Le projet de nouvel hôpital de Blois validé par l’État : un chantier de 278 millions d’euros
Le projet de transformation du centre hospitalier Simone-Veil de Blois a franchi une étape décisive. Le Centre hospitalier et l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire ont annoncé la validation officielle du projet par le ministère de la Santé. Cette validation intervient à la suite de la présentation du dossier devant le comité de pilotage national de l’investissement en santé, le 18 décembre 2025.
Une transformation du site existant, sans déménagement
Le projet repose sur une transformation du site actuel. Il combine deux opérations : la réhabilitation du bâtiment principal, mis en service en 1978 ; la construction d’une extension neuve. Ce choix permet de maintenir l’établissement sur son emplacement actuel, à proximité du centre-ville et des grands axes, tout en engageant une modernisation en profondeur.
Le projet poursuit plusieurs objectifs. Le premier concerne l’amélioration de l’accueil et du parcours des patients. Cela passe notamment par une réorganisation complète des accès, avec un nouvel accès au site, une refonte du stationnement, des déposes-minutes, ainsi qu’une meilleure intégration des transports en commun, des circulations piétonnes et des mobilités douces. À l’intérieur, les conditions d’hébergement doivent évoluer, avec une généralisation des chambres individuelles, accessibles aux personnes à mobilité réduite, et la création d’espaces dédiés à l’accueil des familles.
Le deuxième objectif concerne les professionnels de l’établissement. Le projet prévoit une amélioration de l’ergonomie des postes de travail et un renouvellement des équipements, notamment hôteliers et biomédicaux. Enfin, l’opération vise à adapter l’hôpital aux évolutions des pratiques médicales, avec une montée en puissance de l’ambulatoire, le développement des équipes mobiles et l’intégration d’outils numériques tels que la téléconsultation ou la télésurveillance.
Une réorganisation complète des services
Le programme prévoit une redistribution des fonctions au sein de l’établissement. L’extension neuve accueillera les services d’hospitalisation complète adulte de médecine et de chirurgie, ainsi que le bloc opératoire et les activités d’hospitalisation ambulatoire.
Le bâtiment principal sera restructuré. Son socle sera réaménagé pour améliorer l’accès aux activités ambulatoires, avec un hall d’accueil agrandi, plus lisible et accessible de plain-pied. La tour sera réhabilitée pour accueillir la maternité, la pédiatrie, un pôle de prévention, les équipes mobiles ainsi que plusieurs fonctions support.
Le service des urgences doit également faire l’objet d’une réorganisation, d’une rénovation et d’une extension.
Une modernisation technique et énergétique
Au-delà de la redistribution des services, le projet prévoit une rénovation complète des infrastructures techniques : réseaux électriques, plomberie, traitement d’air, chauffage et systèmes numériques.
L’opération s’inscrit également dans une logique de transition écologique. Le choix de réhabiliter le bâtiment existant permet de limiter l’impact foncier. Le site, déjà raccordé au réseau de chaleur urbain, verra ses performances énergétiques améliorées. Le recours à un système de refroidissement par eau glacée, en remplacement d’une climatisation classique, doit permettre de réduire les consommations d’énergie et de limiter les effets d’îlot de chaleur urbain.
Un investissement de 278 millions d’euros
Le coût global du projet est estimé à 278 millions d’euros toutes dépenses confondues. Ce montant comprend 258 millions d’euros pour les études et les travaux, ainsi que 20 millions d’euros pour les équipements hôteliers et biomédicaux.
Le financement repose en partie sur un soutien public important, à hauteur de 109,58 millions d’euros, répartis entre crédits Ségur, fonds d’intervention régional et financements complémentaires de l’Agence régionale de santé. Le centre hospitalier prévoit par ailleurs un autofinancement de 12,6 millions d’euros et un recours à l’emprunt à hauteur de 155 millions d’euros.
Un calendrier étalé jusqu’au début des années 2030
Le projet entre désormais dans une phase d’études détaillées, engagée à partir d’avril 2026, en lien avec l’assistant à maîtrise d’ouvrage et l’équipe d’architectes. Le chantier doit débuter par la construction de l’extension à partir de 2029. La réhabilitation du bâtiment principal interviendra à partir de 2032, après le transfert des services concernés dans le nouveau bâtiment.
La durée totale des travaux est estimée à sept ans et demi, sans interruption de l’activité hospitalière.


