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	<title>Marc Alvarez, auteur/autrice sur Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>À la Creusille, une soirée « Par les fonds » pour regarder et écouter autrement la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 06:57:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 17 juillet, à partir de 19h, Le Carillon donne rendez-vous au port de la Creusille, en bord de Loire à Blois, pour une soirée gratuite autour du film Par les fonds, documentaire de Julien Quentin tourné avec des personnes vivant ou ayant vécu la rue. Avant la projection en plein air, une scène ouverte &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-creusille-une-soiree-par-les-fonds-pour-regarder-et-ecouter-autrement-la-rue">À la Creusille, une soirée « Par les fonds » pour regarder et écouter autrement la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendredi 17 juillet, </strong>à partir de 19h<strong>,</strong> <strong><a href="https://bloiscapitale.com/quatre-ans-de-solidarite-le-carillon-de-blois-fete-son-anniversaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Carillon</a></strong> donne rendez-vous au <strong>port de la Creusille</strong>, en bord de Loire à Blois, pour une <strong>soirée gratuite autour du film <em>Par les fonds</em>,</strong> documentaire de Julien Quentin tourné avec des personnes vivant ou ayant vécu la rue. Avant la projection en plein air, une <strong>scène ouverte</strong> donnera place à la musique, aux voix et aux présences de celles et ceux qui gravitent autour du Carillon. <strong>L’entrée sera libre</strong>. Grâce à une collaboration avec La Ralingue et des bateliers, qui organisent eux aussi une projection le lendemain, plusieurs centaines de chaises pourront être installées. <em><strong>« On va avoir 400 places »</strong></em>, explique Mélanie Pasteur, médiatrice culturelle du <a href="https://www.blois.fr/info/2021/10/alep-carillon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carillon</a>, même si toutes ne seront pas nécessairement déployées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La soirée commencera donc à 19h par une scène ouverte</strong>. L’idée est simple : permettre à celles et ceux qui le souhaitent de venir jouer, chanter, faire de la musique. Parmi les participants annoncés, il y aura <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cest-quoi-cette-soupe-impopulaire-organisee-samedi-prochain-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beufa</a></strong>, protagoniste du film. Il prévoit, dit-il, de jouer <em>« un pot-pourri de ses compositions pourries »</em>, avec l’autodérision qui le caractérise. Avant la projection, qui se fera la nuit tombée, une prise de parole est prévue. Elle doit permettre de relier le film à d’autres projets en cours, notamment <strong>une comédie musicale en préparation</strong>.</p>



<h2 id="h-par-les-fonds-un-film-de-julien-quentin" class="wp-block-heading">« Par les fonds », un film de Julien Quentin</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par les fonds</em> est un documentaire qui s’inscrit dans la continuité des films du Carillon, après <em>La Gagne des gueux</em>, réalisé par Amélia Bréchet. À l’origine, le projet devait accompagner la tournée de <em>La Gagne des gueux</em>. Julien Quentin suivait alors le groupe dans ses déplacements, ses projections, ses moments collectifs. Mais au fil des rencontres à Blois, le film a changé de nature. <em><strong>« Finalement, Julien se rend vite compte qu’en rencontrant les gens qui fréquentent le Carillon à Blois, les gens qui fréquentent la rue à Blois, il y a plein d’autres contenus très intéressants à montrer »</strong></em>, raconte Mélanie Pasteur. Le film n’est donc pas devenu le récit d’une tournée. Il est devenu une série de rencontres, de moments de vie, de fragments de paroles et de présences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par les fonds</em> ne cherche pas à faire un exposé sur <em>« les SDF »</em> ou à expliquer de manière générale ce que serait <em>« vivre dans la rue ».</em> <strong>Julien Quentin n’a pas voulu réaliser <em>« un film de présentation »</em> sur le sans-abrisme. Il a plutôt cherché à faire des portraits,</strong> à montrer la richesse des personnes rencontrées, sans les réduire à leur parcours de rue. Le film ne raconte pas forcément les passés en détail, ne donne pas toutes les causes, ne referme pas les histoires sur des explications simples. Il laisse apparaître des personnes dans leur complexité, avec leurs contradictions, leurs élans, leurs fragilités et leurs talents.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSB7ekCpc7ah1-sEKee6dD-I0oJjFGyXI2CjxI4GfJiPQ&amp;s=10" alt=""/></figure>
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<h2 id="h-beufa-dark-glauque-et-en-meme-temps-lumineux" class="wp-block-heading">Beufa : « dark, glauque, et en même temps lumineux »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Beufa, qui apparaît dans le film, en parle avec des mots directs. Pour lui, <em>Par les fonds</em> contient <strong><em>« quelque chose de déglingué »</em></strong>, <strong><em>« un peu dark, glauque, et en même temps lumineux »</em></strong>. Il y voit des <em><strong>« parcours de vie difficiles sur fond de notre belle Loire ».</strong></em> Ce contraste ne gomme pas la dureté de la rue, mais il ne l’enferme pas non plus dans le noir. <em><strong>« Nous, nos murs, c’est le ciel et la terre »</strong></em>. Il y a de la fatigue, des deuils, des lieux rudes, des corps exposés, mais aussi des éclats, de la mémoire, de la tendresse et des formes de beauté. Beufa dit ressentir <em>« beaucoup de joie »</em> à l&rsquo;idée de revoir le film. Il parle de trace. <strong>Dans un monde où les personnes de la rue disparaissent souvent sans laisser beaucoup d’archives, un film peut garder quelque chose</strong> : un visage, une voix, une manière de parler, une présence. L&rsquo;artiste évoque aussi un possible effet positif pour celles et ceux qui ont été filmés. <em>« Cela permet aux gens de s’exprimer, et aussi de penser à ce qu’ils vont dire, donc à ce qu’ils pensent eux-mêmes »</em>, dit-il. <strong><em>« Cela permet peut-être de faire un pas de côté. »</em></strong></p>



<h2 id="h-alexandre-toss-la-camera-et-la-confiance" class="wp-block-heading">Alexandre « Toss » : la caméra et la confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alexandre « Toss » est l’une des présences fortes du film. Julien Quentin, le réalisateur, est venu plusieurs fois dans son squat. Ils sont allés boire des cafés, ont discuté, ont échangé longuement. <em>« Quand je parle avec Julien, je parle à un copain, à un ami »</em>, explique Toss. <em>« Donc <strong>parfois, la caméra, je ne la voyais même plus. »</strong></em> Cette confiance a permis une parole très intime. Toss dit avoir raconté <em>« toute sa vie »</em>, ou presque. Sans que cela n&rsquo;apparaisse dans le film. <strong>Donner la parole ne signifie pas tout exposer. Filmer la rue ne doit pas devenir une captation de l’intimité sans protection.</strong> Toss n’a d’ailleurs pas encore vu la version définitive du film. Il a vu une première version avant la postproduction, mais pas le montage final. La projection du 17 juillet pourrait donc être, pour lui aussi, un moment particulier.</p>



<h2 id="h-richard-max-les-absents" class="wp-block-heading">Richard, Max, les absents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a les absents aussi. Ceux qui sont partis. <strong>Richard</strong>, <strong>Max</strong>&#8230; Car les dernières années ont été marquées par de nombreux décès dans la rue blésoise. <em><strong>« Une hécatombe »</strong></em>, dit Alexandre. <em>« Quand on imaginait la rue de Blois, on pensait forcément à Richard »</em>, explique Beufa. Sa disparition a marqué durablement celles et ceux qui l’ont connu. Même un an après, souligne Mélanie Pasteur, la ville était encore <em>« sous le coup »</em> de cette absence. La rue est aussi faite de liens, de deuils, de souvenirs partagés, de noms que l’on continue de prononcer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toss rappelle cependant qu’<strong>il ne faut pas idéaliser la rue</strong>. Les personnes qui y vivent ne forment pas spontanément une grande famille homogène. <em>« Quand tu tombes à la rue, tu tombes à la rue avec tes idéaux, avec ce que tu es »,</em> explique-t-il.<strong> Il y a de la solidarité, mais aussi de l’individualisme.</strong> Il y a <strong>de la fraternité, mais aussi des tensions.</strong> Comme dans le reste de la société. Cette précision évite deux écueils : la vision misérabiliste, qui ne verrait que la souffrance, et la vision romantique, qui ferait de la rue un monde naturellement solidaire. La réalité est plus complexe.</p>



<h2 id="h-etre-vu-sans-etre-reconnu" class="wp-block-heading">Être vu sans être reconnu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a <strong>le regard des autres</strong>. Toss parle de la violence des insultes, du tutoiement, des remarques, de cette manière qu’ont certains passants de s’adresser aux personnes sans domicile comme à des êtres inférieurs. Beufa raconte avoir dormi un jour dans une cabane de jardin exposée sur le parking de <em>Leroy Merlin.</em> Il ne s’est pas réveillé avant l’ouverture du magasin. Une vendeuse, en ouvrant la cabane pour la montrer à un client, a réagi comme si elle découvrait un nuisible. <em><strong>« Elle a dit « Il y en a un là », comme si j’étais un rat »</strong></em>, dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction résume <strong>une forme de déshumanisation</strong>. Les personnes vivant dehors ne sont pas nécessairement invisibles au sens strict. On les voit. Mais <strong>on ne les reconnaît pas toujours comme des personnes complètes.</strong> Ce n’est pas forcément leur présence qui est invisibilisée, c’est leur humanité. Beufa décrit un mécanisme : <strong>dès qu’une personne identifiée comme SDF ouvre la bouche, beaucoup pensent qu’elle va demander de l’argent.</strong> Même pour demander l’heure ou une direction, il faut parfois insister pour être simplement écouté. Les corps précaires deviennent suspects avant même d’avoir parlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais il y a aussi les gestes de bonté</strong>, les passants qui s’arrêtent, les voisins qui aident, les solidarités discrètes. Toss raconte l’exemple d’une femme dormant dans une cage d’escalier : lorsque les habitants de l’immeuble ont compris sa situation, certains lui ont aménagé un espace dans la cave pour qu’elle puisse dormir plus dignement. La rue produit de la violence, mais elle révèle aussi des gestes d’humanité.</p>



<h2 id="h-une-comedie-musicale-en-preparation" class="wp-block-heading">Une comédie musicale en préparation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée du 17 juillet servira aussi à annoncer un autre projet : <strong>une comédie musicale en préparation pour la rentrée. </strong>Le projet est encore en construction, et les participants eux-mêmes entretiennent <strong>une part de mystère.</strong> Mais quelques éléments sont déjà connus. <strong>La pièce a été principalement écrite par Amélia Bréchet, avec un travail collectif</strong> nourri par l’improvisation. Les personnages ont été construits avec les participants, à partir d’ateliers, de recherches, d’essais. Toss explique que, contrairement aux films, il ne s’agira pas d’une œuvre documentaire. La pièce sera plus fictive. Mais, selon lui, elle restera <em>« idéologiquement »</em> dans la même veine : partir des personnes, de leurs voix, de leurs imaginaires, pour créer une forme artistique qui ne parle pas à leur place. <strong>La première est prévue pour les cinq ans du Carillon, le jeudi 24 septembre, à 19h.</strong> L&rsquo;équipe comprend neuf personnes qui seront sur scène, deux musiciens, une chorégraphe, Amélia Bréchet à l’écriture et à la mise en scène, et Julien Quentin à l’image.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Le DVD de « Par les fonds » &#8211; et un lien privé pour le regarder en streaming &#8211; est disponible à la boutique Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens, à Blois.</mark></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/a-la-creusille-une-soiree-par-les-fonds-pour-regarder-et-ecouter-autrement-la-rue">À la Creusille, une soirée « Par les fonds » pour regarder et écouter autrement la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Perturbateurs endocriniens : pourquoi une étudiante enquête sur les cosmétiques des collégiens</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/perturbateurs-endocriniens-pourquoi-une-etudiante-enquete-sur-les-cosmetiques-des-collegiens</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Étudiante en master 2 de santé publique à l’Université de Tours, la blésoise Charlotte Chesneau, stagiaire à la Mutualité Française Centre-Val de Loire, mène une enquête auprès des collégiens du Centre-Val de Loire sur leurs usages des cosmétiques et leurs connaissances des perturbateurs endocriniens. Une démarche universitaire, mais aussi un sujet très concret de santé &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/perturbateurs-endocriniens-pourquoi-une-etudiante-enquete-sur-les-cosmetiques-des-collegiens">Perturbateurs endocriniens : pourquoi une étudiante enquête sur les cosmétiques des collégiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Étudiante en master 2 de santé publique à l’Université de Tours, la blésoise Charlotte Chesneau, stagiaire à la <a href="https://centrevaldeloire.mutualite.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mutualité Française Centre-Val de Loire</a></em></strong>,<strong><em> mène une enquête auprès des collégiens du Centre-Val de Loire sur leurs usages des cosmétiques et leurs connaissances des perturbateurs endocriniens. Une démarche universitaire, mais aussi un sujet très concret de santé environnementale, qui touche aux produits du quotidien : gel douche, dentifrice, déodorant, crème, parfum ou maquillage.</em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le sujet commence dans une salle de bain, mais il débouche rapidement sur une question de santé publique. <strong>Quels produits cosmétiques les collégiens utilisent-ils ? À quelle fréquence ? <a href="https://bloiscapitale.com/a-blois-un-eclairage-scientifique-sur-les-perturbateurs-endocriniens" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Savent-ils ce que sont les perturbateurs endocriniens ?</a> Ont-ils des repères pour choisir leurs produits ?</strong> C’est à ces questions que Charlotte Chesneau, étudiante en master 2 de santé publique à l’Université de Tours, cherche à répondre dans le cadre de son mémoire de recherche. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfhALzvvk7jUSpiZ71o-wQ9YAKXarD4ydeZ6biivbXjtFdzSg/viewform"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="537" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/enquete-1024x537.png" alt="enquête" class="wp-image-34871" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/enquete-1024x537.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/enquete-300x157.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/enquete-768x402.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/enquete.png 1336w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Habitante de Blois, elle suit un parcours en prévention et promotion de la santé. Son enquête <strong>s’adresse aux collégiennes et collégiens de la région</strong> Centre-Val de Loire. L’objectif est de <strong><em>« mesurer l’usage des cosmétiques et les connaissances sur les perturbateurs endocriniens »</em></strong> afin d’identifier, si nécessaire, des besoins de prévention adaptés. La démarche est portée dans un cadre universitaire. Charlotte Chesneau est accompagnée par <a href="https://www.linkedin.com/in/simon-fortin-sp/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Simon Fortin,</strong> médecin de prévention</a>, qui assure la direction de son mémoire. </p>



