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	<title>Archives des Musique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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	<title>Archives des Musique - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Beufa, un soleil invincible en soi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 14:08:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Beufa est une personnalité bien connue à Blois, riche de sa singularité. Il y a chez lui comme une musique écorchée vive, qui semble avoir toujours été là, parfois discrète, parfois enfouie, mais jamais tout à fait absente. Cette musique accompagne une vie faite de détours, de ruptures, de rencontres, de longues périodes d’errance aussi. &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Beufa est une personnalité bien connue à Blois, riche de sa singularité. </strong>Il y a chez lui comme une <a href="https://bloiscapitale.com/la-gagne-des-gueux-docufiction-bande-originale-de-beufa-et-tournee-a-venir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">musique</a> écorchée vive, qui semble avoir toujours été là, parfois discrète, parfois enfouie, mais jamais tout à fait absente. Cette musique accompagne une vie faite de détours, de ruptures, de rencontres, de longues périodes d’errance aussi. Né à Blois, il a connu la rue pendant près de dix années, réparties sur une période de seize ans. Pourtant, lorsqu’il raconte son parcours, ce ne sont pas seulement les nuits difficiles qui affleurent. Il parle aussi de la Loire, de la Lune, du cri du hibou, des guitares saturées de son enfance et de cette poésie qu’il dit avoir conservée jusque dans les moments les plus précaires. <strong>De la colère qui l’a longtemps habité, il a peu à peu fait une matière à transformer.</strong> Aujourd’hui, et plus que jamais, Beufa entend <strong>faire quelque chose de vivant avec ce que la vie lui a donné.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-768x1024.jpeg" alt="Beufa" class="wp-image-19603" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/10/IMG_8736-scaled.jpeg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Beufa &#8211; photo : Marc Alvarez | Blois Capitale</figcaption></figure>
</div>


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<p class="wp-block-paragraph">Avant la rue, avant les chansons et avant le personnage que beaucoup connaissent aujourd’hui à Blois, il y a<strong> un enfant assis devant un petit clavier rouge. </strong>Fabien Montreau, alias Beufa, est né à Blois en 1983. Il passe une partie de ses premières années dans une maison dans le hameau de Fleury, près de Suèvres, puis vit à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, entre l’âge de deux ans et celui de six ans, en raison de la situation professionnelle de ses parents. C’est de cette période que datent ses premiers souvenirs précis. Parmi eux, la musique occupe déjà une place particulière. <em><strong>« À quatre ans déjà, je retrouvais d’oreille de petites mélodies sur un clavier Yamaha. J’essayais de rejouer les morceaux simplement en les écoutant »</strong></em>, se souvient le Blésois. Vers sept ou huit ans, il prend des cours de piano. L’apprentissage ne se poursuivra pas de manière régulière, mais <strong>quelque chose est déjà installé. La musique ne quittera plus complètement sa vie.</strong></p>



<h2 id="h-les-guitares-saturees-de-l-enfance" class="wp-block-heading">Les guitares saturées de l’enfance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez lui, la musique entre notamment par l’intermédiaire de sa tante, âgée de dix-huit ans lorsqu’il naît. Elle écoute Daniel Balavoine, Queen ou encore Scorpions. <strong>Beufa se souvient surtout de son attirance immédiate pour les sons les plus électriques</strong>. <em>« J’aimais déjà beaucoup les guitares saturées. Je ne connaissais pas encore le mot “punk”, mais ce genre de sonorités me faisait déjà vibrer. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fabien ne se présente pas comme un musicien formé méthodiquement. Il parle volontiers de son manque de travail technique, de son apprentissage fragmentaire et de ses limites instrumentales. <em><strong>« J’ai toujours su que j’avais la fibre musicale, mais je n’ai pas beaucoup travaillé.</strong> De temps en temps, quelqu’un m’apprenait quelques accords, puis <strong>je m’amusais avec ce que je savais faire. </strong>Mais je ne pouvais pas énormément évoluer. »</em> Son rapport à la musique est moins celui de la discipline que de <strong>l’intuition</strong>. <em>« Pour moi, <strong>l’essentiel est de l’avoir à l’intérieur de soi.</strong> Même dans une cuisine, on peut faire de la musique avec des ustensiles. <strong>Cette énergie-là est un moteur. »</strong></em></p>



<h2 id="h-une-maniere-de-dire-la-revolte" class="wp-block-heading">Une manière de dire la révolte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Beufa, les chansons surgissent d’<strong>un besoin de dire, de contester</strong> et <em>peut-être,</em> reconnaît-il, d’<strong>exister.</strong> Les thèmes revendicatifs l’attirent davantage que les chansons d’amour. La musique devient un moyen d’expression autant qu’une forme de confrontation avec la société. <em><strong>« Quand j’ai écrit ces chansons, j’étais révolté. J’ai passé une bonne partie de ma vie dans un état de révolte. »</strong></em> Il parle même d’<strong>une rage intérieure</strong>, d’<strong>un feu qui l’a longtemps dévoré</strong>. Cette colère ne se traduisait pas, dit-il, par une violence tournée vers les autres. <strong>Elle se retournait surtout contre lui.</strong> <em>« Je ne m’en prenais pas aux autres. Je ne m’en prenais qu’à moi-même. J’étais davantage dans l’autodestruction que dans la violence. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne nie pas ce qu’a pu produire cette colère. Elle a été <strong>un carburant, une force de mouvement, parfois la seule. </strong>Mais il dit également avoir appris à ne plus lui appartenir entièrement. <strong><em>« Je comprends la colère, mais je ne me laisse plus manipuler par mes émotions. »</em></strong> Le changement n’efface pas la révolte. Le feu demeure, mais il ne sert plus uniquement à brûler.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale"><img decoding="async" width="1024" height="341" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-1024x341.png" alt="beufa" class="wp-image-35437" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-1024x341.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-300x100.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-768x256.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-1536x512.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/beufa-2048x683.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



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<h2 id="h-dix-annees-sur-le-pave" class="wp-block-heading">Dix années sur le pavé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rue occupe une place considérable dans son parcours. Beufa estime y avoir vécu <strong>environ dix ans</strong>, non de manière continue, mais au cours de plusieurs périodes réparties sur seize années. Il évoque <strong><em>« des milliers de nuits »</em></strong> passées dehors, sur le bitume ou dans les parties communes d’immeubles. Il change de ville, de rue et d’abri. Certains lieux ne durent que quelques heures ou quelques jours. <em><strong>« Il y a eu des périodes où je devais, chaque jour, chercher un nouvel endroit pour dormir. »</strong></em> Il cherche alors des cages d’escalier, des guérites ou n’importe quel espace susceptible de le protéger de la pluie. Le lendemain, tout recommence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la question de savoir si cette expérience constitue une école de la vie, il pense à une chanson du groupe <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9aInOtdJc8U" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OTH, <em>L’École de la rue</em></a>. La rue n’est ni une formation choisie ni une épreuve qu’il faudrait idéaliser après coup. Elle laisse des traces, des connaissances et des rencontres, mais aussi de longues périodes de néant. <em><strong>« Pendant toutes ces années, je me sentais comme une coquille vide. »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-1024x768.png" alt="" class="wp-image-35448" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-1024x768.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-768x576.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4-1536x1152.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crédit photo : Beufa</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce vide ne l’empêche pourtant pas de rester attentif à ce qui l’entoure. Car <strong>une existence ne se réduit jamais entièrement à sa condition matérielle.</strong> Même lorsque tout semble manquer, quelque chose peut encore être perçu, entendu et recueilli. À côté de la dureté quotidienne subsiste<strong> une disponibilité au monde.</strong> <em><strong>« J’avais la poésie dans ma vie. Je voyais la Lune et j’écoutais le hibou. »</strong></em></p>



<h2 id="h-les-petites-etincelles" class="wp-block-heading">Les petites étincelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l&rsquo;explique Beufa, <strong>sortir de la rue n&rsquo;est pas de l&rsquo;ordre de la conversion soudaine.</strong> Pour lui, il n’y eut ni rupture nette ni transformation soudaine, mais un lent cheminement, nourri de rencontres, d’expériences et de prises de conscience successives. Il y a eu aussi toute <strong>l&rsquo;aide du <a href="https://bloiscapitale.com/trois-ans-du-carillon-a-blois-une-solidarite-en-pleine-lumiere" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carillon</a></strong>. <em>« Parfois, on reçoit quelque chose de quelqu’un qui nous touche et nous renvoie à nous-mêmes. <strong>À force de cheminer et de produire de petites étincelles, il y a comme un feu qui finit par s’allumer »</strong></em>, souffle Fabien avant de citer Albert Camus, et notamment cette phrase de <em>Retour à Tipasa</em> : <em>« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. »</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Beufa en reprend l’idée à sa manière. Dans son propre parcours, l’<em>« été invincible »</em> de Camus devient une lumière intérieure qui subsiste malgré les périodes les plus sombres : <em><strong>« Je ne voyais pas vraiment la lumière. Puis je me suis rendu compte que, dans les ténèbres et l’obscurité, il y avait toujours en moi un soleil invincible. »</strong></em> Il en tire une forme de philosophie personnelle : <em><strong>« On peut tenter de donner un sens à sa vie, quitte à l’inventer. C’est toujours mieux que de vivre sans espérance. »</strong></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">&gt;&gt; L&rsquo;intégralité du portrait de Beufa sera à lire dans le numéro 1 papier de Blois Capitale, mi septembre 2026. Il est en prévente ici : <a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/product/prevente-du-numero-1-septembre-2026-du-magazine-papier-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-capitale.sumupstore.com</a></mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">&gt;&gt; Beufa viendra proposer un showcase dimanche 13 septembre 2026 à 16 heures dans la boutique Blois Capitale, 16 rue Emile Laurens, où son CD est en vente.</mark></em></strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Georges Paltrié prépare le prochain chapitre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 07:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis cinquante-cinq ans, Georges Paltrié compose, chante et joue de la guitare sans se laisser enfermer dans un genre ni dicter sa route par les modes. Après six albums et plusieurs années durant lesquelles des problèmes de santé l’ont un peu éloigné de la scène, le musicien blésois prépare un nouveau disque. Il sera au &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis cinquante-cinq ans, Georges Paltrié compose, chante et joue de la guitare sans se laisser enfermer dans un genre ni dicter sa route par les modes. Après six albums et plusieurs années durant lesquelles des problèmes de santé l’ont un peu éloigné de la scène, le musicien blésois prépare un nouveau disque. Il sera au centre d’une soirée spéciale vendredi 18 septembre 2026, à 20 heures, à la boutique Blois Capitale.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Les chansons sont là. Écrites, jouées, parfois déjà soumises à l’écoute des proches. Georges Paltrié sait ce qu’il voudrait en faire : <strong>un septième album</strong>, composé d&rsquo;une douzaine de titres. Il sait également ce qui manque encore pour les réunir sur un disque : du temps de studio, des musiciens et, au minimum, quatre à cinq mille euros. <em><strong>« Il n’y a plus qu’à trouver les sous »</strong></em>, résume-t-il sans dramatisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cinquante-cinq années passées à composer, interpréter et enseigner la musique, le chanteur et guitariste blésois ne cherche pourtant pas à dresser le bilan d’une œuvre achevée. Il parle d’abord de <strong>ce qu’il reste à écrire, à enregistrer et à jouer.</strong> Son regard se porte moins sur les six albums déjà réalisés que sur celui qui pourrait leur succéder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau projet revêt une importance particulière. Georges Paltrié sort de plusieurs années difficiles, durant lesquelles des <strong>problèmes de santé</strong> ont fortement réduit ses possibilités de se produire. Il les désigne simplement, avec pudeur, comme les conséquences d’une <em>« méchante grippe »</em>, sans davantage s’y attarder. Chacun aura compris. <em><strong>« Mais, j’ai le projet de travailler, de me produire à nouveau sur scène. Je commence à retrouver ma forme »</strong></em>, assure le musicien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vendredi 18 septembre, une soirée spéciale</strong> lui sera consacrée à la boutique Blois Capitale (16 rue Emile Laurens). Elle permettra de revenir sur un parcours commencé au début des années 1970, mais aussi d’entendre ce qui continue de l’animer : la création, le partage et le désir de retrouver le public. Car chez Georges Paltrié, le passé ne prend tout son sens que lorsqu’il prépare <strong>une suite.</strong></p>



