majeur est de pouvoir <strong>réagir efficacement </strong>en cas d’incident : remettre le monument en état si nécessaire, dans les meilleurs délais, avec des coûts qui restent raisonnables et supportables pour la collectivité. Là encore, les dispositifs existent. Quant à la question plus spécifique de l’assurance, la Ville souhaite également avancer sur ce sujet et une solution est actuellement en cours d’élaboration. Je ne peux pas entrer davantage dans les détails puisqu’il s’agit d’une procédure de marché public, mais le dossier est bien en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le travail mené avec les pompiers</strong> me paraît, à ce titre, encore plus important, parce qu’<strong>il permet d’anticiper les risques et de préparer concrètement la réponse à un éventuel incident.</strong> Si un incendie se déclare, ce n’est évidemment pas l’assurance qui l’arrêtera. Ma priorité, dans ce cas, est de protéger le public, le personnel, mais aussi les œuvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces œuvres sont uniques. Une assurance ne permettra jamais de remplacer ce qui aurait disparu définitivement.</strong> Elle pourra éventuellement contribuer à financer certaines restaurations, mais elle ne restitue pas un patrimoine perdu. C’est pourquoi nous travaillons très étroitement avec les pompiers. Ils viennent sur place, apprennent à connaître le bâtiment et ses particularités, et nous avons signé avec eux une convention de partenariat. C’est un travail très concret sur la préservation du patrimoine. Nous avons notamment organisé, en novembre dernier, un exercice qui s’est très bien déroulé, avec l’évacuation d’une partie des collections.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui m’importe, c’est que, si un incident survient, nous soyons capables d’intervenir de la manière la plus précise, la plus adaptée et la plus rapide possible</strong> : mettre les œuvres à l’abri, protéger celles qui pourraient être menacées, et agir en tenant compte de la complexité du bâtiment. <strong>Le château est complexe par son histoire, et cette complexité implique aussi des fragilités.</strong> Il faut donc mieux connaître le monument, mieux identifier ses points sensibles et anticiper les difficultés qui pourraient se présenter. C’est là, à mes yeux, que se situe le véritable travail de prévention. Et c’est précisément sur cela que <strong>nous travaillons en permanence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Cela implique-t-il d’avoir déjà décidé quelles œuvres seraient sauvées en priorité en cas de catastrophe ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail mené en amont dans le cadre du <strong>Plan de sauvegarde des biens culturels</strong> consiste précisément à anticiper ce type de situation. <strong>Les œuvres sont hiérarchisées selon trois niveaux de priorité, </strong>définis en fonction de leur importance patrimoniale. C’est un exercice <strong>particulièrement difficile,</strong> parce qu’il oblige à se placer très froidement dans une situation que l’on espère ne jamais connaître : se demander, si un sinistre majeur devait survenir, quelles seraient les œuvres à sauver en priorité. Humainement, ce n’est pas simple. Mais cette hiérarchisation fait partie du travail de préparation et de prévention indispensable pour pouvoir agir vite et efficacement en cas d’urgence.</p>



