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« Ne pas rester seul » : le message des 25 ans du Club des Créateurs du Loir-et-Cher

Ce jeudi soir, à la Maison des Entreprises de la CCI de Loir-et-Cher, la célébration du vingt-cinquième anniversaire du Club des Créateurs et Repreneurs d’Entreprise du 41 a réuni fondateurs, élus, partenaires économiques et chefs d’entreprise venus témoigner de l’importance de ce réseau né en janvier 2000. L’événement a permis de revenir aux sources de la création du club, de parcourir les expériences vécues et d’observer les mutations économiques qui attendent les entrepreneurs.

Mais revenons à la raison d’être du club. Depuis la tribune, Marie-Noëlle Amiot, présidente de la CCI Loir-et-Cher, a évoqué l’isolement du dirigeant : « Un des problèmes essentiels, c’est qu’on se retrouve très seul à la tête de son entreprise. Il est difficile de se confier à ses collaborateurs, parce qu’on ne va pas rajouter une couche d’anxiété. Il est important de partager, et donc les clubs sont essentiels. » La présidente a rappelé la nécessité fondatrice de ce réseau, né pour accompagner les premières années, celles où tout se joue : « Ces premières années sont clés. On voit bien qu’un entrepreneur qui n’est pas seul a beaucoup plus de chances de réussir, de durer et de se développer plus rapidement. »

25 ans du Club des Créateurs

L’origine du club a refait surface lorsque Joseph Bertoli, premier président fondateur, est revenu sur la période qui a précédé la naissance du projet. L’ancien dirigeant a raconté le moment où, après avoir quitté son emploi salarié et repris une entreprise fin 1999, la solitude s’est imposée avec force : « Je me suis rendu compte que je n’avais pas de réponse. J’étais entouré de mon épouse, du personnel, des clients, des fournisseurs, des assureurs, des banquiers, de l’URSSAF, des impôts… tous ceux qui vous veulent du bien. Mais on n’a personne avec qui échanger d’égal à égal. » C’est cette absence d’espace commun qui a déclenché la création du club avec trois autres entrepreneurs, après une rencontre déterminante avec Alain Courtois, alors président de la Chambre de Commerce.

Club des Créateurs du Loir-et-Cher

Un autre regard s’est ajouté lorsque François Marchand, ancien président pendant douze années, a pris la parole. Le dirigeant a évoqué l’impact concret du réseau dans son parcours : « Chaque réunion mensuelle me sortait de ma solitude de créateur. » Il aurait pu partir lorsque le temps manquait, mais a choisi de s’engager davantage : « À moi s’est imposé le choix de rester adhérent pour aider les jeunes créateurs, leur faire bénéficier de mon expérience, de mon carnet d’adresses et de mon réseau. » La dimension humaine du club s’est révélée dans une phrase : « Ce club, c’est une famille. Nous sommes attentifs les uns aux autres. S’il y a une baisse de morale, on va se rendre présent pour soutenir. »

Club des Créateurs du Loir-et-Cher

La seconde partie de la soirée a pris la forme d’une table ronde consacrée à l’importance des réseaux et aux perspectives économiques pour 2026. La conjoncture actuelle a été évoquée sans détour. La présidente de la CCI l’a résumée ainsi : « Les indicateurs ne sont pas euphoriques. Les chefs d’entreprise manquent de vision et le contexte politique national freine les investissements. » Mais le territoire conserve, selon elle, des forces décisives : « Nous sommes dans un formidable département, avec une industrie présente et diversifiée, des locomotives dans l’agroalimentaire, l’énergie, la pharmacie, la cosmétique et un secteur touristique très puissant. »

Une autre voix essentielle s’est faite entendre avec Christophe Degruelle, président d’Agglopolys. Son constat a mis au premier plan deux grands enjeux : « Les ressources humaines et l’innovation. On a du mal à recruter et encore plus à garder les collaborateurs. Le rapport au travail a changé. » Et sur la mutation en cours : « L’innovation, ce n’est pas seulement la technologie. C’est être capable de capter les nouvelles attitudes des consommateurs. » Sa conclusion a porté une urgence : « Il faut s’emparer du dossier de l’intelligence artificielle. Ce n’est pas pour dire que c’est génial, mais pour maîtriser les choses. »

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