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	<title>Archives des histoire de Blois - Blois Capitale Agglopolys</title>
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		<title>Les fantômes de l&#8217;Octroi à Blois</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 08:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une Europe contemporaine de libre échange, il est difficile d’imaginer qu’autrefois, la France était découpée par une multitude de frontières intérieures marquant l’entrée de chaque ville : les octrois. Leur histoire est particulièrement marquante à Blois, où des vestiges des anciens bureaux d’octroi sont encore visibles, témoins d’une époque révolue. Institués au Moyen Âge, &#8230;</p>
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<p>Dans une Europe <a href="https://bloiscapitale.com/category/histoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contemporaine</a> de libre échange, il est difficile d’imaginer qu’autrefois, la France était découpée par <strong>une multitude de frontières intérieures</strong> <strong>marquant l’entrée de chaque ville</strong> : les <strong>octrois</strong>. Leur histoire est particulièrement marquante à Blois, où des vestiges des anciens bureaux d’octroi sont encore visibles, témoins d’une époque révolue.</p>



<p><strong>Institués au Moyen Âge, les octrois donnaient à une ville le droit de lever certaines taxes sur les marchandises entrant sur son territoire.</strong> Ils constituaient un <strong>impôt indirect</strong> destiné à financer les dépenses communales : entretien de la voirie, éclairage public, approvisionnement en eau, parfois l’aide sociale. Supprimés en 1791 pendant la Révolution française (loi des 19-25 février 1791), ils furent réinstaurés par la loi du 9 germinal an V (29 mars 1797) et réappliqués à partir de 1798. Le système perdura jusqu’à sa suppression officielle par la loi du 7 août 1948, après la suppression pour Paris et la région parisienne en 1943, malgré un assouplissement des règles dans les années 1930.</p>



<p><strong>À Blois, des bureaux étaient installés à seize entrées de la ville.</strong> Les véhicules transportant des marchandises destinées à la consommation devaient s’arrêter devant l’un de ces bureaux et s’acquitter de droits. Ces droits variaient selon <strong>six catégories de produits</strong> : boissons, combustibles, comestibles, matériaux de construction, fourrages et divers. Chaque catégorie pouvait être subdivisée en plusieurs tarifs, selon la nature et la qualité des marchandises. Le système était extrêmement complexe et détaillé, avec une réglementation propre à chaque commune.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="657" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-1024x657.jpg" alt="octroi" class="wp-image-6197" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-1024x657.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-300x192.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-768x493.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-1536x986.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi.jpg 1638w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>C’est sous le mandat d’<strong>Eugène Riffault</strong> – maire de Blois de 1848 à 1870 – que les limites de la perception de l’octroi ont été redéfinies. Huit des seize bureaux ont été restaurés ou construits à neuf à cette époque, dans un souci d’efficacité mais aussi de présentation architecturale. Riffault confia ces travaux à <strong>Jules Édouard Potier de La Morandière</strong> (1819-1898), architecte diocésain et de la ville, également responsable de restaurations au château de Blois et de la construction du haras national.</p>



<p>Certains de ces bureaux d’octroi ont survécu aux transformations urbaines. Les plus remarquables sont ceux situés à l’entrée de l’avenue Gambetta, érigés en 1854 en petits pavillons de brique et pierre dans le style de la Renaissance par La Morandière. Lors du déplacement de la gare vers 1890, ils furent démontés pierre à pierre et remontés à leur emplacement actuel. Ils sont un hommage à l’attention portée par Eugène Riffault à l’architecture de qualité, même pour les bâtiments les plus modestes.</p>



<p>L’octroi de la route de Saint-Dyé existe encore au <strong>21 quai Henri Chavigny</strong>, une simple maison basse qui se fond dans le paysage urbain. Celui de la <strong>gare des marchandises</strong>, en brique, a servi jusqu’en 2013 comme local associatif (mutuelle des cheminots). D’autres, comme l’octroi de l’avenue de Paris, ont été modifiés et sont plus difficiles à reconnaître.</p>



<p><strong>À Blois, le service de l’octroi cessa dans les années 1920</strong>, bien avant l’abolition nationale, dans un contexte de réforme fiscale locale. Les octrois ont disparu depuis longtemps, mais leur héritage persiste parfois dans le paysage urbain. Ils rappellent une époque où chaque entrée de ville était une frontière fiscale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023.png" alt="" class="wp-image-6313" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/octroi-blois-2023-768x480.png 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div><p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/les-fantomes-de-loctroi-a-blois">Les fantômes de l&rsquo;Octroi à Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Victor Hugo et Blois, toute une histoire</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 08:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’immerger dans les écrits et la correspondance de Victor Hugo, c’est parcourir des paysages réels et imaginaires où se mêlent histoire, politique et émotions humaines. Blois y figure par des souvenirs attestés : un séjour documenté, des descriptions précises, des échos poétiques. La relation entre l’écrivain et la cité ligérienne se noue à travers des &#8230;</p>
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<p>S’immerger dans les écrits et la correspondance de <strong>Victor Hugo</strong>, c’est parcourir des paysages réels et imaginaires où se mêlent histoire, politique et émotions humaines. <strong>Blois </strong>y figure par des souvenirs attestés : un séjour documenté, des descriptions précises, des échos poétiques. La relation entre l’écrivain et la cité ligérienne se noue à travers <strong>des liens familiaux, marqués à la fois par des instants de contemplation et par des épisodes tragiques.</strong></p>



<p>En <strong>1816</strong>, le père de Victor, le général d’Empire <strong>Joseph Léopold Sigisbert Hugo</strong> (1773-1828), s’installe à <strong>Blois</strong>, dans une maison située <strong>73 rue du Foix</strong>. Militaire d’expérience, ancien gouverneur d’Avellino, il y termine sa carrière et y vit jusqu’à sa mort. Malgré une relation longtemps difficile, Victor et ses frères entretiennent avec leur père une correspondance régulière qui évolue, avec les années, vers un respect mutuel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sejour-de-1825">Le séjour de 1825</h3>



<p>Au printemps <strong>1825</strong>, Victor Hugo passe environ un mois à Blois, accompagné de son épouse Adèle et de leur fille Léopoldine. Ce séjour est documenté par une <strong>lettre autographe datée du 25 avril 1825</strong>, adressée au vicomte <strong>Alcide de Beauchesne</strong> et acquise en <strong>2015</strong> par les <a href="http://www.culture41.fr/Archives-departementales/Decouvrir-et-transmettre/Tresors-des-archives/La-galerie-du-temps/1825-Victor-Hugo-en-villegiature-a-Blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Archives départementales</a>. Hugo y livre un tableau lyrique de la ville et de la demeure paternelle : <em>« Tout est plein de poésie : la ville, son admirable site, ses romantiques souvenirs, la petite maison aux contrevents verts que nous possédons et que nous eût enviée Rousseau, le double jardin dominé par le monticule des Druides, l’arbre de Gaston et le château de Blois, mon petit cabinet dont la vue est ravissante et l’épée de mon vieux père. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="769" height="600" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hugo.jpg" alt="" class="wp-image-6473" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hugo.jpg 769w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/07/hugo-300x234.jpg 300w" sizes="(max-width: 769px) 100vw, 769px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Archives départementales de Loir-et-Cher</figcaption></figure></div>


<p>Le « monticule des Druides » évoqué pourrait correspondre à la <strong>butte des Capucins</strong>, promontoire dominant la ville, qu’Hugo décrira quelques années plus tard dans <em>Les Feuilles d’automne</em> (1830) : <em>« Cherchez un tertre vert, circulaire, arrondi, / Que surmonte un grand arbre… »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-drames-familiaux-a-blois-et-en-sologne">Drames familiaux à Blois et en Sologne</h3>



<p>La cité ligérienne est aussi associée à des épisodes tragiques. C’est à Blois que <strong>Eugène Hugo</strong>, le frère aîné de Victor, est frappé d’une crise de folie entraînant son internement définitif. Par ailleurs, le premier enfant de Victor et Adèle, <strong>Léopold Victor Hugo</strong>, meurt à l’âge de trois mois ; il est inhumé en Sologne, <strong>dans le Loir-et-Cher</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Blois et la région dans l’œuvre de Victor Hugo</h3>



<p>Plusieurs écrits témoignent de l’impression durable laissée par la ville et ses alentours. Dans des échanges épistolaires, Victor Hugo décrit Blois comme <em>« pittoresque et lumineux »</em>. Il évoque aussi <em><strong>« un entassement irrégulier et confus de maisons, des clochers, un château »</strong></em>, vision de la ville depuis la Loire. La région apparaît à l’arrière-plan de certaines œuvres : <em>Marion Delorme</em> (1829) et <em>Guerre aux démolisseurs</em> abordent la sauvegarde du patrimoine, thématique qui fait écho à ce qu’Hugo observe dans les cités historiques comme Blois. Dans <em>Le Roi s’amuse</em> (1832), il cite la célèbre devise attribuée à François Iᵉʳ inscrite à Chambord : <em>« Souvent femme varie ».</em> Le poème <em>Fuite en Sologne</em> offre une vision bucolique et pastorale de la région.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates.jpg" alt="maison des acrobates" class="wp-image-9119" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates.jpg 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates-300x188.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/10/maison-des-acrobates-768x480.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p>Parmi les bâtisses qui retiennent l’attention de l’écrivain figure <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-la-maison-dite-des-acrobates-na-rien-dordinaire">la <strong>Maison des Acrobates</strong>, à pans de bois, ornée de personnages sculptés</a> datant du XVe siècle et classée monument historique en 1922. Située place Saint-Louis, elle aurait séduit Hugo lors de sa visite de 1825. Dans une correspondance, il la compare à une mystérieuse <em>« maison des musiciens de Weymouth »</em>, bien que l’identité exacte de cette dernière demeure inconnue.</p>



<p></p>
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		<title>Louis XII, le roi mesuré : entre fidélité dynastique et souci du peuple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 07:07:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Roi de France de 1498 à 1515, Louis XII fut l’un des souverains les plus appréciés de son temps. À l’image de son surnom – « le Père du peuple » – son règne incarne une monarchie tempérée, soucieuse de justice et d’unité, tout en étant animée par les passions guerrières de son siècle. De &#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/louis-xii-le-roi-mesure-entre-fidelite-dynastique-et-souci-du-peuple">Louis XII, le roi mesuré : entre fidélité dynastique et souci du peuple</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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<p><em><strong>Roi de France de 1498 à 1515</strong>, <strong>Louis XII</strong> fut l’un des souverains les plus appréciés de son temps. À l’image de son surnom – <strong>« le Père du peuple »</strong> – son règne incarne une monarchie tempérée, soucieuse de justice et d’unité, tout en étant animée par les passions guerrières de son siècle. De sa jeunesse tourmentée à ses entreprises italiennes, de son mariage avec <strong>Anne de Bretagne</strong> à ses réformes administratives, l’histoire de Louis d’Orléans devenu roi de France illustre une transition politique capitale, <strong>aux confins du Moyen Âge finissant et de la Renaissance en marche.</strong></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-jeunesse-sous-tutelle-le-poids-de-la-dynastie">Une jeunesse sous tutelle : le poids de la dynastie</h3>



