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Malik Benakcha, pas candidat aux législatives, redoute un LR « idiot utile »

C’est un tournant politique notable, Eric Ciotti, chef du parti Les Républicains (LR), a annoncé une alliance potentielle avec le Rassemblement National (RN), marquant une rupture avec des décennies de cordon sanitaire autour de l’extrême droite en France. Cette décision, révélée lors d’une déclaration mardi, semble redéfinir les frontières traditionnelles de la droite française.

Jordan Bardella, leader de l’extrême-droite, a précisé que le RN soutiendrait des candidats LR dans certaines circonscriptions en vue des prochaines élections législatives, sous réserve que la droite traditionnelle soutienne en retour les candidats d’extrême-droite. Ces développements interviennent après des discussions entre Bardella, Marine Le Pen, et Ciotti, suggérant un rapprochement stratégique entre les deux partis.

Marine Le Pen a salué l’initiative de Ciotti comme un « choix courageux » et un signe de « responsabilité », mettant en avant la fin du « pseudo cordon sanitaire » qui, selon elle, a coûté de nombreuses élections à la droite. Cette alliance potentielle soulève des questions sur l’avenir idéologique et politique de LR, notamment après des réactions mitigées au sein du parti.

Des figures clés de LR, comme Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, ont publiquement exprimé leur désaccord, insistant sur les valeurs traditionnelles de la droite républicaine et rejetant toute forme de compromission avec l’extrême-droite. Olivier Marleix, chef des députés LR, est allé jusqu’à demander la démission de Ciotti, affirmant que celui-ci ne représentait que sa « ligne personnelle ».

La dynamique interne à LR semble complexe. L’annonce a provoqué une vive réaction parmi les cadres et militants, illustrant le fossé croissant entre les dirigeants du parti sur la direction future.

Malik Benakcha, candidat investi par Les Républicains lors des législatives de 2022 et ancien responsable départemental LR41, a fait savoir qu’il ne se présentera pas cette fois, pour le bien du parti et de ses valeurs. « J’ai toujours eu à cœur de participer à la reconstruction de notre famille politique, en particulier lorsqu’elle était au plus mal et que nombreux s’en détournaient, fait-il savoir sur ses réseaux sociaux. Aujourd’hui, compte-tenu du contexte de la 1ère circonscription, je pense qu’il est urgent de faire preuve de raison et de rassemblement en cette période décisive, et je ne serai donc pas candidat aux prochaines élections législatives. Face à un maire de Blois qui semble se détourner de notre ville dans une volonté de rejoindre Paris et renouveler l’expérience mortifère de la NUPES, qui a sévèrement abîmé le débat démocratique au sein de l’Assemblée nationale ces deux dernières années, je refuse que notre mouvement devienne « l’idiot utile » responsable d’un duel au second tour entre extrême gauche et extrême droite. Ces deux extrêmes ne feront qu’aggraver la crise que nous traversons. Favoriser leur accession au pouvoir serait indigne et je ne saurai poursuivre mon engagement dans un mouvement qui s’éloignerait tant de l’idéal gaulliste.« 

Malik Benakcha invite LR à penser à l’avenir sans affaiblir sa crédibilité aujourd’hui. « A Blois, plutôt que d’envisager une candidature de témoignage et par défaut, dont le score affaiblirait notre crédibilité pour l’avenir, j’appelle la droite à faire preuve de lucidité et à revenir à ses fondamentaux : remettons l’intérêt du pays avant celui des partis, l’intérêt de notre territoire avant les intérêts personnels, explique t-il. Combattons fermement les extrêmes. Montrons que nous sommes capables de gouverner et donc de faire des compromis, loin des compromissions et des combinaisons dans l’intérêt des Français. Cette reconstruction doit débuter au niveau local avec notamment en ligne les prochaines échéances municipales. Cela passe par la formation d’un rassemblement autour d’un pacte pour Blois qui transcende les combinaisons partisanes et se concentre à redonner un nouveau souffle à notre ville. »

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