<h2 id="h-bien-au-dela-du-maquillage" class="wp-block-heading">Bien au-delà du maquillage</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mot <em>« cosmétique »</em></strong>, dans le langage courant, évoque souvent le maquillage. En réalité, la catégorie est beaucoup plus large. Selon la réglementation européenne rappelée par l’<em>Anses</em>, un produit cosmétique désigne une substance ou un mélange destiné à être mis <strong>en contact avec les parties superficielles du corps humain, les dents ou les muqueuses buccales,</strong> notamment pour nettoyer, parfumer, modifier l’aspect, protéger, maintenir en bon état ou corriger les odeurs corporelles. Autrement dit, les cosmétiques ne concernent pas seulement le rouge à lèvres, le mascara ou le fond de teint. <strong>Ils incluent aussi le gel douche, le shampoing, le déodorant, le dentifrice, les crèmes pour le visage, les produits capillaires ou les parfums.</strong> Ce sont des produits ordinaires, <strong>souvent utilisés chaque jour, parfois plusieurs fois par jour.</strong></p>



<h2 id="h-une-prise-de-conscience-personnelle-devenue-sujet-de-memoire" class="wp-block-heading">Une prise de conscience personnelle devenue sujet de mémoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du sujet est venu progressivement. <strong>Charlotte Chesneau dit avoir d’abord été attentive à son alimentation, puis avoir élargi cette vigilance aux produits cosmétiques.</strong> En regardant les compositions des produits qu’elle utilisait, elle a commencé à s’interroger. <em>« J’ai réalisé qu’il y avait finalement beaucoup de cosmétiques contenant des substances qui n’étaient pas forcément très bonnes pour la santé et pour l’environnement »</em>, raconte-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De cette observation personnelle est née une problématique plus large : <strong>jusqu’où ce constat peut-il devenir un sujet de santé publique ? </strong>Les adolescents sont-ils concernés ? <strong>Les collégiens savent-ils ce qu’ils utilisent ?</strong> Les messages de prévention existants sont-ils adaptés à leur âge et à leurs pratiques ? Son mémoire cherche donc à passer du ressenti individuel à une collecte d’informations structurée. L’enquête ne prétend pas mesurer directement l’exposition biologique des jeunes à telle ou telle substance. <strong>Elle recueille des déclarations d’usage et des éléments de connaissance.</strong></p>



<h2 id="h-perturbateurs-endocriniens-un-sujet" class="wp-block-heading">Perturbateurs endocriniens : un sujet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances capable d’altérer le fonctionnement du système endocrinien, c’est-à-dire le système hormonal, et d’induire des effets néfastes. <em><strong>Santé publique France</strong></em> rappelle que ces substances peuvent être présentes dans de nombreux produits ou milieux du quotidien, notamment l’habitat, l’hygiène, les emballages, les revêtements, les pesticides ou encore l’environnement naturel. <em>L’Anses </em>souligne également la complexité scientifique du sujet. <strong>Les perturbateurs endocriniens peuvent interférer avec de grandes fonctions de l’organisme : croissance, reproduction, développement, métabolisme, système nerveux.</strong> Certains effets peuvent dépendre de la période d’exposition, de la durée, de la sensibilité individuelle ou encore de phénomènes de cumul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charlotte Chesneau cite notamment les <strong>phtalates</strong> et <strong>le bisphénol A,</strong> deux exemples souvent évoqués dans les travaux sur les perturbateurs endocriniens. Le bisphénol A n’est plus autorisé en France comme ingrédient dans les produits de soin et cosmétiques depuis 2005, mais il peut être retrouvé via des contaminations ou certains contenants de produits cosmétiques et d’hygiène. Or, pour certaines substances, <strong>des effets sont possibles même à faible dose.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre élément à considérer : <strong>l’effet cocktail.</strong> <em>« C&rsquo;est un mélange de substances, qui même à des doses règlementées, peut créer de nouveaux effets sur notre santé ou en amplifier certains »</em>, résume Charlotte Chesneau.</p>



<h2 id="h-pourquoi-ce-questionnaire-a-destination-des-collegiens" class="wp-block-heading">Pourquoi ce questionnaire à destination des collégiens ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des collégiens tient à la fois à des raisons pratiques et à un enjeu de prévention. <strong>L’adolescence est une période où les habitudes de consommation peuvent commencer à se construire durablement.</strong> Et puis, <em>« au collège, on est souvent dans la période de la puberté. C’est une période qui est particulièrement vulnérable aux effets des substances chimiques comme les perturbateurs endocriniens »</em>, explique Charlotte Chesneau. <em><strong>« Plus on commence la prévention tôt, plus elle peut être efficace. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le questionnaire interroge notamment la fréquence d’utilisation des cosmétiques, le nombre de produits utilisés sur une journée, les types de produits concernés, mais aussi</strong> la connaissance des perturbateurs endocriniens et des substances potentiellement nocives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les questions abordent aussi <strong>les repères utilisés par les jeunes</strong> : savent-ils que certains labels ou certifications peuvent aider à choisir un produit ? Utilisent-ils des applications comme <em><strong><a href="https://incibeauty.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">INCI Beauty</a></strong></em> ? Choisissent-ils leurs produits seuls ou avec des proches, notamment leurs parents ?</p>



<h2 id="h-un-marche-qui-cible-les-tres-jeunes" class="wp-block-heading">Un marché qui cible les très jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête intervient dans <strong>un contexte où les routines de soin et les contenus liés à la beauté circulent largement sur les réseaux sociaux</strong>. Tutoriels, recommandations de produits, vidéos de routines de peau ou de maquillage : <strong>les adolescents peuvent être exposés tôt à des messages incitant à consommer.</strong> <em>« Il y a effectivement un marketing qui cible de plus en plus les jeunes »</em>, constate Charlotte Chesneau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son enquête permettra peut-être d’éclairer cette question <strong>à l’échelle des collégiens du Centre-Val de Loire</strong> : les usages sont-ils réellement précoces ? Les jeunes utilisent-ils beaucoup de produits ? Le marketing et les réseaux sociaux ont-ils un effet perceptible sur leurs pratiques ? À ce stade, il serait prématuré de répondre. L’intérêt de l’étude est justement de ne pas partir d’une idée préconçue.</p>



<h2 id="h-comment-participer" class="wp-block-heading">Comment participer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête s’adresse aux collégiennes et collégiens de la région Centre-Val de Loire. Elle vise à mesurer leurs usages des cosmétiques et leurs connaissances sur les perturbateurs endocriniens, afin d’évaluer et d’adapter les besoins de prévention. Voici le lien pour participer (durée estimée : 5 minutes) : <a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfhALzvvk7jUSpiZ71o-wQ9YAKXarD4ydeZ6biivbXjtFdzSg/viewform">https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfhALzvvk7jUSpiZ71o-wQ9YAKXarD4ydeZ6biivbXjtFdzSg/viewform</a></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/perturbateurs-endocriniens-pourquoi-une-etudiante-enquete-sur-les-cosmetiques-des-collegiens">Perturbateurs endocriniens : pourquoi une étudiante enquête sur les cosmétiques des collégiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Carte blanche aux Lobis : La Chaleur, écologie des sentiments, Ghibli et grands drames du cinéma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 10:20:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant la coupure estivale, le cinéma Les Lobis (et ses salles climatisées bien utiles en temps de canicule) propose une semaine dense, volontairement plus ouverte. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, présente plusieurs nouveautés, la suite du cycle Ghibli, deux classiques du cycle rétro et un dernier rendez-vous du Salon qui bouge avant l’été. Comme &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant la coupure estivale, le <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> Les Lobis</strong> (et ses salles climatisées bien utiles en temps de canicule) propose une semaine dense, volontairement plus ouverte. Laëtitia Scherier, directrice du cinéma blésois, présente plusieurs nouveautés, la suite du cycle Ghibli, deux classiques du cycle rétro et un dernier rendez-vous du <em>Salon qui bouge</em> avant l’été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme chaque année, <strong>Les Lobis fermeront pendant un mois, du 22 juillet au 18 août inclus.</strong> La réouverture est prévue le 19 août, jour de sortie de<a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/fjord-de-cristian-mungiu-palme-d-or-du-festival-de-cannes-2026-sortie-en-salles-le-19-aout-2026-7004209" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>Fjord</em>, de Cristian Mungiu, Palme d’or 2026</a>. Le cinéma récupérera également <em>Soudain</em>, de Ryūsuke Hamaguchi, sorti la semaine précédente, récompensé à Cannes par le Prix d’interprétation féminine attribué à Virginie Efira et Tao Okamoto. D’ici là, la programmation profite d’une période un peu moins tendue, explique Laëtitia Scherier. L’idée est donc de proposer davantage de titres, avec un peu moins de séances par film. Une manière d’élargir l’offre.</p>



<h2 id="h-la-chaleur-l-ete-l-adolescence-et-le-secret" class="wp-block-heading"><em>La Chaleur</em> : l’été, l’adolescence et le secret</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première sortie de la semaine : <strong><em>La Chaleur</em>, de Stéphane Demoustier.</strong> Le réalisateur, connu notamment pour <em>La Fille au bracelet</em>, <em>Borgo</em> et plus récemment <em>L’Inconnu de la Grande Arche</em>, adapte ici le roman de Victor Jestin, publié en 2019. Le film marque un pas de côté dans sa filmographie. <strong>Laëtitia Scherier y voit une œuvre assez différente</strong> de ce que le cinéaste a proposé jusqu’ici, quelque part <strong>entre chronique adolescente et thriller psychologique.</strong> L’histoire se déroule dans un camping des Landes, où le film a été tourné. On y suit un adolescent pendant les dernières heures de ses vacances : la famille, les autres jeunes du camping, les premiers émois amoureux, la lenteur de l’été, cette torpeur particulière où le temps semble s’étirer. Le cadre pourrait être celui d’un simple récit d’adolescence. Mais <strong>un événement inattendu vient bouleverser ce quotidien.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-4.png" alt="" class="wp-image-34832" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-4.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-4-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’intrigue pourrait relever du fait divers ou du film policier, mais Stéphane Demoustier se concentre davantage sur la conscience de son personnage. <strong>L’adolescent se retrouve seul avec un secret qui le consume de l’intérieur,</strong> tandis que la vie continue autour de lui : les parents, les amis, la petite sœur, le camping, l’été. La tension vient de là, de ce que ce jeune garçon porte seul, dans un moment où il devrait encore être insouciant. La mise en scène est travaillée, mais elle cherche quelque chose de plus organique, au plus près du visage et de l’état intérieur de l’adolescent. <em>« Je trouve très bien qu’un réalisateur qui commence à avoir cette envergure puisse continuer à faire des essais, des pas de côté dans sa filmographie »,</em> observe Laëtitia Scherier.</p>