<p><strong>Louis d’Orléans naît à <a href="https://bloiscapitale.com/pourquoi-il-faut-y-aller-a-pas-de-loup-avec-les-armoiries-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blois</a></strong> le 27 juin 1462, dans une France encore marquée par la fin de la guerre de Cent Ans. <strong>Fils du poète Charles d’Orléans et de Marie de Clèves</strong>, il appartient à une branche cadette des Valois et descend, par sa grand-mère Valentine Visconti, de la famille ducale de Milan. Orphelin à trois ans, il hérite du duché d’Orléans mais devient très tôt la cible politique de Louis XI, roi méfiant et centralisateur, qui entend neutraliser la maison d’Orléans. À cette fin, il le contraint à épouser sa fille Jeanne de France, infirme de naissance, sans amour ni perspective dynastique réelle. L’humiliation politique précède le ressentiment personnel.</p>



<p>À la mort de Louis XI en 1483, Louis d’Orléans conteste l’autorité de la régente Anne de Beaujeu, sœur du jeune Charles VIII. Il rallie la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_folle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Guerre folle »</a></strong>, coalition féodale qui tente de réaffirmer les droits des princes du sang contre la monarchie naissante. Battu à Saint-Aubin-du-Cormier en 1488, il est <strong>emprisonné à Bourges durant trois années.</strong> Ce premier exil politique forge chez lui un tempérament plus réfléchi et un sens aigu des réalités dynastiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-prisonnier-a-roi-un-avenement-muri-par-l-experience">De prisonnier à roi : un avènement mûri par l’expérience</h3>



<p>Libéré par Charles VIII en 1491, Louis d’Orléans entre dans le cercle du pouvoir. Le roi l’associe à la première campagne d’Italie en 1494. Mais <strong>c’est à la mort accidentelle de Charles VIII en 1498, sans descendance mâle, que son destin s’accomplit : en vertu des lois successorales, il devient roi sous le nom de Louis XII.</strong></p>



<p>L’un de ses premiers gestes est de faire annuler par le pape Alexandre VI son mariage avec Jeanne de France. <strong>Il épouse alors Anne de Bretagne, veuve du roi défunt,</strong> consolidant l’union politique du duché de Bretagne au royaume de France. Cette décision, plus qu’un calcul, marque une volonté de continuité dynastique. À propos de ses anciens ennemis, Louis XII déclare alors : « Le roi de France ne venge pas les injures faites au duc d’Orléans » – formule rapportée dans plusieurs chroniques de l’époque, comme celle de Jean d’Auton, et retenue par la tradition.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-italie-chimere-et-cauchemar-d-un-regne">L’Italie, chimère et cauchemar d’un règne</h2>



<p>Roi, Louis XII hérite non seulement d’un royaume pacifié, mais aussi de la <strong>tentation italienne</strong>, née sous Charles VIII. Par les droits de sa grand-mère Valentine Visconti, <strong>il revendique le duché de Milan, qu’il conquiert en 1500</strong> après une première tentative infructueuse. Simultanément, il s’accorde avec le roi d’Aragon Ferdinand le Catholique pour se partager le <strong>royaume de Naples.</strong></p>



<p>Mais l’alliance se délite rapidement. Naples est perdue au profit des Espagnols malgré la bravoure des chevaliers français comme Bayard ou La Palice. <strong>En 1504, le traité de Blois, défavorable à la France, officialise l’échec.</strong> Pire encore, sur l’insistance d’Anne de Bretagne, Louis XII fiance sa fille Claude au futur Charles Quint et lui promet, en dot, les plus beaux fleurons du royaume : le Milanais, Gênes, la Bretagne et la Bourgogne. Cette décision, aux conséquences stratégiques considérables, est annulée par les États généraux réunis à Tours en 1506. <strong>Claude épousera finalement le comte d’Angoulême, futur François Ier, </strong>assurant la continuité dynastique et territoriale.</p>



<p>Louis XII relance aussitôt l’offensive italienne. En 1509, il s’allie au pape Jules II contre Venise dans la Ligue de Cambrai. La victoire d’Agnadel lui rend le Milanais, mais la situation se retourne rapidement : Jules II change de camp et forme contre la France la « Sainte Ligue », regroupant Espagnols, Suisses, Anglais et Vénitiens. Malgré la brillante victoire de Ravenne (1512), obtenue par Gaston de Foix – mortellement blessé au combat – la France perd tout. Novare (1513) est un désastre ; Dijon est menacée ; le Milanais est définitivement abandonné. Seule la paix avec l’Angleterre, conclue la même année, sauve l’honneur.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="784" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-784x1024.jpg" alt="" class="wp-image-27358" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-784x1024.jpg 784w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-230x300.jpg 230w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii-768x1003.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/louis-xii.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 784px) 100vw, 784px" /></figure></div>


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<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-souverain-reformateur-la-paix-interieure-contre-les-revers-exterieurs">Un souverain réformateur : la paix intérieure contre les revers extérieurs</h3>



<p><strong>Malgré les défaites à l’étranger, Louis XII bénéficie d’une rare popularité.</strong> Chroniqueurs et mémorialistes s’accordent sur un point : le royaume vit dans <strong>une prospérité inédite.</strong> Paul Lacroix, dans sa vaste chronique historique, souligne avec insistance le respect du roi pour ses sujets, son sens de la justice, sa modération fiscale.</p>



<p>Louis XII réforme les institutions judiciaires, fonde les parlements de Bourgogne et de Normandie, lutte contre les abus des gens de guerre, veille à l’abréviation des procès. Il consulte régulièrement ses sujets par l’intermédiaire des assemblées de bailliages. S’il doit recourir à des emprunts et vendre des offices à la fin de son règne, il s’abstient de lever de nouveaux impôts – ce que souligne un chroniqueur de son temps : « Il y a cinq cents ans qu’on ne connaît en France si bon temps qu’il fait à présent. »</p>



<p>Le roi gouverne sans autoritarisme mais sans faiblesse. Ses favoris – le cardinal d’Amboise, le maréchal de Gié – exercent leur influence sans jamais supplanter son autorité. Son style est celui d’un père, non d’un despote, dans un royaume encore marqué par la culture féodale mais déjà ouvert à la modernité administrative.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-derniers-jours-d-un-regne-sans-eclat-mais-sans-tache">Derniers jours d’un règne sans éclat mais sans tâche</h3>



<p><strong>Veuf d’Anne de Bretagne en janvier 1514, Louis XII contracte un dernier mariage avec Marie Tudor,</strong> sœur du roi Henri VIII d’Angleterre, qu’il épouse en octobre de la même année. <strong>Il meurt peu après, le 1er janvier 1515, sans héritier mâle.</strong> La couronne revient alors à son gendre François d’Angoulême, qui devient <strong>François Ier.</strong> La postérité retiendra surtout de Louis XII son équilibre, sa prudence, sa fidélité aux intérêts français. Loin des fastes belliqueux ou des raffinements de cour, son règne incarne une transition essentielle : celle d’un roi justicier, respectueux des lois et des peuples, dans un monde encore pétri de guerres dynastiques.</p>



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<h2 class="wp-block-heading" id="h-blois-coeur-du-pouvoir-royal-1498-1515">Blois, cœur du pouvoir royal (1498–1515)</h2>



<p>Lorsque Louis XII devient roi en 1498, il est déjà duc d’Orléans depuis plus de trois décennies. <strong>C’est à Blois, dans le château familial, qu’il a passé la majeure partie de sa vie. </strong>Il n’est donc pas surprenant qu’il choisisse ce lieu comme <strong>résidence principale</strong> du royaume. Ce choix, inédit pour un roi de France, marque un basculement : pendant près de vingt ans, Blois devient le centre du pouvoir royal, abritant la cour, les conseils, les fêtes, et même des épisodes diplomatiques majeurs.</p>



<p><strong>Le château médiéval, hérité de son père Charles d’Orléans, est alors un édifice défensif et austère,</strong> organisé autour d’un donjon féodal. <strong>Louis XII entreprend de le transformer en un palais moderne,</strong> adapté à la vie de cour et à son rang de monarque européen. <strong>Entre 1498 et 1503, il lance la construction d’une nouvelle aile résidentielle</strong> le long de la cour intérieure. C’est cette aile qui portera son nom, et qui constitue le joyau architectural de son règne.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-architecture-de-transition">Une architecture de transition</h3>



<p>L’aile Louis XII, construite sur deux niveaux, marque une rupture dans l’histoire de l’architecture française. On y retrouve les motifs du <strong>gothique flamboyant</strong> encore en vogue à la fin du XVe siècle : arcs en anse de panier, pinacles, fenêtres à meneaux, lucarnes finement décorées. Mais cette grammaire gothique est <strong>enrichie d’éléments nouveaux venus d’Italie</strong> : pilastres à rinceaux, coquilles sculptées, putti, arabesques. Il ne s’agit pas d’une imitation servile des modèles lombards, mais d’une transposition à la française de ces ornements, ce qui vaudra à cette époque le nom de <strong>style Louis XII</strong>, <strong>phase de transition avant l’épanouissement de la Renaissance sous François Ier.</strong></p>



<p>Le matériau même témoigne d’un goût nouveau : l’alternance de <strong>briques rouges</strong> et de <strong>pierre blanche</strong> crée un jeu de contrastes inusité dans l’architecture royale française. Cette polychromie — héritée des constructions du Val de Loire mais réinterprétée avec élégance — confère à la façade un rythme et une légèreté inédits. La façade est rythmée par des fenêtres en arc surbaissé, encadrées de pilastres ornés. Les lucarnes sont richement sculptées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-statue-equestre-de-louis-xii">La statue équestre de Louis XII</h3>



<p>Au-dessus du portail d’entrée de l’aile Louis XII trône une <strong>statue équestre du roi</strong>, œuvre emblématique de l’ensemble. Installée au centre de la façade sur cour, elle montre Louis XII casqué et armé, montant un cheval cabré, dans une posture d’autorité. La présence d’une telle sculpture, rare à cette époque dans l’architecture civile française, manifeste la volonté royale de souligner la légitimité du pouvoir monarchique à travers <strong>un langage visuel inspiré de la tradition impériale.</strong> Ce dispositif de représentation reprend les codes de la Rome antique, redécouverts en Italie depuis le Quattrocento. La statue que l’on peut voir aujourd’hui est une restitution du XIXe siècle ; l’original a été détruit à la Révolution.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-jardin-a-l-italienne">Un jardin “à l’italienne”</h3>



<p>Dès 1499, Louis XII fait également aménager, dans la partie sud du château, un jardin en terrasses, selon le modèle italien. Ce jardin, aujourd’hui disparu, comportait des <strong>parterres ordonnés</strong>, des <strong>arbres fruitiers</strong>, des <strong>topiaires sculptés</strong> et des <strong>bassins</strong>. Il s’agissait non seulement d’un espace d’agrément, mais aussi d’un prolongement symbolique du pouvoir : la nature y était mise en ordre comme le royaume l’était par la loi. Il figure parmi les premiers <strong>jardins Renaissance français</strong>.</p>