<h2 id="h-une-guitare-fabriquee-par-un-oncle" class="wp-block-heading">Une guitare fabriquée par un oncle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Paltrié est né à Meknès, au Maroc. Il n’y est pas resté suffisamment longtemps pour en conserver des souvenirs directs. Son enfance se poursuit dans le Sud-Ouest, au bord du Lot, où il grandit pendant une dizaine d’années au milieu des sonorités occitanes et de l’accent de son grand-père. <strong>Il arrive ensuite à Blois alors qu’il a un peu plus de dix ans.</strong> La musique ne fait pas encore partie de ses projets. Il se voit plutôt médecin, avocat ou juge pour enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tout bascule à quinze ans, au cours d’un séjour chez un oncle dans le Sud. Celui-ci vient de fabriquer une guitare et la lui présente.</strong> <em>« Ça a été un coup de foudre. Mieux qu’une femme, puisque ça a duré toute ma vie »</em>, lance le musicien. Il se met à jouer et compose presque immédiatement ses premières chansons. Le contexte s’y prête. Dans les années 1970, la guitare accompagne une grande partie de la jeunesse. <strong>On apprend les accords entre amis, on échange des morceaux et des techniques, on se transmet des chansons. </strong>Le folk américain croise la chanson française ; <strong>l’instrument est à la fois un moyen d’expression, un objet de sociabilité et parfois une manière d’imaginer une autre vie.</strong> <em>« Tous les jeunes jouaient de la guitare. On s’entraînait mutuellement. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À vingt ans, Georges Paltrié commence à monter sur scène.</strong> La musique occupe déjà une place essentielle, mais elle ne suffit pas encore à le faire vivre. <em>« Ça a toujours été mon métier, mais parallèlement. »</em> Il manque alors de répertoire, d’expérience et surtout de revenus réguliers. Il joue dès qu’une occasion se présente, compose et travaille son instrument, tout en exerçant d’autres professions.</p>



<h2 id="h-la-musique-comme-intermediaire" class="wp-block-heading">La musique comme intermédiaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Georges Paltrié travaille longtemps dans le secteur social et médico-social, notamment comme éducateur et infirmier. Il accompagne des enfants, des personnes âgées, des personnes marginalisées ou souffrant de troubles psychiques. <strong>La musique n’est jamais absente</strong> de cette seconde vie professionnelle. Il joue pour les personnes qu’il accompagne, leur apprend parfois à se servir d’un instrument ou les invite à chanter. <em><strong>« La musique a toujours été l’intermédiaire que je mettais en scène avec les autres »</strong></em>, glisse Georges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage définitif à une activité exclusivement musicale est le fruit d&rsquo;une maturation. <em><strong>« Rien ne se fait comme ça en un seul jour »</strong></em>, glisse Georges. Il y a environ trente ans, il choisit finalement de ne plus exercer que comme musicien et devient intermittent du spectacle. <em><strong>« J’ai décidé de ne faire que de la musique. Pour me faire du bien à moi, pour faire du bien aux autres, et pour qu’elle prenne toute l’importance qu’elle avait pour moi : une place essentielle. »</strong></em></p>



<h2 id="h-refuser-de-chanter-quinze-fois-je-t-aime" class="wp-block-heading">Refuser de chanter quinze fois « je t’aime »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières influences de Georges Paltrié appartiennent à une époque où la chanson française lui paraît offrir davantage d’espace à la singularité. Il cite <strong>David McNeil, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Barouh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pierre Barouh</a>, Jacques Higelin et l’univers de Saravah.</strong> Les chansons pouvaient raconter des vies ordinaires, emprunter des chemins inattendus, devenir poétiques, fantaisistes ou franchement absurdes. <em>« Les compositions, les musiques et les chansons étaient plutôt libres. Elles laissaient la place à des choses parfois un peu délirantes, ou racontaient simplement la vie de n’importe qui. »</em> Georges se garde de céder à la <a href="https://bloiscapitale.com/15e-bourse-aux-disques-a-blois-alors-que-les-vinyles-cartonnent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nostalgie</a> facile. Il estime toutefois que <strong>les producteurs et les logiques de commercialisation ont progressivement pris une place plus importante dans la création.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours lui a très tôt donné l’occasion de mesurer cette tension entre expression personnelle et attentes commerciales. Après avoir remporté un concours en Région Centre, il gagne des séances d’enregistrement en studio. À cette occasion, raconte-t-il, il rencontre un responsable de <em>Polydor</em>, alors l’une des principales maisons de disques. L’homme lui reconnaît une bonne voix, des textes solides et de belles compositions. Il lui demande cependant s’il accepterait également d’aller vers une chanson plus formatée. <strong><em>« Est-ce que vous accepteriez aussi de chanter quinze fois “je t’aime”, avec des violons ? »</em></strong> Georges Paltrié refuse. <strong><em>« Non, ça ne m’intéresse pas. »</em></strong> Il raconte parfois cette scène comme une occasion manquée. <em>« Ce que je regrette peut-être, c’est de ne pas avoir gagné assez d’argent avec la chanson et la musique. Mais je ne regrette pas de ne pas m’être, entre guillemets, corrompu par rapport à ce que je préférais faire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Georges Paltrié a réalisé six albums</strong> : <em>Les mélodies attendent les mots</em>, <em>En t’attendant</em>, <em>Ohé ého</em>, <em>Sur le fil</em>, <em>Cinq</em> et <em>D’elle</em>. Quatre d’entre eux sont disponibles sur les principales plateformes musicales, trois sont en vente dans la boutique <em>Blois Capitale</em>. Cette discographie ne résulte pas d’une production industrielle. Chaque disque suppose de réunir des moyens, de trouver un studio accessible, d’organiser les séances et de rémunérer, autant que possible, les musiciens. <em><strong>« Enregistrer des disques, tu sais, ça coûte du fric »</strong></em>, glisse l&rsquo;artiste.</p>



<h2 id="h-toute-la-palette-de-la-musique" class="wp-block-heading">Toute la palette de la musique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ de Georges Paltrié se trouve dans le folk et la chanson. Son univers s’est ensuite élargi au jazz, à la bossa-nova, aux musiques latino-américaines, au jazz manouche et à l’improvisation. Autodidacte à ses débuts, il a par la suite suivi des cours avec le guitariste de jazz Pierre Cullaz, étudié l’harmonie au Centre d’informations musicales, le jazz moderne à l’IACP et fréquenté Jazz à Tours. <em><strong>« Je n’ai pas envie de rester coincé dans un seul style. Je fais ce qui me plaît. J’aime toute la palette de la musique »</strong></em>, nous dit-il. <strong><em>« Ce que j’aime, c’est la chanson. Et la poésie aussi, de plus en plus. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marcel Dadi occupe une place particulière dans son apprentissage.</strong> Dans les années 1970, ses partitions, ses méthodes et sa manière de décomposer le jeu de guitare permettent à toute une génération de découvrir le fingerpicking. Georges Paltrié lui a consacré la chanson <em>Daddy Dadi</em>, dans laquelle le nom du guitariste devient celui d’un père symbolique. <em><strong>« C’est lui qui nous a appris à jouer de la guitare, à l’époque. »</strong></em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres artistes forment autour de lui <strong>une famille musicale librement choisie.</strong> <strong>Georges Brassens</strong> représente la solidité de l’écriture, la place centrale accordée aux paroles et la capacité d’une chanson à traverser les générations. <strong>Claude Nougaro</strong> lui permet de retrouver l’alliance entre la langue, le rythme et le jazz. Georges Paltrié lui consacre régulièrement des récitals. Il interprète également Brassens, <strong>Serge Gainsbourg et Boby Lapointe</strong>. Ces répertoires sont pour lui un travail d’interprétation à part entière. Il ne suffit pas de connaître les accords…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Graeme Allwright</strong> occupe une place plus personnelle. <strong>Georges Paltrié parle de lui comme d’un ami</strong> et d’un artiste resté à l’écart des grands circuits médiatiques, tout en faisant entrer dans la mémoire collective française des chansons venues notamment de Leonard Cohen et du folk anglo-saxon.</p>



<h2 id="h-l-humour-comme-une-epice" class="wp-block-heading">L’humour comme une épice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture de Georges Paltrié navigue entre la tendresse, l’amour, la fantaisie et l’humour. <em><strong>« L’humour, c’est un peu comme une épice en cuisine. Il en faut toujours un petit peu »</strong></em>, juge l&rsquo;artiste. Il se montre en revanche réservé face aux chansons qui deviennent des discours politiques ou sociaux explicites. <em>« Par petites pincées, on peut tenter le truc. Mais, d’une façon générale, je n’aime pas trop ça. Si je veux faire de la politique, je fais de la politique, je ne fais pas de chanson. »</em> Sa conception n’interdit pas à une chanson de regarder le monde. Elle refuse plutôt que le message prenne entièrement la place de la musique, de l’émotion ou de l’imaginaire. <strong><em>« La chanson est là pour faire rêver les gens, pour les détendre, pour les faire danser. »</em></strong></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://blois-capitale.sumupstore.com/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="725" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-1024x725.png" alt="boutique blois capitale" class="wp-image-35374" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-1024x725.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-300x212.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale-768x543.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/ban-boutique-blois-capitale.png 1491w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<h2 id="h-comprendre-avant-de-jouer" class="wp-block-heading">Comprendre avant de jouer</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La transmission</strong> constitue l’autre grand fil du parcours de Georges Paltrié. Il a donné pendant des décennies des cours de guitare, de chant, d’harmonie et de musique. Au fil de cet enseignement, il élabore <strong>sa propre manière de présenter la théorie musicale</strong>. Si Georges ne condamne pas l’ensemble des conservatoires ni tous leurs professeurs, il se souvient néanmoins d’élèves rebutés par le solfège et de l’une de ses filles abandonnant la musique alors qu’il la jugeait particulièrement douée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’idée d’un livre</strong> se forme progressivement. Il se promet de rassembler un jour les schémas, les explications et les raisonnements utilisés avec ses élèves. Il commence par faire imprimer cinquante exemplaires de son travail et les propose autour de lui, afin de recueillir les réactions des lecteurs. Les exemplaires trouvent preneurs et les retours l’encouragent. Dans le même temps, il envoie son manuscrit aux éditions Henry Lemoine, <em>« comme une bouteille à la mer ».</em> L’éditeur le rappelle et accepte le projet. <strong>Publié en 2023</strong> par <a href="https://www.henry-lemoine.com/fr/theorie/17543-schematique-des-elements-musicaux.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Publications Beuscher et Henry Lemoine, <em><strong>Schématique des éléments musicaux : logique du manche de la guitare</strong></em></a> compte 52 pages illustrées.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="452" height="620" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png" alt="" class="wp-image-35390" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png 452w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3-219x300.png 219w" sizes="auto, (max-width: 452px) 100vw, 452px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">L’éditeur présente l’ouvrage comme une boîte à outils résumant, à l’aide de schémas et de commentaires, la construction de la mélodie, du rythme et de l’harmonie. Georges Paltrié le destine aux guitaristes, mais aussi, plus largement, aux musiciens souhaitant retrouver une logique derrière l’accumulation des accords, des gammes et des notions théoriques. <strong><em>« Il faut d’abord faire comprendre la musique avant de pouvoir la faire jouer,</em></strong> dit-il. <strong><em>Que l’on fasse du rock, du blues, du jazz ou de la chanson, les accords sont toujours les mêmes. On leur ajoute des couleurs différentes, des rythmes différents, mais ce sont toujours les mêmes. »</em></strong> À ses yeux, la théorie ne doit pas précéder le plaisir comme une épreuve imposée. Elle doit progressivement donner à l’élève les moyens de comprendre ce qu’il joue.</p>