<h2 id="h-l-ecologie-des-sentiments-une-comedie-romantique-a-sa-maniere" class="wp-block-heading"><em>L’Écologie des sentiments</em> : une comédie romantique à sa manière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Changement de ton avec <strong><em>L’Écologie des sentiments</em>, premier long métrage d’Alexandre Steiger. </strong>Le cinéaste a d’abord mené une longue carrière d’acteur, pendant près de vingt ans, avant de passer à la réalisation. Laëtitia Scherier décrit un film singulier, touchant, qui pourrait annoncer <em>« la naissance d’un nouveau cinéaste »</em>. <strong>L’œuvre se situe entre la comédie romantique et le film militant,</strong> un entre-deux déjà contenu dans son titre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le récit suit Félix</strong>, un réceptionniste maladroit, sujet aux crises d’angoisse, qui travaille dans un hôtel tenu par son père. Ce dernier le couve beaucoup trop. <strong>Son quotidien est bouleversé par l’arrivée de Lola, une jeune femme mystérieuse</strong>. Pour lui, elle est une présence énigmatique ; pour le spectateur, elle apparaît vite liée à une action militante prévue au Salon de l’Agriculture, avec d’autres camarades engagés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’écologie est bien présente en toile de fond, tout comme la défense des animaux.</strong> Mais pour Laëtitia Scherier, le cœur du film est ailleurs. <em><strong>« L’écologie est surtout une métaphore de l’attention qu’il faut porter aux autres »</strong></em>, explique-t-elle. Prendre soin des proches, des inconnus, des fragilités croisées, apprendre à communiquer et à habiter ensemble : <strong>le film déplace l’écologie du terrain strictement militant vers celui des relations humaines.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="600" height="800" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-5.png" alt="" class="wp-image-34833" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-5.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-5-225x300.png 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le style compte aussi beaucoup. Laëtitia Scherier relève <strong>une grande attention portée aux dialogues, avec une diction particulière, </strong>presque poétique, qui peut rappeler certains films d’Éric Rohmer. Le film flotte, avance avec délicatesse, sans lourdeur. Il occupe aussi une place rare dans le paysage du cinéma art et essai : celle d’<strong>une véritable comédie romantique qui ne bascule ni dans le désenchantement total ni dans la comédie sentimentale trop calibrée pour le multiplexe.</strong> <em>« Là, le film propose vraiment quelque chose entre les deux, avec beaucoup de délicatesse »</em>, estime la directrice des Lobis.</p>



<h2 id="h-seule-la-vie-traverser-le-deuil-sans-melodrame" class="wp-block-heading"><em>Seule la vie</em> : traverser le deuil sans mélodrame</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième nouveauté est plus dure. <strong><em>Seule la vie</em>, d’Adrian Goiginger, cinéaste autrichien</strong> que Laëtitia Scherier ne connaissait pas encore, adapte un récit autobiographique publié en 2010. La présence d’un film autrichien dans la programmation est déjà assez rare pour être soulignée. Le point de départ est tragique. <strong>Un couple de clowns professionnels mène une existence apparemment heureuse avec ses deux jeunes enfants. Puis un accident de voiture anéantit la famille</strong> : la femme apprend que son mari et ses enfants sont morts.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="817" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-6.png" alt="" class="wp-image-34835" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-6.png 600w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-6-220x300.png 220w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le film ne dissimule pas la tragédie. Il ne cherche pas à l’adoucir artificiellement. Mais, selon Laëtitia Scherier, <strong>il évite le piège du mélodrame.</strong> Après les premières minutes, le récit s’attache au <strong>long travail de reconstruction d’une femme confrontée à l’inimaginable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’en faire des clowns professionnels donne au film une dimension particulière. <strong>Le maquillage de clown ne masque pas la douleur</strong>. Il rappelle plutôt qu’il peut exister un espace où la tristesse et la joie ne s’excluent pas. <em>« Des émotions très contradictoires peuvent totalement cohabiter »</em>, glisse Laëtitia Scherier. Le film travaille précisément cette tension : rire par moments, aller un peu mieux, puis retomber, avancer par fragments, traverser le deuil sans trajectoire linéaire. <strong>La résilience est faite de hauts, de bas, de retours en arrière, de souvenirs.</strong> Les flashbacks occupent une place importante. Ils montrent une vie familiale lumineuse, sans pour autant idéaliser complètement le couple ou la famille. Ils ne servent pas seulement à illustrer ce qui a été perdu, mais à <strong>montrer que les morts continuent d’habiter le présent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Scherier reconnaît que le sujet n’est pas de ceux vers lesquels les spectateurs se dirigent spontanément. Mais elle défend le film pour sa justesse. <em>« Je l’ai trouvé vraiment touchant et très réussi, malgré la dureté du sujet »</em>, dit-elle. <strong><em>Seule la vie</em> cherche moins à faire pleurer qu’à rendre imaginable un état psychologique, une succession d’étapes, une manière de continuer quand tout semble avoir disparu.</strong></p>



<h2 id="h-mes-voisins-les-yamada-ghibli-et-la-philosophie-du-quotidien" class="wp-block-heading"><em>Mes voisins les Yamada</em> : Ghibli et la philosophie du quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cycle Ghibli</strong> se poursuit avec <strong><em>Mes voisins les Yamada</em>,</strong> cinquième film du cycle estival des Lobis. La fréquentation reste encourageante, preuve que le public continue de répondre présent autour des films du studio japonais. <strong>Réalisé par Isao Takahata</strong> et adapté du manga de Hisaichi Ishii, <em>Mes voisins les Yamada</em> est sorti en 1999, après <em>Pompoko</em>. Il occupe une place très atypique dans la production Ghibli. Le studio est souvent associé aux grandes aventures fantastiques, aux mondes imaginaires, aux récits amples. Ici, le mouvement est inverse. <strong>Le film ne repose pas sur une grande intrigue continue. Il fonctionne par saynètes,</strong> comme une chronique du quotidien d’une famille japonaise ordinaire : <strong>repas, bêtises d’enfants, maladresses, disputes, petites piques de la grand-mère, personnage particulièrement haut en couleur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est <strong>franchement comique</strong>, mais il porte aussi une forme de <strong>philosophie de l’ordinaire</strong>. Pour Laëtitia Scherier, le film rappelle que les grandes aventures ne naissent pas toujours d’un grand voyage ou d’un événement spectaculaire. Elles peuvent se jouer dans les petits riens du quotidien. Autrement dit, la vie elle-même est une aventure, même lorsqu’elle semble banale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a aussi dérouté à sa sortie par son esthétique. Takahata abandonne le réalisme raffiné auquel Ghibli avait habitué son public. Il adopte <strong>un dessin plus proche de l’esquisse et de l’aquarelle.</strong> <em>Mes voisins les Yamada</em> est aussi le premier film du studio entièrement animé et peint par ordinateur, tout en restant issu d’un travail manuel, simplement déplacé du papier vers l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mal accueilli au départ par une partie du public, le film a depuis trouvé sa place parmi les œuvres singulières et attachantes du studio.</p>



<h2 id="h-vol-au-dessus-d-un-nid-de-coucou-liberte-pouvoir-et-norme" class="wp-block-heading"><em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em> : liberté, pouvoir et norme</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cycle rétro continue lui aussi.</strong> Après les road movies, Les Lobis proposent une semaine autour des <strong><em>« drames intemporels »</em>, </strong>qui pourrait aussi être lue comme une semaine d’adaptations littéraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier titre : <strong><em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em>,</strong> de Miloš Forman, sorti en 1975, adapté du roman de Ken Kesey. Le film suit le séjour de Randle McMurphy dans un hôpital psychiatrique. Mais derrière ce cadre clos se déploie une réflexion beaucoup plus large sur la liberté, le pouvoir, la normalisation des individus et la manière dont une société traite celles et ceux qui sortent de la norme. <strong>Jack Nicholson</strong> y incarne McMurphy, dans ce que Laëtitia Scherier considère comme l’un de ses meilleurs rôles. Face à lui, <strong>Louise Fletcher</strong> interprète l’infirmière Ratched, figure de l’ordre, du contrôle, d’une autorité qui prétend agir pour le bien de tous mais finit par écraser les individus. L’affrontement entre les deux personnages ne se réduit pas à un conflit de caractère. Il oppose deux visions du monde. <strong>D’un côté, l’élan vital, le désordre, la liberté, le refus de se laisser réduire. De l’autre, la règle, la maîtrise, l’institution, la norme.</strong> Laëtitia Scherier y voit aussi une métaphore politique. Le film interroge ce qu’on appelle <strong>la folie, la violence de ce mot,</strong> et la manière dont il peut être utilisé pour désigner celles et ceux qui ne correspondent pas aux <strong>attentes sociales</strong>. Le film montre l’hôpital psychiatrique comme <strong>un lieu de maltraitance</strong>, mais avec des nuances, sans simplifier totalement son récit. McMurphy n’est pas non plus présenté comme un héros irréprochable. <strong>Récompensé par les cinq principaux Oscars</strong> — meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure actrice et meilleur scénario adapté —, <em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em> a marqué l’histoire du cinéma et contribué à modifier, ou au moins à interroger, le regard porté sur les institutions psychiatriques. Pour Laëtitia Scherier, il reste l’un des grands drames américains à voir et à revoir.</p>



<h2 id="h-stand-by-me-l-enfance-l-amitie-et-la-perte-de-l-innocence" class="wp-block-heading"><em>Stand by Me</em> : l’enfance, l’amitié et la perte de l’innocence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième film du cycle rétro cette semaine : <strong><em>Stand by Me</em>, de Rob Reiner, </strong>adaptation de la nouvelle <em>The Body</em>, de Stephen King. Ici, l’écrivain s’éloigne de l’horreur à laquelle son nom est souvent associé, pour explorer l’enfance, la mémoire et la perte de l’innocence. <strong>L’histoire se déroule à la fin des années 1950</strong>. <strong>Quatre garçons vivant dans une petite ville de l’Oregon partent à la recherche du corps d’un adolescent disparu, qui aurait été percuté par un train</strong>. Mais cette quête n’est qu’un prétexte. L’essentiel du film se joue dans le chemin, le long des voies ferrées, dans les échanges entre les garçons, leurs peurs, leurs blessures et leurs silences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Laëtitia Scherier, <em>Stand by Me</em> <strong>raconte ce moment fragile où l’enfant devient adolescent.</strong> Le film capte un âge de bascule, <strong>ce temps où l’amitié semble éternelle,</strong> avant que la vie ne sépare les chemins. Le titre renvoie à la chanson de Ben E. King, dont les paroles résonnent avec le cœur du récit. La voix du narrateur adulte accompagne le film et en éclaire la dimension introspective : les rencontres de jeunesse façonnent durablement ce que l’on devient. Laëtitia Scherier place <em>Stand by Me</em> très haut dans son panthéon personnel, aux côtés de <em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em>.</p>



<h2 id="h-le-salon-qui-bouge-avant-la-pause-estivale" class="wp-block-heading">Le Salon qui bouge avant la pause estivale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dernier rendez-vous mentionné cette semaine : <strong><a href="https://bloiscapitale.com/stephanie-boireau-le-salon-qui-bouge-parmi-les-101-femmes-entrepreneures-2025" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le Salon qui bouge</em> (coiffure)</a>,</strong> vendredi 10 juillet, de 14 h à 19 h. Il s’agira de la dernière session avant la coupure estivale. <strong>Elle est déjà complète, </strong>signe que ces rendez-vous ont trouvé leur public aux Lobis. Certaines personnes viennent voir un film avant ou après. D’autres découvrent le cinéma grâce à ce rendez-vous, puis reviennent ensuite plus régulièrement. Pour Laëtitia Scherier, c’est une manière de faire vivre le hall entre les séances, de créer du passage, des rencontres, <strong>une autre forme de présence au cinéma.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Plus d&rsquo;informations : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/#home">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Six concerts, pas de guichet : le Festival de la Clairière cultive une autre idée de la musique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 21 au 26 juillet 2026, le Festival musical de la Clairière réunit des musiciens professionnels venus de Russie, d’Ukraine, d’Allemagne et des États-Unis, avec une participation libre au chapeau. Le Festival musical de la Clairière revient à Saint-Claude-de-Diray. Porté par l’association OLESSIA et son président Jean-Michel Loualoup, il défend une forme rare : des &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/six-concerts-pas-de-guichet-le-festival-de-la-clairiere-cultive-une-autre-idee-de-la-musique">Six concerts, pas de guichet : le Festival de la Clairière cultive une autre idée de la musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Du 21 au 26 juillet 2026,</strong> le Festival musical de la Clairière réunit des musiciens professionnels venus de Russie, d’Ukraine, d’Allemagne et des États-Unis, avec une participation libre au chapeau.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le Festival musical de la Clairière revient à <strong>Saint-Claude-de-Diray</strong>. Porté par <strong>l’<a href="https://www.helloasso.com/associations/olessia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">association OLESSIA</a></strong> et son président <strong>Jean-Michel Loualoup,</strong> il défend une forme rare : <strong>des musiciens professionnels autour d’Anton Prischepa, six concerts, pas de billetterie, une participation libre</strong>, et l’idée que la musique de chambre peut rester exigeante sans devenir intimidante.</p>



<h3 id="h-de-chambord-a-saint-claude-de-diray-une-histoire-de-relais" class="wp-block-heading">De Chambord à Saint-Claude-de-Diray, une histoire de relais</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Saint-Claude-de-Diray, le Festival musical de la Clairière ne commence pas par un tarif. Il commence par une salle ouverte et des musiciens talentueux venus de loin. <strong>Avant La Clairière, il y avait Chambord</strong>. Plus précisément la Grange aux dîmes, où une famille blésoise avait fait venir, chaque été, des musiciens rencontrés grâce à un lien ancien avec Moscou, la musicologie et la langue russe. <strong>Jean-Michel Loualoup y allait en voisin,</strong> depuis Saint-Claude-de-Diray.<strong> Il aimait la musique, le lieu, l’atmosphère. </strong>Lorsque les porteurs historiques du rendez-vous ont vieilli, il a proposé de prendre le relais. À une condition : <strong>créer une association pour structurer l’aventure.</strong> Ainsi est née OLESSIA. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette édition, <a href="https://www.rzclarinets.com/artists/anton-prischepa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anton Prischepa</a>, directeur artistique et clarinettiste professionnel, réunit <strong>des musiciens formés notamment aux conservatoires de Moscou et de Kiev,</strong> ainsi que de musiciens exerçant en Allemagne et d’artistes américains. <strong><em>« La musique n’a pas de frontières, elle rapproche les peuples »</em></strong>, souffle Jean-Michel Loualoup.</p>