<h2 id="h-le-chateau-leur-est-ouvert-vraiment" class="wp-block-heading">« Le château leur est ouvert, vraiment »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">À la grille du château, on voit souvent des personnes qui regardent, prennent une photographie, sans forcément entrer. Qu’auriez-vous envie de leur dire ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’ils sont les bienvenus pour rentrer ! La question est très vaste. Je n’ai pas un seul message à leur transmettre. J’ai juste à leur dire de <strong>profiter de la beauté du château, d’être curieux et donc de passer la porte</strong> s’ils ont envie de le faire, parce que la porte est ouverte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Et aux Blésois eux-mêmes, qui peuvent venir et revenir grâce au Pass Blois Culture ?</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le château leur est véritablement ouvert. Pour les Blésois, il y a bien sûr toute cette histoire qu’ils connaissent déjà en partie — la Renaissance, François Ier, le duc de Guise — mais qui mérite d’être <strong>découverte et redécouverte,</strong> notamment à travers nos <strong>visites guidées.</strong> Il y a aussi les <strong>visites insolites</strong>, qui permettent d’accéder à des espaces ou à des aspects moins visibles du monument et qui restent toujours très surprenants. Ils peuvent revenir seuls, avec des amis, avec leurs proches. Mais ce qui m’intéresse aussi beaucoup, ce sont <strong>les collections.</strong> Elles sont extrêmement riches et couvrent une période très large, <strong>de l’Antiquité jusqu’au milieu du XXe siècle. </strong>Nous ne pouvons évidemment pas tout montrer, mais elles ont énormément de choses à raconter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le château a aussi ce rôle de lieu culturel de proximité, de musée pour les habitants. Beaucoup de scolaires et de classes le fréquentent déjà et découvrent ainsi la richesse de ses collections et de son patrimoine. <strong>L’enjeu est aussi de faire comprendre à tous les Blésois que leur château n’est pas seulement un monument emblématique de la ville : c’est une ressource patrimoniale exceptionnelle, qu’ils peuvent s’approprier et redécouvrir régulièrement.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">&gt;&gt; un grand entretien à retrouver dans son intégralité dans le <a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">numéro 1 du magazine papier en septembre (prévente ici)</a></mark></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/bastien-lopez-nulle-part-ailleurs-qua-blois-cette-oeuvre-dart-naura-autant-de-sens">Bastien Lopez : « Nulle part ailleurs qu’à Blois cette œuvre d’art n’aura autant de sens »</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tout savoir sur l’avenir de la librairie Labbé avec Bruno Labbe, son repreneur</title>
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					<comments>https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-lavenir-de-la-librairie-labbe-avec-bruno-labbe-son-repreneur#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 09:47:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Promise à la fermeture quelques mois plus tôt, la librairie Labbé a rouvert ses portes au cœur de Blois. À 38 ans, Bruno Labbe porte un projet fondé sur le conseil, le retour des animations, la jeunesse, les partenariats locaux et le commerce en ligne. Mais derrière la cession annoncée pour un euro symbolique, la &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-lavenir-de-la-librairie-labbe-avec-bruno-labbe-son-repreneur">Tout savoir sur l’avenir de la librairie Labbé avec Bruno Labbe, son repreneur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Promise à la fermeture quelques mois plus tôt, la librairie Labbé a rouvert ses portes au cœur de Blois. À 38 ans, Bruno Labbe porte un projet fondé sur le conseil, le retour des animations, la jeunesse, les partenariats locaux et le commerce en ligne. Mais derrière la cession annoncée pour un euro symbolique, la reprise nécessite plusieurs centaines de milliers d’euros.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">La librairie Labbé devait rouvrir le lundi 17 août. Elle a finalement accueilli ses premiers clients quatre jours plus tôt, le jeudi 13, comme si l’impatience des Blésois avait précipité le retour de cette institution de la rue Porte-Chartraine. Bruno Labbe, qui s’apprête à reprendre l’établissement, raconte cette réouverture avec un étonnement encore intact : <em>« Jeudi matin, quand nous avons annoncé que la librairie ouvrirait à 9 h 30, il y avait quelqu’un devant la porte à 9 h 28 parce qu’il voulait voir la nouvelle organisation. Hier, nous n’avons pas arrêté de l’après-midi. <strong>Nous avons couru dans tous les sens parce que tout le monde est venu découvrir le nouvel aménagement. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des heures, les visiteurs redécouvrent un lieu familier dont les lignes ont changé : <strong>les rayons ont été réorganisés, les perspectives libérées, l’espace jeunesse agrandi.</strong> Ils observent, parcourent les salles, cherchent leurs anciens repères et en découvrent de nouveaux. Mais derrière cette curiosité affleure surtout un profond soulagement. La librairie que l’annonce de sa fermeture semblait avoir condamnée demeure là, avec sa devanture rouge et son nom familier, au cœur de Blois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7218-1024x768.jpeg" alt="Librairie Labbé" class="wp-image-35700" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7218-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7218-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7218-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7218-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7218-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Cette effervescence ne préjuge pourtant pas de l’avenir. <strong>Labbé a échappé à la disparition ; il lui reste désormais à durer.</strong> Pour Bruno Labbe, tout l’enjeu sera de transformer l’émotion des retrouvailles en <strong>fidélité quotidienne,</strong> et l’attachement proclamé en livres achetés.</p>