<h2 id="h-une-phrase-qui-commence-deja-a-chanter" class="wp-block-heading">Une phrase qui commence déjà à chanter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on lui demande s’il commence une chanson par les paroles ou par la musique, Georges Paltrié reconnaît immédiatement l’une des questions les plus classiques posées aux auteurs-compositeurs. <strong><em>« Ça, c’est la question qui tue ! »</em></strong> Il n’existe pas, chez lui, de méthode unique. Une chanson naît souvent d’une phrase qui résonne d’une manière particulière. Il commence à la creuser, à chercher sa suite, mais la musique est déjà présente. <em><strong>« Elle chante déjà dans ma tête. »</strong></em> Certaines compositions apparaissent en une soirée. D’autres exigent plusieurs mois. Quelques-unes restent inachevées. <strong>Les thèmes, eux, appartiennent aux grandes expériences communes</strong> : les histoires d’amour, les rencontres, le temps qu’il fait et surtout celui qui passe. Et «<strong><em> le projet, c’est de continuer. Toujours. »</em></strong></p>



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		<title>L’Arboré Sens mise sur la musique live et son Blois Comedy Club</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 15:27:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’étage de L’Arboré Sens, rue des Trois-Clefs, des tables, mais aussi un clavier, des enceintes, une batterie, une table de mixage, des spots, une petite jauge d’une bonne cinquantaine de places et, surtout, une habitude qui s’installe : celle de venir ici non seulement pour manger ou boire un verre, mais aussi pour écouter &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’étage de <strong><em>L’Arboré Sens</em>, rue des Trois-Clefs,</strong> des tables, mais aussi un clavier, des enceintes, une batterie, une table de mixage, des spots, une petite jauge d’une bonne cinquantaine de places et, surtout, une habitude qui s’installe : celle de venir ici non seulement pour manger ou boire un verre, mais aussi pour <strong>écouter un concert, assister à une soirée stand-up, participer à une jam session ou découvrir un spectacle de magie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Repris le 12 juillet 2024 par Laurent pour y travailler avec ses enfants, l’établissement du centre-ville blésois poursuit depuis plusieurs mois <strong>une transformation assumée</strong>. Avec une idée simple : faire de cette brasserie <strong>un lieu de spectacle vivant presque quotidien.</strong> «<em> Il faut que les gens ne se demandent plus : “Est-ce qu’il se passe quelque chose à L’Arboré Sens ?”, mais plutôt : “Qu’est-ce qu’il se passe à L’Arboré Sens ?” »,</em> résume le patron.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6327-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-33199" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6327-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6327-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6327-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6327-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6327-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-affaire-de-famille-reprise-en-2024">Une affaire de famille reprise en 2024</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Arboré Sens</em> est donc aujourd’hui <a href="https://bloiscapitale.com/violette-et-thierry-poidras-ou-comment-savoir-entreprendre-et-se-reinventer-2-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une affaire familiale</a>. Laurent y travaille avec son fils et sa fille, tandis que lui-même se concentre davantage sur l’organisation générale et la programmation. Avant cette reprise, il avait déjà tenu plusieurs établissements à Blois, notamment un bar baptisé <em><a href="https://www.facebook.com/chezlaurentblois/?locale=fr_FR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chez Laurent</a>,</em> où il organisait régulièrement des concerts. Une expérience qui explique en partie la direction prise aujourd’hui par <em>L’Arboré Sens.</em> <em>« J’avais déjà l’habitude de programmer des concerts. Donc très rapidement, j’ai eu envie de développer cette partie animation musicale ici aussi. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transformation-progressive-de-l-etage">Une transformation progressive de l’étage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la première année, les concerts ont lieu au rez-de-chaussée, dans l’espace classique de la brasserie. Mais le fonctionnement montre rapidement ses limites : conversations, circulation du personnel, mélange entre public venu dîner et public venu écouter la musique. En octobre 2025, Laurent décide alors de tester l’étage avec la chanteuse <strong>Jako</strong>. <em>« On a fait un retour d’expérience avec elle pour savoir si c’était plus confortable et si le public était plus attentif. Et en fait, oui, ce n’est même plus une salle de brasserie :<strong> l’étage est devenu une salle de spectacle. </strong>Les gens qui ne veulent pas écouter le concert restent en bas. Ceux qui veulent profiter du concert montent à l’étage et sont vraiment attentifs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de là, l’établissement investit progressivement dans du matériel : amplis, enceintes, batterie, table de mixage, clavier. La jauge atteint désormais environ <strong>cinquante places en configuration concert</strong> avec possibilité de restauration, et <strong>jusqu’à soixante en format stand-up.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-concerts-slam-magie-stand-up-cinq-jours-d-animation-par-semaine">Concerts, slam, magie, stand-up : cinq jours d’animation par semaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la programmation de L’Arboré Sens ne se limite plus à quelques concerts. Et Laurent veut installer une véritable régularité. <em><strong>« L’idée, c’est qu’il se passe quelque chose du mardi au samedi. »</strong></em> <strong>Concerts, jam sessions, soirées slam, magie, humour</strong> sous l&rsquo;intitulé <em><strong>« Blois Comedy Club »</strong></em> : le lieu multiplie les formats. Tous les quinze jours, des jam sessions réunissent une quarantaine de musiciens. <em>« Ils sont chez eux ici »</em>, glisse Laurent. <strong>Pendant l’été, le rythme change légèrement avec des <em>« apéritifs musicaux »</em> organisés du mardi au jeudi entre 18 heures et 19 heures.</strong> Le lieu revendique aussi une programmation musicale volontairement ouverte. <em><strong>« Toutes les musiques sont les bienvenues ici. On a du rap, du métal, du jazz, du classique… »</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-blois-comedy-club-creer-une-scene-stand-up-locale">Le Blois Comedy Club : créer une scène stand-up locale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les évolutions les plus visibles figure aussi <strong>l’apparition du Blois Comedy Club,</strong> inscrit directement sur la façade du lieu. Une initiative qui ne faisait pourtant pas partie du projet initial. <em><strong>« À partir du moment où on crée une salle de spectacle, le stand-up a sa place »,</strong></em> estime Laurent. Mais rapidement, il se heurte cependant à une difficulté : l’absence de véritable vivier local d’humoristes. L’objectif du Comedy Club est donc double : <strong>accueillir des artistes déjà installés</strong> (ailleurs) tout en permettant à <strong>de nouveaux venus</strong> de tester leurs textes. <em>« L’idée, c’est que des gens puissent venir faire dix minutes, un quart d’heure, pour tester des choses. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le stand-up fonctionne ici avec une organisation particulière : entrée payante, absence de restauration pendant le spectacle et fermeture des accès pendant les représentations afin d’éviter les allées et venues. <strong>L’initiative de <em>L’Arboré Sens</em> commence désormais à circuler dans le milieu</strong>. Des humoristes d&rsquo;autres régions prennent directement contact avec l’établissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-programmation-qui-attire-des-propositions-spontanees">Une programmation qui attire des propositions spontanées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la rançon du succès, <em>L’Arboré Sens</em> ne cherche plus de groupes à programmer : les artistes viennent désormais à lui. <strong><em>« Aujourd’hui, je reçois environ une dizaine de propositions par semaine »</em></strong>, observe Laurent. Les sollicitations arrivent principalement de la région Centre-Val de Loire, mais aussi de Nantes ou Paris. Laurent s’appuie également sur plusieurs relais artistiques, notamment <strong>Samy Defosse,</strong> ancien demi-finaliste de <em>The Voice</em> sous le nom de Sol, installé à Blois depuis quelques années. <em>« Il nous permet d’avoir accès à des musiciens d’un niveau supérieur et à des artistes qui ne sont pas de Blois. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aujourd-hui-il-ne-suffit-plus-d-ouvrir-les-portes">« Aujourd’hui, il ne suffit plus d’ouvrir les portes »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette activité culturelle, Laurent assume aussi une logique économique. Pour lui, les établissements de restauration ne peuvent plus fonctionner uniquement sur une offre classique. <em>« Aujourd’hui, pour faire venir des gens dans les restaurants et les brasseries, il ne suffit plus d’ouvrir les portes. Il faut <strong>apporter une plus-value. »</strong></em> S’il insiste sur son goût personnel pour le spectacle vivant — <em>« je suis admiratif des gens qui savent faire ce que je ne sais pas faire »</em> — il considère aussi que <strong>les centres-villes doivent désormais proposer autre chose</strong> en termes d&rsquo;expérience. Une réflexion qui rejoint sa vision plus large de <strong>l’évolution du centre-ville de Blois.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-un-centre-ville-reserve-aux-pietons">Pour un centre-ville réservé aux piétons</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent défend depuis longtemps <strong>un hypercentre beaucoup plus piétonnier</strong>. Une position qu’il dit porter depuis plus de vingt ans. <em><strong>« Pour moi, il ne faut plus une voiture dans le centre-ville de Blois. »</strong></em> Il cite les exemples d’Orléans, de Vannes ou encore de Dublin, où les centres historiques sont largement tournés <strong>vers les piétons, les animations et la flânerie.</strong> <em>« Il faut offrir autre chose et qu&rsquo;on y passe du temps »</em>, affirme le professionnel. Selon lui, <strong>l’avenir du commerce de centre-ville passe davantage par l’expérience proposée que par la proximité immédiate du stationnement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Concerts, humour, musique, soirées thématiques : à sa manière, <em>L’Arboré Sens</em> tente justement de construire dans cette logique-là. <strong>Un lieu où l’on ne vient pas consommer rapidement, mais passer du temps.</strong> Et du bon.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-prochains-spectacles">Les prochains spectacles</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Date</th><th>Événement</th></tr></thead><tbody><tr><td>12 mai 2026</td><td>Stand-up Begot</td></tr><tr><td>13 mai 2026</td><td>Concert Blues Braker</td></tr><tr><td>15 mai 2026</td><td>Concert Entre Eux Deux</td></tr><tr><td>16 mai 2026</td><td>Récital Nougaro par Georges Paltrie</td></tr><tr><td>20 mai 2026</td><td>Jam session</td></tr><tr><td>21 mai 2026</td><td>Concert Modern Love</td></tr><tr><td>22 mai 2026</td><td>Concert Trans Chacal Express</td></tr><tr><td>23 mai 2026</td><td>Concert trio Laurent Jarrige, Farid et Fanch</td></tr><tr><td>28 mai 2026</td><td>Concert Cool N Jazz</td></tr><tr><td>29 mai 2026</td><td>Concert du groupe Dérapade</td></tr><tr><td>30 mai 2026</td><td>Concert Sol au chant et Mathias à la guitare</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">&gt;&gt; Plus d&rsquo;informations via <em><strong><a href="https://www.facebook.com/l.arbore.sens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">facebook.com/l.arbore.sens/</a></strong></em> ou <em><strong><a href="https://www.instagram.com/larboresensblois/">instagram.com/larbo</a><a href="https://www.instagram.com/larboresensblois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">r</a><a href="https://www.instagram.com/larboresensblois/">esensblois/</a></strong></em></p>