<h3 id="h-des-musiciens-professionnels-accueillis-chez-l-habitant" class="wp-block-heading">Des musiciens professionnels accueillis chez l’habitant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival repose sur un paradoxe : <strong>il invite des musiciens professionnels, mais fonctionne avec une économie très modeste</strong>. <strong>Les artistes viennent à leurs frais.</strong> L’association ne peut pas prendre en charge les trajets, même lorsque certains arrivent des États-Unis ou de Moscou. En revanche, <strong>ils sont hébergés chez l’habitant, nourris, accueillis </strong>dans une organisation qui tient autant de la logistique que de <strong>l’hospitalité.</strong> Chez Jean-Michel Loualoup, la véranda devient ainsi une pièce centrale du festival. C’est là que les musiciens mangent. Stéphanie, membre de l’association, musicienne, russophone et proche du groupe, cuisine avec l’aide d’amis. La compagne du président assure la trésorerie et l’épaule dans l’organisation. Quelques bénévoles complètent cette petite équipe. <strong><em>« C’est une belle histoire, mais ce n’est pas toujours facile »</em></strong>, résume-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le festival ne vend pas de billets</strong>. À la sortie, <strong>chacun donne ce qu’il veut ou peut</strong>. Le chapeau est le cœur du modèle. <em>« Ce qui me plaisait à l&rsquo;origine, c’était l’absence de frein par l’argent »</em>, explique Jean-Michel Loualoup. Il oppose ce système aux festivals où le droit d’entrée atteint facilement 25, 30 ou 40 euros. <strong>Ici, aucun prix ne décide à l’avance qui peut entrer.</strong>  En 2025, avec sept musiciens, OLESSIA a rassemblé 3.500 euros, soit 500 euros par musicien pour la semaine. <em>« Pour des musiciens de grande qualité, c</em>&lsquo;<em>e</em>st<em> peu »</em>, reconnaît Jean-Michel Loualoup. Mais ils sont hébergés, nourris, et surtout, ils reviennent. <em><strong>« Pas pour l’argent. Ils viennent parce qu’ils aiment la France. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sécuriser le modèle, l&rsquo;association locale s’appuie aussi sur des partenaires. <strong>La commune de Saint-Claude-de-Diray</strong> apporte une aide qui compense la location de la salle. <strong>Le Pays des Châteaux</strong> soutient également l’association. <strong>Le Crédit Agricole</strong> apporte une aide financière et imprime gracieusement les supports de communication. L’équilibre est fragile, mais il tient par addition : un chapeau, des subventions, du bénévolat, des repas faits maison, des hébergements chez l’habitant.</p>



<h3 id="h-anton-prischepa-directeur-artistique-d-une-edition-tres-ouverte" class="wp-block-heading">Anton Prischepa, directeur artistique d’une édition très ouverte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Artistiquement, l’édition 2026 marque <strong>une étape avec Anton Prischepa comme directeur artistique.</strong> Jean-Michel Loualoup le décrit comme un musicien capable de coordonner le groupe, de faire le lien entre les interprètes et de construire une programmation cohérente. <em><strong>« Il a carte blanche »</strong></em> dit le président qui demande que le programme soit attractif, accessible, sans fermer dans un entre-soi. <em><strong>« Il ne faut pas que ce soit élitiste. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme 2026 confirme cette volonté d’ouverture. Le<strong> mardi 21 juillet</strong>, la soirée <strong>“Soundtracks”</strong> ouvrira le festival avec des <strong>musiques liées au cinéma et au théâtre</strong> : Mendelssohn, Myroslav Skoryk, Ennio Morricone, John Williams, Henry Mancini, ainsi qu’une fantaisie de concert d’Anton Prischepa autour de thèmes de <em>Star Wars</em>. Le mercredi 22 juillet, <strong>“Cover versions”</strong> explorera les arrangements, les réécritures et les mystifications musicales, de Bach à Berio, en passant par Vavilov, Locatelli, Giazotto et les Beatles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeudi 23 juillet, <strong>“100% Pure Classic”</strong> reviendra vers quatre siècles de chefs-d’œuvre, avec Mozart, César Franck, Schubert, Joseph Marx et une œuvre d’Anton Prischepa. Le vendredi 24 juillet, <strong>“Based on actual events”</strong> réunira des pièces inspirées par des événements historiques réels ou par le monde intérieur des compositeurs, avec Osvaldo Golijov, Robert Schumann, Marion von Tilzer, Guillaume Connesson et Anton Prischepa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi 25 juillet sera construit en deux temps. D’abord <strong>“Contrasts”</strong>, annoncé comme une performance postmoderne immersive, avec Bach, Emmanuel Séjourné, Louis Andriessen, Ignaz Pleyel, Prischepa et Bartók. Puis une seconde partie consacrée aux <strong>chansons sur l’amour</strong>, autour de répertoires associés à Édith Piaf, Mireille Mathieu, Patricia Kaas, Zavetnaya et d’autres. Le dimanche 26 juillet, <strong>“Scent of Jazz”</strong> refermera la semaine avec Ravel, Gershwin, Alexander Rosenblatt, Sheridan Seyfried, Joseph Kosma, <em>Fly Me to the Moon</em>, <em>Dream a Little Dream of Me</em> et d’autres mélodies de jazz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un territoire déjà riche en propositions estivales, le festival doit trouver sa place. <strong><em>« Petit à petit, nous arrivons à faire notre trou »</em></strong>, confie Jean-Michel Loualoup. À La Clairière, il n’y a pas de grande machine culturelle, pas de tapis rouge, pas de billetterie sophistiquée, pas d&rsquo;algorythme. Il y a une association réduite, des bénévoles, des repas maison, des artistes qui traversent l’Europe ou l’Atlantique, un public qui donne selon ses moyens, et cette conviction devenue presque la devise du festival : <strong>la musique peut encore rapprocher ce que l’époque sépare.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Infos pratiques</strong><br>Festival musical de la Clairière<br>Du mardi 21 au dimanche 26 juillet 2026<br>Salle La Clairière, 292 rue du Stade, 41350 Saint-Claude-de-Diray<br>Concerts du mardi au samedi à 20h ; dimanche à 15h<br>Participation libre, paiement au chapeau</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/six-concerts-pas-de-guichet-le-festival-de-la-clairiere-cultive-une-autre-idee-de-la-musique">Six concerts, pas de guichet : le Festival de la Clairière cultive une autre idée de la musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>S.O.S La Vida ! : à Blois, la mémoire républicaine espagnole va reprendre voix</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/s-o-s-la-vida-a-blois-la-memoire-republicaine-espagnole-va-reprendre-voix</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 13:13:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 17 juillet 2026, Blois Capitale accueillera Sylvie Allouin-Bastien pour une soirée autour de S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie ! Une date qui ne doit rien au hasard : le 17 juillet 1936, le soulèvement militaire parti du Maroc espagnol ouvrait la guerre d’Espagne. Quatre-vingt-dix ans plus tard, cette rencontre fera dialoguer l’histoire &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/s-o-s-la-vida-a-blois-la-memoire-republicaine-espagnole-va-reprendre-voix">S.O.S La Vida ! : à Blois, la mémoire républicaine espagnole va reprendre voix</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Vendredi 17 juillet 2026,</strong> Blois Capitale</a> accueillera <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong> pour une soirée autour de <strong>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</strong> Une date qui ne doit rien au hasard : le 17 juillet 1936, le soulèvement militaire parti du Maroc espagnol ouvrait la guerre d’Espagne. <strong>Quatre-vingt-dix ans plus tard</strong>, cette rencontre fera dialoguer l’histoire européenne, la Retirada et une mémoire très locale, celle des réfugiés espagnols passés par Blois, Chaumont-sur-Loire, Montlivault et plusieurs communes du Loir-et-Cher.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 17 juillet 1936, dans le Maroc espagnol, une partie de l’armée se soulève contre la République espagnole</strong>. L’insurrection gagne la péninsule le lendemain. Elle ne renverse pas immédiatement le gouvernement républicain : c’est précisément cet échec partiel du coup de force, avec un pays rapidement coupé entre zones républicaines et zones contrôlées par les insurgés, qui ouvre une <strong>guerre de près de trois ans.</strong> Le conflit oppose la République aux forces nationalistes, bientôt dominées par Franco, soutenues notamment par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. La guerre d’Espagne devient alors l’un des grands affrontements politiques, militaires et idéologiques de l’Europe des années 1930.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre-vingt-dix ans plus tard, jour pour jour, </strong>Blois Capitale consacrera une soirée à cette histoire, vendredi 17 juillet 2026, de <strong>18h à 20h</strong>, dans ses locaux du 16 rue Émile-Laurens. Le rendez-vous, intitulé <strong>« S.O.S La Vida ! »</strong>, recevra <strong>Sylvie Allouin-Bastien</strong>, autrice de <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em> Le livre, publié en mars 2026 chez CoolLibri sous le nom de Sylvie Bastien, se présente comme <strong>un récit historique et familial</strong> de 164 pages, construit autour de la guerre d’Espagne, de l’exil républicain, de la Retirada, de l’Andalousie, du camp d’Argelès et des mémoires longtemps restées enfouies dans les familles. Le sujet pourrait sembler lointain. Il ne l’est pas. <strong>La guerre d’Espagne a aussi traversé le Loir-et-Cher.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après trois années de guerre, la chute de Barcelone, le 26 janvier 1939, précipite l’effondrement du camp républicain. Des centaines de milliers de civils et de combattants prennent alors la route de l’exil vers la France. La Retirada n’est pas seulement une retraite militaire : c’est un déplacement massif de populations, dans le froid, l’épuisement, la peur, parfois sous les bombardements. Selon le Musée national de l’histoire de l’immigration, <strong>475 000 personnes franchissent la frontière française entre le 28 janvier et le 13 février 1939</strong>, par Cerbère, Le Perthus, Prats-de-Mollo, Bourg-Madame et d’autres points de passage pyrénéens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’accueil français est alors profondément ambivalent.</strong> La frontière est ouverte, mais dans un climat de peur politique, de crise économique et de xénophobie. Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont envoyés par trains vers des départements de l’intérieur. Les hommes, notamment les combattants républicains, sont internés dans des camps construits à la hâte, sur les plages du Roussillon, à Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien ou Le Barcarès. <strong>La France accueille, mais elle trie, surveille, sépare et enferme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce mouvement, le Loir-et-Cher devient l’un des territoires d’arrivée. Des recherches menées entre 2017 et 2025 par <strong>Sylvie et Patricia Allouin-Lorente</strong>, à partir des Archives départementales de Blois, permettent de documenter précisément cet épisode. Elles indiquent que la région Centre accueille alors environ <strong>14 000 réfugiés espagnols</strong>, dont <strong>3 133 dans le Loir-et-Cher</strong>. Entre le 28 janvier et le 10 février 1939, <strong>154 trains spéciaux</strong> transportent, depuis la frontière, environ <strong>218 000 réfugiés</strong>, essentiellement des civils, vers quelque 70 départements français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, le premier convoi arrive dans la nuit du <strong>2 au 3 février 1939</strong>, en gare. Les réfugiés sont attendus par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9fets_de_Loir-et-Cher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préfet Pierre-Antoine Vieillescazes</a>, un service d’ordre, un corps médical et douze interprètes militaires du 131e régiment d’infanterie de Blois. Après un contrôle sanitaire, ils sont dirigés en autocars vers des centres d’hébergement répartis dans <strong>48 communes</strong> du département. La gare de Blois devient ainsi, pendant quelques jours, un lieu d&rsquo;aiguillage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des lieux les mieux documentés est le château de Chaumont-sur-Loire. Dès le 3 février 1939, le préfet y organise un cantonnement provisoire pour <strong>320 personnes</strong>, installées <em>dans les dépendances et les écuries du château</em>. Les chiffres conservés sont précis : <strong>133 femmes, 178 enfants et 9 hommes</strong>, dont un mutilé. Les réfugiés dorment à même le sol, <strong>sur de la paille.</strong> Ils sont soumis à une <strong>surveillance permanente des gendarmes,</strong> présents jour et nuit. Les conditions sont difficiles ; la population locale n’est pas libre d’approcher les réfugiés, mais un comité d’accueil, des bénévoles et des producteurs locaux contribuent à améliorer l’ordinaire. Le camp de Chaumont est dissous le 2 mars 1939.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport du préfet du Loir-et-Cher, daté du 1er mars 1939 et adressé au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Sarraut" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ministre de l’Intérieur Albert Sarraut</a>, donne la mesure de l’urgence administrative. Deux convois étaient annoncés les 2 et 6 février, pour 1 200 puis 1 061 personnes ; ils comptent finalement <strong>1 512 et 1 621 réfugiés</strong>. Le préfet indique avoir dû organiser des centres d’hébergement dans 48 communes différentes, faute de locaux importants disponibles. Il évoque aussi les difficultés sanitaires, les hospitalisations, les décès, mais souligne les dons en nature et l’accueil de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à l’intérieur de cette histoire collective que s’inscrit le récit de Sylvie Allouin-Bastien. <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em> part d’<strong>une famille : celle de Clemencia Vega García, de Juan Lorente Castaño et de leur fille Lola.</strong> Originaires d’Andalousie, passés par la Catalogne pendant la guerre, Clemencia et Lola franchissent la frontière le 4 février 1939 à Puigcerdà, près de Bourg-Madame. Lola a alors 17 mois. Elles sont évacuées en train vers la région Centre, arrivent à Blois, puis sont transférées dans les écuries du château de Chaumont-sur-Loire. Leur parcours raconte l’épuisement, la dénutrition, l’incertitude, la séparation. <strong>Juan, le père, est de son côté interné à Argelès-sur-Mer, puis affecté à des compagnies ou groupements de travailleurs.</strong> Clemencia et Lola sont ensuite transférées à Montlivault, près de Chambord, où Clemencia devient bonne de ferme.<strong> La famille ne se recomposera qu’après plusieurs années de guerre, de recherches et d’absence.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En avril 2026,</strong> cette mémoire est sortie du cercle familial pour entrer dans l’espace public. Une plaque a été inaugurée au Domaine régional de Chaumont-sur-Loire <strong><a href="https://bloiscapitale.com/a-chaumont-sur-loire-la-memoire-retrouvee-des-refugies-espagnols-de-1939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[LIRE ICI]</a></strong> en souvenir des <strong>320 exilés espagnols</strong> accueillis dans les dépendances du château en février 1939. Le projet, porté notamment par Sylvie Allouin-Bastien et Patricia Allouin-Ratton, petites-filles de Clemencia Lorente Vega, a associé la commune, le collège Joseph-Crocheton et la Région Centre-Val de Loire. La soirée du 17 juillet à Blois Capitale s’inscrit donc ce travail de mémoire. Il est aussi <strong>une piqûre de rappel dans une ère de progression des populismes.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Soirée « S.O.S La Vida ! »</strong><br>Vendredi 17 juillet 2026, de 18h à 20h<br>Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, Blois<br>Avec Sylvie Allouin-Bastien, autrice de <em>S.O.S. LA VIDA ! C’est la vie !</em><br>Entrée libre, places limitées<br>Inscription souhaitée : <a>bloiscapitale@gmail.com</a> ou directement à la boutique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/s-o-s-la-vida-a-blois-la-memoire-republicaine-espagnole-va-reprendre-voix">S.O.S La Vida ! : à Blois, la mémoire républicaine espagnole va reprendre voix</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>L&#8217;architecture de sens que Blois donne au tarot</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/larchitecture-de-sens-que-blois-donne-au-tarot</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 16:10:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tarot de Blois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Tarot de Blois (nouveauté à découvrir dans notre boutique) renvoie à un lieu. Toutefois, il ne s’agit pas d’un jeu simplement décoré de monuments blésois ou de la Loire. Ce n’est pas non plus une déclinaison touristique. Le projet de notre nouveau tarot est plus exigeant : faire de Blois une structure de lecture, &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/larchitecture-de-sens-que-blois-donne-au-tarot">L&rsquo;architecture de sens que Blois donne au tarot</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Tarot de Blois</strong> (<a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouveauté à découvrir dans notre boutique</a>) renvoie à un lieu. Toutefois, il ne s’agit pas d’un jeu simplement décoré de monuments blésois ou de la Loire. Ce n’est pas non plus une déclinaison touristique. Le projet de notre nouveau tarot est plus exigeant : <strong>faire de Blois une structure de <a href="https://bloiscapitale.com/comment-tirer-les-cartes-du-tarot-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lecture</a>, un territoire symbolique</strong> à travers lequel les arcanes se déplacent, se répondent et prennent sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici Blois force chaque arcane à <strong>comprendre autrement.</strong> Notre tarot prend <strong>les vingt-deux arcanes majeurs comme une série d’opérations</strong> — partir, initier, garder, choisir, mesurer, renverser, détruire, rétablir, révéler, accomplir — puis il les confronte à une topographie, à une histoire, à une matière. À cette série s’ajoute <strong>La Quintessence, carte additionnelle</strong> pensée comme Couronne, comme la limite même du système : ce qui demeure derrière le voile, ce qui excède les formes que le tarot met en circulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette construction oblige à être précis sur le tarot lui-même. Historiquement, le tarot n’apparaît pas d’abord comme un instrument ésotérique. Les sources muséales le rattachent à <strong>l’Italie du XVe siècle</strong>, où il est un jeu de cartes aristocratique ; son association avec l’occultisme, la divination et les secrets hermétiques est plus tardive. Le Tarot de Blois n’est donc <strong>pas l’héritier naïf d’une tradition immobile</strong>. Il est une construction nouvelle et originale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Disons-le, Blois est le bon terrain pour une telle expérience parce que la ville est<strong> une et multiple.</strong> Ville haute et ville basse. Fleuve et coteau. Pierre et mouvement. Pouvoir affiché et circulation ordinaire. Façades monumentales et passages resserrés. Mémoire royale et usages quotidiens. C’est une ville qui se lit par seuils, ruptures, paliers, détours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Prenons, par exemple, le Château royal de Blois. Sur une carte, il ne doit pas dire simplement l’autorité.</strong> Ce serait trop court, presque paresseux. L’édifice vaut parce qu’<strong>il complique l’idée même de pouvoir.</strong> Il rassemble quatre âges de l’architecture — la forteresse médiévale, l’aile Louis XII, l’aile François Ier, l’aile classique de Gaston d’Orléans — comme <strong>une superposition</strong> de régimes, de gestes, d’ambitions et de récits. Le pouvoir passe de main en main, change de façade, de proportion, d’intention. Chaque souverain annexe, corrige, recouvre, met à son service. <strong>Le Château royal n&rsquo;est pas l’image du pouvoir établi, mais celle du pouvoir comme composition</strong>. Il rappelle qu&rsquo;un jour <strong>des discontinuités peuvent avoir la forme trompeuse d’une continuité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tarot de Blois doit donc être pensé comme <strong>une topographie initiatique</strong>, mais à condition de débarrasser ce mot de tout brouillard. Initiatique ne veut pas dire mystérieux par principe. Cela veut dire : <em><strong>qui transforme celui qui traverse</strong>. </em>Le Mat ne représente pas le départ ; il place dans l’état de celui qui part avant de savoir. Le Bateleur n’est pas l’adresse ; il est le moment où le monde devient manipulable parce que des outils sont posés devant soi. La Justice n’est pas la morale ; elle est l’obligation de mesurer. Le Pendu n’est pas la passivité ; il est la violence discrète d’un regard retourné. Le Diable n’est pas le mal ; il est le lien devenu capture. Le Jugement n’est pas la sentence ; il est l’appel qui réveille ce qui était enfoui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les lettres hébraïques, les couleurs, les signes hermétiques et les éléments alchimiques</strong> ne doivent intervenir qu’à ce prix. Ils ne peuvent pas être des bijoux savants collés sur l’image. Aleph n’a d’intérêt avec Le Mat que si la carte pense vraiment le souffle avant la forme. Beth n’a d’intérêt avec Le Bateleur que si elle engage l’idée d’un premier intérieur, d’un atelier, d’un monde mis à portée de main. Le bleu n’a d’intérêt que s’il devient passage, nuit, profondeur ou Loire. L’or n’a d’intérêt que s’il devient loi, révélation, éclair, autorité lumineuse. Le rouge n’a d’intérêt que s’il engage le feu, le désir, la crise, l’incarnation. Sinon, la symbolique se dégrade en décoration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Tarot de Blois doit être pensé comme un art de la conjonction.</strong> Un même élément y agit sur <strong>plusieurs plans à la fois</strong>, sans que l’un annule l’autre. Le Château royal est un monument, une masse de pierre, un lieu d’histoire, un objet patrimonial, un théâtre de souveraineté, une archive de régimes successifs, et une forme du pouvoir. La Loire est un fleuve, une présence physique, une frontière, un passage, une mémoire mouvante, un miroir instable, et une manière de comprendre ce qui échappe à la fixation. L’escalier est un équipement, une rupture de niveau, un effort, une orientation du regard, et une expérience du passage.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="370" height="590" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-2.png" alt="" class="wp-image-34730" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-2.png 370w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/07/image-2-188x300.png 188w" sizes="auto, (max-width: 370px) 100vw, 370px" /></figure>
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<h2 id="h-la-quintessence" class="wp-block-heading">La Quintessence</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Quintessence est le point le plus délicat du jeu</strong>, donc peut-être son point le plus décisif. Elle est <strong>le Un, l’âme de l’univers, le réel derrière le voile</strong>. Elle est également la carte qui sauve le système de sa propre clôture. Son nom de Couronne peut être rapproché de Keter, première et plus haute sefirah dans la tradition kabbalistique, associée à la couronne et à ce qui demeure le plus dissimulé. Mais le Tarot de Blois ne doit pas se prétendre kabbale. Il reprend ici une position : celle du point qui domine le système sans devenir un élément ordinaire du système. Le Monde accomplit le parcours. <strong>La Quintessence rappelle que tout accomplissement demeure encore une représentation.</strong> C’est sa force. Elle n’ajoute pas une dernière réponse. <strong>Elle retire au jeu la tentation de se croire total.</strong> Elle dit que toute architecture du sens reste une architecture, donc une construction humaine, limitée, provisoire, nécessaire et insuffisante. Les arcanes organisent le visible, les passages, les épreuves, les figures, les effondrements, les renaissances. La Quintessence indique ce que ces formes ne peuvent pas posséder. <strong>Elle ne ferme pas le tarot ; elle l’ouvre au réel qui lui échappe.</strong></p>



