[Municipales] Marc Gricourt présente sa liste

La campagne des municipales entre dans un nouveau temps. Cette semaine, toutes les listes chercheront à prendre la lumière d’une façon ou d’une autre. Sur le site de l’ancienne école Dorgelès, Marc Gricourt, maire de Blois sortant et candidat aux élections de mars 2026, a réuni ses soutiens ce dimanche matin pour présenter sa liste. Et l’édile a insisté sur trois marqueurs : un renouvellement important, une représentation des quartiers, et une ligne politique assumée, celle d’une « liste de gauche de rassemblement ».
« C’est une liste fortement renouvelée, à plus de 50 % », affirme Marc Gricourt, précisant que, sur 43 colistiers, la liste compte 24 nouvelles personnes et 19 élus sortants de la mandature actuelle. Un rajeunissement est également mis en avant : 46,5 ans de moyenne d’âge. En deuxième position figure Anaïs Saillau (44 ans), déléguée générale de la Ligue de l’enseignement du Loir-et-Cher. Benjamin Vételé (45 ans), troisième sur la liste, engagé aux côtés de Marc Gricourt depuis 2008, incarne la continuité de l’action municipale tout en revendiquant « une énergie pour la suite ». Dans la même veine, Julie Eymard (4e), membre du Parti socialiste, dit avoir choisi de s’engager pour « apporter une énergie nouvelle » et « continuer les beaux projets ». Du côté des plus jeunes, Yannis Bourgeois (20 ans) affirme être « très content de participer au renouvellement », de « représenter la jeunesse ». Simon Blin, un peu moins de 30 ans entend aussi « tracer de nouvelles lignes ».
Une union revendiquée PS – PCF – Place publique
Marc Gricourt a qualifié lui-même l’étiquette politique de sa liste : la « liste de gauche de rassemblement ». Une liste fondée surle Parti socialiste, le Parti communiste et Place publique. Le maire ajoute que la liste réunit aussi des profils « qui portent de façon forte (…) les questions liées à l’environnement et l’écologie », en mentionnant notamment deux élus sortants, Marie-Agnès Féret et Yann Laffont, qui n’ont pas fait le choix de rejoindre la liste citoyenne Blois en Commun. Ce dernier a expliqué ses motivations : « J’ai fait le choix de rester dans la majorité municipale en conscience et en cohérence ». Il avance deux raisons : « un contexte de droitisation voire d’extrême droitisation du paysage politique national mais aussi local », et la conviction d’avoir eu « une latitude absolue » pour mener des politiques portant sur « la protection de la biodiversité », « le développement des énergies nouvelles » ou « l’économie circulaire ».
Dans la foulée, Agnès Verlinde (Place publique), a insisté sur l’« union de la gauche », qu’elle juge « essentielle » dans une période où « la menace (…) de la droite et de l’extrême droite (…) est extrêmement inquiétante ». Elle cite, parmi les éléments qui lui paraissent centraux : « une politique sociale », « une politique féministe », « une défense des valeurs démocratiques », « une ville fière d’être européenne », ainsi que la « problématique écologique ».
De son côté, Johann Elbory, secrétaire de section du Parti communiste à Blois, a souligné l’engagement du PCF « depuis le début » dans la majorité. Le militant a réaffirmé la volonté de préserver « des valeurs sociales et de solidarité », évoqué « une vraie peur (…) par rapport à l’avenir », et défendu l’idée d’une « ville refuge au niveau social ».
Parité, diversité, quartiers : une liste « de tous les Blaisois »
Marc Gricourt a expliqué, ce dimanche midi, que sa liste reflétait « la richesse de la diversité sociale et culturelle » de Blois, à travers « les origines », « l’engagement professionnel », « les métiers », « les secteurs d’activité », ainsi que les engagements associatifs et syndicaux. L’édile a insisté aussi sur un autre point : la présence de colistiers « qui vivent, habitent tous les quartiers de la ville » tout en taclant « d’autres » qui « voudraient opposer certains quartiers à d’autres quartiers ». À l’inverse, dit-il, sa liste se veut dans une « démarche d’unité » et de « rassemblement de tous les quartiers ».
L’horizon 2032, déjà
Dans sa prise de parole, Marc Gricourt a officialisé un élément de calendrier personnel : « Je l’ai annoncé publiquement : c’est ma dernière candidature, ce sera mon dernier mandat. » L’élu insiste : « Ma préoccupation n’est pas ma situation personnelle (…) [mais] sécuriser, protéger, garantir l’avenir de Blois », affirmant se projeter « dans la perspective de 2032 » avec une relève autour de lui.
Il rattache cette perspective à une série d’enjeux : « les questions environnementales et écologiques », « les questions économiques parce que derrière, c’est de l’emploi » — et « tous les enjeux sociaux et de solidarité et sociétaux ». Dans ce registre, il revendique un socle : « lutte contre les discriminations », « égalité », « justice fiscale », « justice sociale », autant de références présentées comme structurantes.