<h2 id="h-une-fermeture-annoncee" class="wp-block-heading">Une fermeture annoncée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Retour au <strong>12 février 2026</strong>. Ce jour-là, Olivier Labbé annonce que la librairie fermera prochainement ses portes, probablement à la fin du mois de juin. À Blois, en pleine campagne électorale pour la mairie, la nouvelle résonne bien au-delà du cercle des lecteurs : <strong>c’est un morceau de l’histoire commerçante et culturelle de la ville que l’on croit alors sur le point de disparaître.</strong> Cette histoire commence en <strong>1837</strong>. Simone Labbé reprend l’enseigne en 1973, avant de la transmettre, en 1992, à Catherine et Olivier Labbé. Au fil des décennies, la librairie grandit, gagne plusieurs niveaux et déploie ses rayonnages sur quelque <strong>750 mètres carrés. </strong>Avec ses 57 000 références annoncées, elle est devenue bien davantage qu’un commerce : un repère familier dans le paysage blésois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les chiffres racontaient une lente asphyxie.</strong> En moins de deux ans, Olivier Labbé déclarait avoir perdu près de 200 000 euros de trésorerie, tandis que le déficit se creusait chaque mois de 8 000 à 10 000 euros. Il invoquait un faisceau de causes : l’érosion des ventes de livres neufs, la progression des achats sur Internet, le recul de la fréquentation du centre-ville et le poids de la concurrence locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La librairie n’était pourtant engagée dans aucune procédure collective. <strong>Olivier Labbé avait choisi de devancer le point de rupture,</strong> avant que la trésorerie ne soit entièrement consumée. Au-delà de l’enseigne, <strong>onze emplois se retrouvaient menacés</strong>. Dans les semaines qui suivent l’annonce, plusieurs projets de reprise commencent cependant à se dessiner. <strong>Bruno Labbe signe une lettre d’intention dès le mois de mars, avant la conclusion d’un compromis le 5 juin.</strong></p>



<aside style="box-sizing: border-box; margin: 32px 0; padding: 26px 28px; background: #f7f2f9; border-left: 7px solid #6f2c91; border-radius: 0 10px 10px 0; color: #29242c; font-family: inherit; line-height: 1.7;" aria-label="La différence entre les noms Labbe et Labbé">

  <p style="margin: 0 0 16px;">
    <strong style="color: #6f2c91;">Un accent les sépare, et aucun lien de parenté ne les unit.</strong>
    Bruno Labbe n’appartient pas à la famille d’Olivier Labbé : contrairement à celui de l’actuel propriétaire, son patronyme s’écrit sans accent.
  </p>

  <p style="margin: 0 0 16px;">
    La coïncidence l’amuse d’autant plus qu’on le surnomme depuis longtemps « Labbé », en particulier lorsque son nom apparaît en lettres majuscules et que la différence graphique s’efface. « Le pourcentage de chances pour que Monsieur Labbe rachète la librairie Labbé était tout de même très faible ! » s&rsquo;amuse le repreneur.
  </p>