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<h5 class="wp-block-heading" id="h-sources-paul-lacroix-louis-xii-et-anne-de-bretagne-chateau-royal-de-blois-site-officiel-chateaudeblois-fr-base-merimee-ministere-de-la-culture-wikipedia-louis-xii-chateau-de-blois-style-louis-xii-reneu-renaissance-in-europe-encyclopaedia-universalis-louis-xii-inventaire-general-du-patrimoine-culturel-drac-centre-val-de-loire-jardins-de-la-renaissance-francaise"><em><strong>Sources : Paul Lacroix, Louis XII et Anne de Bretagne ; Château royal de Blois – Site officiel (chateaudeblois.fr) ; Base Mérimée – Ministère de la Culture ; Wikipedia – Louis XII, Château de Blois, Style Louis XII ; RenEU – Renaissance in Europe ; Encyclopædia Universalis – Louis XII ; Inventaire général du patrimoine culturel – DRAC Centre-Val de Loire ; Jardins de la Renaissance française.</strong></em></h5>
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		<title>Un ex-voto en Blois-Vienne rappelle un fléau majeur</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé, au cœur de Blois-Vienne, se trouve un trésor historique qui raconte une histoire de foi, de désespoir, et finalement&#8230; d&#8217;espoir. Une peinture murale encadrant une niche, avec une petite statue de la Vierge Marie, attire les regards des passants curieux. Dans des &#8230;</p>
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<p>Au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé, au cœur de <a href="https://bloiscapitale.com/une-mobilisation-citoyenne-et-politique-pour-une-loire-en-danger">Blois-Vienne</a>, se trouve un trésor historique qui raconte une histoire de foi, de désespoir, et finalement&#8230; d&rsquo;espoir. Une peinture murale encadrant une niche, avec une petite statue de la Vierge Marie, attire les regards des passants curieux. Dans des lettres noires soigneusement tracées, on peut y lire : <strong><em>« Ex-voto 15 août 1849. »</em></strong> Cet <strong>ex-voto</strong>, en apparence modeste, est en réalité <strong>un rappel  d&rsquo;une épidémie de choléra dévastatrice qui a frappé la ville de Blois en 1849</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fleau-devastateur"><strong>Un fléau dévastateur</strong></h2>



<p>Avant de plonger dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;ex-voto, il est essentiel de comprendre l&rsquo;ampleur du drame qui a frappé Blois au XIXe siècle. En 1832, une première épidémie de choléra avait déjà secoué la ville, faisant 124 victimes sur les 173 cas recensés, comme on peut le lire dans <em>« Blois insolite et secret »</em> (éditions Sutton). Et <strong>en 1849, le choléra fit son retour avec une virulence encore plus terrible</strong>.</p>



<p>L&rsquo;épidémie de 1849, qui avait déjà semé la terreur dans d&rsquo;autres régions, atteignit finalement la ville de Blois en juillet. <strong>Selon les archives municipales, le choléra s’est déclaré à Blois-Vienne dès le 6 juillet 1849. </strong>Le premier cas identifié, André Delauney, cantonnier local, succomba en marge de la rue des Chalands après seulement quelques heures de maladie</p>



<p>La progression du choléra dans la ville de Blois fut tout à fait singulière. <strong>Au départ, il sembla se confiner en Vienne,</strong> sans toucher le reste de la ville. <strong>Le fleuve agissait alors comme une barrière infranchissable, </strong>du moins pour l&rsquo;instant. Les habitants du quartier étaient les premiers à ressentir les ravages du choléra, avec deux à quatre nouveaux cas signalés chaque jour, se propageant de maison en maison.</p>



<p>L&rsquo;hôpital général, situé dans le faubourg de Vienne, demeura étrangement épargné, bien que les nouvelles admissions y furent interdites. Cependant, l&rsquo;hôpital Dieu, sur la rive droite de la Loire, connut une tout autre destinée. Une ambulance spéciale avait été ouverte pour accueillir les malades du choléra, mais <strong>un patient venu de Villexanton</strong>, une localité voisine, <strong>fut admis en raison d&rsquo;une simple diarrhée. En quelques jours, plus de trente personnes décédèrent du choléra à l&rsquo;hôtel Dieu,</strong> y compris l&rsquo;aumônier, une religieuse, des malades et un élève interne. <strong>Louis-Napoléon Bonaparte</strong>, qui était en visite à Blois le 1er août et devait se rendre à l&rsquo;hospice, <strong>renonça à sa visite en raison de l&rsquo;épidémie.</strong></p>



<p>Dès les premiers signes du choléra, on avait évacué tous les convalescents de l&rsquo;hôpital. Cependant, quelques jours plus tard, <strong>un aliéné</strong> qui attendait son transfert vers l&rsquo;asile y fut envoyé avec la maladie, <strong>entraînant la propagation du choléra au sein de l&rsquo;asile</strong> situé en dehors de la ville. Là encore, <strong>la maladie fit des ravages, touchant trente personnes, dont la moitié ne survécut pas.</strong> Les récits des premiers cas sont empreints de tragédie.</p>



<p><strong>Le manque d&rsquo;hygiène et de connaissances sur le choléra favorisait sa propagation</strong>. Une des théories attribuait la maladie à des émanations miasmatiques venues&#8230; des bords du Gange, portées par les vents. Selon cette croyance, ceux qui se trouvaient sur le chemin de ces <strong>vents « cholériques »</strong> attrapaient la maladie. <strong>Dans ce contexte d&rsquo;ignorance, les déjections des malades étaient jetées devant les portes des maisons, créant un environnement propice à la contamination</strong>. Et puis <strong>certains,</strong> les « complotistes » de l&rsquo;époque, <strong>niaient l&rsquo;existence de l&rsquo;épidémie.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-mesures-draconiennes"><strong>Des mesures draconiennes</strong></h3>



<p>Face à cette épidémie terrifiante, les autorités locales ont adopté des mesures radicales pour tenter de freiner sa propagation. L&rsquo;une de ces mesures était la <strong>création de grands feux</strong> <strong>et de fumigations</strong> visant à <strong>détruire les supposés poisons dans l&rsquo;air. </strong>Le 24 juillet 1849, du genièvre et du goudron furent brûlés dans différents quartiers de la ville dans le but de purifier l&rsquo;air. Cette opération fut régulièrement répétée pour apaiser la population, bien que les résultats concrets sur la maladie restent incertains.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-foi-et-la-priere"><strong>La foi et la prière</strong></h3>



<p>Face à la persistance de l&rsquo;épidémie, les regards se tournèrent vers le ciel.<strong> L&rsquo;évêque lança un appel à des prières publiques</strong>. Le 15 août 1849, jour de l&rsquo;Assomption, toutes les paroisses de Blois se réunirent pour une <strong>procession exceptionnelle jusqu&rsquo;à l&rsquo;église Saint-Saturnin.</strong> L&rsquo;ex-voto qui trône au coin de la rue Munier et de la rue du Poinçon Renversé rappelle <strong>le reposoir qui avait été placé à cet endroit lors de la procession.</strong></p>



<p>L&rsquo;épidémie finit finalement par régresser, et <strong>à la mi-septembre, elle cessa complètement.</strong></p>
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		<title>Le marché couvert de Blois : une histoire urbaine et commerciale</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 11:36:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps, Blois fut une ville-marché, centrée sur la circulation des produits agricoles et la tenue régulière de foires et de marchés en plein air. Jusqu’au début du XIXe siècle, les échanges s’effectuent à ciel ouvert, dans une ville encore peu transformée par la modernité. En 1819, dans un contexte de recomposition du tissu urbain, la &#8230;</p>
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<p>Longtemps, Blois fut une ville-marché, centrée sur la circulation des produits agricoles et la tenue régulière de foires et de marchés en plein air. Jusqu’au début du XIXe siècle, les échanges s’effectuent à ciel ouvert, dans une ville encore peu transformée par la modernité. En 1819, <a href="https://patrimoine.centre-valdeloire.fr/gertrude-diffusion/dossier/IA41000705" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans un contexte de recomposition du tissu urbain</a>, la municipalité décide de créer une <strong>halle aux légumes</strong>, premier marché couvert implanté <strong>à l’est de l’actuelle place Louis-XII</strong>, sur l’ancienne place des Boucheries. Ce bâtiment en bois, modeste mais fonctionnel, marque une première tentative de canaliser l’activité marchande dans un espace dédié.</p>



<p>Mais très vite, les limites de cette halle vieillissante apparaissent. <strong>Dès les années 1860, un projet</strong> de reconstruction plus ambitieux est confié à <strong>Jules-Édouard Potier de La Morandière</strong>, architecte, qui dessine les plans d’un marché métallique inspiré de ceux que l’on commence à voir fleurir à Paris et dans les grandes villes de province. Ce projet ne verra cependant jamais le jour.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-marche-de-fonte-et-d-ardoise">Un marché de fonte et d’ardoise</h3>



<p>Il faut attendre les années 1890 pour que la ville se dote enfin d’un véritable marché moderne. <strong>En 1896</strong>, l’architecte <strong>Albert Renou</strong>, figure locale du bâti public, conçoit une <strong>vaste halle métallique</strong>, réalisée avec le concours d’un constructeur parisien, la maison <strong>Michelin</strong> (sans lien avec l’entreprise de pneumatiques). L’édifice, <strong>rectangulaire</strong>, est construit en <strong>fonte, fer et bois</strong>, et couvert d’<strong>ardoises</strong>. Il s’intègre dans le paysage de la place Louis-XII comme un signal fort de la modernité architecturale et commerciale.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Marche-Place-Louis-XII-en-1908-1024x667.jpg" alt="" class="wp-image-27193" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Marche-Place-Louis-XII-en-1908-1024x667.jpg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Marche-Place-Louis-XII-en-1908-300x196.jpg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Marche-Place-Louis-XII-en-1908-768x500.jpg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Marche-Place-Louis-XII-en-1908-1536x1001.jpg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Marche-Place-Louis-XII-en-1908.jpg 1625w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Cette halle métallique devient très vite le <strong>cœur battant de la ville basse</strong>. On y vend tout ce qui se mange, tout ce qui s’échange : <strong>viandes, volailles, poissons, légumes de saison</strong>, mais aussi les mots hauts. Les Blésois y accourent les jours de marché, dans une atmosphère bruyante et vivante. La structure en métal, avec ses colonnes élancées, sa charpente ajourée, est un espace social.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-cataclysme-de-1940">Le cataclysme de 1940</h3>



<p>En <strong>juin 1940</strong>, Blois est violemment frappée par les bombardements allemands et les combats consécutifs à la percée de la Wehrmacht à travers la Loire. La ville basse, de part et d&rsquo;autre du pont, <strong>offre un spectacle de désolation</strong>, décrit avec force par <strong>Hubert-Fillay</strong> : <em>« Depuis le château de Blois jusqu’après la mairie, la ville basse semble avoir été secouée par un tremblement de terre, par un cataclysme qui l’a disloquée, pilonnée et couchée dans le néant. »</em> Mais au cœur de ce champ de ruines, <strong>la place Louis-XII présente une exception notable</strong>. Le 1er juillet, les décombres fument encore, une odeur pestilentielle plane, et pourtant, <strong>la fontaine Louis-XII demeure à peu près intacte</strong>. À ses côtés, <strong>trois édifices échappent à la destruction : le théâtre, l’école Louis-XII et le marché couvert</strong>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Il ne reste seulement là, du passé, que la Fontaine Louis XII, à peu près intacte. À côté, le Théâtre, l&rsquo;École Louis XII, le Marché couvert ont échappé, par hasard, à la mort. »</em> – H. Fillay</p>
</blockquote>