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		<title>De La Poupée à Silent Friend en passant par le New Trad Fest, une semaine dense aux Lobis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 08:57:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma Les Lobis, la semaine s’annonce particulièrement dense. Quatre nouveaux films à l’affiche, un documentaire musical, une ressortie majeure du cinéma hongkongais, une soirée spéciale New Trad Fest : la programmation défendue par Laetitia Scherier cherche, plus que jamais, à maintenir un équilibre entre œuvres exigeantes, découvertes, cinéma d’auteur, comédie et propositions originales. Dans &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-la-poupee-a-silent-friend-en-passant-par-le-new-trad-fest-une-semaine-dense-aux-lobis">De La Poupée à Silent Friend en passant par le New Trad Fest, une semaine dense aux Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au <a href="https://bloiscapitale.com/category/cinema" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> <strong>Les Lobis</strong>, la semaine s’annonce particulièrement dense. <strong>Quatre nouveaux films <a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à l’affiche</a>, un documentaire musical, une ressortie majeure</strong> du cinéma hongkongais, <strong>une soirée spéciale</strong> New Trad Fest : la programmation défendue par <strong>Laetitia Scherier</strong> cherche, plus que jamais, à maintenir un équilibre entre œuvres exigeantes, découvertes, cinéma d’auteur, comédie et propositions originales. Dans un contexte où les sorties cannoises de mai commencent déjà à saturer le calendrier, la directrice du cinéma blésois le dit clairement : il faut faire de la place, vite, sans renoncer à la diversité. Cette semaine, cela passe par un éventail particulièrement large : la Tunisie contemporaine vue à travers un drame politique et intime, un documentaire sur l’écoute collective au sein d’un orchestre, une comédie féministe portée par Vincent Macaigne et Cécile de France, un film ambitieux et très long demandé par les spectateurs eux-mêmes, sans oublier un rendez-vous entre musiques expérimentales et cinéma documentaire, ni la ressortie d’un classique de Wong Kar-wai.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png" alt="" class="wp-image-32593" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-21-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-voix-basse-ou-l-intime-traverse-par-le-politique">À voix basse, ou l’intime traversé par le politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première sortie de la semaine : <strong>À voix basse</strong>, troisième film de <strong>Leyla Bouzid</strong>. Selon Laetitia Scherier, la cinéaste tunisienne poursuit ici ce qu’elle travaille déjà depuis plusieurs films, à savoir la manière dont les émotions se construisent sous pression, et plus précisément <strong>la façon dont le fait politique et social agit sur les existences les plus intimes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est, dit-elle, <em><strong>« évidemment très politique »</strong></em>. Il faut entendre cette évidence dans un sens concret : <strong>en Tunisie, rappelle-t-elle, l’homosexualité reste pénalisée,</strong> et le code prévoit encore des peines de prison. Dès lors, le geste du film dépasse la seule narration. Il s’agit aussi d’ouvrir une représentation, de faire exister à l’écran des figures qui puissent être reconnues, identifiées, revendiquées. Laetitia Scherier insiste sur ce point : offrir des images à celles et ceux qui en sont privés peut aussi <em><strong>« ouvrir des brèches ».</strong></em> La directrice doute que le film puisse réellement circuler librement dans son pays d’origine, et encore moins dans d’autres pays arabes. Cette fragilité-là donne d’autant plus de poids à sa présence aux Lobis. Le film apparaît ainsi comme l’un des titres les plus frontalement politiques de la semaine, mais sans que cette dimension n’efface sa matière émotionnelle. C’est précisément dans cet entremêlement entre le cadre collectif et le vécu intime que Leyla Bouzid, selon elle, trouve sa justesse.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27.png" alt="" class="wp-image-32736" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-27-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-nous-l-orchestre-faire-groupe">Nous, l’orchestre, faire groupe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre sortie nationale, autre terrain : <strong>Nous, l’orchestre</strong> de <strong>Philippe Béziat</strong>. Cette fois, on quitte la fiction pour un documentaire immersif au cœur de l’<strong>Orchestre de Paris</strong>, à la Philharmonie. Philippe Béziat n’en est pas à son premier film consacré à la musique — <strong>Traviata et nous</strong> ou <strong>Les Indes galantes</strong> l’avaient déjà montré — mais ici, le déplacement est net : il ne s’agit plus de filmer une œuvre en train d’advenir, mais <strong>un collectif au travail.</strong> Ce qui intéresse Laetitia Scherier, c’est justement cette attention à l’ordinaire, à tout ce qui échappe habituellement au regard du public. Le film se concentre sur les répétitions, les échanges, les regards, les équilibres qui se construisent entre musiciens. Il suit moins la représentation que <strong>l’élaboration d’un son commun.</strong> D’où, dit-elle, l’importance du <em>« nous »</em> dans le titre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le documentaire trouve là une portée qui dépasse largement le cadre de la musique classique. Ce qu’il interroge, c’est la possibilité même de faire groupe. Comment trouver sa place sans écraser les autres ? Comment écouter réellement ? Comment former un ensemble sans dissoudre les singularités ? Ce sont ces questions-là qui, selon elle, donnent au film sa vraie densité. Et si ce type de documentaire reste toujours un peu fragilisé par le marché, parce qu’on le suppose plus difficile d’accès, elle espère justement que la force de son sujet et le cadre prestigieux de la Philharmonie pourront convaincre les spectateurs.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28.png" alt="" class="wp-image-32737" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-28-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-poupee-une-comedie-rare">La Poupée, une comédie rare</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi, cette semaine, ce que Laetitia Scherier appelle presque <em>« la comédie du mois »</em> : <strong>La Poupée</strong>, premier long métrage de <strong>Sophie Beaulieu</strong>. Le film sera partagé avec le Cap&rsquo;Ciné, mais elle tenait à le proposer aux Lobis pour plusieurs raisons très explicites. D’abord parce qu’il s’agit d’<strong>un premier film</strong>, et qu’elle considère essentiel de soutenir les cinéastes à ce moment-là. Si les premiers films n’existent pas en salle, si on ne leur fait pas de place, les seconds auront d’autant plus de mal à voir le jour. Ensuite parce qu’il s’agit d’<strong>un premier film réalisé par une femme</strong>, dans un contexte où, souligne-t-elle, la présence des réalisatrices dans les grandes sélections internationales recule à nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle ne programme pas <strong>La Poupée</strong> uniquement pour des raisons de principe. Elle le programme aussi parce qu’elle le trouve <strong>drôle et plus intelligent</strong> que son point de départ pourrait le laisser croire. Le synopsis a quelque chose de presque potache : un homme, interprété par <strong>Vincent Macaigne</strong>, ne s’est jamais remis de sa dernière rupture et partage sa vie avec une poupée, jusqu’au jour où celle-ci prend vie. À ce niveau-là, on pourrait croire à une variation un peu légère sur la comédie romantique. Or, selon Laetitia Scherier, le film travaille bien davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il interroge d’abord les injonctions sociales pesant sur l’existence amoureuse passée un certain âge. <strong>Le personnage principal invente une compagne, lui donne un nom, une personnalité, ment à ses collègues, à sa famille, se raconte une vie conjugale fictive pour répondre à une norme.</strong> Et puis il y a le point de vue même du film : le regard sur cette poupée devenue vivante est <strong>un regard de femme.</strong> À partir de là, le film déplace le fantasme masculin vers le réel et ouvre une réflexion sur la condition féminine, le rapport au corps, à l’argent, au travail, à l’émancipation. La présence de <strong>Cécile de France</strong> vient encore renforcer ce sentiment d’<strong>une comédie plus réjouissante que prévue.</strong> « Pour Laetitia Scherier, le film est imparfait — mais comme tout premier film peut l’être —, et c’est précisément ce qui n’empêche en rien le plaisir. <em><strong>« C&rsquo;est vraiment très drôle ! »</strong></em></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="427" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png" alt="" class="wp-image-32740" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29.png 320w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-29-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-silent-friend-exigence-et-patience">Silent Friend, exigence et patience</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième titre de la semaine, <strong>Silent Friend</strong>, n’est pas une sortie nationale mais une nouveauté que la directrice des Lobis a voulu absolument rattraper. L’affaire n’a pas été simple : le film dure <strong>2h27</strong>, ce qui, dans une grille de programmation contrainte, reste un vrai casse-tête. Mais des spectateurs lui avaient demandé ce film, et elle a tenu à répondre à cette attente. Le film est signé <strong>Ildikó Enyedi</strong>, cinéaste hongroise au parcours déjà long, révélée dès la fin des années 1980 avec <strong>Mon 20e siècle</strong>, Caméra d’or à Cannes, puis consacrée plus tard par l’Ours d’or de Berlin pour <strong>Corps et âme</strong>. Ici, elle propose une œuvre lente, contemplative, extrêmement construite, qui demande de l’attention mais ne cherche jamais à perdre le spectateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laetitia Scherier insiste sur cette qualité de regard qu’impose le film. Le rythme laisse venir les émotions, les silences, les gestes, les détails. <strong>Trois récits s’y enchâssent, à trois époques différentes, en Allemagne, tous reliés par un même <em>“ami silencieux”</em></strong> : <strong>un arbre centenaire, figure discrète mais centrale, témoin des existences et point de contact entre elles.</strong> À cela s’ajoute une même question, ou presque : comment communiquer autrement ? Comment entrer en relation avec les plantes, avec le vivant, avec ce qui échappe aux formes habituelles du langage ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas du fantastique, précise-t-elle, mais <strong>le film glisse vers l’étrangeté. </strong>Il demeure pourtant très clair, même dans sa fragmentation. Et c’est justement cette radicalité douce, cette liberté formelle, qui en fait, selon elle, <strong>une œuvre riche.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="342" height="456" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png" alt="" class="wp-image-32741" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30.png 342w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/04/image-30-225x300.png 225w" sizes="auto, (max-width: 342px) 100vw, 342px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-soiree-new-trad-fest">Une soirée New Trad Fest</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine ne se limite pas aux sorties. Le <strong>samedi 25 avril</strong>, une soirée entièrement pensée par <strong>Guillaume Legret</strong>, projectionniste des Lobis, associera la <strong>Fondation du Doute</strong> et le <a href="https://newtradfest.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>New Trad Fest</strong>, <strong>festival musical de Saint-Aignan</strong></a> mêlant musiques expérimentales et traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée commencera <strong><a href="https://bloiscapitale.com/agenda-de-la-semaine-a-blois-et-ses-alentours-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à 18h30 à la Fondation du Doute avec un concert du groupe Copène</a></strong>, avant de se poursuivre au cinéma Les Lobis à 20 heures avec <strong>Trad</strong>, documentaire coréalisé par <strong>Russell Gray</strong> et <strong>Alois Dufaud</strong>. Le film revient sur la découverte du festival par Russell Gray, musicien anglais installé dans la Creuse, et sur l’expérience à la fois musicale, humaine et sensorielle qu’il y a vécue. La projection sera précédée d’un court métrage de <strong>Garance Thénault</strong>, déjà exposée aux Lobis lors de la rétrospective David Lynch, et suivie d’un débat avec l’équipe du festival et Russell Gray lui-même, qui a confirmé sa présence. <strong>Puis la soirée se prolongera au bar avec un DJ set</strong> mêlant, là encore, traditions et expérimentations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-derapage-et-wong-kar-wai">Dérapage et Wong Kar-wai</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme chaque mois, <strong>Dérapages</strong> tiendra vendredi après-midi sa permanence de diagnostic et réparation vélo dans le hall du cinéma. Une manière simple d’animer le lieu entre les séances et de maintenir cette ouverture sur d’autres usages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, côté <strong><a href="https://bloiscapitale.com/cinefil-une-association-qui-fait-vivre-le-cinema-dauteur-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ciné&rsquo;fil</a></strong>, la semaine sera marquée par la ressortie de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chungking_Express" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Chungking Express</strong> de <strong>Wong Kar-wai</strong>,</a> en version restaurée. Film emblématique du réalisateur hongkongais, mais aussi plus largement du cinéma de Hong Kong, il sera proposé à nouveau alors même qu’une rétrospective lui avait déjà été consacrée il y a quelques années. Laetitia Scherier en garde le souvenir d’<strong>un film saturé de couleurs, de néons, de corps, d’une ville-labyrinthe — Hong Kong — où les trajectoires se croisent sans se rejoindre vraiment.