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[Municipales] « Nous Blois » et « Blois en Commun » s’unissent et revendiquent une autre manière de faire de la politique

Lundi 12 janvier, au café L’Kahwa à Blois, le collectif Blois en Commun et le collectif Nous Blois ont officialisé leur union en vue des élections municipales de mars 2026. Autour de la table, Nicolas Orgelet, tête de liste de Blois en Commun, Malik Boufatah, membre fondateur de Nous Blois, et Ingrid Souilla, engagée sur la liste.

Nous Blois est présenté comme un collectif citoyen constitué depuis plusieurs années, dont l’origine se situe dans un travail de terrain mené notamment dans les quartiers prioritaires de la ville. À l’origine de cette dynamique : un constat partagé d’un éloignement croissant entre une partie des habitants — en particulier les jeunes — et la politique locale, non par désintérêt, mais par manque de confiance, de reconnaissance et de sentiment de légitimité.

Une union revendiquée comme construite dans le temps

D’emblée, les intervenants insistent sur un point : il ne s’agit pas d’une alliance de circonstance. Les échanges entre les deux collectifs se sont inscrits dans la durée, nourris par des rencontres régulières, des discussions de fond et un travail de convergence sur les valeurs, les méthodes et les priorités locales.

Pour Malik Boufatah, la logique est claire : « On représente une partie de la population de Blois, mais pas toute la population. L’entre-soi, ça ne fait pas avancer les choses. » L’union avec Blois en Commun répond, selon lui, à une volonté de représentativité réelle de l’ensemble de la ville.

Âgé de 35 ans, Malik Boufatah rappelle un parcours ancré dans l’animation et la jeunesse. « Mon parcours s’est construit sur le terrain, au plus près de la réalité locale », explique-t-il. Animateur enfance, animateur famille, responsable de structures jeunesse, notamment dans les quartiers nord de Blois, il dit avoir tiré une conviction forte de ces années d’expérience : « Les jeunes ont envie de s’engager lorsqu’on leur donne la confiance et les outils pour agir. On entend souvent “je ne me sens pas légitime”, “ça ne changera rien à ma vie”. L’idée de Nous Blois, c’était de recréer une dynamique. »

Ingrid Souilla : du service public aux enjeux de l’usure professionnelle

Âgée de 36 ans, Ingrid Souilla retrace un parcours marqué par l’accompagnement des publics. Mission locale, France Travail, puis direction des ressources humaines de la Ville de Blois : autant d’expériences qui nourrissent aujourd’hui son positionnement. « J’ai pu constater une réelle usure professionnelle, physique et morale, chez certains agents, explique-t-elle à propos de son passage à la DRH. Or, les agents sont les piliers du service à la population. » De cette observation découle, selon elle, une priorité : « Il est essentiel de prendre soin de ces métiers pour pouvoir prendre soin de tous les Blaisois. » Elle évoque ainsi la nécessité de parcours de formation interne et d’actions de prévention de l’usure professionnelle.

Sur le fond, un socle commun se dégage nettement : le service public pour tous. Mais l’accès ne suffit pas. « On veut réellement rendre acteurs les habitants, pour qu’ils puissent prendre des décisions pour améliorer leur cadre de vie, conjointement avec les élus », poursuit-elle. Une ambition qui suppose, selon elle, d’aller vers ceux qui ne prennent jamais la parole : « Il y a plein d’habitants qui n’osent simplement pas s’exprimer. » Pour y répondre, la méthode est assumée : « Il faut occuper le terrain, aller vers les habitants, créer du lien par des actions, être présent et discuter. »

Sécurité : « Un mot qui recouvre bien plus que la police »

La question de la sécurité est très présente dans les quartiers prioritaires. Un sujet à appréhender largement. « Quand on dit sécurité, c’est un grand mot », résume Nicolas Orgelet. « C’est aussi la sécurité de finir les fins de mois, d’accéder aux droits, de se sentir en sécurité dans sa vie quotidienne. »

Si le sentiment d’insécurité est reconnu, notamment dans certains quartiers, la réponse ne saurait être uniquement répressive. « La police fait son travail, observe Malik Boufatah, mais il faut aussi rapprocher des personnes sur le terrain, renforcer le travail des médiateurs, des éducateurs, et les former. »

Transports et quartiers : partir de l’expérience vécue

Autre sujet largement évoqué : la mobilité. Malik Boufatah pointe une organisation trop centrée sur le centre-ville. « Entre Kennedy, Coty, Cornillettes, il n’y a pas de transport qui relie directement ces quartiers entre eux. Si on est obligé de passer par le centre-ville, on ne le fait pas. » Horaires coupés, retours difficiles en soirée, notamment après des événements culturels : autant de situations concrètes remontées par les habitants. « C’est la qualité du service public qui fait que les bus se remplissent », avance Nicolas Orgelet, plaidant pour davantage de fréquences et d’amplitudes horaires.

Associations : transparence et décloisonnement

Sur la vie associative, le constat est partagé : Blois dispose d’un tissu riche. Mais là encore, la méthode prime. « On ne peut pas promettre que tout le monde aura plus d’argent », reconnaît Nicolas Orgelet. « En revanche, on peut recréer de la confiance à budget égal. » L’une des propositions consiste à ouvrir les commissions d’attribution des subventions à des citoyens ou acteurs associatifs. « Quand il y a un sentiment d’opacité, faire entrer des gens dans la décision permet de remettre de la confiance, » explique l’élu écologiste. L’objectif affiché est aussi de pousser des projets communs entre associations : « Si on veut faire société, il faut sortir les gens de leur cercle et permettre à des mondes qui ne se rencontrent pas de travailler ensemble. »

Une campagne à l’image de la méthode

Enfin, la manière de faire campagne est présentée comme un prolongement direct de cette philosophie. « Ce n’est pas la tête de liste qui décide seule de l’ordre ou des places », explique Nicolas Orgelet. « On construit ensemble, on amende ensemble, on vote ensemble. Dans notre manière de faire campagne, on est déjà en train de créer du lien entre les gens. » Et de conclure sur une ambition clairement revendiquée : « La politique, ce n’est pas un maire, c’est une équipe au service des Blaisois, et des habitants qui ne sont pas seulement spectateurs, mais acteurs. »

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