<p>Le marché couvert ne fut donc pas détruit en juin 1940. Ce n’est qu’au début des années 1960, dans le cadre de la reconstruction du quartier, que <strong>la halle métallique fut volontairement démolie, en 1962, </strong>pour laisser place à une <strong>nouvelle structure</strong> <strong>à l’angle des rues Anne-de-Bretagne et des Jacobins</strong>. Bâtie en <strong>béton</strong>, cette structure massive répond aux exigences d’hygiène et de modernité de l’époque, mais <strong>sans retrouver l’âme</strong> de la halle métallique disparue. Elle héberge temporairement des commerçants pour certains déjà installés en boutique, mais la montée de la <strong>grande distribution</strong> vient peu à peu vider les étals. Le bâtiment devient alors <strong>un restaurant universitaire</strong>, marquant la <strong>fin d’un cycle historique</strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2634-1024x768.jpeg" alt="angle des rues Anne-de-Bretagne et des Jacobins" class="wp-image-27191" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2634-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2634-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2634-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2634-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2634-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Avant <a href="https://bloiscapitale.com/carre-saint-vincent-pas-de-parking-souterrain-et-pas-de-demenagement-de-la-poste" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un nouveau cycle ?</a> <strong>Une future halle maraîchère alimentaire</strong> &#8211; d&rsquo;environ 1 300 m² &#8211; est la <em><a href="https://www.blois.fr/attractive/grands-projets/extension-coeur-commercant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« pierre angulaire du projet Saint-Vincent remanié. »</a></em> Elle pourrait voir le jour à <strong>l’été 2028</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sources-hubert-fillay-la-grande-pitie-de-la-ville-de-blois-le-jardin-de-la-france-blois-et-le-loir-et-cher-n-245-246-247-juillet-septembre-1940-inventaire-general-du-patrimoine-culturel-region-centre-val-de-loire-dossier-ia41000040-marche-couvert-detruit-place-louis-xii-enquete-1992-redaction-1994-archives-departementales-de-loir-et-cher-serie-o-18-06-vii-26-devis-de-construction-septembre-1896-cosperec-annie-blois-la-forme-d-une-ville-cahiers-du-patrimoine-n-35-paris-imprimerie-nationale-1994-exposition-blois-un-amphitheatre-sur-la-loire-chateau-et-musee-de-blois-paris-adam-biro-1994-p-153-archives-departementales-de-loir-et-cher-fonds-lunais-bruere-105-fi-archives-departementales-de-loir-et-cher-127-j-70-photographies-de-la-reconstruction-archives-communales-de-blois-13-z-21-ville-de-blois-service-du-cadastre-etude-de-zonage-du-plan-charles-nicod-1942-plans-et-photographies-de-mariusz-hermanowicz-robert-malnoury-j-n-thibault-roger-henrard-inventaire-general-documentation-historique-complementaire-extraite-des-travaux-de-la-commission-de-reconstruction-de-1940-a-1959"><em><strong>Sources : HUBERT-FILLAY, « La Grande Pitié de la ville de Blois », Le Jardin de la France. Blois et le Loir-et-Cher, n°245-246-247, juillet-septembre 1940 ; Inventaire général du patrimoine culturel, Région Centre-Val de Loire, dossier IA41000040 « Marché couvert (détruit, place Louis-XII) », enquête 1992, rédaction 1994 ; Archives départementales de Loir-et-Cher, série O, 18 06 VII 26 (devis de construction, septembre 1896) ; COSPEREC, Annie, Blois. La forme d’une ville, Cahiers du Patrimoine n°35, Paris, Imprimerie nationale, 1994 ; Exposition Blois, un amphithéâtre sur la Loire, Château et musée de Blois, Paris, Adam Biro, 1994, p. 153 ; Archives départementales de Loir-et-Cher, Fonds Lunais-Bruère, 105 Fi ; Archives départementales de Loir-et-Cher, 127 J 70 (photographies de la reconstruction) ; Archives communales de Blois, 13 Z 21 ; Ville de Blois, Service du cadastre ; Étude de zonage du plan Charles Nicod, 1942 ; Plans et photographies de Mariusz Hermanowicz, Robert Malnoury, J.-N. Thibault, Roger Henrard (Inventaire général) ; Documentation historique complémentaire extraite des travaux de la Commission de reconstruction de 1940 à 1959.</strong></em></h5>



<p></p>
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		<item>
		<title>Le programme estival de Blois « Ville d’art et d’histoire »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 10:14:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 7 juillet au 31 août 2025, la Ville de Blois déploie son programme estival de visites guidées et animations culturelles dans le cadre du label Ville d’art et d’histoire. Ce dispositif municipal vise à faire découvrir ou redécouvrir la ville à travers des itinéraires commentés, des formats immersifs et des éclairages historiques sur des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Du 7 juillet au 31 août 2025, la Ville de Blois déploie son <strong>programme estival de visites guidées et animations culturelles</strong> dans le cadre du <strong>label Ville d’art et d’histoire</strong>. Ce dispositif municipal vise à faire découvrir ou redécouvrir la ville à travers des itinéraires commentés, des formats immersifs et des éclairages historiques sur des lieux parfois méconnus. Le programme est conçu et coordonné par le service Ville d’art et d’histoire, en lien avec des <strong>guides-conférenciers agréés.</strong></p>



<p>Chaque semaine, les visiteurs comme les habitants peuvent s’inscrire à différentes formes de visites. La plus régulière est intitulée <em><strong>« À la découverte de Blois »</strong></em>. Elle est proposée <strong>tous les mardis de juillet et d’août</strong> à 11 heures. Ce parcours général permet d’aborder plusieurs aspects de la ville : les degrés de Blois, la figure de Denis Papin, ou encore l’origine du chocolat Poulain. Il est accessible à partir de 10 ans.</p>



<p>En parallèle, une visite guidée en anglais est programmée chaque vendredi à 14 heures. Elle suit un itinéraire proche, adapté au public anglophone. Aucune réservation n’est nécessaire pour cette visite : les billets sont à retirer sur place avant le début du parcours, <strong>à la billetterie du château royal de Blois.</strong></p>



<p>D’autres rendez-vous thématiques ponctuent le programme. Chaque jeudi à 11 heures, des visites différentes sont organisées :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le 7 août : <em>Hôtels particuliers et maisons Renaissance</em>, centrée sur l’évolution de l’architecture à l’époque de Louis XII et François Ier ;</li>



<li>le 17 juillet et le 14 août : <em>Le quartier de la chocolaterie Poulain</em>, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Victor-Auguste Poulain, avec un parcours autour des bâtiments industriels subsistants ;</li>



<li>le 24 juillet et le 21 août : <em>Les coups de cœur du guide</em>, avec un itinéraire librement choisi par le guide-conférencier ;</li>



<li>le 31 juillet : <em>Mystérieux noms de rues</em>, une visite consacrée à l’histoire urbaine à travers la toponymie ;</li>



<li>le 28 août : <em>Blois royale et ses fontaines</em>, centrée sur la circulation et l’usage de l’eau dans la ville (attention : accès accidenté).</li>
</ul>



<p>Un partenariat avec le Muséum d’histoire naturelle de Blois permet d’associer regard historique et approche naturaliste à l’occasion de la <em><strong>balade à deux voix</strong> : entre patrimoine naturel et architectural</em>. Cette visite est proposée le 25 juillet, ainsi que les 8 et 22 août à 9 h 30. L’inscription se fait directement auprès du Muséum (02 54 90 21 00 ou <a>museum@blois.fr</a>).</p>



<p>Plusieurs formats décalés sont également proposés. La visite <em><strong>Blois by night</strong></em> a lieu à 21 h 30 les samedis 26 juillet, 9 et 23 août. Elle permet de découvrir la ville de nuit à la lumière de torches électriques. <strong>Des visites en calèche</strong> sont organisées tous les lundis et mercredis à 11 heures sous le nom <em>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</em>. Le départ a lieu devant le château royal.</p>



<p>Quatre rendez-vous intitulés <em><strong>Apéro avec vue</strong></em> sont prévus les samedis 19 juillet, 2, 16 et 30 août à 17 h 30. Ils se tiennent <strong>dans une tour ancienne du château exceptionnellement ouverte pour l’occasion.</strong> La présentation historique est accompagnée d’une dégustation conviviale de produits locaux.</p>



<p>Trois animations sont conçues sur un mode théâtral. <em><strong>Sur les traces d’Arsène Lupin</strong></em> est programmée les dimanches 20 juillet, 10 et 17 août, ainsi que le vendredi 25 juillet à 16 h 30. Elle suit un personnage présenté comme le petit-fils d’Arsène Lupin, selon une intrigue construite à partir de l’ouvrage <em>Les Dents du tigre</em> de Maurice Leblanc. La visite <em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/maire-sinon-rien-une-visite-theatralisee-decalee-dans-les-rues-de-blois#:~:text=%E2%80%9CMaire%20sinon%20rien%20%3A%20Blois%20le,est%20au%20c%C5%93ur%20du%20dispositif." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maire sinon rien : Blois le vaut bien !</a></strong></em> est proposée une seule fois, le dimanche 3 août à 16 h, dans le cadre du dispositif <em>Des Lyres d’été</em>. Elle prend pour point de départ la fiction d’un maire fraîchement parachuté qu’il faut guider à travers la ville.</p>



<p>Enfin, un <em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/zoom-sur-l-escape-game-urbain-poulain-a-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">escape game urbain</a></strong></em> intitulé <em><strong><a href="https://bloiscapitale.com/zoom-sur-l-escape-game-urbain-poulain-a-blois">À la recherche des brevets Poulain</a></strong></em> est organisé les lundis 21 et 28 juillet, ainsi que les 18 et 25 août à 10 h et 14 h. Ce jeu se pratique en autonomie avec un sac à dos verrouillé par huit cadenas, que les participants doivent ouvrir à l’aide d’indices disséminés dans la ville. Le parcours suit les traces de Victor-Auguste Poulain à travers ses lieux de vie et de travail. L’organisation est assurée par Marjolaine Griveau, guide-conférencière indépendante. Le point de rendez-vous est précisé à la réservation.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Informations pratiques</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les visites du programme sont proposées sur réservation, sauf pour la visite en anglais.</li>



<li>La billetterie est accessible en ligne sur <a class="" href="https://www.chateaudeblois.fr">www.chateaudeblois.fr</a> ou directement au château royal de Blois.</li>



<li>Pour les détenteurs du <strong>Pass Blois Culture</strong>, les billets ne peuvent être retirés qu’en billetterie (pas de réservation en ligne ou par téléphone).</li>



<li>Les visites durent en général entre 1 h 30 et 2 h. L’âge minimum requis varie selon les thèmes (généralement à partir de 10 ans).</li>