</aside>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35729" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-de-la-comptabilite-a-la-direction-d-une-librairie" class="wp-block-heading">De la comptabilité à la direction d’une librairie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rien, dans les premières années professionnelles de Bruno Labbe, ne semblait devoir le conduire parmi les livres. Titulaire d’un BTS en comptabilité et gestion, il exerce d’abord pendant deux ans dans un cabinet d’expertise comptable. Puis il change de voie, se tourne vers la vente et obtient une licence en marketing. <em>« Lorsque j’ai commencé à chercher du travail, je me suis demandé ce qui pourrait m’intéresser. <strong>Comme je lisais beaucoup, je me suis dit : “Pourquoi ne pas travailler dans la vente de livres ?”</strong> J’ai vu passer une offre pour devenir <strong>responsable de la librairie Téqui, à Paris.</strong> Je cochais à peu près toutes les cases, alors je me suis dit : <strong>“On y va !”</strong> »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette candidature marque son entrée dans le métier. De 2015 à 2019, il dirige la librairie parisienne. Après une période de chômage, il s’installe à Blois et travaille durant quatre ans à la Boutique des 3 Ave, adossée à la basilique Notre-Dame-de-la-Trinité. En 2025, il rejoint pour six mois l’équipe chargée de <strong>l’ouverture du magasin Cultura de Vineuil</strong>. De la librairie spécialisée au grand groupe culturel, ce parcours lui permet d’observer des modèles commerciaux presque opposés et d’en retenir les forces comme les limites. <em><strong>« Cultura, c’est de la grande distribution,</strong> un groupe qui compte 115 magasins. Les méthodes ont été réfléchies et éprouvées dans de nombreux magasins. Certaines sont très efficaces et permettent d’avoir une approche différente. Mais <strong>on n’a pas, dans une petite librairie comme Téqui, le même contact avec le client que chez Cultura.</strong> Dans une petite librairie, lorsqu’un client entre, je vais nécessairement lui parler. Chez Cultura, quelqu’un peut rester une heure dans le magasin sans que personne ne lui parle, à part pour lui dire rapidement bonjour. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À la librairie Labbé, il entend conjuguer les méthodes d’organisation observées dans une grande enseigne avec la proximité d’un commerce indépendant.</strong> <em>« Au regard de sa taille, la librairie se rapproche plutôt de Cultura. En revanche, son approche est davantage celle d’une petite librairie. Nous parlons beaucoup avec les clients. Nous prenons le temps de comprendre ce qu’ils recherchent, d’aller chercher ce qu’ils veulent et de préciser leur demande. C’est l’approche qui me correspond le mieux. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="594" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7217-1024x594.jpeg" alt="Librairie Labbé" class="wp-image-35701" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7217-1024x594.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7217-300x174.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7217-768x446.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7217-1536x891.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7217-2048x1189.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-un-projet-ne-apres-son-depart-de-cultura" class="wp-block-heading">Un projet né après son départ de Cultura</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir quitté Cultura en novembre 2025, Bruno Labbe réalise un bilan de compétences. La possibilité de créer ou de racheter une entreprise apparaît parmi les pistes envisagées. <strong>Il commence alors à rechercher des librairies en vente.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Orléans</strong>, il arrive trop tard : l’établissement repéré n’a plus de stock et son bail commercial vient d’être dénoncé. <strong>À Tours,</strong> un compromis est déjà en cours de signature. La librairie Labbé figure également sur le marché, mais <strong>Olivier Labbé</strong> souhaite alors vendre simultanément le fonds de commerce et les murs. On parle de deux à trois millions d’euros, bien au-delà de ses possibilités. <em><strong>« Un ami m’a dit : “Renseigne-toi.</strong> Comme cela fait trois ans que Monsieur Labbé essaie de vendre, il a décidé de séparer les murs de la librairie et il cède le fonds de commerce pour un euro. Il ne resterait plus que le stock à racheter. Vérifie mes informations, parce que je ne suis pas tout à fait sûr.” J’ai appelé Monsieur Labbé et c’était effectivement le cas. Nous passions de deux ou trois millions d’euros <strong>à environ 300 000 euros. La reprise devenait accessible. »</strong></em></p>



<h2 id="h-l-euro-symbolique-ne-represente-pas-le-cout-de-la-reprise" class="wp-block-heading">L’euro symbolique ne représente pas le coût de la reprise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’euro symbolique ne représente que le prix du fonds de commerce. Il ne comprend ni les murs ni le stock de la librairie et ne saurait, à lui seul, résumer le coût de la reprise. <em><strong>« Les 300 000 euros correspondent uniquement au stock. En ajoutant tous les autres besoins, il me faut un peu plus »</strong></em>, confirme le repreneur. À cette somme s’ajoutent notamment les frais liés à la cession, la trésorerie nécessaire au fonctionnement, le fonds de roulement et les investissements engagés pour réaménager l’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mener à bien cette reprise, <strong>Bruno Labbe s’est entouré de trois associés appartenant à son cercle familial ou amical.</strong> Établis en Allemagne, à Cherbourg et en Bourgogne, ils soutiennent financièrement le projet sans avoir vocation à participer à la gestion quotidienne de la librairie. L’acquisition ne portant pas sur les murs, ceux-ci demeurent distincts de l’exploitation commerciale. Avec son cabinet comptable, Bruno Labbe a donc déterminé <strong>le montant maximal du loyer que l’activité pourra supporter</strong>, <strong>dans un secteur où les marges de manœuvre restent étroites.</strong></p>