</strong> Le récit se compose de deux histoires distinctes, chacune centrée sur un policier esseulé, mais Wong Kar-wai s’y intéresse moins à l’intrigue qu’aux sensations, aux fragments, aux temporalités éclatées, aux solitudes urbaines. Une manière de finir la semaine sur un classique, certes, mais un classique qui continue de vibrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus : <strong><em><a href="https://blois-les-lobis.cap-cine.fr/FR/42/les-films-cinema-les-lobis-blois.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blois-les-lobis.cap-cine.fr</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/de-la-poupee-a-silent-friend-en-passant-par-le-new-trad-fest-une-semaine-dense-aux-lobis">De La Poupée à Silent Friend en passant par le New Trad Fest, une semaine dense aux Lobis</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Suzanne &#038; Jako : un nouveau concert, un clip, et un album qui se prépare</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 11:48:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a parfois, dans les rencontres artistiques, quelque chose qui s’impose tout de suite, sans avoir encore trouvé sa forme définitive. Entre Suzanne et Jako, cette évidence là a existé dès le départ. Mais un duo ne se résume pas à une intuition heureuse : il faut encore le travailler, l’éprouver, le faire durer. &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/suzanne-jako-un-nouveau-concert-un-clip-et-un-album-qui-se-prepare">Suzanne &amp; Jako : un nouveau concert, un clip, et un album qui se prépare</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a parfois, dans les rencontres artistiques, quelque chose qui s’impose tout de suite, sans avoir encore trouvé sa forme définitive. <strong>Entre Suzanne et <a href="https://bloiscapitale.com/jako-la-chanteuse-que-vous-devez-croiser-cet-ete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jako</a>,</strong> cette évidence là a existé dès le départ. Mais un duo ne se résume pas à une intuition heureuse : il faut encore le travailler, l’éprouver, le faire durer. <strong>Depuis 2019, </strong>toutes deux ont précisément fait cela : transformer une entente immédiate en un compagnonnage musical solide, patient, de plus en plus reconnaissable dans le paysage blésois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert qu’elles donneront en première partie de Jewly, <strong><a href="https://billetterie.maisondebegon.com/agenda/136-JEWLY-Suzanne-et-Jako" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à la Maison de Bégon, samedi 14 mars 2026</a>, pour la clôture de la <em>Semaine ELLES</em>, </strong>s’inscrit dans un parcours déjà bien engagé. Suzanne &amp; Jako se disent fières que la salle blésoise et Roxette leur aient confié une partie de la soirée portée par des <strong>valeurs féministes.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://billetterie.maisondebegon.com/agenda/136-JEWLY-Suzanne-et-Jako"><img loading="lazy" decoding="async" width="847" height="478" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/suzanne-et-jako.png" alt="Suzanne et Jako" class="wp-image-31795" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/suzanne-et-jako.png 847w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/suzanne-et-jako-300x169.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/suzanne-et-jako-768x433.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2026/03/suzanne-et-jako-390x220.png 390w" sizes="auto, (max-width: 847px) 100vw, 847px" /></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rencontre">Une rencontre</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est en 2019 que leur histoire commence</strong>. Jako découvre Suzanne, seule sur scène, sous la pluie, sur un camion-scène disproportionné, presque sans public. Le contexte était peu favorable. Mais il s’en est dégagé <strong>l’essentiel : une présence sans artifice.</strong> Ce souvenir reste comme un point de départ. La suite vient peu après. À ses débuts, alors qu’elle doit assurer seule <strong>une carte blanche</strong>, Jako doute de pouvoir tenir une heure sur scène. Elle demande à Suzanne de la rejoindre. Il s’agit d’abord de renforcer le concert, d’y ajouter des secondes voix, de partager un peu du poids du moment. Puis le duo prend forme. <strong><em>« On a bossé, bossé, bossé »</em></strong>, résument-elles. Et, depuis, elles ne se sont plus quittées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le public repère très vite cette entente.</strong> <strong>Les deux voix fonctionnent ensemble, clairement.</strong> Le duo n’est pas né de ce regard extérieur, mais il y a trouvé une confirmation, et sans doute une raison de continuer. Depuis, <strong>Suzanne &amp; Jako se sont imposées à Blois</strong> sans jamais surjouer leur propre trajectoire. Leur parcours s’est construit <strong>pas à pas</strong>, entre lieux différents, formats multiples et publics divers. <em>« On s’est rencontrées en 2019, là on est en 2026, on a bossé, on a fait nos preuves petit à petit »</em>, résume Jako.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-identites-une-osmose">Deux identités, une osmose</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jako et Suzanne ne racontent pas leur duo comme la rencontre de deux moitiés faites pour s’assembler. Au départ, disent-elles, chacune arrivait avec <strong>une identité bien marquée. C’est encore vrai aujourd’hui. </strong>Mais le temps et le travail ont produit autre chose : <strong>une forme de fusion.</strong> Les chansons naissent parfois davantage chez l’une, parfois chez l’autre, mais elles aboutissent désormais dans un espace commun plus net. <em><strong>« Il y a quand même une plus grosse fusion, une osmose, un truc qui s’est créé »</strong></em>, disent-elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles parlent de cette mécanique. L’une propose une base, l’autre la reprend, la pousse plus loin ou la dévie. Le morceau se construit dans cet aller-retour. <em><strong>« Il faut s’écouter et il faut lâcher prise aussi »</strong></em>, dit Suzanne. C’est sans doute l’un des principes les plus solides de leur duo : <strong>accepter que le travail commun transforme l’idée de départ.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-travail-des-voix-ou-l-art-de-se-repondre">Le travail des voix, ou l’art de se répondre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette complémentarité s’entend surtout dans les harmonies. Le duo ne repose pas uniquement sur deux timbres agréables ou sur une présence scénique commune. <strong>Il se construit dans un travail précis des secondes voix, des mélodies, de l’équilibre entre texte et matière sonore.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jako le reconnaît volontiers : Suzanne a un talent particulier pour inventer des lignes harmoniques,</strong> pour bâtir ce que l’on n’entend pas toujours immédiatement mais qui porte l’ensemble. Elle parle à ce propos d’<em>« un travail de l’ombre »</em>. La formule convient bien : chez Suzanne &amp; Jako, beaucoup se joue dans ce qui soutient la chanson autant que dans la chanson elle-même.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Poisson - Suzanne &amp; Jako" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/6lHWveBN_2U?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Chez elles, <strong>texte et mélodie avancent avec le même degré d’exigence</strong>. Un morceau n’est pas laissé en l’état par facilité : on reprend un mot, on corrige une note, on ajuste une ligne, on retravaille le phrasé jusqu’à ce que l’ensemble tienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-style-difficile-a-classer">Un style difficile à classer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Définir leur musique n’a rien d’évident. <em><strong>« Chanson française »</strong></em> conviendrait, mais le terme est si large qu’il ne dit pas grand-chose. Elles lui préfèrent des formulations plus souples du style <strong><em>« musique réaliste »</em></strong> ou <strong><em>« musique rétro mais pas trop ».</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Concert à la fondation du doute" width="1220" height="686" src="https://www.youtube.com/embed/49bOr2SfOLw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La difficulté à nommer tient au fait que leur musique échappe aux cases trop nettes.</strong> Il y a bien chez elles un héritage de la chanson à texte, quelque chose qui tient au piano, à l’accordéon, à l’attention portée à la langue. <strong>Mais il y a aussi autre chose : des harmonies plus contemporaines, une adresse plus directe, une évolution qui tend vers des textures plus pop, plus électro, plus produites.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce refus de l’étiquette n’est pas une coquetterie d’artiste. Il correspond à une réalité formelle. Suzanne &amp; Jako ne défendent pas un genre figé ; elles travaillent <strong>un espace hybride</strong> où se rencontrent le texte, le réalisme, une forme de théâtralité légère,<strong> parfois un peu de cabaret</strong>, et désormais <strong>des couleurs sonores plus modernes. </strong>À celles et ceux qui cherchent une définition rapide, elles opposent finalement la plus juste : <strong>des chansons pensées, adressées, travaillées.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-chansons-qui-parlent-au-reel">Des chansons qui parlent au réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <strong><em>« réaliste »</em></strong>, dans leur bouche, désigne moins une tradition qu’<strong>un rapport au réel</strong>. Leurs chansons partent de l’expérience, des désordres du temps, de ce qui pèse sur les vies ordinaires. <strong>Les neuf titres inédits qu’elles préparent pour leur prochain album</strong> s’inscrivent clairement dans cette ligne : on y retrouve le vacillement du monde, la persistance de l’espoir, l’épuisement contemporain, la tendresse malmenée, l’amitié, la liberté, le corps et la tolérance. <em>« Poisson »</em> interroge la maternité dans un monde inquiétant ; <em>« Le Bruit de l’eau »</em> regarde du côté de l’amitié ; <em>« Cils »</em> relève davantage du geste militant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui les intéresse n’est pas seulement de raconter. Elles cherchent une adresse. <strong>Comme le souligne Jako, leurs chansons ne sont pas conçues comme des tableaux qu’on laisserait à distance.</strong> Elles veulent parler à quelqu’un. <strong>Aller vers. Atteindre</strong>. À la question de savoir quel mot leur vient d’abord pour définir leur travail commun, <strong>Suzanne répond sans détour : <em>« partage ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez l’une comme chez l’autre, <strong>le concert reste une expérience dense, physique, psychique, jamais totalement pacifiée.</strong> Suzanne raconte <strong>son cœur qui bat <em>« à fond »</em></strong>, les moments d’euphorie qu’il faut presque freiner, cette énergie qu’il faut canaliser dans la voix et dans l’instrument. Jako décrit plutôt un état de vigilance tendue, une nécessité de rester <em><strong>« sur des rails »</strong></em>, de <em><strong>« tenir la baraque »</strong></em>, selon sa propre expression.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce contraste entre elles enrichit leur duo</strong>. L’une semble avoir besoin de se mettre en mouvement avec les gens, de parler un peu, d’ouvrir la soirée comme on ouvre une porte. L’autre peut rester rivée à son piano, le temps de se sentir pleinement dedans. Mais toutes deux connaissent la force de ces moments où la salle répond. <strong>Quand les gens chantent avec elles, le concert prend une autre ampleur.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nouveau-cap-le-trio-la-batterie-l-album-le-clip">Un nouveau cap : le trio, la batterie, l’album, le clip</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert de la Maison de Bégon ne sera pas seulement important parce qu’il s’inscrit dans la Semaine ELLES. Il marque aussi l’entrée dans <strong>une nouvelle étape artistique</strong>. Depuis quelques mois, Suzanne &amp; Jako travaillent avec <strong>un batteur, Timothée</strong>. Ce qui a obligé à repenser les morceaux, à réarranger le répertoire, à déplacer les équilibres. Elles y voient à la fois une continuité et un changement de dimension. <strong><em>« On reconnaît tout à fait Suzanne &amp; Jako, juste c’est un peu upgradé ! »</em>, lance Jako en souriant. </strong>L’idée est là : garder l’identité du duo tout en l’ouvrant, tout en lui donnant davantage d’assise et d’ampleur. Cette évolution accompagne <strong>la préparation de leur album, actuellement en chantier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’album est encore en chantier, mais son orientation se dessine déjà : aller vers une forme plus construite, plus resserrée, sans renier ce qui fait leur identité.<strong> L’arrivée de la batterie, l’électro plus présente et le réagencement des morceaux</strong> montrent qu’elles veulent faire évoluer leur projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ne pas se renier, la question vaut pour le duo, mais aussi pour chacune séparément. </strong>Toutes deux évoquent leurs recherches, leurs essais, leurs hésitations, ainsi que le rapport parfois délicat à l’arrangement, au regard des autres et aux attentes du milieu.<strong> Il faut bien entrer, au moins en partie, dans les formes de production actuelles, tout en gardant ce qui fait sa singularité.</strong> Cet équilibre reste difficile à trouver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être ce qui rend Suzanne &amp; Jako particulièrement attachantes : leur parcours ne raconte pas l’irruption, mais <strong>l’épaisseur</strong>. Deux voix qui ont appris à se répondre. Deux artistes qui ont compris que la musique se fabrique aussi dans l’endurance, l’écoute et l’acceptation de ne pas aller plus vite que ce qu’on est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À court terme, il y a la Maison de Bégon, la nouvelle formule en trio, <strong>un clip du <em>« Bruit de l’eau »</em> bientôt dévoilé,</strong> un album qui se prépare. <strong>À plus long terme, il y a encore <a href="https://bloiscapitale.com/un-concert-de-lever-de-soleil-avec-jako-co-aux-jardins-de-leveche" target="_blank" rel="noreferrer noopener">beaucoup d’inconnu</a>. Mais c’est peut-être très bien ainsi.</strong></p>