<li>Pour toute question ou conseil concernant l’accessibilité des parcours, les personnes concernées peuvent contacter le service Ville d’art et d’histoire au 02 54 90 33 33 ou par mail à <strong><a>vah@blois.fr</a></strong>.</li>
</ul>



<p><strong>Tarifs :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Visites classiques : 6 € (plein tarif), 5 € (tarif réduit), 4 € (enfant 6-17 ans), gratuit avec le Pass Blois Culture.</li>



<li>Balade en calèche : 18 € (adulte), 13 € (6–17 ans), gratuit pour les moins de 6 ans.</li>



<li>Apéro avec vue : 14 € (adulte), 13 € (réduit), 7 € (enfant 6–17 ans), 8/3 € avec Pass Blois Culture.</li>



<li>Visites théâtralisées : 14 € (adulte), 13 € (réduit), 7 € (enfant), 8/3 € avec Pass.</li>



<li>Escape game urbain : 27 € par personne, 25 € avec Pass Blois Culture (réservation sur <a class="" href="https://www.mgriveau-guide.com/escape-game-urbain">mgriveau-guide.com/escape-game-urbain</a>).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-recapitulatif-a-compter-du-14-juillet">Le récapitulatif à compter du 14 juillet</h2>



<table class="wp-block-table">
  <thead>
    <tr>
      <th>Date</th>
      <th>Horaire</th>
      <th>Événement</th>
    </tr>
  </thead>
  <tbody>
    <tr><td>14 juillet</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>15 juillet</td><td>11h</td><td>À la découverte de Blois</td></tr>
    <tr><td>16 juillet</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>17 juillet</td><td>11h</td><td>Le quartier de la chocolaterie Poulain</td></tr>
    <tr><td>18 juillet</td><td>14h</td><td>Visite en anglais – English guided tour</td></tr>
    <tr><td>19 juillet</td><td>17h30</td><td>Apéro avec vue</td></tr>
    <tr><td>20 juillet</td><td>16h30</td><td>Sur les traces d’Arsène Lupin (visite théâtralisée)</td></tr>
    <tr><td>21 juillet</td><td>10h &#038; 14h</td><td>Escape game urbain : À la recherche des brevets Poulain</td></tr>
    <tr><td>21 juillet</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>22 juillet</td><td>11h</td><td>À la découverte de Blois</td></tr>
    <tr><td>23 juillet</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>24 juillet</td><td>11h</td><td>Les coups de cœur du guide</td></tr>
    <tr><td>25 juillet</td><td>9h30</td><td>Balade à deux voix : patrimoine naturel et architectural</td></tr>
    <tr><td>25 juillet</td><td>14h</td><td>Visite en anglais – English guided tour</td></tr>
    <tr><td>25 juillet</td><td>16h30</td><td>Sur les traces d’Arsène Lupin (visite théâtralisée)</td></tr>
    <tr><td>26 juillet</td><td>21h30</td><td>Blois by night</td></tr>
    <tr><td>28 juillet</td><td>10h &#038; 14h</td><td>Escape game urbain : À la recherche des brevets Poulain</td></tr>
    <tr><td>28 juillet</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>29 juillet</td><td>11h</td><td>À la découverte de Blois</td></tr>
    <tr><td>30 juillet</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>31 juillet</td><td>11h</td><td>Mystérieux noms de rues</td></tr>
    <tr><td>1er août</td><td>14h</td><td>Visite en anglais – English guided tour</td></tr>
    <tr><td>2 août</td><td>17h30</td><td>Apéro avec vue</td></tr>
    <tr><td>3 août</td><td>16h</td><td>Maire sinon rien : Blois le vaut bien ! (visite théâtralisée)</td></tr>
    <tr><td>4 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>5 août</td><td>11h</td><td>À la découverte de Blois</td></tr>
    <tr><td>6 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>7 août</td><td>11h</td><td>Hôtels particuliers et maisons Renaissance</td></tr>
    <tr><td>8 août</td><td>9h30</td><td>Balade à deux voix : patrimoine naturel et architectural</td></tr>
    <tr><td>8 août</td><td>14h</td><td>Visite en anglais – English guided tour</td></tr>
    <tr><td>9 août</td><td>21h30</td><td>Blois by night</td></tr>
    <tr><td>10 août</td><td>16h30</td><td>Sur les traces d’Arsène Lupin (visite théâtralisée)</td></tr>
    <tr><td>11 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>12 août</td><td>11h</td><td>À la découverte de Blois</td></tr>
    <tr><td>13 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>14 août</td><td>11h</td><td>Le quartier de la chocolaterie Poulain</td></tr>
    <tr><td>15 août</td><td>14h</td><td>Visite en anglais – English guided tour</td></tr>
    <tr><td>16 août</td><td>17h30</td><td>Apéro avec vue</td></tr>
    <tr><td>17 août</td><td>16h30</td><td>Sur les traces d’Arsène Lupin (visite théâtralisée)</td></tr>
    <tr><td>18 août</td><td>10h &#038; 14h</td><td>Escape game urbain : À la recherche des brevets Poulain</td></tr>
    <tr><td>18 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>19 août</td><td>11h</td><td>À la découverte de Blois</td></tr>
    <tr><td>20 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>21 août</td><td>11h</td><td>Les coups de cœur du guide</td></tr>
    <tr><td>22 août</td><td>9h30</td><td>Balade à deux voix : patrimoine naturel et architectural</td></tr>
    <tr><td>22 août</td><td>14h</td><td>Visite en anglais – English guided tour</td></tr>
    <tr><td>23 août</td><td>21h30</td><td>Blois by night</td></tr>
    <tr><td>25 août</td><td>10h &#038; 14h</td><td>Escape game urbain : À la recherche des brevets Poulain</td></tr>
    <tr><td>25 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>26 août</td><td>11h</td><td>À la découverte de Blois</td></tr>
    <tr><td>27 août</td><td>11h</td><td>« En voiture ! » avec les Attelages du Château</td></tr>
    <tr><td>28 août</td><td>11h</td><td>Blois royale et ses fontaines</td></tr>
    <tr><td>29 août</td><td>14h</td><td>Visite en anglais – English guided tour</td></tr>
    <tr><td>30 août</td><td>17h30</td><td>Apéro avec vue</td></tr>
  </tbody>
</table>

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			</item>
		<item>
		<title>Zoom sur l’enceinte médiévale de Blois</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/zoom-sur-lenceinte-medievale-de-blois</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Blois Capitale]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 12:58:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Blois, les traces de l’enceinte médiévale passent presque inaperçues dans le paysage urbain. Et pourtant, à partir du XIIIe siècle, cette muraille a joué un rôle central dans la structuration de la ville et sa protection. Pendant plus de trois siècles, elle fut érigée, modifiée, renforcée, avant d’être peu à peu abandonnée et détruite &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Blois, les traces de l’enceinte médiévale passent presque inaperçues dans le paysage urbain. Et pourtant, <strong>à partir du XIIIe siècle, cette muraille a joué un rôle central dans la structuration de la ville et sa protection.</strong> Pendant plus de trois siècles, elle fut érigée, modifiée, renforcée, avant d’être peu à peu abandonnée et détruite à l’époque moderne. C’est à cette histoire méconnue que s’est intéressée <strong>Marie Lafont,</strong> dans un mémoire universitaire soutenu en 2015 sous la direction d’Alain Salamagne à l’université de Tours, et <a href="https://journals.openedition.org/racf/2483" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publié en 2017 dans la revue scientifique <em>RACF</em>.</a></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-construction-amorcee-entre-1230-et-1270">Une construction amorcée entre 1230 et 1270</h3>



<p>Les sources écrites antérieures au XIVe siècle sont rares. Mais deux lettres décisives, datées de 1270 et 1284, permettent de situer la construction de l’enceinte urbaine dans le <strong>2ᵉ quart du XIIIe siècle</strong>. La première, émise par Jean de Châtillon, comte de Blois, mentionne des murs existants au nord de la ville. La seconde, adressée par la comtesse Jeanne de Blois-Châtillon aux religieux de Saint-Lomer, autorise l’agrandissement de l’enclos de l’abbaye et la réutilisation de pierres issues d’un pan de courtine, nommé « mur le Comte », déjà en place. <strong>À cette date, l’enceinte est donc en voie d’achèvement.</strong></p>



<p>L’analyse des vestiges architecturaux, des archères et des plans anciens – notamment le cadastre napoléonien de 1810 – confirme cette datation. Le tracé originel de l’enceinte, lit-on, adoptait la topographie du site, englobait les principaux pôles urbains, et mesurait <strong>2,2 km de périmètre pour une surface protégée de 20 hectares</strong>, comparable à celle de villes comme Vendôme ou Amboise.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="580" height="577" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Blois-medevial.png" alt="" class="wp-image-27027" style="width:580px;height:auto" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Blois-medevial.png 580w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Blois-medevial-300x298.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/Blois-medevial-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px" /><figcaption class="wp-element-caption">Reconstitution tirée du travail de <strong><em>Marie Lafont, L’enceinte urbaine médiévale de Blois : forme et fonctions</em></strong>.</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-ville-protegee-par-seize-tours-et-onze-portes">Une ville protégée par seize tours et onze portes</h3>



<p>L’enceinte comprenait au moins <strong>seize tours</strong> et <strong>onze portes</strong>, réparties sur cinq fronts défensifs. Le <strong>front nord</strong>, relativement bien conservé, allait <strong>de la porte Chartraine jusqu’à la tour des Rouillis. </strong>La porte Chartraine était l’entrée principale de la ville. Le <strong>front est</strong> longeait la Loire, avec notamment la tour des Poudres et les portes Saint-Jean, Maréchal et <a href="http://archives.culture41.fr/ark:/57457/vta5329da2ee631b" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clouseaux</a>. À l’ouest, l’enclos de l’abbaye Saint-Lomer se trouvait intégré au rempart.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2561-768x1024.jpeg" alt="tour des Cordeliers" class="wp-image-27033" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2561-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2561-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2561-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2561-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2561-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tour des Cordeliers</figcaption></figure></div>


<p>Les tours conservées (rue Gallois, tour des Cordeliers, tour des Rouillis) sont essentiellement de <strong>plan circulaire</strong>, modèle qui s’impose à partir du XIIIe siècle pour éviter les angles morts. Seules trois sont de plan quadrangulaire, toutes liées à des enclos religieux. Ces tours étaient percées d’<strong>archères à étrier triangulaire</strong>, caractéristiques du style Plantagenêt diffusé dans la région à partir des années 1240. <a href="https://bloiscapitale.com/ce-que-nous-murmurent-les-murs-de-blois">Le mur</a> d’enceinte, ou courtine, mesurait entre 1,5 m et 1,7 m d’épaisseur. Quant aux fossés, un sondage archéologique effectué en 2008 dans les jardins de l’Évêché a mis en évidence une <strong>tranchée défensive de 18 mètres de large pour plus d’1,5 m de profondeur.</strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2563-1024x768.jpeg" alt="La Tour des Rouillis à Blois" class="wp-image-27030" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2563-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2563-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2563-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2563-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2563-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tour des Rouillis</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-renforcements-sous-la-guerre-de-cent-ans">Renforcements sous la guerre de Cent Ans</h3>