<h2 id="h-une-passation-officielle-les-2-et-3-octobre" class="wp-block-heading">Une passation officielle les 2 et 3 octobre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Olivier Labbé reste présent</strong> quotidiennement tant que la cession n’est pas finalisée. Après celle-ci, il devrait continuer à accompagner Bruno Labbe avant de s’effacer progressivement. <em><strong>« L’idée est qu’il soit disponible pendant un an, afin que nous puissions voir une année complète de fonctionnement.</strong> En un ou deux mois, on ne peut pas rencontrer tous les cas de figure possibles. »</em> La rentrée scolaire, la rentrée littéraire, les Rendez-vous de l’histoire, Noël et les périodes plus calmes constituent autant de séquences commerciales qu’il faudra apprendre à anticiper.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une passation officielle est prévue les 2 et 3 octobre.</strong> La soirée du vendredi sera réservée aux élus, partenaires et personnes ayant accompagné le projet. <strong>Le samedi prendra la forme d’une journée portes ouvertes avec des sculptures sur ballons, du maquillage, des dessins réalisés sur le vif, des jeux de société et des jeux en bois.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7212-1024x768.jpeg" alt="Labbé Blois" class="wp-image-35703" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7212-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7212-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7212-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7212-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7212-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-dix-salaries-auxquels-s-ajoutera-bruno-labbe" class="wp-block-heading">Dix salariés, auxquels s’ajoutera Bruno Labbe</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La reprise s’accompagne d’une recomposition de l’équipe</strong>. Bruno Labbe annonce un effectif de <strong>dix salariés, auquel il viendra lui-même s’ajouter.</strong> L’une des employées étant encore en congé parental pour un an, neuf salariés seront présents dans la librairie. Quatre départs ont marqué la période précédente : un départ à la retraite, une reconversion professionnelle et deux départs pour raisons personnelles. Pour compléter l’équipe appelée à poursuivre l’activité, trois recrutements ont été réalisés. <em><strong>« Pour les salariés aussi, c’est un soulagement.</strong> Ils se demandaient s’ils allaient perdre leur travail. Lorsque nous proposons des événements pour la suite, ils sont à fond et vont même suggérer des choses auxquelles nous n’avions pas pensé. <strong>Il y a une vraie volonté de continuer l’aventure et de relancer la <a href="https://www.facebook.com/librairielabbeblois/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dynamique de l’entreprise. »</a></strong></em></p>



<h2 id="h-une-librairie-rendue-plus-lisible" class="wp-block-heading">Une librairie rendue plus lisible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première transformation se lit dans la <strong>circulation à l’intérieur du bâtiment</strong>. Au rez-de-chaussée, plusieurs meubles hauts ont disparu, les tables ont été espacées et les accès à certaines salles dégagés. Autant d’ajustements destinés à <strong>ouvrir les perspectives</strong> et à rendre le parcours plus lisible. <em>« Quand on entrait dans la librairie Labbé, la visibilité n’existait pas du tout. C’était complètement fermé. Il y avait des meubles hauts. <strong>J’avais la volonté d’ouvrir cet espace qui est grand. Les gens nous disent maintenant : “Nous nous rendons compte que cette pièce est grande.” »</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7209-1024x768.jpeg" alt="Librairie Labbé" class="wp-image-35704" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7209-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7209-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7209-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7209-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7209-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La succession de petites salles, de niveaux, d’escaliers et de passages voûtés</strong> fait partie de l’identité du lieu, mais elle peut également désorienter. Au niveau –2, un présentoir masquait ainsi l’entrée du rayon polar. Il a été retiré afin que la salle soit visible dès le bas de l’escalier. L’objectif n’est pas d’effacer le caractère historique de la librairie, mais de <strong>rendre son architecture plus facile à comprendre.</strong> Les libraires reconstruisent les rayons à partir de leurs connaissances, de leurs goûts et de leur expérience de la clientèle. Le nombre de références devrait donc progressivement se rapprocher du niveau précédent, avec un stock légèrement resserré mais davantage renouvelé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La presse a disparu des rayons, tandis que la vente de CD et de DVD a pris fin.</strong> Le secteur des <strong>beaux-arts</strong>, autrefois installé dans une salle entière, a été resserré. Il retrouvera davantage d’ampleur à l’approche de Noël, période plus favorable à ces ouvrages souvent coûteux et fréquemment offerts. Les autres grandes catégories sont maintenues. <strong>Le rayon jeunesse est, en revanche, le principal secteur appelé à se développer.</strong></p>