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		<title>Dominique Hermier dessine Blois à la main : six mois, plus de 400 heures et une ville vue d’en haut</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 14:50:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Arrivé à Blois il y a deux ans, le graphiste et créateur Dominique Hermier a passé six mois à dessiner la ville, de la basilique à la gare, de Vienne à la Fondation du doute. Plus qu’un plan, son œuvre propose une vision ample, précise et sensible de Blois, entre cartographie, illustration et déclaration d’attachement. &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Arrivé à Blois il y a deux ans, <strong>le graphiste et créateur <a href="https://bloiscapitale.com/ikex-un-concept-unique-qui-cartonne-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dominique Hermier</a></strong> a passé six mois à dessiner la ville, de la basilique à la gare, de Vienne à la Fondation du doute. Plus qu’un plan, son œuvre propose <strong>une vision ample, précise et sensible de Blois, </strong>entre cartographie, illustration et déclaration d’attachement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des plans que l’on déplie en voyage pour trouver une rue. Du moins quand on ne s&rsquo;oriente pas avec un écran. Celui de Dominique Hermier ne se déplie pas, il n&rsquo;est pas GPS. <strong>Il se regarde. Il s’accroche. Il s’approche.</strong> On y cherche d’abord les grands repères : la Loire, le pont Jacques-Gabriel, le Château royal, la cathédrale Saint-Louis, la Halle aux Grains, l’église Saint-Nicolas, la gare, les quais, Vienne. Peut-être sa maison. Puis l’œil s’attarde sur les rues, les toits, les arbres, les places, les circulations. <strong>Le centre-ville de Blois apparaît d’un seul tenant,</strong> comme saisi depuis le ciel, mais dessiné avec une patience très terrestre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="702" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-46.png" alt="" class="wp-image-34604" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-46.png 1000w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-46-300x211.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-46-768x539.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette carte illustrée est <strong>le fruit de six mois de travail,</strong> engagé mi-novembre. L’idée de Dominique Hermier n’était pas de représenter seulement l’hypercentre touristique, mais <strong>un centre-ville élargi</strong> : de la basilique jusqu’à la gare, soit environ un kilomètre et demi de ville, avec une partie de Blois-Vienne, la Fondation du doute, la Halle aux Grains et une vingtaine de monuments remarquables. Sur la version finale, ces lieux sont signalés par de petits pictogrammes discrets.</p>



<h2 id="h-du-crayon-au-numerique" class="wp-block-heading">Du crayon au numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La carte commence par un dessin. <strong>Dominique Hermier a d’abord réalisé un croquis au crayon,</strong> avant de le reprendre au Rotring. Le dessin a ensuite été scanné morceau par morceau, afin d’obtenir une très haute résolution. Cette étape technique <strong>permet aujourd’hui d’imprimer le plan dans des dimensions importantes sans perte de netteté.</strong> L’artiste indique pouvoir aller <strong>jusqu’à 2,5 mètres par 5,5 mètres sans pixelisation</strong>. La carte peut ainsi occuper un mur entier, dans un cabinet, une salle d’attente, une agence immobilière, un commerce, un gîte ou tout lieu souhaitant proposer une grande vue panoramique de Blois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce plan est le résultat d’un <strong>arpentage</strong>. Dominique Hermier connaît bien ce type de travail. Depuis une vingtaine d’années, il réalise des plans illustrés : villages remarquables, randonnées équestres pour la Belgique, extraits de quartiers parisiens, villages normands. Les styles changent selon les projets et les commandes : aquarelle, technique mixte, noir et blanc façon gravure, peinture digitale. <strong>Pour Blois, il a choisi un équilibre entre dessin réel et colorisation numérique.</strong></p>