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		<title>Frédéric Luong Chauvain dessine l’après : aquarelles, performance et naissance d’une bande dessinée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 16:28:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 3 janvier 2026, à 19h30, la boutique Blois Capitale (16 rue Emile Laurens) se transformera en atelier ouvert, en scène et en laboratoire narratif. Le temps d’une soirée-performance, Frédéric Luong Chauvain y présentera ses aquarelles et dessins, fragments visibles d’un projet au long cours : une bande dessinée en gestation depuis près de neuf &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samedi 3 janvier 2026, à 19h30,</strong> la <a href="https://bloiscapitale.com/les-vernissages-rencontres-et-rendez-vous-a-venir-chez-blois-capitale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">boutique <strong>Blois Capitale</strong> (16 rue Emile Laurens)</a> se transformera en atelier ouvert, en scène et en laboratoire narratif. Le temps d’une <strong>soirée-performance</strong>, <strong>Frédéric Luong Chauvain</strong> y présentera ses aquarelles et dessins, fragments visibles d’un projet au long cours : <strong>une bande dessinée en gestation depuis près de neuf ans,</strong> dont la parution est annoncée pour 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme : <strong>dessin en direct, musique jouée en interaction avec Timnah et <a href="https://soundcloud.com/mr-t-mid" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mr T-mid</a>, et lumière noire</strong>. Un moment charnière &#8211; synonyme de lancement d’un financement participatif dans la perspective de l&rsquo;édition de la bd &#8211; pour un artiste qui a toujours avancé à la marge, entre peinture, art-thérapie et narration graphique, et qui choisit aujourd’hui Blois comme point d’ancrage pour <strong>révéler un monde.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-portrait">Portrait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Frédéric Luong Chauvain n’est pas né à Blois, mais il s’y est installé il y a six ans. Avant cela, Châteauroux — sa ville d’origine — puis Paris, Lille, la Belgique. Des villes comme des strates, des passages successifs qui nourrissent un rapport très concret aux lieux. Blois, pour lui, n’est pas un décor : c’est une respiration. <strong>La Loire, l’architecture, l’épaisseur historique de la ville ont infusé son imaginaire au point de devenir un matériau de travail.</strong> Cette relation au territoire irrigue directement sa bande dessinée : un récit de ruines, de traces, de mémoire, où le paysage n’est jamais neutre, mais porteur d’une histoire longue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Frédéric, <strong>le dessin est là depuis l’enfance.</strong> Très tôt, le geste s’impose. <strong>À dix-sept ans, la couleur arrive, puis l’aquarelle.</strong> Le médium s’impose comme une évidence, autant pour sa fluidité que pour son imprévisibilité. <strong>Autodidacte,</strong> il apprend seul, par l’observation et la reproduction de tableaux de maîtres. Là où d’autres passent des examens, lui passe des heures à comprendre comment une lumière se construit, comment une couleur respire. <strong>Cette formation solitaire forge un rapport très organique à la peinture</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-d-art-puis-la-rupture">L’école d’art, puis la rupture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il tentera pourtant une <strong>prépa Beaux-Arts,</strong> à Châteauroux. Une expérience brève, et sans appel. Trop conceptuelle, trop éloignée de son rapport viscéral au visuel. L’art qu’on lui propose est porteur de message, de discours, de revendication. Lui se situe ailleurs : dans ce que l’art fait à l’être humain, plus que dans ce qu’il prétend dire. Il s’inscrit instinctivement dans une lignée plus philosophique que militante : <strong>celle d’un art qui résiste au temps, qui oppose à la mort</strong> et à l’effacement une forme de persistance sensible. <strong>Le décalage est trop fort. Il quitte l’école.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’ensuit un passage plus rude : l’armée, puis des emplois alimentaires. <strong>Pendant plusieurs années, la peinture disparaît presque entièrement.</strong> Non par désamour, mais par nécessité. Il faut vivre, payer un loyer. <strong>La réalité impose ses règles.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-paris-le-declic-et-la-desillusion">Paris : le déclic et la désillusion</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour à la création se fait par un détour : des concours d’aquarelle remportés autour de Châteauroux, qui ravivent la confiance. Puis Paris. Le <strong><a href="https://59rivoli.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">59 Rivoli</a>.</strong> <strong>Un atelier, des expositions, de grands formats</strong> — jusqu’à 1,60 m par 1,20 m — <strong>consacrés au corps humain, à sa fragilité, à sa tension interne.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un concours international</strong>, <strong>opposant graffeurs américains et artistes parisiens,</strong> agit comme un révélateur. Seul peintre parmi des street-artistes, <strong>armé de ses aquarelles</strong> quand d’autres dégainent des bombes, Frédéric Luong Chauvain détonne. <strong>Il gagne</strong> pourtant. La reconnaissance médiatique suit. Mais <strong>Paris reste Paris. Un milieu saturé,</strong> exigeant <strong>une capacité permanente à se vendre, à se mettre en scène. </strong>Or l’artiste ne se reconnaît pas dans cette logique. Trois ans plus tard, il quitte la capitale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-lille-l-art-therapie-et-le-retour-au-vivant">Lille, l’art-thérapie et le retour au vivant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Lille, il trouve un autre équilibre. Il devient coordinateur-animateur dans un groupe d’entraide mutuelle, puis <strong>se forme à l’art-thérapie.</strong> Depuis sept ans, cette pratique irrigue son rapport à la création comme compréhension fine de ce que l’acte de créer produit intérieurement. Parallèlement, <strong>il expose, performe, explore d’autres supports</strong> : <strong>maquillage artistique, peinture corporelle, tatouage éphémère lors d’événements électro.</strong> Le fluo, la lumière, le corps comme surface mouvante. Cette période est décisive : elle ouvre la voie à <strong>un nouvel imaginaire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-38-1024x768.png" alt="" class="wp-image-30196" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-38-1024x768.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-38-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-38-768x576.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-38.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">(c) Frédéric Luong Chauvain</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-bestiaire-mecanique-naissance-d-un-monde">Le bestiaire mécanique : naissance d’un monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La bande dessinée naît il y a neuf ans,</strong> presque par accident. <strong>D’abord imaginée comme un court film d’animation,</strong> le projet se heurte à des contraintes techniques et humaines. Il se replie alors sur le dessin, la narration, le temps long. Peu à peu, l’histoire se structure. Formations en storyboard, travail en arborescence, construction en actes.<strong> Les tableaux existants deviennent des jalons narratifs</strong> : certains seront intégrés tels quels, en pleines pages, à la manière de respirations visuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à Lille qu&rsquo;ont surgi les <strong>animaux mécaniques</strong>. Un bestiaire hybride, où engrenages, pompes et structures métalliques se greffent au vivant. Loin du simple <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">steampunk</a>, ces figures portent <strong>un récit : celui d’un monde post-humain, où l’homme, dans un excès d’ego, a épuisé jusqu’à l’oxygène.</strong> Avant de disparaître, il aura pourtant équipé les animaux de systèmes de survie et d’intelligences artificielles. Le renversement est total : <strong>l’humain n’est plus le centre, mais la cause d’un effondrement.</strong> Les animaux, eux, deviennent les dépositaires d’un avenir possible.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1004" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-39-1024x1004.png" alt="" class="wp-image-30198" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-39-1024x1004.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-39-300x294.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-39-768x753.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-39.png 1272w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">(c) Frédéric Luong Chauvain</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le récit imaginé par Frédéric Chauvain se situe en <strong>3084</strong>, dans un monde où la technologie n’existe plus comme promesse de progrès, mais comme <strong>trace</strong>, <strong>ruine</strong>, <strong>vestige</strong>. L’humanité, dans un ego qu’il qualifie lui-même de démesuré, a donc exploité les ressources jusqu’à leur épuisement total, allant jusqu’à faire disparaître l’oxygène. Ce monde est celui de l’après : après l’homme, après la croissance, après l’illusion de maîtrise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant cet effondrement final, l’homme a pourtant posé un dernier geste. Conscient — trop tardivement — de sa propre disparition, il a équipé les animaux de <strong>pompes à oxygène</strong> et d’<strong>intelligences artificielles</strong>, leur permettant de survivre dans un environnement devenu irrespirable. C’est de là que naissent les <strong>animaux mécaniques</strong> qui traversent l’univers de la bande dessinée : non pas des robots, mais <strong>des êtres vivants hybridés,</strong> des corps animaux auxquels la mécanique a été greffée comme un dispositif de survie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-40-1024x768.png" alt="" class="wp-image-30200" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-40-1024x768.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-40-300x225.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-40-768x576.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/image-40.