<h2 id="h-la-jeunesse-comme-premier-public-a-fideliser" class="wp-block-heading">La jeunesse comme premier public à fidéliser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Installé dans une salle plus vaste, <strong>le nouvel espace jeunesse doit accueillir progressivement davantage d’albums, de romans et de documentaires.</strong> <em>« Si je veux vraiment appuyer sur un public, je préfère appuyer sur la jeunesse. Une fois fidélisés, ces lecteurs resteront pendant des années. <strong>Nous allons bien sûr continuer à nous occuper de tous les publics, mais la priorité sera la jeunesse. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des lectures hebdomadaires</strong> doivent notamment être proposées aux enfants. Bruno Labbe envisage également des animations dans différentes structures. <strong>L’établissement restera généraliste, mais il veut préparer aujourd’hui le renouvellement de son lectorat.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7216-1024x768.jpeg" alt="Librairie Labbé" class="wp-image-35702" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7216-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7216-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7216-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7216-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/IMG_7216-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


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<h2 id="h-une-animation-chaque-semaine-pour-commencer" class="wp-block-heading">Une animation chaque semaine pour commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour relancer cette dynamique,</strong> une comédienne et metteuse en scène a été recrutée afin de concevoir et de coordonner la programmation des animations. Bruno Labbe envisage une montée en puissance progressive : <em><strong>« Nous allons commencer avec un événement par semaine,</strong> le temps de lancer la dynamique. Il pourra y avoir une lecture pour les enfants, puis peut-être une animation le mercredi et une autre le samedi. Nous ferons aussi des choses à l’extérieur, dans des maisons de retraite, des écoles, des associations ou d’autres lieux. »</em> <strong>Le deuxième étage servira d’espace modulable</strong>.</p>



<h2 id="h-des-partenariats-pour-elargir-les-publics" class="wp-block-heading">Des partenariats pour élargir les publics</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour attirer des visiteurs qui ne franchissent pas spontanément le seuil d’une librairie,</strong> Bruno Labbe entend multiplier les passerelles avec les acteurs locaux. Une collaboration se prépare ainsi avec <em><a href="https://www.facebook.com/p/Draco-Geek-Shop-100084207017391/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Draco Geek Shop</strong></a></em>, commerce spécialisé dans les jeux de société, les jeux vidéo, les cartes et la culture populaire. <em>« Il me prête des jeux et nous faisons une démonstration de ses produits. C’est intéressant pour lui parce qu’il peut éventuellement vendre des jeux. C’est intéressant pour nous parce que les gens qui montent au deuxième étage vont traverser la librairie. <strong>Cela peut créer un flux que nous n’avons pas habituellement. »</strong></em> Ces rendez-vous pourront être prolongés dans les rayons par des sélections de bandes dessinées, de mangas, de fantasy ou d’ouvrages consacrés à la <strong>pop culture</strong> : une manière de relier l’animation à la découverte des livres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La coopération avec Annie Huet</strong>, amorcée sous la direction d’Olivier Labbé, doit elle aussi se poursuivre. <em>« Pour moi, il y a des leviers à utiliser comme cela, qui vont apporter <strong>un réseau supplémentaire et des clients potentiels.</strong> Ensuite, ce sera à nous d’avoir les bons livres au bon endroit. »</em></p>



<h2 id="h-les-collectivites-et-les-appels-d-offres" class="wp-block-heading">Les collectivités et les appels d’offres</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La librairie travaille déjà avec des écoles et des collectivités.</strong> Bruno Labbe souhaite moins augmenter les commandes de chacune que développer le nombre d’organismes clients. Il veut notamment <strong>répondre à des appels d’offres</strong> sur lesquels l’établissement ne se positionnait pas jusqu’à présent. Il cite en exemple la bibliothèque Abbé-Grégoire, dont une partie des achats passait par la librairie Mollat à Bordeaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La librairie continuera parallèlement de participer aux manifestations</strong> qui ont construit sa présence locale, à commencer par les Rendez-vous de l’histoire. Elle doit aussi être présente au Grand Rendez-vous des IDEL, journée régionale des infirmiers libéraux organisée le 3 novembre à Romorantin-Lanthenay.</p>