<p>À partir de <strong>1356</strong>, la guerre de Cent Ans touche le Blésois. La ville engage alors d’importants travaux de renforcement : fourniture de bois, construction de nouveaux fossés, réparations des ponts, perception d’un impôt exceptionnel. Les archives municipales et royales confirment que des sommes importantes ont été allouées par la commune pour financer ces <em><strong>« emparements »</strong></em>. <strong>Plusieurs barrières sont également érigées à partir de 1413 pour fermer les faubourgs (Bourgneuf, Saint-Jean, Foix, Vienne).</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-adaptation-partielle-a-l-artillerie">Une adaptation partielle à l’artillerie</h3>



<p>La principale innovation défensive du XVe siècle est l’arrivée de l’<strong>artillerie à feu</strong>. À Blois, elle n’apparaît qu’à partir de <strong>1418</strong>, date d’un inventaire des bouches à feu du château. Par la suite, des pièces sont envoyées à Beaugency ou Chambord, et des munitions sont distribuées aux garnisons du comté.</p>



<p>Sur l’enceinte urbaine, seule la <strong>tour des Rouillis</strong>, datée du <strong>début du XVe siècle</strong>, témoigne d’une adaptation à cette nouvelle technologie. Elle possède des murs épais de 2,30 m, un diamètre de 9,80 m, et des <strong>arbalétrières-canonnières</strong>, permettant un usage mixte de l’arbalète et de petites pièces à feu. Cette modernisation reste cependant <strong>très ponctuelle</strong> : les autres tours n’ont pas été modifiées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-abandon-progressif-et-la-destruction">L’abandon progressif et la destruction</h3>



<p><strong>Dès la fin du XVIe siècle, l’enceinte n’est plus entretenue.</strong> Les fossés sont comblés, des brèches apparaissent, et des ouvertures non contrôlées sont percées. Les documents municipaux des années 1560 témoignent d’un <strong>état d’abandon avancé</strong>. Lors des guerres de Religion, deux petits éperons sont ajoutés aux angles sud, mais ils sont vite jugés inutiles.</p>



<p>Entre le XVIIe et le XIXe siècle, les destructions s’enchaînent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1716 : écroulement du pont médiéval, entraînant la démolition partielle du front de Loire.</li>



<li>1778 : disparition de la tour des Poudres.</li>



<li>1783–1790 : suppression des portes Foix, Chartraine, Maréchal, Neuve.</li>



<li>1818 : une tour de la rue Gallois est détruite.</li>



<li>1950 : construction d’une école rue Trouessart, avec destruction d’une seconde tour des Cordeliers.</li>
</ul>



<p>Aujourd’hui, seuls quelques pans de mur et tours subsistent.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-tour-beauvoir"><strong>La Tour Beauvoir</strong></h2>



<p>La <strong>tour Beauvoir</strong>, mentionnée comme donjon dès le XIIIe siècle, est l’un des rares vestiges médiévaux encore visibles dans le tissu urbain de Blois. Située dans la zone nord de la ville ancienne, elle <strong>précède la construction de l’enceinte urbaine</strong>, à laquelle elle est intégrée au moment de l&rsquo;extension des fortifications dans le 2e quart du <strong>XIIIe siècle.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2559-768x1024.jpeg" alt="La Tour Beauvoir" class="wp-image-27032" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2559-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2559-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2559-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2559-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2559-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">La Tour Beauvoir</figcaption></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-origine-seigneuriale-avant-1256">Une origine seigneuriale avant 1256</h3>



<p>Avant de devenir un élément de la défense comtale, la tour Beauvoir était au cœur d’un <strong>fief noble appartenant aux seigneurs de Beauvoir</strong>, probablement lié à une fonction résidentielle et défensive. Le site est mentionné dans les documents comme étant cédé aux <strong>comtes de Blois en 1256</strong>, ce qui marque son passage d’un usage privé à un rôle stratégique dans le système urbain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-integration-dans-l-enceinte-medievale">Une intégration dans l’enceinte médiévale</h3>



<p>Avec la construction de l’enceinte entre 1230 et 1284, le donjon de Beauvoir est <strong>intégré au tracé nord de la muraille</strong>, entre la porte Chartraine et l’enclos des Cordeliers. Il devient alors un <strong>point fortifié de premier plan</strong>, servant à la surveillance et à la dissuasion militaire. Son plan est rectangulaire, et les maçonneries visibles aujourd’hui témoignent de remaniements successifs entre le XIIIe et le XVe siècle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-reconversion-carcerale-au-xive-siecle">Une reconversion carcérale au XIVe siècle</h3>



<p>À partir du XIVe siècle, la tour Beauvoir est <strong>aménagée en prison</strong>, usage qu’elle conserve <strong>pendant plusieurs siècles</strong>. Elle sert notamment de lieu de détention pour des criminels de droit commun ou des détenus liés aux conflits locaux. La tour aujourd’hui n’est plus visitable mais est <strong>inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1929</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-references-principales-marie-lafont-l-enceinte-urbaine-medievale-de-blois-forme-et-fonctions-memoire-de-master-ii-universite-francois-rabelais-de-tours-2015-revue-archeologique-du-centre-de-la-france-article-en-ligne-2017-jean-mesqui-chateaux-et-enceintes-de-la-france-medievale-picard-1991-alain-salamagne-la-defense-des-villes-de-la-loire-au-temps-de-jeanne-d-arc-memoires-de-la-societe-des-sciences-et-lettres-du-loir-et-cher-2013-annie-cosperec-blois-la-forme-d-une-ville-imprimerie-nationale-1994-archives-departementales-de-loir-et-cher-fonds-anciens-de-la-ville-de-blois"><em><strong>📚 Références principales : Marie Lafont, L’enceinte urbaine médiévale de Blois : forme et fonctions, mémoire de Master II, Université François-Rabelais de Tours, 2015. | Revue archéologique du Centre de la France, <a class="" href="https://journals.openedition.org/racf/2483">article en ligne</a>, 2017. | Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale, Picard, 1991. | Alain Salamagne, La défense des villes de la Loire au temps de Jeanne d’Arc, Mémoires de la Société des Sciences et Lettres du Loir-et-Cher, 2013. | Annie Cospérec, Blois, la forme d’une ville, Imprimerie Nationale, 1994. | Archives départementales de Loir-et-Cher, fonds anciens de la ville de Blois.</strong></em></h5>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/zoom-sur-lenceinte-medievale-de-blois">Zoom sur l’enceinte médiévale de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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		<title>Joséphine Marchais, Blésoise et communarde : l’enquête menée par Francis Brunet</title>
		<link>https://bloiscapitale.com/josephine-marchais-blesoise-et-communarde-lenquete-menee-par-francis-brunet</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 08:07:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[récit historique]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Francis Brunet retrace, entre archives et roman, le destin tragique et méconnu d’une communarde née dans la misère à Blois et morte en Guyane. Il arrive parfois qu’une simple plaque sur un mur d’école ouvre une brèche dans l’histoire oubliée. Ce fut le cas pour Francis Brunet. À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune &#8230;</p>
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<p><em>Francis Brunet retrace, entre archives et roman, le destin tragique et méconnu d’une communarde <a href="https://bloiscapitale.com/il-y-a-150-ans-disparaissait-la-communarde-blesoise-josephine-marchais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">née dans la misère à Blois</a> et morte en Guyane.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Il arrive parfois qu’une simple plaque sur un mur d’école ouvre une brèche dans l’histoire oubliée. Ce fut le cas pour <strong>Francis Brunet.</strong> À l’occasion du 150e anniversaire de la <strong><a href="https://bloiscapitale.com/il-y-a-150-ans-disparaissait-la-communarde-blesoise-josephine-marchais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commune</a> de Paris</strong>, en 2021, il découvre dans un article de <em>La Nouvelle République</em> que l’école élémentaire Bel-Air, à Blois, a été <a href="https://www.education.gouv.fr/annuaire/41000/blois/ecole/0410690c/ecole-elementaire-josephine-marchais.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rebaptisée</a> <em><strong>« école Joséphine Marchais »</strong></em>. Un nom qui, jusqu’alors, ne lui disait rien. La curiosité est immédiate, et le déclic se produit : <em>« J’ai voulu savoir qui était cette femme, pourquoi on avait donné son nom à une école. »</em> Faute de réponse convaincante de la mairie, le retraité blésois, passionné d’histoire, se tourne vers les archives. Il ne le sait pas encore, mais ce premier geste va l’engager dans quatre années de recherches sur une vie singulière : <strong>celle d’une Blésoise née dans la misère, devenue prostituée, communarde, condamnée à mort, déportée au bagne,</strong> et peut-être disparue dans l’oubli — ou pas.</p>



<p>Son ouvrage, <em>Joséphine Marchais, de Blois à l’île du Diable</em>, publié à compte d’auteur, reconstitue avec rigueur documentaire et modestie assumée le parcours chaotique d’<strong>une figure à la fois secondaire et emblématique de la Commune.</strong> Il mêle matériaux d’archives, hypothèses circonstanciées et reconstitution romancée là où l’histoire se tait. <strong><em>« J’ai comblé les trous »</em></strong>, dit-il, sans jamais trahir ce qu’il nomme la <em>« cohérence du réel ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-enfance-marquee-par-la-pauvrete-et-la-violence-sociale">Une enfance marquée par la pauvreté et la violence sociale</h3>



<p><strong>Joséphine Marchais naît sous le nom de Rabier le 13 avril 1837 à Blois, dans le quartier populaire de Vienne</strong>. Elle est déclarée de <strong>père inconnu</strong>. Sa mère, <strong>Marie Rabier,</strong> est rapidement condamnée à <strong>cinq ans de prison pour incitation à la débauche, accusée d’avoir mis sa propre fille sur le trottoir.</strong> <em>« Ce fardeau familial, Joséphine l’a porté toute sa vie »</em>, explique Francis Brunet. La fratrie est nombreuse. Tous les enfants sont issus de pères différents, et les premières années de Joséphine se déroulent dans un enchaînement de déménagements précaires et d’humiliations judiciaires. Elle est arrêtée à plusieurs reprises pour <strong>racolage, vol, rixe.</strong></p>



<p>Son adresse est d’abord relevée en Vienne, puis dans les Degrés-Saint-Honoré. Après les grandes crues de 1846 et 1856, la famille déménage plusieurs fois. <em><strong>« Elle faisait le tapin place de la Préfecture »</strong></em>, affirme l’auteur. <em>« Elle était connue comme prostituée bien plus que comme blanchisseuse ou couturière, même si ces termes apparaissent dans les registres. »</em> <strong>La sœur cadette, Madeleine, n’est pas épargnée non plus</strong> : arrêtée à douze ans pour avoir volé quelques épis de maïs à un voisin, elle est enfermée en maison de correction à Tours jusqu’à ses vingt ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-depart-enigmatique-vers-paris">Un départ énigmatique vers Paris</h3>