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La mécanique est visible, apparente, parfois fragile. Elle ne remplace pas le vivant : elle le maintient en vie. Les engrenages, pompes et structures métalliques ne sont pas des armes, mais les stigmates d’un monde rendu inhabitable par l’homme. <strong>Ils disent une chose simple : <em>l’homme est passé par là</em>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce monde post-humain que s’inscrit la figure d’<strong>Odin</strong>, <strong>dieu observateur,</strong> inquiet du devenir des hommes. Constatant que <em>« quelque chose n’allait pas depuis plusieurs années »</em>, il envoie sur Terre ses deux corbeaux, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugin_et_Munin" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Hugin</strong> et <strong>Munin</strong></a>, afin de <strong>lui rapporter ce qui se joue désormais sur cette planète transformée. </strong>La bande dessinée se déploie ainsi sous leurs yeux, <strong>à travers leur regard.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dispositif est central. Hugin et Munin incarnent deux temporalités distinctes et complémentaires.<br><strong>Hugin</strong> est <strong>dans la voie du passé</strong> : il voit ce qui a été, il porte la mémoire des actes humains, des choix qui ont conduit à l’effondrement. <strong>Munin</strong>, lui, est ancré dans le présent : il observe ce qui est, ce qui subsiste, ce qui continue à fonctionner — autrement — dans un monde privé de son souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit s’articule précisément autour de <strong>cette tension entre passé et présent.</strong> Le lecteur est placé dans un va-et-vient constant entre ce qui a conduit à la disparition de l’homme et ce qui subsiste après lui. Les animaux mécaniques deviennent alors des figures centrales de cette narration : <strong>ils sont les survivants, les porteurs d’un héritage imposé, les témoins silencieux d’un monde qu’ils n’ont pas détruit mais qu’ils habitent désormais.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La bande dessinée se déroule également sous le regard des <strong>loups</strong> envoyés par Odin, renforçant cette idée d’une <strong>observation extérieure de l’humanité</strong>. Le monde est vu <em>« d’en haut »</em>, depuis les dieux, mais aussi <em>« d’en face »</em>, depuis l’animal, depuis l’autre que l’homme a longtemps dominé, exploité ou instrumentalisé. Cette distance permet d’interroger la façon dont l’être humain s’organise, agit et se pense comme groupe, en miroir de <strong>la manière dont les animaux, eux, parviennent à fonctionner collectivement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette structure narrative s’ajoute un <strong>dispositif matériel</strong> qui prolonge le sens même du récit. Frédéric Chauvain intègre à sa bande dessinée un travail à la <strong>lumière noire</strong>. Certains éléments graphiques, <strong>certaines informations, certains indices ne se révèlent qu’à condition</strong> d’activer ce second niveau de lecture. Le livre devient alors un <strong>objet à explorer</strong>, presque un livre-jeu, dans lequel le lecteur découvre progressivement des clés lui permettant de comprendre vers quelle issue le récit se dirige.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste évoque explicitement <strong>l’idée d’un livre <em>« dont on est le héros »</em></strong> par l’implication active du lecteur. Comprendre l’histoire suppose d’observer, de chercher, de relier des éléments disséminés. Le récit ne se livre pas entièrement d’un bloc : il se dévoile par strates, à l’image de ce monde fragmenté, composé de ruines, de survivances et de regards croisés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="785" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/chauvain-785x1024.png" alt="Frédéric Chauvain" class="wp-image-30201" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/chauvain-785x1024.png 785w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/chauvain-230x300.png 230w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/chauvain-768x1001.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/12/chauvain.png 994w" sizes="auto, (max-width: 785px) 100vw, 785px" /><figcaption class="wp-element-caption">(c) Frédéric Chauvain</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-auto-edition-comme-acte-de-liberte">L’auto-édition comme acte de liberté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ne pas passer par un éditeur classique ? Parce que l’objet échappe aux catégories.<strong> Livre-objet, lumière noire, interaction : trop atypique pour les circuits traditionnels.</strong> Frédéric Luong Chauvain choisit donc l’auto-édition et le financement participatif, non par défaut, mais par cohérence. <strong>Les tableaux vendus, les objets dérivés participeront à financer la publication</strong>. L’exposition-performance de samedi marque ainsi le véritable <strong>point de départ public du projet.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-samedi-a-blois-un-monde-s-ouvre">Samedi, à Blois, un monde s’ouvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Blois Capitale, samedi soir, le public assistera à bien plus qu’un vernissage. Dessin en direct, musique jouée en interaction avec <strong>Mr T-mid</strong> et la pianiste <strong>Timnah</strong>, lumière noire : la bande dessinée prendra forme sous les yeux des spectateurs. Un moment suspendu, à la croisée des disciplines, <strong>fidèle au parcours d’un artiste qui n’a jamais cessé de chercher des chemins de traverse.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-musique-de-mr-t-mid-et-de-timnah-en-dialogue-avec-le-dessin"> La musique de Mr T-mid et de Timnah en dialogue avec le dessin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la performance dessinée, samedi prochain à la boutique Blois Capitale, s&rsquo;ajoutera <strong>la musique comme matière vivante, évolutive, en dialogue direct</strong>. Cette dimension sonore, c’est Séb, ou plutôt <strong>Mr T-mid</strong> qui la portera <strong>avec la jeune pianiste Timnah.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-mr-t-mid-une-identite-construite"><strong>Mr T-mid, une identité construite</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ce nom volontairement paradoxal de Mr T-mid se cache une trajectoire faite de détours, d’expérimentations et d’un rapport très instinctif à la création. <strong><em>« Mr T-mid, c’est une construction »</em>, </strong>explique Sébastien. L’origine du projet est presque accidentelle : l’écriture de chansons, puis le désir de jouer en public, avec ce que cela implique pour un timide. Mais Séb choisit de l’assumer pleinement, jusqu’à en faire un nom de scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec le temps, la timidité s’est atténuée, mais le nom est resté. Parce qu’il continue de dire quelque chose de juste</strong> : un rapport à la scène qui n’est ni bravache ni démonstratif, mais traversé par une forme de tension intérieure.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-chanson-francaise-punk-de-salon"><strong>La chanson française… punk de salon</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mr T-mid se définit d’abord comme auteur-compositeur de chanson française, qu’il qualifie lui-même de <em>« punk de salon »</em>. </strong>Une appellation qui dit bien l’équilibre qu’il cherche : une écriture intime parfois abrasive. Lorsqu’il travaille seul, cette base chanson <strong>se prolonge dans l’électro, mêlée à la guimbarde, au didgeridoo, à la guitare et à la voix.</strong> En parallèle, il joue au sein d’un groupe, <strong><em>Minis&rsquo; Terre</em></strong>, formation plus électrique — guitare, basse, batterie, guitariste solo — avec laquelle il se produit régulièrement et vient d’enregistrer. Cette pluralité de formats n’est pas un éparpillement : elle répond à un même besoin de création, qui l’a naturellement conduit à s’intéresser à l’électronique et au travail du son, jusqu’à développer des compétences d’ingénierie sonore.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Improvisation, machines et hybridation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le projet présenté samedi 4 janvier 2026, Mr T-mid s’inscrit dans une autre dynamique. Il évoque un <strong>set électro hybride</strong>, combinant looper, guitare et instruments acoustiques. Le dispositif est encore en cours de mise en place. Certains morceaux existent déjà, sélectionnés parce qu’ils résonnent avec l’univers de la bande dessinée de Frédéric Chauvain. Le reste se construira dans le travail commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce type de projet est, pour lui, particulièrement stimulant. Parce qu’il sort des formats habituels.</strong> Parce qu’il introduit une dimension presque théâtrale. Piano en direct, musique électronique, dessin projeté, lumière noire : l’ensemble forme un dispositif rare, <strong>difficile à classer,</strong> assumé comme tel. Dans cette performance, la musique n’illustrera pas le dessin, pas plus que le dessin n’illustrera la musique. Les deux se construiront ensemble, dans un même temps, dans un même espace. <strong>Une expérience à vivre, plus qu’un spectacle à consommer.</strong> Rendez-vous samedi !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/frederic-luong-chauvain-blois-bd-animaux-mecaniques">Frédéric Luong Chauvain dessine l’après : aquarelles, performance et naissance d’une bande dessinée</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Chambord Live 2026 : ouverture de la prévente Maroon 5</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 08:24:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un concert exclusif de Maroon 5 dans l’enceinte du sublime Château de Chambord ? C’est un nouvel événement musical qui s&#8217;annonce en Loir-et-Cher. Le groupe américain, monument mondial de la pop-rock, est officiellement annoncé le samedi 27 juin 2026 dans le cadre majestueux du festival Chambord Live. Cette date est annoncée comme unique en France. &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un concert exclusif de Maroon 5 dans l’enceinte du sublime Château de Chambord ?</strong> C’est un nouvel événement musical qui s&rsquo;annonce en Loir-et-Cher. Le groupe américain, monument mondial de la pop-rock, est officiellement annoncé <strong>le samedi 27 juin 2026</strong> dans le cadre majestueux du festival <strong>Chambord Live</strong>. Cette date est annoncée comme <strong>unique en France</strong>. Maroon 5, mené par Adam Levine, est connu pour ses tubes planétaires <em>“Sugar”, “Girls Like You”, “Payphone”, “Moves Like Jagger”, “Memories”. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après Sting en 2022, Imagine Dragons en 2023, David Guetta en 2024 et <a href="https://bloiscapitale.com/chambord-live-2025-avec-black-eyed-peas-la-vente-des-places-a-cartonne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Black Eyed Peas en 2025</a>, le Château de Chambord confirme son positionnement de scène musicale de prestige. Avec cette édition 2026, le festival passe à une nouvelle dimension, avec trois concerts exceptionnels sur trois jours consécutifs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Orelsan</strong> – <strong>vendredi 26 juin 2026</strong></li>