<h2 id="h-les-rendez-vous-de-l-histoire-comme-premiere-grande-epreuve" class="wp-block-heading">Les Rendez-vous de l’histoire comme première grande épreuve</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant même Noël, les Rendez-vous de l’histoire feront figure de première épreuve grandeur nature.</strong> <em>« C’est du gros, avec beaucoup de travail. Les prochaines échéances sont la rentrée scolaire, la rentrée littéraire, la journée du 3 octobre, puis les Rendez-vous de l’histoire et Noël. »</em> Réception des ouvrages, installation des espaces de vente, réassort, retours et coordination avec les organisateurs : cette mécanique exigeante devra être réglée tandis que l’équipe recomposée achèvera encore de prendre ses marques.</p>



<h2 id="h-commander-en-ligne-avant-la-fin-de-l-annee" class="wp-block-heading">Commander en ligne avant la fin de l’année</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>site marchand</strong> devrait être créé avant la fin de l’année. <em>« Les gens pourront commander en ligne et recevoir leurs livres chez eux. Cela pourra aussi être du click and collect déjà payé ou une simple réservation : nous mettrons le livre de côté et le client paiera en arrivant. <strong>Il y a plusieurs solutions que le site permettra de développer. »</strong></em> Le site doit d’abord apporter une visibilité supplémentaire et permettre de toucher les lecteurs éloignés d’une librairie. <strong>À terme, Bruno Labbe aimerait également y intégrer les listes de fournitures scolaires</strong>. Les familles pourraient retrouver la liste correspondant à leur établissement et sélectionner directement les articles nécessaires.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png" alt="" class="wp-image-35729" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/Banniere_prevente_Blois_Capitale_numero_1_1200x400.png 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-un-rayon-religieux-mais-une-librairie-generaliste" class="wp-block-heading">Un rayon religieux, mais une librairie généraliste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son passage par Téqui, puis par la Boutique des 3 Ave, a familiarisé Bruno Labbe avec le livre religieux, ses fournisseurs et son lectorat. Une spécialité qu’il entend développer sans modifier l’identité généraliste de Labbé. <em>« Cela restera une librairie généraliste. Il existe déjà un rayon religieux, que j’ai installé dans la salle où se trouvaient auparavant les beaux-arts. <strong>C’est un monde que je connais : je connais les clients et les fournisseurs.</strong> Je vais développer un peu ce rayon parce qu’il existe une demande, mais il restera cantonné à cette salle et ne représentera qu’une petite partie de la librairie. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le repreneur a rencontré le recteur de la basilique Notre-Dame-de-la-Trinité afin d’échanger sur l’avenir de la Boutique des 3 Ave, dont l’offre de livres a été réduite. Il assure ne pas vouloir capter l’ensemble de ce marché au détriment de cet autre acteur local et entend <strong>trouver une place complémentaire.</strong></p>



<h2 id="h-maintenant-il-faut-venir" class="wp-block-heading">« Maintenant, il faut venir »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que son portrait est paru dans la presse locale, Bruno Labbe est régulièrement reconnu au détour d’une rue de Blois. Les habitants l’abordent avec cette même exclamation : <em>« Ah, mais c’est vous qui reprenez la librairie ! »</em> Derrière ces interpellations, il perçoit bien davantage que de la curiosité : <em><strong>« Je sens qu’il existait une véritable attente. Les gens ont l’air soulagés de savoir que cela va continuer et qu’ils auront toujours leur librairie du centre-ville. </strong>Je suis assez serein sur la suite, mais il faut maintenant que cela se concrétise et que les gens continuent à venir. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Olivier Labbé délivre d’ailleurs le même message</strong>. Lorsqu’un client le félicite d’avoir trouvé un repreneur, il répond désormais : <em>« Oui, maintenant, il faut continuer à venir. »</em> Car le soulagement ne constitue pas encore une garantie. La reprise doit être juridiquement finalisée, le prêt débloqué, le stock reconstitué, les animations inscrites dans la durée et les nouveaux marchés réellement conquis. <strong>L’élan suscité par la réouverture devra se traduire dans les faits : une librairie vit d’abord des livres qu’elle vend et de la fidélité de ses lecteurs.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/tout-savoir-sur-lavenir-de-la-librairie-labbe-avec-bruno-labbe-son-repreneur">Tout savoir sur l’avenir de la librairie Labbé avec Bruno Labbe, son repreneur</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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