<h2 id="h-une-enquete-dans-les-rues" class="wp-block-heading">Une enquête dans les rues</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Hermier estime avoir pris <strong>environ 800 photos</strong> de Blois pour construire son plan. Les monuments ont été photographiés sous plusieurs angles. Les places, les parkings, les passages, les perspectives et certains espaces récemment transformés ont été documentés par la photo, la vidéo ou des panoramiques à 360 degrés. Les outils numériques et les vues satellitaires ont servi pour comprendre les cours intérieures ou les arrières de bâtiments. Dominique s’est aussi déplacé avec un plan à blanc, sur lequel <strong>il notait les détails observés sur place</strong> : un mur couvert de lierre, le sens d’un passage piéton, une façade, une disposition particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que Blois se prête bien à <strong>une enquête de terrain</strong>. Le centre-ville est accessible à pied ou à vélo. Lorsqu’un doute apparaissait, il pouvait aller vérifier rapidement, prendre de nouvelles photos, revenir à l’atelier et reprendre son dessin. Ce travail explique en partie la sensation produite par le plan. <strong>La ville a été regardée, rue par rue, détail par détail.</strong></p>



<h2 id="h-une-vue-depuis-une-montgolfiere-imaginaire" class="wp-block-heading">Une vue depuis une montgolfière imaginaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dominique Hermier n’a pas survolé Blois.</strong> Pour une ville de cette taille, un véritable survol poserait des contraintes techniques et administratives, notamment avec un drone. Il a donc construit un point de vue imaginaire, comme s’il observait la ville depuis une montgolfière. <strong>Le dessin repose sur une vue <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Perspective_axonom%C3%A9trique#:~:text=Le%20terme%20d'axonom%C3%A9trie%2C%20ou,ou%20bien%20une%20perspective%20orthogonale.&amp;text=la%20donn%C3%A9e%20des%20trois%20facteurs,de%20chacun%20de%20ces%20axes." target="_blank" rel="noreferrer noopener">axonométrique</a></strong>. Cette représentation permet d’éviter une perspective classique où les éléments éloignés deviennent plus petits que ceux du premier plan. Ici, <strong>toute la ville reste lisible</strong>. Les bâtiments conservent du volume, mais l’ensemble demeure homogène.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="640" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-47-1024x640.png" alt="" class="wp-image-34610" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-47-1024x640.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-47-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-47-768x480.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-47.png 1100w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Source : <em>facebook.com/dominique.hermier</em></figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Cette approche donne au plan de la clarté. Elle autorise aussi certaines libertés. Dominique Hermier assume d’avoir légèrement <strong>agrandi les monuments remarquables</strong>, autour de 125 %, pour qu’ils ressortent davantage.</p>



<h2 id="h-un-objet-a-accrocher" class="wp-block-heading">Un objet à accrocher</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le tirage principal est réalisé au format 70 x 100 cm</strong>, format B1, sur papier de qualité. Il est <strong>numéroté,</strong> signé et gaufré. Il n’est pas plié, mais <strong>vendu roulé</strong>. Car c’est un <strong>objet graphique</strong> à encadrer, à poser sur un mur, à regarder dans la durée. Pour des formats supérieurs, Dominique Hermier envisage même une livraison en lés, comme un papier peint, pour une œuvre murale.</p>



<h2 id="h-le-choix-de-faire-d-abord" class="wp-block-heading">Le choix de faire d’abord</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dominique Hermier a arrêté de compter ses heures de travail à 400.</strong> Logiquement, il a donc choisi une démarche d’auteur. Il n’a pas attendu un appel d’offres, un cahier des charges ou une commande institutionnelle. Il a préféré créer l’œuvre, puis voir ensuite quelles passerelles pourraient s’ouvrir. <em><strong>« Je me suis déguisé un peu en mécène, en auto-mécène »</strong></em>, confie le graphiste. Il s’agit d’<strong>un investissement personnel, qui n’exclut pas des collaborations futures</strong>.</p>



<h2 id="h-blois-ville-d-adoption" class="wp-block-heading">Blois, ville d’adoption</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan tient aussi à une histoire personnelle. Dominique Hermier est arrivé à Blois il y a deux ans, d’abord par amour d’une Blésoise. Puis la ville elle-même a pris place dans cette histoire. <strong><em>« Moi, je suis amoureux de Blois »</em></strong>, dit-il simplement. Il décrit une ville belle, verte, à dimension humaine, posée au bord d’un fleuve, entourée de promenades, de châteaux et d’itinéraires comme la Loire à vélo. Paris reste accessible en train, la Normandie n’est pas trop loin, et <strong>la ville permet selon lui de vivre dans un équilibre qu’il cherchait.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette expérience se lit dans la carte.</strong> Les couleurs, la générosité du format, le soin accordé aux détails traduisent une forme d’adhésion. Dominique Hermier parle d’une ville où les contacts se font facilement, sans sentiment de compétition ou de jalousie. Son dessin devient ainsi <strong>la traduction graphique d’un sentiment d’accueil.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan représente Blois à un moment précis. La plupart des photographies ayant servi au dessin ont été prises entre début mars et début mai. <strong>L’image correspond donc à une ville saisie au printemps.</strong> Certains secteurs ont été volontairement laissés en attente, notamment le Carré Saint-Vincent et la friche du futur théâtre. Lorsque les plans de la future antre de la Scène nationale seront disponibles, il pourra mettre à jour son dessin. En effet, <strong>la carte évoluera au fil des éditions. </strong></p>



<h2 id="h-la-version-nuit-blois-comme-terrain-de-jeu" class="wp-block-heading">La version nuit : Blois comme terrain de jeu</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une deuxième version est déjà en préparation</strong> ! Elle reprendra le même plan, mais <strong>de nuit</strong>. La ville sera assombrie, les fenêtres éclairées, les réverbères et les phares allumés. Là encore, il ne s’agira pas de reproduire exactement chaque source lumineuse, mais de créer une impression crédible de <strong>Blois nocturne.</strong> Cette version permettra surtout d’introduire <strong>l’univers d’<a href="https://www.instagram.com/ikexofficiel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IKEX</a></strong> dans la ville. <strong>Les robots, fusées, ovnis et objets décalés de Dominique Hermier sortiront symboliquement de la boutique pour se promener dans Blois</strong>. L’artiste imagine une sorte de jeu visuel, à la manière d’un <em>Où est Charlie ?</em> en très grand format, <strong>avec une centaine d’éléments à retrouver.</strong> La version nuit sera tirée dans le même format que la version jour : 70 x 100 cm, sur papier de qualité, numérotée, signée et gaufrée. On a hâte de voir cela…</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">&gt;&gt; Plan en vente au format 70 x 100 cm au prix de 29.90€ à la boutique Ikex, <a href="https://www.google.com/maps/place//data=!4m2!3m1!1s0x47e4a9916c26c461:0x76c004c9fe80ba1b?sa=X&amp;ved=1t:8290&amp;ictx=111">5 Rue Saint-Honoré, à Blois</a>. Et aussi à la boutique Blois Capitale à compter du 27 juin 2026.</mark></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ceux qui reviennent : le Loir-et-Cher face à une nouvelle mobilité résidentielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 14:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont partis étudier, travailler, se construire ailleurs. Paris, souvent, a été une étape, parfois un passage obligé. Puis vient le moment où l’on regarde autrement son territoire d’origine : non plus comme un lieu quitté, mais comme un lieu où revenir vivre, élever des enfants, travailler autrement, retrouver des liens. Ce mouvement, observé à &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils sont partis étudier, travailler, se construire ailleurs. Paris, souvent, a été une étape, parfois un passage obligé. Puis vient le moment où l’on regarde autrement son territoire d’origine : non plus comme un lieu quitté, mais <strong>comme un lieu où revenir vivre, élever des enfants, travailler autrement, retrouver des liens.</strong> Ce mouvement, observé à l’échelle nationale, intéresse directement le Loir-et-Cher. <strong><em>Be LC</em></strong>, l’agence d’attractivité du département, y voit <strong>une aspiration à accompagner, mais aussi une chance pour le territoire </strong>: celle de faire revenir des compétences, des familles et des énergies qui n’ont jamais complètement cessé de lui appartenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pauline Rochart connaît ce mouvement de l’intérieur</strong>. Autrice de <strong><a href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/ceux-qui-reviennent-9782228937726" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ceux qui reviennent</em> (Payot),</a></strong> spécialiste des mutations du travail, de la prospective et de l’évolution des modes de vie, elle fait elle-même partie de ces <em>“revenants”</em>. <strong>Après plus de douze ans passés à Paris, elle est revenue s’installer dans son territoire d’origine,</strong> dans l’agglomération de Dunkerque. De cette expérience, elle n’a pas seulement tiré un changement de vie, mais <strong>une enquête sur celles et ceux qui, après avoir quitté leur région, <a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">choisissent un jour d’y revenir.</a></strong> <em>« On a été assez surpris, en bien, de l’écho du livre. Cela démontre un intérêt vif, le fait que<strong> c’est un vrai sujet de société »</strong></em>, relève Pauline Rochart.</p>



<h2 id="h-emploi-logement-services-les-conditions-objectives-du-retour" class="wp-block-heading"><strong>Emploi, logement, services : les conditions objectives du retour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour revenir, il faut pouvoir vivre. L’emploi arrive en tête</strong>. Le retour n’a de sens que si l’on peut trouver une activité correspondant à ses compétences, à son niveau de qualification, à ses aspirations. Un territoire peut être beau, calme, patrimonial, agréable à regarder ; si l’on ne peut pas y travailler dignement, l’installation risque de devenir déclassement. <strong><em>« Les raisons qui poussent aux trajectoires résidentielles, c’est un mix entre des raisons objectives », </em></strong>explique Pauline Rochart. Parmi elles, l&rsquo;experte cite l&#8217;emploi et <strong>la qualité de vie</strong>, au sens très concret du terme : <em>« l’espace dont on va pouvoir bénéficier, le prix de l’immobilier, les espaces verts »</em>. À cela s’ajoute <em>« toute l’offre de services qu’il y a autour ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On part pour les études, pour le travail, pour Paris, pour une grande métropole, pour une première carrière. Puis <strong>arrive un moment où les priorités changent. Les enfants naissent ou sont envisagés</strong>. Le logement devient trop étroit. Les trajets deviennent trop lourds. Le coût de la vie pèse davantage. Le couple, la famille, l’école, les modes de garde et la maison entrent dans l’arbitrage. <strong>L’expérience de la parentalité transforme profondément le rapport au lieu</strong>. <strong>On choisit où l’on veut que ses enfants grandissent</strong>, dans quel espace, avec quels relais, quelle école, quelle famille proche, quelle respiration quotidienne. Pour autant, Pauline Rochart insiste : <strong>le retour ne peut pas être réduit à une addition de cases cochées.</strong> <em>« En fait, si c’était aussi simple que ça, ce serait trop facile. »</em></p>



<h2 id="h-le-sensible-l-attachement-le-paysage" class="wp-block-heading"><strong>Le sensible, l’attachement, le paysage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour engage une part plus intime. Il suppose <strong>une relation au territoire</strong>. Pas forcément un amour béat, mais une familiarité, une mémoire, une attache. <em>« Je trouve que ce phénomène est intéressant à observer en ce qu’il montre que l’on a aussi <strong>des raisons qui dépassent les critères objectifs</strong> : l’attachement au territoire, le sensible, l’attachement au paysage, les liens que l’on continue d’entretenir avec les gens qui vivent sur le territoire, ceux qui restent, ceux qui n’ont pas bougé. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les territoires doivent comprendre ce qu’ils ont déjà déposé dans la mémoire de ceux qui y ont grandi.</strong> Une ville, un village, un département, ce n’est pas seulement un ensemble d’équipements. C’est une somme de souvenirs, de relations, de paysages, de trajets répétés, de lieux d’enfance, de liens familiaux, d’expériences scolaires, culturelles, sportives, associatives. <strong>Revenir suppose que quelque chose soit resté vivant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi l’attractivité ne commence pas au moment où l’on veut faire revenir un trentenaire diplômé, avec conjoint, enfants et emploi qualifié. <strong>Elle commence bien avant, dans la manière dont un territoire traite ses jeunes, ses adolescents, ses étudiants, ses enfants d’ici.</strong> <em>« Plus vous ferez en sorte que les gens aient vécu des expériences heureuses dans leur jeunesse, dans leur territoire, plus vous aurez de chances qu’ils reviennent »,</em> souligne Pauline Rochart. Cela concerne le Loir-et-Cher comme tous les départements. On peut vanter Blois, Vendôme, la Loire, les châteaux, les villages, les forêts, la proximité avec Paris. Mais pour faire revenir ceux qui sont partis, encore faut-il qu’ils aient eu envie, plus jeunes, d’appartenir à ce territoire. Ont-ils accumulé de bons souvenirs ? <strong>La réponse future se fabrique dans le présent</strong>. <em><strong>« Les élus locaux doivent prendre la mesure de cette question »</strong></em>, juge l&rsquo;autrice.</p>