<li><strong>Maroon 5</strong> – <strong>samedi 27 juin 2026</strong></li>



<li><strong>DJ Snake</strong> – <strong>dimanche 28 juin 2026</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-prevente-maroon-5-aujourd-hui-a-10h"><strong>Prévente Maroon 5 : aujourd’hui à 10h</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La vente de places <strong>débute ce jeudi 27 novembre 2025 à 10h</strong> grâce à une <strong>prévente exclusive sur </strong><em><a href="https://ticketmasterfr.queue-it.net/?c=ticketmasterfr&amp;e=271110maroon&amp;ver=javascript-4.4.2&amp;cver=2703&amp;man=271110maroon&amp;cid=fr-FR&amp;l=Generic%20TMFR%20and%20partners%202024&amp;enqueuetoken=eyJ0eXAiOiJRVDEiLCJlbmMiOiJBRVMyNTYiLCJpc3MiOjE3NjQyMzE3OTAzMTYsImV4cCI6MTc2NDIzMjAzMDMxNiwidGkiOiJhOWFjNDIzMS0yNTJhLTQxYWEtOGZhMC1hZGMyZWI1MWEwOWIiLCJjIjoidGlja2V0bWFzdGVyZnIiLCJlIjoiMjcxMTEwbWFyb29uIiwiaXAiOiIxNDAuMjQ4Ljg0LjYzIn0.Sp7vtV2bjya_TzlC6FxJ3w.DeavlOk-3IGuZrQ8isAACASlpTUD96xrxquqpaQjqFw&amp;t=https%3A%2F%2Fwww.ticketmaster.fr%2Ffr%2Fmanifestation%2Fmaroon-5-billet%2Fidmanif%2F642337%3FclickId%3DTl7XQk3egxycUjoUfh2qwXkAUkpW8i381zyYVA0%26irgwc%3D1%26afsrc%3D1%26utm_source%3DAdmin%2520JDS%26utm_medium%3Daffiliate%26utm_campaign%3D3318096%26utm_content%3D1107977_7516&amp;kupver=cloudfront-4.4.2" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Ticketmaster</strong> (ici).</a></em> La mise en vente générale, elle, ouvrira <strong>demain vendredi 28 novembre à 10h</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le succès annoncé du Tribute AC/DC à Mer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 10:25:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La halle de Mer accueillera le 22 novembre une soirée dont le nom électrise : un concert tribute AC/DC. Sur scène, une montée en tension avec le groupe TNT – Tribute AC/DC, formation française venue en grande partie de Biarritz, reconnaissable entre mille à la manière dont elle reprend le légendaire concert « Live at &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La halle de Mer accueillera le 22 novembre</strong> une soirée dont le nom électrise : <strong>un concert tribute AC/DC. </strong>Sur scène, une montée en tension avec le groupe <em>TNT – Tribute AC/DC</em>, formation française venue en grande partie de Biarritz, reconnaissable entre mille à la manière dont elle reprend le légendaire concert <strong><em>« Live at Donington »</em></strong>. Les projections vidéo prolongeront l’élan, comme si le temps faisait un pas de côté pour revenir là où la musique était pure énergie. <em><strong>« On a vraiment l’impression d’écouter AC/DC, pour moins cher »,</strong></em> dit simplement <strong>Philippe Jarroir,</strong> membre de l&rsquo;<strong>association <em>Rockun</em></strong>, qui organise ce concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong><em>Live at Donington</em></strong> est le nom donné au concert qu’AC/DC a donné le 17 août 1991 à Donington Park, en Angleterre, lors du festival <em>Monsters of Rock</em>. Le groupe se trouve alors au milieu de la tournée <strong><em>The Razor’s Edge</em>, </strong>à un moment où sa formation est stabilisée et son langage scénique parfaitement maîtrisé. La foule rassemblée ce jour-là dépasse les 70.000 personnes, et l’événement est filmé avec une ampleur rarement mise en œuvre pour un concert rock : pellicule 35 mm, caméras multipliées sur et autour de la scène, dont une embarquée en hélicoptère pour saisir l’ensemble du site. Le film de ce concert a largement contribué à fixer une image précise de <strong>ce qu’est AC/DC en concert</strong> : une scène débarrassée du superflu, un jeu d’ensemble soudé, une présence constante, un déroulé sans baisse d’intensité. <strong>La setlist, elle aussi, est devenue emblématique, parce qu’elle enchaîne les titres que l’on associe spontanément au groupe,</strong> de <em>Thunderstruck</em> à <em>For Those About to Rock</em>, en passant par <em>Back in Black</em> ou <em>Highway to Hell</em>. Ce qui fait la force de ce concert, et la raison pour laquelle il est si souvent repris comme référence par les groupes tribute, tient à la clarté de sa construction. Tout y est lisible : le rapport entre la guitare soliste et la rythmique, la manière dont la voix se place, <strong>le tempo qui ne se relâche jamais. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En première partie, le groupe blésois <strong>TTG</strong>. Cinq musiciens, une voix légèrement éraillée, sensible et puissante, une ligne qui tient dans l’équilibre entre pop rock et rock électro. Les portes ouvriront à <strong>18 h</strong>.<br>TTG jouera à <strong>19 h</strong>. TNT prendra la scène à <strong>21 h</strong>. Le concert est <strong>debout</strong>, avec quelques places assises réservées aux personnes qui en ont besoin. La jauge imposée est de <strong>700 places</strong> pour le public et environ <strong>750</strong> en incluant techniciens et bénévoles. Les billets, au tarif de 33 €, se sont vendus très vite. Le quota avait été atteint, mais<strong><a href="https://www.ticketmaster.fr/fr/manifestation/tnt-ac-dc-tribute-band-billet/idmanif/632846" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> 50 places supplémentaires ont été remises en vente — les dernières (ici).</a></strong> Après cela, le <strong>sold out</strong> ne sera plus une perspective mais un état de fait. Il faut donc se presser.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="473" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-17-1024x473.png" alt="" class="wp-image-29154" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-17-1024x473.png 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-17-300x138.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-17-768x354.png 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-17-1536x709.png 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-17.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-association-rockun-une-histoire-d-amitie-d-obstination-et-de-musique"><strong>L’association RockUn : une histoire d’amitié, d’obstination et de musique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui aura lieu dans la halle de Mer, il faut revenir un peu en arrière. RockUn ne surgit pas du néant. L’association est née <strong>en 2009</strong>, <em><strong>« entre copains, amoureux du rock »,</strong></em> dit Philippe Jarroir. Au départ, il y avait une salle privée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouan-sur-Loire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nouan-sur-Loire</a>, une petite centaine de personnes, un bar, et cette proximité très simple que la scène crée lorsque la musique se joue à hauteur d’homme. Pendant plusieurs années, le lieu a accueilli des concerts d’une qualité qui surprend ceux qui croient que seuls les grandes villes attirent les grandes choses. Little Bob y est d&rsquo;ailleurs passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis les normes sont arrivées. On ne joue avec le feu contre la sécurité. <em>« Il valait mieux ne pas risquer quoi que ce soit »,</em> dit Philippe Jarroir. Alors la salle a fermé. L’association n’a pas disparu. Elle a changé de forme. Elle a trouvé un <strong>point d’ancrage à Mer</strong>, et avec la mairie, un accord clair : <strong>un grand concert par an</strong>, dans la halle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe n’est pas un collectif vague. Ce sont des personnes, des trajectoires, des amitiés. On y croise donc Philippe, retraité de la menuiserie industrielle, engagé aussi à Initiative Loir-et-Cher pour accompagner des porteurs de projets, animateur du club d&rsquo;entreprises des Portes de Chambord. On y croise aussi le président, <strong>Richard Janssoone,</strong> également président du tennis-club de Mer. Et l&rsquo;on croise, en creux, la figure fondatrice de <strong>Philippe Bouzy</strong>, mort d’un cancer. C’est sa femme, <strong>Fabienne</strong>, qui a voulu continuer. Ce fil-là compte. Il dit quelque chose de la manière dont <em>RockUn</em> tient ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’association a retenu TNT, le choix s’est fait de manière simple et argumentée. Il fallait un groupe capable d’attirer largement, de parler à un public divers et de remplir la halle, sans pour autant rechercher une célébrité artificielle. <strong>Le répertoire d’AC/DC répond à ce besoin : des titres connus, partagés, immédiatement identifiables.</strong> Dans un contexte où les concerts des grandes tournées deviennent financièrement inaccessibles pour beaucoup, cette formule offre une occasion concrète d’entendre, en conditions scéniques, une musique que l’on ne peut pas toujours aller voir à la source. Le budget global dépasse 25 000 €. La suite viendra, mais elle n’est jamais anticipée à l’avance. Le rock ne se programme pas en théorie. Il se vit. Il se mesure à l’instant où les lumières se coupent et où la salle retient son souffle, juste une seconde, avant que le premier accord n’emporte tout. Rendez-vous à <strong>Mer, le 22 novembre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’Électrophone : la plateforme musicale du Centre-Val de Loire fait peau neuve</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 13:02:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 2010 au sein du Chato’do, scène de musiques actuelles de Blois, L’Électrophone est la première plateforme d’écoute entièrement consacrée aux artistes de la région Centre-Val de Loire. Quinze ans plus tard, il amorce un tournant : sa refonte. Cette nouvelle version marque une étape dans la préservation et la valorisation du patrimoine musical &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Né en 2010 au sein du <a href="https://bloiscapitale.com/le-programme-de-la-saison-automnale-au-chatodo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chato’do</a>,</strong> scène de musiques actuelles de Blois, <strong>L’Électrophone</strong> est la première plateforme d’écoute entièrement consacrée aux artistes de la région Centre-Val de Loire. Quinze ans plus tard, il amorce un tournant : <strong>sa refonte</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle version marque une étape dans la préservation et la valorisation du patrimoine musical régional : un outil désormais <strong>conçu pour sauvegarder, numériser et rendre accessibles les musiques de la région, </strong>qu’elles soient professionnelles, amateures ou issues de fonds publics. Au fil des années, <strong>près de 1.770 albums,</strong> signés par plus de <strong>1.169 artistes</strong>, ont été mis en ligne.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="621" height="878" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image.png" alt="" class="wp-image-28930" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image.png 621w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/11/image-212x300.png 212w" sizes="auto, (max-width: 621px) 100vw, 621px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’élargit aujourd’hui à la numérisation des œuvres déposées sur supports physiques, à la mise en ligne progressive des fonds musicaux conservés dans les bibliothèques et médiathèques de la région, et à la création d’un récit sonore : <strong>un podcast intitulé <em>Le son du milieu</em>,</strong> produit par le Chato’do et le Studio Pôle Nord, réalisé par le label <em>Un Je-ne-sais-quoi</em>. On y entendra <strong>l’histoire des musiques en Centre-Val de Loire racontée par celles et ceux qui l’ont vécue, des festivals aux radios, des lieux aux artistes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce n&rsquo;est pas un simple site d’écoutes en ligne, L’Électrophone est surtout l’endroit de la préservation des musiques actuelles en région CVDL »,</em> souligne <strong>Rémi Breton, directeur du Chato’do.</strong> <em>« Avec cette nouvelle version, il s’enrichit d’une dimension culturelle, avec la création de podcasts sur l’histoire et les événements régionaux des musiques actuelles. Site participatif, sa richesse est l’affaire de tous, musiciens, labels, médiathèques, collectionneurs et autres. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">👉 <a href="http://www.lelectrophone.fr">www.lelectrophone.fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Orelsan en tête d&#8217;affiche du prochain Chambord Live</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 09:00:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le domaine royal de Chambord accueillera, le 26 juin 2026, l’un des artistes français les plus emblématiques de sa génération : Orelsan. Le rappeur originaire de Caen sera la tête d’affiche de la cinquième édition du Chambord Live, rendez-vous musical devenu incontournable au cœur du Centre-Val de Loire. « Avec douze Victoires de la Musique, &#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le domaine royal de Chambord accueillera, le 26 juin 2026</strong>, l’un des artistes français les plus emblématiques de sa génération : <strong>Orelsan</strong>. Le rappeur originaire de Caen sera la <strong>tête d’affiche</strong> de la cinquième édition du <strong>Chambord Live</strong>, rendez-vous musical devenu incontournable au cœur du Centre-Val de Loire. <em>« Avec douze Victoires de la Musique, Orelsan est devenu un artiste incontournable de la scène urbaine française. Nous sommes ravis qu’il ait accepté immédiatement notre proposition »</em>, a déclaré à l’AFP <strong>Julien Lavergne</strong>, directeur d’<strong>AZ Prod</strong>, producteur de l’événement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-programmation-a-la-hauteur-du-lieu"><strong>Une programmation à la hauteur du lieu</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création, <strong>Chambord Live</strong> n’a cessé d’attirer des artistes de renommée mondiale : <strong>Sting</strong> en 2022, <strong>Imagine Dragons</strong> en 2023, <strong>David Guetta</strong> en 2024, puis les <strong>Black Eyed Peas</strong> en 2025, devant plus de <strong>30 000 spectateurs</strong>. En 2026, c’est donc Orelsan qui viendra électriser la scène installée face au château, chef-d’œuvre de la Renaissance classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prochain album d&rsquo;Orelsan, <strong><em>La Fuite en avant</em></strong>, sortira le <strong>7 novembre 2025</strong>, date qui marquera également <strong>l’ouverture de la billetterie</strong> pour le concert de Chambord. Dès janvier 2026, l’artiste entamera une <strong>grande tournée française</strong> qui culminera par <strong>dix concerts à l’Accor Arena</strong> à Paris en décembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les places pour <strong>Orelsan à Chambord</strong> seront mises en vente le <strong>7 novembre 2025 à 12 h</strong>, simultanément sur le site <strong><a href="https://www.chambordlive.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chambordlive.com</a></strong> et dans les points de vente habituels. Tout laisse à penser que les billets s’écouleront en quelques minutes tant la rencontre entre l’univers du rappeur et la majesté du château suscite l’engouement.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-informations-pratiques">🗓️ <strong>Informations pratiques</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>📍 Lieu :</strong> Château de Chambord (Loir-et-Cher)</li>



<li><strong>📅 Date :</strong> Vendredi 26 juin 2026</li>



<li><strong>🎤 Artiste :</strong> Orelsan et plus</li>



<li><strong>🎟️ Mise en vente :</strong> 7 novembre 2025 à 12 h</li>



<li><strong>💻 Billetterie :</strong> <a href="https://www.chambordlive.com/">chambordlive.com</a> et points de vente habituels</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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	</channel>
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