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A Blois, le pèlerinage de Saint-Marcou poursuit sa route

En ce lundi 1er mai 2023, le traditionnel pèlerinage de Saint-Marcou, à l’église Saint-Nicolas de Blois, a bien eu lieu à compter de 8 heures. A suivi une messe à 10h, puis le temps est venu des prières et évangiles jusqu’à 13h. Malgré les travaux de rénovation en cours. Ce pèlerinage de Saint-Marcou est un héritage médiéval, qui a été reporté dans cette église en 1791. Focus sur cette tradition :

Le pèlerinage de Saint-Marcou à l’église Saint Nicolas

Le pèlerinage de Saint-Marcou à l’église Saint-Nicolas de Blois est une pratique qui trouve ses racines dans une longue tradition de pèlerinages en France. Depuis Saint Louis, les rois de France se rendaient en pèlerinage à Corbeny, près de Laon, sur les reliques de Saint Marcoul, où ils touchaient les malades des écrouelles et obtenaient de nombreuses guérisons.

Saint Marcou est né en 488 et mort en 558. Originaire de la basse Normandie dans le Cotentin, il fonda une abbaye après avoir distribué tous ses biens aux pauvres. Il eut de nombreux disciples grâce à sa renommée et ses miracles. Au IXème siècle, les moines de Nanteuil fuirent devant les Normands emportant avec eux les reliques de Saint Marcoul. Ils furent accueillis par le roi Charles le Simple dans son palais de Corbeny. Son épouse fit don du palais à l’abbaye de Saint Rémy de Reims qui le transforma en monastère.

Le voyage

Depuis lors, les pèlerinages à Saint Marcou se sont répandus dans toute la France et dans d’autres pays comme en Allemagne. Le pèlerinage aux Saints guérisseurs correspond à un rite qui renvoie à des pratiques très anciennes que l’on nomme : le voyage. Autrefois, la médecine n’avait pas fait les progrès que nous connaissons et guérir d’une maladie tenait souvent du miracle. Le voyage était une pratique symbolique et non magique, ce n’était pas une thérapie, mais une demande d’intercession, avec son rite particulier.

Le pèlerinage de Saint-Marcou à l’église Saint-Nicolas de Blois est une pratique qui est spécifique à cette région. Saint Marcou était connu pour guérir les écrouelles, appelées aussi humeur froides, furoncles ou abcès. C’était une maladie très répandue et qui, souvent, déformait le cou jusqu’à la face laissant aux malades un aspect hideux et repoussant.

Le Poislay est une maîtresse place pour le pèlerinage de Saint Marcou et d’une manière générale il concerne les maladies des enfants. Cependant, à la Révolution française, le calvaire à l’angle de la route de Droué et de Courtalain fut détruit et les pèlerins diminuèrent.

Le pèlerinage a été relancé en 1852 grâce à une plantation de croix de Saint-Marcou à un lieu désigné à environ deux cents pas du bourg et par une procession solennelle à cette croix, avant la messe, le jour du 1er mai.

Le voyage est une source d’espérance, dans cette tradition. Les pèlerinages sont des moments de recueillement chez les chrétiens, de prière et de partage qui permettent de se ressourcer et de retrouver une paix intérieure. Le pèlerinage de Saint-Marcou à l’église Saint-Nicolas de Blois est donc un morceau d’histoire encore actif.

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