<h2 id="h-revenir-n-est-jamais-un-coup-de-tete" class="wp-block-heading"><strong>Revenir n’est jamais un coup de tête</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’imaginaire contemporain, quitter Paris peut ressembler à une tentation de retour de vacances. On respire trois jours ailleurs, on rêve de maison, de jardin, de ciel plus large. Mais entre l’envie d’ailleurs et l’installation réelle, il y a tout un chemin. Pauline Rochart le rappelle : <em><strong>« On ne déménage pas comme ça sur un coup de tête et, encore moins, on ne décide de revenir sur un coup de tête. »</strong></em> Dans son enquête, les personnes interrogées ont mûri leur décision. Elles savent que revenir implique des choix. Elles identifient les difficultés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retour peut impliquer des sacrifices ou des arbitrages</strong> : moins d’opportunités professionnelles dans certains secteurs, un tissu social à reconstruire, des modes de vie différents, une place à retrouver, des habitudes locales qui n’ont pas attendu le revenant. <em><strong>« Ça implique de faire des choix, parfois des sacrifices, dans les choix de carrière, dans les choix de vie. </strong>Et ça, c’est vrai qu’on ne peut pas toujours l’anticiper. »</em> Cette prudence évite de présenter le retour comme une solution magique à la fatigue métropolitaine. Revenir ne répare pas tout. <strong>Revenir ouvre une autre série de questions.</strong></p>



<h2 id="h-la-famille-relais-espere-et-realite-plus-complexe" class="wp-block-heading"><strong>La famille, relais espéré et réalité plus complexe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le retour est souvent familial.</strong> On revient avec de jeunes enfants, ou parce qu’ils arrivent. On cherche de l’espace, une école plus proche, <strong>une maison,</strong> mais aussi <strong>du relais</strong>. Les parents restés sur place sont devenus grands-parents. Dans les représentations, ils peuvent incarner une aide, une sécurité, une présence. Pauline Rochart met pourtant en garde contre les projections trop simples. Quand on revient de temps en temps pour un week-end, la famille est heureuse de vous voir. Quand on revient pour vivre, cette présence devient ordinaire. <em>« Une fois que vous revenez, ça n’a plus rien d’exceptionnel. Vous êtes là, vous êtes là. <strong>Les gens ne changent pas leur vie parce que vous êtes revenu. »</strong></em> Ils ont leurs engagements, leurs habitudes, leurs contraintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les grands-parents d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’il y a trente ans.</strong> Ils peuvent être retraités sans être disponibles en permanence. Ils voyagent, s’engagent, sortent, gardent leurs activités, leur vie sociale, parfois une activité professionnelle ou associative importante. <strong><em>« Ils sont souvent encore actifs, dans le sens où ils s’investissent dans plein de choses. »</em></strong> La garde du mercredi, la sortie de l’école, le dépannage permanent ne vont plus toujours de soi. <em>« On revient pour avoir du relais, et parfois, effectivement, on ne le trouve pas, ou on le trouve moins que ce que l’on aurait espéré. »</em> Pour Pauline Rochart, ce décalage raconte aussi <strong><em>« l’évolution des modes de vie des seniors ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour vers la famille est donc ambivalent. Il peut alléger la charge mentale, notamment celle des jeunes parents. Il peut offrir une présence précieuse. Mais <strong>il ne reconstitue pas automatiquement une communauté familiale disponible à la demande.</strong> Là encore, revenir oblige à renoncer à une illusion : celle d’un territoire d’origine qui aurait attendu intact, avec des rôles familiaux inchangés.</p>



<h2 id="h-des-trajectoires-de-mobilite-successives" class="wp-block-heading"><strong>Des trajectoires de mobilité successives</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui reviennent sont rarement des immobiles repentis. Au contraire, leur parcours est souvent fait de déplacements successifs. On quitte d’abord son village ou sa petite ville pour le lycée, puis pour l’université, puis pour une métropole régionale, puis parfois pour Paris. <strong>Revenir est alors un moment de plus dans une chaîne de mobilités.</strong> Les personnes rencontrées dans l’enquête ont souvent bougé pour les études, puis pour la carrière. Elles ont acquis ailleurs des compétences, des codes, des expériences professionnelles, des références culturelles. <strong>En revenant, elles ne retrouvent pas simplement leur place d’avant. Elles reviennent transformées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point peut aussi créer <strong>des frottements</strong>. Revenir suppose de l’humilité. On ne revient pas dans un territoire vide. Les autres ont continué à y vivre, à y travailler, à y élever leurs enfants, à y tenir les associations, les commerces, les écoles, les clubs, les réseaux locaux. <strong>Le revenant ne reprend pas une place intacte ; il doit en trouver une nouvelle.</strong></p>



<h2 id="h-revenir-ne-veut-pas-dire-renoncer-a-l-ambition" class="wp-block-heading"><strong>Revenir ne veut pas dire renoncer à l’ambition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Revenir en région n’est pas forcément faire une croix sur l’ambition professionnelle. <strong><em>« Ce phénomène questionne la notion même d’ambition »</em></strong>, explique Pauline Rochart. Dans les représentations dominantes, l’ambition est souvent associée à l’ascension sociale, aux grandes entreprises, aux grandes villes, aux opportunités concentrées dans les métropoles et en région parisienne. De là naît un amalgame : ceux qui reviennent seraient moins ambitieux. La nordiste conteste cette lecture. <strong>L’ambition peut consister à se réaliser autrement</strong> <strong>que par la seule carrière,</strong> à mettre ses compétences au service d’un territoire, à s’investir dans des associations, à passer d’un grand groupe à une PME, à se reconvertir, à travailler dans un milieu que l’on connaît moins, à chercher <strong>une utilité plus concrète.</strong> <em>« Avoir un boulot bien payé dans une grosse boîte, ce n’est pas l’unique façon d’être ambitieux pour sa vie. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les générations qui reviennent interrogent la place du travail dans leur vie. <strong>Elles ne veulent pas nécessairement moins travailler. </strong>Elles veulent parfois travailler autrement, avec d’autres équilibres, d’autres finalités, d’autres formes de reconnaissance.<em>« La place du statut compte moins que ce que vous faites au quotidien pour votre ville et pour votre territoire. »</em> Ce qui pèse, <strong>ce sont les interactions locales </strong>: <em><strong>« On s’en contrefiche un peu de savoir que vous êtes cadre dans telle boîte.</strong> Ce qui compte dans les discussions du quotidien, ça va plutôt être la façon dont vous interagissez dans les associations du coin, dans la promotion de la culture locale, dans les associations sportives, dans les associations de parents d’élèves. »</em></p>



<h2 id="h-le-besoin-d-ancrage" class="wp-block-heading"><strong>Le besoin d’ancrage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pauline Rochart critique une idée très répandue sur sa génération, et plus encore sur les diplômés : <strong><em>« On a voulu nous faire croire que l’on était une génération très fluide, sans attache, et qu’en fait on pouvait vivre partout. »</em></strong> Elle juge cette idée fausse. <em><strong>« On a besoin d’être ancré dans un territoire, d’être ancré dans un collectif où l’on sent que l’on a une place. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce besoin ne se confond pas avec une idéalisation du territoire. On ne revient pas nécessairement parce qu’un lieu est <em>“hype”,</em> beau, photogénique ou vendable. Cette remarque a une portée directe pour le Loir-et-Cher. Le département dispose d’images fortes : la Loire, les châteaux, les paysages, les villes patrimoniales, la proximité avec Paris. Mais <strong>le retour ne se construit pas seulement avec des images. Il se construit avec un sentiment d’appartenance</strong>. Ce que l’on a vécu ici, ce que l’on a aimé, ce qui nous a fait grandir, ce qui a donné le sentiment d’avoir une place : voilà ce qui peut, un jour, faire revenir.</p>



<h2 id="h-blois-vendome-paris-le-train-comme-question-politique" class="wp-block-heading"><strong>Blois, Vendôme, Paris : le train comme question politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Loir-et-Cher, la question du transport occupe une place particulière. <strong>Vendôme dispose d’une liaison TGV qui met Paris-Montparnasse à environ quarante minutes. Blois dépend du TER</strong>, avec des directs moins systématiques, et une revendication locale pour des trains directs entre Blois et Paris permettant un trajet plus rapide <strong><a href="https://bloiscapitale.com/entre-blois-et-paris-lassociation-illico-reclame-des-trains-directs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">[lire ici]</a></strong>.<strong> <em>« Ce pays, malheureusement, crève un peu de son extrême centralisation</em></strong><em> et du fait que c’est à Paris que l’on retrouve le plus d’opportunités, professionnelles notamment »</em>, lance-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le train permet de garder un emploi parisien, de conserver des clients, de se rendre ponctuellement dans la capitale, de ne pas rompre d’un coup avec un écosystème professionnel. <em>« Les territoires et les villes qui sont reliés facilement à Paris et qui ont des TGV attirent plus, parce que <strong>le coût du retour est moins élevé. »</strong></em> Mais Pauline Rochart nuance. Tous les retours ne se construisent pas dans le maintien d’un lien avec Paris. <em>« On fait des changements de vie plus ou moins drastiques. »</em></p>



<h2 id="h-aimer-une-ville-c-est-aussi-etre-exigeant-avec-elle" class="wp-block-heading"><strong>Aimer une ville, c’est aussi être exigeant avec elle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que produisent ceux qui reviennent ?</strong> Disposent-ils d’un regard particulier ? <em>« S’ils choisissent de revenir, c’est parce qu’ils savent pourquoi. Donc <strong>très souvent, ils ont envie de s’investir pour le territoire. »</strong></em> Ils ont connu d’autres manières de travailler, d’autres organisations, d’autres rythmes, d’autres références. Ils peuvent apporter des compétences, des idées, mais aussi un regard critique. <strong><em>« C’est un peu comme dans un couple. Quand vous aimez quelqu’un, vous êtes exigeant avec l’autre. Moi, je pense que c’est pareil dans une ville. Quand vous l’aimez, vous êtes exigeant avec elle. »</em></strong> Ce regard décalé peut être précieux,<strong> à condition qu’il ne devienne pas surplombant.</strong> Pauline Rochart parle de <strong><em>« brassage »</em></strong> et d’<strong><em>« hybridation »</em></strong> entre ceux qui n’ont pas bougé et ceux qui sont partis puis revenus. Les deux expériences ont de la valeur. </p>



<h2 id="h-revenir-c-est-apprendre-a-creer-du-lien" class="wp-block-heading"><strong>Revenir, c’est apprendre à créer du lien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour oblige à fréquenter des gens qui n’ont pas nécessairement les mêmes références, les mêmes opinions, les mêmes habitudes culturelles ou politiques. Ceux qui reviennent peuvent avoir vécu dans des milieux diplômés, urbains, politisés, homogènes socialement. En revenant, ils retrouvent un territoire plus divers, ou différemment polarisé. Pauline Rochart parle sans détour <strong>des frottements possibles</strong>. Dans certains territoires, les lignes politiques, culturelles ou sociales peuvent être fortes. Revenir impose de ne pas se placer au-dessus. <em><strong>« Plus on aura une posture haute et jugeante, moins on se réintégrera. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réintégration passe par l’acceptation d’un monde commun avec des personnes différentes. <em>« Vous devez accepter que vous allez fréquenter des gens qui n’ont pas vos manières de voir le monde, qui n’ont pas forcément les mêmes opinions politiques que les vôtres, qui ne regardent pas les mêmes films, qui n’écoutent pas les mêmes radios, qui ne saluent pas de la même manière que vous. »</em> <strong>Ce n’est pas une concession triste</strong>. Elle y voit même l’une des beautés du retour. <strong>Le territoire oblige à sortir de ses bulles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffit pas d’acheter une maison, d’inscrire ses enfants à l’école et de travailler à distance. <strong>Il faut refaire du lien. S’investir. Participer. Proposer. Écouter.</strong> <em>« Si l’on ne cultive pas ce lien social et cette base de <strong>vivre-ensemble</strong> — pour employer un mot un peu galvaudé —, ça ne va pas marcher. On ne va pas bien vivre notre retour. »</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire :</strong> <em>Ceux qui reviennent</em>, de Pauline Rochart, Essais Payot, parution janvier 2025, 256 pages, 20 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/ceux-qui-reviennent-le-loir-et-cher-face-a-une-nouvelle-mobilite-residentielle">Ceux qui reviennent : le Loir-et-Cher face à une nouvelle mobilité résidentielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Un univers poétique et narratif : l’art singulier de Constance Gilquin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 13:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis ce mercredi 24 juin 2026, les créations de Constance Gilquin sont proposées à la boutique Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, à Blois. Assiettes, bols, tasses, pièces décoratives : son univers rejoint notre antre. Un chat noir semble immergé dans une eau onirique, les yeux lourds et les oreilles dressées. Un autre, roux, apparaît dans &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis ce mercredi 24 juin 2026, <strong>les créations de Constance Gilquin sont proposées à la boutique Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens,</strong> à Blois. Assiettes, bols, tasses, pièces décoratives : son univers rejoint notre antre. Un chat noir semble immergé dans une eau onirique, les yeux lourds et les oreilles dressées. Un autre, roux, apparaît dans un décor de fleurs, de feuilles et de traits colorés. Des poissons rouges traversent des bols et des assiettes dans des nappes bleutées. <strong>Chaque pièce semble raconter quelque chose sans imposer totalement son histoire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6763-1024x768.jpeg" alt="Constance céramique" class="wp-image-34551" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6763-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6763-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6763-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6763-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6763-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je reste sur la même ligne »</em>, explique Constance Gilquin. <strong>Une céramique vivante, dessinée, traversée par la couleur</strong>. Mais elle précise avoir fait évoluer sa manière de dessiner sur la céramique : <em>« Je travaille quand même de plus en plus le côté crayonné, pour arriver à quelque chose de proche de ce que je pouvais avoir sur papier. »</em>  Lorsqu’elle le souhaite, elle peut utiliser un crayon de papier pour poser un croquis préalable : <em>« Le crayon de papier va cuire et disparaître complètement à la cuisson. Je peux donc l’utiliser comme manière d’avoir un croquis sous mon dessin final. »</em> Ensuite vient une technique plus personnelle. <strong>Constance Gilquin fabrique ses propres craies d’oxyde à partir de poudre amalgamée.</strong> Ces petites craies lui permettent d’obtenir un rendu crayonné. Elle les associe à des <strong>pipettes remplies d’émail</strong>, utilisées pour tracer des lignes plus nettes, presque comme au liner. Elle dilue également l’émail <strong>pour créer des effets proches du lavis ou de l’aquarelle.</strong></p>