<p>À partir de ses vingt ans, les traces de Joséphine à Blois s’estompent. Et <strong>c’est à Paris qu’on la retrouve, au moment de la Commune. Comment et pourquoi s’est-elle rendue dans la capitale ?</strong> Rien ne permet de l’établir. Francis Brunet imagine qu’elle aurait suivi l’armée de la Loire après la guerre de 1870. Il consulte les archives militaires, les journaux de marche, les études sur Chanzy et la défense de la région. <em>« Elle a pu accompagner les militaires blessés, ou simplement fuir une ville où elle était trop connue. »</em></p>



<p>À Paris, elle est signalée comme blanchisseuse dans le <strong>quartier de Charonne</strong>. L’auteur suppose qu’elle a continué à se prostituer, mais dans son récit, il lui invente une autre trajectoire : celle d’une ouvrière engagée dans les clubs révolutionnaires, gagnée aux idées nouvelles. <em><strong>« J’ai préféré lui écrire une conduite militante, sans nier la misère, mais en soulignant aussi l’espoir. »</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-communarde-a-la-marge-mais-bien-reelle">Une communarde à la marge, mais bien réelle</h3>



<p>Lors de la Commune de Paris, Joséphine Marchais s’engage comme <strong>vivandière au sein du bataillon des Enfants Perdus.</strong> Elle est arrêtée avec d’autres femmes pour avoir transporté du linge, des armes, des écharpes rouges. Les autorités l’accusent de pillage, d’obscénité, d’injures, mais aussi d’avoir participé à des incendies — notamment celui du palais de la Légion d’honneur. Les historiens s’accordent à dire que <strong>ces accusations étaient largement fabriquées.</strong></p>



<p>Dans les rapports de gendarmerie, elle est décrite comme <strong>habillée <em>« comme une indienne »</em></strong>, avec des vêtements criards. <em><strong>« Elle était déjà rebelle, dans son allure, dans sa manière d’être »</strong></em>, commente Francis Brunet. <strong><em>« Une femme du peuple, sans rien à perdre. »</em></strong></p>



<p>Elle est jugée aux côtés de deux autres femmes : <a href="https://ruedelacommune.com/2020/05/12/1871-leontine-suetens-une-blanchisseuse-devant-le-4e-conseil-de-guerre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Léontine Suétens</a> et Élisabeth Rétiffe. Victor Hugo, qui assiste au <strong>procès des dites <em>« pétroleuses »</em>,</strong> évoque alors l’une d’elles, enceinte. Il ne la nomme pas, mais laisse entendre que l’enfant à naître sera abandonné. Cela pourrait être Joséphine : <em>« Elle a eu plusieurs grossesses, dont deux enfants mort-nés. Une fille a vécu deux ou trois ans avant de mourir. Peut-être qu’un autre enfant a survécu, mais je n’ai pas retrouvé de descendance. »</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais.png" alt="Joséphine Marchais" class="wp-image-13046" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais.png 800w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais-300x188.png 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2024/02/Josephine-Marchais-768x480.png 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-bagne-a-la-disparition">Du bagne à la disparition</h3>



<p>Condamnée à mort, Joséphine voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Alors que la majorité des communards déportés sont envoyés en Nouvelle-Calédonie, <strong>elle est transférée en Guyane, au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni, avec ses deux codétenues.</strong> <em>« Le bagne de Cayenne, c’était bien plus dur que la Nouvelle-Calédonie »</em>, souligne Francis Brunet.</p>



<p>Elle arrive en 1872. Elle s’évade une première fois en novembre de la même année, mais est rapidement rattrapée. Les registres du bagne, consultés par l’auteur, sont lacunaires et truffés d’erreurs. <strong>La date officielle de son décès est fixée au 20 février 1874.</strong> Mais une <strong>rumeur</strong> veut qu’elle ait été vue vivante bien après cette date, mariée à un gendarme. <em>« Je n’ai retrouvé aucun document sérieux pour valider cette thèse. C’est invérifiable. »</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-figure-a-part-entiere">Une figure à part entière</h3>



<p>Au fil des recherches, Francis Brunet s’est attaché à son sujet. Il admet volontiers l’avoir transformée, dans ses pages, en personnage de roman. <strong>Une sorte de figure archétypale de la femme du peuple, broyée par la société, relevée par la révolte.</strong> <em><strong>« Je pense qu’elle était féministe avant l’heure.</strong> J’ai imaginé une scène où elle distribue des tracts dans une blanchisserie de Belleville. Je crois qu’elle voulait se lever, tout simplement. »</em> À la question de savoir s’il voulait faire passer un message, il répond prudemment : <em>« Je ne sais pas. Mais ce qui m’étonne, c’est que cette femme soit née ici, à Blois, dans le quartier de la Vienne, et qu’elle ait traversé un moment aussi brûlant de notre histoire. »</em></p>



<p>En lui consacrant un livre, Francis Brunet replace dans la lumière une mémoire oubliée, tout en acceptant ce que l’histoire a d’insaisissable. Il restitue ce qu’il a pu établir, complète ce qu’il a dû imaginer, sans jamais trahir le fil de l’enquête. Son récit ne prétend pas faire autorité. Mais il propose un visage, une voix, un destin, et c’est déjà beaucoup.</p>



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<p><strong>🡆 <em>Joséphine Marchais, de Blois à l’île du Diable – Une Blésoise sous la Commune</em></strong>, par Francis Brunet<br>Autoédité – ISBN : 979-10-415-6682-2 – 20 € TTC. En vente à la <strong>Librairie Labbé</strong> et l&rsquo;<strong>Espace culturel Leclerc.</strong> Lien pour commander en ligne : <a href="https://gestion.pumbo.fr/boutique/livre/josephine-marchais-de-blois-a-l-ile-du-diable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pumbo.fr/boutique/livre/josephine-marchais-de-blois-a-l-ile-du-diable</a></p>



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		<title>Blois, les jardins de l’évêché : plus de mille ans d’histoire sur un promontoire</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 10:25:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Perchés sur les hauteurs de la ville, les terrasses ou jardins de l’évêché à Blois déploient une composition paysagère en terrasses, proches de la cathédrale Saint-Louis et face aux rives de la Loire. S’ils constituent aujourd’hui un lieu de détente prisé pour ses allées arborées, sa roseraie et ses aires de jeux, ce site recouvre &#8230;</p>
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<p><strong>Perchés sur les hauteurs de la <a href="https://www.blois.fr/annuaire/parcs-jardins-espaces-naturels/jardins-eveche" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ville</a>, les <strong>terrasse</strong>s ou <strong>jardins</strong> de l’évêché à Blois déploient une composition paysagère en terrasses,</strong> proches de la cathédrale Saint-Louis et face aux rives de la Loire. S’ils constituent aujourd’hui un lieu de détente prisé pour ses allées arborées, sa roseraie et ses aires de jeux, ce site recouvre un passé complexe et stratifié, où se superposent des siècles d’occupation humaine, d’aménagements défensifs, religieux, résidentiels et urbains. <strong>De cimetière mérovingien à jardin public labellisé,</strong> l’histoire de ces terrasses incarne les transformations successives d’un quartier charnière de Blois, au confluent du spirituel, du politique et du quotidien.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2297-1024x768.jpeg" alt="terrasses de l’évêché" class="wp-image-26507" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2297-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2297-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2297-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2297-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2297-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-pente-funeraire-hors-les-murs">Une pente funéraire, hors les murs</h3>



<p><strong>Bien avant l’élévation du palais épiscopal au XVIIIe siècle,</strong> la pente abrupte du coteau constituait un <strong>espace marginal, situé hors de l’enceinte urbaine médiévale.</strong> Les fouilles archéologiques réalisées en 2011 par l’Inrap ont révélé une sépulture isolée remontant aux Ve-VIIe siècles, creusée dans des colluvions, sans que son rattachement à une structure d’habitat ou à un lieu de culte soit précisément identifié.</p>



<p><strong>C’est au VIIIe siècle que l’usage funéraire du site se structure,</strong> avec la densification progressive d’un cimetière paroissial, associé à l’église Saint-Solenne, prédécesseure de l’actuelle cathédrale. Cette aire funéraire atteint son apogée au XIe siècle. Les fouilles menées par Marie-Denise Dalayeun ont mis en évidence une <strong>persistance des inhumations jusqu’au XIVe siècle,</strong> <strong>bien que plus sporadiques après le XIIe</strong>. On ignore encore l’étendue exacte de ce cimetière, ni s’il comportait des zones distinctes selon le statut social, les regroupements familiaux ou les pathologies, mais les indices accumulés laissent penser à une <a href="https://bloiscapitale.com/quand-les-habitants-des-grouets-voulaient-semanciper-de-blois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">structuration cohérente du lieu</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-habitat-et-fortifications-le-visage-medieval-du-coteau">Habitat et fortifications : le visage médiéval du coteau</h3>



<p>À la marge de cet espace funéraire, les archéologues ont mis au jour des vestiges d’habitat des XIe-XIIIe siècles : silos, trous de poteaux, maçonneries légères. La présence de l’église Saint-Solenne, alors située à la lisière de la ville haute, a vraisemblablement joué un rôle attractif dans la structuration d’un tissu résidentiel, annonciateur du faubourg Saint-Jean mentionné dans les sources à partir du XIVe siècle.</p>



<p>Le XIIIe siècle marque également le percement du fossé de l’enceinte urbaine à cet endroit. Ce fossé, qui borde les terrasses au sud-ouest, mesurait jusqu’à 18 mètres de large pour une profondeur de plus de 1,5 mètre. Il fut régulièrement curé jusqu’au XVe siècle, avant d’être comblé à la fin du XVIe. <strong>Ce comblement correspond à un changement d’usage du terrain : les maisons remplaçant progressivement les sépultures</strong>, l’ancien glacis défensif devient espace de vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-xviiie-siecle-naissance-d-un-palais-et-d-un-paysage">XVIIIe siècle : naissance d’un palais et d’un paysage</h3>



<p>C’est au début du XVIIIe siècle qu’un tournant décisif est opéré : <strong>entre 1700 et 1704, l’évêque de Blois fait construire un palais somptueux, sur les plans de Jacques V Gabriel. </strong>À son pied, le coteau devient un théâtre monumental en terrasses, conçu pour affirmer visiblement le pouvoir de l’Église dans le paysage urbain. Monseigneur de Caumartin fait prolonger vers l’est le mur de soutènement de la terrasse haute et consolider l’assise de la terrasse basse, achetant plusieurs parcelles entre 1716 et 1722. Le terrain, escarpé, est modelé au prix de travaux considérables.</p>



<p><strong>Le projet atteint son apogée à partir de 1770,</strong> sous l’impulsion de l’évêque May de Termont, qui engage Jean-Baptiste Collet, architecte du roi et collaborateur de Soufflot. Inspiré des aménagements du château de Menars, Collet conçoit un ensemble à la fois utilitaire et ornemental : une grande terrasse supérieure bordée d’allées de marronniers, une terrasse basse avec parterre et orangerie, une rampe gazonnée descendant en pente douce, un <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/boulingrin#:~:text=(Jardinage)%20Rectangle%20allong%C3%A9%2C%20entour%C3%A9,bordures%20et%20de%20pentes%20artificielles.&amp;text=Sport%20de%20boules%20sur%20gazon,traditionnellement%2C%20en%20bois%20de%20ga%C3%AFac.">boulingrin</a> intermédiaire, des bosquets, des escaliers en vis, une rotonde-belvédère, des statues et vases décoratifs (disparus à la Révolution).</p>