Blois et Agglopolys : « les deux sont liés »
Un autre enjeu, régulièrement évoqué par le maire de Blois, concerne l’échelle intercommunale. Marc Gricourt souligne que la conquête de la ville-centre conditionne directement l’avenir de l’agglomération : « gagner la ville de Blois, c’est aussi sécuriser l’avenir de l’agglomération », rappelle-t-il, estimant que la perte de la mairie entraînerait mécaniquement celle de la responsabilité communautaire. Il cite à ce titre Christophe Degruelle, président d’Agglopolys, avec lequel il affirme la continuité d’un tandem politique.
Un programme annoncé début février
Au sujet du contenu programmatique, Marc Gricourt annonce un jalon clair : un programme dévoilé au début du mois de février. Et il détaille la méthode. Selon lui, le travail a commencé « dès le début du printemps 2024 », avec la sollicitation des élus de la mandature pour produire des propositions « sur toutes les politiques publiques ». Des contributions ont également été générées au sein des formations politiques (PCF, PS, Place publique), puis « croisées ». Enfin, il décrit « depuis un mois et demi » un travail « participatif » avec l’ensemble des colistiers, intégrant aussi des retours de Blaisois non engagés politiquement.
L’objectif, assure-t-il, est de tenir une ligne ambitieuse, mais « concrète et réaliste ». Marc Gricourt insiste sur un point :« Tout ce que nous proposons est portable financièrement, budgétairement, pour la collectivité. » Et il oppose cette approche à « des propositions avancées par certains concurrents » qu’il juge révélatrices d’un manque de « sérieux de gestion ».
Liste Gricourt 2026
- Marc Gricourt – Maire de Blois
Centre – 64 ans - Anaïs Saillau – Responsable associative éducation populaire
Centre – 44 ans - Benjamin Vételé – Fonctionnaire territorial en orientation
Est – 45 ans - Julie Eymard – Professeure des écoles (enseignement privé)
Est – 41 ans - Mourad Salah-Brahim – Fonctionnaire territorial formation/emploi
Nord – 41 ans - Corinne Kibongui-Saminou – Assistante comptable
Est – 58 ans - Johann Elbory – Intérimaire
Sud – 37 ans - Céline Moreau – Professeure de sciences de la vie et de la terre
Est – 49 ans - Christophe Degruelle – Président d’Agglopolys
Ouest – 65 ans - Christelle Berenger – Professeure d’anglais
Ouest – 48 ans - Yann Laffont – Consultant formateur
Centre – 55 ans - Anne-Laure Cabirol – Conseillère en éducation populaire et de jeunesse
Ouest – 38 ans - Cédric Marmuse – Assistant familial
Sud – 42 ans - Agnès Verlinde – Professeure de théâtre
Centre – 43 ans - Ozgur Eski – Agent des lycées
Ouest – 47 ans - Schéhérazade Bougrara – Avocate
Est – 50 ans - Yannis Bourgeois – Étudiant apprenti en marketing-communication
Centre – 20 ans - Fabienne Quinet – Professeure des écoles
Centre – 58 ans - Paul Gillet – Chef d’entreprise artisanale
Ouest – 34 ans - Marie-Agnès Feret – Chargée d’étude enfance/famille
Est – 64 ans - Frédéric Orain – Professeur en lycée et enseignement supérieur
Ouest – 51 ans - Corinne Garcia – Sans profession
Nord – 61 ans - Simon Blin – Responsable affaires publiques et développement durable
Centre – 29 ans - Christelle Leclerc – Retraitée de l’Éducation nationale et responsable associative
Nord – 60 ans - Rachid Meress – Formateur en maintenance industrielle
Nord – 54 ans - Kenza Aghouchy – Responsable d’agence de travail temporaire
Nord – 47 ans - Antoine Huguet – Agent du ministère de l’Économie
Centre – 31 ans - Agathe Gourdault-Montagne – Chargée d’administration
Sud – 35 ans - Joël Patin – Syndicaliste et aide-soignant retraité
Centre – 62 ans - Diane Flechais – Obono Ovono – Médecin gériatre
Ouest – 44 ans - Morgan Beauvoir – Agent de restauration hospitalier, syndicaliste
Ouest – 41 ans - Mélanie Robert – Étudiante apprentie en design graphique
Est – 19 ans - Amine Mahraoui – Conseiller emploi
Nord – 41 ans - Danièle Royer – Bigache – Retraitée et responsable associative
Sud – 79 ans - Olivier Valomet – Commercial
Sud – 44 ans - Aline Pelletier – Pianiste
Ouest – 55 ans - Xavier Prevost – Chef de service, association de protection de l’enfance
Ouest – 57 ans - Patricia Fouquet – Retraitée
Sud – 67 ans - Frédéric Veillon de La Garoullaye – Chef d’entreprise
Est – 39 ans - Emma Clairet – Étudiante en sciences sociales et environnement
Centre – 22 ans - Maxime Menuet – Chercheur, professeur d’université
Sud – 34 ans - Cécilia Teixeira dos Santos – Artisan-commerçante
Nord – 51 ans - Maxence de Schrooder – Entrepreneur
Centre – 33 ans


