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Charles Rousselet : « J’ouvre les yeux et je n’en reviens pas »

L’Hôtel de Ville de Blois propose l’exposition « Quiétude » de Charles Rousselet jusqu’au 14 août 2024. Installé en Blois-Vienne, cet artiste vit pleinement une vie imprégnée de peinture (lire son portrait ici). Jeudi dernier s’est tenu le vernissage de cette expo estivale ouverte au public tous les jours de 9h à 17h, sauf les samedis et dimanches.

C’est Fabienne Quinet, adjointe à la culture de la ville de Blois, qui a pris la parole pour présenter cette exposition organisée par Christine Heyde-Bettencourt. L’élue a raconté sa visite de l’atelier de Charles Rousselet, un après-midi pendant lequel il lui a présenté toutes ses œuvres : « J’ai passé un moment merveilleux, j’ai réalisé un voyage merveilleux dans ce que j’appelle la modernité mais aussi le classicisme. Avec ces toiles, au fur à mesure, j’avais l’impression de rentrer dans le quotidien, dans des scènes très intimes, mais pas du tout avec un regard voyeur. C’était juste un regard de beauté qui m’emmenait. »

Charles Rousselet

Selon Charles Rousselet, le hall de l’Hôtel de Ville de Blois est « presque l’écrin idéal » pour sa peinture. « C’est un peu mystérieux, commente l’artiste. Est-ce que c’est le côté un peu classique de mon travail qui nous ramène à l’idée d’une certaine rigidité dans les colonnes, dans l’architecture ? En tout cas, cela fonctionne bien avec ma peinture. »

Charles Rousselet expo Blois

Quant au travail du peintre, « En ce qui me concerne, les professionnels parlent toujours d’une certaine modernité classique, observe Charles Rousselet. Cela me va bien, je l’accepte. Car, c’est surtout dû au fait que tous ces peintres classiques ont regardé le monde, et mon travail est d’abord de regarder, je pense que je suis un sensoriel, je suis sensible du regard, j’aime regarder. Le regard, c’est un sens, je suis peut-être moins un cérébral ou un conceptuel. Après, selon moi, l’un n’empêche pas l’autre, les grands classiques ont très bien su concevoir leurs tableaux même s’ils regardaient beaucoup la vie. Ma peinture c’est d’abord une relation visuelle au monde, ce qui m’intéresse c’est que cette relation vient de la Préhistoire. Moi, j’irais jusque-là. Et ça me touche énormément parce qu’on a dessiné avant même d’écrire le mot et avant même de parler. Donc cela me fascine. Quand je vois les enfants qui ne parlent pas encore et qui ouvrent les yeux sur les lumières, sur les ondes, sur les gens qui se déplacent, on sent un émerveillement. Il est toujours très étonné l’œil de l’enfant. Il ne sait pas encore qu’un oiseau ça s’appelle un oiseau, et c’est ce regard-là que j’essaie de préserver, ce regard du mystère. J’ouvre les yeux et je n’en reviens pas. Ma peinture elle parle un peu de ça, et j’essaie de rester insensible dans le sens de sensorialité, sensualité et sens tout court parce que je voudrais pas que on tombe en panne des sens ! Mon travail de peintre essaie de revenir à un regard un peu originel. »

A votre tour d’aller poser le regard sur cette exposition libre d’accès. Il suffit juste de franchir la porte de l’Hôtel de Ville de Blois cet été.

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