<p><strong>En 1787, l’évêque Lauzières de Thémines imagine un escalier monumental</strong> enjambant les rues du Bas-Bourg Saint-Jean pour relier directement les jardins à la Loire : <strong>un projet gigantesque qui ne verra jamais le jour,</strong> mais dont les plans conservés témoignent de l’ambition topographique et symbolique du lieu.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-revolution-reaffectations-et-ouverture-au-public">Révolution, réaffectations et ouverture au public</h3>



<p><strong>Après la Révolution, le domaine est nationalisé.</strong> Le palais devient préfecture, puis retourne à l’Église en 1830. C’est à cette date que <strong>les jardins deviennent officiellement promenade publique.</strong> Ils subissent plusieurs transformations au fil du XIXe siècle : la terrasse des Tilleuls est partiellement amputée par le percement du boulevard Eugène-Riffault, la grille d’honneur remplace la clôture en bois, et en 1883 est créé un jardin à l’anglaise. <strong>Le classement au titre des Monuments historiques intervient en 1930.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="690" height="512" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/eveche.jpg" alt="évêché" class="wp-image-8316" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/eveche.jpg 690w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2023/09/eveche-300x223.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 690px) 100vw, 690px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-GP</figcaption></figure></div>


<p><strong>En juin 1940, les bombardements détruisent l’ancien hôtel de ville. La mairie s’installe dans l’ancien palais épiscopal</strong>, donnant aux lieux une nouvelle vocation civique. Dès lors, les jardins deviennent un lieu de vie quotidienne, traversé par les habitants, apprécié pour ses points de vue sur la Loire et ses usages variés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-1991-la-renaissance-vegetale">1991 : la renaissance végétale</h3>



<p>Au début des années 1990, la Ville de Blois engage un vaste projet de réhabilitation des terrasses, en particulier de la partie basse située entre la rue du Haut-Bourg et la rue du Bourg-Saint-Jean. Le projet, confié au duo de paysagistes Arnaud Maurières et Éric Ossart — alors membres de l’Atelier public d’architecture et d’urbanisme — marque un tournant. <strong>Conçue comme un jardin suspendu, la roseraie voit le jour en 1991.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_7538-1024x768.jpeg" alt="jardins de l’évêché" class="wp-image-26500" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_7538-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_7538-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_7538-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_7538-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_7538-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Aidés du célèbre obtenteur André Ève, les deux paysagistes sélectionnent une cinquantaine de variétés de roses anciennes et modernes, toutes odorantes et grimpantes. Les parterres sont structurés en chambres végétales monochromes. <strong>La <em>« Roseraie de Blois »</em>, variété créée pour l’occasion, occupe une place d’honneur dans cette composition.</strong> La structure du lieu — balustrades, escaliers, haies, pergolas — respecte la logique des terrasses d’origine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_8246-1024x768.jpeg" alt="jardins de l’évêché" class="wp-image-26498" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_8246-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_8246-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_8246-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_8246-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_8246-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-lieu-habite-vivant-traverse">Un lieu habité, vivant, traversé</h3>



<p>Aujourd’hui, les jardins de l’évêché demeurent l’un des espaces publics les plus fréquentés de Blois. On y vient pour flâner, déjeuner, lire, jouer, admirer la vue. L’ensemble — classé Monument historique et doté depuis 2004 du label <strong><em>« Jardin remarquable »</em></strong> — surplombe les quais et la rive de Blois-Vienne, offrant <strong>une vue imprenable sur la Loire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2296-1024x768.jpeg" alt="jardins de l’évêché" class="wp-image-26506" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2296-1024x768.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2296-300x225.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2296-768x576.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2296-1536x1152.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2296-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Sources</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Marie-Denise Dalayeun</strong>, <em>« Blois – Terrasses de l’Évêché »</em>, ADLFI. Archéologie de la France – Informations, Centre-Val de Loire, 2011, Inrap. </li>



<li><strong>Inrap Centre – Île-de-France</strong>, <em>Dossier pédagogique : Blois, les terrasses de l’évêché</em> (2011), coord. Marie-Denise Dalayeun.</li>



<li><strong>Dossier d’inventaire du patrimoine culturel</strong> : <em>Blois : jardin d’agrément et roseraie de l’évêché</em>, Région Centre-Val de Loire, Inventaire général du patrimoine culturel, dossier IA41000909, 2018.</li>



<li><strong>Annie Cospérec</strong>, <em>Les jardins de l’évêché de Blois au XVIIIe siècle</em>, in <em>Blois, la forme d’une ville</em>, Paris : Imprimerie nationale, 1994 (Cahiers du Patrimoine, 35).</li>



<li><strong>Amédée Cauchie</strong>, <em>L’évêché de Blois et ses jardins</em>, Mémoires de la Société des Sciences et Lettres de Loir-et-Cher, t. 28, 1930, p. 129–167.</li>
</ul>



<p></p>
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		<title>La leçon de sagesse du Cadran Solaire face à l&#8217;Hôtel de Ville de Blois</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 07:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la cour de l&#8217;Hôtel de Ville de Blois, installé dans l’ancien palais épiscopal, se trouve une véritable singularité chargée d&#8217;histoire : le Cadran Solaire. Cette œuvre d&#8217;art, située dans l&#8217;un des angles, attire l&#8217;attention des visiteurs tant par sa beauté que par ses particularités remarquables. Tout d&#8217;abord, le Cadran Solaire arbore une devise latine &#8230;</p>
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<p>Dans la cour de l&rsquo;<a href="https://www.blois.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hôtel de Ville</a> de Blois, installé dans l’ancien palais épiscopal, se trouve une véritable singularité chargée d&rsquo;<a href="https://bloiscapitale.com/category/histoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">histoire</a> : le<strong> Cadran Solaire</strong>. Cette œuvre d&rsquo;art, située dans l&rsquo;un des angles, attire l&rsquo;attention des visiteurs tant par sa beauté que par ses particularités remarquables.</p>



<p>Tout d&rsquo;abord, le Cadran Solaire <strong>arbore une devise latine</strong> : <em><strong>« Transit hora manet opera. Dum tempus habemus operemur bonum. »</strong></em> Cette devise, que l’on peut traduire par <em><strong>« L’heure passe, les œuvres demeurent. Pendant que nous avons le temps, faisons le bien </strong></em>», puise à deux sources complémentaires : la sagesse antique, d’une part ; l’enseignement biblique, d’autre part. Ensemble, elles composent un message moral et spirituel.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-echo-a-la-pensee-d-horace">Un écho à la pensée d’Horace</h3>



<p>La première partie de l’inscription – <strong><em>« Transit hora, manet opera »</em></strong> – n’est pas directement tirée des œuvres d’Horace, mais elle en reprend l’esprit. Poète latin du Ier siècle av. J.-C., Horace est l’auteur de la célèbre injonction <em>« Carpe diem, quam minimum credula postero »</em> (<em>Odes</em>, I, 11), que l’on traduit souvent par <em><strong>« Cueille le jour sans te soucier du lendemain ».</strong></em> Ici, l’idée n’est pas tant de jouir de l’instant que de prendre conscience de la fuite du temps – <strong>et d’y répondre non par la jouissance, mais par l’action.</strong> C’est une reformulation morale de l’idée horatienne : <strong>ce qui s’évanouit, c’est l’heure ; ce qui demeure, ce sont les actes, les œuvres laissées derrière nous.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une citation directe de l’Épître aux Galates</h3>



<p>La seconde partie de la devise – <strong><em>« Dum tempus habemus, operemur bonum »</em></strong> – est, elle, textuellement extraite du <strong>Nouveau Testament</strong>, plus précisément de l’Épître de Paul aux Galates (6, 10). Dans la version latine de la Vulgate, on lit : <strong><em>« Ergo dum tempus habemus, operemur bonum ad omnes. »</em></strong> <em>(« Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, pratiquons le bien envers tous. »)</em> Cette exhortation n’est pas simplement morale ; elle engage une responsabilité.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="677" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2007-1024x677.jpeg" alt="Cadran Solaire Blois" class="wp-image-26319" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2007-1024x677.jpeg 1024w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2007-300x198.jpeg 300w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2007-768x508.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2007-1536x1016.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2007-2048x1354.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Ce cadran solaire interroge sur <strong>ce que nous faisons du temps qui nous est accordé</strong>. En cela, il s’inscrit dans une longue tradition européenne où les cadrans solaires – depuis le Moyen Âge – sont souvent accompagnés de devises morales ou religieuses, parfois en latin, parfois en langue vernaculaire. Ces maximes ont toujours eu une fonction pédagogique : elles rappelaient au passant, au moine, au bourgeois ou à l’élève la vanité des préoccupations temporelles, l’urgence de la vertu. Dans une époque saturée d’horloges numériques et d’agendas pressés, ce cadran solaire, avec sa devise en latin, offre un contrepoint salutaire. Il parle avec une autorité ancienne : <strong>le temps passe – faisons le bien, pendant qu’il nous reste encore un peu de lumière.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2006-768x1024.jpeg" alt="Cadran solaire à Blois" class="wp-image-26320" srcset="https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2006-768x1024.jpeg 768w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2006-225x300.jpeg 225w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2006-1152x1536.jpeg 1152w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2006-1536x2048.jpeg 1536w, https://bloiscapitale.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_2006-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>


<p>En observant la partie inférieure du Cadran, on découvre <strong>un tableau des retards par rapport aux villes situées à l&rsquo;est de Blois.</strong> Il est important de noter que l&rsquo;heure indiquée sur ce cadran est l&rsquo;heure solaire, et non l&rsquo;heure légale. Ainsi, Blois est en retard de 1 minute 40 secondes sur Orléans, de 4 minutes sur Paris et de 25 minutes sur Strasbourg. Cette particularité nous rappelle l&rsquo;importance accordée autrefois à l&rsquo;observation du mouvement du soleil pour la mesure du temps.</p>



<p><strong>Autrefois, un tableau similaire se trouvait en bas à droite, affichant les avances sur les villes situées à l&rsquo;ouest de Blois. Malheureusement,</strong> cette partie du cadran n&rsquo;a pas survécu à la restauration incomplète qu&rsquo;il a subie.</p>



<p>En examinant de près le Cadran Solaire, on remarque également la présence de noms de fêtes religieuses, telles que <strong>l&rsquo;Annonciation et la Purification</strong>, peints sur le côté gauche. Avant sa restauration incomplète, deux autres fêtes mariales, <strong>l&rsquo;Assomption et la Nativité de la Vierge,</strong> marquaient le côté droit du cadran. <strong>Ces éléments, associés aux signes du zodiaque, conféraient une dimension cosmique</strong> à cette pièce.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://bloiscapitale.com/la-lecon-de-sagesse-du-cadran-solaire-de-la-mairie-de-blois">La leçon de sagesse du Cadran Solaire face à l&rsquo;Hôtel de Ville de Blois</a> est apparu en premier sur <a href="https://bloiscapitale.com">Blois Capitale Agglopolys</a>.</p>
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