<h2 id="h-un-univers-poetique-singulier-et-narratif" class="wp-block-heading">Un univers poétique, singulier et narratif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Constance Gilquin définit son style comme <strong><em>« narratif, assez poétique »</em></strong>. Ses animaux ont une attitude, une humeur, une présence. Ils boudent, observent, flottent, traversent une scène végétale ou aquatique. Son idée est de <strong>faire entrer des histoires dans la vie ordinaire.</strong> La jeune femme veut apporter <em><strong>« couleurs, poésie et histoires »</strong></em> dans le quotidien, à travers des fresques peintes et des créations en céramique. Ses pièces invitent à s’attarder, à regarder le détail d’un museau, d’un feuillage, d’un poisson, d’un trait de couleur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="661" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6759-1024x661.jpeg" alt="L'Atelier de Constance " class="wp-image-34553" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6759-1024x661.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6759-300x194.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6759-768x495.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6759-1536x991.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6759-2048x1321.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 id="h-une-formation-entre-beaux-arts-et-cinema-d-animation" class="wp-block-heading">Une formation entre Beaux-Arts et cinéma d’animation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Constance Gilquin vient d’un environnement familial où l’architecture et l’art occupent une place importante. Elle se forme aux <strong>Beaux-Arts</strong>, puis à l’<strong><a href="https://ecolegeorgesmelies.fr/fr/">école Georges Méliès</a></strong>, spécialisée dans le cinéma d’animation. Cette formation explique en partie son rapport au <strong>récit visuel</strong>.Elle construit des scènes, des caractères, des atmosphères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de créer son atelier, elle travaille pendant sept ans chez <strong>Illumination Mac Guff</strong>, grand studio parisien d’animation. Elle y exerce comme <strong>hair graphiste</strong>, avec une spécialité très précise : les poils, les coiffures, les pelages. Elle participe à des productions connues du grand public, dont <em><strong>Mario, Les Minions</strong></em> ou <em><strong>Moi, moche et méchant</strong></em>. Elle garde un bon souvenir de cette période : <em>« C’était super, j’avais une super équipe, on bossait sur des projets avec des sous, donc on pouvait approfondir et faire des rendus vraiment chouettes. »</em> Mais cette expérience, aussi formatrice soit-elle, ne suffisait pas à répondre à son désir de raconter ses propres histoires. En 2022, <strong>elle se lance à son compte et installe son atelier à Lavardin</strong>, dans un <strong>habitat troglodytique</strong>. La céramique devient alors l’un de ses supports principaux, sans être exclusive. <em>« Mon idée, c’est de raconter des histoires. La céramique, c’est super à travailler, mais <strong>je ne veux pas me limiter. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6761-1024x768.jpeg" alt="Constance céramique" class="wp-image-34552" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6761-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6761-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6761-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6761-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6761-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 id="h-une-nouvelle-serie-nee-pendant-la-canicule" class="wp-block-heading">Une nouvelle série née pendant la canicule</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les pièces arrivées à la boutique, certaines appartiennent à une série d’animaux qui semblent bouder. À la question de l’histoire qui a fait naître cette série, Constance Gilquin répond simplement : <em><strong>« Là, c’était en pleine canicule. »</strong></em> <strong>La chaleur devient donc un point de départ narratif</strong>. Les animaux ont chaud, s’agacent, se retirent, se laissent gagner par une forme de lassitude comique. La créatrice ne force pas l’interprétation. Elle donne un point de départ, puis laisse chacun poursuivre le récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les créations de Constance Gilquin ne sont pas pensées comme des objets fragiles à tenir à distance du quotidien. Les pièces peuvent passer au lave-vaisselle. <em><strong>« Moi, je les utilise au quotidien. »</strong></em> Ces objets sont faits pour vivre. Ils peuvent être utilisés, manipulés, habiter une cuisine, une table, un repas. <em><strong>« L’idée, c’est quand même vraiment de pouvoir apporter de l’unique dans des objets du quotidien. »</strong></em> D&rsquo;ailleurs, Constance constate que les acheteurs reviennent souvent vers elle pour étoffer leur vaisselle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois, son travail trouve désormais un nouveau point d’ancrage. Notre boutique accueille ses céramiques dans un environnement où se croisent créations locales, objets singuliers, artistes et artisans. Les pièces de Constance Gilquin y trouvent naturellement leur place. Car la jeune femme ne fabrique pas une vaisselle anonyme. <strong>Elle fait entrer des histoires dans les objets. Et depuis aujourd’hui, ces histoires sont à découvrir chez Blois Capitale.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus sur l&rsquo;atelier de Constance : Instagram : <a href="https://instagram.com/cocolegram">@cocolegram</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Une traversée en noir et blanc entre lune, arbres et mondes intérieurs avec Corinne Bénédek</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 12:51:22 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-traversee-en-noir-et-blanc-entre-lune-arbres-et-mondes-interieurs-avec-corinne-benedek">Une traversée en noir et blanc entre lune, arbres et mondes intérieurs avec Corinne Bénédek</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>mardi 30 juin 2026 à 20h, Blois Capitale</strong> &#8211; 16 rue Émile-Laurens &#8211; accueillera, <strong>sous le signe de</strong> <strong>la pleine lune,</strong> le <strong>vernissage de la nouvelle exposition de Corinne Bénédek.</strong> Une série picturale en noir et blanc, réalisée à la bombe aérosol et à l’acrylique, où la lune, les arbres, les paysages imaginaires et les formes cosmiques composent <strong>un univers suspendu,</strong> entre Street Art, peinture contemporaine et voyage intérieur. Cette série signée Corinne Bénédek appelle d’abord une atmosphère. Des lunes immenses, des arbres dressés dans la nuit, des branches nues, des reflets, des phares, des oiseaux, des mains ouvertes vers le ciel. Le noir, le blanc, les gris. <strong><a href="https://bloiscapitale.com/corinne-benedek-une-peinture-entre-cosmos-nature-et-spiritualite" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une lumière venue de loin, ou de l’intérieur.</a></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="461" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-43-1024x461.png" alt="" class="wp-image-34555" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-43-1024x461.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-43-300x135.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-43-768x346.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-43-1536x691.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-43.png 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Ma démarche artistique est contemporaine,</em></strong> explique Corinne Bénédek.<em> Je développe un univers onirique où la bombe aérosol dialogue avec l’acrylique et d’autres techniques pour créer <strong>des paysages imaginaires peuplés d’arbres, de mondes cosmiques et de symboles.</strong> C’est la rencontre <strong>entre le Street Art et la peinture traditionnelle. »</strong></em></p>



<h2 id="h-une-rencontre-entre-street-art-et-peinture-contemporaine" class="wp-block-heading">Une rencontre entre Street Art et peinture contemporaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres présentées naissent donc d’un croisement. D’un côté, la bombe aérosol, avec son énergie directe, ses brumes, ses halos, ses pulvérisations, ses effets atmosphériques. De l’autre, l’acrylique, qui permet de reprendre, nuancer, modeler, préciser, faire surgir les textures et les lignes. Corinne Bénédek situe cette série <em>« entre art urbain et peinture d’atelier, entre nature et cosmos, entre réalité et rêve »</em>. Les compositions semblent souvent construites <strong>comme des seuils</strong> : un arbre qui porte la lune, un phare qui perce la nuit, une silhouette d’oiseau qui traverse l’astre, deux mains qui accueillent une sphère lumineuse.</p>



<h2 id="h-le-noir-et-blanc-comme-concentration-du-regard" class="wp-block-heading">Le noir et blanc comme concentration du regard</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le choix du noir et blanc donne aux œuvres leur unité</strong>. Corinne Bénédek l’explique ainsi : <em>« Le choix du noir et blanc permet de concentrer le regard sur l’essentiel. <strong>Privées de couleur, les œuvres révèlent la force du contraste, la profondeur des espaces et la vibration de la matière. »</strong></em> Dans ces paysages nocturnes, la lune n’est pas seulement blanche, les arbres ne sont pas seulement noirs. Tout se joue dans les transitions : les zones laiteuses, les ciels voilés, les profondeurs sombres, les éclaboussures de lumière, les matières qui semblent flotter.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="856" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-44.png" alt="" class="wp-image-34557" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-44.png 856w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-44-292x300.png 292w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-44-768x788.png 768w" sizes="auto, (max-width: 856px) 100vw, 856px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La bombe aérosol donne aux fonds une dimension presque cosmique. Les surfaces paraissent parfois traversées de poussières d’étoiles, de nappes de brouillard, de nuages mouvants. L’acrylique vient inscrire des formes plus nettes : les troncs, les branches, les silhouettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’arbre occupe une place centrale</strong> dans cette exposition. Il revient sous plusieurs formes : arbre solitaire, arbre double, arbre clair dans la nuit, arbre sombre sur fond pâle, arbre aux branches ouvertes, arbre enraciné sous une lune monumentale. Chez Corinne Bénédek, il est comme une <em><strong>« figure de croissance, d’enracinement et de connexion »</strong></em>. Il agit <em><strong>« comme un pont entre la terre et le cosmos, entre le visible et l’invisible »</strong></em>. Les arbres, bien qu&rsquo;ancrés, semblent attirés par le ciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans certaines œuvres, l’arbre soutient presque l’astre.</strong> Dans d’autres, il paraît l’appeler. Il peut aussi devenir une forme de passage, une architecture vivante, une manière de <strong>relier ce qui est en bas et ce qui est en haut.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="753" height="758" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-45.png" alt="" class="wp-image-34558" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-45.png 753w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-45-298x300.png 298w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/06/image-45-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 753px) 100vw, 753px" /></figure>
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<h2 id="h-la-lune-presence-centrale-de-la-serie" class="wp-block-heading">La lune, présence centrale de la série</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lune</strong> traverse toute l’exposition. Elle apparaît pleine, immense, voilée, lointaine, proche, parfois presque tactile. <strong>Elle éclaire</strong> les paysages, mais elle les transforme aussi. Autour d’elle, les arbres, les phares, les oiseaux, les mains, les horizons prennent une autre dimension. Dans <strong>Pleine lune</strong>, <strong>Vol de nuit</strong>, <strong>La Lumière de l’espoir</strong>, <strong>Révélation</strong>, <strong>Divination</strong>, <strong>Transition</strong>, <strong>Renouveau</strong> ou <strong>Finalité</strong>, les titres eux-mêmes accompagnent cette traversée. La lune est un miroir, un signe, une force d’attraction qui permet à l’artiste de construire ce qu’elle appelle des <strong><em>« espaces de rêverie où chacun peut projeter sa propre lecture ».</em></strong> Les paysages représentés <em>« n’appartiennent à aucun lieu réel »</em> ; ils invitent, selon ses mots, <em>« à un voyage intérieur, entre racines et étoiles, mémoire et imagination ».</em> Avec cette exposition, Corinne Bénédek invite à <strong>regarder la nuit autrement. A prendre le temps de le faire.</strong> Car, de la terre à l&rsquo;univers ses paysages composent une traversée silencieuse, sensible, profondément lunaire.</p>



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<h2 id="h-informations-pratiques" class="wp-block-heading">Informations pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vernissage de l’exposition Corinne Bénédek</strong><br>📍 Blois Capitale, 16 rue Émile-Laurens, Blois<br>📅 Mardi 30 juin 2026 à 20h00<br>🆓 Entrée libre / Son instagram : <strong><em><a href="https://www.instagram.com/benedekcorinne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">benedekcorinne</a></em></strong></p>



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<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/une-traversee-en-noir-et-blanc-entre-lune-arbres-et-mondes-interieurs-avec-corinne-benedek">Une traversée en noir et blanc entre lune, arbres et mondes intérieurs avec Corinne Bénédek</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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